Domaine Technique
[0001] L'invention se rattache au domaine des sports de glisse sur neige, et plus précisément
du ski de fond. Elle vise plus particulièrement une fixation destinée à être montée
sur un ski, en vue de solidariser la chaussure de l'utilisateur avec le ski. Elle
concerne plus particulièrement une structure particulière des moyens permettant d'enclencher
la fixation, ou de libérer la chaussure de celle-ci. Une telle fixation est adaptée
pour différentes techniques de ski de fond, comme l'alternatif ou le skating.
Techniques Antérieures
[0002] De manière générale, les fixations de ski de fond doivent permettre un accrochage
fiable de la chaussure par rapport au ski, tout en autorisant le soulèvement du talon
pendant les phases de poussée, et ce en limitant au maximum le débattement latéral
de la chaussure par rapport à l'axe longitudinal du ski.
[0003] Pour ce faire, les chaussures connues à ce jour comportent un axe transversal qui
est situé à l'avant de la chaussure, légèrement en dessous et en retrait par rapport
à l'extrémité avant de la chaussure. Cet axe transversal est emprisonné dans la fixation
pendant la pratique du ski, et constitue l'axe de pivotement de la chaussure lors
du soulèvement du talon.
[0004] Le document
DE 94 22 308 U décrit un exemple de fixation susceptible de fonctionner avec une chaussure de ce
type. Plus précisément, cette fixation comprend un crochet central s'étendant sur
une largeur suffisante pour bloquer l'axe de pivotement de la chaussure et permettre
un pivotement de la chaussure en restant dans un plan vertical. Ce crochet est associé
à un mécanisme qui permet de le translater horizontalement et longitudinalement, sous
l'action de la rotation d'un bouton par l'utilisateur. La conception de ce crochet
relativement large présente l'inconvénient d'alourdir la fixation, avec un mécanisme
relativement complexe et fragile.
[0005] Une évolution de ce type de fixation a été proposée dans le document
EP 2 184 089, qui décrit une fixation comportant deux crochets qui coopèrent avec l'axe de la
chaussure. Ces deux crochets sont situés de part et d'autre du plan longitudinal médian
de la fixation, et sont solidaires d'un mécanisme qui leur permet de pivoter par rapport
à un axe horizontal transversal. Ce mécanisme est associé à un organe de manœuvre
situé en partie avant de la fixation, qui est relié aux crochets par l'intermédiaire
d'un bras formant levier, qui, lorsqu'il est déplacé, permet aux crochets de s'escamoter,
autorisant l'entrée de l'axe dans des gorges prévues à cet effet sur des parois verticales.
Ces parois verticales sont positionnées de telle sorte qu'elles s'insèrent dans des
rainures complémentaires ménagées sur la chaussure. Le mécanisme est associé à des
moyens de rappels qui sont contrariés lorsque l'utilisateur soulève le levier pour
libérer sa chaussure, de telle sorte qu'après avoir relâché ce levier, les crochets
reviennent automatiquement en position engagée, dans laquelle les gorges recevant
l'axe sont obturées.
[0006] Ce dispositif présente plusieurs inconvénients, et notamment celui de la nécessité
d'une amplitude importante du levier actionné par l'utilisateur pour permettre le
dégagement des crochets. En outre et surtout, le système est susceptible de provoquer
des déclenchements inopinés de la fixation, si l'effort vertical exercé au niveau
de l'axe est supérieur à l'effort exercé par les moyens de rappel.
[0007] Une autre solution a été proposée dans le document
EP 3 554 656, qui décrit également une fixation de ski de fond équipée d'une paire de crochets
destinés à coopérer avec l'axe de la chaussure. Ces crochets sont mobiles en translation
longitudinale, sous l'effet de la rotation d'un bouton situé à l'avant de la fixation.
Cette fixation comporte des nervures ou parois verticales, qui s'étendent longitudinalement,
et qui coopèrent avec des rainures complémentaires de la semelle de la chaussure,
pour assurer un centrage de la chaussure sur la fixation, et la transmission des efforts
transversaux lorsque la chaussure est plaquée sur la fixation. En partie avant, ces
nervures présentent des évidements formant des gorges, à l'intérieur desquelles peut
être inséré l'axe de la chaussure. Les crochets mobiles peuvent ainsi se déplacer
entre une position engagée où ils obturent ces gorges et empêchent la sortie de l'axe,
et une position escamotée, dans laquelle les gorges sont ouvertes et permettent l'introduction
et le retrait de l'axe.
[0008] Ce dispositif présente l'inconvénient d'une certaine complexité mécanique, puisqu'il
est nécessaire de convertir une rotation du bouton de commande en une translation
de la paire d'axes. Le mécanisme doit en effet être capable de provoquer la translation
des crochets sur une longueur suffisante, par la simple rotation du bouton de commande,
avec donc la nécessité de créer un levier important.
[0009] De plus, de la neige vient souvent s'accumuler autour des éléments mobiles de la
fixation, lors de la pratique du ski de fond, puis peut partiellement fondre et geler.
Il en résulte que la fixation peut se bloquer en position fermée, ou bien, une fois
la chaussure libérée, ne peut plus se refermer.
[0010] Le document
US 2014/001733 décrit un autre type de fixation de ski de fond dans laquelle une embase solidaire
du ski présente une rainure configurée pour recevoir un taquet longitudinal situé
à l'avant de la chaussure, légèrement en dessous et en retrait par rapport à l'extrémité
avant de la chaussure.
[0011] Là aussi, cette fixation de ski de fond peut se bloquer en position fermée ou ne
plus se refermer une fois la chaussure libérée du fait de l'accumulation de neige
susceptible de fondre puis geler autour des éléments mobiles de la fixation.
Exposé de l'invention
[0012] Un des objectifs de l'invention est de fournir une fixation qui soit simple de conception,
en permettant un déplacement suffisant du système de verrouillage de la chaussure
au moyen d'un mécanisme s'intégrant facilement dans le volume de la fixation, tout
en assurant une fiabilité très élevée, notamment en évitant l'accumulation de neige
autour des éléments mobiles.
[0013] Un des objectifs de l'invention est de proposer un organe de manœuvre spécifique
permettant de déplacer le système de verrouillage de la chaussure de la position verrouillée
à la position déverrouillée et inversement, cet organe de manœuvre assurant l'étanchéité
de la fixation.
[0014] Un objectif supplémentaire de l'invention est de proposer un organe de manœuvre présentant
une facilité de montage sur la fixation tout en assurant une solidité suffisante.
[0015] Pour ce faire, le Demandeur a conçu une fixation pour skis de fond, destinée de façon
classique à recevoir une chaussure équipée d'un organe de liaison, tel qu'un axe transversal,
situé en partie avant.
[0016] Cette fixation comporte :
- un système de verrouillage à deux états, verrouillé et déverrouillé, dans lesquels
l'organe de liaison de la chaussure est respectivement maintenu et libéré,
- une embase configurée pour être solidaire, à l'état installé, du ski,
- un levier, mobile en rotation entre deux positions d'ouverture et de fermeture, le
système de verrouillage étant respectivement déverrouillé ou verrouillé lorsque le
levier est en position d'ouverture ou de fermeture,
- une rainure pratiquée dans l'embase,
- un organe de manœuvre, comportant :
* un tronc en prise avec le levier, traversant la rainure,
* un corps situé, à l'état monté, sur le dessus de la rainure, de forme et dimensions
telles qu'il recouvre intégralement la rainure lorsque le levier est en position de
fermeture.
[0017] En effet, la position de fermeture du levier est la position majoritairement adoptée
pour la fixation, et notamment la position exclusivement adoptée pendant la pratique
sportive. Dès lors le corps de l'organe de manœuvre recouvre la rainure la majorité
du temps, et notamment pendant la pratique sportive, ce qui réduit fortement l'infiltration
de neige par ladite rainure.
[0018] La probabilité de blocage du système de verrouillage par accumulation de neige est
ainsi fortement réduite.
[0019] La fixation peut notamment présenter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes.
[0020] L'embase peut inclure une portion réceptrice configurée pour accueillir l'organe
de liaison de la chaussure, et le système de verrouillage peut comporter alors un
élément de maintien porté par un mécanisme permettant la rotation dudit élément de
maintien par rapport à un axe vertical.
[0021] Contrairement aux mécanismes à élément de maintien mobile en translation, le verrouillage
par rotation présente une meilleure résistance à l'arrachement.
[0022] L'élément de maintien peut être formé par deux crochets présentant chacun une portion
extrêmale s'étendant dans un plan horizontal.
[0023] Notamment, les portions extrêmales des deux crochets peuvent être orientées dans
des sens opposés et plus particulièrement, les crochets peuvent être image l'un de
l'autre par rotation de 180° par rapport à l'axe vertical de rotation.
[0024] Le système de verrouillage peut notamment comporter une pièce de verrouillage sensiblement
horizontale, montée mobile en rotation autour de l'axe vertical sur l'embase, ladite
pièce de verrouillage portant les crochets et le levier.
[0025] La pièce de verrouillage est alors la seule pièce en mouvement du mécanisme, qui
ne nécessite alors pas de renvois et transmissions d'actionnement mécanique, et s'en
trouve ainsi simplifié.
[0026] L'organe de manœuvre peut être relié à l'extrémité libre du levier, en particulier
par l'intermédiaire du tronc.
[0027] La partie inférieure du tronc de l'organe de manœuvre présente une collerette positionnée,
à l'état monté, sous l'embase formant retenue.
[0028] Dans un premier mode de réalisation, non illustré, la rainure peut être de largeur
constante et la longueur de la collerette dans le sens de déplacement de l'organe
de manœuvre, en considérant l'organe de manœuvre en position de fonctionnement, est
alors inférieure ou égale à la largeur de la rainure mesurée dans le sens orthogonal
au sens de déplacement de l'organe de manœuvre, tandis que la largeur de la collerette
dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre est supérieure
à celle de la rainure.
[0029] Selon un autre mode de réalisation, la rainure peut présenter une fenêtre d'insertion,
de largeur dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre
supérieure au reste de la rainure, dans laquelle peut être inséré et retiré le tronc
de l'organe de manœuvre par translation verticale et la collerette est alors de forme
complémentaire à la fenêtre d'insertion lorsque l'organe de manœuvre est dans une
position d'insertion, et forme retenue lorsque l'organe de manœuvre est en prise avec
le levier.
[0030] La fenêtre d'insertion peut notamment être située dans une portion centrale de la
rainure, le tronc de l'organe de manœuvre étant situé au niveau de ladite fenêtre
d'insertion lorsque le levier est situé dans une position intermédiaire entre les
positions d'ouverture et de fermeture.
[0031] Ainsi, dans les positions de fermeture et d'ouverture, qui sont les seules adoptées
de façon non transitoire, la collerette et le tronc ne sont pas au niveau de la fenêtre
d'insertion, ce qui réduit les risques d'arrachage accidentel.
[0032] La position d'insertion de l'organe de manœuvre peut notamment être, par rapport
à la position où l'organe de manœuvre est en prise avec le levier, une position orientée
en rotation autour d'un axe vertical d'un angle compris entre 10 et 200°, notamment
entre 60 et 120° et plus particulièrement entre 80 et 100°, et préférentiellement
autour de 90°.
[0033] La fenêtre d'insertion peut présenter une forme sensiblement rectangulaire et la
collerette une forme complémentaire de la fenêtre d'insertion lorsque l'organe de
manœuvre est en position d'insertion, avec :
- une longueur dans le sens de déplacement de l'organe de manœuvre inférieure à sa largeur
dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre, et
- une largeur et une longueur supérieures à la largeur de la rainure en dehors de la
fenêtre d'insertion.
[0034] La largeur de la collerette dans le sens orthogonal au déplacement de l'organe de
manœuvre, en considérant l'organe de manœuvre en position de fonctionnement, peut
être supérieure à la largeur de la fenêtre d'insertion de la rainure mesurée dans
le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre pour former retenue
verticale de l'organe de manœuvre en position de fonctionnement,
tandis que la longueur de la collerette, dans le sens de déplacement de l'organe de
manœuvre, est inférieure à la largeur de la fenêtre d'insertion de la rainure dans
le sens orthogonal au déplacement de l'organe de manœuvre, pour permettre l'insertion
de l'organe de manœuvre en position d'insertion à travers la rainure.
[0035] La rainure peut être au moins partiellement en arc de cercle, ou même entièrement
en arc de cercle, et former alors un guide pour l'organe de manœuvre et le levier
lors de son déplacement entre les positions d'ouverture et de fermeture.
[0036] L'invention couvre également les planches de glisse équipées d'une telle fixation,
notamment celles où l'embase de la fixation est montée sur le ski par l'intermédiaire
d'une plaque solidaire de la face supérieure du ski et avec laquelle l'embase de la
fixation est en liaison coulissante pour permettre la translation de l'embase et le
réglage de la position longitudinale de la zone d'accroche de la chaussure sur le
ski.
Description sommaire des figures
[0037] La manière de réaliser l'invention ainsi que les avantages qui en découlent ressortiront
bien de la description des modes de réalisation qui suivent, à l'appui des figures
annexées dans lesquelles :
[Fig 1] est une vue en perspective sommaire d'une fixation de ski selon un premier
mode de réalisation de l'invention.
[Fig. 2] est une vue en perspective en éclaté de la fixation de ski de la figure 1.
[Fig. 3] est une vue de dessus de l'embase sans l'organe de manœuvre,
[Fig. 4] est une vue de dessous de l'organe de manœuvre,
[Fig. 5] est une vue de côté de l'organe de manœuvre,
[Fig. 6] est une vue en coupe de la fixation des figures 1 et 2,
[Fig. 7] est une vue de dessus de la fixation avec le système de verrouillage à l'état
verrouillé,
[Fig. 8] est une vue de dessus de la fixation avec le système de verrouillage à l'état
déverrouillé,
[Fig. 9] est une vue de dessous de la fixation avec le système de verrouillage à l'état
déverrouillé
[Fig. 10] est une vue de dessus de la fixation en cours d'assemblage, avec l'organe
de manœuvre en position d'insertion dans la rainure,
[Fig. 11] est une vue de dessous de la fixation de la figure 10.
Manière de réaliser l'invention
[0038] La figure 1 est une vue en perspective de dessus d'un mode de réalisation de fixation
1 pour ski selon un mode de réalisation de l'invention.
[0039] Pour l'orientation dans l'espace, la direction longitudinale du pied de l'utilisateur,
du talon aux orteils, est considérée longitudinale. Cette direction longitudinale
est généralement confondue avec le sens de progression du ski glissant, sauf pour
les planches de type « surf » ou « snowboard ».
[0040] La direction verticale est donnée par la gravité, en considérant la planche de glisse
sur un sol horizontal plan. La troisième direction orthogonale aux deux précédentes
est considérée transverse.
[0041] La figure 1 représente notamment la portion avant, configurée pour recevoir une chaussure
équipée d'un organe de liaison situé en partie longitudinale avant, vers les orteils
de l'utilisateur.
[0042] La fixation 1 est notamment configurée pour être attachée à une planche de glisse
telle qu'un ski, notamment un ski de fond ou de ski nordique, une planche de ski à
roue pour la pratique sur sol dur, etc.
[0043] La fixation 1 comporte une embase 3, éventuellement avec une position longitudinale
réglable par translation longitudinale par rapport à une plaque fixée sur la surface
supérieure de la planche. L'embase 3 est toutefois usuellement fixe par rapport à
la planche de glisse, et notamment pendant la pratique sportive.
[0044] L'embase 3 forme ici un capot, qui enveloppe et ferme sur sa majeure partie la fixation
1. L'embase 3 présente notamment deux gorges 33, 35 formant portion réceptrice dans
des parois verticales 32, 34, qui reçoivent notamment l'organe récepteur de la chaussure,
organe récepteur qui se présente généralement sous forme de barre transversale, moulée
dans la semelle de la chaussure. Ces deux gorges peuvent être réalisées directement
dans l'embase ou dans une pièce indépendante fixée sur l'embase 3. Autrement dit,
l'embase est une pièce supportant l'ensemble de la fixation composée d'une ou plusieurs
pièces liées les unes aux autres.
[0045] La figure 2 montre en éclaté les principaux composants de la fixation 1, et de son
système de verrouillage 5.
[0046] Le système de verrouillage 5 comporte ici une pièce de verrouillage 51, pouvant tourner
autour d'un axe vertical Z entre deux positions angulaires, respectivement d'ouverture
et de fermeture, dans lesquelles le système de verrouillage 5 est respectivement déverrouillé
ou verrouillé.
[0047] La pièce de verrouillage 51 est sensiblement plane et horizontale, articulée et fixée
verticalement à l'embase 3 par un rivet 53. En alternative, le rivet 53 peut notamment
être une vis, un tenon tubulaire ou tout autre arbre, venant éventuellement de matière
avec l'embase 3. La liaison mécanique entre la pièce de verrouillage 51 et l'embase
3 ne doit pas empêcher la rotation de la pièce de verrouillage par rapport à l'embase.
[0048] La pièce de verrouillage 51 comporte deux bras latéraux, coudés et portant chacun
un organe de maintien de la chaussure, en forme de crochet 55. Les crochets 55 ont
chacun une portion extrêmale longitudinale. Les portions extrémales des deux crochets
55 sont notamment orientées selon des directions différentes, et les crochets 55 sont
en particulier image l'un de l'autre par rotation de 180° par rapport à l'axe vertical
Z de rotation de la pièce de verrouillage 51, situés, à l'état assemblé, au niveau
des gorges 33, 35.
[0049] Lorsque la pièce de verrouillage 51 est en position de fermeture, les crochets 55
ferment chacun une des gorges 33, 35 et verrouillent ainsi la chaussure en retenant
son axe qui est située généralement dans la partie avant de la chaussure. La chaussure
ne peut alors plus que basculer autour de son axe, dans le plan vertical longitudinal.
[0050] Lorsque la pièce de verrouillage 51 est en position d'ouverture, les crochets 55
ne ferment pas les gorges 33, 35, en étant situés pour l'un devant et pour l'autre
derrière leur gorge 33, 35 respective. L'utilisateur peut alors sortir l'organe récepteur
de la chaussure des gorges 33, 35 ou l'insérer dedans pour déchausser ou chausser
les skis.
[0051] La pièce de verrouillage 51 comporte en outre un levier 57 longitudinal, situé à
l'avant de ladite pièce de verrouillage 51, et terminé à son extrémité libre par un
doigt 59 sensiblement vertical.
[0052] L'extrémité libre du levier 57 et le doigt 59 sont, à l'état assemblé de la fixations,
situés au niveau d'une rainure 31 pratiquée dans l'embase 3.
[0053] Un organe de manœuvre 7 est relié avec le levier 57 et plus précisément il est en
prise avec le doigt 59 du levier 57. Cet organe de manœuvre est engagé depuis le dessus
de l'embase 3, à travers la rainure 31, pour être solidarisé à l'extrémité du levier
57 et permet à l'utilisateur de déplacer le levier 57 et donc la pièce de verrouillage
51 entre les positions de fermeture et d'ouverture. En particulier, cet organe de
manœuvre peut être déplacé manuellement par l'utilisateur.
[0054] D'autres systèmes de verrouillage 5 à deux états (verrouillé, déverrouillé) actionnés
par basculement d'un levier 57 entre deux positions de fermeture et d'ouverture sont
cependant envisagés. Lesdits systèmes de verrouillage 5 alternatifs peuvent alors
comporter d'autres éléments de maintien que les crochets 55 (doigts, anneaux etc.).
[0055] D'autres éléments mécaniques peuvent assurer la liaison entre l'organe de manœuvre
7 et le levier 57 (liaison pivot notamment) et entre le levier 57 et l'organe de retenue
de la chaussure (crochet 55, boucles ou arches venant sur un doigt, etc.).
[0056] Le système de verrouillage 5 précédemment décrit présente toutefois l'avantage de
n'avoir qu'une seule pièce de verrouillage 51 mobile, sans systèmes de transmission
de force ou de renvoi d'actionnement, ce qui le rend particulièrement robuste et simple
à produire.
[0057] La figure 3 montre l'embase 3 en vue de dessus, sans l'organe de manœuvre 7 et sans
la pièce de verrouillage 51.
[0058] La rainure 31 est ici en arc de cercle, et guide en rotation le doigt 59 à l'extrémité
libre du levier 57, ainsi que l'organe de manœuvre 7, entre les positions d'ouverture
et de fermeture. La rainure présente plusieurs zones de largeurs différentes, la largeur
étant mesurée dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre
7. La rainure 31 comporte de préférence une fenêtre d'insertion 37, et deux portions
extrémales 39, prolongeant transversalement la fenêtre d'insertion 37, la largeur
de la fenêtre d'insertion 37 étant supérieure ou égale à la largeur des deux portions
extrémales 39, ces largeurs étant mesurées dans le sens longitudinal de l'embase 3
ou le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre 7 dans la rainure.
[0059] Les portions de plus faible largeur de la rainure 31, qui sont, dans le mode de réalisation
décrit les portions extrémales 39 de la rainure, permettent d'assurer le guidage en
rotation du levier 57 de la position de fermeture vers la position d'ouverture et
inversement.
[0060] L'organe de manœuvre 7 est représenté en vue de dessous en figure 4 et en vue de
côté transversale en figure 5.
[0061] L'organe de manœuvre 7 comporte un corps 71, situé, à l'état monté et à l'état de
fonctionnement, sur le dessus de l'embase 3. Le corps 71 est de forme et dimensions
telles qu'il recouvre intégralement la rainure 31 lorsque le levier 57 est en position
de fermeture.
[0062] Sous le corps 71 est situé un tronc 73, de forme telle qu'il peut se déplacer à l'intérieur
de la totalité de la rainure 31. En particulier, il peut être de forme sensiblement
complémentaire aux portions de plus faible largeur de la rainure, de section par exemple
sensiblement carrée, ou encore cylindrique à section ronde. Ce tronc 73 de l'organe
de manœuvre 7 est terminé par une collerette 75, de largeur et longueur supérieure
au tronc 73.
[0063] A l'état assemblé de la fixation 1 et dans l'état de fonctionnement de la fixation
1, le tronc 73 traverse la rainure 31 et la collerette 75 est située en dessous de
la rainure 31 et forme une retenue contre l'arrachage par traction verticale suivant
l'axe Z, de l'organe de manœuvre 7.
[0064] Le tronc 73 de l'organe de manœuvre 7 est situé dans une des portions extrémales
39 plus étroites de la rainure dans les positions d'ouverture et de fermeture.
[0065] Le tronc 73 peut notamment avoir une section ajustée aux portions extrémales 39,
et particulièrement à la portion extrémale 39 où il se trouve en position de fermeture,
afin d'éviter un jeu pouvant nuire à la qualité perçue de la fixation 1.
[0066] La collerette 75 et le tronc 73 présentent un évidement 77 recevant, à l'état assemblé
de la fixation 1, le doigt 59 du levier 57. La fixation du doigt 59 sur la collerette
75 peut être réalisé par tout moyen de fixation connu, de type par collage, rivetage,
encliquetage, montage en force, déformation de matière, par exemple.
[0067] Pour permettre l'insertion de l'organe de manœuvre 7 dans la rainure 31, la collerette
75 est en particulier de forme complémentaire à la fenêtre d'insertion 37, lorsque
l'organe de manœuvre 7 est placé dans une position d'insertion (voir figure 9).
[0068] Cette position d'insertion correspond à une rotation de l'organe de manœuvre 7 autour
d'un axe vertical Z d'un angle compris entre 10 et 200°, notamment entre 60 et 120°
et plus particulièrement entre 80 et 100°, et préférentiellement d'environ 90°, comme
dans le mode de réalisation présenté de l'invention, par rapport à la position de
fonctionnement de l'organe de manœuvre dans laquelle le déplacement de l'organe de
manœuvre permet de déplacer la pièce de verrouillage 51 de la position de fermeture
à la position d'ouverture
[0069] L'insertion de l'organe de manœuvre dans la rainure 31 est réalisé de préférence
du haut vers le bas de l'embase 3 de la fixation 1.
[0070] D'autres modes de réalisation peuvent prévoir un organe de manœuvre 7 en deux ou
plus parties avec un emboîtement entre les pièces, une des pièces portant au moins
le corps 71, l'autre la collerette 75.
[0071] Dans le mode de réalisation de l'invention, la fenêtre d'insertion 37 présente une
forme générale rectangulaire avec une longueur dans le sens de déplacement de l'organe
de manœuvre 7 supérieure à sa largeur dans le sens orthogonal au sens de déplacement
de l'organe de manœuvre 7.
[0072] La largeur de la collerette 75 dans le sens orthogonal au sens de déplacement de
l'organe de manœuvre 7 et la longueur de la collerette 75 dans le sens de déplacement
de l'organe de manœuvre 7 étant supérieures à la largeur de la rainure 31 dans ses
portions extrémales 39, en dehors de la fenêtre d'insertion 37, pour que la collerette
75 bloque le déplacement de l'organe de manœuvre 7 vers le haut de la fixation dans
toutes les positions prises par le levier 57.
[0073] Plus la largeur de la collerette 75 est grande, plus la résistance à l'arrachement
de l'organe de manœuvre 7 est élevée mais plus la longueur de la fenêtre d'insertion
37 est grande, ce qui pourrait nuire au guidage de l'organe de manœuvre 7 dans la
rainure 31. Ainsi, un compromis dimensionnel doit être trouvé pour la largeur de la
collerette 75 et la longueur de la fenêtre d'insertion 37.
[0074] La largeur de la collerette 75 dans le sens orthogonal au déplacement de l'organe
de manœuvre, en considérant l'organe de manœuvre en position de fonctionnement, peut
être supérieure à la largeur de la fenêtre d'insertion 37 de la rainure 31 mesurée
dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre pour former
retenue verticale de l'organe de manœuvre 7 en position de fonctionnement,
[0075] tandis que la longueur de la collerette 75, dans le sens de déplacement de l'organe
de manœuvre 7, est inférieure à la largeur de la fenêtre d'insertion 37 de la rainure
31 dans le sens orthogonal au déplacement de l'organe de manœuvre, pour permettre
l'insertion de l'organe de manœuvre 7 en position d'insertion à travers la rainure
31 et en particulier au travers de la fenêtre d'insertion 37.
[0076] Le mode de réalisation particulier de la figure 4 prévoit en outre que la collerette
75 présente deux ailes latérales 751, 753, de largeur correspondant à la largeur des
portions extrémales 39 de la rainure 31, et qui traversent lors de l'assemblage lesdites
portions extrémales 39. Ces ailes latérales 751, 753 permettent d'augmenter encore
plus la résistance à l'arrachement de l'organe de manœuvre 7.
[0077] La fenêtre d'insertion 37 est située dans une portion centrale de la rainure 31.
Le tronc de l'organe de manœuvre 7 est situé au niveau de ladite fenêtre d'insertion
lorsque le levier 57 est situé dans une position intermédiaire entre les positions
d'ouverture et de fermeture.
[0078] En effet, lors de la pratique du ski, avec la fixation 1 à l'état verrouillé, ou
lorsque la fixation 1 est à l'état déverrouillée, le levier 57 est situé dans deux
positions différentes correspondantes à deux positions extrémales dans la rainure
31, avec le tronc 73 situé dans les portions extrémales 39 de la rainure 31.
[0079] Ainsi, le tronc 73 n'est situé au niveau de la fenêtre d'insertion 37 que brièvement
lors de la transition entre les positions ouverte et fermée du levier 57, tandis qu'il
est situé la majeure partie du temps au niveau des portions extrémales 39 plus étroites.
[0080] La probabilité d'une sortie accidentelle de l'organe de manœuvre 7 par la fenêtre
d'insertion est ainsi réduite.
[0081] Dans une autre forme de réalisation non représenté, la rainure 31 peut être de largeur
constante et ne présenterait pas de fenêtre d'insertion 37 spécifique. Pour assurer
le montage de l'organe de manœuvre 7 du dessus vers le dessous de l'embase, au travers
de la rainure 31, l'organe de manœuvre 7 présenterait alors une collerette de forme
complémentaire avec une partie de la rainure.
[0082] Dans ce mode de réalisation où la rainure 31 a une largeur constante, en position
de fonctionnement de l'organe de manœuvre 7, la longueur de la collerette 75 dans
le sens de déplacement de l'organe de manœuvre 7 serait alors inférieure ou égale
à la largeur de la rainure 31 mesurée dans le sens orthogonal au sens de déplacement
de l'organe de manœuvre 7, tandis que la largeur de la collerette 75 dans le sens
orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre 7 serait supérieure à celle
de la rainure 31 pour bloquer le déplacement de l'organe de manœuvre 7 vers le haut
et assurer la résistance à l'arrachement de cet organe de manœuvre 7.
[0083] La figure 6 est une vue en coupe de la portion avant de la fixation 1 des figures
précédentes, dans le plan vertical longitudinal au niveau du levier 57 et du doigt
59 le solidarisant avec l'organe de manœuvre 7.
[0084] En figure 6 sont notamment représentés des moyens élastiques 63 de renvoi de la pièce
de verrouillage 51 en position de fermeture, ici sous forme de ressort hélicoïdal,
situé dans un logement à l'arrière de la pièce de verrouillage 51 et en prise avec
un doigt longitudinal arrière 61 de la pièce de verrouillage 51 (voir figure 2).
[0085] Les moyens élastique 63 sont notamment contraints lorsque l'utilisateur pousse sur
le corps 71 de l'organe de manœuvre 7 pour déverrouiller la fixation 1, et ramènent
ensuite la pièce de verrouillage 51 et l'organe de manœuvre 7 dans la position de
fermeture dans laquelle la fixation 1 est verrouillée.
[0086] La figure 7 illustre la fixation 1 à l'état verrouillé, en vue de dessus.
[0087] L'organe de manœuvre 7 est alors dans une position dans laquelle son corps 71 recouvre
intégralement la rainure 31, non visible en figure 7. En recouvrant ainsi la rainure
31, le corps 71 de l'organe de manœuvre 7 réduit voire empêche l'infiltration de neige
sous l'embase 3 formant capot, notamment au niveau de la seule pièce mobile qu'est
la pièce de verrouillage 51.
[0088] Ainsi, l'accumulation de neige pouvant à terme bloquer la pièce de verrouillage est
fortement limitée, puisque cette position avec la rainure 31 recouverte est adoptée
la majeure partie du temps, et surtout pendant la pratique sportive.
[0089] La figure 8 illustre la fixation 1 à l'état déverrouillé, en vue de dessus. La figure
9 est une vue de dessous de ladite fixation 1.
[0090] L'organe de manœuvre 7 est alors décalé et découvre partiellement la rainure 31.
Cependant, comme précédemment mentionné, cette configuration n'est que très brièvement
adoptée, lors du chaussage et déchaussage des skis ou planches de glisse, les moyens
élastiques 63 ramenant l'organe de manœuvre 7 dans la position de verrouillage en
l'absence d'actionnement par l'utilisateur.
[0091] On peut notamment voir en figure 9 que le tronc 73 est situé, en position de déverrouillage,
en dehors de la fenêtre d'insertion 37, au niveau d'une des portions extrémales 39
plus étroites de la rainure 31.
[0092] La figure 10 illustre la fixation 1 en cours d'assemblage, c'est-à-dire en cours
de montage de l'organe de manœuvre 7 dans l'embase 3, lors de l'insertion de l'organe
de manœuvre 7 dans la rainure 31 de l'embase 3, avant l'ajout de la pièce de verrouillage
51 en vue de dessus. La figure 11 est une vue de dessous associée.
[0093] Sur la figure 11, l'organe de manœuvre 7 est tourné dans la position d'insertion,
notamment d'un angle d'environ 90° par rapport à sa position de fonctionnement. Dans
cette position d'insertion, la collerette 75 peut être insérée dans la fenêtre d'insertion
37 du fait de leurs formes complémentaires.
[0094] L'organe de manœuvre 7, une fois la collerette 75 passée dans la fenêtre d'insertion
37, est alors tourné de 90° pour atteindre sa position d'utilisation (flèche en figure
10 et figure 11). Le levier 57 peut alors être solidarisé à l'organe de manœuvre 7.
Plus précisément, la collerette 75 de l'organe de manœuvre 7 vient alors en prise
avec le levier 57, via le doigt 59 inséré dans l'évidement 77 lorsque la pièce de
verrouillage 51 est attachée à l'embase 3 au moyen du rivet 53.
[0095] La fixation 1 selon l'invention est ainsi pratique à assembler, simple dans sa conception
et est particulièrement résistante à l'infiltration de neige au niveau de ses pièces
mobiles.
1. Fixation (1) pour ski configurée pour recevoir une chaussure équipée d'un organe de
liaison situé en partie avant,
comportant :
- un système de verrouillage (5) à deux états, verrouillé et déverrouillé, dans lesquels
l'organe de liaison de la chaussure est respectivement maintenu et libéré,
- une embase (3) configurée pour être solidaire, à l'état installé, du ski,
- un levier (57), mobile en rotation entre deux position d'ouverture et de fermeture,
le système de verrouillage (5) étant respectivement déverrouillé ou verrouillé lorsque
le levier (57) est en position d'ouverture ou de fermeture,
- une rainure (31) pratiquée dans l'embase (3),
caractérisée en ce qu'elle comporte :
- un organe de manœuvre (7), comportant :
* un tronc (73) en prise avec le levier (57), et traversant la rainure (31),
* un corps (71) situé, à l'état monté, sur le dessus de la rainure (31), de forme
et dimensions telles qu'il recouvre intégralement la rainure (3) lorsque le levier
(57) est en position de fermeture.
2. Fixation selon la revendication 1, caractérisée en ce que l'embase (3) inclut une portion réceptrice (33, 35) configurée pour accueillir l'organe
de liaison de la chaussure, et en ce que le système de verrouillage (5) comporte un élément de maintien (55) porté par un
mécanisme (50) permettant la rotation dudit élément de maintien par rapport à un axe
vertical (Z).
3. Fixation selon la revendication 2, caractérisée en ce que l'élément de maintien (55) est formé par deux crochets présentant chacun une portion
extrêmale s'étendant dans un plan horizontal.
4. Fixation selon la revendication 3, caractérisée en ce que les portions extrêmales des deux crochets (55) sont orientées dans des sens opposés.
5. Fixation selon la revendication 4, caractérisée en ce que les crochets (55) sont image l'un de l'autre par rotation de 180° par rapport à l'axe
vertical (Z).
6. Fixation selon l'une des revendication 2 à 5, caractérisée en ce que le mécanisme (5) comporte une pièce de verrouillage (51) sensiblement horizontale,
montée mobile en rotation autour de l'axe (Z) vertical sur l'embase (3), ladite pièce
de verrouillage (51) portant les crochets (55) et le levier (57).
7. Fixation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la partie inférieure du tronc (73) de l'organe de manœuvre présente une collerette
(75) positionnée, à l'état monté, sous l'embase (3) formant retenue.
8. Fixation selon la revendication précédente, caractérisée en ce que la rainure (31) est de largeur constante et la longueur de la collerette (75) dans
le sens de déplacement de l'organe de manœuvre (7), en considérant l'organe de manœuvre
(7) en position de fonctionnement, est inférieure ou égale à la largeur de la rainure
(31) mesurée dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre
(7), tandis que la largeur de la collerette (75) dans le sens orthogonal au sens de
déplacement de l'organe de manœuvre (7) est supérieure à celle de la rainure (31).
9. Fixation selon la revendication 7, caractérisée en ce que la rainure (31) présente une fenêtre d'insertion (37), de largeur dans le sens orthogonal
au sens de déplacement de l'organe de manœuvre (7) supérieure au reste de la rainure
(31), dans laquelle peut être inséré et retiré le tronc (73) de l'organe de manœuvre
(7) par translation verticale et en ce que la collerette (75) est de forme complémentaire à la fenêtre d'insertion (37) lorsque
l'organe de manœuvre (7) est dans une position d'insertion et formant retenue lorsque
l'organe de manœuvre (7) est en prise avec le levier (57).
10. Fixation selon la revendication 9, caractérisée en ce que la fenêtre d'insertion (37) est située dans une portion centrale de la rainure (31),
le tronc (73) de l'organe de manœuvre (7) étant situé au niveau de ladite fenêtre
d'insertion (37) lorsque le levier (57) est situé dans une position intermédiaire
entre les positions d'ouverture et de fermeture.
11. Fixation selon la revendication 9 ou 10, caractérisée en ce que la position d'insertion de l'organe de manœuvre (7) est, par rapport à la position
où l'organe de manœuvre (7) est en prise avec le levier (57), une position orientée
en rotation autour d'un axe vertical d'un angle compris entre 10 et 200°, de préférence
d'environ 90°.
12. Fixation selon la revendication 11,
caractérisée en ce que la fenêtre d'insertion (37) présente une forme sensiblement rectangulaire
et en ce que la collerette (75) présente une forme complémentaire de la fenêtre d'insertion (37)
lorsque l'organe de manœuvre (7) est en position d'insertion, avec :
- une longueur dans le sens de déplacement de l'organe de manœuvre (7) inférieure
à sa largeur dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre
(7), et
- une largeur et une longueur supérieures à la largeur de la rainure (31) en dehors
de la fenêtre d'insertion (37).
13. Fixation selon l'une des revendications 9 à 12, caractérisée en ce que la largeur de la collerette (75) dans le sens orthogonal au déplacement de l'organe
de manœuvre (7), en considérant l'organe de manœuvre (7) en position de fonctionnement,
est supérieure à la largeur de la fenêtre d'insertion (37) de la rainure (31) mesurée
dans le sens orthogonal au sens de déplacement de l'organe de manœuvre (7) pour former
retenue verticale de l'organe de manœuvre (7) en position de fonctionnement,
tandis que la longueur de la collerette (75) dans le sens de déplacement de l'organe
de manœuvre (7) est inférieure à la largeur de la fenêtre d'insertion (37) de la rainure
(31) dans le sens orthogonal au déplacement de l'organe de manœuvre (7), pour permettre
l'insertion de l'organe de manœuvre (7) en position d'insertion à travers la rainure
(31).
14. Fixation selon l'une des revendications précédentes, caractérisée en ce que la rainure (31) est au moins partiellement en arc de cercle, et forme un guide pour
l'organe de manœuvre (7) lors de son déplacement entre les postions d'ouverture et
de fermeture.
15. Planche de glisse équipée d'une fixation (1) selon l'une des revendications précédentes.