[0001] L'invention se rapporte à un escalier droit à deux limons, susceptible d'être préfabriqué
en usine et constitué d'éléments standards quelle que soit la hauteur de la dénivellation.
[0002] Jusqu'à présent, les escaliers droits, même les escaliers de secours sont faits à
la demande, une épure dessinée pour chaque cas, permettant d'effectuer le perçage
des limons de manière à obtenir une fixation convenable des marches, préparées en
usine selon un standard. On a néanmoins déja proposé de munir celles-ci de moyens
de réglage permettant de rattraper les erreurs de mise en place en particulier des
limons, ces moyens de réglage, constitués par des oeils oblongs, n'assurant qu'une
amplitude de quelques degrés.
[0003] Des escaliers ainsi conçussent donc impropres à satisfaire une standardisation totale
telle que le même escalier puisse être utilisé pour une montrée douce (par exemple
inclinaison à 60° par rapport à l'horizontale) ou pour une montée abrupte genre échelle
de meunier (par exemple inclinaison à 30° par rapport à l'horizontale).
[0004] Il faut remarquer qu'à partir du moment où l'on désire utiliser le même gabarit de
perçage des limons, quelle que soit l'inclinaison de ceux-ci, il n'est plus possible
d'utiliser des supports de main-courante standard fixés d'une manière classique sur
lesdits limons, car cette pratique conduirait à une construction inesthétique dans
laquelle lesdits supports seraient presque toujours fortement inclinés.
[0005] Pour être polyvalente, la conception d'un escalier préfabriqué implique que les éléments
constituants soient aptes à prendre entre eux des positions relatives diverses commandées
par l'inclinaison des limons et ce, en réduisant le travail d'usinage au minimum.
[0006] Autrement dit, les éléments d'un escalier droit préfabriqué y compris ceux de la
rampe, hors la variation de la longueur des longerons en fonction de la dénivellation
à gravir, doit permettre de résoudre tous les problèmes quelle que soit l'inclinaison,
par le seul moyen de leur montage réciproque.
[0007] L'escalier, selon la présente invention, entend apporter une solution satisfaisante
à cet impératif dont certaines données sont contradictoires entre elles, et ce, pour
des inclinaisons s'étendant au moins de 30 à 60° par rapport à l'horizontale.
[0008] Cet escalier est conçu de telle manière que les boulons (deux par marche) assemblent
au limon à la fois les marches et les supports de main-courante, l'un de ces deux
boulons traversant le trou oblong de la marche, le ou les trous ronds du limon et
un des trous du support, permettant ainsi simultanément le réglage de l'horizonta-
bilité de la marche et celui de la verticalité du support de main-courante.
[0009] D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description
et des revendications qui suivent, lesquelles sont faites en regard des dessins annexés
sur lesquels :
- la figure 1 est une vue de profil partiellement en coupe ;
- Za figure 2 est une vue en coupe montrant l'assemblage des marches et montants avec
le limon;tandis que
- Za figuré 3 montre une variante de montage sur le limon,du gousset des supports
de main-courante.
[0010] Comme on le voit sur ces figures, avantageusement les limons (L) comportent deux
flancs verticaux (L1 et L3) parallèles comme constituent par exemple les grands côtés
opposés d'un profilé tubulaire ou semi-tubulaire de section rectangulaire ou en U
ou en oméga.
[0011] Sur la face intérieure L1 du profilé sont fixées les extrémités des marches MA. Ces
extrémités sont, soit repliées pour former une partie verticale soit solidaires d'un
gousset vertical (GM), lequel est percé de deux trous, un trou avant rond (TRM) et
un oeil oblong (TOM) celui-ci étant orienté selon un arc de cercle ayant (TRM) pour
centre.
[0012] Sur la face (L3) opposée du limon (L) (ou sur un flasque rapporté (F) formant cette
face comme représenté à la figure 2) sont fixés une pluralité de supports (MT) dont
l'extrémité supérieure est articulée par une chape (C) à la main-courante ou rampe
(MC- par des axes tels que (A).
[0013] A sa partie inférieure, le montant (MT) est solidaire d'un gousset trapézoïdal (GF)
percé de deux trous sensiblement superposés (GF1) et (GF2)(figure 1) ou (GF3) et (GF4)
(figure 3).
[0014] Dans le cas du mode de réalisation représenté à la figure 1, le trou inférieur (GF2)
est un oeil oblong légèrement arqué dont le centre de courbure est le centre du trou
(GF1).
[0015] Les trous ronds du gousset (GM) de la marche, le trou rond correspondant du limon
et le trou rond (GF1) du gousset du montant sont traversés par le même boulon (la).
[0016] Le trou oblong (TOM), le trou rond correspondant du limon et le trou oblong (GF2)
sont traversés par le même boulon (1b).
[0017] Le règlage de l'aplomb du montant et de l'hori- zontabilité de la marche se fait
donc par pivotement des goussets respectifs autour du point fixe constitué par le
boulon supérieur en déplaçant le boulon inférieur dans les trous oblongs.
[0018] Il faut noter néanmoins que l'écart vertical des boulons (1a) et (1b) correspond
à la dénivellation entre les marches, si bien que le limon (L) n'est percé que de
trois trous ronds situés deux à deux dans un plan horizontal (pour les boulons (la)
et (1b) d'une même marche) et dans un plan vertical (pour les boulons (1a) et (lb)
d'un même montant) si bien que sur ce limon, les perçages de ces trous dessinent une
ligne brisée à angles droits, qui n'affaiblit donc pas sa résistance.
[0019] Dans le cas du mode de réalisation de la figure 3, le trou inférieur (GF4) du gousset
est un trou rond, tandis que le trou supérieur (GF3) est oblong (lumière).
[0020] Le montant (MT) est donc articulé autour du boulon (B) traversant la lumière (GM2)
de la marche, les trous ronds des deux flancs du limon (L) et ce trou inférieur (GF4).
[0021] Dans les deux modes de réalisation, la mise de niveau de la marche et la mise à la
verticale du montant ne nécessitent que trois boulons l'un de ceux-ci étant commun
aux systèmes d'assemblage.
[0022] Si l'on compare néanmoins ces deux modes de réalisation, on constate que celui figurant
à la figure 3 présente l'avantage de réglages plus faciles, en ce sens qu'ils sont
succédantset non concomitants comme dans le cas de la figure 1.
[0023] Les escaliers selon l'invention trouvent des applications diverses comme les escaliers
de secours soumis à des normes de sécurité, car leur conception permet de respecter
les dimensions imposées par celles-ci (largeur de passage profondeur et hauteur de
marches etc.).
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[0024] Malgré leur préfabrication quasi-totale, ils peuvent être utilisés dans des conditions
très différentes d'inclinaison , depuis un angle avec l'horizontale de 30° jusqu'à
60°, donc pour des "échelles de meuniers" ou escaliers de navire à empattement restreint.
[0025] Ils peuvent se prêter également à des emplois décoratifs en raison de la sobriété
de leur ligne. Pour une telle utilisation, il suffirait d'enjoliver le montant (MT)
et son gousset (GF) par exemple en leur donnant des lignes plus sophistiquées.
1. - Escalier droit comportant deux limons inclinés (L) une pluralité de marches (MA)
fixées par leurs extrémités aux limons par des boulons ou moyen de fixation similaire,
et une main-courante (MC) supportée par une pluralité de supports verticaux (MT) (par
exemple un par marche) l'inclinaison des marches par rapport aux limons étant réglable,
un des boulons de fixation pouvant être déplacé au montage dans une lumière pratiquée
dans l'une des pièces assemblées, caractérisé en ce que les supports verticaux (MT)
ont leur position réglable par rapport aux limons.
2. - Escalier selon la revendication 1, caractérisé en ce que les supports verticaux
(MT) ou un gousset dont ils sont solidaires sont traversés par deux boulons, l'un
passant autour d'un trou rond et servant d'axe de pivotement, l'autre pouvant parcourir
une lumière de réglage.
3. - Escalier selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'assemblage
d'une marche et du support de rampe correspondant à l'un des limons ne nécessite que
trois boulons, l'un d'entre eux étant commun à la fixation de la marche et à la fixation
du support.
4. - Escalier selon la revendication 1, dans lequel les extrémités de chaque marche
comportent une partie verticale (GM) (rabat ou gousset soudé) percée de trous pour
le passage des boulons de fixation, caractérisé en ce que le trou antérieur est un
trou rond assurant le pivotement de la marche pour l'amener dans le plan horizontal,
le trou postérieur étant un oeil ou une lumière oblong rectiligne ou courbe.
5. - Escalier selon la revendication 2, caractérisé en ce que le trou rond du gousset
d'assemblage de chaque support est le trou inférieur, la lumière ou trou oblong rectiligne
ou courbe étant situé à la partie supérieure du gousset.
6. - Escalier selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le
boulon commun à la marche et au support est le boulon postérieur de la marche et inférieur
du support, traversant les lumières ou trous oblongs de ces pièces.
7. - Escalier selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le
boulon commun à la marche et au support est le boulon postérieur de la marche et inférieur
du support, traversant la lumière de la marche et le trou rond du support.
8. - Escalier selon la revendication 1, caractérisé en ce que le limon a une section
tubulaire ou semi-tubulaire (par exemple oméga) rectangulaire, dont les grandes faces
parallèles (L1, L3) sont verticales, les marches (MA) étant fixées contre une de ces
grandes faces, le support (MT) l'étant contre l'autre face.
9. - Escalier selon l'une des revendications précédentes dans lequel l'extrémité supérieure
de chaque support (MT) est articulé par rapport à la main-courante, caractérisé en
ce que la partie inférieure est solidaire . d'un gousset (GF) trapézoïdal percé en
haut d'un trou rond (GF1) et en bas d'un oeil oblong (GF2) ou décrivant un arc de
cercle concentrique à ce trou rond.