[0001] La présente invention concerne de nouveaux produits en feuille contenant un thermoplastique
et des fibres cellulosiques ; elle concerne également un procédé de préparation desdits
produits nouveaux et les applications desdits produits nouveaux.
[0002] On a déjà préconisé l'amélioration de certaines propriétés des substances thermoplastiques
en y incorporant des fibres de module d'élasticité élevé. C'est ainsi que des fibres
de verre, de carbone, d'amiante et de bore sont couramment utilisées pour renforcer
certaines substances thermoplastiques, telles que les polyamides, polycarbonates,
polyalkylènes (polyéthylènes et polypropylènes), polyesters, polystyrènes, dans le
but d'augmenter la rigidité, la résistance aux chocs, la résistance à la traction
et d'améliorer la stabilité dimensionnelle.
[0003] Par ailleurs, on sait que l'on a déjà utilisé des fibres cellulosiques pour renforcer
les substances thermodurcissables, telles que les résines urée-formaldéhyde et mélamine-formaldéhyde,
qui possèdent une bonne affinité chimique pour la cellulose, circonstance qui favorise
la dispersion des fibres cellulosiques au sein du polymère (voir à cet effet le brevet
britannique n° 1 319 371 qui décrit la préparation d'une feuille à partir de fibres
cellulosiques et d'une charge organique en poudre constituée par un polymère urée-formaldéhyde).
[0004] On a également préconisé, notamment dans la demande de brevet français FR-A-2 059
240, un procédé de fabrication d'une feuille papetière, à base de fibres de cellulose,
pouvant contenir des quantités substantielles d'un polymère naturel ou synthétique
finement divisé.
[0005] Le document FR-A-2 377 883 décrit des matériaux en feuille obtenus par une technique
papetière, contenant des fibres cellulosiques et, éventuellement, minérales, un floculant
du type polyélectrolyte et un polymère thermoplastique non liant. Les produits obtenus
par cette technique présentent entre autres l'inconvénient d'une résistance insuffisante
à l'état humide.
[0006] On connaît également le document BE-A-701 962 qui préconise l'emploi dans une technique
papetière de particules grossières de mousse (de dimensions 1 à 5 mm) qui sont faciles
à retenir sur toile mais conduisent à des problèmes d'homogénéité et limitent considérablement
le type des produits pouvant être fabriqués, qui sont en fait des cartons de forte
épaisseur.
[0007] Ainsi, les matériaux connus à base de fibres et de matière plastique se situent dans
deux classes différentes : l'une consistant à renforcer un matériau thermoplastique
avec des quantités relativement faibles d'une fibre renforçante, l'autre consistant
à modifier les propriétés d'un papier à base de fibres cellulosiques par l'incorporation,
dans ce papier, d'une certaine quantité d'un matériau thermoplastique.
[0008] La présente invention se situe dans le domaine technique consistant dans le renforcement
d'un matériau thermoplastique en utilisant des fibres cellulosiques.
[0009] Ainsi, la présente invention décrit une solution technique nouvelle pour résoudre
le problème de la dispersion de fibres cellulosiques au sein d'un polymère thermoplastique,
qui consiste à opérer dans un milieu où lesdites fibres cellulosiques sont aisément
dispersibles : on forme une feuille par voie papetière par traitement spécial d'une
suspension aqueuse comprenant les fibres cellulosiques et la substance thermoplastique
sous forme de poudre, d'une part, et d'autres ingrédients essentiels (liant et foculant
comme indiqué ci-après), d'autre part.
[0010] Un des buts de l'invention est de proposer une feuille thermoplastique ayant des
propriétés mécaniques améliorées et plus précisément les propriétés importantes que
sont la rigidité, la résistance à la traction, la résistance aux chocs et la stabilité
dimensionnelle.
[0011] Un autre but de l'invention est d'obtenir au moyen d'une machine à papier une feuille
thermoplastique qui, après avoir été formée et séchée, est susceptible d'être soumise
à un traitement complémentaire (tel qu'imprégnation, couchage, lissage) classique
en papeterie.
[0012] Un autre but de l'invention est d'améliorer la stabilité dimensionnelle, la cohésion
interne à l'état sec et humide, la souplesse et la résistance au pliage d'un substrat
en feuille thermoplastique pouvant être notamment utilisé comme support d'enduction
pour panneaux de revêtement et, en particulier, pour revêtement de sol.
[0013] Un autre but de l'invention est de proposer un nouveau matériau aux industries transformatrices
de matière plastique sous forme de granulés obtenus par déchiquetage et granulation
de la feuille thermoplastique fabriquée sur machine à papier selon le procédé.
[0014] Parmi les avantages de l'invention, on peut notamment mentionner :
- les économies de matière thermoplastique résultant de l'emploi de matériaux aux
propriétés renforcées ;
- les économies sur les coûts de production résultant de l'utilisation de machines
à forte production horaire (machines à papier) en remplacement des machines à fabriquer
les feuilles thermoplastiques par calandrage, extrusion ou enduction.
[0015] Parmi les applications de l'invention, on peut notamment mentionner :
- l'utilisation de la feuille thermoplastique fabriquée sur machine à papier comme
support d'enduction de PVC plastifié pour revêtement de sol lorsque la substance thermoplastique
introduite dans la feuille est le PVC et que la feuille est chargée et plastifiée
;
- l'utilisation de la feuille thermoplastique fabriquée sur machine à papier comme
matériau de calandrage ;
- l'utilisation de la feuille thermoplastique fabriquée sur machine à papier comme
matériau de thermoformage ;
- l'utilisation de la feuille thermoplastique comme support d'enduction ou couchage
pour impression-écriture ;
- la transformation de la feuille thermoplastique fabriquée sur machine à papier par
déchiquetage et, éventuellement, granulation, en une matière première pour la mise
en oeuvre par extrusion, extrusion- soufflage, injection, moulage.
[0016] La présente invention concerne des produits en feuille tels que définis à la revendication
1.
[0017] L'invention concerne aussi le procédé de tels produits en feuille tel que défini
à la revendication 9.
[0018] Il est possible de remplacer une partie des fibres cellulosiques qui constituent
le mélange de base par des fibres minérales ou organiques, naturelles ou synthétiques.
Ainsi, dans les matériaux selon l'invention, 30 % environ des fibres pourront être
non cellulosiques.
[0019] Dans le tableau 1 ci-après, on a fourni une liste de fibres cellulosiques ou non
cellulosiques utilisables dans le cadre de l'invention.
[0020] Parmi les fibres non cellulosiques, on mentionnera en particulier l'utilisation possible
de fibres de verre qui présentent un intérêt tout particulier du fait qu'elles confèrent
aux produits en feuille selon l'invention une stabilité dimensionnelle tout à fait
remarquable. Lorsqu'on veut utiliser des quantités notables de ces fibres de verre,
il est apparu souhaitable d'employer simultanément des fibres d'alcool polyvinylique,
insolubles dans l'eau froide, qui ont pour fonction de faciliter la dispersion des
fibres de verre dans les suspensions aqueuses.
[0021] Des mélanges de fibres particulièrement intéressants sont constitués d'environ 14
parties de fibres cellulosiques, 2 parties de fibres de verre et éventuellement 1
partie de fibres d'alcool polyvinylique.
[0022] Toutes les substances thermoplastiques en poudre (également appelées ici polymères
thermoplastiques) conviennent pour l'élaboration de la feuille thermoplastique selon
l'invention et, en particulier, le chlorure de polyvinyle (PVC), l'acétate de polyvinyle
(PVA), les polyalkylènes - notamment le polyéthylène haute densité (PEhd), le polyéthylène
basse densité (Pebd), le polypropylène (PPhd ; PPbd), le polybutadiène et le polyisoprène
-, le polystyrène (PS), les polyamides (PA), les polymères et copolymères obtenus
notamment à partir de l'acrylonitrile, des acides acrylique et méthacrylique et de
leurs esters, le polycarbonate (PC), le polyacétal et les polyesters thermoplastiques.
Parmi les copolymères qui conviennent, on peut notamment mentionner les copolymères
acrylonitrile-styrène, méthacrylate de méthyle-butadiène-styrène, styrène-butadiène,
ABS. Le cas échéant, la substance thermoplastique pourra être préalablement associée
à un plastifiant. La substance préférée est le PVC éventuellement plastifié.
[0023] Les poudres thermoplastiques peuvent être avantageusement utilisées brutes de polymérisation
lorsque leur granulométrie est appropriée. A défaut, il est nécessaire de les broyer
pour obtenir la granulométrie désirée. Les matières plastiques de récupération conviennent
également à condition qu'elles soient correctement broyées. On choisira de préférence
des poudres thermoplastiques de granulométrie inférieure ou égale à 500 microns.
[0024] De plus, une partie de la poudre de matériau thermoplastique utilisée dans le mélange
de base peut être remplacée par une charge minérale non liante. Une liste des charges
minérales non liantes est donnée, en exemple, dans le tableau IV ci-après. Ces charges,
utilisées couramment dans l'industrie papetière, ont des particules de dimensions
(diamètre moyen) au plus égales à 80 microns. La quantité de charge non liante sera
au plus de 40 % en poids par rapport au poids du matériau thermoplastique en poudre.
[0025] Les matériaux selon l'invention comporteront au moins un liant organique indispensable
pour la constitution de la feuille selon la technique papetière.
[0026] Le liant organique assure la liaison des constituants de la feuille thermoplastique
entre eux et peut renforcer, le cas échéant, les propriétés physiques de la feuille.
Parmi les liants qui conviennent, on peut notamment citer ceux du tableau Il ci-après.
Les liants préférés sont les latex (acryliques, styrène-butadiène) et l'amidon, notamment
l'amidon comprenant, dans son constituant polymère linéaire (c'est-à-dire l'amylose),
50 à 6000 motifs anhydroglucose par molécule tel que, par exemple, la fécule native
(obtenue à partir de la pomme de terre) et l'amidon natif de maïs qui renferment 100
à 6000 motifs anhydroglucose (dans le polymère linéaire) par molécule, et les amidons
modifiés par voie chimique ou enzymatique qui renferment 50 à 3000 motifs anhydroglucose
(dans le polymère linéaire) par molécule.
[0027] La quantité de liant utilisable est de 0,2 à environ 30 parties en poids sec (avantageusement
2 à 10 parties en poids sec) pour 100 parties du mélange de base (fibres et poudre
thermoplastique, éventuellement charge minérale).
[0028] Les matériaux selon l'invention comporteront également au moins un floculant indispensable
pour la constitution de la feuille selon la technique papetière.
[0029] Parmi les floculants qui conviennent, on peut notamment mentionner les sels métalliques,
tels que notamment les sels d'aluminium, de fer (II), de fer (III), de zinc et de
chrome, tels que les halogénures, sulfates et phosphates et les autres substances
indiquées dans le tableau III ci-après. Le floculant préféré selon l'invention est
le polychlorure d'aluminium qui est une substance également connue sous le nom d'hydroxychlorure
d'aluminium, qui a pour formule générale (OH)yAl
xCl
zoy
ox et qui est notamment commercialisée par la Société Péchiney Ugine Kuhlmann sous le
nom de marque « WAC ».
[0030] Le ou les floculants seront, selon le procédé de l'invention, utilisés en deux fractions.
[0031] La première fraction du floculant, qui est introduite avant le liant, et le liant
assurent une première agglomération des constituants du mélange de base. La deuxième
fraction du floculant a pour objet de renforcer la cohésion des constituants du mélange
de base et améliorer ainsi la rétention sur la machine à papier et la résistance des
flocs. Bien entendu, on peut utiliser soit le même agent floculant avant et après
le liant, soit encore des agents floculants différents, soit enfin des mélanges d'agents
floculants.
[0032] La quantité de floculant utilisable est, au total, de 0,02 à environ 10 parties pour
100 parties du mélange de base.
[0033] D'autres adjuvants classiques en papeterie, tels que des agents hydrofugeants, des
agents lubrifiants, des agents antimousse ou brise-mousse, des colorants, des azurants
optiques, des antioxydants, peuvent être présents dans les feuilles selon l'invention.
[0034] Le tableau V ci-après fournit une liste non limitative des agents hydrofugeants (les
produits préférés étant les produits H1 et H4 dudit tableau).
[0035] Le tableau VII ci-après fournit une liste non limitative d'agents auxiliaires éventuellement
utilisables selon l'invention.
[0036] On sait par ailleurs qu'un certain nombre de matériaux plastiques ne présentent des
propriétés optimales que dans la mesure où ces matériaux sont plastifiés. Il est donc
possible d'introduire en outre dans les produits selon l'invention de 10 à 100% en
poids, par rapport au poids du matériau thermoplastique (plus particulièrement dans
le cas du PVC), de plastifiant.
[0037] En pratique, il est connu que la plastification des matériaux thermoplastiques peut
être réalisée soit par plastification interne, soit par plastification externe.
[0038] La plastification interne est réalisée au cours de la fabrication de la matière thermoplastique
par copolymérisation de polymères « souples et « durs • .
[0039] La plastification externe est réalisée en incorporant à la matière thermoplastique
un agent possédant un bon pouvoir solvant et gonflant vis-à-vis de ladite matière
thermoplastique mise en oeuvre.
[0040] On peut, selon la présente invention, réaliser la plastification par l'un ou l'autre
mode décrit ci-dessus. Les plastifiants externes utilisables, notamment dans le cas
du PVC, sont les esters adipiques (adipate de dibutyle, adipate de benzyloctyle),
les esters phosphoriques (phosphates de tricrésyle, de triphényle, de diphénylsylénile,
de trichloréthyle, de diphényloctyle, de trioctyle), les esters phtaliques (phtalates
de diméthyle, de diéthyle, de dibutyle, de dinonyle, de benzylbutyle, de dicylohexyle),
les esters sulfoniques, les paraffines chlorées. Avec la poudre de PVC, on utilisera
de préférence le di-(2- éthylhexyl)-phtalate (en abrégé DOP).
[0041] La présente invention concerne également un procédé pour la préparation des feuilles
telles que décrites ci-dessus.
[0042] Le procédé selon l'invention de préparation par voie papetière d'une feuille thermoplastique
armée de fibres cellulosiques, dans lequel on utilise une poudre thermoplastique et
des fibres cellulosiques, est caractérisé en ce que :
1) on prépare une suspension aqueuse à partir d'un mélange de base [choisi parmi l'ensemble
constitué par (i) les fibres et la substance thermoplastique en poudre quand il n'y
a pas de charge minérale non liante et (ii) les fibres, la substance thermoplastique
en poudre et la charge minérale non liante quand celle-ci est présente], d'un liant
organique et d'un agent floculant, puis forme, au moyen de la suspension ainsi obtenue,
une feuille'par voie humide que l'on essore et sèche ; et
2) si nécessaire, on soumet la feuille thermoplastique ainsi obtenue à au moins un
traitement complémentaire.
[0043] Le procédé selon l'invention est mis en oeuvre au stade 1) à partir de quatre moyens
essentiels, à savoir les fibres cellulosiques, la substance thermoplastique en poudre,.
le liant organique et l'agent floculant. D'autres moyens peuvent intervenir au stade
1), à savoir une charge minérale non liante, un agent plastifiant, un agent antistatique,
un agent antioxydant, un agent porophore (qui joue notamment le rôle d'agent d'expansion,
en particulier pour le PVC), un agent dispersant (pour la substance thermoplastique),
un agent émulsifiant (pour émulsionner l'agent plastifiant) et un ou plusieurs adjuvants
classiques en papeterie, tels que les agents hydrofugeants, les agents antimousse
et/ou brise-mousse, les colorants, les azurants optiques, les agents de rétention,
les agents lubrifiants.
[0044] Pour mettre en oeuvre le stade 1), il est important de ne pas introduire dans la
suspension aqueuse du mélange de base (en abrégé MB) la totalité du floculant avant
le liant organique. Il est plutôt recommandé, pour réduire les pertes sous toile,
soit d'introduire le floculant après le liant, soit de préférence d'introduire une
partie de l'agent floculant avant l'ajout du liant, puis le reste après le liant.
[0045] Bien évidemment, les quantités relatives des divers constituants (fibres, poudre
de matière thermoplastique, éventuellement charge non liante, floculant, liant, nouveau
floculant et autres additifs) doivent être conformes à ce qui est mentionné ci-dessus.
[0046] Selon une caractéristique spécifique du stade 1), on introduit 0,02 à 10 parties
en poids d'agent floculant pour 100 parties en poids de MB. De préférence, on introduira
dans la suspension aqueuse comprenant 100 parties en poids de MB :
(i) 0,01 à 4 parties (avantageusement 0,01 à 3 parties) en poids d'agent floculant,
(ii) le liant organique,
(iii) 0,01 à 6 parties (avantageusement 0,01 à 5 parties) en poids d'agent floculant.
[0047] Le polymère thermoplastique peut être utilisé soit sous forme d'une poudre sèche,
soit sous forme d'une dispersion dans l'eau ; dans ce dernier cas, la dispersion pourra
comporter une faible proportion, par exemple de 0,1 à 1 %, d'un agent dispersant.
[0048] Pour l'incorporation de plastifiant dans la feuille thermoplastique (notamment par
un traitement de surface), il est avantageux d'émulsionner le plastifiant au moyen
d'un émulsifiant classique de l'industrie textile ou papetière. On choisira par exemple
les dérivés d'éther d'éthylpolyglycol particulièrement intéressants pour l'obtention
d'émulsion aqueuse homogène et stable. La dose d'agent émulsifiant sera de l'ordre
de 0,05 à 2 % en poids, par rapport au poids du plastifiant. L'émulsification s'obtient
en ajoutant le plastifiant dans de l'eau contenant l'agent émulsifiant et en brassant
avec un appareil type mixeur tournant à plus de 250 tr/min. Ce mélange à concentration
variable de dioctylphtalate dans l'eau contiendra, par exemple, de 100 à 990 g de
dioctylphtalate pour 1 000 g de mélange. Cette technique est particulièrement intéressante
lorsque le plastifiant est ajouté au stade 1) du procédé.
[0049] Mais le procédé le plus intéressant pour l'incorporation du plastifiant est de réaliser
cette incorporation au stade 2) du procédé en utilisant la technique dite du size-press
telle que mentionnée ci-après.
[0050] Le cas échéant, on pourra introduire au stade 1) un agent antioxydant pour éviter
le vieillissement de la substance thermoplastique entrant dans la feuille thermoplastique
selon l'invention, en particulier pour prévenir les craquelures superficielles du
polystyrène, le jaunissement et la diminution des propriétés mécaniques du PVC, sous
l'action des rayons UV. Parmi les agents antioxydants qui conviennent, on peut utiliser
le 2-(2-hydroxy-5-méthylphényl)-2H-benzotriazole, de préférence à la dose de 0,1 à
5 % en poids, par rapport au poids de la substance thermoplastique en poudre.
[0051] Si nécessaire, on introduira soit au stade 1), soit au stade 2) un agent antistatique.
[0052] D'autres adjuvants classiques en papeterie peuvent intervenir, le cas échéant, au
stade 1) tels que, par exemple, les agents hydrofugeants (également appelés agents
de collage), les agents lubrifiants, les agents antimousse ou brise-mousse, les colorants,
les azurants optiques. Parmi les hydrofugeants qui conviennent, on peut notamment
citer ceux du tableau V ci-après et, parmi les agents auxiliaires, ceux cités dans
le tableau VII donné ci-après.
[0053] L'agent hydrofugeant est préférentiellement introduit au stade 1) après le liant
organique et avant la 2
efraction de floculant. La quantité d'agent hydrofugeant peut être comprise entre 0,05
et 10 (avantageusement entre 0,05 et 5 et, de préférence, entre 0,1 et 3) parties
en poids sec pour 100 parties en poids de MB. Les agents hydrofugeants préférés sont
les produits H1 et H4 du tableau V ci-après.
[0054] Si nécessaire, on introduit au stade 1), en même temps que l'agent hydrofugeant ou
après celui-ci, au moins un agent auxiliaire choisi notamment parmi l'ensemble constitué
par les agents de résistance à l'état humide (0,1 à 5 parties en poids pour 100 parties
en poids de MB), les agents antimousse (0,05 à 0,2 partie en poids pour 100 parties
en poids de MB), les colorants (en quantité suffisante pour l'effet désiré), les agents
fongicides et, le cas échéant, les agents lubrifiants (0,2 à 5 parties en poids pour
100 parties en poids de MB).
[0055] Par la mise en oeuvre du stade 1), on obtient une feuille thermoplastique ayant un
grammage compris entre 15 et 1 500 g/m
2.
[0056] La feuille obtenue au stade 1) est soumise, si nécessaire, au stade 2) à un ou plusieurs
traitements complémentaires, sur machine à papier ou hors machine à papier pour notamment
:
- améliorer l'aspect, l'uni de surface, augmenter la résistance superficielle et uniformiser
les propriétés mécaniques,
- renforcer la rigidité ou la souplesse,
- obtenir les propriétés particulières telles qu'ignifugation, antiadhérence, ingraissabilité,
thermos- cellabilité et des effets spéciaux, tels qu'effets barrières et imputrescibilité
(résistance aux bactéries et aux champignons).
[0057] Les moyens à mettre en ceuvre, dans ce but, sont notamment la size-press, ou presse
encolleuse, les coucheuses à rouleaux (roll coater, reverse roll), les coucheuses
à lames métalliques, à lame d'air, ou encore les coucheuses à racle. A ces moyens,
s'ajoutent les moyens de transformation pour l'exploitation de la thermoplastification
sur machine à papier ou hors machine à papier (four à air chaud, four à gaz, infrarouge,
calandrage à chaud) et pour l'amélioration de l'uni de surface : lissage, calandrage
et/ou grainage.
[0058] D'une manière générale, le stade 2) pourra comprendre l'apport d'au moins une substance
choisie parmi l'ensemble constitué par les charges minérales, les liants organiques,
les plastifiants, les antioxydants, les antistatiques et les adjuvants classiques
de la papeterie, tels que notamment les agents d'encollage, les agents dispersants,
les pigments, les agents fluorescents, les colorants de nuançage, les agents lubrifiants,
les agents modificateurs de viscosité, les agents antimousse, les agents insolubilisants
et les antibiotiques au moyen d'un bain aqueux de 10 à 600 g/I. Bien entendu, le stade
2) sera mis en oeuvre en fonction des objectifs recherchés.
[0059] Du point de vue pratique, on pourra utiliser au stade 2) au moins un liant, notamment
un liant du tableau VI ci-après et, le cas échéant, au moins une substance choisie
parmi les charges minérales non liantes (telles que décrites ci-dessus au stade 1)),
les agents auxiliaires (tels que ceux donnés dans le tableau VII ci-après), les plastifiants
et les émulsifiants pour plastifiants.
[0060] La quantité de matières sèches pouvant être déposée au stade 2) est comprise notamment
entre
1 et 200 g/m
2, compte tenu des différents moyens d'enduction utilisables et des propriétés finales
requises. A titre indicatif, en size-press non pigmentée, on pourra appliquer 1 à
10 g/m
2 de matières sèches. Par couchage pigmenté avec une racle Champion, on pourra appliquer
entre 3 et 30 g/m
2 de matières sèches sur une face en un seul passage. Sur une lame d'air, on pourra
appliquer 5 à 40 g/m
2 de matières sèches sur une face en un seul passage. En lame traînante rigide ou souple,
on pourra appliquer 5 à 40 g/m
2 de matières sèches sur une face en un seul passage.
[0061] Les modalités opératoires du stade 2) pour l'apport des agents mentionnés ci-dessus
sont celles décrites dans la demande de brevet européen n° 79 400 405.1 du 19 juin
1979.
[0062] Le meilleur mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention a été décrit ci-après.
[0063] Le stade 1) comprend les étapes suivantes.
a) On introduit sous agitation dans une suspension aqueuse de fibres à 10-50 g/I (fibres
cellulosiques raffinées à un degré SR compris entre 15 et 65 associées, le cas échéant,
à d'autres fibres, notamment des fibres de verre et de PVA) la substance thermoplastique
en poudre ayant une granulométrie inférieure ou égale à 500 microns (si nécessaire
ladite substance thermoplastique a été préalablement dispersée dans de l'eau au moyen
d'un agent dispersant).
b) Le cas échéant, on ajoute à la suspension obtenue une charge minérale non liante.
c) On dilue le floculant dans l'eau de 1 à 10 fois. Il s'agit ici d'un floculant de
préférence minéral (polychlorure d'aluminium) que l'on introduit dans la suspension
résultante à raison de 0,01 à 4 parties (de préférence 0,01 à 3 parties) en poids
pour 100 parties en poids de MB.
d) Le liant (qui peut être notamment de l'amidon natif préalablement cuit à 80-90
°C, ou un latex en émulsion aqueuse à la concentration de 15 à 100 g/!) est alors
incorporé dans la suspension résultante sous agitation soit en discontinu, soit de
préférence en continu dans les circuits de tête de la machine à papier.
e) Peuvent être alors incorporés soit en discontinu dans le cuvier de mélange, soit
en continu dans les circuits de tête : un agent antioxygène, un agent antistatique,
un agent d'hydrofugation, un agent d'azurage, un ou des colorants, un agent antimousse
et, éventuellement, le lubrifiant.
f) On introduit ensuite la deuxième fraction de l'agent floculant, avant la caisse
de tête, à raison de 0,01 à 6 parties (de préférence 0,01 à 5 parties) en poids pour
100 parties en poids de MB. Le floculant joue à ce stade un rôle important sur la
floculation, la rétention et l'égouttage. Ces deux dernières propriétés peuvent être,
le cas échéant, améliorées en ajoutant également un agent de rétention classique de
la papeterie.
g) La suspension résultante est introduite dans la caisse de tête et on forme une
feuille thermoplastique par essorage sur une toile telle que décrite, par exemple,
dans la demande de brevet européen précitée.
h) Après le passage sur la toile, on procède à un pressage classique en partie humide
au moyen d'une ou plusieurs presses multiples (habillées ou nues) au séchage à une
température de l'ordre de 100 à 150 °C et, le cas échéant, à l'exploitation de la
thermoplastification (par exemple traitement à 130-280 °C).
[0064] La feuille obtenue au stade 1) qui a un grammage compris entre 15 et 1 500 g/m
2 est soumise, le cas échéant, au stade 2).
[0065] Le stade 2) comprend un ou plusieurs traitements sur machine à papier ou hors machine
à papier.
[0066] Les quantités de matières déposées sur la feuille fibreuse au cours de ces traitements
de surface sont très variables et dépendent évidemment des objectifs recherchés et
des moyens de fabrication mis en oeuvre. Dans les applications traditionnelles d'impression-écriture,
ces traitements de surface peuvent être du type de ceux couramment employés sur les
supports cellulosiques. Pour les applications spéciales, leur nature sera fonction
des propriétés souhaitées.
[0067] D'autres avantages et caractéristiques seront mieux compris à la lecture qui va suivre
d'exemples non limitatifs mais donnés à titre d'illustration.
Exemples 1 à 14
[0068] En procédant comme indiqué ci-dessus dans le meilleur mode de mise en oeuvre, on
a préparé des feuilles thermoplastiques armées ayant un grammage de l'ordre de 500
g/m
2, les quantités et la nature des produits utilisés étant données dans le tableau VIII
ci-après, les feuilles obtenues au stade 1) étant séchées à une température de l'ordre
de 100-150 °C, les feuilles soumises au traitement du stade 2) étant également séchées
à une température de l'ordre de 100-150 °C après ledit traitement.
[0069] Les feuilles ainsi obtenues ont alors été soumises à une thermoplastification à 180
°C pendant 3 min, puis testées. Les résultats de ces tests ont été consignés dans
le tableau IX ci-après, ils permettent de tirer les conclusions qui suivent.
[0070] Les exemples 1 à 3 (préparés à partir de PVC en poudre) montrent l'influence favorable
de l'augmentation de la teneur en fibres cellulosiques sur les propriétés physiques,
et en particulier la rigidité.
[0071] La présence d'un agent plastifiant a un effet bénéfique en ce qui concerne la souplesse.
[0072] L'association de fibres de verre aux fibres cellulosiques (exemples 6-7 et 11) améliore
la stabilité dimensionnelle à l'état humide.
[0073] D'une manière générale, le traitement de surface du stade 2) est bénéfique vis-à-vis
de la résistance au pliage. Plus précisément, les feuilles des exemples 7 et 11-14
ne présentent pas de cassure après des pliages répétés ; elles peuvent être utilisées
comme support de base pour la réalisation de revêtement de sols en grande laize (4
m).
[0074] Toutes les feuilles obtenues ont une bonne aptitude au thermoformage : il est donc
notamment avantageux de les utiliser pour le thermoformage des récipients destinés
à contenir des produits alimentaires tels que notamment les produits laitiers (yaourt,
beurre, fromage blanc, etc.) et la mayonnaise.
[0075] Enfin, ces feuilles peuvent être déchiquetées puis granulées pour donner lieu par
extrusion, injection à des produits plastiques armés de fibres cellulosiques.
Exemples 15 et 16
1. Produits en feuille contenant des fibres cellulosiques et un matériau polymère
thermoplastique, qui sont obtenus par un procédé papetier dans lequel :
a) dans un premier stade :
- on prépare une suspension aqueuse d'un mélange de base contenant 5 à 30 % en poids
de fibres cellulosiques et 95 à 70 % en poids d'une poudre de matériau thermoplastique
de dimension inférieure ou égale à 500 µ ;
- on ajoute éventuellement à ladite suspension une charge minérale, et qui est caractérisé
en ce que :
- on réalise une « double floculation » selon les étapes suivantes :
ajout de 0,01 à 4 parties en poids, pour 100 parties en poids dudit mélange de base,
d'une première fraction d'agent floculant ;
ajout de liant organique, sous agitation, dans la suspension résultante, soit en discontinu,
soit en continu dans les circuits de tête d'une machine à papier ;
ajout des divers additifs papetiers éventuels, tels que agents antistatiques, anti-mousse,
antioxygène, colorants, etc... en discontinu dans le cuvier de mélange ou en continu
dans les circuits de tête ;
ajout d'une seconde fraction d'agent floculant, représentant 0,01 à 6 parties en poids
pour 100 parties en poids dudit mélange de base, l'agent floculant utilisé pour cette
« seconde fraction » étant identique, ou différent, par rapport à l'agent floculant
utilisé pour ladite « première fraction » ;
b) puis on forme, au moyen de la suspension obtenue, une feuille par voie humide,
que l'on essore et sèche ; et
c) dans un deuxième stade, on soumet la feuille obtenue à au moins un traitement complémentaire.
2. Produits selon la revendication 1, caractérisés en ce que les fibres cellulosiques
utilisées ont été raffinées à un degré Shopper-Riegler compris entre 15 et 65.
3. Produits selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisés en ce que jusqu'à
30 % des fibres cellulosiques utilisées ont été remplacées par des fibres non cellulosiques,
notamment des fibres de verre.
4. Produits selon la revendication 3, caractérisés en ce que le mélange de fibres
est constitué de 14 parties en poids de fibres cellulosiques, 2 parties en poids de
fibres de verre et jusqu'à 1 partie en poids de fibres d'alcool polyvinylique insolubles
dans l'eau froide.
5. Produits selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisés en ce que jusqu'à 40
% en poids de la poudre de matériau thermoplastique ont été remplacés par une charge
minérale non liante.
6. Produits selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisés en ce que le matériau
thermoplastique est du poly-(chlorure de vinyle).
7. Produits selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisés en ce qu'ils renferment
de 0,2 à 30 parties en poids sec pour 100 parties en poids du mélange de base d'au
moins un liant organique et de 0,02 à 10 parties en poids, pour 100 parties en poids
de mélange de base, d'au moins un floculant.
8. Produits selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisés en ce qu'ils contiennent
en outre de 10 à 100 % en poids, par rapport au poids du matériau thermoplastique,
de plastifiant.
9. Procédé de préparation de produits en feuille selon l'une des revendications 1
à 8, dans lequel :
a) dans un premier stade :
- on prépare une suspension aqueuse d'un mélange de base contenant 5 à 30 % en poids
de fibres cellulosiques et 95 à 70 % en poids d'une poudre de matériau thermoplastique
de dimension inférieure ou égale à 500 µ ;
- on ajoute éventuellement à ladite suspension une charge minérale,et qui est caractérisée
en ce que :
- on réalise une « double floculation selon les étapes suivantes :
ajout de 0,01 à 4 parties en poids, pour 100 parties en poids dudit mélange de base,
d'une première fraction d'agent floculant ;
ajout de liant organique, sous agitation, dans la suspension résultante, soit en discontinu,
soit en continu dans les circuits de tête d'une machine à papier ;
ajout des divers additifs papetiers éventuels, tels que agents antistatiques, anti-mousse,
antioxygène, colorants, etc... en discontinu dans le cuvier de mélange ou en continu
dans les circuits de tête ;
ajout d'une seconde fraction d'agent floculant, représentant 0,01 à 6 parties en poids
pour 100 parties en poids dudit mélange de base, l'agent floculant utilisé pour cette
« seconde fraction » étant identique, ou différent, par rapport à l'agent floculant
utilisé pour ladite « première fraction ' ;
b) puis on forme, au moyen de la suspension obtenue, une feuille par voie humide,
que l'on essore et sèche ; et
c) dans un deuxième stade, on soumet la feuille obtenue à au moins un traitement complémentaire.
10. Procédé selon la revendication 9, caractérisé en ce que l'on ajoute au premier
stade au moins un adjuvant classique en papeterie tel qu'un agent hydrofugeant, un
agent lubrifiant, un agent anti- ou brise-mousse, un colorant, un azurant optique
et un antioxydant.
11. Procédé selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que l'on ajoute
au premier stade de 10 à 100 % en poids, par rapport au matériau thermoplastique,
de plastifiant.
12. Procédé selon l'une des revendications 9 et 10, caractérisé en ce que l'on ajoute
au deuxième stade de 10 à 100 % en poids, par rapport au matériau thermoplastique,
de plastifiant.
1. Products in sheet form containing cellulose fibers and a thermoplastic polymer
material, which are obtained by a paper making process, in which :
a) in a first stage :
- an aqueous solution of a base mixture containing 5 to 30 % by weight of cellulose
fibers and 95 to 70 % by weight of a powder of thermoplastic material of dimension
less than or equal to 500 11, is prepared ;
- a mineral filler being optionally added to said suspension, and is characterized
in that
- a double flocculation is carried out according to the following steps :
addition of 0.01 to 4 parts by weight for 100 parts by weight of said base mixture,
of a first fraction of flocculating agent ;
addition of an organic binder, under stirring, in the resulting suspension, either
in discontinuous manner, or in continuous manner in the head circuits of a paper making
machine ;
optional addition of different paper making additives, such as antistatic, antifoaming,
antioxygen agents, dyes, etc... in discontinuous manner in the mixing box or in continuous
manner in the head circuits ;
addition of a second fraction of a flocculating agent, representing 0.01 to 6 parts
by weight for 100 parts by weight of said base mixture, the flocculating agent used
for this second fraction being identical or different, with respect to the flocculating
agent used for said " first fraction" ;
b) then a sheet is constituted by a wet process by means of the resulting suspension
which is dewatered and dried ; and
c) in a second stage, the resulting sheet is subjected to at least one complementary
treatment.
2. Products according to claim 1, characterized in that the used cellulose fibers
have been refined to a Shopper-Riegler degree comprised between 15 and 65.
3. Products according to any one of claims 1 and 2, characterized in that up to 30
% of the used cellulose fibers have been replaced by non cellulose fibers, particularly
glass fibers.
4. Products according to claim 3, characterized in that the fibers mixture is constituted
by 14 parts by weight of cellulose fibers, 2 parts by weight of glass fibers and up
to one part by weight of polyvinyl alcohol fibers insoluble in cold water.
5. Products according to any one of claims 1 to 4, characterized in that up to 40
% by weight of the thermoplastic material powder have been replaced by a non-binding
mineral filler.
6. Products according to any one of claims 1 to 5, characterized in that the thermoplastic
material is poly (vinyl chloride).
7. Products according to any one of claims 1 to 6, characterized in that they contain
from 0.2 to 30 parts by dry weight for 100 parts by weight of the base mixture of
at least one organic binder and from 0.02 to 10 parts by weight, for 100 parts by
weight of the base mixture, of at least one flocculating agent.
8. Products according to any one of claims 1 to 7, characterized in that they further
contain 10 to 100 % by weight, with respect to the weight of the thermoplastic material,
of a plastifier.
9. Process for the preparation of products in sheet form, according to any one of
claims 1 to 8, in which :
a) in a first stage :
- an aqueous solution of a base mixture containing 5 to 30 % by weight of cellulose
fibers and 95 to 70 % by weight of a powder of thermoplastic material of dimension
less than or equal to 500 µ is prepared.
- a mineral filler is optionally added to said suspension, and is characterized in
that :
- a « double flocculation is carried out according to the following steps :
addition of 0.01 to 4 parts by weight, for 100 parts by weight of said base mixture,
of a first fraction of flocculating agent ;
addition of an organic binder, under stirring, in the resulting suspension either
in discontinuous manner or in continuous manner in the head circuits of a paper machine
;
optional addition of different paper making additives, such as antistatic, antifoaming,
antioxygen agents, dyes etc... in discontinuous manner in the mixing box or in continuous
manner in the head circuits ;
addition of a second fraction of a flocculating agent, representing 0.01 to 6 parts
by weight for 100 parts by weight of said base mixture, the flocculating agent used
for this « second fraction being identical or different, with respect to the flocculating
agent used for said « first fraction * ;
b) then a sheet is constituted by a wet process by means of the resulting suspension,
which is dewatered and dried ; and
c) in a second stage, the resulting sheet is subjected to at least one complementary
treatment.
10. Process according to claim 9, characterized in that an additive, conventionally
used in the paper making industry, is added in the first stage, such as a waterproofing
agent, a lubricating agent, an antifoaming agent or a foam braking agent, a dye, an
optical blueing agent and an anti-oxydant.
11. Process according to any one of claims 9 and 10, characterized in that in the
first stage 10 to 100% by weight of a plastifying agent is added, with respect to
the thermoplastic material.
12. Process according to any one of claims 9 and 10, characterized in that in the
second stage 10 to 100 % by weight of a plastifying agent is added, with respect to
the thermoplastic material.
1. Folienprodukte, enthaltend Zellulosefasern und ein thermoplastisches Polymermaterial,
welche durch ein Papiererzeugungsverfahren erhalten werden, wobei :
a) in einer ersten Stufe :
- eine wässerige Suspension einer Basismischung, die 5 bis 30 Gew.% Zellulosefasern
und 95 bis 70 Gew.% eines Pulvers aus thermoplastischem Material mit einer Größe von
weniger oder gleich 500 µm enthält, hergestellt wird,
- gegebenenfalls zu der Suspension ein mineralischer Füllstoff zugegeben wird, und
welches dadurch gekennzeichnet ist, daß :
- eine « Doppelflockung nach den folgenden Schritten durchgeführt wird :
Zugabe von 0,01 bis 4 Gewichtsteilen einer ersten Fraktion eines Flockungsmittels
pro 100 Gewichtsteile der Basismischung ;
Zugabe eines organischen Bindemittels unter Rühren in die resultierende Suspension
entweder diskontinuierlich oder kontinuierlich in die Kopfkreisläufe der Papiermaschine
;
Zugabe verschiedener möglicher Additiva aus der Papierindustrie, wie Antistatikmittel,
Schaumhemmer, Antioxidantien, Farbstoffe, etc... diskontinuierlich in den Mischungsbottich
oder kontinuierlich in die Kopfkreisläufe ;
Zugabe einer zweiten Fraktion eines Flockungsmittels, die 0,01 bis 6 Gewichtsteile
pro 100 Gewichtsteile der Basismischung ausmacht, wobei das für diese «zweite Fraktion
verwendete Flockungsmittel identisch mit dem für die « erste Fraktion verwendeten
Flockungsmittel oder davon unterschiedlich ist ;
b) danach mittels der erhaltenen Suspension auf feuchtem Weg eine Folie gebildet wird,
der man die Flüssigkeit entzieht und die man trocknet ; und
c) in einer zweiten Stufe die erhaltene Folie mindestens einer Ergänzungsbehandlung
unterzogen wird.
2. Produkte nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die verwendeten Zellulosefasern
auf einen Shopper-Riegier-Grad zwischen 15 und 65 raffiniert sind.
3. Produkte nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß bis zu 30
% der verwendeten Zellulosefasern durch nichtzellulosische Fasern, insbesondere Glasfasern,
ersetzt sind.
4. Produkte nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Fasermischung aus 14
Gewichtsteilen Zellulosefasern, 2 Gewichtsteilen Glasfasern und bis zu 1 Gewichtsteil
Polyvinylalkoholfasern, die im kalten Wasser unlöslich sind, besteht.
5. Produkte nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß bis zu 40
Gew.% des Pulvers aus thermoplastischem Material durch einen nichtbindenden mineralischen
Füllstoff ersetzt sind.
6. Produkte nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß das thermoplastische
Material Polyvinylchlorid ist.
7. Produkte nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß sie 0,2
bis 30 Trockengewichtsteile pro 100 Gewichtsteile der Basismischung mindestens eines
organischen Bindemittels und 0,02 bis 10 Gewichtsteile pro 100 Gewichtsteile der Basismischung
mindestens eines Flockungsmittels enthalten.
8. Produkte nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß sie weiters
10 bis 100 Gew.%, bezogen auf das Gewicht des thermoplastischen Materials, eines Plastifizierungsmittels
enthalten.
9. Verfahren zur Herstellung von Folienprodukten nach einem der Ansprüche 1 bis 8,
bei welchem :
a) in einer ersten Stufe :
- eine wässerige Suspension einer Basismischung, die 5 bis 30 Gew.% Zellulosefasern
und 95 bis 70 Gew.% eines Pulvers aus thermoplastischem Material mit einer Größe von
weniger oder gleich 500 f.Lm enthält, hergestellt wird ;
- gegebenenfalls zu der Suspension ein mineralischer Füllstoff zugegeben wird, und
welches dadurch gekennzeichnet ist, daß :
- eine « Doppelflockung nach den folgenden Schritten durchgeführt wird :
Zugabe von 0,01 bis 4 Gewichtsteilen einer ersten Fraktion eines Flockungsmittels
pro 100 Gewichtsteile der Basismischung ;
Zugabe eines organischen Bindemittels unter Rühren in die resultierende Suspension
entweder diskontinuierlich oder kontinuierlich in die Kopfkreisläufe einer Papiermaschine;
Zugabe verschiedener möglicher Additiva aus der Papierindustrie, wie Antistatikmittel,
Schaumhemmer, Antioxidantien, Farbstoffe, etc... diskontinuierlich in den Mischungsbottich
oder kontinuierlich in die Kopfkreisläufe ;
Zugabe einer zweiten Fraktion"eines Flockungsmittels, die 0,01 bis 6 Gewichtsteile
pro 100 Gewichtsteile der Basismischung ausmacht, wobei das für diese «zweite Fraktion
verwendete Flockungsmittel identisch mit dem für die « erste Fraktion verwendeten
Flockungsmittel oder davon unterschiedlich ist ;
b) danach mittels der erhaltenen Suspension auf feuchtem Weg eine Folie gebildet wird,
der man die Flüssigkeit entzieht und die man trocknet ; und
c) in einer zweiten Stufe die erhaltene Folie mindestens einer Ergänzungsbehandlung
unterzogen wird.
10. Verfahren nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß man in der ersten Stufe
mindestens einen in der Papierindustrie herkömmlichen Zusatzstoff, wie ein wasserabweisendes
Mittel, ein Gleitmittel, ein schaumhemmendes oder schaumbrechendes Mittel, einen Farbstoff,
einen optischen Aufheller und ein Antioxidans, zugibt.
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 9 und 10, dadurch gekennzeichnet, daß man in
der ersten Stufe 10 bis 100 Gew.%, bezogen auf das thermoplastische Material, eines
Plastifizierungsmittels zugibt.
12. Verfahren nach einem der Ansprüche 9 und 10, dadurch gekennzeichnet, daß man in
der zweiten Stufe 10 bis 100 Gew.%, bezogen auf das thermoplastische Material, eines
Plastifizierungsmittels zugibt.