[0001] La présente invention a pour objet un poêle à accumulation de chaleur équipé d'un
dispositif de commande extrêmement simple de la vitesse d'un ventilateur. Dans un
poêle à accumulation de chaleur, le ventilateur sert à extraire une quantité d'air
chaud du noyau qui se trouve à une température variable, par exemple à 450°C à la
fin de la période de chargement et à 60°C à la fin de la période de déchargement.
Lorsque la température du noyau est élevée, une faible quantité d'air véhicule une
quantité de chaleur suffisante pour les besoins de chauffage. Au contraire, pour satisfaire
les mêmes besoins de chauffage lorsque la température du noyau est basse, une quantité
d'air est nécessaire qui vaut un multiple de celle à température élevée du noyau.
Dans le cas où le ventilateur aspire de l'air chaud, il se produit, dans une certaine
mesure, un auto-réglage de la quantité d'air puisqu'un même volume d'air aspiré à
600°C pèse la moitié de celui aspiré à 30°C. Toutefois, un tel auto-réglage n'a pas
lieu si le ventilateur souffle de l'air froid dans le noyau,
[0002] L'invention a pour but d'augmenter la gamme de réglage automatique de la quantité
d'air chaud extraite d'un poêle accumulateur de chaleur au moyen d'un ventilateur
aspirant de l'air chaud ou de permettre un réglage automatique de la quantité d'air
chaud extraite d'un poêle accumulateur de chaleur au moyen d'un ventilateur soufflant
de l'air froid dans le noyau.
[0003] Un poêle à accumulation de chaleur équipé d'un dispositif de commande de la vitesse
d'un ventilateur, comprenant, en série avec le moteur du ventilateur, une résistance
variable manuellement ou susceptible d'être court-circuitée est déjà connu. Une telle
disposition est utilisée notamment pour permettre un choix à commande manuelle entre
une décharge rapide ou une décharge lente du poêle à accumulation.
[0004] L'invention est caractérisée en ce que la résistance en série avec le moteur du ventilateur
est constituée en un métal dont le coéfficient de température de la résistivité est
très élevé et en ce que cette résistance est placée en des endroits où elle se trouve
dans le courant d'air chaud induit par le ventilateur.
[0005] L'invention est expliquée ci-dessous à l'aide de deux exemples de formes d'exécution
en se référant au dessin annexé. Les figures 1 et 2 sont deux coupes schématiques
à travers des poêles à accumulation de chaleur.
[0006] A la figure 1, un poêle à accumulation de chaleur comprend un noyau 1 chauffé par
des résistances électriques 2. Un ventilateur 3 entraîné par un moteur 4 aspire l'air
en circuit fermé par un canal 5 et le souffle dans un canal 6 d'où il passe à travers
les canaux renfermant les résistances 2 dans le canal 5. L'aspiration de l'air chaud
par le ventilateur se fait à travers un échangeur air-eau 7 et un pavillon 8. En amont
de l'échangeur 7 sont disposés des tôles de guidage 9 de l'air auxquels est fixé une
résistance 10 mise en série avec l'alimentation 11 du moteur 4 du ventilateur 3. La
résistance 10 est par exemple constituée par un fil spiralé en fer-nickel, fer pur
ou nickel pur ou en un autre métal dont la résistivité électrique présente un coéfficient
de température important dans la gamme des températures de fonctionnement, c'est-à-dire
entre 50°C et 600°C. Comme la résistance 10 est disposée dans l'extrémité inférieure
au canal 5, elle est soumise au rayonnement émis par la matière constituant le noyau
1 et lors de l'arrêt du ventilateur, se trouve à une température approchant celle
du noyau. Il est possible aussi de loger la résistance 10 ou une portion de celle-ci
dans un canal du noyau, par exemple en lieu et place d'une résistance 2. Lorsque le
ventilateur se met en marche, il démarre à vitesse lente. L'air sortant par le canal
5 communique sa température par effet de convection à la résistance 10. Au fur et
à mesure que l'air sortant par le canal 5 se refroidit, la résistivité de la résistance
10 diminue et le moteur 4 du ventilateur tourne plus vite. La caractéristique de réglage
désirée peut être obtenue par tout moyen convenable, par exemple, soit par un choix
judicieux du métal de la résistance 10, soit par la mise en parallèle et/ou en série
d'autres résistances sur la résistance 10. Ces autres résistances peuvent être insensibles
à la température ou non. Dans le dernier cas, elles peuvent être disposées soit en
un endroit à température ambiante soit en un endroit dont la température est fonction
de la température du noyau.
[0007] Dans le cas représenté à la figure 1, la résistance 10 est montée sur des tôles de
guidage 9 en amont de l'échangeur 7 et fait partie ainsi d'une unité modulaire comprenant
le ventilateur 3 et, dans le cas selon la figure 1, aussi les tôles de guidage 9,
l'échangeur 7 et le pavillon 8.
[0008] Il est possible, mais moins avantageux de monter la résistance 10 à l'intérieur du
pavillon 8, car dans un tel cas la résistance se trouve à l'abri du rayonnement émis
par le noyau. De ce fait, le ventilateur démarrerait à grande vitesse et ralentirait
ensuite, lorsque l'air dans le pavillon 8 devient chaud parce que le ventilateur marche.
Toutefois, un tel comportement peut être tolérable dans certains cas. Par contre,
il est parfaitement concevable de monter dans le pavillon 8 des résistances mises
en parallèle et/ou en série avec une résistance 10 disposée de manière à recevoir
le rayonnement émis par le noyau.
[0009] Si comme montré à la figure 1, l'air chaud n'est pas éjecté, mais circule en circuit
fermé, il est possible de disposer la résistance 10 à l'extrémité inférieure du canal
6. A cet endroit, la résistance 10 est aussi exposée au rayonnement du noyau et se
trouve dans le courant d'air chaud. Cependant, à la sortie de l'échangeur 7 et à la
sortie du ventilateur 3, l'air est un peu moins chaud qu'à l'entrée de l'échangeur
7. La différence entre la température d'air à la sortie du canal 5 et la température
d'air à l'entrée du canal 6 n'est pas tellement grande et n'influence pas de manière
essentielle le fonctionnement du ventilateur 3. Cela est vrai d'autant plus que cette
différence de température peut être compensée par le choix d'un matériau à coefficient
de température déterminé pour la résistance 10 ou par l'adjonction de résistances
en parallèle ou de résistances en série avec la résistance 10 ou avec des portions
de celle-ci. Il est possible aussi de subdiviser la résistance 10 en plusieurs portions
mises en série, chaque portion étant disposée en un autre endroit, par exemple une
à la sortie du canal 5, une à l'entrée du canal 6, une dans le pavillon 8 et une à
la place d'une résistance 2. Dans un poêle à accumulation selon la figure 1, un réglage
convenable de la vitesse du ventilateur est particulièrement important pour la protection
du ventilateur 3, de son moteur 4 et même pour tout le socle qui est en acier et qui
pourrait se déformer en cas de surchauffe.
[0010] Un montage de la résistance 10 sur des parties solidaires du ventilateur 3 est facile
à réaliser dans le cas où le ventilateur aspire l'air sortant du noyau, soit pour
l'éjecter dans l'espace ambiant, soit pour le faire recirculer à l'intérieur du noyau.
Une variante où un tel montage n'a pas été réalisé est décrite ci-dessous par rapport
à la figure 2.
[0011] A la figure 2 un autre poêle à accumulation de chaleur comprend un noyau 1 chauffé
par des résistances électriques 2. Un ventilateur 3 entraîné par un moteur électrique
est relié à une alimentation en courant 11. Le ventilateur envoie de l'air froid dans
un canal 6 d'où l'air passe à travers des canaux renfermant les résistances 2 dans
un canal 5 de sortie d'air chaud. A l'extrémité inférieure, c'est-à-dire à la sortie
du canal 5 vers un espace de mélange air chaud, air froid 12, est disposé une résistance
10 mise en série avec l'alimentation 11 du moteur du ventilateur 3. Cette résistance
10 est représentée ici comme une résistance blindée de même constitution que les résistances
2 servant à charger l'accumulateur de chaleur. Dans le cas où la résistance 10 est
blindée, un petit retard se manifeste par rapport aux changements de température et
aux changements correspondants de la vitesse du ventilateur. Cependant, un tel retard
est en général tout à fait tolérable.
1. Poêle à accumulation de chaleur équipé d'un dispositif de commande de la vitesse
d'un ventilateur (3), comprenant, en série avec le moteur (4) du ventilateur (3),
une résistance (10) variable, caractérisé en ce que la résistance (10) en série avec
le moteur (4) du ventilateur (3) est constituée en un métal dont le coefficient de
température de la résistivité est très élevé et en ce que cette résistance (10) est
placée en des endroits où elle se trouve dans le courant d'air chaud induit par le
ventilateur (3).
2. Poêle à accumulation de chaleur suivant la revendication 1, caractérisé en ce qu'au
moins une portion de la résistance (10) à coéfficient de température élevé est disposé
à une extrémité d'un canal (5,6) ou dans un canal d'air du noyau de manière à être
exposée au rayonnement du noyau (1).
3. Poêle à accumulation de chaleur suivant une des revendications 1 ou 2, caractérisé
en ce qu'au moins une portion de la résistance (10) à coéfficient de température élevé
est une résistance blindée.
4. Poêle à accumulation de chaleur suivant une des revendications précédentes, caractérisé
en ce que d'autres résistances sont placées en série et/ou en parallèle avec au moins
une portion de la résistance (10) à coéfficent de température élevé.
5. Poêle à accumulation de chaleur suivant une des revendications précédentes, caractérisé
en ce qu'au moins une portion de la résistance (10) à coéfficient de température élevé
est monté sur une unité modulaire comprenant au moins le ventilateur (3).