[0001] La présente invention a pour objet une serrure, notamment pour portière de véhicule
automobile.
[0002] Plus particulièrement, l'invention concerne une serrure de type comprenant un mécanisme
de verrouillage et de déverrouillage, un mécanisme de condamnation et de décondamnation
entraîné par un actionneur à moteur ou motoréducteur électrique, et un barillet de
serrure actionné par une clé de commande manuelle du mécanisme de condamnation-décondamnation
et de commande de l'alimentation électrique de l'actionneur.
[0003] Ces serrures sont en particulier utilisées pour équiper les véhicules d'une commande
centralisée de « condamnation-décondamnation de toutes les portières.
[0004] Une serrure de ce type est décrite dans le brevet US-A-2950138. Dans ces serrures,
un actionneur à moteur électrique est adjoint à une serrure classique à commande manuelle
et reliée à une tringlerie aux organes du mécanisme de condamnation intérieur au boîtier
de la serrure. Il en résulte un coût élevé et un poids important de l'ensemble serrure-actionneur
ainsi qu'un encombrement relativement grand de cet ensemble qui rend difficile son
im.plantation dans les portières des véhicules.
[0005] On connaît également par le brevet US-A-3 157 042 une serrure pouvant être actionnée,
soit par un moto-réducteur électrique, soit par un élément de serrure à clé. L'ensemble
du moto- réducteur et par conséquent son organe de sortie, est situé à l'intérieur
du boîtier de la serrure.
[0006] Toutefois cette serrure est également relativement encombrante et coûteuse.
[0007] L'invention a donc pour but de réaliser une serrure dont le poids, l'encombrement
et le coût soient nettement réduits par rapport aux serrures antérieures.
[0008] A cet effet, conformément à l'invention, le pignon de sortie du moteur ou moto-réducteur
est situé dans le boîtier de la serrure et engrène avec une came comprenant une rainure
qui présente une partie en spirale dont les deux extrémités sont réunies par un segment
de droite radial, et le barillet de serrure, actionné par la clé, est relié à un levier
contacteur d'alimentation de l'actionneur, le levier contacteur comportant un téton
engagé dans la rainure précitée.
[0009] Dans ces conditions, on comprend qu'il n'est pas nécessaire que le distributeur central
alimente le moteur de la serrure actionné manuellement par sa clé ou sa tirette intérieure.
[0010] Par ailleurs, suivant une autre particularité de l'invention, le levier porte une
lame métallique appliquée élastiquement contre un circuit imprimé porté par le boîtier
de la serrure.
[0011] Pour simplifier la construction, il est souhaitable que le levier contacteur constitue
également l'organe d'entrée manuelle du mécanisme de condamnation. Dans ce cas, de
façon très avantageuse, la clé est reliée au levier contacteur, qui est lui-même relié
à la came attaquée par le pignon de sortie du moteur par une liaison présentant une
course morte au moins dans chacune des positions de condamnation et de décondamnation
du mécanisme de condamnation. En effet, la clé n'entraîne alors jamais elle-même en
rotation le pignon moteur, et la commande manuelle est très douce.
[0012] Si de plus, le levier contacteur possède une seule position stable, qui est sa position
médiane inactive, ce levier peut servir lui-même de distributeur pour alimenter tous
les actionneurs du véhicule.
[0013] L'invention est exposée ci-après plus en détail à l'aide des dessins annexés, qui
illustrent deux modes de réalisation de la serrure :
la Figure 1 est une vue générale en élévation et en coupe d'une serrure non revendiquée
dans le cadre de l'invention, mais qui sera décrite pour une bonne compréhension de
celle-ci ;
la Figure 2 est une vue en élévation du seul mécanisme de verrouillage de la serrure
;
les Figures 3 à 5 montrent à plus grande échelle certaines pièces de la serrure ;
la Figure 6 est une vue partielle en élévation et en coupe d'une variante de la serrure
de la Figure 1, réalisée conformément à l'invention revendiquée.
[0014] La serrure 1 représentée à la Fig. 1 est pour l'essentiel logée dans un boîtier parallélépipédique
2 fixé à plat dans le chant d'une portière 3 de véhicule automobile munie d'une part
d'un bouton de commande extérieure 4 et d'un bouton de commance intérieure (non représentée)
pour le déverrouillage de la serrure, et d'autre part d'une clé extérieure 5 et d'une
tringle 6 reliée à une tirette de frise intérieure (non représentée) pour sa condamnation-décondamnation.
Dans ce qui suit, on décrira la serrure dans sa position représentée à la Fig. 1,
qui correspond à son montage sur une portière avant de véhicule. Le boîtier 2 a ainsi
une forme rectangulaire avec ses grands côtés verticaux.
[0015] Le mécanisme de verrouillage de la serrure 1, représenté seul à la Fig. 2, est monté
entre deux platines verticales identiques et parallèles 7 contenues dans le boîtier
2. Il comprend une fourche oscillante 8 formant pêne, qui tourillonne sur un axe horizontal
fixe 9, un cliquet 10 et un levier d'ouverture 11 traversant une garniture d'étanchéité
qui obture une fente du boîtier 2.
[0016] La fourche 8 présente la forme générale d'un disque-came muni d'une entaille 12 à
peu près radiale qui s'étend presque jusqu'à l'axe 9 et croise une entaille horizontale
13 des platines 7 et de la face arrière du boîtier 2 dans toutes les positions utiles
de la fourche. Plus précisément, la fourche 8 est réalisée à partir d'une pièce d'acier
dans laquelle le trou central et l'entaille 12 communiquent, et le surmoulage d'un
garnissage en matière plastique sur le pourtour du trou central et de l'entaille sépare
ceux-ci l'un de l'autre par une mince bande de matière plastique. Le cliquet 10, qui
est monté oscillant sur un autre axe horizontal 14 situé de l'autre côté de l'entaille
13 par rapport à l'axe 9, c'est-à-dire au-dessus de l'entaille 13, comprend une branche
pourvue d'une surface d'arrêt 15 et d'une surface de retenue 16, et une branche d'actionnement
17. Un ressort 18 sollicite dans le sens horaire le cliquet vers sa position active,
dans laquelle la surface de retenue 16 s'appuie sur une butée élastique 19.
[0017] Pour écarter le cliquet de cette position, il faut faire basculer dans le sens antihoraire
le levier 11, lequel est articulé sur l'axe 14 et est sollicité vers sa position de
repos par un ressort 20. Ce basculement s'effectue soit au moyen du bouton 4, par
l'intermédiaire d'une biellette 21, soit au moyen du bouton de commande intérieure,
par l'intermédiaire d'une tirette 22.
[0018] Dans la position déverrouillée de la serrure représentée à la Fig. 1, l'entaille
12 dirige son ouverture vers l'entrée de l'entaille 13. Le cliquet 10 est escamoté
et s'appuie par une surface concave 23 sur une surface à peu près circulaire 24, de
rayon maximal, de la fourche 8, s'étendant sur à peu près un quart de tour.
[0019] Lorsque la porte se ferme, une gâche cylindrique 25 solidaire de la caisse du véhicule
pénètre dans les deux entailles 12 et 13 et fait tourner la fourche 8 dans le sens
horaire. L'extrémité de la surface 23 du cliquet arrive au droit d'une première surface
radiale 26 de la fourche, et, sous l'action du ressort 18, cette surface vient en
appui sur une surface 27 de diamètre réduit mais croissant de la fourche qui s'étend
jusqu'à l'entaille 12. La surface 26 se trouve alors en regard de la surface d'arrêt
15 du cliquet, ce qui correspond au premier cran de verrouillage de la serrure.
[0020] Lorsque la gâche 25 arrive à l'extrémité fermée de l'entaille 13, de même, la surface
15 du cliquet vient coopérer avec le bord intérieur 28 de l'entaille 12, et sa surface
16 s'applique contre la butée élastique 19. La serrure est alors à son deuxième cran
de verrouillage.
[0021] Dans chaque position de verrouillage, la surface radiale 26 ou 28 de la fourche exerce
sur la surface 15 du cliquet 10 une force F sensiblement dirigée vers l'axe 14. De
plus, la force P d'ouverture, due notamment à la compression des joints d'étanchéité
de la portière, s'exerce très près de l'axe 9, contrairement à la force F. Par conséquent,
un effort faible suffit pour le déverrouillage. Cet effort est exercé sur la branche
17 du cliquet par une surface 29 du levier 11 par l'intermédiaire d'une patte 30 qui
fait partie du mécanisme de condamnation-décondamnation décrit plus bas, ceci dans
la position de décondamnation de ce mécanisme. Pour condamner la serrure, on déplace
la patte 30 vers l'axe 14 pour l'amener en regard d'une encoche 31 du levier 11 ;
le basculement de ce dernier devient alors inopérant.
[0022] Lorsque la serrure est décondamnée, l'éscamo- tage du cliquet 10 libère la fourche
8 ; lorsque la porte est ouverte, la sortie de la gâche 25 hors de l'entaille 13 ramène
cette fourche à sa position initiale, et le relâchement du bouton de commande utilisé
laisse l'ensemble du mécanisme de verrouillage revenir à sa position de la Fig. 1.
[0023] Le mécanisme de condamnation-décondamnation, désigné dans son ensemble par la référence
32 et représenté aux Fig. 1 et 3 à 5, comprend essentiellement un levier d'entrée
33, une plaquette d'actionnement 34, une biellette 35 qui se termine par la patte
30 indiquée plus haut, et un actionneur constitué par un moteur ou moto- réducteur
électrique 36 reçu dans un logement qui fait saillie sur la face avant du boîtier
2, située en avant du plan de la Fig. 1, et fait partie intégrante de ce boîtier.
[0024] Le levier 33 et la plaquette 34 sont montés oscillants sur un même axe horizontal
37 voisin du coin inférieur droit du boîtier 2. Le levier 33 comprend un disque 38
muni d'une lame métallique élastique 39 en demi-cercle, et une queue 40 qui sort du
boîtier par une fente latérale 41 de celui-ci et est reliée au barillet de la clé
5 par une tringle 42. Un écran 43 en arc de cercle, solidaire de la queue 40 à l'intérieur
du boîtier 2, obture en permanence la fente 41 lors des déplacements du levier 33
entre ses deux positions stables définies par la coopération élastique d'une bille
44 chargée par un ressort avec deux creux de la face avant adjacente du boîtier.
[0025] La plaquette 34 (Fig. 1 et 3) a la forme générale d'un L dont l'angle, monté sur
l'axe 37, forme un disque 45 qui reçoit le disque 38 du levier 33. La branche verticale
du L se termine par un secteur denté 46, et sa branche horizontale par un écran 47
en arc de cercle qui obture en permanence une fente latérale 48 du boîtier 2 opposée
à la fente 41. L'extrémité inférieure de la tringle 6 est accrochée au milieu de cet
écran 47.
[0026] La plaquette 34 présente du côté de la fente 41 un rebord périphérique 49 en saillie
qui longe la branche verticale du L et le disque 45. Ce rebord est interrompu en regard
de la fente 41 et traversé à cet endroit, avec un jeu circonférentiel notable, par
la queue 40 du levier 33, qui bute contre ce rebord dans chacune de ses positions
stables. Le pignon de sortie 50 du moto-réducteur 36 est situé dans le boîtier 2 proprement
dit et engrène directement avec le secteur denté 46 de la plaquette 34.
[0027] La biellette 35 porte la patte 30 à son extrémité supérieure et est articulée par
son extrémité inférieure sur un pivot 35A de la branche horizontale de la plaquette
34, de sorte que l'oscillation de cette plaquette dans le sens antihoraire déplace
la biellette 35 vers le bas et amène la patte 30 dans sa position de condamnation,
et inversement (Fig. 2). Le guidage en quasi-translation de la biellette 35 est assuré
d'une part par la face adjacente du cliquet 10, d'autre part par une configuration
appropriée du boîtier 2.
[0028] La serrure comporte encore un levier 51 détecteur de porte mal fermée (Fig. 1, 2
et 4). Ce levier est articulé par une extrémité sur un axe horizontal 52 situé entre
l'entaille 13 et la fente 48 du boîtier 2 et s'appuie élastiquement sur la région
inférieure de la fourche 8 par son autre extrémité 53 coudée. Cet appui est assuré
par l'action d'une appendice élastique 54 du levier 51 dont l'extrémité libre bute
sur le rebord supérieur de la fente 48. Une lame métallique 55 est fixée à la partie
médiane du levier 51. Cette lame, comme la lame 39 du levier 33, s'applique élastiquement
contre une plaquette de circuit imprimé 56 (Fig. 1 et 5) portée par la grande face
intérieure du boîtier 2.
[0029] Bien qu'on ne l'ait pas décrit en détail, tous les éléments de la serrure présentent
aux emplacements nécessaires des changements de plan appropriés pour leur permettre
d'effectuer leurs mouvements.
[0030] Le fonctionnement du mécanisme de condamnation 32 est le suivant.
[0031] Le véhicule considéré est équipé de plusieurs serrures, par exemple de quatre serrures,
dont au moins deux comportent une clé 5. Les serrures éventuelles dépourvues de clé,
notamment sur les portes arrière, sont identiques aux autres mais peuvent être dépourvues
du levier 33 et de la fente 41. Le véhicule comprend un distributeur électrique centralisé
(non représenté) qui fournit à tous les moteurs 36 de l'énergie électrique en fonction
des ordres qu'il reçoit. Chaque circuit imprimé 56 est relié au distributeur électrique
et à sa lampe témoin de porte mal fermée (voir plus loin) par un faisceau de câbles
terminé par un connecteur qui se clipse sur la partie inférieure du boîtier 2. Des
commutateurs du tableau de bord ou d'autres parties du véhicule peuvent également
donner au distributeur central divers ordres de condamnation ou décondamnation, par
exemle de décondamnation des serrures lorsque toutes ne sont pas à leur deuxième cran
de fermeture.
[0032] Quelle que soit la position du mécanisme de verrouillage, on supposera au départ
la porte décondamnée, c'est-à-dire la patte 30 située en regard de la surface 29 (Fig.
2) du levier 11, ce qui correspond à la position haute de la biellette 35 (Fig. 1).
[0033] Le début de l'actionnement d'une clé 5 quelconque amène la lame 39 du levier 33 en
contact avec des pistes du circuit imprimé 56 qui provoquent l'alimentation de tous
les moteurs 36 pendant un temps prédéterminé t. Pendant ce temps t, chaque moteur
entraîne en rotation sa plaquette 34 et fait changer de position la biellette 35,
en amenant les pattes 30 en regard de l'encoche 31 des leviers 11, ce qui assure la
condamnation simultanée des serrures. Ce mouvement est assez rapide pour s'effectuer
avant que la queue 40 du levier 33 actionné rattrape le jeu qui la sépare du rebord
49 de la plaquette 34 associée. Par suite, le levier 33 n'a pas à entraîner en rotation
le pignon 50 du moteur, et la manoeuvre de la clé est très douce et peut se poursuivre
sans effort jusqu'à ce que le levier 33 atteigne son autre position stable.
[0034] Si le circuit électrique est défectueux, le contact établi par la lame 39 n'a aucun
effet. Le levier 33 rattrape alors son jeu angulaire, attaque le rebord 49 et provoque
lui-même la rotation de la plaquette 34.
[0035] Dans les deux cas, la plaquette 34 peut également être manoeuvrée manuellement dans
un sens ou dans l'autre par la tringle 6, qui attaque l'extrémité 47 de sa branche
horizontale.
[0036] Lorsque la serrure est ouverte (Fig. 1) ou fermée au premier cran ou cran de sécurité,
l'extrémité 53 du levier 51 s'appuie sur une région circulaire 57 de diamètre minimal
de la fourche 8 qui part de l'entaille 12 et s'étend sur environ un demi-tour puis
est reliée à la surface 24 de diamètre maximal par une rampe 58.
[0037] Dans cette position, la lame 55, par l'intermédiaire du circuit imprimé 56, actionne
un avertisseur lumineux situé sur le tableau de bord du véhicule. Lorsque la fourche
8, tournant dans le sens horaire, arrive en position de verrouillage deuxième cran
(Fig. 2), l'extrémité 53 du levier 51 monte sur la rampe 58 et vient s'appuyer sur
la surface 24, ce qui éteint l'avertisseur de mauvaise fermeture de porte.
[0038] Dans ce mode de réalisation, le rapport de démultiplication de l'actionneur électrique
est choisi de manière à ce qu'en cas de panne électrique, l'entraînement du moteur
provoqué par le déplacement du levier de condamnation 33 nécessite un effort de manoeuvre
de la clé 5 ou de la tirette intérieure suffisamment faible pour assurer à l'utilisateur
un fonctionnement agréable. La variante de la Fig. 6 permet de supprimer totalement
cet entraînement manuel du moteur 36.
[0039] La serrure 1A de la Fig.6 possède le même mécanisme de verrouillage-déverrouillage
que la serrure 1, et son mécanisme de condamnation 32A comprend la même biellette
de condamnation 35. Cependant, l'extrémité inférieure de cette biellette est directement
articulée sur une queue supplémentaire 59 du levier 33 opposée à la queue 40. L'axe
d'articulation 60, qui est situé comme dans le premier mode de réalisation, forme
un téton cylindrique reçu dans une rainure 61 d'une roue à came 62 montée rotative
dans le boîtier 2. La périphérie extérieure de cette roue est dentée et engrène avec
le pignon de sortie 50 du moteur 36, lequel se trouve alors dans la région de l'entaille
13. La rainure 61 comprend un tour de spirale 63 dont les deux extrémités sont réunies
par un segment de droite radial 64.
[0040] Dans chacune des deux positions du mécanisme de condamnation, le téton 60 se trouve
en butée à une extrémité du segment 64. Ainsi, si le début du mouvement du levier33
actionné par clé ne provoque pas l'alimentation des moteurs 36, la poursuite de ce
mouvement manoeuvre la biellette 35, ce qui nécessite un effort négligeable, sans
entraîner la roue 62 et donc le moteur 36. Dans le cas contraire, chaque moteur 36
entraîne en rotation sa roue 62, ce qui manoeuvre toutes les biellettes 35, les faces
radiales 65 qui terminent la spirale 63 limitant cette rotation à un tour, de sorte
que la position de la roue 62 est identique serrure condamnée et serrure décondamnée.
[0041] Dans cette variante, on comprend qu'il n'est pas nécessaire que le distributeur central
alimente le moteur de la serrure actionnée manuellement par sa clé ou sa tirette intérieure.
De plus, le rapport de réduction entre l'angle de rotation du moteur et celui du levier
de condamnation 33 peut être beaucoup plus grand que dans le mode de réalisation précédent,
ce qui permet d'utiliser un moteur moins puissant, ou de disposer d'un effort plus
important, pour actionner le mécanisme de condamnation par le moteur sans pénaliser
les efforts de manoeuvre de ce mécanisme en cas de panne d'alimentation du moteur.
[0042] Dans chaque variante, le temps de changement de position du mécanisme de condamnation
par le moteur 36 est de l'ordre de la demi-seconde, c'est-à-dire du même ordre de
grandeur que le temps nécessaire pour tourner une clé 5 d'un demi-tour. Par suite,
on peut encore envisager la variante suivante, non représentée : on transforme le
levier 33 en un levier monostable rappelé vers une position stable unique, qui est
une position électriquement inactive. En tournant la clé d'une serrure quelconque,
on amène le levier correspondant dans une position instable, ce qui ferme le circuit
de tous les moteurs 36 pendant le temps nécessaire au changement d'état du mécanisme
de condamnation. Puis la clé est relâchée, le levier 33 revient à sa position neutre,
et l'alimentation des moteurs 36 est interrompue. Ceci permet de supprimer le distributeur
central, du moins en ce qui concerne la simple condamnation-décondamnation par clé.
[0043] Dans cette variante, comme précédemment, une surcourse possible du levier 33 actionne
manuellement le mécanisme de condamnation correspondant. Ce type de fonctionnement
est rendu possible par une modification évidente des jeux entre la queue 40 des leviers
33 et le rebord 49 des plaquettes 34.
[0044] Dans chaque variante, le mécanisme de verrouillage, qui est soumis à des contraintes
élevées, est de préférence en acier, alors que le mécanisme de condamnation, soumis
seulement à de faibles contraintes, peut être pour l'essentiel en matière plastique.
Les écrans 43 et 47 et le joint du levier 11 assurent une bonne étanchéité de la serrure
à la poussière et à l'eau de ruissellement.
[0045] On comprend que chaque variante du mécanisme de condamnation peut être combinée dans
un même boîtier de serrure à différents types de mécanismes de verrouillage-déverrouillage.
1. Serrure, notamment pour portière de véhicule automobile, comprenant un mécanisme
de verrouillage et de déverrouillage, un mécanisme de condamnation et de décondamnation
entraîné par un actionneur à moteur ou motoréducteur électrique (36), et un barillet
de serrure actionné par une clé (5) de commande manuelle du mécanisme de condamnation-décondamnation
et de commande de l'alimentation électrique de l'actionneur, caractérisée en ce que
le pignon de sortie (50) du moteur ou moto-réducteur (36) est situé dans le boîtier
(2) de la serrure (1 ; 1A) et engrène avec une came (62) comprenant une rainure (61)
qui présente une partie en spirale (63) dont les deux extrémités sont réunies par
un segment de droite radial (64), et en ce que le barillet de serrure, actionné par
la clé (5), est relié à un levier (33) contacteur d'alimentation de l'actionneur (36).
Ce levier contacteur (33) comportant un téton (60) engagé dans la rainure (61) précitée.
2. Serrure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le levier (33) porte une
lame métallique (39) appliquée élastiquement contre un circuit imprimé (56) porté
par le boîtier (2) de la serrure (1 ; 1A).
3. Serrure suivant la revendication 2, caractérisée en ce que le levier contacteur
(33) est également l'organe d'entrée manuelle du mécanisme de condamnation-décondamnation
(32, 32A).
4. Serrure suivant la revendication 3, caractérisée en ce que le levier contacteur
(33) est relié à la came (62) attaqué par le pignon de sortie (50) du moteur (36)
par une liaison présentant une course morte au moins dans chacune des positions de
condamnation et de décondamnation du mécanisme de condamnation-décondamnation (32,
32A).
5. Serrure suivant la revendication 4, caractérisée en ce que le pignon (50) engrène
avec un secteur denté (46) appartenant à une plaquette oscillante (34) du mécanisme
de condamnation-décondamnation (32), et en ce que le levier contacteur (33) tourillonne
sur le même axe entre deux butées (49) de cette plaquette avec un jeu angulaire.
6. Serrure suivant l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisée en ce que
le levier contacteur possède une seule position stable, qui est sa position médiane
inactive.
7. Serrure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 6, à fourche oscillante
et à deux crans de verrouillage, caractérisée en ce qu'elle comprend un levier d'avertissement
(51) sollicité en appui contre une surface de came (24, 57, 58) de la fourche (8)
et changeant de position lorsque la serrure atteint son deuxième cran de verrouillage,
ce levier étant relié à un dispositif d'alarme.
8. Serrure suivant la revendication 7, caractérisée en ce que le levier d'avertissement
(51) porte une lame métallique (55) appliquée élastiquement contre un circuit imprimé
(56) porté par le boîtier (2) de la serrure (1 ; 1A).
9. Serrure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, à fourche oscillante,
caractérisée en ce que la fourche (8) est constituée par une pièce présentant un trou
de montage oscillant et une entaille (12) de réception de la gâche (25) communiquant
avec ce trou, cette pièce étant pourvue d'un revêtement local de matière plastique
du trou et d l'entaille qui les sépare l'un de l'autre.
10. Serrure suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, caractérisée en ce
que le moteur ou motoréducteur (36) est reçu dans un logement en saillie sur le boîtier
(2) de la serrure et faisant partie intégrante de celui-ci.
1. A latch, in particular for a motor vehicle door, comprising a latching and unlatching
mechanism, a locking and unlocking mechanism driven by an actuator having an electric
motor-speed reducer unit or motor (36), and a latch barrel actuated by a key (5) manually
controlling the locking-unlocking mechanism and controlling the supply of electric
current to the actuator, characterised in that the output gear pinion (50) of the
motor-speed reducer unit or motor (36) is located in the case (2) of the latch (1
; 1A) and is in mesh with a cam (62) comprising a groove (61) which has a spiral portion
(63) whose two ends are interconnected by a radial straight segment (64), and the
latch barrel, actuated by the key (5), is connected to a supply contact lever (33)
of the actuator (36), this contact lever (33) comprising a pin (60) engaged in said
groove (61).
2. A latch according to claim 1, characterised in that the lever (33) carries a metal
strip (39) which is resiliently applied against a printed circuit (56) carried by
the case (2) of the latch (1 ; 1 A).
3. A latch according to claim 2, characterised in that the contact lever (33) is also
the manual input element of the locking-unlocking mechanism (32 ; 32A).
4. A latch according to claim 3, characterised in that the contact lever (33) is connected
to the cam, (62) driven by the output gear pinion (50) of the motor (36), through
a connection having a lost-motion travel at least in each of the locking and unlocking
positions of the locking-unlocking mechanism (32; 32A).
5. A latch according to claim 4, characterised in that the gear pinion (50) is in
mesh with a toothed sector (46) pertaining to a pivotal plate (34) of the locking-unlocking
mechanism (32), and the contact lever (33) is journalled on the same axis between
two abutments (49) of this plate with an angular clearance.
6. A latch according to any one of the claims 2 to 5, characterised in that the contact
lever has a single stable position which is its inoperative median position.
7. A latch according to any one of the claims 1 to 6, having a pivotal fork and two
latching positions, characterised in that it comprises a warning lever (51) biased
against a cam surface (24, 57, 58) of the fork (8) and changing position when the
latch reaches its second latching position, this lever being connected to an alarm
device.
8. A latch according to claim 7, characterised in that the warning lever (51) carries
a metal strip (55) resiliently applied against a printed circuit (56) carried by the
case (2) of the latch (1 ; 1 A).
9. A latch according to any one of the claims 1 to 8, having a pivotal fork, characterised
in that the fork (8) is formed by a member having a pivotal mounting aperture and
a notch (12) receiving the keeper (25) communicating with this aperture, this member
being provided with a local covering of plastics material for the aperture and the
notch which separates them from each other.
10. A latch according to any one of the claims 1 to 9, characterised in that the motor-speed
reducer unit or motor (36) is received in a housing which projects from the case (2)
of the latch and is an integral part of the case.
1. Schloß, insbesondere für Fahrzeugtüren, bestehend aus einem Verriegelungs-Entriegelungs-Mechanismus,
aus einem Blockier-Nichtblockiermechanismus, antreibbar von einem elektrischen Motor
oder Motorgetriebe (36), und aus einem Organ, das mittels eines Schlüssels (5) zur
manuellen Betätigung des Blockier-Nichtblockiermechanismus und zur Beschaltung der
elektrischen Versorgung des Motors betätigbar ist, dadurch gekennzeichnet, daß das
Ausgangsritzel (50) des Motors oder Motorgetriebes (36) in dem Gehäuse (2) des Schlosses
(1 ; 1A) sitzt und mit einer Nockenscheibe (62) kämmt, daß diese eine Nut (61) aufweist,
die einen spiralförmigen Teil (63) und einen radialen Teil (64) aufweist, der die
beiden Enden des spiralförmigen Teils (63) verbindet, daß das durch den Schlüssel
(5) betätigbare Organ mit einem Kontakthebel (33) für die elektrische Versorgung für
den Motor (36) verbunden ist und daß der Kontakthebel (33) einen Finger (60) aufweist,
der in der Nut (61) angeordnet ist.
2. Schloß nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Hebel (33) eine metallische
Lamelle (39) aufweist, die elastisch einer Druckschaltung (56) anliegt, welche von
dem Gehäuse (2) des Schlosses (1 ; 1A) gehalten wird.
3. Schloß nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß der Kontakthebel (33) zugleich
das Eingangsorgan zur manuellen Betätigung des Blockier-Nichtblockiermechanismus (32,
32A) ist.
4. Schloß nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Kontakthebel (33) mit der
Nockenscheibe (62), die durch das Ausgangsritzel (50) des Motors (36) angetrieben
wird, über eine Verbindung verbunden ist, die einen toten Gang in jeder Blockier-
und Nicht-Blockierlage des Blockier-Nichtblockiermechanismus (32; 32A) besitzt.
5. Schloß nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß das Ritzel (50) mit einem Zahnsektor
(46) kämmt, der an einer Schwingplatte (34) des Blockier-Nichtblockiermechanismus
(32) sitzt, und daß sich der Kontakthebel (33) mit einem Winkelspiel um dieselbe Achse
zwischen zwei Anschlägen (49) der Schwingplatte dreht.
6. Schloß nach einem der Ansprüche 2 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Kontakthebel
eine einzige stabile Lage besitzt, die seine mittlere inaktive Lage ist.
7. Schloß nach einem der Ansprüche 1 bis 6 mit einer Schwinggabel und zwei Verriegelungslagen,
dadurch gekennzeichnet, daß ein Warnhebei (51) vorgesehen ist, der sich an einer Nockenfläche
(24, 57, 58) der Gabel (8) abstützt und seine Lage ändert, wenn das Schloß seine zweite
Verriegelungslage einnimmt, wobei der Warnhebel mit einer Warnvorrichtung verbunden
ist.
8. Schloß nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß der Warnhebel (51) eine metallische
Lamelle (55) trägt, die sich elastisch an einer Druckschaltung (56) abstützt, die
am Gehäuse (2) des Schlosses (1 ; 1A) sitzt.
9. Schloß nach einem der Ansprüche 1 bis 8 mit einer Schwinggabel, dadurch gekennzeichnet,
daß die Schwinggabel (8) von einem Teil gebildet wird, das mit einem Loch zur schwingenden
Lagerung und mit einem Einschnitt (12) zur Aufnahme des Schließorgans (25) versehen
ist, der mit dem Loch verbunden ist, wobei das Teil im Bereich des Loches und des
Einschnittes mit einer Auskleidung aus Kunststoff versehen ist, die Loch und Einschnitt
voneinander trennt.
10. Schloß nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, daß der Motor
oder das Motorgetriebe (36) in einem Vorsprung des Gehäuses des Schlosses (2) sitzt,
mit dem es integriert ist.