Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention concerne un mouvement horloger mécanique comprenant un mobile
portant un organe d'affichage, notamment une aiguille, et muni d'un dispositif anti-tremblement,
également nommé dispositif anti-chevrotement, formé par un dispositif de freinage
agissant sur le mobile pour empêcher un tremblement de l'organe d'affichage en rotation
et aussi un flottement de cet organe à l'arrêt, le cas échéant.
Arrière-plan technologique
[0002] Le document
CH 580301 divulgue un dispositif anti-tremblement pour un mobile d'horlogerie, notamment un
mobile de chronographe nommé ci-après aussi 'mobile chrono', comprenant un arbre muni
d'un pignon, lequel engrène avec une roue d'embrayage, nommée ici roue entraîneuse,
formant un dispositif d'embrayage d'un mécanisme de chronographe. On notera qu'un
arbre muni de pivots pour guider sa rotation est aussi nommé 'axe' en horlogerie.
Le dispositif anti-tremblement de l'aiguille des secondes de la fonction chronographe
est formé par un dispositif de friction comprenant un ressort fil en appui obliquement
contre ledit arbre qui présente à cet effet un épaulement tronconique, le ressort
fil ayant un point d'appui dans l'angle formé par cet épaulement et une portion cylindrique
circulaire, laquelle a un diamètre correspondant au diamètre minimal de l'épaulement,
et exerçant à cet endroit une force oblique sur ledit arbre, de sorte que la denture
du pignon presse contre la roue entraîneuse et qu'une surface annulaire inférieure
de l'arbre, opposée audit épaulement et orthogonale à l'axe défini par l'arbre, presse
axialement contre un palier dans lequel pivote le mobile de chronographe. Le ressort
est prévu rectiligne en l'absence de contrainte. Ce ressort est fixé au bâti du mouvement
du côté d'une première extrémité alors qu'une partie du côté de la deuxième extrémité
est sous tension et presse contre l'arbre, comme exposé ci-dessus.
[0003] Ce dispositif anti-tremblement présente pour plusieurs raisons un problème de maîtrise
du moment de force de friction appliqué au mobile chrono. De plus, rien ne permet
de régler ce moment de force de friction. Ensuite, lors d'un retrait de l'aiguille
de chronographe (aiguille chrono), le ressort subit une force axiale qui peut endommager
ce ressort.
[0004] Le document
DE 6800934 U décrit une solution pour améliorer la maîtrise du moment de force de friction appliqué
à un mobile de secondes. Selon l'enseignement de ce document, le ressort fil ou ressort
lame est fixé, à sa première partie d'extrémité, par une technique de rivetage à une
plaquette qui est maintenue en suspension par un rivet ayant une tête, avec une fente
à la manière d'une vis, agencée d'un côté d'un pont qui est opposé au côté où est
située la plaquette. Le rivet présente une partie cylindrique intermédiaire qui est
introduite dans un trou du pont avec un frottement gras permettant de faire subir,
à l'aide d'un outil, une certaine rotation au rivet et ainsi à la plaquette et donc
à la première partie d'extrémité du ressort. La deuxième partie d'extrémité du ressort
de friction est libre et en appui radial contre une rondelle en plastique monté à
force / emmanché par pression sur l'arbre du mobile de secondes, cette rondelle présentant
une rainure latérale dans laquelle est placée la deuxième partie d'extrémité du ressort.
Le système prévu est très difficile à monter dans le mouvement horloger. Il faut premièrement
fixer le ressort de friction à la plaquette, en insérant sa première partie d'extrémité
dans une fente puis en repoussant de la matière sur les deux bords de cette fente
pour effectuer un premier rivetage. Ensuite, il faut apporter la plaquette avec le
ressort de friction d'un côté intérieur du pont après avoir introduit le rivet dans
le trou du pont par l'autre côté. Ensuite, il faut écraser l'extrémité du rivet et
effectuer un deuxième rivetage pour fixer la plaquette au rivet. On constate qu'à
chaque étape de l'assemblage du ressort de friction à la plaquette et ensuite au pont,
via deux rivetages successifs, il y a un risque élevé d'endommager le ressort de friction.
Finalement, l'ensemble pont, plaquette et ressort de friction est monté dans le mouvement
horloger, a priori simultanément à l'introduction d'un pivot de l'arbre du mobile
de seconde, portant la rondelle rainurée, dans un palier agencé dans le pont concerné.
Un tel montage nécessite que le ressort ne soit pas superposé à la rondelle rainurée
car le ressort est solidaire du pont et la rondelle rainurée, destinée à recevoir
l'extrémité libre du ressort en tension, est solidaire de l'arbre. Ainsi, il est prévu
une première position de montage / démontage pour le ressort et une deuxième position
de travail dans laquelle l'extrémité libre du ressort est amenée dans la rainure de
la rondelle et le ressort mis en tension. Pour passer d'une position à l'autre, l'horloger
doit agir sur la tête du rivet avec un outil, ce qui fait perdre au ressort sa tension
réglée lors d'un démontage pour un entretien. Ainsi, à chaque montage du mobile de
seconde, il faut à nouveau ajuster le moment de force de freinage. La méthode d'assemblage
prévue ici est difficile à mettre en oeuvre et demande beaucoup de temps.
[0005] De plus, ce dispositif anti-tremblement résout imparfaitement le problème du réglage
du moment de force appliqué au mobile de seconde pour éviter son tremblement, car
la force de frottement est définie notamment par le profil de la rainure latérale
de la rondelle en plastique et la forme de l'extrémité du ressort qui est introduite
dans cette rainure et presse radialement sur la rondelle. Une telle force de frottement
est difficilement maîtrisable et reproductible, car elle dépend fortement des dimensions
du ressort et de la rainure, de leurs configurations respectives et de leurs états
de surface respectifs. Un autre problème vient du fait que l'assemblage d'une pièce
intermédiaire sur l'arbre du mobile de seconde va générer une augmentation du battement
radial du mobile, donc une plus grande variation qu'en l'absence d'une telle pièce
intermédiaire, notamment si le ressort appuyait directement sur un arbre classique
dont le battement radial est moindre. De plus, en cas de vibrations ou de chocs sur
la montre, la deuxième extrémité libre du ressort pourrait se décoller de la rondelle
rainurée, et ne garantirait plus un couple de freinage constant. Pire, en cas de choc
violent, la plaquette de fixation du ressort, uniquement maintenue par friction, pourrait
se déplacer angulairement et modifier le réglage du frein.
Résumé de l'invention
[0006] La présente invention a pour objectif de résoudre les problèmes de l'art antérieur
mentionnés précédemment et également de proposer un dispositif anti-tremblement pour
un mobile d'affichage, agencé hors du train d'engrenages du barillet au mobile d'échappement,
qui soit aisé à monter et qui puisse, dans une variante préférée, être monté dans
une étape préliminaire au montage du mobile en question.
[0007] À cet effet, la présente invention concerne un mouvement horloger mécanique comprenant
un barillet, un mobile d'échappement associé à un résonateur mécanique, un mobile
d'affichage comprenant un arbre et destiné à porter un organe d'affichage, et un dispositif
de freinage associé au mobile d'affichage et comprenant un ressort de freinage et
une pièce intermédiaire agencée entre le ressort de freinage et l'arbre du mobile
d'affichage, ce mobile d'affichage pouvant être entraîné en rotation par le barillet
mais ne faisant pas partie d'un train d'engrenages du barillet au mobile d'échappement.
Le ressort de freinage est agencé de manière à pouvoir engendrer sur le mobile d'affichage,
dès que ce dernier est soumis à un couple d'entraînement en rotation, un couple de
freinage, via la pièce intermédiaire contre laquelle ce ressort de freinage presse.
La pièce intermédiaire et le ressort de freinage sont agencés de manière que la pièce
intermédiaire demeure stationnaire et sans rotation en fonctionnement normal. La pièce
intermédiaire présente une surface latérale, pressant contre une surface de révolution
dudit arbre, et une surface d'appui contre laquelle le ressort de freinage exerce
globalement une force de pression en direction de l'arbre pour engendrer une force
de friction entre la surface latérale et la surface de révolution qui engendre ledit
couple de freinage.
[0008] Selon une première variante avantageuse, la pièce intermédiaire et le ressort de
freinage sont configurés de manière que ladite force de pression demeure constante
une fois le mobile d'affichage monté dans le mouvement et le dispositif de freinage
entièrement monté et réglé.
[0009] Dans une variante générale préférée, la pièce intermédiaire exerce une pression exclusivement
radiale sur l'arbre du mobile d'affichage.
[0010] Dans un mode de réalisation principal, le ressort de freinage est un ressort fil
ou un ressort lame dont l'axe longitudinal est situé dans un plan géométrique parallèle
à un plan général du mouvement.
[0011] Dans un mode de réalisation principal, le mouvement comprend un excentrique dont
l'axe de rotation est perpendiculaire audit plan géométrique et qui est agencé de
manière à presser radialement contre le ressort de freinage pour pouvoir varier, par
une rotation autour de son axe de rotation, ladite force de pression globalement radiale
exercée par le ressort de freinage sur la pièce intermédiaire.
Brève description des figures
[0012] L'invention sera décrite ci-après de manière plus détaillée à l'aide des dessins
annexés, donnés à titre d'exemples nullement limitatifs, dans lesquels :
- la Figure 1 est une vue partielle, en perspective, d'un mode de réalisation principal
d'un mouvement horloger mécanique selon l'invention, montrant un dispositif de freinage
selon l'invention monté au préalable, dans une étape préliminaire intervenant avant
le montage du mobile de chronographe auquel le dispositif de freinage est destiné
;
- la Figure 2 est une vue en plan de la partie du mouvement horloger mécanique montrée
à la Figure 1 ;
- la Figure 3 est une vue en coupe, passant par l'axe central d'un tube prévu pour recevoir
une partie de l'arbre du mobile de chronographe, selon la ligne de coupe III-III de
la Figure 2 ;
- la Figure 4 est une vue de dessous du mouvement horloger mécanique du mode de réalisation
principal une fois le mobile de chronographe monté ;
- la Figure 5 est une vue partielle en coupe du mouvement horloger mécanique selon la
ligne de coupe V-V de la Figure 4 ;
- la Figures 6 représente schématiquement et partiellement une variante particulière
du mode de réalisation principal ;
- les Figures 7A et 7B représentent schématiquement et partiellement deux variantes
avantageuses du mode de réalisation principal ;
- la Figure 8 représente schématiquement et partiellement une variante particulière
du mode de réalisation principal de l'invention ; et
- la Figure 9 représente schématiquement et partiellement un deuxième mode de réalisation
de l'invention.
Description détaillée de l'invention
[0013] En référence aux Figures 1 à 5, on décrira ci-après un mode de réalisation principal
d'un mouvement horloger mécanique 2 selon l'invention.
[0014] Le mouvement horloger mécanique 2 comprend :
- un barillet,
- un mobile d'échappement 58 qui est associé à un résonateur mécanique (non représenté
aux figures),
- un premier mobile 30, formant un mobile d'affichage, destiné à porter un organe d'affichage,
en particulier une aiguille 48 d'un affichage de la seconde d'une fonction chronographe,
et entraîné en rotation par un deuxième mobile 52 incorporé dans un train d'engrenages
du barillet au mobile d'échappement, le premier mobile n'étant pas compris dans ce
train d'engrenages,
- un ressort de freinage 10 agencé de manière à pouvoir engendrer sur le premier mobile
30, dès que ce premier mobile est soumis à un couple d'entraînement en rotation, un
couple de freinage destiné à empêcher un tremblement de l'organe d'affichage 48 et
aussi une force radiale permanente qui maintient en position stable l'organe d'affichage
lorsque celui-ci est à l'arrêt.
[0015] Selon l'invention, le mouvement horloger mécanique 2 comprend un dispositif de freinage
6 agissant sur le mobile d'affichage et comprenant le ressort de freinage 10 et une
pièce intermédiaire 8 agencée entre le ressort de freinage et un arbre 36 du mobile
d'affichage 30. Le ressort de freinage est agencé de manière à pouvoir engendrer sur
le mobile d'affichage, dès que ce mobile d'affichage est soumis à un couple d'entraînement
en rotation, un couple de freinage, via la pièce intermédiaire contre laquelle ce
ressort de freinage presse. A cet effet, la pièce intermédiaire présente une surface
latérale 9, pressant contre une surface de révolution 35 de l'arbre, et une surface
d'appui 25 contre laquelle le ressort de freinage exerce globalement une force de
pression en direction de l'arbre pour engendrer une force de friction entre la surface
latérale et la surface de révolution, cette force de friction engendrant le couple
de freinage. Ainsi, le couple de freinage est exercé sur le premier mobile / mobile
d'affichage par le ressort de freinage via la pièce intermédiaire contre laquelle
le ressort de freinage presse. La pièce intermédiaire 8 et le ressort de freinage
10 sont agencés de manière que la pièce intermédiaire demeure stationnaire et sans
rotation en fonctionnement normal. L'arbre 36 du premier mobile et la pièce intermédiaire
sont configurés de manière que la surface de révolution 35 de l'arbre peut glisser
sur la surface latérale 9 en subissant une force de friction dynamique qui engendre
le couple de freinage. Avant le glissement de la surface de révolution sur la surface
latérale, une force de friction statique engendre le couple de freinage et maintient
ainsi l'arbre immobile.
[0016] De préférence, la pièce intermédiaire 8 exerce une pression exclusivement radiale
sur l'arbre 36 du premier mobile 30. Selon une caractéristique avantageuse, le ressort
de freinage 10 exerce une force de pression globale exclusivement radiale sur la pièce
intermédiaire. La surface d'appui 25 est opposée à la surface latérale 9, c'est-à-dire
que la surface d'appui est située d'un côté de la pièce intermédiaire 8 qui est opposé
à un autre côté de cette pièce intermédiaire définissant la surface latérale 9. Cette
variante est avantageuse car le dispositif de freinage est en appui sur une pièce
décolletée dont le battement radial varie peu et donne ainsi un couple de freinage
constant pour une force de friction donnée entre la surface de révolution 35 et la
surface latérale 9. Dans une variante avantageuse représentée aux figures, la surface
de révolution 35 de l'arbre 36 est cylindrique et axiale et la surface latérale 9
de la pièce intermédiaire est axiale, c'est-à-dire que la surface de révolution cylindrique
35 et la surface latérale 9 sont orientées selon l'axe de rotation 42 du premier mobile
30 qui est confondu avec l'axe central de l'arbre 36, la surface latérale 9 et la
surface de révolution cylindrique 35 étant donc parallèles à cet axe de rotation 42.
Dans une variante préférée, la pièce intermédiaire 8 et le ressort de freinage 10
sont configurés de manière que ladite force de pression demeure constante une fois
le mobile d'affichage monté dans le mouvement et le dispositif de freinage entièrement
monté et réglé.
[0017] Selon une variante principale, le ressort de freinage 10 est un ressort fil ou un
ressort lame dont l'axe longitudinal est situé dans un plan géométrique parallèle
à un plan général 50 du mouvement horloger mécanique 2.
[0018] Selon la variante représentée, la pièce intermédiaire 8 est une rondelle ayant une
ouverture cylindrique centrale dans laquelle, sans l'interaction du ressort de freinage
10, coulisserait et tournerait librement l'arbre 36 du premier mobile 30, ladite surface
latérale 9 de cette rondelle 8 étant définie par la surface cylindrique, de préférence
circulaire (c'est-à-dire de révolution), de son ouverture cylindrique centrale.
[0019] Selon une variante particulière, la rondelle 8 présente sur son pourtour une rainure
circulaire 24 définissant la surface d'appui 25 et dans laquelle est introduite au
moins partiellement une partie du ressort de freinage 10 qui exerce la force de pression
radiale. En particulier, la rainure 24 présente une section transversale en "V" et
le ressort de freinage 10 est un ressort fil de section circulaire, comme ceci est
représenté aux Figures 3 et 5. Cet agencement permet de positionner axialement le
ressort de freinage dans sa partie médiane en contact avec la rondelle. Le ressort
n'est donc pas libre de se déplacer axialement.
[0020] À titre d'exemples non limitatifs, dans une première variante, au moins la partie
de la rondelle 8 définissant son ouverture cylindrique centrale est constituée d'un
alliage Cuivre Béryllium (CuBe) lorsque au moins la partie de l'arbre définissant
la surface de révolution 35 est en acier, ou inversement. Cette première variante
permet d'obtenir de bons résultats tribologiques. Dans une deuxième variante où ladite
partie de l'arbre est en acier ou en CuBe, au moins la partie de la rondelle définissant
son ouverture cylindrique centrale est constituée de polymères. De préférence, la
rondelle entière est constituée de polymères. Cette deuxième variante permet d'avoir
notamment une autolubrification avantageuse. Dans d'autres variantes dans lesquelles
l'arbre est en acier ou en un alliage de cuivre (par exemple CuBe ou laiton), au moins
la partie de la rondelle définissant son ouverture cylindrique centrale est constituée
de bronze, de nickel ou d'or, en particulier sous forme d'une couche mince déposée
sur une base d'une autre matière dans le cas du nickel ou de l'or, ou plus généralement
d'un alliage métallique contenant de l'or ou du nickel. Dans d'autres variantes, au
moins la partie de la rondelle définissant son ouverture cylindrique centrale est
en céramique, notamment en rubis ou en zircone.
[0021] On remarquera que le matériau du ressort de freinage peut être sélectionné de manière
à optimiser la caractéristique élastique de ce ressort et également sa fabrication,
sans devoir se préoccuper de problèmes de frottement et d'usure, étant donné que la
rondelle et plus généralement la pièce intermédiaire est prévue statique, c'est-à-dire
stationnaire et sans rotation, en fonctionnement normal du mouvement horloger mécanique.
Dans le cas de la rondelle, pour éviter sa rotation, on peut soit agir sur la forme
de la pièce intermédiaire ou/et sur la forme du ressort de freinage comme ceci sera
exposé plus en détails par la suite, soit agir, en particulier dans le cas d'une rondelle,
sur les matériaux formant le ressort et au moins la partie extérieure de la pièce
intermédiaire en contact avec le ressort et/ou sur un traitement de surface de ces
pièces permettant d'avoir une force de frottement élevée entre le ressort de freinage
et la pièce intermédiaire.
[0022] Selon une autre variante préférée, le ressort de freinage 10 est agencé dans le mouvement
horloger mécanique 2 de manière qu'une partie médiane entre ses deux parties d'extrémité
presse radialement contre la surface d'appui 25 de la pièce intermédiaire / rondelle
8. Plus précisément, le ressort de freinage 10 est agencé de manière qu'une partie
médiane de ce ressort de freinage exerce ladite force de pression sur la surface d'appui
25 de la pièce intermédiaire / de la rondelle 8. À cet effet, les deux parties d'extrémité
du ressort de freinage, situées respectivement des deux côtés de ladite partie médiane,
sont contraintes par deux parties distantes 16 et 20 du mouvement horloger de manière
que cette partie médiane exerce la force de pression sur la surface d'appui de la
pièce intermédiaire / rondelle. Cette configuration du dispositif de freinage est
avantageuse car elle permet une pression constante du ressort de freinage sur la surface
d'appui de la pièce intermédiaire / rondelle. De plus, cette configuration est moins
sensible aux vibrations et aux chocs que si le ressort de freinage avait un point
d'ancrage à l'une de ses extrémités et un point de contact à son autre extrémité.
[0023] Dans une variante particulière, le ressort de freinage 10 est courbé dans sa partie
médiane et la surface d'appui 25 de la pièce intermédiaire / rondelle 8 présente dans
ledit plan géométrique une courbure convexe, relativement à l'arbre 36 du premier
mobile 30, et notamment une courbure circulaire dans le cas de la rondelle, que suit
dans une première variante la partie médiane du ressort de freinage le long de la
surface d'appui. Dans une deuxième variante, le rayon de courbure de la partie médiane
est prévu plus petit que le rayon de courbure moyen de la surface d'appui, de sorte
que le ressort de freinage presse en "deux points" de la surface d'appui, c'est-à-dire
en deux endroits distincts, sur la pièce intermédiaire / rondelle. On remarquera que,
avec une rainure sensiblement en "V", un ressort avec une section circulaire appuie
localement en une paire de points alignés axialement. Ainsi, dans une telle configuration
de la rainure et du ressort de freinage, ce dernier presse en deux paires de points
angulairement distantes avec chaque paire de points alignée sur une direction axiale,
donc en "deux points" en projection dans le plan général du ressort, qui est parallèle
au plan général 50 du mouvement. Finalement, ces variantes n'excluent pas d'autres
variantes avantageuses dans lesquelles le rayon de courbure moyen de la partie médiane
est prévu plus grand que le rayon de courbure de la surface d'appui, ce qui a pour
conséquence que la pression radiale s'exerce alors en "un point" (c'est-à-dire en
une paire de points alignés sur une direction axiale, mais en un seul point en projection
dans le plan général du ressort / plan général 50 du mouvement).
[0024] Selon une variante avantageuse, comme représenté à la Figure 2, le ressort de freinage
10 n'est pas fixé au mouvement par une pièce spécifique, mais il est maintenu sous
tension par deux parties 16 et 20 de ce mouvement contre lesquelles pressent deux
portions d'extrémité du ressort de freinage situées respectivement des deux côtés
d'une portion médiane de ce ressort de freinage en appui radial contre la pièce intermédiaire,
laquelle est en particulier la rondelle 8. Le sens de la force appliquée par les deux
parties 16 et 20 sur le ressort est inversé par rapport au sens de la force de réaction
de la pièce intermédiaire / rondelle 8 sur la partie médiane du ressort. Ces forces,
qui s'exercent sur le ressort de freinage dans le plan géométrique (plan horizontal
orthogonal à l'axe de rotation 42 de l'arbre 36 confondu avec son axe central) dans
lequel son axe longitudinal est situé, engendrent une contrainte qui maintient en
place le ressort de freinage. Ensuite, pour éviter que le ressort ne se déplace axialement
/ verticalement, et que notamment sa partie médiane ne sorte de la rainure 24, il
est prévu de chacun des deux dits côtés respectivement deux parties du support 4 qui
définissent des butées axiales inférieures pour le ressort de freinage. D'un premier
côté est prévu une rainure 14 dans le support 4 (pont de barillet) du dispositif de
freinage, ce support pouvant supporter la rondelle 8 notamment lors du montage de
la rondelle avant la mise en place du ressort. Le fond de cette rainure, formant une
mince paroi horizontale, limite inférieurement un possible déplacement de la partie
du ressort située de ce côté-là. Du second côté, le ressort de freinage est partiellement
situé au-dessus d'une petite partie saillante 18.
[0025] Diverses autres variantes avantageuses sont représentées schématiquement aux Figures
6, 7A et 7B. La variante de la Figure 6 se caractérise par un ressort de freinage
10A avec une partie médiane présentant deux coudes 71 et 72 qui sont séparés par un
tronçon droit 70 (sans contrainte), lequel est en appui, sensiblement en son milieu,
contre la rondelle circulaire 8. On assure ainsi en tout temps un appui en "un point"
du ressort de freinage 10A sur la rondelle 8. Les variantes des Figures 7A à 7B se
caractérisent par une pièce intermédiaire 68 qui n'est pas circulaire, mais qui est
formée par une rondelle tronquée présentant une zone droite 80. Dans la variante de
la Figure 7A, le ressort de freinage 10 présente, dans sa partie médiane, un coude
74 qui est situé en regard de la zone droite 80 de la rondelle tronquée 68. Dans la
variante de la Figure 7B, le ressort 11 est droit / rectiligne sans contrainte et,
lorsqu'il est mis sous tension pour presser contre la pièce intermédiaire, il se courbe
un peu (courbure concave vu de la pièce intermédiaire) de sorte qu'il appuie aux deux
extrémités de la zone droite 80 de cette pièce intermédiaire. Ainsi, dans les variantes
des Figures 7A et 7B, le ressort de freinage 10, respectivement 11 exerce deux forces
F1 et F2 respectivement aux deux extrémités de la zone droite 80. Les deux forces
F1 et F2 sont globalement radiale, c'est-à-dire que leur somme en un point milieu
est radiale. Cependant chacune des deux forces exerce un moment de force sur la pièce
intermédiaire 68, de sorte que, si le ressort se déplace longitudinalement et qu'une
des deux forces F1 et F2 diminue relativement à l'autre, la pièce intermédiaire 68
subit alors automatiquement une petite rotation de sorte à rétablir un équilibre des
deux moments de force opposés qui s'exercent sur elle. La variante de la Figure 7B
est préférable car le risque de rotation de la rondelle tronquée est moindre. De plus,
cette variante permet de maintenir le couple de freinage souhaité même si le ressort
de freinage subit, lors d'un choc ou d'une accélération brusque, un certain déplacement
longitudinal. Cependant, la variante de la Figure 7A, avec un ressort coudé, risque
moins de subir un déplacement longitudinal en cas de choc. La variante avec une rondelle
tronquée est avantageuse pour empêcher que, en fonctionnement normal, la pièce intermédiaire
tourne, ce qui est important pour assurer un couple de freinage constant tel que réglé.
Les variantes des Figures 7A et 7B assurent en tout temps un appui en "deux points"
en projection dans le plan géométrique du ressort.
[0026] Une variante particulière est représentée schématiquement à la Figure 8. Cette variante,
comme celle de la Figure 6, est prévue pour assurer en tout temps une pression du
ressort de freinage 10B en "un point" sur la pièce intermédiaire 78 qui présente une
forme générale carrée avec des angles arrondis. Le ressort de freinage 10B présente
un coude 76 tel que les deux parties droites de ce ressort des deux côtés du coude
ont entre elles un angle supérieur à 90° mais relativement proche de cette valeur,
par exemple un angle égal à 110°. Un des angles arrondis de la pièce intermédiaire
est positionné dans le coude 76 du ressort qui exerce, lorsque ce ressort et la pièce
intermédiaire 78 sont stationnaires, une force sensiblement radiale F sur la pièce
intermédiaire. Si, notamment sous l'action d'un choc, le ressort 10B se déplace, la
direction de la force varie de sorte que la pièce intermédiaire subit alors un moment
de force qui l'entraîne en rotation. Ainsi, on assure que le même angle de la pièce
intermédiaire carrée demeure en tout temps dans le coude 76 du ressort de freinage
et une pression en "un point". De plus, en fonctionnement normal (ressort de freinage
immobile), cette variante permet de maintenir la pièce intermédiaire immobile (sans
rotation), assurant ainsi un couple de freinage constant et bien défini sur l'arbre
du mobile.
[0027] Selon une variante préférée de l'invention, le dispositif de freinage 6 comprend
un excentrique 20 dont l'axe de rotation est perpendiculaire au plan général 50, et
donc parallèle à l'axe central / de rotation 42 du mobile 30, et qui est agencé de
manière à presser radialement contre le ressort de freinage pour pouvoir varier, par
une rotation autour de son axe de rotation, ladite force de pression radiale exercée
par le ressort de freinage sur la pièce intermédiaire / rondelle. Dans la variante
avantageuse exposée aux Figures 1 et 2, l'excentrique 20 constitue l'une des deux
parties qui maintiennent sous tension le ressort de freinage. Ainsi, en tournant l'excentrique
20, la contrainte sur ce ressort est variée, ce qui permet d'ajuster un couple de
freinage appliqué au premier mobile 30 (mobile de chronographe) lorsqu'il est soumis
à un couple d'entraînement en rotation. Cette configuration est avantageuse car elle
n'est pas sensible aux vibrations et aux chocs. Dans une autre variante, un autre
dispositif d'ajustement de la force radiale est prévu, notamment un dispositif muni
d'un organe de pression susceptible d'être déplacé linéairement.
[0028] La Figure 9 montre un autre mode de réalisation de l'invention dans lequel le ressort
de freinage 11 est droit / rectiligne (sans contrainte). Ce ressort est fixé rigidement
à une de ses deux extrémités dans une pièce fixe 82 et dont le positionnement angulaire
dans le plan géométrique n'est pas modifiable évitant ainsi tout déplacement involontaire
ou dû à un choc. La rainure de la pièce 82 dans laquelle est insérée l'extrémité du
ressort 11 est orientée de manière qu'une zone médiane du ressort exerce une force
de pression radiale F sur la rondelle 8, ce ressort présentant alors entre la pièce
de fixation 82 et le point d'appui du ressort sur la rondelle une première courbure
convexe (vu de la rondelle). De préférence, à l'autre extrémité du ressort, pour ajuster
la force radiale F, il est prévu un excentrique qui, dans ce mode de réalisation,
est situé du même côté du ressort de freinage que la rondelle 8 qui forme la pièce
intermédiaire entre le ressort de freinage et l'arbre du mobile concerné. Ainsi, le
ressort de freinage 11 présente également une deuxième courbure convexe entre ledit
point d'appui et l'excentrique 20, cette deuxième courbure étant plus faible que la
première courbure du fait que la force radiale F n'est pas nulle. On notera que la
variante représentée à la Figure 9 définit une construction du type à un seul point
d'appui, c'est-à-dire avec un appui du ressort de freinage en "un point" sur la rondelle,
selon la définition donnée précédemment. Dans une autre variante du type en "deux
points", il est prévu une pièce intermédiaire en étoile, par exemple avec quatre à
six pointes présentant chacune un petit arrondi. Le ressort de freinage légèrement
convexe appuie en tout temps sur deux pointes de la pièce intermédiaire en étoile,
en exerçant ainsi deux forces formant, en leur point central, une force de pression
globale qui est radiale. En d'autres termes, les deux forces engendrent sur la pièce
intermédiaire deux moments de force qui sont de même intensité et opposés. On notera
encore qu'en cas de choc, le dispositif de freinage ne peut pas être déréglé.
[0029] Les Figures 1 à 3 montrent le mouvement horloger mécanique 2 avec le dispositif de
freinage 6 monté au préalable dans une étape préliminaire intervenant avant le montage
du premier mobile 30. Ce montage préliminaire du dispositif de freinage 6 est avantageux.
Il est rendu possible notamment par le fait que la force exercée par le ressort de
freinage est radiale et par le fait que la rondelle 8 est prévue au-dessus d'un pignon
et d'une roue 32 formant le premier mobile et, dans l'exemple représenté où le premier
mobile est un mobile de chronographe, d'un coeur 34 de remise à zéro. Les Figures
4 et 5 montrent le mouvement horloger mécanique 2 après le montage du premier mobile
30 dans ce mouvement et le dispositif de freinage dans un état fonctionnel.
[0030] Pour permettre le montage préliminaire du dispositif de freinage 6, la rondelle 8
est agencée sur un support 4 (pont de barillet) qui présente en périphérie de cette
rondelle une surface de butée 26 située horizontalement en regard de la rondelle et
diamétralement opposée à ladite surface d'appui 25, de sorte que la rondelle 8 et
le ressort de freinage 10 peuvent être montés au préalable dans le mouvement horloger
mécanique 2, avant le montage du premier mobile 30, avec la rondelle en appui contre
la surface de butée 26, comme représenté aux Figures 1 à 3. La surface de butée 26
est définie par une surface latérale d'une cavité 12 usinée dans le support 4, la
rondelle étant agencée dans cette cavité 12 ouverte du côté inférieur du mouvement
(par définition, l'affichage analogique est du côté supérieur).
[0031] Dans une variante préférée, la surface de butée 26 est agencée de manière que, suite
au montage préalable de la rondelle 8 et du ressort de freinage 10, l'ouverture cylindrique
centrale de la rondelle présente au moins une zone de superposition avec l'ouverture
circulaire centrale d'un canon ou tube 44, dans lequel est ensuite introduite une
partie de l'arbre 36 du premier mobile 30 (mobile chrono), de manière que l'arbre
puisse, lors du montage du premier mobile dans le mouvement horloger mécanique 2,
pénétrer dans les deux ouvertures circulaires centrales sans devoir exercer initialement
une force radiale sur la rondelle. Comme ceci est visible à la Figure 3, dans la variante
représentée, l'ouverture cylindrique centrale de la rondelle 8 est entièrement superposée
à l'ouverture circulaire centrale du canon 44. On notera que, dans l'exemple donné,
l'arbre 36 du premier mobile 30 est introduit dans un canon 44 qui porte une aiguille
d'affichage et qui est ainsi mobile en rotation, ce canon étant pivoté dans la platine
60 et le pont de barillet 4. À l'intérieur de l'ouverture centrale du canon est agencé
un palier interne 46 dans lequel est pivoté une partie d'extrémité 37 de l'arbre 36
sur laquelle est montée l'aiguille chrono 48, cette partie d'extrémité ayant un diamètre
maximal inférieur au diamètre de la surface de révolution 35, notamment cylindrique
et axiale, qui est finalement située à l'intérieur de l'ouverture cylindrique centrale
9 de la rondelle. Ceci permet en particulier de favoriser l'introduction de l'arbre
36 dans les deux ouvertures circulaires centrales lors du montage du mobile chrono
lorsque la superposition initiale des deux ouvertures circulaires centrales, avant
le montage de ce mobile chrono, est seulement partielle.
[0032] Une fois monté, le premier mobile 30, formant dans le mode de réalisation représenté
un mobile de chronographe, est pivoté par le palier supérieur 46 et par un palier
inférieur 38 agencé dans une ouverture d'un pont 40, et la rondelle 8 n'est plus en
appui contre la paroi latérale 26 de la cavité 12 du support 4, mais en appui par
son ouverture cylindrique centrale contre l'arbre 36 du premier mobile, plus précisément
contre une surface de révolution 35, avantageusement cylindrique et axiale, de cet
arbre. À noter que dans la variante représentée, le barillet est pivoté entre le pont
de barillet 4, formant la pièce support de la rondelle 8, et la platine 60. Le premier
mobile est entraîné en rotation par moments, sur commande, par un deuxième mobile
52 via une roue d'embrayage 54 montée sur une bascule 56, laquelle est commandée classiquement
par une roue à colonne ou une came (débrayage schématisé par une flèche à la Figure
4). Le deuxième mobile 52 comprend une roue d'entraînement qui est incorporée dans
le train d'engrenages du barillet à la roue d'échappement 58. Cette roue d'entraînement
forme ici une roue de petite seconde de l'affichage de l'heure de la montre recevant
le mouvement horloger mécanique 2.
[0033] La présente invention a été décrite en détails pour un mobile de chronographe 30,
mais le dispositif de freinage de l'invention peut être prévu pour d'autres mobiles
d'un mouvement horloger mécanique, notamment pour un mobile de petite seconde lorsque
ce mobile n'est pas compris dans le train d'engrenages du barillet à la roue d'échappement
58.
[0034] L'invention présente plusieurs avantages dont certains ont déjà été exposés précédemment.
Le dispositif de freinage 6 comprend un excentrique 20 qui permet d'ajuster aisément
la force de pression radiale exercée par le ressort de freinage sur la pièce intermédiaire
/ rondelle 8 et via celle-ci la force radiale appliquée sur l'arbre 36 du premier
mobile 30, et d'ajuster le moment de force de friction appliqué à ce premier mobile.
L'excentrique 20 permet un ajustement du couple de freinage une fois le dispositif
de freinage entièrement monté dans le mouvement horloger mécanique et sans devoir
notamment retirer le ressort de freinage pour en modifier légèrement sa forme initiale.
Étant donné la présence de la rondelle 8 entre le ressort de freinage 10 et l'arbre
36, et en plus du fait que les forces en présence sont prévues radiales, la mise en
place de l'aiguille chrono 48 sur le premier mobile 30 et surtout son retrait, par
exemple lors d'un changement de cette aiguille 48 ou pour un nettoyage du mouvement
horloger mécanique, ne peuvent pas endommager le ressort de freinage qui est l'élément
délicat dans le dispositif de freinage 6, la rondelle 8 étant bien plus robuste et
pouvant supporter une certaine pression axiale contre le support 4.
[0035] Le dispositif de freinage 6 est tel qu'il est protégé contre des contraintes qui
pourraient le détériorer lors du montage d'autres parties du mouvement horloger mécanique,
en particulier lors du montage du mobile chrono 30. Lors d'un démontage du mouvement
horloger, et notamment du premier mobile 30, le dispositif de freinage 6 peut rester
en place sans que son réglage soit modifié.
[0036] Le dispositif de freinage selon l'invention permet de définir au préalable le moment
de force de la friction de manière relativement précise, étant donné que la surface
latérale 9 de la pièce intermédiaire, en particulier de la rondelle 8 présente une
hauteur en général bien supérieure à celle du ressort de freinage, que le matériau
de la pièce intermédiaire / rondelle 8 peut être sélectionné et que le diamètre de
la surface de révolution, définissant une surface cylindrique et axiale, de l'arbre
36 contre laquelle appuie la pièce intermédiaire / rondelle 8 est précisément déterminé.
1. Mouvement horloger mécanique (2) comprenant un barillet, un mobile d'échappement (58)
associé à un résonateur mécanique, un mobile d'affichage (30) comprenant un arbre
(36) destiné à porter un organe d'affichage (48), et un dispositif de freinage (6)
associé au mobile d'affichage et comprenant un ressort de freinage (10, 10A, 10B,
11) et une pièce intermédiaire (8, 68, 78) agencée entre le ressort de freinage et
l'arbre du mobile d'affichage, ce mobile d'affichage pouvant être entraîné en rotation
par le barillet mais ne faisant pas partie d'un train d'engrenages du barillet au
mobile d'échappement, le ressort de freinage étant agencé de manière à pouvoir engendrer
sur le mobile d'affichage, dès que ce mobile d'affichage est soumis à un couple d'entraînement
en rotation, un couple de freinage, via la pièce intermédiaire contre laquelle ce
ressort de freinage presse ; caractérisé en ce que la pièce intermédiaire et le ressort de freinage sont agencés de manière que la pièce
intermédiaire demeure stationnaire et sans rotation en fonctionnement normal ; et
en ce que la pièce intermédiaire présente une surface latérale (9), pressant contre une surface
de révolution (35) dudit arbre, et une surface d'appui (25) contre laquelle le ressort
de freinage exerce globalement une force de pression en direction dudit arbre pour
engendrer, entre la surface latérale et la surface de révolution, une force de friction
qui engendre ledit couple de freinage.
2. Mouvement horloger mécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce intermédiaire (8, 68, 78) exerce une pression exclusivement radiale sur
l'arbre (36) du mobile d'affichage (30).
3. Mouvement horloger mécanique selon la revendication 1 ou 2, dans lequel l'arbre définit
un axe central (42), caractérisé en ce que ladite surface de révolution (35) est cylindrique et axiale et ladite surface latérale
(9) est axiale.
4. Mouvement horloger mécanique selon une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le ressort de freinage (10, 10A, 10B, 11) est un ressort fil ou un ressort lame dont
l'axe longitudinal est situé dans un plan géométrique parallèle à un plan général
(50) du mouvement.
5. Mouvement horloger mécanique selon la revendication 4, caractérisé en ce que le ressort de freinage (10, 10A, 10B, 11) est agencé de manière qu'une partie médiane
de ce ressort de freinage exerce ladite force de pression sur ladite surface d'appui
de la pièce intermédiaire (8, 68, 78) ; et en ce que deux parties d'extrémité du ressort de freinage, situées respectivement des deux
côtés de ladite partie médiane, sont contraintes par deux parties distantes (16, 20)
du mouvement horloger de manière que cette partie médiane exerce la force de pression
sur ladite surface d'appui.
6. Mouvement horloger mécanique selon la revendication 5, caractérisé en ce que le ressort de freinage (10, 10A, 10B) n'est pas fixé au mouvement horloger mais est
maintenu sous tension par lesdites parties distantes (16, 20) de ce mouvement horloger
contre lesquelles pressent lesdites deux parties d'extrémité du ressort de freinage
selon deux directions dans ledit plan géométrique.
7. Mouvement horloger mécanique selon la revendication 6, caractérisé en ce que la pièce intermédiaire et le ressort de freinage sont configurés de manière que leur
positionnement relatif ne varie sensiblement pas au cours du temps, même en cas éventuel
d'un déplacement longitudinal du ressort de freinage sous l'action d'une accélération
subie par le mouvement dans son plan général.
8. Mouvement horloger mécanique selon une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que ce mouvement comprend un excentrique (20) dont l'axe de rotation est perpendiculaire
audit plan géométrique et qui est agencé de manière à presser contre le ressort de
freinage (10, 10A, 10B, 11) pour pouvoir varier, par une rotation autour de son axe
de rotation, ladite force de pression exercée par le ressort de freinage sur la pièce
intermédiaire (8, 68, 78).
9. Mouvement horloger mécanique selon une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la pièce intermédiaire est une rondelle (8) ayant une ouverture centrale au travers
de laquelle passe l'arbre (36) du mobile d'affichage, ladite surface latérale (9)
de cette rondelle étant définie par une surface cylindrique de son ouverture centrale.
10. Mouvement horloger mécanique selon la revendication 9, caractérisé en ce que la rondelle (8) présente sur son pourtour une rainure (24) définissant ladite surface
d'appui (25) et dans laquelle est introduite au moins partiellement une partie du
ressort de freinage (10) exerçant ladite force de pression en direction dudit arbre.
11. Mouvement horloger mécanique selon une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la pièce intermédiaire (8) est agencée sur un support (4) qui présente en périphérie
de cette pièce intermédiaire une surface de butée (26) située horizontalement en regard
de la pièce intermédiaire et diamétralement opposée à ladite surface d'appui (25),
de sorte que la pièce intermédiaire et le ressort de freinage peuvent être montés
au préalable dans le mouvement horloger mécanique, avant le montage du mobile d'affichage
(30), avec la pièce intermédiaire en appui contre la surface de butée.
12. Mouvement horloger mécanique selon la revendication 11, caractérisé en ce que la surface de butée (26) est agencée de manière que, suite au montage préalable de
la pièce intermédiaire (8) et du ressort de freinage (10), l'ouverture cylindrique
centrale de la pièce intermédiaire présente au moins une zone de superposition avec
l'ouverture cylindrique centrale d'un canon (44) ou tube, mobile en rotation ou fixe,
dans lequel est introduite une partie de l'arbre (36) du mobile d'affichage (30),
de manière que l'arbre puisse, lors du montage du mobile d'affichage dans le mouvement
horloger mécanique, pénétrer dans les deux ouvertures circulaires centrales sans devoir
exercer initialement une force radiale sur la pièce intermédiaire.
13. Mouvement horloger mécanique selon une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'au moins une partie de l'arbre (36) définissant ladite surface de révolution (35)
est en acier ou constituée d'un alliage de cuivre et au moins une partie de la pièce
intermédiaire (8) définissant ladite surface latérale (9) est constituée respectivement
d'un alliage de cuivre ou en acier.
14. Mouvement horloger mécanique selon une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'au moins une partie de l'arbre (36) définissant ladite surface de révolution (35)
est en acier ou constituée d'un alliage de cuivre et au moins une partie de la pièce
intermédiaire (8) définissant ladite surface latérale (9) est constituée de polymères.
15. Mouvement horloger mécanique selon une quelconque des revendications 1 à 12, caractérisé en ce qu'au moins une partie de l'arbre (36) définissant ladite surface de révolution (35)
est en acier ou constituée d'un alliage de cuivre et au moins une partie de la pièce
intermédiaire (8) définissant ladite surface latérale (9) est constituée d'une céramique,
notamment du rubis ou du zircone, ou d'un matériau contenant de l'or ou du nickel
et formant une couche extérieure recouvrant au moins partiellement la pièce intermédiaire.