Domaine technique
[0001] La présente invention à pour objet le traitement de solutions usées résultant de
la fabrication des pâtes à papier par voie chimique, notamment, des pâtes obtenues
par les procédés dits "au sulfite" ou "au bisulfite" en milieux neutres ou acides.
[0002] On sait que le principe de cette fabrication consiste à faire "digérer" des matières
cellulosiques, notamment des copeaux de bois, par une solution appropriée qui dissout
les composants non cellulosiques du bois (lignine, xylanes, extractibles, etc...),
ceci de manière à permettre l'isolation, par filtration, de la pulpe de cellulose
insoluble contenue dans ces matières.
[0003] Comme solutions de digestion, on utilise, suivant les types de procédés, des solutions
aqueuses de sulfites alcalins (Na, NH
4) ou alcalino-terreux (Ca, Mg, etc.) le pH de ces solutions pouvant varier entre environ
3 et 7,5 suivant la quantité présente d'acide sulfureux libre dissous (bisulfite).
[0004] Après dissolution des composants non cellulosiques dans la solution de traitement,
on sépare la cellulose par filtration puis on concentre la liqueur usée résiduelle
(spent liquor) chargée de matières organiques dissoutes par évaporation d'une grande
partie de l'eau qu'elle contient, après quoi on la brûle ce qui permet de fournir
de l'énergie et d'en séparer les matières minérales résiduelles. Celles-ci sont, soit
irrécupérables (cas du calcium et de l'ammonium), soit recyclables en partie (cas
du sodium où celui-ci est partiellement récupéré sous forme de carbonate lequel est,
ensuite, retrans- formé en sulfite au moyen du S0
2 fourni par la combustion de la liqueur usée concentrée). On trouvera plus de détail
sur ces méthodes de l'art antérieur dans "Encyclopedia of Chemical Technology" de
KIRK & OTHMER et dans "The Journal of the Technical Association of the Pulp & Paper
Industry 40, 866-72 (1957) 41, 110-116 (1958); 43, Etat de la technique
[0005] Ces procédés de traitement des liqueurs usées présentent le grave inconvénient de
consommer une quantité d'énergie considérable, d'une part pour évaporer une partie
de l'eau. qu'elles contiennent au départ et, d'autre part, parce que la combustion
de la liqueur concentrée s'accompagne de la vaporisation complète de l'eau restante
avec perte de la chaleur consommée par cette vaporisation. Par ailleurs, ces procédés
conduisent à une destruction complète des matières organiques des lessives sulfitiques,
matières qu'il peut être intéressant de récupérer à d'autres fins.
[0006] La présente invention évite ces défauts et concerne un procédé de traitement des
liqueurs usées de digestion des matières ligno- cellulosiques à chaud et sous pression
de monoxyde de carbone et/ou d'hydrogène, ce qui conduit à la transformation des matières
organiques dissoutes en gaz et/ou liquide organique aisément séparables de la phase
aqueuse par les moyens habituels.
[0007] Avant de décrire plus précisément la présente invention, on signalera l'existence
des références ci-dessous dont le sujet et plus ou moins en rapport avec celle-ci:
Le brevet FR 1.319.466 a pour objet un procédé pour le traitement de solutions résiduelles
provenant des traitements de fabrication de la cellulose. Suivant cette référence,
on pulvérise la solution à traiter dans un courant de 'gaz chaud tel que de la vapeur
d'eau, du C02, du CO, de l'hydrogène, de l'azote ou des mélanges de ces gaz, de manière que les
composants gazeux de cette solution se séparent des composés minéraux résiduels. La
chaleur nécessaire à chauffer ces gaz est fournie par la combustion de combustibles
solides (charbon), liquides (mazout) ou gazeux (les gaz combustibles qui se séparent
lors de la pyrolyse de la solution de traitement). Il n'est pas fait mention, dans
cette référence, de la récupération, sous forme liquide, de la matière organique contenue
dans ces liqueurs résiduelles.
[0008] Dans le brevet DE 325.756, on décrit, le traitement de liqueurs résiduelles du procédé
au bisulfite de calcium avec, successivement, du CO, du C0
2 et de l'oxygène afin de séparer les impuretés soufrées du calcium et des résidus
ligneux qui peuvent alors être soumis directement à une fermentation. Cette référence
ne traite cependant pas de la conversion en hydrocarbures de telles liqueurs résiduelles.
[0009] Il est cependant déjà connu qu'on puisse traiter des matières organiques par le CO
et/ou 1'H
2 de manière à les transformer en hydrocarbures liquides ou pâteux. Ainsi, le brevet
US 3,733,255 décrit le traitement de déchets municipaux sous pression de CO en présence
d'eau de manière à en obtenir des huiles lourdes ou des bitumes. Le même genre de
traitement est connu en ce qui concerne les lignines (voir DRP No 382 367). Par ailleurs,
dans de telles conditions, la cellulose peut, elle-même, être transformée en huile
d'hydrocarbures (voir brevet USP 3,864,096), de même que la lignine et l'hé- micellulose
séparées par précipitation au H
2SO
4 des liqueurs noires provenant de la fabrication des cartons et autres produits cellulosiques
par le procédé KRAFT (voir J. Appl. Chem. Biotechnol. 27, 443-63 (1977). Par ailleurs,
dans la référence suivante : Abstract Bulletin of the Institute of Paper Chemistry,
47 (1977) page 979, abstract 9473, on mentionne la possibilité de convertir des déchets
organiques en hydrocarbures par chauffage en présence de CO et d'H
20. Dans cette référence, cn parle de déchets de bois et notamment, de lignine, mais
pas de liqueurs résiduelles de la digestion du bois en milieux sulfitique ou .autre.
De plus, cette référence ne fournit aucun détail sur les rendements, les catalyseurs
éventuels et les conditions de travail. Ainsi, de manière générale, ces procédés de
l'art antérieur semblent avoir les défauts suivants: soit ils ont un rendement très
bas (ne dépassant en général pas 25 à 30 %), soit ils sont relativement compliqués,
peu économiques et requièrent l'aide de catalyseurs basiques pour élever le rendement
de conversion.
[0010] Or, on a maintenant découvert avec étonnement dans le cadre de la présente invention
qu'on peut directement chauffer la liqueur sulfitique ou bisulfitique usée sous pression
avec du monoxyde de carbone et/ou de l'hydrogène ce qui conduit à la formation d'une
phase huileuse insoluble dans la phase aqueuse et qui peut être facilement séparée
par décantation ou autre. Dans ce procédé, la plus grande partie de la matière organique
de la lessive usée se transforme en liquide organique, une petite partie de celle-ci
est gazéifiée et la faible quantité pouvant demeurer dans la phase aqueuse est négligeable
et ne gêne pas pour la récupération ultérieure éventuelle des matières minérales de
celle-ci.
Description de l'invention
[0011] Ainsi, le procédé de l'invention est caractérisé par le fait qu'on chauffe la solution
sulfitique ou bisulfitique en provenance directement du digesteur après séparation
de la pulpe cellulosique, cette lessive ayant été, ou non, préalablement concentrée
par évaporation, en présence de CO et/ou d'hydrogène sous pression jusqu'à transformation
pratiquement complète de ses constituants organiques en produits liquides et gazeux,
ladite partie liquide se séparant sous forme d'une huile insoluble de la phase aqueuse.
Dans ce procédé, la concentration préliminaire de la solution sulfitique ou bisulfitique
par évaporation n'est plus nécessaire; elle peut cependant être effectuée, si désiré,
dans les évaporateurs prévus habituellement à cet effet.
[0012] Cette invention donne des résultats particulièrement intéressants et inattendus,
notamment em ce qui concerne les rendements qui sont pratiquement quantitatifs même
en l'absence de catalyseurs et même avec des solutions acides. Une telle efficacité
est peut-être due à la présence des composés minéraux et/ou organiques de la solution
usée, ce point n'ayant cependant pas été élucidé.
Meilleures conditions de mise en oeuvre de l'invention
[0013] Les conditions qu'on préfère utiliser pour mettre en oeuvre le procédé de l'invention
sont les suivantes : pression 100-300 bars; température 200-350°C. Au-dessous de 200°C,
la réaction devient lente et au-dessus de 350°, l'élévation de pression qui en résulte
n'augmente guère les rendements et elle devient dangereuse pour l'installation. La
concentration des matières solides de la solution ne joue pas un rôle critique et
peut être, par exemple, de 100 à 500 g/1 de matières organiques et de 50 à 200 g/1
de composés minéraux. Dans la pratique, toutes les sortes de solutions sulfitiques
et bisulfi- tiques qui se forment par traitement des bois en vue de la fabrication
des produits cellulosiques par les procédés dits "au sulfite" ou "au bisulfite" neutres
ou acides peuvent être traitées suivant l'invention. De plus, les modèles de réacteurs
convenant à cette réaction de conversion de matières organiques dispersées ou dissoutes
dans l'eau en liquides organiques non hydro-solubles sont multiples et la plupart
des réacteurs usuels permettant de soumettre des liquides à la chaleur et à la pression
conviennent. Ainsi, on peut aussi bien travailler dans un autoclave de laboratoire
de 1 litre que, à grande échelle, dans un réacteur industriel.
[0014] On peut effectuer l'opération de conversion en une ou plusieurs étapes. Lorsqu'on
opère, par exemple, en deux étapes, on interrompt à un moment donné le chauffage sous
pression de CO et/ou de H
2 et on laisse s'échapper du réacteur une partie ou tout le C0
2 qui s'est déjà formé dans cette première étape. Ceci peut d'ailleurs se faire sans
arrêter de chauffer ou, mieux, on laisse l'autoclave se refroidir quelque peu, et
même jusqu'à température ambiante, on relâche la pression et on remplit à nouveau
avec la quantité voulue du gaz ou du mélange de gaz réducteurs. Ce mode de faire a
deux avantages: a) il améliore d'environ 10% le rendement de la conversion par rapport
à la même réaction effectuée en une étape; b) il permet de travailler dans des conditions
globales plus modérées. Ainsi, par exemple, suivant une séquence opérationnelle avantageuse,
les conditions initiales de l'étape 1 comprenent une pression relativement haute (environ
50-80 bar de gaz réducteur à température ambiante) et une température relativement
basse (environ 200-220°C); puis, dans la seconde étape, on règle la pression à une
valeur inférieure (environ 30-40 bar) et on chauffe alors plus haut (au voisinage
de 300-350°C). En conséquence, les contraintes mécaniques auxquelles la machinerie
est globalement soumise sont maintenues entre entre des limites moins extrêmes, ceci
étant sans avoir à réduire le rendement en composition d'hydrocarbures liquides.
[0015] On va maintenant décrire l'invention avec référence au dessin annexé qui représente
schématiquement une installation travaillant suivant le procédé au bisulfite de calcium
ou de sodium et dans lequel le procédé de l'invention est incorporé.
[0016] L'installation représentée au dessin comprend d'abord un digesteur 1 dans lequel
on introduit les copeaux de bois à désagréger ainsi que la solution aqueuse contenant
CaS0
3 (ou Na
2S0
3) + H
2SO
3 gr
â- ce aux moyens représentés schématiquement par les flèches 2 et 3. La digestion s'effectue
en quelques heures à 100-140°C et, une fois qu'elle est terminée, on retire la pulpe
du réacteur à sa partie inférieure (voir flèche 4) et on envoie la liqueur usée qui
en résulte dans un évaporateur 5 où s'opère une concentration (on notera cependant
que l'évaporateur est purement facultatif dans le cas de l'invention). Puis la solution
pénètre dans un autoclave 6 conprenant un moyen de chauffage représenté schématiquement
par un enroulement 7. Par l'intermédiaire du compresseur 8, on envoie sous pression
du monoxyde de carbone et/ou de l'hydrogène dans le réacteur 6 où la solution séjourne
à chaud et sous pression jusqu'à transformation pratiquement complète de ses constituants
organiques en gaz et en liquide huileux insoluble dans l'eau. Puis, le gaz, l'huile
et la phase aqueuse sont introduits dans un décanteur 9 d'où le gaz s'échappe et est
recueilli comme indiqué par la flèche 10 et les phases organique et aqueuse sont séparées
par décantation ou centrifugation. L'huile qu'on recueille passe dans un échangeur
de chaleur 11 où elle se refroidit, la chaleur récupérée pouvant être utilisée ailleurs
dans l'usine, tandis que la phase aqueuse qui ne contient plus que des quantités insignifiantes
de matières organiques est envoyée à un réservoir 12 où s'effectue la séparation des
conposés minéraux, c'est-à-dire du CaSO
4 insoluble ou, dans le cas du sodium, du Na
2SO
3 formé dans la phase aqueuse pendant la liquéfaction. Une telle séparation s'effectue
par les moyens habituels, par exemple par évaporation (si nécessaire) et filtration.
Le sulfate de calcium n'est pas réutilisé. Par contre, dans le cas d'utilisation de
sulfite de soude, ce dernier peut être recyclé comme indiqué par les pointillés de
la flèche 20.
[0017] On notera que l'huile fournie par le générateur 6 peut servir de combustible ou elle
peut être distillée et raffinée suivant les moyens habituels.
Partie expérimentale et exploitation industrielle
[0018] Les exemples suivant illustrent l'invention.
Exemple 1
[0019] Dans un autoclave d'un litre, on a introduit 300 g d'une lessive sulfitique usée
provenant d'une usine de pâte à papier (cette lessive contenant, en poids, 48 % de
solides, pH 7,4, et 180 ml d'eau. On a relié l'autoclave à une source de CO et, au
moyen de ce gaz, établi une pression de 70 bar. On a ensuite chauffé 1 heure à 300°C,
la pression s'élevant, dans ces conditions, à ~190 bar.
[0020] Après refroidissement à température ordinaire, on a ouvert l'autoclave et séparé,
par décantation, la phase organique liquide flottant au-dessus de la phase aqueuse
maintenant claire et transparente. Cette phase visqueuse se montait à 75 g ce qui
correspond à un taux de liquéfaction des matières organiques d'origine dépassant 90
%. Par analyse, on a constaté que le taux résiduel de matières organiques dans la
phase aqueuse était négligeable; l'analyse élémentaire de l'huile ainsi obtenue était
la suivante : C 65 %; H 6,2 %; 0 16,2 %; H20 8,7 %; S 2,7 %; cendres totales 3,9 %.
Exemple 2
[0021] On a procédé comme dans l'exemple 1 au moyen des ingrédients suivants : lessive bisulfite
calcique à pH 4,7 contenant 48 % de solides dissous 300 g, H
20 180 ml. Pression initiale 70 bar de CO, température 300°C correspondant à une pression
opérationnelle de 220 bar. Temps de réaction 1 heure. Rendement 84 g de produit organique
liquide; analyse, trouvé : C 64,6 %; H 6 %; 016,8 %; S 3 %; cendres 5 %; H
20 7,1 %. La phase aqueuse transparente et incolore après élimination du gypse par
sédimentation ne contenait plus qu'une quantité insignifiante de matières organiques.
[0022] Il est à noter pour en revenir à l'installation représentée au dessin, qu'on pourrait
opérer en utilisant, au lieu d'un réacteur 6 unique, une succession de deux ou plusieurs
réacteurs 6', 6", etc. (non représentés au dessin), placés en série, ceci de manière
à pouvoir faire varier, en passant d'un réacteur à l'autre, les conditions de travail
(température et pression). En effet, il peut être avantageux d'opérer, suivant une
première étape, à température relativement basse et à haute pression de CO et/ou dtH2
et, suivant une étape subséquente, à température plus élevée et à pression relativement
basse, ceci afin d'améliorer les rendements et les conditions énergétiques de travail
(économie d'énergie). De plus, entre les étapes, on peut prévoir d'éliminer tout ou
partie du C0
2 qui s'est déjà formé, ceci, par exemple, par abaissement temporaire de la température
et relâchement total ou partiel de la pression.
Exemple 3
[0023] On a placé 240 g de liqueur sulfitique similaire à celle de l'Exemple 1 et 150 ml
d'eau dans un autoclave et, après avoir introduit de l'hydrogène sous une pression
initiale (à température ambiante) de 70 bar, on a chauffé 1 h à 220°C. Puis on a laissé
refroidir, on a évacué les gaz de l'autoclave et on l'a à nouveau rempli d'hydrogène
sous une pression de 30 bar. Après 1 h de chauffe à 310°C, on a laissé refroidir,
vidé l'autoclave et recueilli, par décantation 63 g de liquide huileux de composition
similaire à celle des produits des Exemples précédents.
Exemple 4
[0024] On a placé 300 g de liqueur bisulfitique usée (pH 5) dans un autoclave comme à l'Exemple
1 et, après avoir introduit un mélange (1 : 1) de CO et de H
2 sous 75 bar, on a chauffé 1,5 h à 220°C. Puis, après avoir refroidi, éliminé les
gaz de l'autoclave et rempli à nouveau celui-ci du même mélange de gaz sous une pression,
dans les conditions ordinaires, de 35 bar, on a chauffé encore 1 h à 280°. Après refroidissement,
on a obtenu, après séparation, 72 g de liquide huileux. La phase aqueuse, qui ne contenait
plus que des quantités insignifiantes de matières organiques, a été évaporée et le
résidu minéral de celle-ci, un produit peu coloré, a pu être recueilli.
1. Procédé pour traiter la lessive résiduelle sulfitique ou bisulfitique produite
lors de la fabrication de la pâte de bois par la voie des méthodes dites "au sulfite"
et "au bisulfite" de Ca, M3, Na ou NH4 pour en séparer les constituants organiques sans avoir à vaporiser l'eau de sa phase
aqueuse, caractérisé par le fait qu'on chauffe cette lessive résiduelle en présence
de monoxyde de carbone et/ou hydrogène sous pression jusqu'à transformation pratiquement
complète desdits constituants organiques en produits liquides et gazeux, ladite partie
liquide consistant en une phase huileuse insoluble dans la phase aqueuse et pouvant
en être facilement séparée.
2. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on sépare la phase
huileuse de la phase aqueuse par les moyens habituels, par exemple par décantation
ou centrifugation.
3. Procédé de fabrication de pâte de bois utilisable dans l'industrie du papier et
des produits cellulosiques suivant lequel
a) on fait digérer une matière lignocellulosique avec une solution de sulfite ou bisulfite
de Ca, Mg, Na ou NH4 contenant, ou non, un excès de H2S03 et dont le pH est acide ou neutre, de manière à obtenir de la pulpe cellulosique
et de la lessive sulfitique résiduelle,
b) on sépare la pulpe de cette lessive usée,
c) on traite cette lessive usée afin de séparer ses constituants organiques de sa
phase aqueuse,
d) on sépare les constituants minéraux de ladite phase aqueuse,
caractérisé par le fait qu'à l'étape c) on chauffe la lessive usée en présence de
monoxyde de carbone et/ou d'hydrogène sous pression jusqu'à transformation pratiquement
complète desdits constituants organiques en produits organiques liquides et gazeux,
ladite partie liquide consistant en une phase organique insoluble dans l'eau et facilement
séparable de la phase aqueuse par décantation ou centrifugation.
4. Procédé suivant la revendication 1, caractérisé par le fait qu'on divise le processus
en deux ou plusieurs étapes les températures et les pressions étant modifiées d'une
étape à l'autre et une partie ou la totalité du C02 formé au cours d'une étape étant éliminée lors du passage de cette étape à la suivante.
5. Procédé suivant la revendication 4, caractérisé par le fait que lors de la première
étape la température est relativement modérée et la pression relativement élevée alors
que la température est relativement élevée et la pression relativement basse dans
la seconde étape et que, entre ces étapes, on refroidit quelque peu le mélange réactionnel
et qu'on relâche la pression afin de chasser le C02 formé au cours de la première étape.
6. Procédé suivant la revendication 3 et conforme à la teneur de la partie caractérisante
de la revendication 4.
7. Procédé suivant la revendication 6, caractérisé par le fait qu'on effectue la conversion
des matières organiques de la solution résiduelle en liquide organique dans deux ou
plusieurs réacteurs indépendants et que, lors du passage du mélange réactionnel d'un
réacteur à un autre, on élimine le C02 déjà formé en refroidissant quelque peu ledit mélange et en relâchant partiellement
ou totalement la pression.