[0001] La présente invention concerne un procédé pour la fabrication d'une carte d'identification
inviolable comportant des photographies ainsi qu'une carte obtenue selon ce procédé.
[0002] L'usage de telles cartes s'est beaucoup répandu ces dernières années, notamment dans
toutes les opérations nécessitant un contrôle d'identité, telles que passeport, cartes
de crédit, etc... On connaît par exemple des cartes de ce type constituées par un
support en polychlorure de vinyle sur lequel est collé un support mince revêtu d'une
photographie du titulaire de la carte au côté de laquelle sont mentionnées l'identité
de celui-ci et un certain nombre de renseignements le concernant.
[0003] Un film de matière plastique transparente est collé superficiellement de façon à
protéger l'ensemble contre les dégradations. Une telle carte présente l'inconvénient
de ne pas être totalement inviolable car le film de protection peut être assez facilement
décollé et la photographie retouchée, de sorte qu'une fraude est relativement facile.
Pour remédier à cet inconvénient, il a été proposé de réaliser la photographie par
dépôt d'une couche photosensible directement sur le support de la manière décrite
dans le brevet français 2 129 198. Dans ce brevet, le support en polychlorure de vinyle
ou autre, est revêtu d'une couche photosensible composée d'un produit vendu sous la
dénomination commerciale DYLUX. Le matériau photosensible peut être en diffusion dans
le masse même du support ou dans le couche de liant déposée sur le support.
[0004] Dans ce procédé, les inscriptions alphanumériques et la photographie sont réalisées
lorsque la carte présente déjà l'aspect fini, c'est-à-dire revêtue de son film de
protection transparent.
[0005] L'inconvénient des cartes réalisées selon ce procédé est principalement dû au fait
que l'émulsion photosensible précitée n'est pas stable en température. Lors de l'opération
de complexage ayant lieu généralement à chaud, la couche photosensible est susceptible
de se dégrader.
[0006] D'autre part, la stabilisation du fond de la photographie est imparfaite à l'aide
d'une simple exposition à la lumière. Du fait que la couche photosensible est protégée
par un film transparent, il n'est alors plus possible de stabiliser l'image après
développement par lavage.
[0007] Dans le brevet américain n° 3 002 851, il a été proposé de revêtir un support de
polychlorure de vinyle avec une solution diazoïque photosensible telle que la paradiazodiphénylamine
condensée formaldéhyde, puis d'exercer une pression sur ladite couche à température
élevée afin de faire migrer partiellement cette couche dans le support. On constate
toutefois qu'une telle couche présente une faible adhérence sur le support. Si on
complexe l'ensemble avec un film de protection habituellement utilisé pour les cartes
d'identification, on constate non seulement une faible adhérence de celui-ci, mais
également un transfert des images sur le film de protection au cours du laminage.
Par ailleurs, une telle couche peut être attaquée facilement par des solvants tels
que l'acétone. Autrement dit, une telle carte d'identification ne présente pas du
tout le caractère d'inviolabilité actuellement recherché pour de telles cartes.
[0008] Plus récemment, il a été proposé dans le brevet américain n° 4 115 618 un film de
protection revêtu d'une couche d'alcool polyvinylique et d'acétate de vinyle permettant
une bonne adhérence dudit film de protection sur la photographie de type argentique
préalablement collée sur le support. Les inconvénients d'un tel système sont liés
à la réalisation de photographies de type argentique. De telles photographies sont
coûteuses et leur mise en oeuvre dans ce procédé est très délicate, car il est nécessaire
d'appliquer le film de protection immédiatement après développement de celle-ci (photo
encore humide). De plus, une telle carte n'est pas réellement inviolable puisqu'il
est possible d'arracher complètement le film de protection et les photographies, et
les remplacer par de nouvelles photographies et un nouveau film de protection. De
plus, un. tel système conduit à une carte présentant des surépaisseurs locales étant
donné que les photographies ainsi réalisées ont une épaisseur de quelques dixièmes
de millimètres. FR-A-2.059.125, FR-A-2.059.126 et US-A-4.108.664 enseignent qu'une
composition comportant un sel de diazonium doit, pour adhérer sur un support en matière
plastique comme le PVC, contenir en dehors d'un copulant et des adjuvants de stabilisation
une resine comme l'acétate de polyvinyle.
[0009] Dans tous les systèmes connus de l'art antérieur, aucune carte d'identification ne
présente une adhérence totale aussi bien entre le support et la photographie qu'entre
la photographie et le film de protection, sans surépaisseur lacale, tout en étant
simple à réaliser et bon marché. Le procédé selon l'invention permet de remédier à
ces inconvénients. Le procédé pour la réalisation d'une carte d'identification inviolable
selon l'invention consiste:
a) à prendre un support en matière plastique transparent ou opaque sur lequel on dépose
localement par sérigraphie, une solution photosensible de viscosité comprise entre
600 cps et 4.000 cps à 20°C comportant au moins un sel de diazonium, un copulant,
des adjuvants de stabilisation, une première résine ayant un point de ramollissement
VICAT compris entre 40°C et 140°C et de préférence compris entre 50°C et 100°C et
un solvant ayant une vitesse d'évaporation relative supérieure à 25, en prenant pour
référence une vitesse égale à 1 pour l'ether éthylique,
b) à laisser sécher la couche ainsi déposée,
c) à insoler à froid la couche photosensible à l'aide d'un rayonnement ultraviolet
à travers un original positif à reproduire, de façon à détruire le sel de diazonium
dans les zones exposées,
d) à développer les zones non insolées de la couche photosensible par passage dans
un fluide calcalin,
e) à disposer, après séchage, un film de matière plastique transparent ou opaque,
ayant au moins une couche superficielle d'une seconde résine ayant un point de ramollissement
VICAT compris entre 40°C et 140°C et de préférence compris entre 50°C et 100°C, la
face thermocollante du film transparent étant en contact avec le support et/ou les
images, le film et le support n'étant pas choisis simultanément en matériau opaque,
f) à assembler le film et le support par chauffage à une température supérieure au
plus élevé des points VICAT de la première ou de la seconde résine, sous pression,
g) à refroidir l'ensemble à température ambiante, le film et le support ne pouvant
alors être séparés sans détériorer les images.
[0010] Selon un mode préférentiel de réalisation, l'invention est caractérisée en ce que
le solvant est un solvant du support. Un tel procédé, par l'utilisation de résines
thermocollantes dans la couche photosensible, permet en effet une excellente adhérence
des photographies sur le support, tandis que la présence d'une seconde résine thermocollante
sur le film de protection permet une excellente adhérence desdites photographies sur
ledit film. Ainsi, les photographies ne peuvent-elles être décollées ni du film, ni
du support.
[0011] De plus, il n'est pas nécessaire dans le procédé selon l'invention de coller immédiatement
sur la photographie développée, le film de protection pour rendre la carte d'identification
inviolable. Cette opération de plastification peut être effectuée plusieurs heures
ou jours après le développement des images, sans aucune limitation dans le temps.
On a constaté que pour parvenir à une inviolabilité totale des cartes d'identifications
portant une couche sensible diazoïque, il était nécessaire, de manière surprenante,
de réaliser une couche photosensible comportant un mélange intime des produits photosensibles
et de la résine thermocollante. Ce mélange intime doit être réalisé avant l'enduction
de la couche photosensible sur le support (ou le film de protection) pour parvenir
au résultat recherché.
[0012] On constate en effet, que lorsqu'on dépose successivement une couche photosensible
puis une couche thermocollante (qui peut être soit une surcouche de première résine,
soit la seconde résine présente sur le film de protection), il n'est pas possible
d'obtenir une carte d'identification inviolable, le film de protection pouvant être
facilement décollé dans les zones correspondant à la couche photosensible. Selon l'invention,
après entrée des informations sur la carte (code, photo, ...), on effectue un thermoscellage
à température élevée, le thermoscellage étant souvent effectué sous pression. Il existait
donc bien un préjugé defavorable pour l'obtention d'inscriptions fines et nettes et
de photos parfaitement définies. Selon la présente invention ce préjugé défavorable
a été surmonté par le choix simultané de compositions diazo de viscosité définie et
d'une méthode de deposition des compositions par serigraphie.
[0013] Pour augmenter encore l'adhérence de la couche photosensible sur le support, il est
préférable d'utiliser un solvant qui soit un solvant du support de façon à faire pénétrer
légèrement ladite couche dans ledit support.
[0014] Afin d'obtenir une inviolabilité totale, les première et seconde résines auront un
point de ramollissement VICAT compris entre 40°C et 140°C et de préférence entre 50°C
et 100°C. On choisira de préférence ces résines parmi l'acétate de polyvinyle, l'acéto-chlorure
de polyvinyle, le polychlorure de vinyle et les polyesters. Le choix de la première
résine qui est intimement mélangée dans un solvant aux composés photosensibles (sel
de diazonium, copulant, adjuvants) se fera évidemment en fonction de sa compatibilité
avec ces différents éléments de la couche photosensible.
[0015] Par compatibilité, il faut entendre la non précipitation de la solution de résine
lorsqu'on introduit les éléments de la composition photosensible, ou vice-versa. Par
de simples manipulations, l'homme de l'art constatera l'existence ou non d'une précipitation
de la solution photosensible.
[0016] Comme sels de diazonium utilisables dans les compositions photosensibles de l'invention,
on pourra choisir tout sel de diazonium soluble dans les solvants organiques.
[0017] De préférence, on choisira le sel de diazonium parmi:
- les para dialkylamino benzène diazonium substitués ou non par des groupements alkyle,
alkoxy, halogène, etc...
- les paramorpholino benzène diazonium, substitués ou non par des groupements alkyle,
alcoxy, halogène, etc...
- les para alkyl mercapto benzène diazonium, éventuellement substitués, de préférence
par des groupements alkoxy.
[0018] Les copulants utilisables dans la couche de la présente invention seront solubles
dans les solvants organiques. De préférence, on utilisera:
- les mono-, di ou tri phénols benzéniques, le noyau benzénique étant substitué ou
non, tels que les dérivés des acides α, þ et y résorcyliques,
- les dérivés du naphtalène, plus particulièrement ceux du mono ou dihydroxy naphtalène
ou les dérivés de l'acide f3 hydroxy naphtoïque,
- les produits à méthylène actif, tels que les dérivés de l'acéto acétanilide.
[0019] On incorporera dans la solution photosensible, avec le sel de diazonium et le copulant
les stabilisants nécessaires pour éviter, de manière connue en soi, le précopulation
du sel de diazonium et du copulant.
[0020] Les proportions entre le sel de diazonium et le copulant varieront, en poids, entre
0,1 et 10 et de préférence entre 0,3 et 3.
[0021] Après évaporation des solvants, la quantité de sel de diazonium et de copulant présents
sur le support dans les zones photosensibles variera entre 5% et 50% en poids, tandis
que la quantité de première résine (seule ou mélange de résines) variera entre 50%
et 95% en poids (de ces proportions, sont exclus tous les adjuvants).
[0022] Les proportions de ces différents composants varieront suivant l'épaisseur de couche
déposée et/ou la densité d'image que l'on désire obtenir.
[0023] Compte-tenu des supports habituellement utilisés pour la réalisation de carte d'identification,
il est nécessaire d'utiliser des solutions photosensibles en milieu solvant pour obtenir
une bonne adhérence de celles-ci sur le support.
[0024] De plus, le choix du solvant parmi les solvants du support permet d'obtenir une adhérence
exceptionnelle de la couche ainsi que la reproduction des demi-teintes.
[0025] Par ailleurs, on a constaté qu'il était nécessaire d'utiliser la technique d'enduction
par sérigraphie pour obtenir une enduction de bonne qualité, précise dans ses contours
tout en étant bon marché et adaptée à la réalisation de petites séries.
[0026] Dans ce but, la Demanderesse a constaté que la solution photosensible devait avoir
une viscosité comprise entre 600 cps et 4.000 cps à 20°C. Lorsque la viscosité de
la couche photosensible est inférieure à 600 cps, la solution est trop fluide et coule
toute seule à travers les.mailles de l'écran, sans l'aide de la raclette utilisée
à cet effet: le travail en résultant est alors trop imprécis pour la réalisation de
cartes d'identification.
[0027] Lorsque la viscosité de la solution est supérieure à 4.000 cps, la solution est alors
trop visqueuse pour traverser les mailles les plus fines de "l'écran de soie".
[0028] Pour obtenir des solutions photosensibles ayant de telles viscositées, on a constaté
qu'il était nécessaire d'utiliser des solvants ayant des vitesses relatives d'évaporation
supérieures à 25 et de préférence à 30, en prenant pour référence une vitesse égale
à 1 pour l'éther éthylique.
[0029] A titre d'exemple non limitatif, on trouvera dans le tableau ci-dessous, les vitesses
relatives d'évaporation des solvants courants qui conviennent dans le cadre de la
présente invention:

[0030] Pour obtenir une viscosité comprise entre 600 et 4.000 cps à 20°C avec des solvants
ayant une vitesse d'évaporation > à 25, il est nécessaire d'utiliser des solutions
contenant de 15% à 40% en poids d'extrait sec et de 60% à 85% de solvant.
[0031] Pour déposer les solutions photosensibles définies ci-dessus, sur un support par
sérigraphie, on utilisera de préférence des trames en fils de nylon ou de polyester
comportant de 70 à 165 fils/cm.
[0032] Plus la résolution désirée au niveau de l'image sera élevée, plus les trames utilisées
seront finies.
[0033] Les supports utilisés dans le cadre de la présente invention seront de préférence
en polychlorure de vinyle ou acétochlorure de vinyle, comportant éventuellement des
charges et/ou des colorants.
[0034] Après séchage des couches déposées sur ce support, il est alors possible de réaliser
les images voulues dans les zones photosensibles de la carte. Dans ce but, on utilisera
la technique classique d'insolation à froid à l'aide d'un rayonnement ultraviolet
à travers un positif à reproduire.
[0035] On pourra utiliser par exemple, un châssis d'exposition destiné aux plaques offset
tel que ceux vendus sous la dénomination NU-ARC. Il est en effet important de ne pas
faire fondre la résine au cours de cette opération et, dans ce but, les machines de
tirage de plans, par exemple; ne sont pas utilisables car la partie insolation de
ces machines est à température trop élevée.
[0036] Les images sont ensuite développées dans des vapeurs ammoniacales. La carte est ensuite
prête à être complexée avec un film de protection sous pression et en présence de
chaleur, de façon connue en soi.
[0037] Comme film de protection, on utilisera de préférence un film de polychlorure de vinyle,
d'acétochlorure de vinyle, de polyester ou de polystyrène.
[0038] Lorsque le film de protection est en un matérieu identique à celui pouvant constituer
la première ou la seconde résine, on peut dans ce cas, éviter d'enduire cette seconde
résine sur ledit film puisque celui-ci est alors directement thermocollant.
[0039] Par ailleurs, toutes les étapes du procédé selon l'invention, permettent de déposer
des pistes magnétiques, par exemple au dos du support de la carte sans aucune détérioration
de celles-ci au cours de la fabrication de ladite carte.
[0040] Du même, on peut réaliser sur ladite carte, de façon connue en soi, des embossages
représentant chiffres, lettres, etc...
[0041] L'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples de réalisation suivants donnés
à titre non limitatif, conjointement avec les figures qui représentent:
- fig. 1, une plaque comportant plusieurs cartes d'identification,
- fig. 2, une vue en coupe d'une carte avant plastification,
- fig. 3, une vue en coupe de la même carte après plastification,
- fig. 4, une variante dans laquelle le film de protection est sensibilisé avant plastification.
[0042] Sur la fig. 1, est représentée une plaque 1 cômportant 36 cartes d'identification
réalisées simultanément selon le procédé de l'invention.
[0043] Toutes ces cartes sont identiques à la carte 2, en haut et à gauche de la figure.
Sur cette carte, ont été indiqués trois "timbres" photosensibles 13, 14 et 15 sur
lesquels seront représentés respectivement la photographie du titulaire, un numéro
d'identification et sa signature.
[0044] Ces timbres sont déposés par sérigraphie, comme décrit plus haut. Pour plus de détails
sur la mise en oeuvre de cette technique, on pourra se reporter à l'ouvrage intitulé
"Les Techniques de la Sérigraphie" - Michel CAZA - Presses du Temps Présent.
[0045] La fig. 2 est une vue en coupe d'une carte d'identification telle que représentée
sur la fig 1. Cette coupe est réalisée avant plastification de la carte. Le support
20 est revêtu de zones photosensibles 21 et 22 déposées par sérigraphie. On dépose
ensuite sur chaque partie sensible de la carte, un positif photographique et on réalise
l'insolation à froid de l'ensemble du support avec un rayonnement ultraviolet à l'aide
d'un châssis de type "NU-ARC".
[0046] Les parties colorées sont ensuite développées par passage en atmosphère ammoniacale.
[0047] La carte est ensuite revêtue recto-verso d'un film de protection transparent, comme
représenté sur la fig. 3 par les références 23 et 24. On réalise ensuite un pressage
à chaud dans les conditions habituelles bien connues de l'homme de l'art dans ce type
d'applications.
[0048] Sur la fig. 4, on a représenté une variante de réalisation de l'invention dans laquelle
les timbres photosensibles 31 et 32 ont été déposés sur le film de protection 33.
[0049] Le coeur 30 de la carte revêtu du film de protection 34 est ensuite associé au film
de protection 33 comme sur la fig. 3, par pression à chaud.
Exemple 1
[0050] On réalise la solution suivante:

[0051] La viscosité de la solution obtenue est de 1.250 cps.
[0052] Cette solution est enduite sur un support en polychlorure de vinyle ayant des pistes
magnétiques au dos à l'aide d'un "écran de soie" en fil de polyester monofilament
de trame 100 des Etablissements BUISINE ayant une ouverture de maille de 58 microns,
un diamètre de fil de 40 microns et une épaisseur de 65 microns.
[0053] L'épaisseur de la couche déposée, après évaporation du solvant est de 5 microns.
On réalise ensuite l'insolation pendant 30 secondes sur un châssis de type NU-ARC
à travers un original positif photographique tramé (trame 150, c'est-à-dire 150 poins
par 2,54 cm). L'image est ensuite developpée par passage dans des vapeurs ammoniacales
et on obtient une image positive bleu-noir adhérant parfaitement au support. On revêt
ensuite ladite carte (ou l'ensemble de cartes, comme décrit sur la fig. 1) d'une feuille
d'acétochlorure de vinyle transparent et on réalise la complexation à 110°C sous pression.
[0054] Après refroidissement, on obtient une carte dans laquelle tous les points de la trame
sont parfaitement reproduits et nets. De plus, il n'est pas possible de séparer le
film de protection et le support dans les zones où se trouve l'image, même à l'aide
d'une lame de rasoir, sans détruire celle-ci complètement. De plus, on constate également
que même si l'on chauffe l'ensemble de la carte jusqu'à 140°C le film ne peut être
décolle du support dans les zones d'images. De plus, à une telle température, la carte
n'est plus réutilisable.
Exemple 2
[0055] On réalise la solution suivante:

[0056] La solution obtenue a une viscosité de 600 cps.
[0057] Cette solution est enduite sur un support en polychlorure de vinyle comme dans l'exemple
1. Après insolation et développement, on obtient une image marron-sépia. On réalise
ensuite la complexation à 110°C sous pression avec un film de protection de polychlorure
de vinyle transparent revêtu d'une couche de 3 microns d'épaisseur d'acétate de polyvinyle.
On obtient les mêmes résultats d'inviolabilité de la carte que dans l'exemple 1.
Exemple 3
[0058] On réalise la solution suivante:

[0059] On obtient une solution photosensible de viscosité 2.500 cps. Cette solution est
déposée sur un support en acétochlorure de vinyle à l'aide d'une trame 70 (ouverture:
90 microns - dimension de films: 55 microns - épaisseur de la trame: 90 microns).
[0060] L'épaisseur de la couche déposée est de 6 microns. On procède ensuite à l'insolation
et au développement des images comme dans l'exemple 1. On obtient une image positive
marron-noir.
[0061] On réalise ensuite la complexation (ou "plastification" de la carte) à 110°C sous
pression avec un film de polyterephtalate d'éthylène glycol revêtu d'une couche de
2 microns de résine polyester DYNAPOL L 206 (polyester liniaire obtenu par polycondensation
d'acide aromatique dicarboxylic et de diol aliphatique et fabriqué par la Société
DYNAMIT NOBEL). On obtient les mêmes résultats d'inviolabilité que dans l'exemple
1.
Exemple 4
[0062] On réalise la solution suivante:

[0063] La viscosité de la solution obtenue est de 600 cps.
[0064] On réalise avec cette solution une carte comme décrit à l'exemple 1 dans les mêmes
conditions (image de couleur bleu-noir).
[0065] On obtient les mêmes résultats d'inviolabilité que dans l'exemple 1.
Exemple 5
[0066] On réalise la solution suivante:

[0067] Cette solution a une viscosité de 1.600 cps.
[0068] On enduit une couche de 3 microns d'épaisseur de ladite solution à l'aide d'une trame
140 (ouverture de maille: 33 microns - diamètre de fil: 37 microns - épaisseur de
la trame: 66 microns) sur un film transparent de protection d'acétochlorure de vinyle.
Après insolation et développement comme dans l'exemple 1, on obtient une image brun-noir.
Le film (avec les images développées) est ensuite complexé à 110°C et sous pression
avec un support en polychlorure de vinyle. On obtient les mêmes résultats que dans
l'exemple 1.
1. Procédé pour la réalisation d'une carte d'identification inviolable comportant
des signes ou images permettant de reconnaître son titulaire, procédé consistant:
a) à prendre un support en matière plastique transparent ou opaque sur lequel on dépose
localement par sérigraphie, une solution photosensible de viscosité comprise entre
600 cps et 4.000 cps à 20°C comportant au moins un sel de diazonium, un copulant,
des adjuvants de stabilisation, une première résine ayant un point de ramollissement
VICAT compris entre 40°C et de préférence compris entre 50°C et 100°C, et un solvant
ayant une vitesse d'évaporation relative supérieure à 25, en prenant pour référence
une vitesse égale à 1 pour l'éther éthylique,
b) à laisser sécher la couche ainsi déposée,
c) à insoler à froid la couche photosensible à l'aide d'un rayonnement ultraviolet
à travers un original à reproduire, de façon à détruire le sel de diazonium dans les
zones exposées,
d) à développer les zones non insolées de la couche photosensible par passage dans
un fluide alcalin,
e) à disposer, après séchage, un film de matière plastique, transparent ou opaque,
comportant au moins une couche superficielle d'une seconde résine ayant un point de
ramollissement VICAT compris entre 40°C et 140°C, et de préférence compris entre 50°C
et 100°C, la face thermocollante du film transparent ou opaque étant en contact avec
le support et/ou les images, le film et le support n'étant pas choisis simultanément
en matériau opaque,
f) à assembler le film et le support par chauffage à une température supérieure au
plus élevé des points VICAT de la première ou de la seconde résine et sous pression,
g) à refroidir l'ensemble à température ambiante, le film et le support ne pouvant
alors être séparés sans détériorer les images.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le solvant est un solvant
du support.
3. Procédé selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que les première
et seconde résines sont choisies parmi l'acétate de polyvinyle, les acétochlorures
de polyvinyle, le polychlorure de vinyle et les résines polyesters.
4. Procédé selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que l'extrait sec
de la solution photosensible contient de 5 à 50% en poids de sel de diazonium et de
copulant et de 50% à 95% en poids de résine thermocollante, tous les adjuvants etant
exclus de ces proportions.
5. Procédé selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que la solution
photosensible contient de 15% à 40% en poids d'extrait sec et de 60% à 85% en poids
de solvant.
6. Procédé selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que la vitesse
relative d'évaporation du solvant de la solution photosensible est supérieure à 30.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l'épaisseur
de la couche photosensible déposée, après évaporation des solvants est comprise entre
1 et 10 microns.
8. Procédé selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que le support
est choisi parmi le polychlorure de vinyle et l'acétochlorure de vinyle.
9. Procédé selon l'une des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que le film de
protection est choisi parmi le polychlorure de vinyle, l'acétochlorure de vinyle,
le polyester et le polystyrène.
10. Carte d'identification comportant un support revêtu localement d'une couche resultant
de l'insolation puis de développement d'une couche photosensible à base de sels de
diazonium, caractérisée en ce que la couche photosensible comporte de 50% à 95% en
poids d'au moins une première résine thermocollante ayant un point de ramollissement
VICAT compris entre 40°C et 140°C et de 5% à 50% en poids de sel de diazonium et de
copulant, tous les adjuvants etant exclus de ces proportions.
11. Carte d'identification selon la revendication 10, caractérisée en ce que la couche
photosensible avant insolation et developpement comporte également des stabilisants
et des adjuvants.
12. Carte d'identification selon la revendication 10 ou 11, caractérisée en ce que
la couche photosensible avant insolation et developpement a une épaisseur comprise
entre 1 et 10 microns.
13. Carte d'identification selon l'une des revendications 10 à 12, caractérisée en
ce que le rapport en poids entre le sel de diazonium et le copulant est compris entre
0,1 et 10 et de préférence entre 0,3 et 3.
14. Carte d'identification selon l'une des revendications 10 à 13, caractérisée en
ce que la première résine thermocollante est choisie parmi l'acétate de polyvinyle,
les acétochlorures de polyvinyle, le polychlorure de vinyle et les résines polyesters.
15. Carte d'identification selon l'une des revendications 10 à 14, caractérisée en
ce que le support est choisi parmi le polychlorure de vinyle et l'acétochlorure de
vinyle.
16. Carte d'identification selon l'une des revendications 10 à 15, caractérisée en
ce qu'elle est revêtue d'un film de protection transparent en polychlorure de vinyle,
acétochlorure de vinyle ou acétate de vinyle éventuellement enduit d'une seconde résine
thermocollante de point VICAT compris entre 40°C et 140°C et de préférence compris
entre 50°C et 100°C.
17. Carte d'identification selon l'une des revendications 10 à 15, caractérisée en
ce qu'elle est revêtue d'un film de protection transparent en polyester enduit d'une
seconde résine thermocollante de point VICAT compris entre 40°C et 140°C et de préférence
compris entre 50°C et 100°C.
18. Carte d'identification selon l'une des revendications 16 ou 17, caractérisée en
ce que la seconde résine est choisie parmi l'acétate de polyvinyle, les acétochlorures
de polyvinyle, le polychlorure de vinyle et les résines polyesters.
19. Carte d'identification selon l'une des revendications 10 à 18, caractérisée en
ce qu'elle comporte également des enbossages et/ou une ou plusieurs pistes magnétiques.
1. Verfahren zur Herstellung einer beschädigungssicheren Ausweiskarte, welche Zeichen
oder Bilder umfaßt, die das Erkennen des Inhabers gestatten, wobei das Verfahren die
folgenden Stufen umfaßt:
(a) ein Träger aus einem transparenten oder undurchsichtigen Kunststoffmaterial wird
verwendet, auf welchen man örtlich durch Siebdruck eine lichtempfindliche Lösung mit
einer Viskosität zwischen 600 cP und 4000 cP bei 20°C aufbringt, die wenigstens ein
Diazoniumsalz, ein Kupplungsmittel, Stabilisationshilfsmittel, ein erstes Harz mit
einem VICAT-Erweichungspunkt zwischen 40°C und 140°C und vorzugsweise zwischen 50°C
und 100°C, und ein Lösungsmittel mit einer relativ höheren Verdampfungsgeschwindigkeit
als 25, wobei als Bezugsbasis eine Geschwindigkeit von gleich 1 für den Äthyläther
angenommen wird, enthält,
(b) die so aufgebrachte Schicht wird trocknen gelassen,
(c) die lichtempfindliche Schicht wird in der Kälte mit Hilfe einer Ultraviolett-strahlung
durch ein zu reproduzierendes Original in der Weise bestrahlt, daß das Diazoniumsalz
in den bestrahlten oder belichteten Zonen zerstört wird,
(d) die nichtbestrahlten Zonen der lichtempfindlichen Schicht werden durch Führen
durch eine alkalische Flüssigkeit entwickelt,
(e) nach Trocknung wird ein transparenter oder undurchsichtiger Kunststoffilm angeordnet,
der wenigstens eine Oberflächenschicht aus einem zweiten Harz mit einem VICAT-Erweichungspunkt
zwischen 40°C und 140°C und vorzugsweise zwischen 50°C und 100°C aufweist, wobei die
heißklebende Oberfläche des transparenten oder undurchsichtiger Films in Berührung
mit dem Träger und/oder den Bildern vorliegt und der Film und der Träger nicht gleichzeitig
aus einem undurchsichtigen Material ausgewählt sind,
(f) der Film und der Träger werden durch Erhitzen auf eine höhere Temperatur als die
höchste der VICAT-Punkte des ersten oder des zweiten Harzes unter Druck verbunden,
(g) die Anordnung wird auf Raumtemperatur gekühlt, wobei der Film und der Träger nunmehr
nicht ohne Beschädigung der Bilder voneinander getrennt werden können.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Lösungsmittel ein Lösungsmittel
für den Träger ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß das erste und das
zweite Harz aus der Gruppe von Polyvinylacetat, Vinylchlorid-Vinylacetat-Copolymeren
(acetochlorures de polyvinyle), Polyvinylchlorid und Polyesterharzen gewählt ist.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß der trockene
Extrakt der lichtempfindlichen Lösung 5 bis 50 Gew.% des Diazoniumsalzes und des Kupplungsmittels
und 50 bis 95 Gew.% des heißklebenden Harzes enthält, wobei sämtliche der Hilfsmittel
von diesen Anteilen ausgeschlossen sind.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß die lichtempfindliche
Lösung 15 bis 40 Gew.% des trockenen Extraktes und 60 bis 85 Gew.% Lösungsmittel enthält.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die relative
Verdampfungsgeschwindigkeit des Lösungsmittels der lichtempfindlichen Lösung oberhalb
30 liegt.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Dicke
der aufgebrachten lichtempfindlichen Schicht nach der Verdampfung der Lösungsmittel
im Bereich zwischen 1 und 10 Mikron liegt.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Träger
aus der Gruppe von Polyvinylchlorid, Polyvinylacetat und Vinylchlorid-Vinylacetat-Copolymeren
gewählt ist.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, daß der Schutzfilm
aus der Gruppe von Polyvinylchlorid, Polyvinylacetat, Vinylchlorid-Vinylacetat-Copolymeren,
Polyester und Polystyrol gewählt ist.
10. Ausweiskarte, die einen örtlich mit einer Schicht überzogenen Träger umfaßt, die
nach Bestrahlung und anschließender Entwicklung einer lichtempfindlichen Schicht auf
der Basis von Diazoniumsalzen erhalten wird, dadurch gekennzeichnet, daß die lichtempfindliche
Schicht 50 bis 95 Gew.-% wenigstens eines ersten heißklebenden Harzes mit einem VICAT-Erweichungspunkt
zwischen 40 und 140°C und 5 bis 50 Gew.% eines Diazoniumsalzes und eines Kupplungsmittels
enthält, wobei sämtliche Hilfsmittel von diesen Anteilen ausgeschlossen sind.
11. Ausweiskarte nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß die lichtempfindliche
Schicht vor der Bestrahlung und Entwicklung ebenfalls Stabilisierungsmittel und Hilfsmittel
enthält.
12. Ausweiskarte nach Anspruch 10 oder 11, dadurch gekennzeichnet, daß die lichtempfindliche
Schicht vor der Bestrahlung und Entwicklung eine Dicke im Bereich zwischen 1 und 10
Mikron aufweist.
13. Ausweiskarte nach einem der Ansprüche 10 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß das
Gewichtsverhältnis von dem Diazoniumsalz zu dem Kupplungsmittel im Bereich zwischen
0,1 und 10, vorzugsweise zwischen 0,3 und 3 liegt.
14. Ausweiskarte nach einem der Ansprüche 10 bis 13, dadurch gekennzeichnet, daß das
erste heißklebende Harz aus der Gruppe von Polyvinylacetat, Vinylchlorid-Vinylacetat-Copolymeren,
Polyvinylchlorid und Polyesterharzen ausgewählt ist.
15. Ausweiskarte nach einem der Ansprüche 10 bis 14, dadurch gekennzeichnet, daß der
Träger aus der Gruppe von Polyvinylchlorid, Polyvinylacetat und Vinylchlorid-Vinylacetat-Copolymeren
ausgewählt ist.
16. Ausweiskarte nach einem der Ansprüche 10 bis 15, dadurch gekennzeichnet, daß sie
mit einem transparenten Schutzfilm aus Polyvinylchlorid, Vinylchlorid-Vinylacetat-Copolymeren
oder Polyvinylacetat, gegebenenfalls überzogen mit einem zweiten heißklebenden Harz
mit einem VICAT-Erweichungspunkt zwischen 40°C und 140°C und vorzugsweise zwischen
50°C und 100°C, überzogen ist.
17. Ausweiskarte nach einem der Ansprüche 10 bis 15, dadurch gekennzeichnet, daß sie
mit einem transparenten Schutzfilm aus einem Polyester, überzogen mit einem zweiten
heißklebenden Harz mit einem VICAT-Erweichungspunkt zwischen 40°C und 140°C und vorzugsweise
zwischen 50°C und 100°C, überzogen ist.
18. Ausweiskarte nach Anspruch 16 oder 17, dadurch gekennzeichnet, daß das zweite
Harz aus der Gruppe von Polyvinylacetat, Vinylchlorid-Vinylacetat-Copolymeren, Polyvinylchlorid
und Polyesterharzen gewählt ist.
19. Ausweiskarte nach einem der Ansprüche 10 bis 18, dadurch gekennzeichnet, daß sie
ebenfalls Prägungen und/oder eine oder mehrere Magnetspuren aufweist.
1. A process for producing a tamper-proof identification card comprising symbols or
images enabling its bearer to be recognised, the process consisting:
a) in taking a support of a transparent or opaque plastic material on which is locally
deposited by screen printing a photosensitive solution with a viscosity between 600
cps and 4,000 cps at 20°C comprising at least one diazonium salt, a coupler, stabilising
additives, a first resin having a VICAT softening point between 40°C and 140°C and
preferably between 50°C and 100°C, and a solvent having a relative time for evaporation
greater than 25, taking as reference a time equal to 1 for ethyl ether, b) in allowing
the layer thus deposited to dry,
c) in exposing the photosensitive layer to light in the cold with the aid of an ultraviolet
radiation through an original to be reproduced, so as to destroy the diazonium salt
in the exposed zones,
d) in developing, by passing in an alkaline fluid, the zones of the photosensitive
layer which have not been exposed to light,
e) in arranging, after drying, a film of transparent or opaque plastic material comprising
at least one surface layer of a second resin having a VICAT softening point between
40°C and 140°C, and preferably between 50°C and 100°C, the thermo-adhesive surface
of the transparent or opaque film being in contact with the support and/or the images,
the film and the support chosen not being simultaneously of an opaque material,
f) in assembling the film and the support by heating to a temperature greater than
the higher of the VICAT points of the first or the second resin, and under pressure,
g) in cooling the assembly to ambient temperature, the film and the support being
then incapable of being separated without degrading the images.
2. A process according to Claim 1, characterised in that the solvent is a solvent
for the support.
3. A process according to either of Claims 1 or 2, characterised in that the first
and second resins are chosen from polyvinyl acetate, polyvinyl acetate/chlorides,
polyvinyl chloride and polyester resins.
4. A process according to one of Claims 1 to 3, characterised in that the dry extract
of the photosensitive solution contains from 5 to 50% by weight of diazonium salt
and coupler and from 50% to 95% by weight of thermo-adhesive resin, these proportions
excluding any adjuvants.
5. A process according to one of Claims 1 to 4, characterised in that the photosensitive
solution contains from 15% to 40% by weight of dry extract and from 60% to 85% by
weight of solvent.
6. A process according to one of Claims 1 to 5, characterised in that the relative
time for evaporation of the solvent of the photosensitive solution is greater than
30.
7. A process according to one of Claims 1 to 6, characterised in that the thickness
of the deposited photosensitive layer, after evaporation of the solvents, is between
1 and 10 microns.
8. A process according to one of Claims 1 to 7, characterised in that the support
is chosen from polyvinyl chloride and vinyl acetate/chloride.
9. A process according to one of Claims 1 to 8, characterised in that the protective
film is chosen from polyvinyl chloride, vinyl acetate/chloride, polyester and polystyrene.
10. An identification card comprising a support coated locally with a layer resulting
from the exposure to light followed by development of a photosensitive layer based
on diazonium salts, characterised in that the photosensitive layer comprises from
50% to 95% by weight of at least one first thermo-adhesive resin having a VICAT softening
point between 40°C and 140°C and from 5% to 50% by weight of diazonium salt and coupler,
these proportions excluding any adjuvants.
11. An identification card according to Claim 10, characterised in that the photosensitive
layer before exposure to light and development additionally contains stabilisers and
adjuvants.
12. An identification card according to Claim 10 or 11, characterised in that the
photosensitive layer before exposure to light and development has a thickness between
1 and 10 microns.
13. An identification card according to one of Claims 10 to 12, characterised in that
the weight ratio of the diazonium salt to the coupler is between 0.1 and 10 and preferably
between 0.3 and 3.
14. An identification card according to one of Claims 10 to 13, characterised in that
the first thermoadhesive resin is chosen from polyvinyl acetate, polyvinyl acetate/chlorides,
polyvinyl chloride and polyester resins.
15. An identification card according to one of Claims 10 to 14, characterised in that
the support is chosen from polyvinyl chloride and vinyl acetate/chloride.
16. An identification card according to one of Claims 10 to 15, characterised in that
it is coated with a transparent protective film of polyvinyl chloride, vinyl acetate/chloride
or vinyl acetate, if necessary coated with a second thermo-adhesive resin with a VICAT
point between 40°C and 140°C and preferably between 50°C and 100°C.
17. An identification card according to one of Claims 10 to 15, characterised in that
it is coated with a transparent protective film of polyester coated with a second
thermo-adhesive resin with a VICAT point between 40°C and 140°C and preferably between
50°C and 100°C.
18. An identification card according to one of Claims 16 or 17, characterised in that
the second resin is chosen from polyvinyl acetate, polyvinyl acetate/chlorides, polyvinyl
chloride and polyester resins.
19. An identification card according to one of Claims 10 to 18, characterised in that
it additionally comprises embossings and/or one or more magnetic tracks.