DOMAINE TECHNIQUE
[0001] La présente invention concerne le domaine des bateaux à voiles.
[0002] Plus particulièrement, la présente invention concerne le matériel de gréement de
bateaux à voiles, notamment le matériel de gréement d'une voile tel qu'un enrouleur
de bôme de grand-voile.
ETAT DE LA TECHNIQUE
[0003] Sur les bateaux à voiles, globalement de forme triangulaire, il est commun de fixer
la bordure de la grand-voile du bateau à un élément de gréement rigide articulé au
mât appelé couramment « bôme ». La bôme peut pivoter horizontalement et verticalement
par rapport au mât, de manière à autoriser une variation de l'angle d'incidence de
la voile par rapport au vent.
[0004] En fonction de l'allure à laquelle le bateau se trouve, il peut être nécessaire,
en plus de régler l'angle d'incidence, de régler le creux ou l'aplatissement de la
voile, en faisant varier l'angle vertical entre la bôme et le mât, selon la force
du vent ou selon que le voilier navigue à une allure portante ou de près.
[0005] Traditionnellement, cette manoeuvre est partiellement réalisée à l'aide de l'écoute
de grand-voile, qui peut aussi se déplacer sur un rail d'écoute. Mais il existe néanmoins
des configurations pour lesquelles la tension verticale de cette écoute est insuffisante,
et ne permet pas de maintenir la bôme à un angle convenable pour creuser ou aplatir
correctement la grand-voile. Il est donc connu d'utiliser un élément configuré pour
contrôler l'angle vertical entre la bôme et le mât, appelé couramment « halebas »,
articulé entre le pied du mât et la bôme. Initialement formé par un palan et un cordage,
qui ne contrôle que son allongement, il est également connu de l'état de la technique
d'utiliser un halebas formé à partir d'éléments rigides tels que des tubes télescopiques
munis d'un actionneur, pour contrôler son allongement ou son raccourcissement. Sous
une forme ou sous l'autre, la contraction du halebas entraine ainsi l'augmentation
de l'angle vertical et son extension entraine la réduction de l'angle vertical entre
la bôme et le mât.
[0006] Empiriquement, il est établi que la vitesse du vent apparent peut varier de l'ordre
de 10% à 20% entre le sommet de la voile et la bordure. Les forces véliques étant
proportionnelles au carré de la vitesse du vent, il peut être nécessaire d'avoir une
incidence de grand-voile différente au sommet de la voile et à la bordure, c'est-à-dire
en partie basse. Cette différence est couramment appelée « vrillage ». Ce dernier
permet d'éviter une gîte trop importante, source de désagrément notable pour les passagers
d'un bateau à voile et de réduction significative des performances de déplacement
du bateau. Ainsi, le halebas peut jouer un rôle majeur dans le réglage du vrillage,
et donc du creux de la grand-voile. En augmentant le vrillage, ou le creux, de la
grand-voile, il est possible de réduire la gîte du bateau, particulièrement aux allures
de près.
[0007] Enfin, le réglage du vrillage de la grand-voile peut s'avérer insuffisant lorsque
les conditions météorologiques sont fortement défavorables, auquel cas il peut être
nécessaire de réduire la surface de la voile, opération couramment appelée « prise
de ris » par les marins. Cette opération consiste, soit à prendre manuellement des
ris, soit à enrouler partiellement la voile dans le mât. Mais il existe aussi un moyen
qui consiste à enrouler la grand-voile sur la bôme, grâce à un système d'enroulement
comprenant un tambour, sur lequel est fixé la bordure de la grand-voile, ou au moins
son point d'écoute et son point d'amure, et qui permet, en l'enroulant, de réduire
progressivement sa surface portante, afin de réduire la gîte et les efforts excessifs
du vent sur le bateau. Contrairement au procédé d'enroulement de la grand-voile dans
le mât, la prise de ris manuelle et la bôme enrouleuse sont les deux seuls procédés
qui permettent de réduire la surface d'une grand-voile renforcée par des grandes lattes
horizontales, dont l'efficacité est reconnue comme plus performante.
[0008] Sur les bateaux à voile équipés de tels systèmes d'enroulement de bôme, la grand-voile
peut totalement s'enrouler, en particulier lorsque le barreur souhaite arrêter la
navigation à voile, ou lorsque le bateau arrive au mouillage ou au port, ou bien par
exemple si un problème technique survient avec un quelconque élément de gréement remettant
en cause la sécurité de la navigation.
[0009] L'enroulement de la grand-voile sur la bôme, et respectivement son déroulement, nécessitent
que l'angle vertical entre la bôme et le mât reste le plus proche possible d'une valeur
de référence, souvent proche d'un angle droit, de sorte que le guindant de la grand-voile
glisse correctement dans la gorge du mât, à mesure que l'enroulement ou le déroulement
progresse. Par ailleurs, il est également essentiel que le guidant ne se déplace pas
excessivement horizontalement par rapport à la direction de la gorge du mât, appelée
couramment « ralingue » de sorte que la voile puisse s'enrouler sans plis et correctement
sur elle-même. En effet, dans le cas où l'angle vertical est trop éloigné de l'angle
nécessaire, par exemple sensiblement inférieur à la valeur de référence, le guindant
de la grand-voile s'éloigne du mât et la grand-voile s'enroule avec des plis sur le
tambour de la bôme, le guindant ne peut plus sortir de la ralingue du mât et s'y coince.
Dans le cas où l'angle vertical est sensiblement supérieur à la valeur de référence,
au moins une partie de la grand-voile ne s'enroule plus autour du tambour de la bôme
et se rapproche du mât en faisant des plis. En outre, le guindant ne peut plus glisser
dans la ralingue, du fait des efforts orthogonaux à la direction de la glissière,
et il s'en suit un blocage de la grand-voile dans une position intermédiaire indésirée.
Ce risque peut aller jusqu'au déchirement de la grand-voile, par exemple dans le cas
où l'enroulement tente d'être achevé alors que le guidant est bloqué dans la gorge
de la ralingue du mât. Même sans aller jusqu'au déchirement de la grand-voile, une
voile bloquée dans une position intermédiaire continue d'être portante et en cas de
remontée brutale au vent, peut entrainer d'autres avaries irréversibles pour le voilier.
La navigation à voile devient alors impossible et la situation, si elle se prolonge,
peut présenter un risque pour l'équipage et/ou les passagers, et il faut alors délibérément
déchirer la grand-voile pour éviter le chavirage du voilier.
[0010] L'invention vise ainsi à remédier, au moins en partie, à ces inconvénients de l'état
de la technique.
PRESENTATION DE L'INVENTION
[0011] Plus précisément, l'invention a pour objet un dispositif de réglage angulaire pour
régler un angle vertical entre un mât vertical d'un bateau et une bôme enrouleuse
articulée sur le mât, le bateau comprenant une voile reliée au mât par l'intermédiaire
d'une première portion de guindant de voile s'enroulant sur la bôme et au moins un
organe de manoeuvre de la voile configuré pour faire pivoter verticalement la bôme
par rapport au mât de sorte à faire varier l'angle vertical formé, du côté de la voile,
entre la bôme et le mât, le dispositif comprenant :
- au moins un organe de détection configuré pour détecter une deuxième portion de guindant
de la voile mobile horizontalement sur la bôme ;
- un module de commande relié aux organes de manoeuvre et à l'organe de détection, ledit
module de commande étant configuré pour commander à l'organe de manoeuvre le pivotement
vertical de la bôme de sorte à réduire l'angle vertical dans le cas où l'organe de
détection détecte le déplacement de la deuxième portion de guindant à niveau d'une
première position limite sur la bôme et configuré pour commander à l'organe de manoeuvre
le pivotement vertical de la bôme de sorte à augmenter l'angle vertical dans le cas
où l'organe de détection détecte le déplacement de la deuxième portion de guindant
à niveau d'une deuxième position limite sur la bôme, la première position limite étant
confondue avec la deuxième position limite ou plus proche du mât que la deuxième position
limite.
[0012] Grâce à une telle combinaison de caractéristiques, un tel dispositif de réglage angulaire
permet de s'assurer que l'angle vertical est optimum, c'est-à-dire que la deuxième
portion de guindant est située entre la première position limite et la deuxième position
limite, notamment pour permettre l'enroulement ou le déroulement en toute sécurité
de la voile, par exemple pour une prise de ris ou lors de l'arrivée du bateau au mouillage
ou dans un port. Un tel dispositif de réglage permet de garantir un enroulement sans
plis et sans risque de déchirure de la voile sur le tambour de la bôme.
[0013] Avantageusement, l'organe de détection comprend au moins un premier capteur optique
fixé sur la bôme en regard de la première position limite et un deuxième capteur optique
fixé sur la bôme en regard de la deuxième position limite, le module de commande étant
configuré pour commander à l'organe de manoeuvre le pivotement vertical de la bôme
de sorte à réduire l'angle vertical dans le cas où la deuxième portion de guindant
occulte le premier capteur optique et pour commander à l'organe de manoeuvre le pivotement
vertical de la bôme de sorte à augmenter l'angle vertical dans le cas où la deuxième
portion de guindant libère le deuxième capteur optique.
[0014] Avantageusement, l'organe de détection comprend au moins un troisième capteur optique
fixé sur la bôme en regard d'une troisième position limite, la troisième position
limite étant plus proche du mât que la première position limite et un quatrième capteur
optique fixé sur la bôme en regard d'une quatrième position limite, la quatrième position
limite étant plus éloignée du mât que la deuxième position limite, le module de commande
étant configuré pour interrompre un enroulement de la voile sur la bôme dans le cas
où la deuxième portion de guindant occulte le troisième capteur optique ou dans le
cas où la deuxième portion de guindant libère le quatrième capteur optique.
[0015] Avantageusement, l'organe de détection comprend une poulie en appui continu sur la
deuxième portion de guindant et un capteur de déplacement configuré pour détecter
la position de ladite poulie, le module de commande étant configuré pour commander
à l'organe de manoeuvre le pivotement vertical de la bôme de sorte à réduire l'angle
vertical dans le cas où le capteur de déplacement détecte un déplacement de la poulie
associé à la première position limite de la deuxième portion de guindant de voile
et pour commander à l'organe de manoeuvre le pivotement vertical de la bôme de sorte
à augmenter l'angle vertical dans le cas où le capteur de déplacement détecte un déplacement
de la poulie associé à la deuxième position limite de la deuxième portion de guindant
de voile.
[0016] Avantageusement, la poulie est solidaire d'au moins une tige en liaison pivot avec
la bôme, le capteur de déplacement étant configuré pour mesurer un angle de pivotement
de la tige par rapport à la bôme, la première position limite correspondant à un premier
angle de pivotement limite de la tige par rapport à la bôme et la deuxième position
limite correspondant à un deuxième angle de pivotement limite de la tige par rapport
à la bôme.
[0017] Avantageusement, la poulie est solidaire d'une tige en liaison rotule avec le mât,
le capteur de déplacement étant configuré pour mesurer un angle de pivotement de la
tige par rapport à la bôme, la première position limite correspondant à un premier
angle de pivotement limite de la tige par rapport à la bôme et la deuxième position
limite correspondant à un deuxième angle de pivotement limite de la tige par rapport
à la bôme.
[0018] Avantageusement, la poulie est solidaire d'un tube fixé sur la bôme et comprenant
le capteur de déplacement, ledit capteur de déplacement étant configuré pour mesurer
un déplacement horizontal de la poulie correspondant à un déplacement de la deuxième
portion de guindant à niveau de la première position limite ou à niveau de la deuxième
position limite.
[0019] Avantageusement, la poulie est solidaire d'un tube fixé sur le mât et comprenant
le capteur de déplacement, ledit capteur de déplacement étant configuré pour mesurer
un déplacement horizontal de la poulie correspondant à un déplacement de la deuxième
portion de guindant à niveau de la première position limite ou à niveau de la deuxième
position limite.
[0020] Selon un autre aspect de l'invention, celle-ci a trait à un système d'enroulement
de voile sur bôme enrouleuse comprenant un dispositif de réglage angulaire tel que
décrit ci-dessus, ledit système comprenant un enrouleur configuré pour enrouler et
dérouler la voile sur un tambour de la bôme dans le cas où la deuxième portion de
guindant est positionnée entre la première position limite et la deuxième position
limite.
[0021] Selon un autre aspect de l'invention, celle-ci a trait à un bateau à voile comprenant
une voile reliée à un mât dudit bateau par l'intermédiaire d'une première portion
de guindant et une bôme enrouleuse articulée sur le mât, ledit bateau comprenant en
outre au moins un organe de manoeuvre de la voile configuré pour faire pivoter verticalement
la bôme par rapport au mât, le bateau comprenant en outre un système d'enroulement
tel que décrit ci-dessus.
[0022] Avantageusement, l'organe de manoeuvre comprend une balancine reliant une extrémité
libre de la bôme à une extrémité libre du mât, la balancine étant réglable entre une
configuration de course maximum dans laquelle l'angle vertical entre la bôme et le
mât du côté de la voile est maximum et une configuration de course minimum dans laquelle
l'angle vertical entre la bôme et le mât est minimum.
[0023] Avantageusement, l'organe de manoeuvre comprend un halebas reliant une articulation
d'un pied du mât à une articulation de la bôme, le halebas étant réglable entre une
configuration de course maximum dans laquelle l'angle vertical entre la bôme et le
mât est minimum et une configuration de course minimum dans laquelle l'angle vertical
entre la bôme et le mât est maximum.
[0024] Avantageusement, l'articulation du pied du mât est mobile verticalement sur le mât
et/ou l'articulation de la bôme est mobile horizontalement sur la bôme, le halebas
comprenant en outre des moyens de verrouillage des articulations sur le pied du mât
et/ou sur la bôme, réciproquement.
[0025] Avantageusement, le halebas est un halebas télescopique, un système à vis de réglage
ou un vérin à gaz munis d'un cordage.
[0026] Avantageusement, l'organe de manoeuvre comprend un organe manuel configuré pour faire
pivoter verticalement la bôme par rapport au mât lorsque qu'un utilisateur actionne
l'organe manuel.
PRESENTATION DES FIGURES
[0027] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple, et se référant aux dessins annexés donnés à titre d'exemples
non limitatifs, dans lesquels des références identiques sont données à des objets
semblables et sur lesquels :
La figure 1 est une représentation schématique en vue de de côté d'un bateau à voile
;
La figure 2 est une représentation schématique d'une bôme articulée sur le mât d'un
bateau selon un premier angle entre ladite bôme et ledit mât ;
La figure 3 est une représentation schématique d'une bôme articulée sur le mât d'un
bateau selon un deuxième angle entre ladite bôme et ledit mât ;
La figure 4 est une représentation schématique d'une bôme articulée sur le mât d'un
bateau selon un troisième angle entre ladite bôme et ledit mât ;
La figure 5 est une représentation schématique détaillée d'une bôme articulée sur
le mât d'un bateau et comprenant un dispositif de réglage angulaire de bôme selon
un premier mode de réalisation de l'invention ;
La figure 6 est une représentation schématique détaillée d'une bôme articulée sur
le mât d'un bateau et comprenant un dispositif de réglage angulaire de bôme selon
un deuxième mode de réalisation de l'invention ;
La figure 7 est une représentation schématique détaillée d'une bôme articulée sur
le mât d'un bateau et comprenant un dispositif de réglage angulaire de bôme selon
un troisième mode de réalisation de l'invention ;
La figure 8 est une représentation schématique détaillée d'une bôme articulée sur
le mât d'un bateau et comprenant un dispositif de réglage angulaire de bôme selon
un quatrième mode de réalisation de l'invention ;
La figure 9 est une représentation schématique détaillée d'une bôme articulée sur
le mât d'un bateau et comprenant un dispositif de réglage angulaire de bôme selon
un cinquième mode de réalisation de l'invention ;
[0028] Il faut noter que les figures exposent l'invention de manière détaillée pour permettre
de mettre en oeuvre l'invention ; bien que non limitatives, lesdites figures servent
notamment à mieux définir l'invention le cas échéant.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0029] La figure 1 illustre un bateau 1 à voiles, comprenant au moins une voile notamment
une voile 3 globalement triangulaire, ici une grand-voile 3. La bordure de la voile
3 est solidaire d'une bôme enrouleuse 7 articulée à un mât 5. La bôme 7 forme avec
le mât 5 au moins un angle α du côté de la voile 3 entre la bôme 7 et le mât 5. Alternativement,
l'angle considéré peut être l'angle entre la bôme et le mât du côté opposé à la voile,
c'est-à-dire l'angle vertical supplémentaire à l'angle α et variant de manière proportionnelle
inverse à l'angle α. Avantageusement, la bôme 7 peut pivoter horizontalement autour
du mât 5, notamment en fonction de l'allure du bateau 1 par rapport au vent. Le guindant
de la voile 3 comprend une première portion de guindant 15a en liaison glissière avec
le mât 5 et plus particulièrement avec une gorge 17 du mât 5, prolongée vers le bas
par une glissière s'écartant progressivement du mât et désigné communément sous le
terme de « ralingue ». Le guindant de la voile 3 comprend également une deuxième portion
de guindant 15b, mobile horizontalement sur la bôme 7. La première portion de guindant
15a est naturellement verticalement au-dessus de la deuxième portion de guindant 15b.
[0030] Le bateau 1 comprend au moins un organe de manoeuvre configuré pour faire pivoter
verticalement la bôme 7 par rapport au mât 5 de sorte à faire varier l'angle vertical
α. Sur la figure 1, le bateau comprend une pluralité d'organes de manoeuvre, notamment
une balancine 11 reliant une extrémité libre de la bôme 7 à une extrémité libre du
mât 5. En augmentant la tension mécanique dans la balancine 11, l'extrémité libre
de la bôme 7 s'élève et l'angle α diminue. Inversement, en réduisant la tension mécanique
dans la balancine 11, l'extrémité libre de la bôme 7 s'abaisse et l'angle α augmente.
Autrement dit, la balancine 11 est réglable entre une configuration de course maximum
dans laquelle l'angle vertical α est maximum et une configuration de course minimum
dans laquelle l'angle vertical α est minimum. Un autre organe de manoeuvre illustré
sur la figure 1 est un halebas 9 reliant une articulation d'un pied du mât 5 à une
articulation de la bôme 7, également réglable entre une configuration de course maximum
dans laquelle l'angle vertical α est minimum et une configuration de course minimum
dans laquelle l'angle vertical α est maximum. Le halebas 9 est par exemple un halebas
9 actionné par un actionneur électrique ou hydraulique. Le halebas 9 est par exemple
un halebas télescopique actionné par un actionneur électrique ou hydraulique, un système
à vis de réglage ou un vérin à gaz avec mou en cordage. De préférence, l'articulation
du pied du mât 5 est mobile verticalement sur le mât 5. De préférence encore, l'articulation
de la bôme 7 est mobile horizontalement sur la bôme 7. Le halebas 9 peut comprendre
en outre des moyens de déplacement et, le cas échéant, de verrouillage de ses articulations
sur le pied du mât 5 et/ou sur la bôme 7. La balancine 11 et le halebas 9 peuvent
opérer indépendamment l'un de l'autre ou en synergie. En complément, les organes de
manoeuvre peuvent comprendre, de préférence, un organe manuel (non illustré) permettant
à un membre de l'équipage de régler manuellement l'angle vertical α. Pour la suite
de la description et par soucis de lisibilité des figures, aucun cordage du bateau
1 n'est représenté à l'exception de la balancine 11, y compris les cordages faisant
partie des manoeuvres courantes du bateau 1.
[0031] La voile 3 s'enroule sur la bôme enrouleuse 7, par exemple lors de la prise d'un
ris ou lors d'une arrivée au mouillage ou dans un port, par l'intermédiaire d'un système
d'enroulement comprenant un enrouleur (non illustré) configuré pour enrouler ou dérouler
la voile sur un tambour de la bôme. Pour s'enrouler ou se dérouler correctement sur
le tambour de la bôme 7, l'angle vertical α doit sensiblement être égal à 90°, c'est-à-dire
qu'il existe une position privilégiée de la deuxième portion de guindant 15b sur la
bôme 7 dans lequel l'enroulement de la voile 3 est fait sans plis et sans risque de
coincer la première portion de guindant 15a dans la gorge 17, comme illustré sur la
figure 2. Ainsi, l'enroulement ou le déroulement de la voile 3 est optimum uniquement
entre une première position limite P1 de la deuxième portion de guindant 15b sur la
bôme 7 et une deuxième position limite P2 de la deuxième portion de guindant 15b sur
la bôme 7, comme illustrés sur la figure 3 et sur la figure 4. La première position
limite P1 est ici illustrée plus proche du mât que la deuxième position limite P2.
Alternativement, les positions limites P1, P2 sont confondues, de sorte qu'il n'y
ait qu'un seul angle dans lequel l'enroulement ou le déroulement est autorisé, de
préférence quand l'angle α est égal à 90°. L'enrouleur est de préférence actionné
par un moteur électrique, mais peut en outre comprendre des moyens d'enroulement manuel
qui peuvent être utilisables notamment en cas d'avarie.
[0032] Le système d'enroulement comprend un dispositif de réglage 4 angulaire configuré
pour régler l'angle vertical α entre le mât 5 et la bôme 7, comme illustré sur les
figures 5 à 9. Le dispositif de réglage 4 comprend au moins un organe de détection
6 configuré pour détecter la deuxième portion de guindant 15b. Le dispositif de réglage
4 comprend également un module de commande 8 relié à l'organe de détection 6 et aux
organes de manoeuvre 9,11. Le module de commande 8 est configuré pour commander aux
organes de manoeuvre 9, 11 le pivotement vertical de la bôme 7 de sorte à réduire
l'angle vertical α dans le cas où l'organe de détection 6 détecte le déplacement de
la deuxième portion de guindant 15b à niveau de la première position limite P1. Aussi,
le module de commande 8 est configuré pour commander aux organes de manoeuvre 9, 11
le pivotement vertical de la bôme 7 de sorte à augmenter l'angle vertical α dans le
cas où l'organe de détection 6 détecte le déplacement de la deuxième portion de guindant
15b à niveau de la deuxième position limite P2. Par le vocable « relié », on entend
le fait que le module de commande 8 peut recevoir une information de l'organe de détection
6 et transmettre une consigne aux organes de manoeuvre 9,11, soit par l'intermédiaire
d'une connexion matérielle, par exemple par un câble électrique reliant les différents
composants, soit par l'intermédiaire d'une transmission sans fil.
[0033] Grâce à une telle combinaison de caractéristiques, un tel dispositif de réglage angulaire
permet de s'assurer que l'angle vertical α est optimum, c'est-à-dire que la deuxième
portion de guindant 15b est située entre la première position limite P1 et la deuxième
position limite P2, notamment pour permettre l'enroulement ou le déroulement en toute
sécurité de la voile 2, par exemple pour une prise de ris ou lors de l'arrivée du
bateau 1 au mouillage ou dans un port. Un tel dispositif de réglage 4 permet de garantir
un enroulement sans plis et sans risque de déchirure de la voile 3 sur le tambour
de la bôme 7. L'enroulement ou le déroulement de la voile 3 par le système d'enroulement
peut s'opérer en même temps que le pivotement de la bôme 7.
[0034] La suite de la description s'attache à décrire le fonctionnement de l'organe de détection
6 selon différents modes de réalisation.
[0035] Dans le dispositif de réglage 4 illustré sur la figure 5 et sur la figure 6, l'organe
de détection 6 comprend au moins un premier capteur optique 10a fixé sur la bôme 7
en regard de la première position limite P1 et un deuxième capteur optique 10b fixé
sur la bôme 7 en regard de la deuxième position limite P2. De préférence, les capteurs
10a, 10b sont fixés sur une partie fixe de la bôme 7 par rapport au tambour de la
bôme 7. Dans ce mode de réalisation, le module de commande 8 est configuré pour commander
aux organes de manoeuvre 9, 11 le pivotement vertical de la bôme 7 de sorte à réduire
l'angle vertical α dans le cas où la deuxième portion de guindant 15b occulte le premier
capteur optique 10a et pour commander aux organes de manoeuvre 9, 11 le pivotement
vertical de la bôme de sorte à augmenter l'angle vertical α dans le cas où la deuxième
portion de guindant 15b libère le deuxième capteur optique 10b.
[0036] Dans le mode de réalisation correspondant au dispositif de réglage 4 illustré sur
la figure 6, l'organe de détection 6 comprend en outre au moins un troisième capteur
optique 10c fixé sur la bôme 7 en regard d'une troisième position limite (non illustrée).
La troisième position limite est plus proche du mât 5 que la première position limite
P1. L'organe de détection 6 comprend également au moins un quatrième capteur optique
10d fixé sur la bôme 7 en regard d'une quatrième position limite (non-illustrée).
La quatrième position limite est plus éloignée du mât 5 que la deuxième position limite
P2. Dans ce mode de réalisation, le module de commande 8 est configuré pour interrompre
un enroulement ou un déroulement de la voile 3 sur le tambour de la bôme 7 dans le
cas où la deuxième portion de guindant 15b occulte le troisième capteur 10c ou dans
le cas où la deuxième portion de guindant 15b libère le quatrième capteur optique
10d. En plus d'interrompre l'enroulement ou le déroulement, le module de commande
8 peut avantageusement lancer un signal d'alerte à destination de l'équipage du bateau
1, par exemple pour signifier qu'une intervention manuelle est nécessaire pour déplacer
horizontalement la voile 3 sur la bôme pour retourner à une position d'enroulement
sécurisée.
[0037] Dans le dispositif de réglage 4 illustré sur la figure 7, la figure 8 et la figure
9, l'organe de détection comprend une poulie 12a en appui continu sur la deuxième
portion de guindant 15b et un capteur de déplacement 12c configuré pour détecter la
position de ladite poulie 12a. Dans ce mode de réalisation, le module de commande
8 est configuré pour commander aux organes de manoeuvre 9, 11, le pivotement vertical
de la bôme 7 de sorte à réduire l'angle vertical α dans le cas où le capteur de déplacement
12c détecte un déplacement de la poulie 12a associé à la première position limite
P1 de la deuxième portion de guindant 15b. Le module de commande 8 est également configuré
pour commander aux organes de manoeuvre 9, 11, le pivotement vertical de la bôme 7
de sorte à augmenter l'angle vertical α dans le cas où le capteur de déplacement 12c
détecte un déplacement de la poulie 12a associé à la deuxième position limite P2 de
la deuxième portion de guindant 15b. La poulie 12a est par exemple formée par deux
flasques joints par une gorge, le point de contact entre la deuxième portion du guidant
15b et la poulie étant dans la gorge de la poulie 12a. Le point de contact est de
préférence maintenu par l'intermédiaire d'un ressort, de sorte que lorsque la deuxième
portion de guindant 15b s'éloigne horizontalement du mât 5, la poulie 12a se déplace
également.
[0038] Dans le dispositif de réglage 4 illustré sur la figure 7, la poulie 12a est solidaire
d'au moins une tige 12b en liaison pivot avec la bôme 7. Le capteur de déplacement
12c est alors configuré pour mesurer un angle de pivotement de la tige 12b par rapport
à la bôme 7. La première position limite P1 correspond à un premier angle de pivotement
limite de la tige 12b par rapport à la bôme 7. La deuxième position limite P2 correspond
à un deuxième angle de pivotement limite de la tige 12b par rapport à la bôme. Avantageusement,
la poulie 12a est solidaire de deux tiges 12b en liaison pivot avec la bôme 7. Chaque
tige 12b est alors située de part et d'autre de la voile 3 assurant ainsi une meilleure
tenue mécanique de l'organe de détection 6. Le dispositif de réglage 4 de la figure
8 diffère de celui de la figure 7, notamment en ce que la tige 12b ou les tiges 12b
est/sont en liaison rotule avec le mât 5. Le point de pivotement de la poulie 12a
est alors situé verticalement au-dessus de la poulie 12a, ce qui permet d'adapter
le dispositif de réglage 4 et plus particulièrement l'organe de détection 6 en fonction
de l'espace disponible dans cette zone, qui peut varier d'un bateau à un autre. En
outre, sur la figure 8, la ou les tiges 12b peuvent être configurées pour accompagner
un déplacement de la voile 3 autour du mât, par exemple lors d'un changement d'allure
du bateau 1.
[0039] Dans le dispositif de réglage de la figure 9, la poulie 12a est solidaire d'un tube
fixé sur la bôme, le tube comprenant le capteur de déplacement 12c. Le capteur de
déplacement 12 est configuré pour mesurer un déplacement horizontal de la poulie.
Dans le cas où la poulie se déplace horizontalement d'une distance prédéterminée,
le module de commande 8 en déduit que la deuxième portion de guindant 15b a atteint
la première position limite P1 ou la deuxième position limite P2 et commande les organes
de manoeuvre 9, 11 en conséquence.
[0040] On notera par ailleurs que l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation
décrit précédemment. Il apparaîtra en effet à l'homme du métier que diverses modifications
peuvent être apportées au mode de réalisation décrit ci-dessus, à la lumière de l'enseignement
qui vient de lui être divulgué.
[0041] Par exemple, dans les modes de réalisation où l'organe de détection 6 comprend une
poulie 12a et de manière analogue aux modes de réalisation comprenant des capteurs
optiques, il vient naturellement que le capteur de déplacement 12c peut mesurer un
déplacement de la poulie 12a associé à la troisième position limite de la deuxième
portion de guindant 15b ou un déplacement de la poulie associé à la quatrième position
limite de la deuxième portion de guindant 15b, et que le module de commande 8 peut
interrompre l'enroulement en cas de telles mesures.
[0042] En complément de l'organe de détection 6, quelle que soit sa forme, le dispositif
de réglage peut comprendre au moins deux repères visuels positionnés sur les organes
de manoeuvre, de sorte que la position préférée des organes de manoeuvre 9, 11 puisse
être réglée, par exemple en cas de défaillance de l'organe de détection 6 ou du module
de commande 8.
[0043] Dans la présentation détaillée de l'invention qui est faite précédemment, les termes
utilisés ne doivent pas être interprétés comme limitant l'invention au mode de réalisation
exposé dans la présente description, mais doivent être interprétés pour y inclure
tous les équivalents dont la prévision est à la portée de l'homme du métier en appliquant
ses connaissances générales à la mise en oeuvre de l'enseignement qui vient de lui
être divulgué.
1. Dispositif de réglage angulaire (4) pour un bateau, le bateau comprenant un mât (5)
vertical, une bôme (7) enrouleuse articulée sur le mât (5), une voile (3) reliée au
mât (5) par l'intermédiaire d'une première portion (15a) de guindant de voile (3)
s'enroulant sur la bôme (7) et au moins un organe de manoeuvre de la voile (3) configuré
pour faire pivoter verticalement la bôme (7) par rapport au mât (5) de sorte à faire
varier un angle vertical (α) formé, du côté de la voile (3), entre la bôme (7) et
le mât (5), le dispositif de réglage angulaire (4) étant configuré pour régler l'angle
vertical (α) et comprenant :
- au moins un organe de détection (6) configuré pour détecter une deuxième portion
(15b) de guindant de la voile (3) mobile horizontalement sur la bôme (7) ;
- un module de commande (8) relié aux organes de manoeuvre et à l'organe de détection
(6), ledit module de commande (8) étant configuré pour commander à l'organe de manoeuvre
le pivotement vertical de la bôme (7) de sorte à réduire l'angle vertical (α) dans
le cas où l'organe de détection (8) détecte le déplacement de la deuxième portion
(15b) de guindant à niveau d'une première position limite (P1) sur la bôme (7) et
configuré pour commander à l'organe de manoeuvre le pivotement vertical de la bôme
(7) de sorte à augmenter l'angle vertical (α) dans le cas où l'organe de détection
(6) détecte le déplacement de la deuxième portion (15b) de guindant à niveau d'une
deuxième position limite (P2) sur la bôme (7), la première position limite (P1) étant
confondue avec la deuxième position limite (P2) ou plus proche du mât (5) que la deuxième
position limite (P2).
2. Dispositif de réglage angulaire (4) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de détection (6) comprend au moins un premier capteur optique (10a) fixé
sur la bôme (7) en regard de la première position limite (P1) et un deuxième capteur
optique (10b) fixé sur la bôme (7) en regard de la deuxième position limite (P2),
le module de commande (8) étant configuré pour commander à l'organe de manoeuvre le
pivotement vertical de la bôme (7) de sorte à réduire l'angle vertical (α) dans le
cas où la deuxième portion (15b) de guindant occulte le premier capteur optique (10a)
et pour commander à l'organe de manoeuvre le pivotement vertical de la bôme (7) de
sorte à augmenter l'angle vertical (α) dans le cas où la deuxième portion (15b) de
guindant libère le deuxième capteur optique (10b).
3. Dispositif de réglage angulaire (4) selon la revendication 2, caractérisé en ce que l'organe de détection (6) comprend au moins un troisième capteur optique (10c) fixé
sur la bôme (7) en regard d'une troisième position limite, la troisième position limite
étant plus proche du mât (5) que la première position limite (P1) et un quatrième
capteur optique (10d) fixé sur la bôme (7) en regard d'une quatrième position limite,
la quatrième position limite étant plus éloignée du mât (5) que la deuxième position
limite (P2), le module de commande (8) étant configuré pour interrompre un enroulement
de la voile (3) sur la bôme (7) dans le cas où la deuxième portion (15b) de guindant
occulte le troisième capteur optique (10c) ou dans le cas où la deuxième portion (15b)
de guindant libère le quatrième capteur optique (10d).
4. Dispositif de réglage angulaire (4) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe de détection (6) comprend une poulie (12a) en appui continu sur la deuxième
portion (15b) de guindant et un capteur de déplacement (12c) configuré pour détecter
la position de ladite poulie (12a), le module de commande (8) étant configuré pour
commander à l'organe de manoeuvre le pivotement vertical de la bôme (7) de sorte à
réduire l'angle vertical (α) dans le cas où le capteur de déplacement (12c) détecte
un déplacement de la poulie (12a) associé à la première position limite (P1) de la
deuxième portion (15b) de guindant et pour commander à l'organe de manoeuvre le pivotement
vertical de la bôme (7) de sorte à augmenter l'angle vertical (α) dans le cas où le
capteur de déplacement (12c) détecte un déplacement de la poulie (12a) associé à la
deuxième position limite (P2) de la deuxième portion (15b) de guindant.
5. Dispositif de réglage (4) selon la revendication 4, caractérisé en ce que la poulie (12a) est solidaire d'au moins une tige (12b) en liaison pivot avec la
bôme (7), le capteur de déplacement (12c) étant configuré pour mesurer un angle de
pivotement de la tige (12b) par rapport à la bôme (7), la première position limite
(P1) correspondant à un premier angle de pivotement limite de la tige (12b) par rapport
à la bôme (7) et la deuxième position limite (P2) correspondant à un deuxième angle
de pivotement limite de la tige (12b) par rapport à la bôme (7).
6. Dispositif de réglage (4) selon la revendication 4, caractérisé en ce que la poulie (12a) est solidaire d'une tige (12b) en liaison rotule avec le mât (5),
le capteur de déplacement (12c) étant configuré pour mesurer un angle de pivotement
de la tige (12b) par rapport à la bôme (7), la première position limite (P1) correspondant
à un premier angle de pivotement limite de la tige (12b) par rapport à la bôme (7)
et la deuxième position limite (P2) correspondant à un deuxième angle de pivotement
limite de la tige (12b) par rapport à la bôme (7).
7. Dispositif de réglage (4) selon la revendication 4, caractérisé en ce que la poulie (12a) est solidaire d'un tube fixé sur la bôme (7) et comprenant le capteur
de déplacement (12c), ledit capteur de déplacement (12c) étant configuré pour mesurer
un déplacement horizontal de la poulie (12a) correspondant à un déplacement de la
deuxième portion (15b) de guindant à niveau de la première position limite (P1) ou
à niveau de la deuxième position limite (P2).
8. Dispositif de réglage (4) selon la revendication 4, caractérisé en ce que la poulie (12a) est solidaire d'un tube fixé sur le mât (5) et comprenant le capteur
de déplacement (12c), ledit capteur de déplacement (12c) étant configuré pour mesurer
un déplacement horizontal de la poulie (12a) correspondant à un déplacement de la
deuxième portion (15b) de guindant à niveau de la première position limite (P1) ou
à niveau de la deuxième position limite (P2).
9. Système d'enroulement de voile sur bôme (7) enrouleuse comprenant un dispositif de
réglage angulaire (4) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, ledit système
comprenant un enrouleur configuré pour enrouler et dérouler la voile (3) sur un tambour
de la bôme (7) dans le cas où la deuxième portion (15b) de guindant est positionnée
entre la première position limite (P1) et la deuxième position limite (P2).
10. Bateau (1) à voile comprenant une voile (3) reliée à un mât (5) dudit bateau (1) par
l'intermédiaire d'une première portion (15a) de guindant et une bôme (7) enrouleuse
articulée sur le mât (5), ledit bateau (1) comprenant en outre au moins un organe
de manoeuvre de la voile (3) configuré pour faire pivoter verticalement la bôme (7)
par rapport au mât (5), le bateau (1) comprenant en outre un système d'enroulement
de voile selon la revendication 9.
11. Bateau (1) à voile selon la revendication 10, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre comprend une balancine (11) reliant une extrémité libre de
la bôme (7) à une extrémité libre du mât (5), la balancine (11) étant réglable entre
une configuration de course maximum dans laquelle l'angle vertical (α) entre la bôme
(7) et le mât (3) du côté de la voile (3) est maximum et une configuration de course
minimum dans laquelle l'angle vertical (α) entre la bôme (7) et le mât (3) est minimum.
12. Bateau (1) à voile selon la revendication 10 ou 11, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre comprend un halebas (9) reliant une articulation d'un pied
du mât (5) à une articulation de la bôme (7), le halebas (9) étant réglable entre
une configuration de course maximum dans laquelle l'angle vertical (α) entre la bôme
(7) et le mât (5) est minimum et une configuration de course minimum dans laquelle
l'angle vertical (α) entre la bôme (7) et le mât (5) est maximum.
13. Bateau (1) à voile selon la revendication 12, caractérisé en ce que l'articulation du pied du mât (5) est mobile verticalement sur le mât (5) et/ou l'articulation
de la bôme (7) est mobile horizontalement sur la bôme (7), le halebas (9) comprenant
en outre des moyens de verrouillage des articulations sur le pied du mât (5) et/ou
sur la bôme (7), réciproquement.
14. Bateau (1) à voile selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que le halebas (9) est un halebas télescopique, un système à vis de réglage ou un vérin
à gaz munis d'un cordage.
15. Bateau (1) à voile selon l'une quelconque des revendications 10 à 14, caractérisé en ce que l'organe de manoeuvre comprend un organe manuel configuré pour faire pivoter verticalement
la bôme (7) par rapport au mât (5) lorsque qu'un utilisateur actionne l'organe manuel.