[0001] L'invention concerne un dispositif de portage à dos et une claie pour la réalisation
de ce dispositif de portage à dos.
[0002] Lorsque le dispositif de portage est équipé d'un sac pour recevoir les objets à transporter,
le dispositif de portage est connu sous le terme de « sac à dos ». Pour le transport
de charges lourdes et pour améliorer le confort du porteur, il a déjà été proposé
d'équiper des dispositifs de portage à dos d'une plaque dorsale qui s'étend du bas
du dos jusqu'aux épaules. Pour améliorer encore plus le confort du porteur, il a aussi
été proposé d'améliorer la flexion en torsion de la plaque dorsale en créant des échancrures
à droite et à gauche de la plaque dorsale. Un exemple d'un tel dispositif de portage
à dos est décrit dans la demande
US20050035170A1 ou la demande JPS5293158U. De plus, pour adapter ce dispositif de portage à dos au
transport de charges lourdes, la demande
US20050035170A1 décrit qu'il est possible de renforcer la rigidité de la plaque dorsale à l'aide
d'une barre centrale de soutien. Dans ce cas, la demande
US20050035170A1 enseigne que la barre de soutien doit être disposée au centre de la plaque dorsale
pour ne pas dégrader la flexion en torsion de la plaque dorsale. Dans des contextes
particuliers, par exemple lorsque le porteur est un militaire engagé sur un champ
de bataille, le porteur est amené à avancer une épaule et à reculer la hanche du côté
opposé à cette épaule. Une telle posture est par exemple adoptée lorsque le porteur
tire debout. Ainsi, dans ce texte, cette posture est appelée « la posture du tireur
debout ». Les plaques dorsales connues, telle que la plaque dorsale de la demande
US20050035170A1, ne sont pas assez confortables dans certaines postures particulières comme la posture
du tireur debout.
[0003] L'invention vise à proposer un dispositif de portage à dos plus confortable que le
dispositif de portage à dos de la demande
US20050035170A1 notamment lorsque le porteur adopte la posture du tireur debout.
[0004] L'invention est exposée dans le jeu de revendications joint.
[0005] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple non limitatif et faite en se référant aux dessins sur
lesquels :
- la figure 1 est une illustration schématique d'un dispositif de portage à dos,
- la figure 2 est une vue de face d'une plaque dorsale du dispositif de portage à dos
de la figure 1,
- la figure 3 est une vue de côté de la plaque dorsale de la figure 2,
- la figure 4 est une vue en perspective de la plaque dorsale de la figure 2 équipée
de barres de soutien,
- la figure 5 est une vue de côté d'une des barres de soutien de la figure 4,
- la figure 6 est une vue de face d'une claie du dispositif de portage à dos de la figure
1 équipée de plusieurs équipements amovibles,
- la figure 7 est une vue, en perspective, de la claie du dispositif de portage à dos
de la figure 1 équipée d'appuis amovibles,
- la figure 8 est une vue de face d'un autre mode de réalisation, non-protégé, d'une
claie de dispositif de portage à dos.
[0006] Dans cette description, la terminologie, les conventions et les définitions des termes
utilisés dans ce texte sont introduites dans un chapitre I. Ensuite, des exemples
détaillés de modes de réalisation sont décrits dans un chapitre II en référence aux
figures. Dans un chapitre III, des variantes de ces modes de réalisation sont présentées.
Enfin, les avantages des différents modes de réalisation sont précisés dans un chapitre
IV.
Chapitre I : Définitions, terminologies et conventions :
[0007] Dans les figures, les mêmes références sont utilisées pour désigner les mêmes éléments.
[0008] Dans la suite de cette description, les caractéristiques et fonctions bien connues
de l'homme du métier ne sont pas décrites en détails.
[0009] Les figures sont orientées par rapport à un repère orthogonal XYZ, où les directions
X et Y sont horizontales et la direction Z est verticale. Les termes tels que « au-dessus
», « au-dessous », « haut », « bas », « supérieur », « inférieur » sont définis par
rapport à la direction Z. La direction X est perpendiculaire au plan frontal du porteur
et dirigée du dos du porteur vers l'avant du porteur. La direction Y est dirigée de
la droite vers la gauche du porteur.
[0010] Par la suite le dispositif de portage à dos et ses différents éléments sont décrits
dans le cas où le dispositif de portage à dos est porté par le porteur. Ainsi, les
différents plans utilisés pour décrire le dispositif de portage à dos et ses éléments
sont ceux utilisés dans le système de référence en anatomie. Ainsi :
- le plan médian est le plan sagittal qui divise le porteur en deux parties sensiblement
symétriques l'une de l'autre,
- un plan transverse est un plan horizontal et perpendiculaire au plan médian qui sépare
le corps du porteur en une partie supérieure (du côté de la tête) et une partie inférieure
(du côté des pieds), et
- le plan frontal est un plan perpendiculaire au plan médian et au plan transverse,
qui sépare le corps en une partie antérieure ou ventrale et une partie postérieure
ou dorsale.
[0011] Avec la convention adoptée dans cette description, le plan médian et le plan frontal
sont des plans verticaux et un plan transverse est un plan horizontal.
[0012] L'expression « un élément réalisé en un matériau A » ou l'expression « un élément
en matériau A » signifie que le matériau A représente 90 % ou 95 % de la masse de
cet élément.
[0013] Le symbole « * » désigne la multiplication scalaire.
[0014] Dans ce texte, un sac comporte un moyen de préhension, telle qu'une poignée, qui
permet de le transporter. A l'inverse, une poche ne comporte pas de moyens de préhension.
[0015] Le terme « charge lourde », désigne une charge transportée à l'aide du dispositif
de portage à dos décrit ici dont le poids est supérieur ou égal à 20 kg. Généralement,
une charge lourde n'excède pas 50 kg ou 40 kg ou 30 kg.
[0016] Lorsqu'un élément A est situé au niveau d'un élément B, cela signifie que l'élément
A n'est pas éloigné de plus de 5 cm ou de plus de 3 cm de cet élément B.
[0017] « situé à mi-hauteur » signifie que la majorité de sa surface et, typiquement, plus
de 80 % de sa surface, est située entre un plan horizontal placé à une altitude de
0,4*h et un autre plan horizontal placé à une altitude de 0,6*h, où h est la hauteur
totale de la plaque dorsale.
Chapitre II : Exemples de modes de réalisation
[0018] La figure 1 représente un porteur 2 équipé d'un dispositif de portage à dos 4. Ici,
le porteur 2 est un militaire et le dispositif de portage à dos 4 est spécialement
conçu pour convenir aux usages de l'armée.
[0019] Le dispositif 4 comporte un appui lombaire 10 prolongé par une ceinture lombaire
11 et deux bretelles d'épaules 12.
[0020] L'appui lombaire 10 est un coussin matelassé situé en bas du dos du porteur 2 et
qui vient en appui sur les parties arrières de la crête iliaque du porteur 2. L'appui
lombaire 10 est conformé pour éviter que la partie basse du dispositif 4 se balance
de droite à gauche lorsque le porteur 2 marche. A cet effet, l'appui lombaire 10 comporte,
de chaque côté du porteur 2, deux ailettes qui avance vers l'avant du porteur afin
d'envelopper les parties arrières de la crête iliaque.
[0021] La ceinture 11 entoure les hanches du porteur 2 est fait reposer une grande partie
du poids du dispositif 4 directement sur les hanches du porteur. Typiquement, à chacune
de ses extrémités, la ceinture 11 comporte des attaches rapides qui permettent d'ouvrir
et de fermer rapidement cette ceinture 11 autour du bassin du porteur 2. Dans ce mode
de réalisation, la ceinture 11 est attachée sur chacune des ailettes de l'appui lombaire
10 et située dans le prolongement de ces ailettes.
[0022] Lorsque le dispositif 4 est porté, chaque bretelle 12 s'étend, à partir d'une partie
supérieure du dispositif 4 jusqu'à une partie inférieure du dispositif 4 en passant
au-dessus d'une épaule respective du porteur 2.
[0023] Le dispositif 4 comporte également un ou plusieurs équipements destinés à recevoir
la ou les charges à transporter. Dans la configuration représentée sur la figure 1,
l'équipement est un sac 14 en tissus destiné à recevoir la ou les charges à transporter.
Ainsi, dans la configuration représentée sur la figure 1, le dispositif 4 est un sac
à dos.
[0024] L'appui lombaire 10, les bretelles 14 et les différents équipements du dispositif
4 sont directement fixé sur une claie 20 représentées sur les figures 2 à 7. La claie
20 sert d'ossature au dispositif 4 sur laquelle viennent se fixer l'ensemble des équipements
de ce dispositif 4. Elle permet aussi de rigidifier le dispositif 4 sans pour autant
dégrader le confort du porteur 2.
[0025] Lorsque le dispositif 4 est porté, la claie 20 se trouve directement en vis-à-vis
du dos du porteur 2 et recouvre la majeure partie du dos. La claie 20 comporte une
plaque dorsale 22 (Fig. 2) flexible.
[0026] La plaque dorsale 22 est ne forme qu'un seul bloc de matière. Ici, la plaque 22 est
entièrement réalisée dans un matériau thermoformable. Typiquement, la plaque 22 est
réalisée par injection ou par estampage. Ici, la plaque 22 est entièrement réalisée
en plastique. Par exemple, la plaque 22 est réalisée en polymère 6.6. L'épaisseur
de la plaque 22 dans les zones dépourvues de nervures de renforcement est typiquement
comprise entre 2 et 3 mm. Au niveau des nervures de renforcement, l'épaisseur de la
plaque 22 est le plus souvent comprise entre 5 mm et 10 mm.
[0027] La plaque 22 comporte un bord supérieur 24 (Fig. 2), un bord inférieur 26 (Fig. 2)
et deux bords latéraux 28, 30 (Fig. 2) qui relient entre eux les bords 24 et 26. Les
bords 28, 30 sont les symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan médian P
me (Fig. 2). Dans cet exemple de réalisation, la plaque 22 est symétrique par rapport
à ce plan P
me. Les bords 28 et 30 sont situés, respectivement, à droite et gauche du plan P
me.
[0028] Les bords 24, 26 s'étendent principalement horizontalement. A l'inverse, les bords
28, 30 s'étendent principalement verticalement le long de toute la hauteur de la plaque
22. Les bords 28, 30 sont conformés pour que la plaque 22 adopte une conformation
en « X » avec le centre du « X » situé au niveau du milieu du dos.
[0029] Plus précisément, la plaque 22 comporte successivement, en partant du haut et en
allant vers le bas, une zone scapulaire 34 (Fig. 2), une zone thoracique 36 (Fig.
2) et une zone lombaire 38 (Fig. 2).
[0030] Lorsque le dispositif 4 est porté, la zone scapulaire 34 est située au niveau des
épaules du porteur. Les bretelles 12 sont directement fixées sur la face avant de
la zone 34, c'est-à-dire la face en vis-à-vis des épaules du porteur. Cette zone 34
est délimitée par le bord supérieur 24 et des portions supérieures 40, 42 (Fig. 2),
respectivement, des bords 28 et 30. Les portions 40, 42 s'étendent chacune depuis
des points hauts, respectivement, 44, 46 (Fig. 2), jusqu'à des points bas, respectivement,
48, 50 (Fig. 2). Depuis ces points hauts 44, 46 jusqu'aux points bas 48, 50, en se
déplaçant vers le bas, les portions 40, 42 se rapprochent continûment l'une de l'autre.
Au-dessus des points hauts 44, 46 et en dessous des points bas 48, 50, les bords 28,
30 ne se rapprochent pas continûment l'un de l'autre. Ici, au-dessus des points hauts
44, 46, les bords 28, 30 s'éloignent l'un de l'autre en allant vers le bas. En dessous
des points 48, 50, les bords 28, 30 s'étendent dans des plans parallèles au plan P
me.
[0031] Les points hauts 44, 46 sont situés, lorsque le dispositif 4 est porté, au niveau
d'une épaule respective du porteur 2. A cet effet, ces points hauts 44, 46 sont situés
à moins de 13 cm ou à moins de 10 cm du plan horizontale qui affleure le bord supérieur
24. Dans ce mode de réalisation, les points bas 48, 50 sont situés à moins de 7 cm
ou à moins de 5 cm du plan horizontale qui coupe à mi-hauteur la plaque dorsale 22.
[0032] Les projections orthogonales, dans le plan frontal P
fr (Fig. 2), des portions 40, 42 s'étendent sensiblement parallèlement à des diagonales,
respectivement, 54 et 56 (Fig. 2). Les diagonales 54, 56 sont contenues dans le plan
P
fr et se coupe en un point central 58. L'angle entre les diagonales 54 et 56 est compris
entre 50° et 90° et, de préférence, compris entre 60° et 80°. Dans ce mode de réalisation,
l'angle entre les diagonales 54 et 56 est égal à 70°.
[0033] Dans ce texte, la projection orthogonale, dans le plan P
fr, d'une portion d'un des bords 28, 30 est dite « sensiblement parallèle à une diagonale
» si l'angle entre l'approximation linéaire, selon la méthode des moindres carrés,
de cette portion du bord et la direction de la diagonale qui lui est sensiblement
parallèle est compris entre -10° et + 10° et, de préférence, compris entre -5° et
+5°.
[0034] Pour illustrer cela, sur la figure 2, un axe 59 colinéaire avec l'approximation linéaire
de la portion 42 a été représenté. Comme visible sur la figure 2, l'angle entre l'axe
59 et la direction de la diagonale 56 est très faible, c'est-à-dire ici inférieur
à 5° ou à 3°.
[0035] La hauteur h
34 de la zone 34, c'est-à-dire la distance entre le plan horizontal qui passe par les
points 48, 50 et le plan horizontal affleurant le bord supérieur 24, est généralement
comprise entre 18 cm et 25 cm. Par exemple, ici, la hauteur h
34 est égale à 20 cm.
[0036] La largeur I
34 de la zone 34, c'est-à-dire la distance entre les points 44 et 46 est généralement
comprise entre 25 cm et 38 cm. Ici, I
34 est égal à 33 cm ou 34 cm.
[0037] Les longueurs des portions 40, 42 sont typiquement supérieures à 13 cm ou 15 cm et
généralement inférieures à 25 cm ou 30 cm.
[0038] La zone lombaire 38 est située au niveau du bas du dos du porteur lorsque le dispositif
4 est porté. L'appui lombaire 10 est directement fixé sur la face avant de la zone
38. La zone 38 est délimitée par le bord inférieur 26 et des portions inférieures
60, 62 (Fig. 2) des bords, respectivement, 28 et 30.
[0039] Les portions 60, 62 s'étendent chacune depuis des points hauts, respectivement, 64,
66 (Fig. 2), jusqu'à des points bas, respectivement, 68, 70 (Fig. 2). Depuis ces points
hauts 64, 66 jusqu'aux points bas 68, 70, en se déplaçant vers le bas, les portions
60, 62 s'éloignent continûment l'une de l'autre. Au-dessus des points hauts 64, 66
et en dessous des points bas 68, 70, les bords 28, 30 ne s'éloignent pas continûment
l'un de l'autre. Par exemple, ici, au-dessus des points hauts 64, 66, les bords 28,
30 s'étendent dans des plans parallèles au plan P
me. En dessous des points bas 68, 70, les bords 28, 30 se rapprochent l'un de l'autre
en allant vers le bas. Ici, en dessous des points bas 68, 70, les bords 28, 30 délimitent
des ailettes qui, lorsque le dispositif 4 est porté, enveloppent une partie des hanches
du porteur 2.
[0040] Les points bas 68, 70 sont situés, lorsque le dispositif 4 est porté, au niveau d'une
hanche respective du porteur 2. A cet effet, ces points bas 68, 70 sont situés à moins
de 13 cm ou à moins de 10 cm du plan horizontale qui affleure le bord inférieur 26.
Dans ce mode de réalisation, les points hauts 64, 66 sont situés à moins de 8 cm ou
à moins de 5 cm du plan horizontale qui coupe à mi-hauteur la plaque dorsale 22.
[0041] Les projections orthogonales, dans le plan frontal P
fr, des portions 60, 62 s'étendent sensiblement parallèlement aux diagonales, respectivement,
56 et 54.
[0042] Pour illustrer cela, sur la figure 2, un axe 72 colinéaire avec l'approximation linéaire
de la portion 60 a été représenté. Comme visible sur la figure 2, l'angle entre l'axe
72 et la direction de la diagonale 56 est très faible, c'est-à-dire ici inférieur
à 5° ou à 3°.
[0043] La hauteur h
38 de la zone 38, c'est-à-dire la distance entre le plan horizontal affleurant le bord
inférieur 26 et le plan horizontal qui passe par les points 64, 66, est généralement
comprise entre 18 cm et 25 cm. Par exemple, ici, la hauteur h
38 est égale à 22 cm.
[0044] La largeur I
38 de la zone 38, c'est-à-dire la distance entre les points 68 et 70 est généralement
comprise entre 30 cm et 40 cm. Ici, I
38 est égal à 38 cm ou 37 cm.
[0045] Les longueurs des portions 60, 62 sont typiquement supérieures à 13 cm ou 15 cm et
généralement inférieures à 25 cm ou 30 cm.
[0046] La zone thoracique 36 relie directement les zones 34 et 38. Cette zone thoracique
36 est située entre un plan horizontal qui passe par les points 48, 50 et un plan
horizontal qui passe par les points 64, 66. La hauteur h
36 de la zone thoracique 36, c'est-à-dire la distance entre les deux plans horizontaux
qui la délimitent en haut et en bas, est typiquement comprise entre 8 cm et 13 cm.
Ici, la hauteur h
36 est égale à 8 cm. La plus grande largeur I
36 de la zone thoracique 36 est inférieure à I
34/2 ou à 0,8*I
34/2 et également inférieure à I
38/2 ou à 0,8*I
38/2
[0047] Sur les côtés, la zone 36 est délimitée par des portions centrales 74, 76, respectivement,
des bords 28 et 30. La portion 74 s'étend depuis le point 48 jusqu'au point 64 et
la portion 76 s'étend depuis le point 50 jusqu'au point 66. Ici, les portions 74,
76 sont rectilignes et s'étendent parallèlement à la direction Z.
[0048] La zone thoracique 36 est située au niveau du milieu du dos du porteur 2 lorsque
le dispositif 4 est porté. Ici, la zone thoracique 36 s'étend de part et d'autre d'un
plan transverse situé à mi-hauteur de la plaque 22.
[0049] La zone thoracique 36 comporte un centre géométrique qui appartient au plan P
me. La projection orthogonale de ce centre géométrique est confondu avec le point 58
d'intersection des diagonales 54 et 56. Ici, la zone thoracique 36 est rectangulaire.
Dans ce cas, le centre géométrique de la zone 36 est situé à l'intersection de la
droite qui passe par les points 48 et 66 et de la droite qui passe par les points
50, 64.
[0050] Dans ce texte, une plaque dorsale est considérée comme flexible si, lorsque les points
46, 68 et 70 précédemment définis sont maintenus immobiles et qu'une force de 20N
est appliquée sur le point 44 parallèlement à la direction X, alors cela déplace,
par déformation élastique de la plaque dorsale 22, le point 44 d'au moins 5 cm vers
l'avant. Ce déplacement d'au moins 5 cm est obtenu en absence de tout élément amovible
qui peut être fixé ou monté sur cette plaque dorsale.
[0051] La plaque 22 comporte aussi de nombreuses fenêtres ou lumières 88 qui permettent
d'attacher, sur la plaque 22, l'appui lombaire 10, les bretelles 12 et le sac 14 et,
éventuellement, d'autres accessoires comme des poches ou des sacs supplémentaires.
Pour simplifier les figures, la références 88 pointe seulement vers quelques exemplaires
de ces fenêtres. Les fenêtres 88 sont rectangulaires et traversantes. Chaque fenêtre
88 comportent donc deux côtés horizontaux et deux côtés latéraux qui s'étendent dans
des plans respectifs parallèles au plan P
me. Les fenêtres 88 sont disposées les unes au-dessus des autres pour former des lignes
de fenêtres qui s'étendent depuis la zone lombaire 38 jusqu'à la zone scapulaire 34
en passant par l'intermédiaire de la zone thoracique 36. Chacune de ces lignes s'étend
le long d'une trajectoire contenue dans un plan parallèle au plan P
me. Ici, la plaque 22 comporte trois lignes de fenêtres 88 qui passent par la zone thoracique
36. La plaque 22 comporte ici deux lignes supplémentaires de fenêtres aménagées, uniquement
dans les zones 34 et 38, à droite et à gauche de ces trois lignes. Les largeurs horizontales
I
88 de ces fenêtres 88 sont toutes égales. Typiquement, la largeur I
88 est comprise entre 15 mm et 25 mm et, par exemple, égale à 20 mm. Chaque ligne de
fenêtre se termine, en haut et en bas, par une fenêtre 88 d'extrémité. La longueur
du côté latéral de chaque fenêtre d'extrémité est comprise entre 3 mm et 8 mm. Par
exemple ici, elle est égale à 5 mm. Ces fenêtres d'extrémité forment des fenêtres
d'hameçonnage apte à retenir l'hameçon qui se trouve à l'extrémité d'une sangle. Les
autres fenêtres de la même ligne sont utilisées pour tresser la sangle dans la plaque
22 et ainsi renforcer la fixation de cette sangle sur la plaque. Typiquement, la longueur
du côté latérale de ces autres fenêtres est au moins deux fois supérieure à la longueur
des fenêtres d'extrémité. Ici, la longueur du côté latéral de ces autres fenêtres
est compris entre 20 mm et 50 mm. Par exemple, ici la longueur de ces côtés latéraux
est égale à 30 mm.
[0052] Dans ce mode de réalisation, en plus des fenêtres 88 agencées en lignes de fenêtres,
des fenêtres d'hameçonnage supplémentaires sont également aménagées dans la plaque
22.
[0053] La zone scapulaire comporte deux attaches supérieures droite 80 (Fig. 2, 4) et gauche
82 (Fig. 2, 4) symétriques l'une de l'autre par rapport au plan P
me. Ces attaches 80, 82 sont séparées l'une de l'autre par une distance comprise entre
20 cm et 38 cm. Ici, la distance entre les attaches 80, 82 est égale à 22 cm. La distance
entre les attaches 80, 82 est supérieure à la largeur I
36 est, typiquement, supérieure à 2*I
36. Les attaches 80, 82 sont conformées pour recevoir, sans aucun degré de liberté,
des extrémités supérieures 84, 86 (Fig. 4) de barres latérales, respectivement, droite
88 et gauche 90 (Fig. 4) dans cette zone scapulaire 34. Ici, les attaches 80, 82 sont
identiques et ne forment qu'un seul bloc de matière avec la plaque 22. Par exemple,
l'attache 80 comporte deux tubes alignés l'un derrière l'autre le long d'un axe contenu
dans un plan parallèle au plan P
me. La section transversale de ces tubes est circulaire et le diamètre de chacun de
ces tubes est compris entre D
88 et 1,2*D
88, où D
88 est le diamètre de la barre 88.
[0054] La zone lombaire 38 comporte également deux attaches inférieures droite 92 (Fig.
2, 4) et gauche 94 (Fig. 2, 4) symétriques l'une de l'autre par rapport au plan P
me. Ces attaches 92, 94 sont séparées l'une de l'autre par une distance identique à
la distance qui sépare les deux attaches 80, 82. Ici, les attaches 92, 94 sont identiques
aux attaches 80, 82 sauf qu'elles reçoivent des extrémités inférieures 96, 98 (Fig.
4) respectivement, des barres 88 et 90.
[0055] Ici, les projections orthogonales, dans le plan P
fr, des centres géométriques des attaches 80, 82, 92 et 94 sont situés sur les sommets
d'un rectangle dont le centre est à moins de 5 cm et, de préférence, à moins de 1
cm de la projection orthogonale du centre géométrique de la zone 36 dans ce même plan
P
fr.
[0056] Les barres 88, 90, lorsqu'elles sont fixées sur la plaque 22 à l'aide des attaches
80, 82, 92 et 94, permettent de rigidifier la plaque 22. Les barres 88, 90 sont amovibles
et peuvent donc être déplacées de façon réversible entre un état attaché et un état
détaché. Dans l'état attaché, les barres 88, 90 sont fixées, sans aucun degré de liberté,
sur la plaque 22 à l'aide des attaches 80, 82, 92 et 94 et, éventuellement, d'attaches
supplémentaires non-représentées sur les figures. Ces attaches supplémentaires peuvent,
par exemple, être situées sur les extrémités des barres 88, 90 et être configurées
pour prendre en étau la plaque 22 et les barres 88, 90. Dans l'état détaché, les barres
88, 90 sont mécaniquement séparées de la plaque 22.
[0057] Les barres 88, 90 sont identiques sauf que la barre 88 est fixée à droite sur la
plaque 22 et la barre 90 est fixée à gauche sur la plaque 22. Ainsi, par la suite,
seul la barre 88 est décrite plus en détail.
[0058] La barre 88 est coudée de sorte que la zone thoracique 36 est éloignée du dos du
porteur lorsque le dispositif 4 est porté. Plus précisément, les extrémités supérieure
84 et inférieure 96 de la barre 88 s'étendent le long, respectivement, d'un axe supérieur
100 (Fig. 5) et d'un axe inférieur 102 (Fig. 5). Les projections orthogonales de ces
axes 100, 102 dans le plan P
me forme un angle α compris entre 5° et 10° et, par exemple, égal à 7°. Ici, l'extrémité
inférieure 96 s'étend le long de l'axe 102 jusqu'au début de l'extrémité supérieure
84. Ainsi, la barre 88 ne comporte qu'un seul coude dans ce mode de réalisation.
[0059] La barre 88 est rigide. Dans ce texte, une barre latérale est dite « rigide » lorsque
l'angle α entre les projections orthogonales des axes 100 et 102 dans le plan P
me varie au plus de 0,5° ou de 0,2° entre un état vide et un état chargé du dispositif
4. L'état vide du dispositif 4 correspond à l'état du dispositif 4 en absence de charge
à transporter. L'état chargé du dispositif 4 correspond à l'état du dispositif 4 lorsqu'une
charge de 30 kg est transportée à l'aide de ce dispositif 4.
[0060] A cet effet, la barre 88 est réalisée dans un matériau plus rigide que le matériau
utilisé pour réaliser la plaque 22. Par exemple, la barre 88 est réalisée en métal.
Ici, la barre 88 est réalisée en aluminium. De plus, pour augmenter sa rigidité tout
en minimisant son poids, la barre 88 est tubulaire. Ici, la section transversale de
la barre 88 est circulaire et son diamètre extérieur D
88 est compris entre 7 mm et 15 mm. Ici, le diamètre D
88 est égal à 12 mm.
[0061] Dans ce mode de réalisation, les barres 88, 90 servent en plus de support pour des
équipements amovibles tels qu'une sellette de pose, une nacelle de protection et d'appui
au sol, une têtière de fixation d'un sac supérieur ou un appui amovible. Ces équipements
amovibles peuvent être utilisés en complément du sac 14 ou à la place du sac 14 afin
d'adapter le dispositif 4 aux charges à transporter. Chacun de ces équipements amovibles
est déplaçable, de façon réversible, entre :
- un état monté dans lequel l'équipement est fixé, sans aucun degré de liberté, d'un
côté, directement sur la barre latérale 88 et, de l'autre côté, directement sur la
barre latérale 90, et
- un état démonté dans lequel l'équipement amovible est mécaniquement séparé de la claie
20.
[0062] La figure 6 représente la claie 20 dans le cas particulier où une sellette 110 de
pose et une nacelle 112 de protection et d'appui au sol sont directement fixées sur
les extrémités inférieures 96, 98 des barres 88, 90. La sellette 110 forme une plateforme
horizontale sur laquelle peut être déposée une charge à transporter. La nacelle 112
forme un pied sur lequel le dispositif 4 peut reposer lorsqu'il n'est pas porté par
le porteur 2.
[0063] Dans l'agencement de la figure 6, le dispositif 4 comporte aussi une têtière 114
directement fixées sur les extrémités supérieures 84, 86 des barres 88, 90. Cette
têtière permet de fixer, au-dessus du sac 14 situé au niveau du dos, un sac supérieur
situé au niveau de la tête du porteur 2.
[0064] La figure 7 représente la claie 20 dans le cas particulier où deux appuis amovibles
120, 122 sont fixés directement sur les barres 88, 90. Sur la figure 7, seule la barre
90 est visible. Ici, ces appuis 120, 122 sont conformés pour recevoir, respectivement,
une partie supérieure et une partie inférieure d'une charge rigide d'au moins 7 kg.
Dans cet exemple, les appuis 120, 122 sont conformés pour recevoir un missile. Par
exemple, les appuis 120, 122 sont réalisés en métal et comporte chacun une face, respectivement
124 et 126, en arc de cercle tournée du côté opposé à la plaque 22 pour recevoir une
partie correspondante du missile. Dans le cas où les appuis 120, 122 sont utilisés
pour transporter un missile à l'aide du dispositif 4, le sac 14 est omis.
[0065] La figure 8 représente une claie 130 susceptible d'être utilisée à la place de la
claie 20. La claie 130 diffère de la claie 20 uniquement par les caractéristiques
suivantes :
- les attaches 80, 82, 92 et 94 sont omises,
- les barres 88, 90 sont omises, et
- la disposition des fenêtres 88 est différentes.
[0066] Dans ce mode de réalisation, il n'est pas possible de fixer sur la claie 130 des
barres latérales de soutien telles que les barres 88, 90.
Chapitre III : Variantes :
Variantes de la plaque dorsal :
[0067] En variantes la plaque 22 n'est pas symétrique par rapport au plan P
me. Par exemple, les fenêtres 88 de la plaque 22 ne sont pas disposées de façon symétrique
par rapport au plan P
me. Toutefois, cela n'empêche en rien les bords latéraux 28, 30 de cette plaque d'être
les symétriques l'un de l'autre par rapport à ce plan P
me.
[0068] La plaque dorsale peut être fabriquée dans d'autres matériaux thermoformables. Par
exemple, la plaque dorsale peut être réalisé dans un matériau composite comportant
à la fois du plastique et un ou plusieurs autres composants.
[0069] La hauteur h
36 de la zone thoracique 36 peut être rendue aussi petite que souhaitée en prolongeant
vers le bas les portions 40, 42 et en prolongeant vers le haut les portions 60, 62.
Ainsi, la hauteur h
36 peut être inférieure à 8 cm. Dans ce cas, la largeur de la zone thoracique 36 est
aussi réduite.
[0070] Les fenêtres 88 peuvent être omises ou leur nombre réduit.
Variantes relatives aux barres latérales :
[0071] Les attaches 80, 82 ne forment pas nécessairement qu'un seul bloc de matière avec
la plaque dorsale 22. Par exemple, les attaches 80, 82 peuvent être réalisées dans
un matériau différent de la plaque dorsale 22 puis fixées, sans aucun degré de liberté,
sur la plaque dorsale 22. Par exemple, les attaches 80, 82 peuvent être en métal.
[0072] D'autres conformations sont possibles pour les attaches 80, 82. Par exemple, en variante,
les attaches 80, 82 sont chacune conformées en forme de pince dont les mâchoires viennent
enserrer l'extrémité supérieure de la barre reçue dans cette attache.
[0073] Les variantes décrites dans le cas particulier des attaches 80, 82 s'applique aussi
aux attaches 92 et 94.
[0074] En variante, les projections orthogonales, dans le plan P
fr, des centres géométriques des attaches 80, 82, 92 et 94 sont situés sur les sommets
d'un rectangle dont le centre est à plus de 5 cm de la projection orthogonale du centre
géométrique de la zone 36 dans ce même plan P
fr.
[0075] Dans un autre mode de réalisation, la barre 88 comporte plusieurs coudes entre les
extrémités inférieure 96 et supérieure 84.
[0076] La section transversale des barres latérales peut aussi être rectangulaire.
[0077] Dans une autre variante, les barres latérales ne sont pas tubulaires. Dans ce cas,
les barres latérales ne sont pas creuses.
[0078] La barre 88 peut être réalisée dans d'autres matériaux. Par exemple, en variante,
elle est réalisée en fibre de verre.
Autres variantes :
[0079] Dans un mode de réalisation simplifié, la ceinture 11 est omise.
[0080] De nombreux autres modes de réalisation des appuis amovibles 120, 122 sont possibles.
Par exemple, en variante, les appuis amovibles sont spécifiquement conformés pour
le transport d'un appareil choisi dans le groupe composé des appareils suivants :
- un fusil,
- des munitions tel qu'un missile,
- un drone,
- une caisse de mitrailleuse, et
- un poste de tir.
[0081] Plusieurs des variantes décrites ci-dessus peuvent être combinées dans un même mode
de réalisation.
Chapitre IV : Avantages des modes de réalisation décrits :
[0082] La combinaison des caractéristiques suivantes permet d'améliorer la flexibilité en
torsion de la claie 20 :
- la caractéristique selon laquelle les approximations linéaires des projections orthogonales
des portions supérieures 40, 42 et inférieures 60, 62 sont sensiblement parallèles
aux diagonales 54, 56,
- la caractéristique selon laquelle les portions supérieures 40, 42 s'étendent à partir
des épaules du porteur et les portions inférieures s'étendent à partir des hanches
du porteur, et
- la caractéristique selon laquelle la zone thoracique 36 est située à mi-hauteur du
dos. Cette amélioration de la flexibilité en torsion de la claie améliore le confort
du porteur notamment lorsque ce porteur adopte la posture du tireur debout.
[0083] Le fait de disposer les attaches 80, 82, 92 et 94 de manière à ce que les projections
orthogonales des centres géométriques de ces attaches soient situées sur les sommets
d'un rectangle dont le centre est proche de la projection orthogonale du centre géométrique
de la zone thoracique, permet de conserver une bonne flexibilité en torsion même lorsque
la plaque dorsale est rigidifiée à l'aide des barres latérales 88, 90. Ainsi, la présence
des barres 88, 90 ne dégrade pas le confort de la claie 20 même lorsque le porteur
adopte la position du tireur debout.
[0084] Les barres 88, 90 permettent le transport de charges lourdes sans dégrader le confort
de portage. De plus, le fait que ces barres 88, 90 soient disposées chacune d'un côté
respectif de la plaque dorsale 22, permet de transférer directement le poids de la
charge lourde sur les hanches du porteur sans passer par l'intermédiaire de son bassin.
Cela améliore la stabilité du portage et évite un phénomène de « roulis ». Un phénomène
de roulis correspond à une situation où la charge oscille de droite à gauche dans
le dos du porteur lorsqu'il marche. De plus, lorsque les barres latérales 88, 90 sont
uniquement mécaniquement raccordées l'une à l'autre par l'intermédiaire de la plaque
dorsale 22, cela permet de conserver la bonne flexibilité en torsion de la claie 20.
[0085] Le fait que la largeur de la zone thoracique 36 soit inférieure à la distance qui
sépare les deux barres 88, 90, permet de conserver une très bonne flexion en torsion
de la claie 20 même en présence des barres 88, 90.
[0086] Le fait de couder les barres 88, 90 pour éloigner la zone thoracique 36 du dos du
porteur améliore le confort car il n'existe plus aucun frottement entre cette zone
thoracique et le dos.
[0087] Le fait que les barres 88, 90 soient tubulaires permet à la fois d'obtenir une très
bonne rigidité des barres latérales tout en minimisant leurs poids.
[0088] Le fait de fixer les équipements amovibles directement sur les barres 88, 90 et non
pas sur la plaque dorsale 22 permet de conserver une très bonne stabilité du portage
même lorsqu'une charge lourde est déposée sur cet équipement amovible.
[0089] Les appuis amovibles 120, 122 permettent d'adapter le dispositif de portage à dos
au transport de charges rigides. Dans ce cas, le fait que ces appuis soient uniquement
fixés sur les barres 88, 90 permet d'éviter que la plaque dorsale 22 se déforme et
vienne gêner le porteur. De plus, la stabilité du portage lors du transport d'une
telle charge rigide est assurée par le fait que chacun de ces appuis transfère le
poids de la charge rigide directement sur les deux barres de soutien qui transfèrent
à leur tour le poids de la charge rigide directement sur chacune des hanches du porteur.
[0090] Les lignes de fenêtres 88 permettent de fixer des équipements sur la claie 20 en
tressant des sangles dans ces lignes de fenêtres. De plus, le fait que les fenêtres
autres que les fenêtres d'extrémités soient plus longues permet d'alléger le poids
de la claie.
1. Dispositif de portage à dos comportant :
a) un appui lombaire (10) et des bretelles (12) d'épaules,
b) une claie (20) de portage comportant une plaque dorsale (22 ; 130) formée d'un
seul bloc de matériau thermoformable et comprenant :
- un bord latéral gauche (30) et un bord latéral droit (28) qui s'étendent sur toute
la hauteur de la plaque dorsale, ces bords latéraux droit et gauche étant symétriques
l'un de l'autre par rapport à un plan médian,
- une zone scapulaire (34) qui, lorsque le dispositif de portage à dos est porté,
est située au niveau des épaules du porteur et sur laquelle sont directement fixées
les bretelles d'épaules, cette zone scapulaire étant délimitée par des portions supérieures
(40, 42) des bords latéraux droit et gauche qui s'étendent chacune depuis un point
haut (44, 46) jusqu'à un point bas (48, 50) en se rapprochant continûment l'une de
l'autre uniquement entre ces points haut et bas et en se déplaçant du point haut vers
le point bas,
- une zone lombaire (38) qui, lorsque le dispositif de portage à dos est porté, est
située au niveau du bas du dos du porteur et sur laquelle est directement fixée l'appui
lombaire, cette zone lombaire étant délimitée par des portions inférieures (60, 62)
des bords latéraux droit et gauche qui s'étendent chacune depuis un point haut (64,
66) jusqu'à un point bas (68, 70) en s'éloignant continûment l'une de l'autre uniquement
entre ces points haut et bas et en se déplaçant du point haut vers le point bas,
- une zone thoracique (36) qui relie directement la zone scapulaire à la zone lombaire,
cette zone thoracique étant délimitée par des portions centrales (74, 76) des bords
latéraux droit et gauche qui s'étendent chacune depuis le point bas de la portion
supérieure située du même côté du plan médian jusqu'au point haut de la portion inférieure
située du même côté du plan médian,
dans lequel :
- les projections orthogonales, dans un plan frontal, de la portion supérieure (40)
du bord latéral droit et de la portion inférieure (62) du bord latéral gauche s'étendent
sensiblement parallèlement à une même diagonale (54) contenue dans le plan frontal
et qui forme un angle avec le plan médian compris entre 25° et 45°, où :
-- le plan frontal est le plan frontal du porteur lorsque le dispositif de portage
à dos est porté, et
-- la projection orthogonale, dans le plan frontal, d'une portion du bord latéral
est sensiblement parallèle à la diagonale (54) lorsque l'angle entre l'approximation
linéaire, selon la méthode des moindres carrés, de cette portion du bord latéral et
la direction de la diagonale qui lui est sensiblement parallèle est compris entre
- 10° et + 10°, et
- les points hauts (44, 46) des portions supérieures sont situés, lorsque le dispositif
de portage à dos est porté, au niveau d'une épaule respective du porteur et les points
bas (68, 70) des portions inférieures sont situés, lorsque le dispositif de portage
à dos est porté, au niveau d'une hanche respective du porteur, et
- la zone thoracique (36) est située à mi-hauteur de la plaque dorsale,
caractérisé en ce que :
- la zone scapulaire comporte deux attaches supérieures droite (80) et gauche (82)
symétriques l'une de l'autre par rapport au plan médian et séparées l'une de l'autre
par une distance comprise entre 20 cm et 38 cm, les attaches supérieures droite et
gauche étant aptes à fixer des extrémités supérieures de barres latérales, respectivement,
droite et gauche dans cette zone scapulaire,
- la zone lombaire comporte deux attaches inférieures droite (92) et gauche (94) symétriques
l'une de l'autre par rapport au plan médian et séparées l'une de l'autre par une distance
identique à la distance qui sépare les deux attaches supérieures, les attaches inférieures
droite et gauche étant aptes à fixer des extrémités inférieures des barres latérales,
respectivement, droite et gauche dans cette zone lombaire,
- les projections orthogonales, dans le plan frontal, des centres géométriques des
attaches supérieures (80, 82) et inférieures (92, 94) sont situées sur les sommets
d'un rectangle dont le centre est à moins de un centimètre de la projection orthogonale
du centre géométrique de la zone thoracique dans ce plan frontal.
2. Dispositif de portage à dos selon la revendication 1, dans lequel la longueur de chaque
portion supérieure et de chaque portion inférieure est supérieure à 13 cm.
3. Dispositif de portage à dos selon l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel :
- la distance qui sépare l'un de l'autre les points bas (48, 50) des portions supérieures
est deux fois plus petite que la distance qui sépare l'un de l'autre les points hauts
(44, 46) de ces portions supérieures, et
- la distance qui sépare l'un de l'autre les points hauts (64, 66) des portions inférieures
est deux fois plus petite que la distance qui sépare l'un de l'autre les points bas
(68, 70) des portions inférieures..
4. Dispositif de portage à dos selon l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel la claie comporte :
- une barre latérale droite (88) de soutien réalisée dans un matériau distinct de
la plaque dorsale, cette barre latérale droite étant fixée à la plaque dorsale par
l'intermédiaire des attaches supérieure et inférieure droites (80, 92), et
- une barre latérale gauche (90) de soutien identique à la barre latérale droite,
cette barre latérale gauche étant fixée à la plaque dorsale par l'intermédiaire des
attaches supérieure et inférieure gauches (82, 94).
5. Dispositif de portage à dos selon la revendication 4, dans lequel la largeur de la
zone thoracique est inférieure à la distance qui sépare les deux barres latérales
(88, 90) de soutien.
6. Dispositif de portage à dos selon la revendication 4 ou 5, dans lequel les barres
(88, 90) de soutien sont coudées de sorte que la zone thoracique est éloignée du dos
du porteur lorsque le dispositif de portage à dos est porté.
7. Dispositif de portage à dos selon la revendication 6, dans lequel :
- chaque barre de soutien comporte une extrémité supérieure (84, 86) reçue dans l'attache
supérieure et une extrémité inférieure (96, 98) reçue dans l'attache inférieure,
- les extrémités supérieure et inférieure de chaque barre latérale s'étendent le long,
respectivement, d'un axe supérieur (100) et d'un axe inférieur (102), et
- les projections orthogonales de ces axes supérieur et inférieur dans le plan médian
forme un angle compris entre 5° et 10°, et
- l'angle entre les projections orthogonales des axes supérieur et inférieur dans
le plan médian du porteur varie au plus de 0,5° entre un état vide et un état chargé
du dispositif de portage à dos, l'état vide du dispositif de portage à dos correspond
à l'état du dispositif de portage à dos en absence de charge à transporter et l'état
chargé du dispositif de portage à dos correspond à l'état du dispositif de portage
à dos lorsqu'une charge de 30 kg est transportée à l'aide de ce dispositif de portage
à dos.
8. Dispositif de portage à dos selon l'une quelconque des revendications 4 à 7, dans
lequel les barres latérales (88, 90) sont tubulaires.
9. Dispositif de portage à dos selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, dans
lequel le dispositif de portage à dos comporte au moins un équipement amovible choisi
dans le groupe constitué d'une sellette de pose (110), d'une nacelle (112) de protection
et d'appui au sol, d'une têtière (114) de fixation d'un sac supérieur et d'un appui
amovible (120, 122), cet équipement amovible étant directement fixé à la fois sur
la barre latérale droite et sur la barre latérale gauche.
10. Dispositif de portage à dos selon la revendication 9, dans lequel l'équipement amovible
comporte un appui amovible supérieur (120) et un appui amovible inférieur (122) conformés
pour recevoir, respectivement, une partie supérieure et une partie inférieure d'une
charge rigide d'au moins 7 kg, chacun de ces appuis étant déplaçables, de façon réversible,
entre :
- un état monté dans lequel l'appui amovible est fixé, sans aucun degré de liberté,
d'un côté, directement sur la barre latérale droite et, de l'autre côté, directement
sur la barre latérale gauche, et
- un état démonté dans lequel l'appui amovible est mécaniquement séparé de la claie.
11. Dispositif de portage à dos selon l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel :
- la plaque dorsale comporte des fenêtres rectangulaires traversantes (88) disposées
les unes après les autres pour former une ligne de fenêtres qui s'étend depuis la
zone lombaire jusqu'à la zone scapulaire en passant par l'intermédiaire de la zone
thoracique,
- les largeurs de ces fenêtres sont perpendiculaires à la ligne et sont comprises
entre 15 mm et 25 mm,
- les longueurs de ces fenêtres sont parallèles à cette ligne,
- la longueur de la fenêtre située à l'extrémité de la ligne de fenêtre est comprise
entre 3 mm et 8 mm, et
- les longueurs des autres fenêtres de cette même ligne de fenêtres sont au moins
deux fois supérieures à la longueur de la fenêtre située à l'extrémité de cette ligne
de fenêtre.
12. Claie pour la réalisation d'un dispositif de portage à dos conforme à l'une quelconque
des revendications précédentes, dans lequel cette claie comporte une plaque dorsale
(22 ; 130) formée d'un seul bloc de matériau thermoformable et comprenant :
- un bord latéral gauche (30) et un bord latéral droit (28) qui s'étendent sur toute
la hauteur de la plaque dorsale, ces bords latéraux droit et gauche étant symétriques
l'un de l'autre par rapport à un plan médian,
- une zone scapulaire (34) qui, lorsque le dispositif de portage à dos est porté,
est située au niveau des épaules du porteur et sur laquelle sont directement fixées
les bretelles d'épaules, cette zone scapulaire étant délimitée par des portions supérieures
(40, 42) des bords latéraux droit et gauche qui s'étendent chacune depuis un point
haut (44, 46) jusqu'à un point bas (48, 50) en se rapprochant continûment l'une de
l'autre uniquement entre ces points haut et bas et en se déplaçant du point haut vers
le point bas,
- une zone lombaire (38) qui, lorsque le dispositif de portage à dos est porté, est
située au niveau du bas du dos du porteur et sur laquelle est directement fixée l'appui
lombaire, cette zone lombaire étant délimitée par des portions inférieures (60, 62)
des bords latéraux droit et gauche qui s'étendent chacune depuis un point haut (64,
66) jusqu'à un point bas (68, 70) en s'éloignant continûment l'une de l'autre uniquement
entre ces points haut et bas et en se déplaçant du point haut vers le point bas,
- une zone thoracique (36) qui relie directement la zone scapulaire à la zone lombaire,
cette zone thoracique étant délimitée par des portions centrales (74, 76) des bords
latéraux droit et gauche qui s'étendent chacune depuis le point bas de la portion
supérieure située du même côté du plan médian jusqu'au point haut de la portion inférieure
située du même côté du plan médian,
dans laquelle :
- les projections orthogonales, dans un plan frontal, de la portion supérieure (40)
du bord latéral droit et de la portion inférieure (62) du bord latéral gauche s'étendent
sensiblement parallèlement à une même diagonale (54) contenue dans le plan frontal
et qui forme un angle avec le plan médian compris entre 25° et 45°, où :
-- le plan frontal est le plan frontal du porteur lorsque le dispositif de portage
à dos est porté, et
-- la projection orthogonale, dans le plan frontal, d'une portion du bord latéral
est sensiblement parallèle à la diagonale (54) lorsque l'angle entre l'approximation
linéaire, selon la méthode des moindres carrés, de cette portion du bord latéral et
la direction de la diagonale qui lui est sensiblement parallèle est compris entre
- 10° et + 10°, et
- les points hauts (44, 46) des portions supérieures sont situés, lorsque le dispositif
de portage à dos est porté, au niveau d'une épaule respective du porteur et les points
bas (68, 70) des portions inférieures sont situés, lorsque le dispositif de portage
à dos est porté, au niveau d'une hanche respective du porteur, et
- la zone thoracique (36) est située à mi-hauteur de la plaque dorsale,
caractérisée en ce que :
- la zone scapulaire comporte deux attaches supérieures droite (80) et gauche (82)
symétriques l'une de l'autre par rapport au plan médian et séparées l'une de l'autre
par une distance comprise entre 20 cm et 38 cm, les attaches supérieures droite et
gauche étant aptes à fixer des extrémités supérieures de barres latérales, respectivement,
droite et gauche dans cette zone scapulaire,
- la zone lombaire comporte deux attaches inférieures droite (92) et gauche (94) symétriques
l'une de l'autre par rapport au plan médian et séparées l'une de l'autre par une distance
identique à la distance qui sépare les deux attaches supérieures, les attaches inférieures
droite et gauche étant aptes à fixer des extrémités inférieures des barres latérales,
respectivement, droite et gauche dans cette zone lombaire,
- les projections orthogonales, dans le plan frontal, des centres géométriques des
attaches supérieures (80, 82) et inférieures (92, 94) sont situées sur les sommets
d'un rectangle dont le centre est à moins de un centimètre de la projection orthogonale
du centre géométrique de la zone thoracique dans ce plan frontal.