[0001] La présente invention concerne des dispositifs de contacts électriques à liquide
conducteur utilisables dans des commutateurs électriques manuels, tels que des commutateurs
à boutons-poussoirs, ou automatiques, tels que des relais électromagnétiques, ou encore
des matrices de commutation, telles que celles qui sont utilisées en commutation téléphonique,
etc.
[0002] Dans les commutateurs électriques les plus souvent utilisés, les dispositifs de contact
électriques sont constitués par deux pièces métalliques, bonnes conductrices de l'électricité,
dont l'une est fixe et l'autre mobile, la pièce mobile étant déplacée jusqu'à venir
toucher la pièce fixe pour établir la continuité électrique entre les deux pièces,
ou séparée de la pièce fixe pour interrompre la continuité électrique. Dans le cas
d'un relais électromagnétique, la pièce mobile est reliée à l'armature du relais qui
provoque ses mouvements de fermeture et d'ouverture du contact. Pour pouvoir être
utilisé dans les systèmes de commutation téléphonique, un dispositif de contact doit
répondre à un certain nombre d'exigences. Il doit pouvoir interrompre ou établir un
courant d'une façon nette, rapide, avec une résistance très élevée entre les deux
éléments de contact quand celui-ci est ouvert, mais une résistance très faible et
repro- ducctible entre ces éléments quand le contact est fermé. Ces propriétés doivent
se maintenir pendant longtemps, de l'ordre de 20 ans. Il doit pouvoir subir un grand
nombre de manoeuvres, de l'ordre de 10 8
[0003] Or, on observe fréquemment, dans ces dispositifs de contact à deux pièces métalliques,
une dégradation accélérée des performances causée par un accroissement de la résistance
entre les pièces quand le contact est fermé, la destruction partielle des surfaces
de contact des pièces par érosion électrique et la tendance des pièces à se coller.
En effet, quand ces dispositifs de contact sont à l'air libre, l'atmosphère environnante
renferme, par exemple, des composés du soufre ayant une action néfaste sur les surfaces
de contact. D'autre part, à l'ouverture du contact, des arcs brefs, mais intenses,
se produisent d'une manière bien connue et entraînent une érosion. Pour tenter de
réduire ces défauts, on utilise, pour constituer les surfaces de contact, des métaux
précieux, tels que l'argent, le palladium ou leurs alliages. Par ailleurs, on prévoit,
quand cela est possible, des circuits de protection contre les décharges trop intenses.
Toutefois, ces solutions sont coûteuses et ne sont que partiellement efficaces. ,
[0004] Afin d'améliorer les résultats des dispositifs de contact à deux pièces métalliques,
on enferme les surfaces de contact des pièces dans des enceintes étanches à l'intérieur
desquelles règne une atmosphère à composition contrôlée, le plus souvent à base d'azote
et d'hydrogène, et débarassée des composés corrosifs. Dans certains dispositifs de
contact de ce type, une partie de l'enveloppe constituant l'enceinte est déformable
et joue le rôle d'une membrane permettant, à partir d'un moyen extérieur à l'enceinte,
d'actionner la pièce mobile du contact, à l'intérieur de l'enceinte. Dans d'autres
dispositifs du même type, l'enveloppe est indéformable, par exemple en verre, ce qui
implique que les pièces soient, au moins partiellement constituées par un matériau
magnétique et élastique. De plus, leurs surfaces de contact sont revêtues d'or, puis
de rhodium ou de rhuténium. Ces pièces de contact sont donc chères et exigent d'être
manipulées dans des salles dites "blanches". Enfin, le scellement des pièces dans
les enceintes nécessite des réglages très précis et des contrôles de fabrication rigoureux
qui augmentent encore le coût de ces dispositifs de contact sous ampoule ou CSA. Pour
améliorer les performances de ces dispositifs CSA fonctionnant à sec, on a développé
des dispositifs où la surface de contact de l'une des pièces est recouverte de mercure
liquide par capillarité ce qui, à la fermeture, assure un très bon contact électrique
reproductible. Toutefois, ces dispositifs CSA à surface de contact mouillée sont encore
plus chers que les dispositifs CSA secs et, surtout, ne peuvent fonctionner que dans
une position déterminée car le mercure doit se rassembler à un emplacement convenable
prédéterminé.
[0005] D'autre, part, les contacts actuellement utilisés et, particulièrement, les contacts
CSA doivent être fabriqués, vérifiés et mis en place un par un. Or, dans beaucoup
d'applications, ils sont utilisés sous forme d'ensembles. Par exemple, dans les centraux
de commutation téléphonique, on utilise des matrices de commutation qui regroupent
des centaines de contacts sur une carte enfichable. Le temps d'assemblage des dispositifs
de contact unitaires est important ce qui augmente le coût de ces matrices.
[0006] On connaît des dispositifs de contact à mercure ne présentant pas ces inconvénients.
Il s'agit de structures comportant un espace étroit dont les parois ne sont pas mouillables
par le mercure. Le contact électrique s'établit entre le mercure et une électrode
placée au fond de l'espace. Etant donné l'étroitesse de l'espace, qui entraîne des
effets de capillarité, le mercure ne pénètre dans cet espace que s'il est soumis à
une pression, et lors de la disparition de cette pression, le mercure ressort interrompant
ainsi la continuité électrique. Cet espace étroit a jusqu'ici été réalisé sous la
forme d'un intervalle ménagé entre des plaques parallèles ou un tube capillaire. Des
exemples de tels dispositifs sont décrits dans les brevets français 1 505 976 et 1
506 067, allemands 1 185 724 et 1 218 062 et américain 2 695 938. La fabrication de
contact de ce type est très délicate et, encore, d'un prix de revient élevé.
[0007] Dans le brevet français 2 385 208, on a décrit une structure de contact comportant
une paroi poreuse, une augmentation de pression faisant pénétrer dans les pores un
liquide conducteur ne mouillant pas cette paroi et établissant ainsi la continuité
électrique entre les deux côtés de la paroi. Il apparaît que l'espace étroit est alors
réalisé facilement étant donné la structure même du matériau utilisé comme paroi,
à savoir du tissu, un matériau fritté, un matériau en fibres minérales, etc.
[0008] Dans le brevet américain 3 114 811, on décrit un relais à contact mouillé au mercure
dans lequel le mercure monte par capillarité le long d'une armature 12 pour venir
mouiller en permanence les surfaces conductrices des contacts. Le fait de revêtir
les surfaces conductrices de contacts de "spacers" isolants n'empêche pas le mercure
de mouiller en permanence les barres et les fonds conducteurs des fentes entre ces
barres. L'épaisseur des barres doit être limitée à l'épaisseur du film de mercure
entre les barres (soit 25 microns), et l'intervalle entre les barres doit être de
plusieurs mils, soit de l'ordre de 100 microns ou plus, si bien que le mercure mouillant
la surface de contact entre les barres forme une couche de mercure liquide d'épaisseur
égale ou supérieure à celle des barres.
[0009] Dans le brevet français, 2 312 847, on a également décrit un contre-contact dont
le métal sous-jacent est humecté par le mercure. Il s'agit donc d'un contact du type
de celui décrit dans le brevet américain 3 114 811 mentionné ci-dessus. Les dimensions
de l'ouverture prévue sont, à ce sujet, édifiantes.
[0010] Un objet de la présente invention consiste à prévoir une structure à espace étroit
fonctionnant par effet de capillarité sur un liquide conducteur non mouillant, qui
soit plus simple que les structures connues antérieurement.
[0011] Suivant une caractéristique de l'invention, il est prévu une structure dans laquelle
la paroi isolante et la couche électriquement conductrice qu'atteint le liquide conducteur
à travers les espaces étroits de la paroi isolante forment un matériau composite diélectrique-conducteur.
[0012] Suivant une autre caractéristique, ladite structure est formée d'une tôle émaillée
dont l'émail est percé de trous ou bien traversé par une ou plusieurs fentes, les
trous ou les fentes traversant entièrement la couche diélectrique.
[0013] Suivant une autre caractéristique, ladite structure est formée d'une plaque de métal
sur laquelle a été déposée, par shoopage, une couche de matériau diélectrique que
l'on perce d'un ou plusieurs trous ou d'une ou plusieurs fentes.
[0014] Suivant une autre caractéristique, ladite structure est formée d'une plaque de matériau
diélectrique traversée d'un ou plusieurs trous ou d'une ou plusieurs fentes, sur laquelle
a été déposée, par shoopage, une couche de métal.
[0015] Suivant une autre caractéristique, ladite structure est formée d'un cermet dont le
métal a été éliminé sur une face du squelette céramique sur une profondeur appropriée.
[0016] Ainsi, suivant l'invention, le conduit dans la paroi isolante est assez étroit pour
qu'à la pression de repos, le mercure n'atteigne pas le fond conducteur du conduit.
Le fonctionnement du contact est donc complètement différent de celui du relais du
brevet américain 3 114 811.
[0017] Les caractéristiques de la présente invention mentionnée ci-dessus, ainsi que d'autres
apparaîtront plus clairement à la lecture de la description suivante d'exemples de
réalisation, ladite description étant faite en relation avec les dessins joints, parmi
lesquels:
la Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'un premier exemple de réalisation d'un
contact électrique suivant l'invention,
les Figs. 2 à 5 sont des vues de dessus de diverses structures suivant l'invention,
la Fig. 6 est une vue en coupe d'un second exemple de réalisation d'une structure
suivant l'invention,
la Fig. 7 est une vue en coupe d'un ensemble de contacts suivant l'invention, et
la Fig. 8 est une vue en coupe d'une variante de l'ensemble de la Fig. 7.
[0018] La coupe de la Fig. 1 montre un compartiment 1, rempli de mercure, qui est défini,
d'une part, par un fond en tôle émaillé 2, d'autre part, par une paroi cylindrique
3 en matériau non conducteur de l'électricité, et, enfin, par une membrane souple
4 fermant transversalement la cavité définie par la paroi cylindrique 3. En pratique,
dans la partie haute de la cavité le diamètre de la paroi est diminué et la membrane
4 est maintenue en place par un bouchon creux 5, par exemple vissé au bout de la cavité.
La membrane 4 permet de transmettre à l'intérieur de la cavité, c'est à dire au mercure,
les variations de pression à l'extérieur. La tôle émaillée 2, dont la partie émail
est tournée vers l'intérieur de la cavité, c'est à dire le mercure, comporte une fente
6 traversant la couche d'émail et ouverte vers le mercure. La pièce en tôle émaillée
2 a une forme générale circulaire, avec une partie centrale repoussée pour présenter
une surface convexe vers l'intérieur de la cavité 1. Les bords de la pièce 2 sont
maintenus contre la face inférieure de la pièce 3 par des moyens de serrage adéquats,
soit par exemple, le noyau d'un écrou 7 qui se visse sur la pièce 3. Un fil d'amenée
de courant 8 est relié à la partie métallique de la pièce 2 tandis qu'un fil d'amenée
de courant 9 est relié à la surface interne de la cavité, c'est à dire au mercure
conducteur,à travers un trou de la paroi 3.
[0019] En ce qui concerne la réalisation mécanique montrée, la pièce cylindrique 3 est filetée
à l'extérieur de manière à pouvoir visser l'écrou 7. Le fond de ce dernier est évidé
pour le passage du fil 8 qui est soudé à la surface inférieure de la pastille de tôle
2. A l'autre extrémité de la pièce 3, il est prévu un trou taraudé coaxial dans lequel
se visse le bouchon 5 qui coince les bords de la membrane 4. Pour la connexion du
fil 9, on peut prévoir dans 3 un trou, non montré, dans lequel est enfoncé un noyau
métallique conducteur dont l'extrémité vient en contact avec le mercure de la cavité.
En ce qui concerne le montage du contact, on fixe d'abord la pastille 2 à l'aide du
corps 3 et de l'écrou 7, puis on remplit la cavité de mercure et, enfin, on place
la membrane 4 que l'on fixe à l'aide du bouchon 5. Les connexions électriques sont
supposées montées avant ces opérations.
[0020] La fente 6 dans la partie émaillée de 2 est assez profonde pour mettre la tôle à
nu. Sa largeur peut être, par exemple, de 75 millièmes de millimètre. Quand aucune
pression, autre que la pression atmosphérique, ne s'exerce sur la membrane, les forces
capillaires-au niveau de la fente 6 empêchent le mercure de pénétrer dans la fente
et donc de venir en contact avec le fond conducteur de celle-ci. Il en résulte que
le courant électrique ne peut passer entre les fils 8 et 9, à travers la pastille
2. Quand une pression supérieure à une quantité déterminée par la largeur de la fente
est exercée sur la membrane 4, le mercure entre dans la fente et atteint le fond conducteur
en créant un chemin électrique entre les fils 8 et 9. Dès que cette pression sur la
membrane 4 est supprimée, les forces capillaires forcent le mercure à sortir de la
fente 6 rompant le chemin électrique.
[0021] Comme la partie de la pastille 2 est convexe vers l'intérieur de la cavité, on comprendra
que la fente peut être obtenue par un simple trait de scie.
[0022] La Fig. 2 montre une pastille 2 vue de dessus sur laquelle a été tracée une fente
unique 6. La Fig. 3 montre une pastille analogue en tôle émaillée dont la partie émaillée
a reçu deux traits de scie formant deux fentes parallèles 10, de préférence symétriques
par rapport au centre de la pastille. La Fig. 4 montre une autre pastille analogue
sur laquelle on a prévu deux fentes en croix 11 passant par le centre de la pastille.
La Fig. 5 montre une autre pastille analogue sur laquelle on a prévu quatre fentes
formant un carré 12. Bien entendu, on peut substituer l'une quelconque des pastilles
des Figs. 3 à 5 à la pastille 2 de la Fig. 1. La multiplicité des fentes qui est soudé
à la surface inférieure de la pastille de tôle 2. A l'autre extrémité de la pièce
3, il est prévu un trou taraudé coaxial dans lequel se visse le bouchon 5 qui coince
les bords de la membrane
4. Pour la connexion du fil 9, on peut prévoir dans 3 un trou, non montré, dans lequel
est enfoncé un noyau métallique conducteur dont l'extrémité vient en contact avec
le mercure de la cavité. En ce qui concerne le montage du contact, on fixe d'abord
la pastille 2 à l'aide du corps 3 et de l'écrou 7, puis on remplit la cavité de mercure
et, enfin, on place la membrane 4 que l'on fixe à l'aide du bouchon 5. Les connexions
électriques sont supposées montées avant ces opérations.
[0023] La fente 6 dans la partie émaillée de 2 est assez profonde pour mettre la tôle à
nu. Sa largeur peut être, par exemple, de 75 millièmes de millimètre. Quand aucune
pression, autre que la pression atmosphérique, ne s'exerce sur la membrane, les forces
capillaires au niveau de la fente 6 empêchent le mercure de pénétrer dans la fente
et donc de venir en contact avec le fond conducteur de celle-ci. Il en résulte que
le courant électrique ne peut passer entre les fils 8 et 9, à travers la pastille
2. Quand une pression supérieure à une quantité déterminée par la largeur de la fente
est exercée sur la membrane 4, le mercure entre dans la fente et atteint le fond conducteur
en créant un chemin électrique entre les fils 8 et 9. Dès que cette pression sur la
membrane 4 est supprimée, les forces capillaires forcent le mercure à sortir de la
fente 6 rompant le chemin électrique.
[0024] Comme la partie de la pastille 2 est convexe vers l'intérieur de la cavité, on comprendra
que la fente peut être obtenue par un simple trait de scie.
[0025] La Fig. 2 montre une pastille 2 vue de dessus sur laquelle a été tracée une fente
unique 6. La Fig. 3 montre une pastille analogue en tôle émaillée dont la partie émaillée
a reçu deux traits de scie formant deux fentes parallèles 10, de préférence symétriques
par rapport au centre de la pastille. La Fig. 4 montre une autre pastille analogue
sur laquelle on a prévu deux fentes en croix 11 passant par le centre de la pastille.
La Fig. 5 montre une autre pastille analogue sur laquelle on a prévu quatre fentes
formant un carré 12. -Bien entendu, on peut substituer l'une quelconque des pastilles
des Figs. 3 à 5 à la pastille 2 de la Fig. 1. La multiplicité des fentes diminue la
résistance du contact en position de fermeture.
[0026] Il faut encore noter que la forme bombée des pastilles permet d'utiliser pour fabriquer
les fentes des scies à fil, sans que les fentes ne soient trop longues.
[0027] Au lieu d'une tôle émaillée pour constituer le matériau de la pastille 2, on peut
également utiliser une plaque de fer sur lequel on a déposé de l'alumine par shoopage.
Les fentes sont alors fabriquées dans les mêmes conditions que précédemment.
[0028] Dans une autre variante de pastille, la plaque de tôle émaillée peut être remplacée
par une plaque d'alumine d'une épaisseur de 0,5 mm, par exemple, laquelle a été préalablement
percée d'un trou de 0,5 mm environ de diamètre et sur une face de laquelle on a déposé
du fer par shoopage. Le dépôt ainsi réalisé bouche le fond du trou. Le mercure baigne
la face en alumine seule et ne pénètre pas dans le trou, tant qu'une pression prédéterminée
ne lui est pas appliquée. Bien entendu, les dimensions indiquées ci-dessus ne sont
données qu'à titre indicatif.
[0029] Dans un autre exemple de réalisation de pastille, on utilise comme matériau de base
un cermet magnésie-nickel. Il s'agit d'un matériau composite formé de deux squelettes,
l'un céramique et l'autre métallique, imbriqués l'un dans l'autre. Dans un exemple
préféré, le diamètre moyen des grains de magnésie est de 10 microns environ. La phase
métallique a été retirée sur une face de la pastille sur une épaisseur de 200 microns
environ par dissolution anodique classique du nickel.
[0030] La Fig. 6 montre une coupe d'une telle pastille à base de cermet. et fait apparaître,
en 13, la phase métallique formée de nickel, imbriquée dans le squelette 14, formé
de magnésie. Les vides 15, sur une des faces, ont été formés par attaque électro-chimique
du métal. Lors du fonctionnement, le mercure pénètre dans les vides 15, quand il est
soumis à une pression prédéterminée, en établissant ainsi une continuité électrique
entre lui-même et le nickel du cermet. Quand on supprime cette pression, le mercure
ressort des vides sous l'effet des forces capillaires, en rompant la liaison électrique.
La pastille de la Fig. 6 peut être utilisée à la place de celle de la Fig. 1.
[0031] La Fig. 7 montre une matrice de contacts, en coupe suivant une coordonnée, formée
de contacts analogues à celui de la Fig. 1. Le corps cylindrique 3 est remplacé par
une plaque 16 isolante et percée de trous 17 remplaçant les cavités 1. Chaque trou
17 comprend une partie cylindrique d'un premier diamètre formant la cavité proprement
dite et, en bas de celle-ci, une autre partie cylindrique moins haute de diamètre
plus grand de manière à former un. épaulement contre lequel sont appliqués les bords
des pastilles 18, analogues à 2. Les pastilles 18 sont bloquées en position par une
plaque 19, parallèle à la plaque 16, et jouant le rôle de l'écrou 7. Sur la face adéquate
de 16 ou de 19 , sont déposées, par la technique classique des circuits imprimés,
des connexions électriques 20 donnant accès séparément ou par groupes aux pastilles
18. Sur la plaque 16, une fois le mercure versé dans les trous 17, on applique une
couche élastique 21 qui est prise en sandwich entre 16 et une autre plaque 22 jouant
le rôle des bouchons 5. La plaque 22 présente des trous 23 en face des trous 17, la
couche 21 formant ainsi des membranes individuelles entre chaque trou 23 et le trou
17 correspondant. Sur la face supérieure de la plaque 16 sont, de plus, prévues des
connexions électriques 24, analogues à 20, ces connexions 24 venant en contact avec
le mercure des trous 17. Ainsi, les membranes de chaque trou 17 peuvent être actionnées
individuellement permettant des fermetures ou des ouvertures sélectives de circuits
électriques entre' les connexions 20 et 24.
[0032] Dans un autre exemple de réalisation, on a prévu une électrode commune à tous les
contacts et formée d'une plaque de tôle émaillée, bombée de place en place. L'émail
est percé d'autant de conduits qu'il y a de contacts. On enserre cette plaque entre
d'autres plaques d'une manière analogue à l'exemple de réalisation de la Fig. 7. Au
lieu-d'une plaque unique, on peut évidemment prévoir des bandes de contacts. Un tel
exemple de réalisation est schématiquement montré à la Fig. 8, avec une tôle 25, analogue
à 2, 'la tôle 25 étant bombée par endroits avec des trous ou fentes 27, analogues
à 6, au sommet des parties.
1) Dispositif de contact électrique à liquide électriquement conducteur enfermé dans
une enceinte étanche dont au moins une paroi est en matériau diélectrique non mouillable
par ledit liquide, le dispositif comportant encore des moyens de commande de pression
dudit liquide, une connexion électrique en contact permanent avec ledit " liquide,
ladite paroi en matériau diélectrique étant traversée par au moins, un conduit d'une
largeur telle qu'à l'état de repos l'effet de capillarité dans ledit conduit empêche
toute pénétration dudit liquide dans ledit conduit, tandis qu'à l'état de travail,
la pression dudit liquide est suffisante pour faire entrer ledit liquide dans ledit
conduit établissant ainsi une liaison électrique entre ledit liquide et un matériau
électriquement conducteur placé de l'autre côté de ladite paroi en matériau diélectrique,
et que lors du retour à l'état de repos, ledit liquide ressorte dudit conduit en rompant
la liaison électrique précédemment établie, caractérisé en ce que l'ensemble constitué
par ladite paroi en matériau diélectrique et ledit matériau conducteur forme un matériau
composite diélectrique-conducteur, ledit conduit étant percé dans la partie diélectrique
jusqu'à la partie conductrice.
2) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau composite
diélectrique-conducteur est un métal émaillé.
3) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau diélectrique-conducteur
est un métal sur lequel on a déposé un diélectrique par shoopage.
4) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit
conduit est constitué par une fente.
5) Dispositif suivant la revendication 4, caractérisé en ce que ledit conduit est
constitué par des fentes se croisant à angle droit.
6) Dispositif suivant l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit
conduit est cylindrique.
7) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau composite
est constitué par une plaque diélectrique sur laquelle on a déposé du métal par shoopage.
8) Dispositif suivant la revendication 1, caractérisé en ce que le matériau composite
est un cermet dont on a éliminé superficiellement la phase métallique.