[0001] L'invention concerne un entrebâilleur pour une porte d'un logement et un bandeau
de porte pour cette même porte d'un logement.
[0002] Un entrebâilleur connu, utilisé notamment avec les bandeaux de porte, est décrit
dans la demande
ES286488U. Cet entrebâilleur comporte notamment un coulisseau logé dans un bandeau de porte.
Ce coulisseau est manuellement déplaçable, directement à la main, par un utilisateur
situé à l'intérieur du logement, entre une position active et une position rétractée.
Dans la position active, une extrémité distale du coulisseau coopère avec un bras
solidaire d'un montant fixe pour empêcher le déplacement de la porte au-delà d'une
position entrebâillée. Dans la position rétractée, le coulisseau autorise le déplacement
de la porte jusqu'à une position complètement ouverte.
[0003] En plus du déplacement manuel du coulisseau, il est aussi possible de le déplacer,
à l'aide d'une clé et depuis l'extérieur du logement, de sa position active vers sa
position rétractée. Cette fonctionnalité est utile pour accéder à l'intérieur du logement
alors que le coulisseau a été manuellement déplacé dans sa position active par une
personne qui n'arrive plus à le déplacer, en sens inverse, depuis sa position active
vers sa position rétractée.
[0004] L'entrebâilleur, tel que décrit dans la demande
ES286488U, n'est pas compatible avec les serrures électroniques qui, au lieu d'utiliser une
clé mécanique, utilise un clavier, un badge ou tout autre composant pour authentifier
une personne puis l'autoriser à entrer.
[0005] De plus, l'entrebâilleur la demande
ES286488U est complexe et peu compact.
[0006] De l'état de la technique est également connu de
KR20210083882A,
US2369136 et
CH343257A. La demande
KR20210083882A décrit un entrebâilleur qui peut être déplacé entre ses positions active et rétractée
par un moteur. L'entrebâilleur de la demande
KR20210083882A est également complexe et peu compact.
[0007] L'invention vise à proposer un entrebâilleur qui remédie à au moins l'un des défauts
de l'entrebâilleur de la demande
ES286488U ou de la demande
KR20210083882A.
[0008] L'invention est exposée dans le jeu de revendications joint.
[0009] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins sur
lesquels :
- la figure 1 est une illustration schématique d'un système de contrôle d'accès,
- la figure 2 est une illustration schématique de différents composants d'un bandeau
de porte du système de la figure 1,
- les figures 3 et 4 sont des vues, en perspective, d'un bras d'un entrebâilleur utilisé
dans le système de la figure 1, dans des positions, respectivement, pliée et dépliée,
- la figure 5 est une illustration schématique, partiellement en coupe verticale, d'un
entrebâilleur du système de la figure 1,
- la figure 6 est une illustration schématique, en perspective, de l'entrebâilleur de
la figure 5,
- la figure 7 est une illustration schématique, en perspective, d'un coulisseau et d'un
actionneur de l'entrebâilleur de la figure 5,
- la figure 8 est une illustration schématique, en perspective, de l'actionneur de la
figure 7,
- les figures 9 à 13 sont des illustrations schématiques de différentes positions possibles
du coulisseau de la figure 7 par rapport à une roue de l'actionneur de la figure 7.
[0010] Dans ces figures, les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes éléments.
Dans la suite de cette description, les caractéristiques et fonctions bien connues
de l'homme du métier ne sont pas décrites en détails.
[0011] Dans cette description un exemple détaillé de mode de réalisation est d'abord décrit
dans un chapitre I en référence aux figures. Ensuite, dans un chapitre II, des variantes
de ce mode de réalisation sont introduites. Enfin, les avantages des différents modes
de réalisation sont précisés dans un chapitre III.
Chapitre I : Exemple de mode de réalisation
[0012] La figure 1 représente un système 2 de contrôle d'accès à un logement. Le système
2 permet de s'assurer qu'une personne non-autorisée à entrer à l'intérieur du logement
ne peut pas le faire ou que très difficilement.
[0013] Par la suite, à titre d'exemple, une personne située à l'extérieur du logement et
qui souhaite entrer, est appelée « visiteur ». La personne qui est située à l'intérieur
du logement est appelée « résident ». Le résident est aussi une personne autorisée
à entrer dans le logement. Par exemple, le résident est le propriétaire du logement.
[0014] A cet effet le système 2 comporte :
- une porte 4 d'entrée,
- un terminal portable 6 destiné à être utilisé par le résident, et
- une serrure électronique 8 montée sur la porte 4.
[0015] Par la suite, la serrure 8 est décrite dans le cas particulier où il s'agit d'un
bandeau de porte. Par conséquent, la référence numérique 8 est aussi utilisée pour
désigner le bandeau de porte.
[0016] La porte 4 est située à l'entrée du logement. Cette porte 4 délimite l'intérieur
du logement de l'extérieur du logement. Par la suite, les termes « intérieur » et
« extérieur » sont utilisés pour désigner ce qui est situé, respectivement, à l'intérieur
et à l'extérieur du logement. Par exemple, la porte 4 est une porte pallière d'un
appartement ou d'une maison ou de tout autre logement. La porte 4 comporte une face
intérieure tournée vers l'intérieur du logement et, du côté opposé, une face extérieure.
Les faces intérieure et extérieure s'étendent principalement dans des plans verticaux
parallèles. La porte 4 est déplaçable entre une position fermée, une position entrebâillée
et une position ouverte représentée sur la figure 1. Dans la position fermée, la porte
4 obstrue complètement une ouverture 10 permettant d'entrer à l'intérieur du logement.
Dans la position fermée, le visiteur ne peut donc pas entrer à l'intérieur du logement.
Il ne peut pas non plus être vu par le résident car la porte 4 est opaque. Dans la
position entrebâillée, la porte 4 obstrue partiellement l'ouverture 10 pour laisser
subsister une entrebâillure à travers laquelle le visiteur est visible depuis l'intérieur
du logement par le résident. Cette entrebâillure est suffisamment étroite pour empêcher
le visiteur d'entrer à l'intérieur du logement. Dans la position ouverte, le visiteur
peut entrer à l'intérieur du logement et donc se déplacer depuis l'extérieur du logement
vers l'intérieur.
[0017] Le terminal 6 est un terminal mobile que le résident transporte avec lui. Il est
donc généralement situé à l'intérieur du logement lorsque le résident est à l'intérieur
et à l'extérieur du logement lorsque le résident est à l'extérieur. Le terminal 6
peut être éloigné de plusieurs kilomètres du logement. Typiquement, le terminal 6
est un smartphone ou téléphone intelligent. Pour simplifier la figure 1, un seul terminal
6 est représenté. Toutefois, en pratique, il existe souvent plusieurs exemplaires
du terminal 6 qui fonctionnent de la même façon.
[0018] Le terminal 6 est capable de recevoir les messages qui lui sont envoyés par le bandeau
8, par l'intermédiaire d'un réseau 28 de télécommunication. Le terminal 6 est aussi
capable d'envoyer des commandes au bandeau 8 par l'intermédiaire du réseau 28. Pour
cela, le terminal 6 comporte une interface homme-machine.
[0019] Le bandeau 8 est un bandeau de porte multipoints. Le bandeau 8 est monté, sans aucun
degré de liberté, sur la face intérieure de la porte 4.
[0020] Le bandeau 8 se présente sous la forme d'une seule pièce à l'intérieure de laquelle
sont logés les différents composants décrits en référence à la figure 2. A cet effet,
le bandeau 8 se présente sous la forme d'un boîtier rigide 30 à l'intérieur duquel
sont fixés ses différents composants. Le boîtier 30 est ici fixé le long de la tranche
verticale de la porte 4 située du côté opposé aux gonds. Le boîtier 30 est fixé sur
la face intérieure de la porte 4, par exemple, à l'aide de vis. Ainsi, avantageusement,
le bandeau 8 peut être installé sur la face intérieure d'une porte préexistante.
[0021] Sur la figure 1, seuls sont visibles les composants du bandeau 8 qui dépassent du
boîtier 30 du côté intérieur ou traverse la tranche verticale de ce boîtier 30. Ainsi,
seuls les composants suivants du bandeau 8 sont visibles sur la figure 1 :
- un pêne 36 demi-tour,
- une poignée 38,
- des pênes dormants 42,
- un écran tactile 44,
- un cylindre 46 de serrure, et
- un coulisseau 48 d'un entrebâilleur motorisé 50.
[0022] Le pêne 36 est déplaçable par la poignée 38 depuis une position sortie (représentée
sur la figure 1) jusqu'à une position rentrée. Le pêne 36 est repoussé, en permanence,
vers une position sortie par un ressort de rappel. L'extrémité distale du pêne 36
est biseauté de sorte que lorsque la porte 4 est claquée de sa position ouverte vers
sa position fermée, par coopération de forme entre l'extrémité biseautée et un montant
40, le pêne 36 s'enfonce à l'intérieur du boîtier 30 à l'encontre de la force du ressort
de rappel afin de permettre à la porte 4 d'atteindre sa position fermée. Le montant
40 est fixé, sans aucun degré de liberté, sur le dormant de la porte 4.
[0023] Chacun des pênes dormants 42 est déplaçable entre une position sortie et une position
rentrée. Dans la position sortie, chaque pêne 42 est reçu dans une cavité correspondante
aménagée dans le montant 40 pour verrouiller la porte 4 dans sa position fermée. Dans
sa position rentrée, chaque pêne 42 est rétracté à l'intérieur du boîtier 30 et situé
en dehors de la cavité aménagée dans le montant 40. Ainsi, lorsque tous les pênes
42 sont dans leur position rentrée, la porte 4 est déverrouillée et peut librement
être déplacée de sa position fermée vers sa position ouverte après avoir enfoncé la
poignée 38. Ici, le bandeau 8 comporte au moins cinq pênes 42.
[0024] Sur la figure 1, quatre pênes dormants 42 sont représentés dans leur position sortie
pour les rendre plus visibles même si la porte 4 est dans sa position ouverte. Par
exemple, chaque pêne 42 est un barreau cylindrique déplaçable en translation entre
ses positions sortie et rentrée. Contrairement au pêne 36, les extrémités distales
des pênes 42 ne sont pas biseautées.
[0025] L'écran tactile 44 et le cylindre 46 sont accessibles par le résident situé à l'intérieur
du logement.
[0026] L'entrebâilleur 50 comporte également un bras longiligne 52 monté sur le montant
40. Le coulisseau 48 est déplaçable manuellement, directement à la main, par le résident
situé à l'intérieur du logement entre une position active et une position rétractée.
Dans la position active, le coulisseau 48 est apte, par coopération de forme avec
le bras 52, à empêcher le déplacement de la porte 4 au-delà de sa position entrebâillée.
A l'inverse, dans sa position rétractée, le coulisseau 48 autorise le déplacement
de la porte 4 jusqu'à sa position ouverte.
[0027] La figure 1 représente également un repère orthogonal XYZ. La direction Z de ce repère
correspond à la verticale. Les directions X et Y sont horizontales. La direction X
est parallèle au plan vertical dans lequel s'étend principalement la porte 4 lorsqu'elle
est dans sa position fermée. La direction X est dirigée de la tranche de la porte
le long de laquelle est fixé le bandeau 8, vers les gonds de cette porte. La direction
Y est dirigée de l'intérieur du logement vers l'extérieur du logement. Ce même repère
XYZ est aussi utilisé pour orienter les figures 3 à 13.
[0028] La figure 2 représente schématiquement l'architecture intérieur du bandeau 8 ainsi
que différents éléments du système 2 connectés à ce bandeau 8.
[0029] Le bandeau 8 comporte, principalement logés à l'intérieur du boîtier 30, un mécanisme
54 à pêne et un système 56 d'actionnement du mécanisme 54.
[0030] Le mécanisme 54 comprend les pênes 42 ainsi que la tringlerie nécessaire pour les
déplacer entre leurs positions sortie et rentrée.
[0031] Le système 56 d'actionnement déplace le mécanisme 54 depuis un état saillant vers
un état escamoté et vice versa. Dans l'état saillant, au moins un pêne 42 est dans
sa position sortie. Ici, dans l'état saillant, tous les pênes 42 sont dans leur position
sortie. Dans l'état escamoté, tous les pênes 42 sont dans leur position rentrée. Dans
ce mode de réalisation, le système 56 ne permet pas de déplacer le pêne 36. Le pêne
36 est seulement déplaçable à l'aide de la poignée 38.
[0032] Pour déplacer le mécanisme 54 entre ses états saillant et escamoté, le système 56
comporte un moteur électrique 60 et le cylindre 46.
[0033] Le cylindre 46 permet notamment de déplacer le mécanisme 54 de son état saillant
vers son état escamoté même en cas d'indisponibilité du moteur électrique 60. Le moteur
60 est dit "indisponible" lorsqu'il ne peut pas être utilisé pour déplacer le mécanisme
54 de son état saillant vers son état escamoté. Une telle indisponibilité peut résulter
d'une panne du moteur 60 ou d'un autre élément du système 56 d'actionnement. Cette
indisponibilité peut aussi résulter, par exemple, d'une coupure de l'alimentation
électrique du moteur 60.
[0034] Dans ce mode de réalisation, le cylindre 46 est un cylindre mécanique dépourvu de
tout composant électronique qui nécessite d'être alimenté pour fonctionner. Ici, le
cylindre 46 est un cylindre mécanique au format européen. Dans ce mode de réalisation,
il comporte un demi-cylindre intérieur et un demi-cylindre extérieur accessibles,
respectivement, depuis les côtés intérieur et extérieur de la porte 4. Ainsi, le cylindre
46 peut être utilisé aussi bien à partir du côté extérieur de la porte 4 qu'à partir
de son côté intérieur. Pour cela, le bandeau 8 comporte un logement traversant de
part en part le boîtier 30 dans la direction Y et dans lequel le demi-cylindre intérieur
du cylindre 46 est insérée. Ce logement est situé en vis-à-vis d'un trou traversant
la porte 4 dans la direction Y et dans lequel le demi-cylindre extérieur du cylindre
46 est insérée.
[0035] Le cylindre 46 comporte un rotor 62 monté à rotation à l'intérieur d'un stator fixe
64. Le stator 64 est fixé, sans aucun degré de liberté, à la porte 4. Le cylindre
46 comporte également un panneton 68 entraîné en rotation par le rotor 62. Le rotor
62 peut être entraîné en rotation à uniquement lorsqu'une clé autorisée est introduite
dans son canal 62 de clé puis tournée. C'est alors la rotation de ce panneton 68 qui
actionne le déplacement du mécanisme 54 vers son état escamoté.
[0036] Le moteur 60 comporte un arbre 70 d'entraînement. Lorsque le moteur 60 est commandé
pour déplacer le mécanisme 54 vers son état escamoté, c'est la rotation de l'arbre
70 qui actionne le déplacement du mécanisme 54.
[0037] Le système 56 comporte un arbre 72 de sortie et un mécanisme 74 de couplage mécanique
du panneton 68 et de l'arbre 70 à cet arbre 72 pour l'entraîner en rotation. L'arbre
72 déplace le mécanisme 54 de son état saillant vers son état escamoté lorsqu'il est
tourné dans un sens et de son état escamoté vers son état saillant lorsqu'il est tourné
en sens inverse.
[0038] Le mécanisme 74 de couplage est, par exemple, identique à l'un de ceux décrits dans
la demande de brevet français déposée sous le numéro
FR2203725 le 21/04/2022 par la société COGELEC.
[0039] Pour commander le moteur 60, le bandeau 8 comporte une unité centrale électronique
80. L'unité centrale 80 comporte :
- un mémoire 82,
- un microprocesseur 84 programmable,
- un émetteur/récepteur 86, et
- un bus 88 de transmission d'informations qui raccorde entre eux les différents composants
de l'unité centrale 80.
[0040] L'unité centrale 80 est raccordée à l'écran tactile 44.
[0041] L'émetteur/récepteur 86 est apte à établir une liaison sans fil de communication
avec le terminal 6 par l'intermédiaire du réseau 28.
[0042] La mémoire 82 est une mémoire non volatile comportant les instructions à exécuter
par le microprocesseur 84. La mémoire 82 comporte l'ensemble des instructions et des
données nécessaires pour exécuter les différentes fonctions décrites dans ce texte.
[0043] Le boîtier 30 du bandeau 8 comporte aussi la portion motorisée de l'entrebâilleur
50. Cette portion motorisée comporte notamment, en plus du coulisseau 48, un actionneur
électrique 90, un capteur 94 de position angulaire et un module 96 de commande de
entrebâilleur 50. Ici, le module 96 est notamment apte à recevoir une commande de
déblocage transmise à partir du terminal 6 et, en réponse, à commander l'actionneur
90 pour déplacer automatiquement le coulisseau 48 dans sa position rétractée. Dans
ce mode de réalisation, le module 96 de commande est un module logiciel implémenté
dans l'unité centrale 80. Pour cela, la mémoire 82 comporte les instructions du module
96 de commande.
[0044] Ici, le système 2 comporte une unité 110 de contrôle d'accès. Cette unité 110 est
apte à établir si une personne autorisée à entrer est présente devant la porte 4 et,
dans l'affirmative, pour déverrouiller la porte 4. A cet effet, l'unité 110 comporte
:
- un lecteur 112 de droits d'accès,
- un module 116 de contrôle d'accès, et
- une base de données 118 contenant des droits d'accès autorisés à déverrouiller la
porte 4.
[0045] Le lecteur 112 est utilisé pour acquérir les droits d'accès d'une personne située
du côté extérieur de la porte 4 et les transmettre au module 116 de contrôle d'accès.
Ici, le lecteur 112 est capable de lire les droits d'accès contenus sur un support
mécanique transportable, à la main, par un être humain. Dans cet exemple de mode de
réalisation, ce support est un badge 120 comportant une mémoire électronique 122 dans
laquelle sont enregistrés des droits d'accès. Par exemple, le badge 120 est un badge
à transpondeur qui transmet les droits d'accès contenus dans sa mémoire 122 uniquement
lorsqu'il est présenté à proximité du lecteur 112. Par exemple, le lecteur 112 est
situé du côté extérieur de la porte 4.
[0046] Le module 116 établit si une personne présente devant la porte 4 est autorisée à
entrer. Pour cela, ici, le module 116 établit qu'une personne autorisée est présente
devant la porte 4 si les droits d'accès lus dans le badge 120 correspondent à des
droits d'accès autorisés pré-enregistrés dans la base 118.
[0047] Si les droits d'accès lus dans le badge 120 correspondent à des droits d'accès autorisés
pré-enregistrés dans la base 118, le module 116 commande le moteur 60 pour déplacer
le mécanisme 54 dans son état escamoté. Dans le cas contraire, le mécanisme 54 reste
dans l'état saillant.
[0048] Dans ce mode de réalisation, le module 116 est aussi implémenté sous la forme d'un
module logiciel exécuté par le microprocesseur 84. Ses instructions sont enregistrées
dans la mémoire 82.
[0049] L'unité centrale 80 est également raccordée à un appareil visiophonique 140 pour
établir une communication visiophonique avec une personne située du côté extérieur
de la porte 4. L'appareil 140 comporte un caméra, un haut-parleur et un microphone.
Cet appareil 140 est, par exemple, monté sur la face extérieure de la porte 4. L'unité
80 est par exemple configuré ici pour établir la communication visiophonique entre
l'appareil 40 et le terminal 6. Au cours de cette communication visiophonique, le
résident qui utilise le terminal 6 peut déclencher l'envoie d'une commande de déverrouillage
à l'unité 80. En réponse à la réception de cette commande de déverrouillage, l'unité
80 commande le moteur 60 pour déplacer le mécanisme 54 dans son état escamoté.
[0050] Les figures 3 et 4 représentent plus en détail le bras 52. Le bras 52 est monté à
rotation sur le montant 40. Plus précisément, le bras 52 est déplaçable en rotation
autour d'un axe 140 entre une position pliée, représentée sur la figure 3, et une
position dépliée, représentée sur la figure 4. L'axe 140 est solidaire du montant
40 et parallèle à la direction X. Dans la position pliée, la bras 52 s'étend principalement
verticalement depuis l'axe 140 jusqu'à une extrémité libre 142. Dans la position dépliée,
le bras 52 s'étend principalement parallèlement à la direction Y.
[0051] Le bras 52 comporte un orifice 144 et une fente 146. L'orifice 144 est dimensionné
pour être traversé par une extrémité distale du coulisseau 48. L'orifice 144 est plus
proche de l'axe 140 que de l'extrémité libre 142.
[0052] La fente 146 s'étend, à partir de l'orifice 144 jusqu'à proximité de l'extrémité
libre 142. Ici, la fente 146 est plus étroite que l'orifice 144 dans la direction
Z. Grâce à cela, la fente 146 peut emprisonner l'extrémité distale du coulisseau 48.
[0053] Les figures 5, 6 et 7 représentent plus en détail la portion motorisée de l'entrebâilleur
50 logée dans le boîtier 30 du bandeau 8. Dans la figure 5 le coulisseau 48 est dans
sa position active et dans les figures 6 et 7, il est dans sa position rétractée.
Sur la figure 7, pour améliorer la lisibilité de cette figure, le boîtier 30 du bandeau
8 n'est pas représenté.
[0054] Le coulisseau 48 coulisse en translation le long d'un axe 150 parallèle à la direction
X. Pour cela, l'entrebâilleur 50 comporte deux bagues 152, 154 à l'intérieur desquels
le coulisseau 48 est monté à coulissement. Les bagues 152, 154 sont fixées, sans aucun
degré de liberté, au boîtier 30 et centrées, chacune, sur l'axe 150. Ici, la bague
152 est plus proche de l'extrémité proximale du coulisseau que de son extrémité distale.
A l'inverse, la bague 154 est plus proche de l'extrémité distale que de l'extrémité
proximale. Les bagues 152 et 154 sont réalisées dans un matériau qui limite les frottements
avec le coulisseau 48. Par exemple, les bagues 152, 154 sont en plastique.
[0055] Ici, le coulisseau 48 est un solide de révolution dont l'axe de révolution est confondu
avec l'axe 150. Dans ce mode de réalisation, le coulisseau 48 peut tourner sur lui-même
autour de l'axe 150. A cet effet, les sections transversales des trous des bagues
152, 154 dans lesquels est reçu le coulisseau 48, sont circulaires. Pour obtenir un
guidage précis, le coulisseau 48 comporte deux portions cylindriques 156 et 158 reçues,
respectivement, dans le trou de la bague 152 et le trou de la bague 154. La section
transversale de chacune de ces portions cylindres 156, 158 est circulaire. Le diamètre
de chacune de ces portions cylindriques 156, 158 est légèrement plus petit que les
diamètres des trous des bagues, respectivement, 152 et 154 pour laisser subsister
seulement un jeu qui autorise le coulissement du coulisseau 48 le long de l'axe 150.
La longueur de chacune de ces portions 156, 158 est égale ou supérieure à une distance
D, où la distance D est égale à la distance parcourue par le coulisseau 48 lorsqu'il
se déplace de sa position rétractée jusqu'à sa position active. Ainsi, les bagues
152, 154 guident le déplacement du coulisseau 48 sur toute la longueur de son déplacement.
[0056] Du côté de l'extrémité proximale, le coulisseau 48 comporte un épaulement 160 qui
forme une butée qui limite la course du coulisseau 48 lorsqu'il se déplace vers sa
position active. Ici, l'épaulement 160 vient en butée contre la bague 152 quand le
coulisseau 48 atteint sa position active.
[0057] Dans ce mode de réalisation, l'extrémité proximale comporte aussi une poignée 162
qui se situe après l'épaulement 160 en se déplaçant dans la direction X. Cette poignée
est en saillie à l'extérieur du boîtier 30. Cette poignée permet au résident de déplacer
manuellement le coulisseau 48 entre ses positions active et rétractée.
[0058] L'extrémité distale du coulisseau 48 est reçue à l'intérieure de l'orifice 144 lorsque
le coulisseau 48 est dans sa position active et la porte 4 est dans sa position fermée.
A l'inverse, dans la position rétractée, l'extrémité distale est située en-dehors
de l'orifice 144. Par exemple, dans la position rétractée, l'extrémité distale est
reçue, au moins en grande partie, à l'intérieur du boîtier 30.
[0059] L'extrémité distale du coulisseau 48 comporte un renflement 164 (Fig. 7) suivi, dans
la direction X, par une portion cylindrique 166 (Fig. 7). Le renflement 164 est dimensionné
pour pouvoir traverser de part en part l'orifice 144 afin de se retrouver derrière
le bras 52 lorsque le coulisseau 48 est dans sa position active. La hauteur du renflement
164 dans la direction Z est plus grande que la hauteur de la fente 146. La hauteur
de la fente 146 correspond à la largeur de cette fente dans la direction Z lorsque
le bras 52 est dans sa position dépliée et s'étend principalement parallèlement à
la direction Y. Ici, la section transversale du renflement 164 est circulaire.
[0060] La portion cylindrique 166 a ici une section transversale circulaire. A l'inverse
du renflement 164, le diamètre de la portion cylindrique 166 est inférieur à la hauteur
de la fente 146. Par exemple, le diamètre de la portion cylindrique 166 est ici inférieur
au diamètre de la portion cylindrique 158. Ainsi, dans la position active, la portion
cylindrique 166 coulisse à l'intérieur de la fente 146 lorsque la porte 4 est déplacée
vers sa position ouverte. En fin de course, la portion cylindrique 166 vient en butée
contre l'extrémité 142 du bras 52, ce qui empêche de déplacer la porte 4 au-delà de
sa position entrebâillée. De plus, une fois que la portion cylindrique 166 est engagée
à l'intérieur de la fente 146, le renflement 164 est situé derrière le bras 52 et
maintient l'extrémité distale engagée avec le bras 52. L'extrémité distale est alors
emprisonnée à l'intérieur de la fente 146. L'extrémité distale ne peut être désengagée
du bras 52 qu'en ramenant d'abord la porte 4 dans sa position fermée. Dans la position
fermée, le renflement 164 est de nouveau en vis-à-vis de l'orifice 144, ce qui rend
possible le déplacement du coulisseau 48 vers sa position rétractée.
[0061] A l'extrémité de la portion cylindrique 158, en allant vers l'extrémité distale,
le coulisseau 48 comporte une encoche 170. Ici, l'encoche 170 forme une rainure centrée
sur l'axe 150 et qui fait le tour complet de cet axe 150. L'encoche 170 comporte un
pan incliné 172 qui forme l'un des côtés de cette encoche. Ce pan incliné 172 remonte,
depuis le fond de l'encoche 170 jusqu'à la portion cylindrique 158 en allant dans
la direction X. Par exemple, l'inclinaison de ce pan incliné 172 par rapport à un
plan perpendiculaire à l'axe 150 est supérieure à 45° ou 60° et inférieure à 80°.
[0062] Le coulisseau 48 comporte également une denture 176. Ici, cette denture 176 est située
entre les portions cylindriques 156 et 158. Dans ce mode de réalisation, chaque dent
de cette denture 176 forme une nervure centrée sur l'axe 150 et qui fait le tour complet
de l'axe 150. Ainsi, la denture 176 est invariante par rotation du coulisseau 48 sur
lui-même autour de l'axe 150.
[0063] Le coulisseau 48 est réalisé dans un matériau résistant au tentative de cisaillement.
Typiquement, il est réalisé en métal tel que de l'acier inoxydable. Le bras 52 est
généralement réalisé dans le même matériau.
[0064] L'entrebâilleur 50 comporte un arceau élastique 178 (Fig. 7). L'arceau 178 comporte
deux extrémités attachées, sans aucun degré de liberté, sur un châssis 180 du boîtier
30. Entre ses extrémités fixes, l'arceau 178 fait le tour du coulisseau 48. L'emplacement
où est attaché l'arceau 178 est choisi pour que, lorsque le coulisseau 48 est dans
sa position rétractée, l'arceau 178 est reçu à l'intérieur de l'encoche 170. Ainsi,
dans la position rétractée, l'arceau 178 est situé au pied du pan incliné 172. L'arceau
178 est apte à se déformer élastiquement, lorsque le coulisseau 48 débute son déplacement
vers sa position active, pour remonter d'abord le long du pan incliné 172 jusqu'à
atteindre la portion cylindrique 158. Ensuite, alors que le déplacement du coulisseau
48 de sa position rétractée vers sa position active se poursuit, l'arceau 178 glisse
sur la portion cylindrique 158. Par exemple, l'arceau 178 est un ressort hélicoïdal.
[0065] La réunion de l'arceau 178 et du pan incliné 172 forme un mécanisme de retenu du
coulisseau 48 dans sa position rétractée. Plus précisément, la force que doit exercer
le résident qui pousse le coulisseau 48 vers sa position active est d'abord plus importante
car il faut déformer l'arceau 178 pour qu'il atteigne la portion cylindrique 158.
Ensuite, la force exercée pour poursuivre le déplacement du coulisseau 48 vers la
position active est moindre car seule subsiste les frottement de l'arceau 178 sur
la portion cylindrique 158.
[0066] L'actionneur 90 est fixé, sans aucun degré de liberté, sur le châssis 180 (Fig. 6)
du boîtier 30. L'actionneur 90 comporte un moteur électrique 182, un arbre 184 entraîné
en rotation par le moteur 182 et une roue 186 (Fig. 7) partiellement dentée. Le moteur
182 est raccordé à l'unité centrale 80 pour être commandé par le module 96 de commande.
[0067] La roue 186 est entraînée en rotation par l'arbre 184. Cette roue 186 est située
en vis-à-vis de la denture 176. La roue 186 comportant sur sa périphérie, successivement,
une portion dentée 190 et une portion 192 dépourvue de dent. Ces portions 190 et 192
sont principalement visibles sur la figure 5. Toutefois, sur cette figure 5 les autres
composants de l'actionneur 90 n'ont pas été représentés. La portion dentée 192 est
apte à venir s'engrener avec la denture 176 pour déplacer le coulisseau 48, le long
de l'axe 150, depuis sa position active jusqu'à sa position rétractée. La portion
192 est dépourvue de dent pour désolidariser la roue 186 et le coulisseau 48 lorsque
cette portion 192 se trouve en vis-à-vis de la denture 176. Lorsque le coulisseau
48 est désolidarisé de la roue 186 cela autorise un déplacement manuel du coulisseau
48 sans entraîner en rotation la roue 186 et donc sans que se déplacement soit entravé
par l'actionneur 90.
[0068] Le capteur 94 est visible sur la figure 6 et maintenant décrit en référence à la
figure 8.
[0069] L'arbre 184 tourne sur lui-même autour d'un axe 196 contenu dans un plan perpendiculaire
à l'axe 150. Ici, l'arbre 184 est un cylindre, de section circulaire, dans lequel
un renfoncement a été aménagé pour repérer sa position angulaire. Par exemple, ici,
ce renfoncement est un méplat 198. Le méplat 198 réduit le diamètre de l'arbre 184
uniquement dans une portion angulaire limitée.
[0070] Le capteur 94 comporte une lamelle 200 et un transducteur 202. La lamelle 200 est
sollicitée en permanence contre la périphérie de la portion de l'arbre 184 dans laquelle
est aménagé le méplat 198. Plus précisément, la lamelle 200 est agencée par rapport
à l'arbre 184 pour que son débattement atteigne un maximum lorsqu'elle frotte seulement
sur le méplat 198 et un minimum lorsqu'elle frotte sur le restant de la périphérie
de l'arbre 184. Ici, le méplat 198 est placé sur la périphérie de l'arbre 184 pour
que le débattement de la lamelle 200 passe par son maximum lorsque la portion 192
dépourvue de dent est en vis-à-vis de la denture 176.
[0071] Le transducteur 202 convertit le déplacement de la lamelle 200 en un signal électrique
qui est transmis à l'unité centrale 80 pour être traité par le module 96 de commande.
Ce signal électrique permet de savoir si la portion 192 dépourvue de dent est en vis-à-vis
de la denture 176.
[0072] Le fonctionnement de l'entrebâilleur 50 va maintenant être décrit en référence aux
figures 9 à 13. Pour simplifier ces figures, seul le coulisseau 48, les bagues 152,
154 et la roue 186 sont représentés.
[0073] Initialement, sur la figure 9, le coulisseau 48 est dans sa position rétractée. Il
est maintenu dans cette position rétractée par le mécanisme de retenu formé par le
pan incliné 172 et l'arceau 178. La roue 186 est dans sa position angulaire de repos,
c'est-à-dire sa position angulaire où la portion 192 dépourvue de dent est en vis-à-vis
de la denture 176. Dans cet état, l'actionneur 90 est mécaniquement désengagé du coulisseau
48 car la roue 186 ne touche pas le coulisseau 48.
[0074] On suppose maintenant que la porte 4 est dans sa position fermée. Le résident pousse,
à la main, la poignée 162 vers le bras 52 jusqu'à ce que le coulisseau 48 atteigne
sa position active représentée sur la figure 10. Lors de ce déplacement manuel du
coulisseau 48, la roue 186 est dans sa position de repos de sorte que l'actionneur
90 n'entrave en rien ce déplacement.
[0075] Réciproquement, tant que la roue 186 est dans sa position de repos, le résident peut
aussi déplacer à la main le coulisseau 48 de sa position active jusqu'à sa position
rétractée. Comme précédemment décrit, dans ce cas aussi, l'actionneur 90 n'entrave
en rien le déplacement du coulisseau 48.
[0076] On suppose maintenant que le coulisseau 48 est dans sa position active et que le
résident est situé à l'extérieur du logement et qu'il souhaite déplacer le coulisseau
48 vers sa position rétractée pour pouvoir entrer à l'intérieur du logement. Pour
cela, le résident utilise son terminal 6 pour déclencher l'envoie de la commande de
déblocage à l'unité centrale 80. Le module 96 reçoit cette commande de déblocage et,
en réponse, commande le moteur 182 pour faire tourner l'arbre 184 et la roue 186 dans
la direction qui déplace le coulisseau 48 vers sa position rétractée. Comme illustré
sur la figure 11, en réponse, la roue 186 commence à tourner ce qui amène la portion
dentée 190 en contact avec la denture 176. Ensuite, la rotation de la roue se poursuit
et, comme illustré sur la figure 12, la portion dentée 190 s'engrène avec la denture
176, ce qui déplace le coulisseau 48 de sa position active jusqu'à sa position rétractée.
Enfin, la rotation de la roue 186 se poursuit dans le même sens, ce qui ramène la
portion 192 dépourvue de dent en vis-à-vis de la denture 176 comme illustré sur la
figure 13. A ce stade, le capteur 94 détecte que la portion 192 est à nouveau en vis-à-vis
de la denture 176 et, en réponse, le module 96 commande l'arrêt du moteur 182. L'entrebâilleur
50 est alors revenu dans sa position initiale représentée sur la figure 9.
[0077] Dans ce mode de réalisation, l'actionneur 90 n'est pas capable de déplacer le coulisseau
48 de sa position rétractée vers sa position active. Ici, l'actionneur 90 permet uniquement
un déplacement du coulisseau de sa position active vers sa position rétractée. Le
déplacement en sens inverse ne peut être réalisé que manuellement.
Chapitre II :Variantes :
Variantes de l'entrebâilleur :
[0078] La poignée du coulisseau peut avoir d'autres formes. Par exemple, la poignée peut
aussi prendre la forme d'un bouton qui s'étend principalement perpendiculairement
à l'axe de coulissement. Typiquement, dans ce cas, le bouton coulisse dans une fente
traversant la face avant du bandeau de porte.
[0079] Les dentures de la portion 190 de la roue et du coulisseau ne sont pas nécessairement
des dentures droites. Ces dentures peuvent aussi être obliques.
[0080] En variante, le coulisseau ne peut pas tourner sur lui-même autour de l'axe 150.
Par exemple, pour cela, la section transversale des bagues 152, 154 et du coulisseau
48 sont rectangulaires ou oblongues. Dans ce cas, la denture 176 du coulisseau peut
être présente uniquement sur la face du coulisseau tournée vers la roue 186. Les autres
faces du coulisseau sont dépourvues de denture. Ainsi, dans ce mode de réalisation
particulier, la denture du coulisseau ne s'étend pas sur toute la périphérie du coulisseau.
De façon similaire, lorsque le coulisseau ne peut pas tourner sur lui-même, il n'est
pas nécessaire que le pan incliné 172 fasse le tour complet de l'axe 150. Ainsi, en
variante, le pan incliné est aménagé sur une portion seulement de la périphérie du
coulisseau.
[0081] D'autres mécanismes de retenu du coulisseau 48 dans sa position rétractée sont possibles.
Par exemple, dans un mode de réalisation simplifié, le pan incliné172 est omis. Dans
ce cas, le coulisseau est maintenu dans sa position rétractée par les frottements
entre l'arceau élastique 178 et la portion cylindrique 158. Ainsi, dans ce mode de
réalisation simplifié, la force qui retient le coulisseau dans sa position rétractée
est la même que celle qui retient ce coulisseau dans sa position active. Dans ces
conditions, au début du déplacement du coulisseau 48 vers sa position active, le résident
n'a pas à pousser la poignée 162 avec une force supérieure à celle ensuite nécessaire
pour poursuivre le déplacement du coulisseau jusqu'à sa position active.
[0082] L'arceau élastique 178 n'est pas nécessairement un ressort hélicoïdal. Par exemple,
en variante, l'arceau 178 est remplacé par une arceau réalisé en élastomère.
[0083] En variante, l'arceau élastique 178 est remplacé par un pion et un ressort qui sollicite
en permanence ce pion vers l'axe 150. Dans ce cas, lorsque l'encoche 170 est en vis-à-vis
du pion, le ressort pousse le pion à l'intérieur de l'encoche 170 ce qui maintient
le coulisseau 48 dans sa position rétractée. A l'inverse, si la poignée 162 est poussée
vers le bras 52, le pion est repoussé par le pan incliné 172 dans une position enfoncée
puis frotte sur la portion cylindrique 158.
[0084] Dans un autre mode de réalisation, le mécanisme de retenu comporte un pan incliné
supplémentaire symétrique du pan incliné 172 par rapport à un plan vertical passant
par le pied du pan incliné 172.
[0085] Dans une variante très simplifiée, le mécanisme de retenu du coulisseau 48 dans sa
position rétractée est tout simplement omis.
[0086] Le renfoncement qui est entraîné en rotation par l'arbre 184 du moteur 182 peut prendre
d'autres formes que celle d'un méplat. Par exemple, en variante, le renfoncement est
incurvé vers l'axe 196 de rotation de l'arbre 184. Le renfoncement peut aussi être
remplacé par un bossage entraîné en rotation par l'arbre 184. Ce bossage est alors
agencé pour modifier la position de la lamelle 200 en fonction de la position angulaire
de l'arbre.
[0087] D'autres modes de réalisation du capteur 94 sont possibles. Par exemple, en variante,
le capteur est un capteur de proximité apte à détecter, sans contact, la présence
de la portion 192 dépourvue de dent en vis-à-vis de la denture 176 du coulisseau.
Un tel capteur de proximité sans contact peut être un capteur optique ou un capteur
magnétique.
[0088] L'envoi de la commande de déblocage à l'actionneur 90 peut être déclenché de différentes
manières. Par exemple, en variante, le bandeau de porte comporte un bouton actionnable
par l'utilisateur situé à l'intérieur du logement. En réponse à l'enfoncement de ce
bouton, la commande de déblocage est transmise à l'actionneur 90. Dans un tel mode
de réalisation, il n'est pas nécessaire que la commande de déblocage soit transmise
à l'entrebâilleur 50 depuis l'extérieur du logement ou par le terminal 6. Dans un
autre mode de réalisation, ce bouton est intégré dans une télécommande distincte du
bandeau de porte et transportable par le résident. Dans ce dernier cas, le bandeau
de porte comporte un récepteur sans fil apte a recevoir la commande de déblocage transmise
par la télécommande en réponse à l'enfoncement du bouton. La commande de déblocage
peut aussi être, par exemple systématiquement, transmise à l'actionneur 90 lorsque
l'unité 110 a établi qu'une personne autorisée à entrer est présente devant la porte
4. Ainsi, en réponse à la présentation, devant le lecteur 112, d'un badge 120 comportant
des droits d'accès correspondant à des droits d'accès autorisés pré-enregistrés dans
la base 118, le module 116 transmet la commande de déblocage à l'actionneur 90.
[0089] L'entrebâilleur 50 peut aussi être logé dans un autre boîtier indépendant du boîtier
30 du bandeau 8. Dans ce cas, l'entrebâilleur 50 peut être installé sur une porte
sans que cette porte soit aussi équipée d'un bandeau de porte.
Variantes du système de contrôle d'accès :
[0090] Dans une variante simplifiée, le lecteur 112 est omis et le moteur 60 est également
omis. Dans ce cas, la porte 4 peut seulement être déverrouillée à l'aide du cylindre
46 et d'une clé autorisée.
[0091] Le cylindre mécanique 46 peut aussi être remplacé par un cylindre électronique tel
que celui divulgué dans la demande
EP3431684 de la société COGELEC.
[0092] A l'inverse, dans un autre mode de réalisation simplifié, le cylindre 46 est omis.
Dans ce cas, la porte 4 peut seulement être déverrouillée à l'aide du lecteur 112
et du moteur 60.
[0093] Le lecteur 112 de droits d'accès n'est pas nécessairement fixé sur la porte. Il peut
aussi être fixé à côté de la porte, par exemple, sur un mur extérieur situé à proximité
de la porte 4.
[0094] D'autres modes de réalisation du badge 120 sont possibles. Par exemple, le badge
120 est implémenté dans un smartphone. Dans ce cas, c'est la mémoire du smartphone
qui constitue le support mécanique contenant les droits d'accès. Lorsque la clé est
un smartphone, typiquement, le lecteur acquière les droit d'accès enregistrés dans
la mémoire du smartphone par l'intermédiaire d'une liaisons sans fil établie conformément
à une standard de communication sans fil à courte portée comme une liaison BlueTooth
®. Dans ce cas, le lecteur de droits d'accès est un lecteur conforme au standard BlueTooth
®. Le badge 120 peut aussi être implémenté sous la forme d'une carte dans la mémoire
duquel sont enregistrés les droits d'accès.
[0095] Dans d'autres modes de réalisation, au lieu d'utiliser des droits d'accès contenus
sur un support mécanique, ce sont des caractéristiques biométriques des utilisateurs
qui sont utilisées pour autoriser l'accès. Dans ce cas, le système de contrôle d'accès
comporte une lecteur d'une caractéristique biométrique qui permet d'identifier de
façon unique un être humain. Par exemple, il peut s'agir d'un lecteur d'empreintes
digitales ou d'un système de reconnaissance faciale.
Autres variantes :
[0096] Le nombre de pênes 42 peut être plus petit que cinq ou plus grand que cinq. Dans
une variante simplifiée, le mécanisme 54 comporte un seul pêne 42.
[0097] Le bandeau de porte ne comporte pas nécessairement le pêne 36 demi-tour et la poignée
38. Par exemple, dans ce cas, le pêne 36 et la poignée 38 sont directement fixés sur
la porte et non pas logés dans la serrure. Dans une variante simplifiée, le pêne 36
et/ou la poignée 38 sont omis.
[0098] Le bandeau de porte peut comporter des composants supplémentaires. Par exemple, le
bandeau de porte peut aussi être agencé pour déclencher le signalement d'une tentative
d'effraction dans le cas où une personne non-autorisée entre par effraction dans le
logement.
[0099] La serrure peut prendre d'autres formes que celle d'un bandeau de porte. Par exemple,
dans un autre mode de réalisation, la serrure n'est pas une serrure multipoints de
sorte que du côté intérieur, elle ne forme pas un bandeau qui s'étend sur toute la
hauteur de la porte. Dans ce cas, typiquement, l'entrebâilleur 50 et la serrure ne
sont pas situés dans un même boîtier.
[0100] Dans une variante simplifiée, l'appareil visiophonique 140 est omis.
[0101] Le terminal 6 peut aussi être omis. Dans ce cas, la commande de déblocage est générées
par un autre moyen, comme, par exemple, à l'aide d'un bouton actionnable par le résident
et/ou par un capteur qui détecte la rotation de l'arbre 72 et, en réponse, déclenche
systématiquement la génération de la commande de déblocage.
[0102] Plusieurs des variantes décrites ci-dessus peuvent être combinées dans un même mode
de réalisation.
Chapitre III : Avantages des modes de réalisation décrits :
[0103] L'utilisation du bras 52 et du coulisseau 48 pour empêcher le déplacement de la porte
4 au-delà de sa position entrebâillée permet d'obtenir un entrebâilleur beaucoup plus
robuste que ceux utilisant une chaîne. En effet, il est beaucoup plus simple de couper
une chaîne à l'aide d'une pince que de couper le coulisseau 48 qui se présente sous
la forme d'un barreau.
[0104] Le fait de conserver la possibilité de déplacer manuellement le coulisseau 48 entre
ses positions active et rétractée garantit que même en cas d'indisponibilité de l'actionneur
90, l'entrebâilleur reste utilisable au moins à partir de l'intérieur du logement.
L'indisponibilité de l'actionneur 90 peut résulter d'une panne du moteur 182 ou d'une
coupure d'alimentation.
[0105] L'utilisation de la denture 176 sur le coulisseau et de la roue 186 partiellement
dentée permet de réaliser une motorisation particulièrement simple et compact du déplacement
du coulisseau 48 de sa position active vers sa position rétractée sans entraver le
déplacement manuel de ce coulisseau entre ses positions active et rétractée. En particulier,
il n'est pas nécessaire d'avoir recours à des leviers tels que les leviers 11 et 16
de
EP286488U et à une butée telle que la butée 19 de
EP286488U.
[0106] L'utilisation de l'arceau élastique 178 et du pan incliné 172 sur le coulisseau permet
de réaliser un mécanisme de retenu du coulisseau dans sa position rétractée à la fois
simple et compact.
[0107] L'utilisation du capteur 94 pour détecter la présence de la portion 192 dépourvue
de dent en vis-à-vis de la denture 176 du coulisseau permet d'arrêter la rotation
de l'arbre 184 du moteur 182 dès que le coulisseau a atteint sa position rétractée.
[0108] L'utilisation du déplacement mécanique de la lamelle 200 pour détecter si la portion
192 dépourvue de dent est en vis-à-vis de la denture 176 du coulisseau permet de détecter
de façon simple et très robuste cette position angulaire de la portion 192 de la roue
186.
[0109] Incorporer dans l'unité centrale 80 du bandeau de porte, le module 96 de commande
simplifie la réalisation du bandeau 8 car la même unité centrale est alors utilisée
pour commander le système 56 d'actionnement et l'entrebâilleur 50.
1. Entrebâilleur pour une porte d'un logement, cette porte étant déplaçable en rotation,
par rapport à un montant fixe, entre :
- une position fermée dans laquelle la porte obstrue complètement une ouverture permettant
d'entrer à l'intérieur du logement,
- une position ouverte dans laquelle la porte autorise un visiteur à entrer à l'intérieur
du logement, et
- une position entrebâillée dans laquelle la porte obstrue partiellement l'ouverture
pour laisser subsister une entrebâillure à travers laquelle le visiteur est visible
depuis l'intérieur du logement tout en étant suffisamment étroite pour empêcher le
visiteur d'entrer à l'intérieur du logement,
cet entrebâilleur comportant :
- un bras longiligne (52) apte à être monté à rotation sur le montant fixe, et
- un coulisseau (48) apte à être monté sur la porte, ce coulisseau étant manuellement
déplaçable en translation le long d'un axe (150) de coulissement, directement à la
main par un utilisateur situé à l'intérieur du logement, entre :
- une position active dans laquelle, par coopération de forme avec le bras, il est
apte à empêcher le déplacement de la porte au-delà de sa position entrebâillée, et
- une position rétractée dans laquelle il autorise le déplacement de la porte jusqu'à
sa position ouverte,
- un actionneur (90) apte à déplacer automatiquement, en réponse à une commande de
déblocage, le coulisseau de sa position active vers sa position rétractée lorsque
la porte est dans sa position fermée, cet actionneur comportant à cet effet :
- un moteur électrique(182),
- une roue (186) partiellement dentée entraînée en rotation par le moteur, cette roue
partiellement dentée comportant sur sa périphérie une portion dentée (190) et une
portion (192) dépourvue de dent,
caractérisé en ce que :
- le coulisseau (48) comporte une denture (176),
- la portion dentée (190) est apte à venir s'engrener avec la denture du coulisseau
pour le déplacer, le long de son axe (150) de coulissement, depuis sa position active
jusqu'à sa position rétractée, et
- la portion (192) dépourvue de dent est conformée pour, dans la position rétractée
du coulisseau, se trouver en vis-à-vis de la denture du coulisseau et ainsi désolidariser
la roue (186) et le coulisseau (48) de manière à autoriser le déplacement manuel du
coulisseau sans entraîner en rotation la roue.
2. Entrebâilleur selon la revendication 1, dans lequel :
- le coulisseau s'étend, le long de l'axe de coulissement, depuis une extrémité proximale
jusqu'à une extrémité distale apte à venir directement en prise mécaniquement avec
le bras pour, par coopération de forme, empêcher le déplacement de la porte au-delà
de sa position entrebâillée, et
- le coulisseau comporte un pan incliné (172) qui, en se déplaçant de l'extrémité
distale du coulisseau vers son extrémité proximale, remonte en s'éloignant de l'axe
de coulissement jusqu'à atteindre une portion cylindrique (158) du coulisseau qui
s'étend sur une longueur égale ou supérieure à l'amplitude du déplacement du coulisseau
entre ses position active et rétractée, et
- l'entrebâilleur comporte :
- un châssis (180) apte à être fixé sans aucun degré de liberté sur la porte, et
- un arceau élastique (178) attaché sans aucun degré de liberté sur le châssis de
manière à être situé au pied du pan incliné lorsque le coulisseau est dans sa position
rétractée, cet arceau élastique étant apte à se déformer élastiquement, lorsque le
coulisseau est déplacé de sa position rétractée vers sa position active, pour remonter
le long du pan incliné (172) enfin d'atteindre la portion cylindrique (158) sur laquelle
il peut glisser.
3. Entrebâilleur selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel :
- l'entrebâilleur comporte un capteur (94) apte à détecter la présence de la portion
(192) dépourvue de dent en vis-à-vis de la denture (176) du coulisseau, et
- un module (96) de commande apte commander le moteur (182) pour déclencher la rotation
de la roue (186) en réponse à la commande de déblocage et à maintenir la rotation
de la roue jusqu'à ce que le capteur détecte à nouveau la présence de la portion (192)
dépourvue de dent en vis-à-vis de la denture du coulisseau.
4. Entrebâilleur selon la revendication 3, dans lequel :
- l'actionneur comporte un bossage ou un renfoncement (198) entraîné en rotation par
le moteur, et
- le capteur comporte :
- une lamelle (200) déplacer par ce bossage ou ce renfoncement lorsque l'arbre du
moteur tourne, et
- un transducteur (202) apte à transformer ce déplacement de la lamelle en un signal
électrique représentatif de la position angulaire de la portion (192) dépourvue de
dent par rapport à la denture du coulisseau.
5. Entrebâilleur selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel :
- le coulisseau s'étend, le long de l'axe de coulissement, depuis une extrémité proximale
jusqu'à une extrémité distale apte à venir directement en prise mécaniquement avec
le bras pour, par coopération de forme, empêcher le déplacement de la porte au-delà
de sa position entrebâillée, l'extrémité distale comportant à cet effet un renflement
(164), et
- le bras s'étend depuis un axe (140) de rotation solidaire du montant fixe jusqu'à
une extrémité libre (142), ce bras comportant :
- un orifice (144) apte à être traversé par le renflement lorsque la porte est dans
sa position fermée et que le coulisseau est déplacé vers sa position active, et
- une fente (146) qui s'étend, à partir de l'orifice, vers l'extrémité libre du bras,
la largeur de cette fente étant inférieure à la largeur du renflement pour retenir
l'extrémité distale du coulisseau emprisonnée à l'intérieur de cette fente dès que
cette extrémité distale coulisse à l'intérieur de cette fente.
6. Bandeau de porte apte à être monté sur une face intérieure d'une porte d'un logement,
cette porte étant déplaçable en rotation, par rapport à un montant fixe, entre :
- une position fermée dans laquelle la porte obstrue complètement une ouverture permettant
d'entrer à l'intérieur du logement,
- une position ouverte dans laquelle la porte autorise un visiteur à entrer à l'intérieur
du logement, et
- une position entrebâillée dans laquelle la porte obstrue partiellement l'ouverture
pour laisser subsister une entrebâillure à travers laquelle le visiteur est visible
depuis l'intérieur du logement tout en étant suffisamment étroite pour empêcher le
visiteur d'entrer à l'intérieur du logement,
ce bandeau de porte comportant :
- un mécanisme (50) à pêne apte à être déplacé :
- depuis un état saillant dans lequel au moins un pêne (42) est dans une position
sortie dans laquelle il verrouille la porte dans sa position fermée par coopération
de forme avec une cavité correspondante solidaire d'un dormant de la porte,
- vers un état escamoté dans lequel chaque pêne (42) est dans une position rentrée
dans laquelle la porte peut être déplacée de sa position fermée vers sa position ouverte,
- un système (56) d'actionnement apte à déplacer le mécanisme à pêne de son état saillant
vers son état escamoté,
- un coulisseau (48) d'un entrebâilleur (50), ce coulisseau étant manuellement déplaçable
en translation le long d'un axe (150) de translation, directement à la main par un
utilisateur situé à l'intérieur du logement, entre :
- une position active dans laquelle, par coopération de forme avec un bras solidaire
du montant fixe, il est apte à empêcher le déplacement de la porte au-delà de sa position
entrebâillée, et
- une position rétractée dans laquelle il autorise le déplacement de la porte jusqu'à
sa position ouverte,
caractérisé en ce que le coulisseau comporte une denture (176) et le bandeau de porte comporte un actionneur
(90) apte à déplacer automatiquement, en réponse à une commande de déblocage, le coulisseau
de sa position active vers sa position rétractée lorsque la porte est dans sa position
fermée, cet actionneur comportant à cet effet :
- un moteur électrique (182), et
- une roue (186) partiellement dentée entraînée en rotation par le moteur, cette roue
partiellement dentée comportant sur sa périphérie :
- une portion dentée (190) apte à venir s'engrener avec la denture du coulisseau pour
le déplacer, le long de l'axe de coulissement, depuis sa position active jusqu'à sa
position rétractée, et
- une portion (192) dépourvue de dent qui, lorsqu'elle se trouve en vis-à-vis de la
denture du coulisseau, désolidarise la roue et le coulisseau pour autoriser le déplacement
manuel du coulisseau sans entraîner en rotation la roue.
7. Bandeau de porte selon la revendication 6, dans lequel le bandeau de porte comporte
une unité centrale électronique (80) configurée pour, en réponse à la réception d'une
commande de déverrouillage, commander le système (56) d'actionnement pour déplacer
le mécanisme à pêne de son état saillant vers son état escamoté, cette unité centrale
(80) comportant un module (96) de commande apte, en réponse à la réception de la commande
de déblocage, à commander l'actionneur (90) pour qu'il déplace automatiquement le
coulisseau de sa position active vers sa position rétractée.