[0001] La présente invention concerne une chaussure de ski constituée d'au moins une partie
inférieure comprenant l'empeigne et d'une tige articulée sur cette partie inférieure,
et comprenant un organe encastré et articulé autour d'un axe horizontal, dans une
découpe du dos de la tige, cet organe étant susceptible d'occuper deux positions,
l'une dans laquelle sa partie inférieure vient buter contre une butée solidaire de
la partie supérieure de la chaussure de manière à verrouiller la tige dans une position
inclinée vers l'avant de la chaussure, l'autre dans laquelle la tige est redressée
et peut légèrement osciller autour de cette position. La position verrouillée de la
tige est utilisée durant la pratique du ski, lors de laquelle une position inclinée
en avant et relativement rigide de la tige est judicieuse, tandis que la position
déverrouillée est utilisée au repos, pour chausser la chaussure ou pour la marche,
avec ou sans skis, la liberté d'oscillation de la tige relativement à la partie inférieure
de la chaussure permettant le mouvement naturel de la partie inférieure de la jambe
par rapport au pied.
[0002] Des moyens permettant de verrouiller la tige en position inclinée ou de la libérer
ont déjà été proposés, par exemple dans le brevet CH 549 970. Ces moyens sont constitués
par un coulisseau fixé à son extrémité inférieure à la partie inférieure de la chaussure
et coulissant dans une glissière fixée à la tige de la chaussure, la solidarisation
du coulisseau dans sa glissière étant assurée par les deux extrémités coudées d'un
étrier élastique monté pivotant sur la glissière. Un tel-dispositif est relativement
compliqué, lourd et encombrant. En outre, l'étrier élastique risque de s'accrocher
accidentellement.
[0003] On connaît déjà également un dispositif très simple constitué d'une barrette articulée
à son extrémité supérieure dans une découpe de la tige et dont l'extrémité inférieure
vient en butée contre une butée solidaire de la partie inférieure de la chaussure,
lorsque la barrette est rabattue dans la découpe. Cette barrette est munie d'un ergot
permettant de soulever la barrette pour la dégager de la butée, de manière à permettre
à la tige de la chaussure de se redresser. Pour passer de la position de repos ou
de marche à la position verrouillée, il faut simultanément fléchir la jambe et repousser
à la main la barrette dans son logement, ce qui est peu commode.
[0004] La présente invention a pour but de réaliser un dispositif aussi simple que le dispositif
susmentionné, mais d'une utilisation plus commode et ne présentant pas d'ergot saillant.
[0005] Dans la chaussure de ski selon l'invention, l'organe de verrouillage est constitué
par une bascule pivotée autour d'un axe traversant la découpe de la tige dans sa partie
médiane et associée à un ressort ayant tendance à maintenir la partie inférieure de
la bascule contre la chaussure, la partie supérieure de la bascule présentant la forme
d'une touche à presser. Il est ainsi possible de déverrouiller la tige par une simple
pression sur la touche, tandis que le verrouillage se fait automatiquement, sous l'effet
du ressort, lorsque le skieur fléchit la jambe pour se mettre en position de descente.
L'organe est en outre parfaitement encastré, sans partie saillante.
[0006] Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'invention.
La figure 1 représente une vue d'une chaussure équipée du dispositif de verrouillage.
La figure 2 représente une vue de détail, tige vue en coupe, du dispositif de verrouillage
en position verrouillée de la tige.
La figure 3 représente une vue analogue en position déverrouillée de la tige.
[0007] La chaussure de ski représentée à la figure 1 est en matière synthétique moulée.
Elle est constituée de manière connue en soi, d'une partie inférieure 1 comprenant
la semelle et l'empeigne et d'une tige 2 articulée sur la partie inférieure 1 au moyen
de deux rivets 3, dont un seulement est visible sur le dessin, l'autre rivet étant
situé sur le côté intérieur de la tige. Le bord supérieur la de la partie 1 est entouré
largement par la tige à l'avant et à l'arrière de cette tige. Pour sa fermeture, la
chaussure est munie, de manière connue, de quatre boucles 4. Le dos de la tige présente
une large nervure 5 s'étendant du haut en bas de la tige, présentant une découpe rectangulaire
dans laquelle est encastré un organe de verrouillage 6 constitué par une bascule montée
autour d'un axe 7 constitué par une goupille traversant la nervure 5.
[0008] La découpe 8 dans laquelle est encastré l'organe de verrouillage 6 est visible à
la figure 2, dans laquelle la nervure 5 est représentée en coupe. La bascule 6 présente
une partie supérieure 9, au-dessus de son axe de pivotement 7, en forme de touche
dont la surface présente une creusure. L'extrémité supérieure de la touche présente
un bord saillant 10 destiné à venir buter contre un rebord 11 de la découpe 8 pour
limiter le basculement de la bascule 6. Autour de l'axe 7 est monté un ressort de
torsion 12, logé par ailleurs dans une creusure latérale de la bascule 6, dont l'extrémité
12a s'appuie dans cette creusure et dont l'autre bras 12b présente une extrémité coudée
à angle droit qui vient s'appuyer contre la face intérieure de la tige 2, sur le bord
de la découpe 8. Ce ressort 12 a tendance à faire tourner la bascule 6 dans le sens
horaire, c'est-à-dire à maintenir son extrémité 10 en appui contre le rebord 11. En
face de la bascule 6, sur la partie 1 de la chaussure, est fixée une butée 13 constituée
par une pièce métallique coudée à l'équerre fixée par un rivet 14. Cette butée 13
est destinée à retenir l'extrémité inférieure de la bascule 6, comme représenté à
la figure 2. La butée 13 vient plus précisément buter dans un décrochement de l'extrémité
inférieure de la bascule 6, de telle sorte que son extrémité est recouverte par la
bascule et par conséquent invisible. Immédiatement au-dessus de ce décrochement, la
bascule 6 présente une nervure transversale 15 en forme de dièdre.
[0009] Partant de la position avancée, de descente, représentée à la figure 2, lorsque le
skieur, en repos, désire libérer la tige 2 de la chaussure, il lui suffit de presser
sur la touche 9 comme indiqué par la flèche F à la figure 3. La bascule 6 se dégage
alors de la butée 13 et le skieur peut redresser la jambe, la tige 2 pouvant alors
venir dans la position représentée à la figure 3. La creusure de la surface de la
touche 9 facilite cet actionnement et permet même d'utiliser l'extrémité d'un bâton.
Lorsque le skieur relâche la pression sur la touche 9, la face inté'rieure de la bascule
6 vient s'appuyer contre l'extrémité de la butée 13 sur laquelle elle peut glisser
au besoin si la tige 2 oscille autour des rivets 3. Dès que le skieur se remet à skier,
c'est-à-dire qu'il fléchit légèrement la jambe, la butée 13 glisse sous la rampe supérieure
de la nervure 13 en repoussant élastiquement la bascule 6 qui retombe ensuite dans
la position verrouillée en butée représentée à la figure 2.
[0010] La construction décrite est bien entendu susceptible de nombreuses variantes d'exécution.
Par exemple, la butée 13 pourrait être moulée venue d'une pièce avec la partie 1 de
la chaussure. D'autre part, le ressort en cor de chasse 12 pourrait être remplacé
par un ressort travaillant en compression entre la touche 9 et la partie 1 de la chaussure.
Un tel ressort pourrait être lui-même remplacé par un morceau de caoutchouc.
1. Chaussure de ski constituée d'au moins une partie inférieure comprenant l'empeigne
et d'une tige articulée sur cette partie inférieure, et comprenant un organe encastré
et articulé autour d'un axe horizontal, dans une découpe du dos de la tige, cet organe
étant susceptible d'occuper deux positions, l'une dans laquelle sa partie inférieure
vient buter contre une butée solidaire de la partie supérieure de la chaussure de
manière à verrouiller la tige dans une position inclinée vers l'avant de la chaussure,
l'autre dans laquelle la tige est redressée et peut légèrement osciller autour de
cette position, caractérisée par le fait que ledit organe est constitué par une bascule
associée à un ressort ayant tendance à maintenir la partie inférieure de la bascule
contre la chaussure, la partie supérieure de la bascule présentant la forme d'une
touche à presser, le tout de manière à permettre une déverrouillage de la tige par
simple pression et un verrouillage automatique par flexion de la jambe.
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée par le fait que ledit ressort
est un ressort de torsion enroulé autour de l'axe de la bascule, logé dans un logement
de la bascule et présentant un bras coudé dont l'extrémité s'appuie contre la face
intérieure de la tige.