| (19) |
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(11) |
EP 0 098 762 B1 |
| (12) |
FASCICULE DE BREVET EUROPEEN |
| (45) |
Mention de la délivrance du brevet: |
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08.05.1985 Bulletin 1985/19 |
| (22) |
Date de dépôt: 10.06.1983 |
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| (54) |
Armatures creuses de révolution réalisées par tissage tridimensionnel, procédé et
machine de fabrication de telles armatures
Dreidimensional gewebte hohle Armierung, Verfahren und Vorrichtung zur Herstellung
dieser Armierung
Three-dimensional hollow armature, process and apparatus for making the same
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| (84) |
Etats contractants désignés: |
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DE GB IT |
| (30) |
Priorité: |
02.07.1982 FR 8211693
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| (43) |
Date de publication de la demande: |
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18.01.1984 Bulletin 1984/03 |
| (71) |
Demandeur: AEROSPATIALE Société Nationale Industrielle |
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75781 Paris Cédex 16 (FR) |
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| (72) |
Inventeur: |
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- Cahuzac, Georges Jean Joseph
F-33110 Le Bouscat (FR)
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| (74) |
Mandataire: Barnay, André François |
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Cabinet Barnay
72, rue d'Hauteville
B.P. 171 F-75463 Paris Cedex 10 F-75463 Paris Cedex 10 (FR) |
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| Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication
de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition
au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition
doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement
de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen). |
[0001] La présente invention est relative à la fabrication de pièces creuses de révolution
par tissage tridimensionnel.
[0002] Des pièces tissées de ce genre servent d'armatures dans la fabrication de corps creux
cylindriques, coniques ou cylindro-coniques obtenus par imprégnation au moyen d'un
liant approprié suivie d'un usinage aux cotes précises désirées pour les corps creux.
De tels corps creux sont utilisés notamment dans le domaine aéronautique pour les
fusées et engins balistiques comme tuyères, écrans thermiques ou embases de propulseurs.
Plus généralement, on peut utiliser ce type de pièces dans l'industrie chaque fois
que l'on a besoin de caractéristiques élevées tant vis- à-vis des contraintes mécaniques
que de l'isolation thermique ou de la bonne tenue aux chocs et à l'ablation.
[0003] On connaît différents procédés de réalisation de cylindres creux ou de pièces de
révolution creuses.
[0004] Le brevet américain n° 3 904 464 décrit un procédé de réalisation d'un corps creux
de révolution. Il consiste, sur un outillage spécialisé présentant la forme interne
de la pièce, à réaliser un hérisson de picots radiaux en fibres et résine polymérisée.
A l'intérieur des picots qui délimitent des corridors, on bobine des fils préim- prégnés
de résine. On procède ensuite à une polymérisation, puis à un usinage. Pour améliorer
les caractéristiques mécaniques et thermiques du matériau, on peut renouveler l'opération.
Ce procédé présente des inconvénients: la confection de l'armature est longue et complexe,
les opérations de fabrication sont nombreuses et ne sont pas applicables à tous les
types de fibres.
[0005] Le brevet français n° 73/14956 (au nom de la demanderesse) décrit un appareillage
pour la réalisation par tissage tridimensionnel de pièces de révolution creuses. A
l'aide d'une tête de piquage, on dépose simultanément des fils circonférentiels et
radiaux à travers un réseau de baguettes longitudinales en fibres et résine polymérisée.
Ce procédé permet de réaliser des pièces cyclindriques, ou, avec quelques difficultés,
coniques, mais ne permet pas de réaliser des pièces de formes complexes.
[0006] Les deux modes de réalisation que l'on vient de mentionner présentent un autre inconvénient
touchant à la qualité des pièces obtenues, qui dépend de la teneur en fibres de ces
dernières. Cette qualité est conditionnée par un tassement régullier en cours de fabrication;
or, ce tassement est le plus souvent manuel et ne s'effectue pas après le dépôt de
chaque couche. La pièce obtenue, si elle est épaisse, est hétérogène, ce qui affecte
ses caractéristiques mécaniques et thermiques.
[0007] Des progrès apparaissent dans le brevet français n° 77/18 831 appartenant également
à la demanderesse. La réalisation de pièces creuses de forme cylindrique, conique
ou cylindro- conique s'effectue en introduisant entre des ba- guttes métalliques,
maintenues verticales, une couche hélicoîdale de fils circonférentiels et radiaux
sur toute la hauteur de la pièce. Ce procédé est caractérisé par le dépôt de fils
circonférentiels sous faible tension et par la réalisation d'un tissage radial au
point de chaînette. Pendant toute l'opération de tissage, les couches sont constamment
tassées. On procède ensuite à l'élimination des baguettes et à leur remplacement par
des fils selon un procédé de laçage automatique décrit par la damanderesse dans la
demande de brevet français n
2 80/17 666
[0008] Ce procédé a permis de réaliser des pièces de formes cyclindrique ou complexe ayant
de bonnes caractéristiques mécaniques et thermiques. Néanmoins, l'outillage mis en
œuvre reste relativement compliqué et la forme définitive des pièces est figée par
l'opération de tissage. Une adaptation du matériel de fabrication est nécessaire pour
chaque type de forme à obtenir
[0009] L'invention a donc pour but la réalisation par tissage tridimensionnel de cylindres
creux qui soient déformables grâce à une structure particulière et permettent, par
simple déformation, d'obtenir des pièces offrant telle ou telle forme complexe désirée.
[0010] Le premier objet de l'invention est ainsi tout d'abord une pièce ou armature en forme
de corps cyclindrique creux de révolution, réalisée de manière connue par tissage
tridimensionnel de trois systèmes de fils se croisant sensiblement suivant les directions
d'un trièdre trirectangle, savoir un premier système de fils paralléles à l'axe de
l'armature et disposés de manière équidistante en nappes coaxiales elles-mêmes équidistantes,
et une deuxième et un troisième système de fils contenus sensiblement dans des plans
perpendiculaires audit axe, formant des couches superposées et s'insérant dans deux
séries respectives de couloirs croisés définis par les fils du premier système. Selon
l'invention, les fils du premier système sont décalés en quinconce d'une nappe à la
suivante et les deux séries de couloirs croisés qu'ils définissent entre eux traversent
l'épaisseur de l'armature obliquement, c'est-à-dire non radialement. Cette disposition
conduit à une structure déformable principalement en raison de l'absence de fils circonférentiels
et de fils radiaux, remplacés par des fils obliques qui ne s'opposent pas à des déformations
tendant à faire varier le diamètre local de la pièce creuse tissée (avec variation
concomitante de son épaisseur de paroi). De préférence, les couloirs des deux séries
précitées présentent une obliquité de même valeur, mais de sens opposé, par rapport
aux directions radiales de leurs intersections. Autrement dit, deux couloirs quelconques
qui se croisent sont symétriques par rapport au plan radial passant par leur intersection.
Les fils correspondants forment donc des carrés dont l'une des diagonales est radiale
et qui se déforment aisément en losanges.
[0011] Dans une forme de réalisation préférée, les fils des deuxième et troisième système
sont formés par les boucles de deux chaînettes respectives confectionnées en spires
hélicoïdales dans le ré.- seau de fils du premier système.
[0012] L'invention a également pour objet un procédé de réalisation de telles armatures
tissées à triple système de fils constitutifs, dans lequel, d'une manière connue,
on forme autour d'un axe un réseau ordonné d'éléments filiformes parallèles à cet
axe, matérialisant les fils du premier système et disposés régulièrement en nappes
coaxiales successives, et on introduit dans les deux séries de couloirs croisés que
fait apparaître ce réseau les fils du deuxième et du troisième système en couches
superposées. Selon l'invention, lesdits éléments filiformes sont disposés avec décalage
en quinconce d'une nappe à l'autre et les fils du deuxième système ainsi que les fils
du troisième système sont introduits respectivement suivant deux directions obliques
croisées, dans les couloirs définis obliquement à travers le réseau d'éléments filiformes
grâce à la disposition en quinconce de ceux-ci. Ces fils sont de préférence introduits
en couches hélicoïdales par tricotage au point de chaînette de deux fils distincts,
les boucles de chacune des deux chaînettes ainsi confectionnées formant respectivement
lesdits fils des deuxième et troisième systèmes insérés dans les couloirs croisés
précités. Il convient de prévoir que lesdits fils, qui se déposent en couches superposées,
soient tassés au fur et à mesure le leur introduction dans le réseau.
[0013] Les éléments filiformes précités peuvent être des fils tendus (constituant directement
le premier système de fils). Ils peuvent aussi être des baguettes provisoires qui,
après achèvement du tissage, sont remplacées par des fils.On peut encore utiliser
des baguettes provisoires creuses dans lesquelles des fils ont été préalablement introduits
et qui sont éliminées après achèvement du tissage, seuls subsistant les fils qu'elles
renferment.
[0014] L'invention a enfin pour objet une machine permettant de mettre en oeuvre le procédé
défini ci-dessus (avec usage de baguettes provisoires). Cette machine comprend, d'une
manière connue, un bâti fixe supportant un ensemble d'éléments rotatifs centrés sur
un axe général vertical, entraînés en rotation autour de cet axe et assurant la tenue
des baguettes qui matérialisent les fils du premier système en réseau régulier de
nappes coaxiales, le maintien longitudinal de ces baguettes et la mise en rotation
dudit réseau autour dudit axe, ainsi que le tassement des couches de fils tissés dans
le réseau de baguettes, et un dispositif de tricotage, placé sur ledit bâti en un
emplacement fixe au niveau où s'effectue le tissage de l'armature, lesdits éléments
rotatifs étant constitués par des plateaux dotés de perforations disposées régulièrement
suivant des cercles centrés sur l'axe et traversées par les baguettes, l'un de ces
plateaux perforés étant animé, outre son mouvement de rotation, d'un mouvement de
descente commandé et progressif au cours du tissage de l'armature, et soutenant celle-ci
en permettant sa descente le long des baguettes. Selon l'invention, les perforations
desdits plateaux sont disposées en quinconce sur les cercles successifs précités et
le dispositif de tricotage est équipé de deux aiguilles à coulisse animées d'un mouvement
de va-et-vient longitudinal propre et orientées obliquement par rapport à l'axe de
rotation, la direction de l'une passant à droite de cet axe et celle de l'autre à
gauche, la disposition de ces aiguilles étant telle que, lors de leur mouvement de
va-et-vient, elles pénètrent et se déplacent dans les couloirs obliques définis par
le réseau de baguettes, l'une dans les couloirs de l'une des séries, l'autre dans
ceux de l'autre série de couloirs, chacune pour venir saisir un fil respectif et le
tricoter en une chaînette, les bouches de ces deux chaînettes ainsi confectionnées
au cours de la rotation du réseau de baguettes formant respectivement les fils du
deuxième système et les fils du troisième système.
[0015] En pratique, les couloirs obliques pourront être légèrement courbes, les aiguilles
étant alors incurvées en correspondance et guidées dans leur mouvement de va-et-vient
par des glissières incurvées de même.
[0016] En vue d'effectuer le tassement de la masse tissée dans le réseau de baguettes, la
machine comporte avantageusement, au sommet du réseau de baguettes, un plateau perforé
porté par un support fixe en situation légèrement inclinée, et les aiguilles du dispositif
de tricotage sont disposées du côté et légèrement en dessous de la partie haute de
ce plateau perforé, tandis que, de l'autre côté, sa partie basse s'appuie sur les
couches hélicoïdales que forment dans le réseau de baguettes les chaïnettes tricotées
par lesdites aiguilles et en assure le tassement au cours de la réalisation de l'armature
tissée. Par ailleurs, sous le réseau de baguettes est de préférence disposé un plateau
fixe (non perforé) muni d'une barrette vibrante assurant le maintien longitudinal
des baguettes à une hauteur constante en moyenne, sans que celles-ci doivent prendre
appui et frotter en permanence sur ledit plateau fixe.
[0017] La description qui va suivre, en regard des dessins annexés à titre d'exemples non
limitatifs, permettre de bien comprendre comment la présente invention peut être mise
en pratique.
La figure 1 représente en perspective une machine de tissage tridimensionnel selon
l'invention.
La figure 2 représente en perspective de manière simplifiée la partie de la machine
correspondant à la zone de tissage, vue de dessus.
La figure 3 représente schématiquement une vue fragmentaire d'une pièce en cours de
confection dans la machine, suivant la flèche I11 de la figure 1.
La figure 4 représente en perspective le mécanisme d'actionnement de l'une des aiguilles
du dispositif de tricotage de la machine.
Les figures 5 et 6 représentent, respectivement en section transversale et en perspective,
un fragment de pièce en cours de confection et en montrent la structure interne.
Les figures 7 à 9 représentent trois exemples de pièces de forme complexe obtenues
par déformation de pièces cyclindriques réalisées conformément à l'invention.
[0018] On fera tout d'abord remarquer que, si le nombre de nappes coaxiales de baguettes
dans le pièce en cours de réalisation varie d'une figure à l'autre, il en est ainsi
pour de simples raisons de commodité de représentation. En pratique, le nombre de
ces nappes est choisi dans chaque cas suivant les dimensions de la pièce à réaliser.
[0019] La machine représentée à la figure 1 est destinée à la réalisation par tissage tridimensionnel
de pièces ou armatures en forme de cyclindre creux de révolution avec une structure
leur conférant une importante déformabilité.
[0020] Cette machine comprend essentiellement un socle 1 portant un bâti vertical 2 doté
de trois supports horizontaux 3, 4, 5 en forme de fourche. Le support supérieur 3
est fixé au bâti 2. Le support intermédiaire 4 est mobile verticalement et guidé par
une paire de glissières verticales 68 fixées au bâti 2. Il peut monter ou descendre
sous l'action d'une tige filetée verticale 55 entraînée en rotation, avec laquelle
est en prise une noix 58 solidaire dudit support. Le support inférieur 5 conserve
une position fixe pendant le fonctionnement de la machine, mais réglable (en fonction
de la hauteur de la pièce à réaliser) à l'aide d'un dispositif approprié non visible
sur la figure, par coulisement le long des glissières 68 précitées. Chacun des supports
3, 4, 5 porte un cadre circulaire. Ces cadres 8, 9, 10 sont alignés suivant un axe
vertical 11 qui coïncide avec l'axe des armatures à réaliser, et chacun d'eux porte
concentriquement une couronne tournante. A chacune de ces couronnes 12, 13, 14 est
fixé un plateau annulaire concentrique situé dans le même plan que la couronne et
le cadre correspondants. Ces plateaux 52, 53, 54 sont perforés pour recevoir et maintenir
en position un réseau de baguettes métalliques 18 parallèles à l'axe 11. Ils sont
entraînés en rotation autour de cet axe grâce à des courroies crantées 19 passant
respectivement sur les couronnes 12, 13, 14 et sur des poulies d'entraînement 20 montées
sur un arbre vertical 21 mis en rotation par un moteur 22 auquel il est couplé par
une transmission comportant à sa sortie une courroie crantée 23 et une poulie 24.
Les supports intermédiaire 4 et inférieur 5 étant susceptibles de se déplacer verticalement,
l'arbre 21 west cannelé et les poulies 20 correspondantes peuvent glisser longitudinalement
en restant en prise avec celui-ci. Entre les plateaux perforés 53 et 54 peuvent être
prévus des plateaux perforés 62 complémentaires, suspendus par des chaînes 63. Le
cadre supérieur 8 est, comme représenté, légèrement incliné sur l'horizontale, pour
une raison qui apparaîtra plus loin. Ce fait explique la présence de poulies de renvoi
25 sur lesquelles doit passer la courroie 19 correspondante.
[0021] Chacun des plateaux 52, 53, 54 est identiquement percé de perforations 30 (figure
2) régulié- rement réparties sur des cercles concentriques équisistants, chaque cercle
comportant un même nombre de perforations équidistantes Les perforations d'un cercle
sont décalées en quinconce par rapport à celles d'un ce ::Ie voisin, c'est-à-dire
que les rayons passant par les perforations de l'un partagent en deux moitiés les
intervalles séparant les perforations de l'autre. Grâce à ces perforations, les baguettes
18 sont engagées à travers les plateaux 52, 53, 54 et y sont maintenues en un réseau
régulier composé de nappes coaxiales 65 où apparaissent deux séries de rangs obliques
26, 27 de baguettes 18 (figure 5) légèrement incurvés, s'étendant suivant des directions
croisées symétriques par rapport aux plans radiaux tels que 31 passant par des baguettes
situées à l'intersection de rangs de l'une et de l'autre série. Ces rangs obliques
de baguettes délimitent deux séries de couloirs 36, 37 (figure 6) obliques, c'est-à-dire
non radiaux, se croisant de même sensiblement à angle droit et destinés à recevoir
des fils 46 (pour l'une des séries) et 47 (pour l'autre série), contenus dans des
plans perpendiculaires à l'axe 11 et traversant obliquement suivant les deux directions
sensiblement orthogonales précitées l'épaisseur du réseau de baguette 18 (figures
5 et 6).
[0022] Les fils obliques 16, 17 sont insérés dans le réseau de baguettes 18 par tricotage
de deux chaînettes 56, 57 à partir de fils 46, 41 issus de deux tubes d'alimentation
66, 67 au moyen d'aiguilles à crochet 6, 7 (figure 2) s'introduisant successivement
chacune dans les couloirs obliques 36, 37 de l'une et de l'autre des séries de couloirs
précités. Ces aiguilles à crochet font partie d'un dispositif de tricotage 32 (figure
1) fixé au support 3. Ce dispositif es représenté en détail à la figure 4 où n'est
toutefois montrée, par raison de clarté, qu'une seule aiguille, savoir l'aiguille
6, et son mécanisme propre, l'autre aiguille et son mécanisme étant symétriques par
rapport à un plan radial. L'aiguille 6, courbe pour s'inscrire parfaitement dans les
couloirs 36 de la série correspondante, se déplace d'un mouvement longitudinal alternatif,
guidée dans une glissière 33 courbe de même qui est fixée à une pièce 34 appartenant
au support 3. Cette glissière comporte une fente latérale 43 par laquelle émerge une
patte 35 d'entraînement de l'aiguille, reliée par une tringle articulée 38 à l'un
des bras d'un palonnier 39 en forme de T, oscillant autour d'un pivot 40 d'axe vertical
solidaire de la pièce 34 sous l'action d'un câble de commande 41 actionné par le moteur
22, l'autre bras un palonnier 39 recevant symétriquement une tringle d'actionnement
de l'autre aiguille 7. Les aiguilles 6, 7 pénètrent donc alternativement dans les
couloirs obliques 36, 37 du réseau de baguettes 18. L'aiguille 6 (tout comme l'aiguille
7) est une aiguille à coulisse, laquelle est constituée par l'extrémité d'une tige
42 (figure 2) pouvant coulisser longitudinalement à l'intérieur de l'aiguille pour
ouvrir ou fermer le chas de celle-ci. Cette tige comporte une patte 44 qui fait saillie
du corps de l'aiguille par une échancrure 51 et de la glissière 33 par la fente 43
et à laquelle est articulée une tringle 45 qui coulisse dans une pièce 48 montée sur
une ferrure 49 fixe et qui est freinée sur une languette de friction 50.
[0023] L'aiguille 6 ayant avancé, chas ouvert, à travers le réseau de baguettes 18 jusque
dans la position extrême représentée à la figure 4, elle accroche le fil 46, puis
recule en tirant une boucle de ce fil dans le couloir 36 où elle se trouve, jusque
dans l'autre position extrême représentée à la figure 2 pour l'aiguille 7. Dans ce
mouvement de recul, la tige 42 reste d'abord immobile (en raison du freinage de la
languette 50), de sorte que son extrémité ferme le chas, puis recule avec l'aiguille,
sa patte 44 butant contre le bord antérieur de l'échancrure 51. L'aiguille vient s'arrêter
en dehors du réseau de baguettes de manière à former une boucle de fil. Son chas s'étant
ouvert grâce à un mouvement inverse de la tige 42, l'aiguille libère le fil et pénètre
à nouveau dans le réseau en passant au travers de la boucle qu'elle vient de former.
L'aiguille 7 effectue les mêmes opérations, mais à une hauteur légèrement supérieure
à celle de l'aiguille 6 et dans une direction différente (figure 2).
[0024] En fonctionnement, le moteur 22 de la machine entraîne en rotation continue le réseau
de baguettes 18. Ce réseau défilant ainsi en permanence devant le dispositif de tricotage
32 fixe, les aiguilles 6, 7 de celui-ci y insérent deux chaî- netes 56, 57 qui se
superposent en couches hélicoïdales dans ledit réseau. Les boucles se forment autour
des rangs obliques 26, 27 de baguettes et constituent les fils obliques 16, 17, croisés
entre eux et avec les baguettes 18. Les fils 16, 17 forment ainsi un deuxième et un
troisième système de fils s'entrecroisant avec un premier système de baguettes 18,
lesquelles seront ensuite remplacées (selon le procédé décrit par la demanderesse
dans la demande de brevet n' 80/17 666 par des fils de même nature que les fils des
deuxième et troisième systèmes. Au fur et à mesure que la masse tissée 15 se forme
dans le réseau de baguettes 18, le plateau perforé 53, initialement proche du support
supérieur 3, descend en supportant cette masse tissée de hauteur croissante, laquelle
se trouve tassée de manière continue par le plateau perforé supérieur 52 grâce à l'inclinaison
donnée à celui-ci (suivant un angle dépendant du diamètre de la pièce à réaliser et
normalement inférieur ou égal à 15°). On voit en effet sur la figure 3 que les chaînettes
56, 57 confectionnées par le dispositif de tricotage 32 (placé du côté de la partie
haute du plateau 52) sont sollicitées vers le bas et tassées par la partie basse du
plateau 52. Le mouvement continu de descente du plateau 53 entraîne vers le bas la
masse tissée 15 et les baguettes 18, lesquelles sont remontées périodiquement à leur
passage sur une barrette vibrante 59 portée par un plateau circulaire 60 lié au support
inférieur 5 par une ferrure 61. Ainsi, les baguettes 18 conservent une position moyenne
invariable dans le sens de la hauteur.
[0025] Les figures 7 à 9 illustrent la capacité à se déformer des armatures tissées obtenues,
par serrage ou étirage de certaines le leurs parties suivant la forme que l'on désire
obtenir. Les déformations se réalisent grâce à des modifications de l'angle de croisement
des fils 16 et 17. On voit sur la figure 7 une armature conique 62 obtenue par élargissement
d'un côté et rétrécissement de l'autre côté d'une armature cyclindrique représentée
en traits mixtes. La figure 8 montre une armature 63 pour tuyère avec convergent,
col et divergent. La figure 9 montre une pièce tissée 64 à laquelle on a donné la
forme d'une rondelle épaulée.
[0026] Une fois la forme souhaitée obtenue, on procède à une imprégnation de la pièce, puis
à une cuisson pour la figer définitivement.
1. Armature en forme de corps cylindrique creux de révolution, réalisée par tissage
tridimensionnel de trois systèmes de fils se croisant sensiblement suivant les directions
d'un trièdre trirectangle, savoir un premier système de fils parallèles à l'axe de
l'armature et disposés de manière équidistante en nappes coaxiales elles-mêmes équidistantes,
et un deuxième et un troisième système de fils contenus sensiblement dans des plans
perpendiculaires audit axe, formant des couches superposées et s'insérant dans deux
séries respectives de couloirs croisés définis par les fils du premier système, caractérisée
par une structure déformable dans laquelle les fils du premier système sont décalés
en quinconce d'une nappe à la suivante; tandis que les deux séries de couloirs croisés
qu'ils définissent entre eux traversent l'épaisseur de l'armature obliquement, c'est-à-dire
non radialement.
2. Armature selon la revendication 1, caractérisée par le fait que les couloirs des
deux séries précitées présentent une obliquité de même valeur, mais de sens opposé,
par rapport aux directions radiales de leurs intersections.
3. Armature selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que les fils des
deuxième et troisième systèmes sont formés par les boucles de deux chaînettes respectives
confectionnées en spires hélicoïdales dans le réseau de fils du premier système.
4. Procédé de réalisation d'armatures tissées à triple système de fils constitutifs
selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans lequel on forme autour d'un
axe un réseau ordonné d'éléments filiformes parallèles à cet axe, matérialisant les
fils du premier système et disposés régulièrement en nappes coaxiales successives,
et on introduit dans les deux séries de couloirs croisés que fait apparaître ce réseau
les fils du deuxième et du troisième système en couches superposées, ce procédé étant
caractérisé par le fait que lesdits éléments filiformes (18) sont disposés avec décalage
en quinconce d'une nappe (65) à l'autre et que les fils du deuxième système (16) ainsi
que les fils du troisième système (17) sont introduits respectivement suivant deux
directions obliques croisées, dans les couloirs (36, 37) définis à réseau d'éléments
filiformes (18) grâce à la disposition en quinconce de ceux-ci.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé par le fait que les fils (16, 17)
des deuxième et troisième systèmes sont introduits en couches hélicoïdales par tricotage
au point de chaînette de deux fils (46,47) distincts, les boucles de chacune des deux
chaînettes (56, 57) ainsi confectionnées formant respectivement lesdits fils des deuxième
et troisième système insérés dans les couloirs croisés (36, 37) précités.
6. Procédé selon la revendication 4 ou 5, caractérisé par le fait que les fils (16,
17) sont tassés au fur et à mesure de leur introduction dans le réseau.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait
que les éléments filiformes sont des fils tendus.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait
que les éléments filiformes sont des baguettes (18) qui, après achèvement du tissage,
sont remplacées par des fils.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 4 à 6, caractérisé par le fait
que les éléments filiformes sont des baguettes (18) creuses dans lesquelles des fils
ont été préalablement introduits et qui sont éliminées après achèvement du tissage.
10. Machine permettant de mettre en ceuvre le procédé selon la revendication 8 ou
9, comprenant un bâti fixe supportant un ensemble d'éléments rotatifs centrés sur
un axe général vertical, entraînés en rotation autour de cet axe et assurant la tenue
des baguettes qui matérialisent les fils du premier système en réseau régulier de
nappes coaxiales, le maintien longitudinal de ces baguettes et la mise en rotation
dudit réseau autour dudit axe, ainsi que le tassement des couches de fils tissés dans
le réseau de baguettes, et un dispositif de tricotage placé sur ledit bâti en un emplacement
fixe au niveau où s'effectue le tissage de l'armature, lesdits éléments rotatifs étant
constitués par des plateau dotés de perforations disposées régulièrement suivant des
cercles centrés sur l'axe et traversées par les baguettes, l'un de ces plateaux perforés
étant animé, outre son mouvement de rotation, d'un mouvement de descente commandé
et progressif au cours du tissage de l'armature et soutenant celle-ci en permettant
sa descente le long des baguettes, machine caractérisée par le fait que les perforations
(30) desdits plateaux sont disposées en quinconce sur les cercles successifs précités
et que le dispositif de tricotage (32) est équipé de deux aiguilles à coulisse (6,
7) animées d'un mouvement de va-et-vient longitudinal propre et orientées obliquement
par rapport à l'axe de rotation (11), la direction de l'une passant à droite de cet
axe et celle de l'autre à gauche, la disposition de ces aiguilles (6, 7) étant telle
que, lors de leur mouvement de va-et-vient, elles pénètrent et se déplacent dans les
couloirs obliques (36, 37) définis par le réseau de baguettes (18), l'une dans Is
couloirs de l'une des séries, l'autre dans ceux de l'autre série de couloirs, chacune
pour venir saisir un fil respectif (46 ou 47) et le tricoter en une chaînette (56
ou 57). les boucles des deux chaînettes (56, 57) ainsi confectionnées au cours de
la rotation du réseau de baguettes (18) formant respectivement les fils du deuxième
système (16) et les fils du troisième système (17).
11. Machine selon la revendication 10, caractérisée par le fait que les couloirs obliques
(36, 37) sont légèrement courbes et que les aiguilles (6, 7) sont incurvées en correspondance
et guidées dans leur mouvement de va-et-vient par des glissières (33) incurvées de
même.
12. Machine selon la revendication 10 ou 11, caractérisée par le fait qu'elle comporte,
au sommet du réseau de baguettes (18), un plateau perforé (52) porté par un support
(3) fixe en situation légèrement inclinée, et que les aiguilles (6, 7) du dispositif
de tricotage (32) sont disposées du côté et légèrement en dessous de la partie haute
de ce plateau perforé (52), tandis que, de l'autre côté, sa partie basse s'appuie
sur les couches hélicoïdales que forment dans le réseau de baguettes (18) les chaînettes
(56, 57) tricotées par les aiguilles (6, 7) et en assure le tassement.
13. Machine selon l'une quelconque des revendications 10 à 12, caractérisée par le
fait que sous le réseau de baguettes (18) est disposé un plateau (60) fixe muni d'une
barrette vibrante (59) assurant le maintien longitudinal des baguettes (18) à une
hauteur constante en moyenne.
1. Armierung in der Form eines Hohlzylinders, die von drei im wesentlichen längs der
Richtungen eines dreifachrechtwinkligen Trieders sich kreuzenden Fadensystemen gewebt
ist, nämlich einem ersten, zur Achse der Armierung parallelen und in äquidistanter
Weise in koaxialen, ihrerseits äquidistanten Flächen angeordneten Fadensystem und
einem zweiten und dritten Fadensystem, die sich im wesentlichen in den zur Achse senkrechten
Ebenen erstrecken, übereinander angeordnete Lagen bilden und in jeweils zwei Serien
von gekreuzten, von den Fäden des ersten Systems gebildeten Kanälen eingefügt sind,
gekennzeichnet durch eine verformbare Struktur, in welcher die Fäden des ersten Systems
von einer Fläche zur nächsten schachbrettartig verschoben sind, während die zwei Serien
der gekreuzten Kanäle, die sie zwischen sich bilden, die gesamte Dicke der Armatur
schräg, d. h. nicht radial durchsetzen.
2. Armatur nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Kanäle der beiden Serien
eine Schrägstellung in gleichem Ausmaß, aber in entgegengesetztem Sinn hinsichtlich
der radialen Richtungen ihrer Kreuzungspunkte aufweisen.
3. Armatur nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Fäden des zweiten
und dritten Systems von den Schlingen zweier Kettenstiche gebildet sind, die jeweils
in schraubenförmigen Windungen in dem Raster der Fäden des ersten Systems angelegt
sind.
4. Verfahren zur Herstellung von aus einem Dreifachsystem von Fäden gewebten Armaturen
nach einem der Ansprüche 1 bis 3, bei welchem um eine Achse ein geordnetes Raster
von fadenförmigen, zu dieser Achse parallelen Elementen gebildet wird, die die Fäden
des ersten Systems verkörpern und in regelmäßigen, aufeinanderfolgenden koaxialen
Flächen angeordnet sind, und bei welchen in die zwei Serien von gekreuzten Kanälen,
die durch dieses Raster in Erscheinung treten, die Fäden des zweiten und dritten Systems
in übereinander angeordneten Lagen eingebracht werden, dadurch gekennzeichnet, daß
die fadenförmigen Elemente (18) von einer Fläche (65) zur nächsten mit schachbrettartigem
Versatz angeordnet sind und daß die Fäden des zweiten Systems (16) ebenso wie die
Fäden des dritten Systems (17) jeweils längs zweier sich kreuzender, schräger Richtungen
in die Kanäle (36, 37) eingezogen sind, die quer zu dem Raster der fadenförmigen Elemente
(18) durch deren schachbrettartige Anordnung bestimmt sind.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Fäden (16, 17) des zweiten
und dritten Systems in schraubenförmigen Lagen durch Kettenstichwirken zweier verschiedener
Fäden (46,47) eingezogen werden, wobei die Schlingen jeder der beiden so geformten
Kettenstiche jeweils die Fäden des in die gekreuzten Kanäle (36, 37) eingefügten zweiten
und dritten Systems bilden.
6. Verfahren nach Anspruch 4 und 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Fäden (16, 17)
entsprechend ihrem Einbringen in das Raster aufeinander geschichtet werden.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 4 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die fadenförmigen
Elemente Spannfäden sind.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 4 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die fadenförmigen
Elemente dünne Stäbchen (18) sind, die nach Beendigung des Webvorganges durch Fäden
ersetzt werden.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 4 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die fadenförmigen
Elemente hohle Stäbchen (18) sind, in welche zuvor Fäden eingeführt worden sind und
die nach Beendigung des Webvorganges entfernt werden.
10. Vorrichtung zur Durchführung des Verfahrens nach Anspruch 8 oder 9, mit einem
festen Maschinenrahmen, der eine Gruppe drehbarer, zu einer senkrechten Hauptachse
zentrischer Elemente trägt, die um diese Achse drehbar angetrieben sind und für den
Halt der Stäbchen, die die Fäden des ersten Systems in einem regelmäßigen Raster von
koaxialen Schichten verkörpern, für die Halterung der Stäbchen in Längsrichtung und
für das Indrehungversetzen des Rasters um die Achse sowie für das Aufschichten der
Lagen der in das Raster der Stäbchen eingewebten Fäden sorgen, und mit einer Wirkeinrichtung,
die an dem Maschinenrahmen an einer festen Stelle in der Höhe angeordnet ist, in der
das Weben der Armatur erfolgt, wobei die drehbaren Elemente von Scheiben gebildet
sind, die mit gleichmäßig auf zu der Achse zentrischen Kreisen angeordneten Durchbrüchen
versehen sind, durch die hindurch sich die Stäbchen erstrecken, und wobei eine dieser
durchbrochenen Scheiben neben ihrer Drehbewegung eine gesteuerte und im Verlauf des
Webvorganges der Armatur fortschreitende und diese haltende, dabei ihr Absenken entlang
der Stäbchen ermöglichende Abwärtsbewegung durchführt, dadurch gekennzeichnet, daß
die Durchbrüche (30) der Scheiben schachbrettartig auf den aufeinanderfolgenden Kreisen
angeordnet sind und daß die Wirkeinrichtung (32) mit zwei kulissenförmigen Nadeln
(6, 7) versehen ist, die eine reine Hin- und Herbewegung in Längsrichtung ausführen
und schräg bezüglich der Rotationsachse (11) ausgerichtet sind, wobei die Richtung
der einen rechts von dieser Achse und die der anderen links davon verläuft, und wobei
die Nadeln (6,7) so angeordnet sind, daß sie bei ihrer Hin- und Herbewegung sich in
die schrägen Kanäle (36, 37), die von dem Raster der Stäbchen (18) gebildet sind,
hineinverlagern und darin eindringen, und zwar eine in die Kanäle der einen Serie
und die andere in jene der anderen Serie, um jeweils einen Faden (46, oder 47) zu
ergreifen und ihn zu einem Kettenstich (56 oder 57) zu wirken, wobei die Schlingen
der beiden so im Verlauf der Drehung des Rasters der Stäbchen (18) gebildeten Kettenstiche
jeweils die Fäden des zweiten Systems (16) und die Fäden des dritten Systems (17)
bilden.
11. Vorrichtung nach Anspruch 10, dadurch gekennzeichnet, daß die schrägen Kanäle
(36, 37) leicht gekrümmt sind und daß die Nadeln (6, 7) entsprechend bogenförmig gestaltet
und in ihrer Hin- und Herbewegung von ebenfalls bogenförmigen Gleitschienen (33) geführt
sind.
12. Vorrichtung nach Anspruch 10 oder 11, dadurch gekennzeichnet, daß sie am oberen
Ende des Rasters der Stäbchen (18) eine mit Aussparungen versehene Scheibe (52) aufweist,
die von einem festen Träger (3) in leicht geneigter Lage gehalten ist und daß die
Nadeln (6, 7) der Wirkeinrichtung von der Seite her und geringfügig unterhalb des
oberen Teils der mit Aussparungen versehenen Scheibe (52) angeordnet sind, während
auf der anderen Seite ihr unterer Teil sich auf die schraubenförmigen Lagen stützt,
die in dem Raster der Stäbchen (18) die von den Nadeln (6, 7) eingewirkten Kettenstiche
(56, 57) bilden und für deren Verdichtung sorgt.
13. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 10 bis 12, dadurch gekennzeichnet, daß unter
dem Raster der Stäbchen (18) eine feste Scheibe (60) angeordnet ist, die mit einem
Schwingungsstab (59) versehen ist, der für eine Aufrechterhaltung der Lage der Stäbchen
(18) in Längsrichtung von im Mittel konstanter Höhe sorgt.
1. An armature in the form of a hollow cylindrical body of revolution, formed by three-dimensional
weaving of three systems of threads which cross substantially in the directions of
a trirectangular trihedral, namely a first system of threads parallel to the axis
of the armature and disposed equidistantly in coaxial groups which are themselves
equidistant and second and third systems of substantially continuous threads in planes
perpendicular to such axis, forming superposed layers and inserted into two respective
series of crossed passageways defined by the threads of the first system, characterised
by a deformable structure in which the threads of the first system are displaced in
quincunx from one group to the next, while the two series of crossed passageways which
they define between them traverse the thickness of the armature obliquely, that is
non-radially.
2. An armature according to claim 1, characterised in that the passageways of the
two aforementioned series have an obliquity of the same value, but of opposite sense,
with respect to the radial directions of their intersections.
3. An armature according to claim 1 or 2, characterised in that the threads of the
second and third systems are formed by the loops of two chains respectively formed
in helicoidal spirals in the network of threads of the first system.
4. A process of manufacture of woven armatures comprising a triple system of threads
according to any of claims 1 to 3, in which, around an axis, an ordered network of
filiform elements parallel to such axis is formed, comprising the threads of the first
system disposed regularly in successive coaxial groups, and the threads of the second
and third systems are introduced in superposed layers into the two series of crossed
passageways which this network contains, the process being characterised by the fact
that these filiform elements (18) are disposed with a displacement in quincunx from
one group (65) to another and that the threads of the second system (16) as well as
the threads of the third system (17) are introduced respectively in two oblique crossed
directions into passageways (36,37) defined through the network of filiform elements
(18) due to the arrangement in quincunx thereof.
5. A process according to claim 4, characterised in that the threads (16, 17) of the
second and third systems are introduced in helicoidal layers by knitting chains of
stitches of two separate threads (46, 47), the loops of each of the two chains (56,
57) thus made respectively forming the threads of the second and third systems inserted
into the aforementioned crossed passageways (36, 37).
6. A process according to claim 4 or 5, characterised in that the threads (16, 17)
are progressively compressed during their introduction into the network.
7. A process according to any of claims 4 to 6, characterised in that the filiform
elements are stiff threads.
8. A process according to any of claims 4 to 6, characterised in that the filiform
elements are rods (18) which, after completing the weaving, are replaced by threads.
9. A process according to any of claims 4 to 6, characterised in that the filiform
elements are hollow rods (18) into which the threads have previously been introduced
and which are eliminated after completing the weaving.
10. A machine for carrying out the process according to claim 8 or 9, comprising a
fixed frame supporting an assembly of rotary elements centered upon a generally vertical
axis, caused to undergo rotation around such axis and serving to hold the rods which
form the threads of the first system in the regular network of coaxial groups, to
maintain the rods longitudinally and to allow rotation of the network around such
axis, as well as compression of the layers of threads woven into the network of rods,
and a knitting device located on the frame in a fixed station at the level where weaving
of the armature occurs, the rotary elements comprising plates provided with perforations
disposed regularly in circles centered on the axis and traversed by the rods, one
of these perforated plates being subjected, apart from its movement of rotation, to
a controlled and progressive lowering movement during weaving of the armature and
supporting it while permitting it to descend along the rods, the machine being characterised
by the fact that the perforations (30) in the plates are disposed in quincunx on the
aforementioned successive circles and that the knitting device (32) is equipped with
two slider needles (6, 7) which effect longitudinal reciprocal movement orientated
obliquely with respect to the axis of rotation (11), the direction of one passing
to the right of this axis and that of the other to the left, the arrangement of the
needles (6, 7) being such that, during their reciprocal movement, they penetrate into
and undergo displacement within oblique passageways (36, 37) defined by the network
of rods (18), one in the passageways of one of the series and the other in those of
the other series of passageways and each holding a respective thread (46 or 47) and
knitting it into a chain (56 or 57), the loops of the two chains (56, 57) thus made
during rotation of the network of rods (18) respectively forming the threads of the
second system (16) and the threads of the third system (17).
11. A machine according to claim 10, characterised in that the oblique passageways
(36. 37) are slightly curved and the needles (6, 7) are shaped correspondingly and
are guided in their reciprocal movement by slide blocks (33) which are also curved.
12. A machine according to claim 10 or 11, characterised by comprising, at the top
of the network of rods (18), a perforated platform (52) carried by a support (3) fixed
in a slightly inclined location and in that the needles (6, 7) of the knitting device
(32) are lacated at the side of and slightly below the upper part of this perforated
platform (52), while at the other side its lower part rests on the helicoidal layers
which are formed in the network of rods (18) by the chains (56, 57) knitted by the
needles (6, 7) and ensures their compression.
13. A machine according to any of claims 10 to 12, characterised in that, beneath
the network of rods (18), a fixed platform (60) is disposed, which is provided with
a vibrating pin (59) ensuring longitudinal maintenance of the rods (18) at a constant
average height.