[0001] L'invention a pour objet des coussins anti-escarres et des procédés de fabrication
de ceux- ci.
[0002] On sait que les personnes astreintes à rester longtemps en position assise ou allongée,
notamment les handicapés et paralytiques astreints à rester assis dans un fauteuil,
sont exposés au risque de formation d'escarres qui sont des ulcérations de pression
résultant d'une compression prolongée des tissus qui empêche le sang de circuler,
ce qui entraîne une nécrose puis une décomposition des tissus qui s'infectent.
[0003] Les paraplégiques ne ressentent pas la douleur dans la région comprimée et, de ce
fait, ils sont encore plus exposés à la formation d'escarres. Les régions les plus
menacées sont celles où un os ou une saillie osseuse est située près de la peau dans
une région qui supporte le poids du corps.
[0004] Le risque de formation d'escarres existe particulièrement pour les paralysés des
membres inférieurs qui doivent rester en position assise, car la presque totalité
du poids du corps comprime les chairs qui forment l'os coxal et qui sont situés de
part et d'autre du sacrum.
[0005] La formation d'escarres du siège entraîne des mois d'hospitalisation en position
allongée pour arriver à la cicatrisation de l'ulcère et le traitement nécessite quelquefois
l'excision chirurgi- cale des tissus nécrosés d'où des dépenses élevées.
[0006] Dans la suite de l'exposé, on décrira principalement les dispositifs destinés à éviter
les escarres du siège et on désignera ces dispositifs par le terme de coussins anti-escarres.
Il est précisé que le terme «coussin est utilisé dans un sens non limitatif pour désigner
également des dispositifs anti-escarres qui peuvent être situés sur un dossier de
fauteuil et également des matelas anti-escarres destinés à supporter des malades immobilisés
en position allongée. De même le terme assise du corps est utilisé dans un sens général
pour désigner toute partie du corps qui prend sur un coussin, un dossier ou un matelas.
[0007] On connaît déjà des coussins et des matelas anti-escarres constitués par des poches
gonflables ou par des poches remplies d'un liquide ou d'un gel ou encore des coussins
ou matelas en un matériau cellulaire.
[0008] Le brevet FR. A. 2.277.555 (HERMAT) décrit par exemple un matelas anti-escarres composé
de plusieurs couches de matériaux cellulaires à cellules ouvertes ou fermées.
[0009] Tous ces coussins et matelas connus sont facilement déformables de telle sorte qu'ils
épousent parfaitement la forme du corps et que le poids du corps se répartit sur une
surface d'appui la plus grande possible. Cependant, ces dispositifs connus présentent
des inconvénients. Les poches gonflables ou remplies d'un liquide ou d'un gel sont
forcément des enveloppes étanches, de telle sorte que la zone d'appui du corps n'est
pas aérée et s'échauffe. Les coussins en mousse cellulaires s'aplatissent à la longue
et le matériau perd son élasticité.
[0010] On connaît par ailleurs des rembourrages de coussins composés d'un matériau fibreux,
mélangé à du latex.
[0011] Le brevet BE-A. 373.561 (A. WEBER et AI) décrit des coussins composés d'une housse
et d'un rembourrage en fibres qui sont imprégnées de latex ou de toute autre substance
élastomère analogue.
[0012] Le brevet US. A. 2.866.497 (W. STRUTHERS) décrit des coussins comportant une housse,
un fond rigide, une couche formée d'un mélange de fibres et de mousse de polyuréthane
et une couche de mousse de polyuréthane.
[0013] Les coussins décrits dans ces deux brevets antérieurs ne sont pas des coussins anti-escarres.
[0014] L'objectif de la présente invention est de procurer de nouveaux coussins et matelas
anti-escarres destinés aux handicapés légers astreints à rester en fauteuil pendant
des périodes de durée limitée et des coussins anti-escarres personnalisés destinés
aux handicapés astreints à garder une position assise ou allongée, lesquels coussins
et matelas se déforment de façon élastique en épousant la forme de l'assise du corps
tout en assurant une bonne aération de la zone de contact.
[0015] Les coussins selon l'invention sont destinés à être posés de façon amovible sur un
siège de fauteuil et sont du type comportant une housse garnie d'un rembourrage, perméable
à l'air, composé de matières fibreuses imprégnées de latex naturel qui a été réticulé.
[0016] L'objectif de l'invention est atteint au moyen de coussins anti-escarres, caractérisés
en ce que le latex est additionné aux matières fibreuses dans des proportions comprises
entre 30 % et 50 % du poids total du rembourrage et le coussin comporte, en outre,
une plaque de base rigide qui est placée à l'intérieur de ladite housse sous ledit
rembourrage.
[0017] Avantageusement le rembourrage est composé de deux couches superposées : une couche
supérieure en crins d'animal et une couche inférieure en fibres végétales et les épaisseurs
de la couche supérieure et de la couche inférieure sont respectivement de l'ordre
du tiers et des deux tiers de l'épaisseur totale.
[0018] Selon un premier mode de réalisation, un coussin selon l'invention comporte une plaque
de base en forme de coque rigide comportant un fond perforé, deux rebords latéraux
et un rebord arrière dirigés vers le haut qui ont une hauteur sensiblement égale à
celle du rembourrage qu'ils entourent.
[0019] Selon un autre mode de réalisation, un coussin selon l'invention destiné plus particulièrement
aux fauteuils pliants, comporte une plaque de base rigide ayant deux rebords latéraux
dirigés vers le haut, ayant une hauteur de l'ordre de quelques centimètres, qui encadrent
le rembourrage.
[0020] Un coussin personnalisé selon l'invention comporte, en outre, une plaque perforée,
en une matière souple, qui épouse la forme de l'assise de l'utilisateur et qui est
posée sur la face supérieure dudit rembourrage qui a été mise en forme pour épouser
également la forme de l'assise de l'utilisateur.
[0021] Un procédé de fabrication d'un coussin anti-escarres selon l'invention comporte les
étapes suivantes :
- on forme une nappe de crins animaux et une nappe de fibres végétales ayant une épaisseur
cumulée légèrement supérieure à l'épaisseur finale des coussins ;
- on pèse les deux nappes et un poids de latex naturel tel que la proportion de latex
soit compris entre 30 % et 50 % du poids total ;
- on pulvérise la moitié dudit latex sur l'une des faces de ces deux nappes et on
sèche les nappes à une température de l'ordre de 80 °C ;
- on retourne les deux nappes, on pulvérise l'autre moitié du latex sur la deuxième
face et on sèche à une température de l'ordre de 80 °C ;
- on fait passer les deux nappes entre deux cylindres d'une calandre pour leur donner
l'épaisseur voulue ;
- on fait séjourner les deux nappes dans une étuve à une température de l'ordre de
145 °C pendant une durée de l'ordre de quarante-cinq minutes pour réticuler le latex
;
- on découpe dans les nappes des blocs aux dimensions des coussins, on superpose un
bloc de crins imprégnés (11) sur un bloc de fibres imprégnées (10) et on les solidarise
par collage ;
- on pose l'ensemble des deux blocs superposés sur une plaque de base rigide (2) ;
- et on place l'ensemble des deux blocs et la plaque rigide dans une housse (12).
[0022] Selon un premier mode de réalisation, pour façonner la face supérieure du rembourrage,
on remplit un moule dont le fond reproduit la forme dudit moulage personnalisé d'un
mélange de crins animaux ou de fibres végétales et d'un liant élastomère liquide,
on chauffe ledit mélange pour solidifier le liant, on démoule, on retourne ledit rembourrage
et on dispose celui-ci à l'intérieur de ladite coque.
[0023] Selon un autre mode de réalisation, pour façonner la face supérieure du rembourrage,
on divise le moulage personnalisé en mailles juxtaposées, on confectionne des blocs
d'un mélange de crins animaux ou de fibres végétales et de liant élastomère correspondant
aux dimensions desdites mailles et on découpe la face supérieure de chacun desdits
blocs pour qu'elle reproduise sensiblement le profil dudit moulage personnalisé à
l'intérieur de chacune desdites mailles et on juxtapose ensuite lesdits blocs à l'intérieur
de ladite coque en les collant entre eux.
[0024] L'invention a pour résultat de nouveaux produits qui constituent des coussins et
des matelas personnalisés, qui épousent parfaitement la morphologie de l'assise du
corps d'un individu tout en permettant d'aérer la zone de contact grâce aux perforations
de la coque et de la plaque supérieure et grâce également à la perméabilité à l'air
du rembourrage.
[0025] Les coussins et matelas selon l'invention augmentent la surface d'appui du corps
et réduisent donc les pressions d'où il résulte qu'ils évitent la formation d'escarres.
[0026] Les coussins personnalisés selon l'invention peuvent être utilisés non seulement
par des handicapés astreints à un fauteuil roulant mais également pour un meilleur
confort des individus qui doivent séjourner ou travailler en position assise par exemple
comme sièges pour conducteurs professionnels de véhicule ou de travailleurs en position
assise.
[0027] La description suivante se réfère aux dessins annexés qui représentent, sans aucun
caractère limitatif, des exemples de réalisation de coussins anti-escarres selon l'invention.
[0028] La figure 1 est une vue éclatée d'un coussin anti-escarres personnalisé qui est composé
de trois pièces placées à l'intérieur d'une housse non représentée.
[0029] Les figures 2 et 3 représentent une vue en perspective éclatée et une vue en coupe
d'un deuxième mode de réalisation.
[0030] Le coussin selon la figure 1 comporte une coque rigide 1 en forme de cuvette, qui
est par exemple une coque moulée en polyester ou en tout autre polymère équivalent.
[0031] Cette coque 1 comporte un fond 2 muni de perforations 3 et des rebords 4a, 4b qui
prolongent le fond 2 vers le haut et qui enveloppent le garnissage. Dans le cas d'un
coussin, la coque 1 comporte seulement deux rebords latéraux 4a et un rebord arrière
4b. Elle ne comporte pas de rebord avant.
[0032] La coque 1 est équipée d'une poignée 5 pour le transport du coussin. Bien entendu,
les dimensions de la coque 1 sont choisies telles qu'elles débordent légèrement les
dimensions de l'assise du corps de l'individu auquel le coussin est destiné.
[0033] L'intérieur de la coque 1 est garni d'un rembourrage 6 qui est composé d'un mélange
de fibres, de préférence de crins animaux ou de fibres végétales et de latex.
[0034] La couche 6 est composée, de préférence, de deux couches superposées comme le représente
la figure 2.
[0035] La densité de fibres et de liant est choisie de telle sorte que le rembourrage reste
perméable à l'air afin de permettre l'aération de la zone d'appui du corps. La face
supérieure 6a du rembourrage 6 est façonnée de façon qu'elle épouse sensiblement la
forme de l'assise de l'individu auquel le coussin est destiné. Le rembourrage 6 est
placé, de préférence, dans une gaine 7 en un tissu de fibres naturelles, de préférence
une gaine en tissu éponge souple. La gaine 7 est représentée à moitié ouverte.
[0036] L'épaisseur du rembourrage 6 est légèrement inférieure à la hauteur des rebords 4a,
4b de la coque.
[0037] Au-dessus du rembourrage 6 est disposée une coquille 8 qui est constituée par une
plaque en une matière souple munie de perforations 9. La plaque 8 a par exemple une
épaisseur de l'ordre de 10 mm et elle est composée d'un matériau thermoformable, par
exemple le matériau connu sous la marque « plastazote », ou un silicone souple tel
que celui qui est connu sous la marque « silastène •. La plaque 8 est thermoformée
pour épouser sur ses deux faces la forme de l'assise de l'individu. Ainsi, la face
inférieure de la plaque 8 épouse parfaitement la forme de la face 6a qui a été elle-même
façonnée pour épouser la forme de l'assise et les pressions transmises par la plaque
8 au rembourrage 6 se répartissent uniformément dans tout le volume du rembourrage
6.
[0038] La forme de la face supérieure de la plaque 8 épouse la forme de l'assise de l'individu
et la surface d'appui du corps sur la plaque 8 est maximale.
[0039] L'ensemble des trois pièces constitutives 1, 6 et 8 est enveloppé dans une housse
amovible qui n'est pas représentée pour la clarté du dessin. Cette housse est composée
de préférence, d'un tissu éponge ou d'un tissu en peluche, élastique et aéré, résistant
jusqu'à 120° afin qu'il soit possible de le désinfecter à chaud et anti-allergique,
qui constitue une surface de contact souple avec le corps et qui est suffisamment
souple pour épouser parfaitement la forme de la plaque.
[0040] Il arrive que certains paralytiques soient en même temps incontinents. Dans ce cas,
la housse comporte, sur sa face supérieure, une double paroi formant une poche dans
laquelle on peut glisser des feuilles de matière cellulosique formant des couches
absorbantes qui sont facilement déformables et qui épousent donc la forme de la plaque
8 lorsque le coussin est occupé.
[0041] La description qui précède est celle d'un coussin de siège mais il est précisé que
la même structure peut s'appliquer également à des coussins destinés à garnir les
dossiers d'un fauteuil ou à des matelas.
[0042] Pour fabriquer en usine un coussin ou un matelas personnalisé selon l'invention,
il faut disposer d'un moulage personnalisé de l'assise de l'individu auquel le coussin
ou le matelas est destiné. Etant donné que les coussins ou matelas anti-escarres sont
destinés à des patients qui ne peuvent se déplacer, il a fallu mettre au point un
procédé qui permette de confectionner sur place un moulage de l'assise d'un individu
en utilisant un matériel relativement simple et facile à transporter.
[0043] Dans une première étape, on prend une empreinte en creux de l'assise de l'individu.
Pour obtenir cette empreinte, on utilise une enveloppe étanche déformable qui contient
un matériau divisé, par exemple une enveloppe gonflable en matière plastique souple,
qui contient des petites billes en verre ayant un diamètre de l'ordre du millimètre.
On fait ensuite progressivement du vide à l'intérieur de l'enveloppe au moyen d'une
pompe à vide jusqu'à atteindre par exemple une pression absolue dans l'enveloppe de
l'ordre de 100 millibars. Ce vide plaque l'enveloppe contre les billes et l'enveloppe
maintient les billes en position, de telle sorte que l'on obtient ainsi une empreinte
en creux de l'assise.
[0044] Dans une deuxième étape, on chauffe une feuille de matière plastique thermoformable
à la température à laquelle elle se ramollit, qui est de l'ordre de 70° et on applique
la feuille chaude sur l'empreinte en creux obtenue précédemment. On fait asseoir ensuite
l'individu sur la feuille posée sur l'empreinte en creux et on attend que la feuille
se refroidisse. La feuille constitue un moulage double face personnalisé de l'assise
de l'individu, facile à transporter et c'est ce moulage personnalisé qui est expédié
en usine et qui sert à confectionner un coussin adapté à la morphologie individuelle
de l'utilisateur.
[0045] On utilise le moulage pour façonner la face supérieure 6a du rembourrage 6 et pour
thermo- former la plaque perforée 8, qui est conformée directement sur le moulage.
[0046] Pour façonner le rembourrage 6 selon un premier procédé, on confectionne d'abord
un moule en forme de cuvette dont le fond reproduit la forme du moulage personnalisé
8 et dont la hauteur est égale à l'épaisseur du rembourrage 6. On remplit ensuite
ledit moule d'un mélange de crins animaux ou de fibres végétales imprégnés de latex
liquide. On choisit une densité de mélange telle que le rembourrage soit perméable
à l'air et qu'il reste souple, mais qu'il ne s'écrase pas trop sous la charge. On
chauffe le mélange à une température suffisante pour que le latex se solidifie. Après
quoi on démoule et on retourne le rembourrage afin que la face 6a, qui était en contact
avec le fond du moule et qui reproduit l'empreinte de celui-ci, devienne la face supérieure
du rembourrage et on place le rembourrage dans la coque 1.
[0047] Selon un deuxième procédé, pour façonner le rembourrage 6 on divise le moulage personnalisé
en mailles identiques juxtaposées, par exemple en mailles carrées ou rectangulaires.
[0048] On confectionne une nappe de rembourrage d'épaisseur uniforme et on découpe celle-ci
en blocs dont la section horizontale est égale à la dimension des mailles. Après quoi
on découpe la face supérieure de chaque bloc de rembourrage pour qu'elle reproduise
sensiblement le profil dudit moulage personnalisé à l'intérieur de chacune des mailles.
Ce découpage peut être fait par exemple au moyen d'un palpeur qui suit le profil du
moulage à l'intérieur de chaque maille et qui est relié à un outil à découper tel
qu'un ciseau qui suit les mouvements du palpeur et qui découpe la face supérieure
de chaque bloc de rembourrage en recopiant le profil suivi par le palpeur.
[0049] Une fois tous les blocs confectionnés, on les juxtapose à l'intérieur de la coque
1 en les collant entre eux.
[0050] Pour confectionner sur place les moulages personnalisés de l'assise d'un patient,
on dispose d'un matériel portatif placé dans une mallette qui contient, d'une part,
des plaques en matière thermoplastique dont la surface correspond à celle des plus
grandes assises, une poche gonflable remplie de petites billes et une petite pompe
à vide. La poche gonflable peut être réutilisée plusieurs fois. Après qu'elle a servi
à confectionner le moulage double face d'un individu, il suffit de supprimer le vide
dans la poche pour que les billes soient libérées et la poche reprend alors sa forme
initiale.
[0051] Les figures 2 et 3 représentent respectivement une vue éclatée et une coupe transversale
des éléments constitutifs d'un deuxième mode de réalisation qui est un coussin anti-escarres
non personnalisé. Les parties homologues à celles de la figure 1 sont représentées
par les mêmes repères.
[0052] Ce deuxième coussin est un coussin plus économique que le précédent qui est destiné
à des handicapés légers ayant à séjourner en fauteuil pour une durée limitée.
[0053] Il comporte une housse 12, en tissu éponge, équipée de moyens de fermeture par exemple
d'une fermeture à glissière ou d'un élastique qui la rendent amovible, de telle sorte
qu'il est possible de la laver séparément. La housse 12 n'est pas représentée sur
la figure 2. La housse 12 enveloppe à la fois une plaque de base rigide 2 et un rembourrage
6.
[0054] La plaque 2 est par exemple en matière plastique ayant une épaisseur de l'ordre d'un
centimètre. Elle comporte deux rebords latéraux 4a dirigés vers le haut, ayant une
hauteur de l'ordre de deux centimètres, qui encadrent le rembourrage 6. Elle peut
être pleine ou perforée.
[0055] La plaque 2 a une largeur et une profondeur très légèrement inférieures aux dimensions
du siège en toile d'un fauteuil pliant pour handicapé sur lequel le coussin est posé.
[0056] La plaque 2 repose sur les montants du siège et elle évite que la toile ne puisse
se cintrer.
[0057] La house 12 contient en outre, un rembourrage 6, qui est posé au-dessus de la plaque
de base 2.
[0058] Le rembourrage 6 est enfermé dans une enveloppe 7 en toile. Le rembourrage 6 est
composé de deux couches superposées 10 et 11 dont l'épaisseur est égale respectivement
à environ les deux tiers de la hauteur pour la couche inférieure 10 et le tiers de
la hauteur pour la couche supérieure 11.
[0059] La couche supérieure 11, sur laquelle prend appui l'assise du handicapé, est composée
d'un mélange de crins d'animal et de latex naturel et réticulé.
[0060] Les crins sont, de préférence, des crins de boeuf, de cheval, de porc ou de caprins,
qui sont des crins très souples, ne risquant pas de blesser l'assise du handicapé.
[0061] La masse volumique du mélange de crins et du latex qui compose la couche 11 est de
l'ordre de 30 Kg/m
3, ce qui correspond à une proportion en poids de latex réticulé comprise entre 30
% et 50 % du poids total du mélange. Cette proportion permet d'obtenir un mélange
qui est à la fois perméable à l'air et suffisamment élastique pour ne pas se tasser
et pour reprendre son volume initial lorsqu'il n'est plus comprimé par le poids de
l'occupant du fauteuil.
[0062] La couche inférieure 10 est composée d'un mélange de fibres végétales et d'un élastomère
qui est, de préférence du latex réticulé. Les fibres végétales sont, de préférence,
des fibres de noix de coco. La masse volumique du mélange est de l'ordre de 100 Kg/m
3, ce qui correspond également à une proportion en poids de latex réticulé comprise
entre 30 % et 50 % du poids total du mélange.
[0063] Les couches superposées 10 et 11 qui composent le rembourrage présentent une perméabilité
à l'air suffisante pour une aération naturelle de l'assise du handicapé assis sur
le coussin. Elles présentent également les qualités de souplesse et de nervosité indispensables.
La couche supérieure en crins animaux très souples a une faible densité et elle permet
de bien répartir les pressions sur toute la surface de l'assise. La couche inférieure
plus dense amortit les chocs retransmis par les roues du fauteuil et fait fonction
de suspension.
[0064] Un procédé pour fabriquer le rembourrage d'un coussin selon l'invention comporte
les opérations suivantes. On forme une nappe de crins animaux et une nappe de fibres
végétales ayant une épaisseur légèrement supérieure à l'épaisseur désirée des couches
10 et 11 du rembourrage.
[0065] On pulvérise sur la face supérieure de ces nappes du latex naturel. On fait passer
les nappes dans un séchoir à une température de l'ordre de 80° afin de commencer à
solidifier le latex. On retourne ensuite les nappes et on pulvérise du latex sur la
deuxième face de ces nappes. On fait passer à nouveau les nappes dans un séchoir à
une température de l'ordre de 80°.
[0066] Pendant ces opérations de pulvérisation, les crins ou les fibres ne sont pas tassés
et le latex liquide pénètre dans l'épaisseur des nappes qui est de l'ordre de 20 mm
à 50 mm.
[0067] On calandre ensuite les nappes imprégnées en les faisant passer entre deux cylindres
dont l'écartement est égal à l'épaisseur finale désirée, par exemple une épaisseur
de 40 mm pour la nappe inférieure.
[0068] Enfin, on laisse séjourner les nappes dans une étuve à une température de 145 °C
pendant environ quarante cinq minutes afin de réticuler le latex et de lui conférer
ses propriétés élastiques.
[0069] La quantité de latex qui est pulvérisée sur les nappes est déterminée pour obtenir
une densité finale de l'ordre de 30 Kg/m
3 pour la nappe supérieure et de l'ordre de 100 Kgf
IM3 pour la nappe inférieure, ce qui correspond à une proportion en poids de latex comprise
entre 30 % et 50% du poids total. Une proportion de latex supérieure à 50 % du poids
total conduirait à un rembourrage trop peu perméable à l'air et inutilement onéreux.
[0070] Une proportion inférieure à 30 % donne un rembourrage qui manque d'élasticité et
qui tend à se tasser.
[0071] Une fois les nappes préparées en bandes par le procédé qui vient d'être décrit, on
découpe dans ces bandes des rectangles ou des carrés aux dimensions des coussins et
on solidarise par collage une couche de crins imprégnés avec une couche de fibres
imprégnées.
[0072] On utilise avantageusement pour ce collage une colle à base de latex ou de l'élastomère
qui imprègne les fibres et les crins.
1. Coussin anti-escarres qui est destiné à être posé de façon amovible sur un siège
de fauteuil et qui est du type comportant une housse (12) garnie d'un rembourrage
(6), perméable à l'air, composé de matières fibreuses imprégnées de latex naturel
qui a été réticulé, caractérisé en ce que ledit latex est additionné auxdites matières
fibreuses dans des proportions comprises entre 30 % et 50 % du poids total du rembourrage
et ledit coussin comporte, en outre, une plaque de base rigide (2) qui est placée
à l'intérieur de ladite housse sous ledit rembourrage.
2. Coussin selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit rembourrage (6) est
composé de deux couches superposées : une couche supérieure (11) en crins d'animal
et une couche inférieure (10) en fibres végétales et les épaisseurs de ladite couche
supérieure (11) et de ladite couche inférieure (10) sont respectivement de l'ordre
du tiers et des deux tiers de l'épaisseur totale.
3. Coussin selon la revendication 2, caractérisé en ce que ladite couche supérieure
(11) est en crins de porc, boeuf, cheval ou caprins et a une masse volumique de l'ordre
de 30 Kg/m3 après imprégnation et ladite couche inférieure (10) est en fibres de noix de coco
et a une masse volumique de l'ordre de 100 Kg/m3 après imprégnation.
4. Coussin selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite plaque de base (2)
est une coque rigide, comportant un fond perforé et deux rebords latéraux (4a) et
un rebord arrière (4b) qui sont dirigés vers le haut et qui ont une hauteur sensiblement
égale à l'épaisseur du rembourrage qu'ils entourent.
5. Coussin selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite plaque de base (2)
comporte deux rebords latéraux (4a) dirigés vers le haut, ayant une hauteur de l'ordre
de quelques centimètres qui encadrent ledit rembourrage.
6. Coussin personnalisé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'il comporte,
en outre, une plaque perforée (8) en une matière souple, qui épouse la forme de l'assise
du corps de l'utilisateur et qui est posée sur la face supérieure dudit rembourrage
(6) qui a été mise en forme pour épouser également la forme de l'assise de l'utilisateur.
7. Procédé de fabrication de coussins anti-escarres, caractérisé par la suite d'opérations
suivantes :
- on forme une nappe de crins animaux et une nappe de fibres végétales ayant une épaisseur
cumulée légèrement supérieure à l'épaisseur finale des coussins :
- on pèse les deux nappes et un poids de latex naturel tel que la proportion de latex
soit comprise entre 30 % et 50 % du poids total ;
- on pulvérise la moitié dudit latex sur l'une des faces de ces deux nappes et on
sèche les nappes à une température de l'ordre de 80 °C ;
- on retourne les deux nappes, on pulvérise l'autre moitié du latex sur la deuxième
face et on sèche à une température de l'ordre de 80 °C ;
- on fait passer les deux nappes entre deux cylindres d'une calandre pour leur donner
l'épaisseur voulue ;
- on fait séjourner les deux nappes dans une étuve à une température de l'ordre de
145 °C pendant une durée de l'ordre quarante cinq minutes pour réticuler le latex
;
- on découpe dans les nappes des blocs aux dimensions des coussins, on superpose un
bloc de crins imprégnés (11) sur un bloc de fibres imprégnées (10) et on solidarise
par collage ;
- on pose l'ensemble des deux blocs superposés sur une plaque de base rigide (2) ;
- et on place l'ensemble des deux blocs et la plaque rigide dans une housse (12).
8. Procédé selon la revendication 7 pour fabriquer un coussin anti-escarres personnalisé
selon la revendication 6, caractérisé en ce que, de plus ;
- on prend une empreinte en creux de l'assise du corps d'un individu en assoyant celui-ci
sur une enveloppe étanche déformable qui contient un matériau divisé et en faisant
du vide à l'intérieur de ladite enveloppe ;
- on chauffe une feuille de matière plastique thermodéformable que l'on applique sur
ladite empreinte en creux et on assoit ledit individu sur ladite feuille posée sur
ladite empreinte en creux jusqu'à refroidissement de ladite feuille qui constitue
un moulage personnalisé à double face de l'assise de l'individu qui peut être expédié
à l'usine de fabrication des coussins ;
- on fa6rique en usine une plaque de base rigide en forme de cuvette (1) comportant
un fond perforé (2) et des rebords (4a, 4b) dont les dimensions débordent légèrement
celles dudit moule personnalisé ;
- on pose dans ladite cuvette ledit ensemble 'de deux blocs de rembourrage (10, 11) et on façonne la face supérieure dudit rembourrage
afin qu'elle épouse sensiblement la forme dudit moulage personnalisé ;
- on met en forme sur ledit moulage personnalisé une plaque épaisse et perforée (8)
d'un matériau souple et thermodéformable ;
- on pose ladite plaque (8) sur ledit rembourrage et on place l'ensemble formé par
ladite cuvette, le rembourrage et ladite plaque à l'intérieur d'une .housse (12).
9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que pour façonner la face supérieure
dudit rembourrage, on remplit un moule dont le fond reproduit la forme dudit moulage
personnalisé d'un mélange de crins animaux ou de fibres végétales et d'un liant élastomère
liquide, on chauffe ledit mélange pour solidifier le liant, on démoule, on retourne
ledit rembourrage et on dispose celui-ci à l'intérieur de ladite coque.
10. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que, pour façonner la face
supérieure dudit rembourrage, on divise ledit moule personnalisé en mailles identiques
juxtaposées, on confectionne des blocs d'un mélange de crins animaux ou de fibres
végétales et de liant élastomère correspondant aux dimensions desdites mailles et
on découpe la face supérieure de chacun desdits blocs pour qu'elle reproduise sensiblement
le profil dudit moulage personnalisé à l'intérieur de chacune desdites mailles et
on juxtapose ensuite lesdits blocs à l'intérieur de ladite coque en les collant entre
eux.
1. Anti-eschar cushion designed to be placed in removable manner on a seat, of the
type comprising a protecting cover (12) stuffed with an airtight padding (6) composed
of fibrous material impregnated with natural latex which has been reticulated, characterized
in that said latex is added to said fibrous material in proportions varying between
30 % and 50 % of the total weight of the padding, and said cushion further comprises
a rigid supporting plate (2) which is placed inside said protecting cover under said
padding.
2. Cushion according to claim 1, characterized in that said padding (6) is constituted
by two superposed layers : an upper layer (11) in animal hair and a lower layer (10)
in vegetable fibers, and the thicknesses of said upper layer (11) and of said lower
layer (10) are respectively around one third and two thirds of the total thickness.
3. Cushion according to claim 2, characterized in that said upper layer (11) is in
pig's, oxe's, horse's or caprine's hair and has a voluminal mass of about 30 kg/m3 after impregnation and said lower layer (10) is in coconut fibers and has a voluminal
mass of about 100 kg/m3 after impregnation.
4. Cushion according to claim 1, characterized in that said supporting plate (2) is
a rigid shell, comprising a perforated bottom and two lateral edges (4a) and a rear
edge (4b) which are upwardly directed and have a height substantially equal to the
thickness of the padding they surround.
5. Cushion according to claim 1, characterized in that said supporting plate (2) comprises
two lateral edges (4a) upwardly directed, with a height of about a few centimeters
framing the said padding.
6. Personnalized cushion according to claim 4, characterized in that it further comprises
a perforated plate (8) in supple material which takes the exact shape of the sitting
position of the user's body and which is placed on the upper face of said padding
(6) which has been shaped so as to also take the shape of the user's sitting position.
7. Process for manufacturing anti eschar cushion, characterized by the series of following
operations :
- a layer of animal hair and a layer of vegetable fibers are formed, having a cumulated
thickness slightly greater than the final thickness of the cushion ;
- the two layers and a weight of natural latex are weighed so that the proportion
of latex be between 30 % and 50 % of the total weight ;
- half of said latex is sprayed on the second face and the layers are dried at a temperature
of about 80° ;
- the two layers are turned over, the other half of latex is sprayed on the second
face, and it is dried at a temperature of about 80°;
- the two layers are caused to pass between two cylinders of a calender to give them
the desired thickness ;
- the two layers are left to stand in an oven at a temperature of about 145 °C for
about 45 minutes to reticulate the latex ;
- blocks of the size of the cushions are cut from the layers, a block of impregnated
animal hair (11) and a block of impregnated fibers (10) are superposed and adhesively
jointed together ;
- the assembly of the two superposed blocks is placed on a rigid supporting plate
(2) ;
- the assembly of the two blocks and the rigid plate is placed in a protecting cover
(12).
8. Process according to claim 7 for manufacturing a personnalized anti eschar cushion
according to claim 6, characterized in that in addition ;
- an imprint of the sitting shape of the body of an individual is taken by sitting
said individual on a deformable airtight enveloppe containing a divided material and
by creating a vacuum inside said enveloppe ;
- a sheet of thermodeformable plastic material is heated and is applied on said imprint
and said individual is sat on said sheet put on said imprint until said sheet cools
down, which sheet constitutes a personnalized reversible moulding of the sitting position
which can be sent to the factory manufacturing the cushion ;
- a rigid bowl shaped supporting place (1) is manufactured in factory, comprising
a perforated bottom (2) and edges (4a, 4b), the dimension of which slightly projects
from those of said personnalized mould ;
- said assembly of two padding blocks (10, 11) is placed in said bowl, and the upper
face of said padding is shaped so that it substantially takes the shape of said personnalized
moulding ;
- a thick and perforated plate (8) of a supple and thermodeformable material is shaped
on said personnalized mould ;
- said plate (8) is placed on said padding and the assembly constituted by said bowl,
said padding and plate, is placed inside a protecting cover (12).
9. Process according to claim 8, characterized in that in order to shape the upper
face of said padding, a mould whose bottom reproduces the shape of said personnalized
moulding is filled with a mixture of animal hair, or vegetable fibers, and of a liquid
elastomer binder, said mixture is heated in order to solidify the binder, and is then
removed from the mould, said padding is turned over and is placed inside said shell.
10. Process according to claim 8, characterized in that, in order to shape the upper
face of said padding, said personnalized mould is divided into identical sizes placed
side by side, blocks of a mixture of animal fibers or vegetable fibers with an elastomer
binder corresponding to said sizes are constituted, and the upper face of each of
said blocks is cut out so as to substantially reproduce the shape of said personnalized
moulding inside each of said sizes, and said blocks are thereafter juxtaposed inside
said shell, being adhesively jointed together.
1. Schorfverhütendes Kissen zum abnehmbaren Anbringen auf einem Stuhlsitz, mit einer
Schutzhülle (12), die mit einer luftdurchlässigen Füllung (6) aus mit natürlichem
Latex, der vernetzt wurde, imprägniertem Fasermaterial versehen ist, dadurch gekennzeichnet,
daß der Latex in Mengen zwischen 30 % und 50 % des Gesamtgewichts der Füllung zum
Fasermaterial zugegeben wird und das Kissen weiters eine steife Basisplatte (2) umfaßt,
die im Inneren der Schutzhülle unter der Füllung angeordnet ist.
2. Kissen nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Füllung (6) aus zwei übereinanderliegenden
Schichten gebildet ist : einer oberen Schicht (11) aus Tierhaar und einer unteren
Schicht (10) aus Pflanzenfasern, und daß die Dicke der oberen Schicht (11) und der
unteren Schicht (10) jeweils in der Größenordnung von einem bzw. zwei Drittel der
Gesamtdicke liegt.
3. Kissen nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die obere Schicht (11) aus
Schweins-, Rinder-, Roß- oder Ziegenhaar besteht und nach dem Imprägnieren eine Volumsmasse
im Bereich von 30 kg/m3 aufweist und die untere Schicht (10) aus Kokosnußfasern besteht und nach dem Imprägnieren
eine Volumsmasse im Bereich von 100 kg/m3 aufweist.
4. Kissen nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Basisplatte (2) eine steife
Schale ist, die einen perforierten Boden und zwei seitliche Randleisten (4a) und eine
hintere Randleiste (4b) aufweist, welche nach oben gerichtet sind und eine Höhe im
wesentlichen gleich der Dicke der Füllung, die sie umgeben, haben.
5. Kissen nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Basisplatte (2). zwei seitliche,
nach oben gerichtete, die Füllung umrahmende Randleisten (4a) mit einer Höhe in der
Größenordnung einiger Zentimeter aufweist.
6. Persönlich angepaßtes Kissen nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß es weiters
eine perforierte Platte (8) aus einem nachgiebigen Material umfaßt, welche die Form
der Sitzhaltung des Körpers des Benützers annimmt und auf der Oberfläche der Füllung
(6), die ebenfalls zur Annahme der Form der Sitzhaltung des Benützers aufbereitet
wurde, liegt.
7. Verfahren zur Herstellung von schorfverhütenden Kissen, gekennzeichnet durch die
folgenden Verfahrensschritte :
- man bildet ein Gelege aus Tierhaar und ein Gelege aus Pflanzenfasern mit einer Dicke
in Summe von etwas mehr als der Enddicke der Kissen ;
- man wiegt die beiden Gelege und eine Menge an natürlichem Latex ab, sodaß der Anteil
an Latex zwischen 30 % und 50 % des Gesamtgewichts liegt;
- man pulverisiert die Hälfte des Latex über einer der Flächen der beiden Gelege und
trocknet die Gelege bei einer Temperatur im Bereich von 80 °C;
- man wendet die beiden Gelege, pulverisiert die andere Hälfte des Latex über der
zweiten Fläche und trocknet bei einer Temperatur im Bereich von 80 °C ;
- man führt die beiden Gelege zwischen zwei Walzen einer Kalenderpresse durch, um
ihnen die gewünschte Dicke zu verleihen ;
- man läßt die beiden Gelege in einem Trockenschrank bei einer Temperatur im Bereich
von 145 °C während eines Zeitraums von etwa 45 min zum Vernetzen des Latex verweilen
;
- man schneidet aus den Gelegen Blöcke in den Dimensionen der Kissen, legt einen Block
aus imprägniertem Haar (11) auf einem Block aus imprägnierten Fasern (10) und vereinigt
sie durch Kleben ;
- man legt die Gesamtheit aus den beiden übereinandergelegten Blöcken auf eine steife
Basisplatte (2) ;
- und man gibt die Gesamtheit aus den beiden Blöcken und der steifen Platte in eine
Schutzhülle (12).
8. Verfahren nach Anspruch 7 zur Herstellung eines persönlich angepaßten schorfverhütenden
Kissens nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß man weiters:
- einen Hohlabdruck der Sitzhaltung des Körpers einer Einzelperson vornimmt, indem
man diese auf eine dichte, verformbare, ein verteiltes Material enthaltende Hülle
setzt und im inneren der Hülle ein Vakuum herstellt ;
- eine Folie. aus wärmeverformbarem Plastikmaterial erhitzt, die man auf dem Hohlabdruck
aufbringt, und die Einzelperson auf die auf dem Hohlabdruck liegende Folie bis zum
Abkühlen der Folie setzt, welche einen doppelseitigen persönlichen Abdruck der Sitzhaltung
der Einzelperson darstellt, der an die Kissenherstellungsfabrik gesandt werden kann
;
- im Werk eine steife Basisplatte in Form einer Schale (1) mit einem perforierten
Boden (2) und Randleisten (4a, 4b), deren Dimensionen jene der persönlich angepaßten
Form geringfügig übertreffen, herstellt ;
- in die Schale die Gesamtheit aus den beiden Füllblöcken (10, 11) gibt und die Oberfläche
der Füllung fassoniert, damit sie im wesentlichen die Form des persönlichen Abdrucks
annimmt ;
- auf dem persönlichen Abdruck eine dicke und perforierte Platte (8) aus einem nachgiebigen
und wärmeverformbaren Material in Form bringt ;
- die Platte (8) auf die Füllung gibt und die aus der Schale, der Füllung und der
Platte gebildete Gesamtheit in das Innere einer Schutzhülle (12) gibt.
9. Verfahren nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß man zum Fassonieren der
Oberfläche der Füllung eine Form, deren Boden die Form des persönlichen Abdrucks wiedergibt,
mit einer Mischung aus Tierhaar oder Pflanzenfasern und einem flüssigen elastomeren
Bindemittel füllt, die Mischung zum Festwerden des Bindemittels erhitzt, die Form
entfernt, die Füllung zurückgibt und dieselbe im Inneren der Schale anbringt.
10. Verfahren nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß man zum Fassonieren der
Oberfläche der Füllung die persönlich angepaßte Form in nebeneinanderliegende identische
Glieder teilt, Blöcke aus einer Mischung aus Tierhaar oder Pflanzenfasern und einem
elastomeren Bindemittel entsprechend den Dimensionen der Glieder anfertigt und die
Oberfläche jedes dieser Blöcke zuschneidet, damit sie im wesentlichen das Profil des
persönlichen Abdrucks innerhalb jedes Gliedes wiedergibt, und danach die Blöcke im
Inneren der Schale unter Zusammenkleben derselben nebeneinanderlegt.