(19)
(11) EP 0 065 435 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
17.07.1985  Bulletin  1985/29

(21) Numéro de dépôt: 82400719.9

(22) Date de dépôt:  22.04.1982
(51) Int. Cl.4F42B 27/06, F42B 13/46

(54)

Grenade d'intervention comportant une faible charge d'allumage

Granate für den zivilen Einsatz mit schwacher Zündladung

Riot grenade having a light ignition charge


(84) Etats contractants désignés:
BE CH DE GB IT LI

(30) Priorité: 11.05.1981 FR 8109301

(43) Date de publication de la demande:
24.11.1982  Bulletin  1982/47

(71) Demandeur: SOCIETE NATIONALE DES POUDRES ET EXPLOSIFS
F-75181 Paris Cédex 04 (FR)

(72) Inventeurs:
  • Cord, Paul-Philippe
    F-75009 Paris (FR)
  • Dupin, Etienne
    F-33720 Podensac (FR)
  • Fauconnier, Alain
    F-91710 Vert Le Petit (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] L'invention concerne une grenade d'intervention de type cylindrique, utilisable notamment soit comme grenade lacrymogène soit comme grenade fumigène, selon la composition pyrotechnique active mise en place, et cette grenade comprend au moins deux blocs à canal central de compositon pyrotechnique active, pouvant être mis à feu au moyen d'une composition d'allumage disposée sur au moins l'une des extrémités de ces blocs, et étant logés dans un boîtier extérieur ouvrable sous la poussée des gaz de combustion, cette grenade pouvant être munie d'un bouchon allumeur axial rapporté sur l'extrémité arrière.

    [0002] Les bouchons allumeurs qui équipent les grenades d'intervention comportent un retard pyrotechnique, de l'ordre par exemple de deux à trois secondes, avant que l'inflammateur de ces bouchons ne soit mis à feu et produise un flux thermique dirigé dans la grenade. Le fonctione- ment efficace de la grenade nécessite alors de placer tous les blocs de composition pyrotechnique active, dits blocs actifs, en régime de combustion stable, et de rompre le boîtier extérieur de manière à éjecter ces blocs actifs qui sont placés à l'intérieur de boîtes cylindriques métalliques comportànt des ouvertures de diffusion des gaz et des fumées de combustion.

    [0003] La mise en combustion stable des blocs actifs s'effectue au moyen d'une composition d'allumage, et actuellement plusieurs techniques différentes sont utilisées. Selon une première technique, la composition d'allumage recouvre la totalité de la surface initiale de combustion des blocs actifs, ce qui entraîne des difficultés de réalisation puisqu'il est nécessaire soit d'enduire à la fois la surface du canal du bloc et la ou les sections livres de ce bloc ce qui conduit à des dépôts de composition d'allumage qui présentent des épaisseurs variables en fonction de la viscosité initiale de cette composition, soit de recouvrir le bloc cylindrique, d'un tube interne, d'un tube externe et de deux rondelles d'allumage, comme cela est décrit dans le brevet US 3 795 197. De plus, lorsqu'une éjection est nécessaire, une charge relai généralement constituée par une ou plusieurs pastilles de poudre noire, ou une charge d'assistance d'allumage telle que mentionnée dans le brevet FR 2 430 591 est alors interposée entre d'une part les boîtes métalliques ou les blocs et d'autre part l'une des extrémités du boîtier extérieur.

    [0004] Selon une deuxième technique, qui est décrite notamment dans le brevet français 2 456 934, la composition d'allumage forme une saillie dans le canal central des blocs de composition et obstrue uu moins partiellement ce canal dans lequel s'écoule le flux thermique issu du bouchon allumeur. Cette seconde technique permet d'éviter l'utilisation d'une charge relai interne tout en améliorant la mise en combustion stable des blocs actifs, mais d'une part la masse de composition d'allumage nécessaire est sensiblement égale à la somme des masses de la composition d'allumage et de la charge relai, et d'autre part cette masse de composition n'est pas rigoureusement constante et dépend du pouvoir d'absorption du support qui constitue la saillie dans le canai central.

    [0005] Selon une autre technique décrite dans le brevet GB 383 963, la composition d'allumage est constituée de deux rondelles imprégnées en contact avec des blocs fumigènes, ces rondelles étant mises à feu au moyen de la charge principale d'allumage constituée par une capsule contenant de la poudre à base de nitrocellulose (gunpowder). Cette capsule est placée à l'extrémité d'un cordeau fusant qui est protégé extérieurement par une gaine inhibitrice, et qui est en contact avec la charge d'éjection. Cette technique nécessite l'utilisation de quatre éléments pyrotechniques dont l'un est notamment constitué de poudre à base de nitrocellulose, ce qui impose d'importantes conditions de sécurité pour fabriquer, pour transporter ou pour stocker ces grenades, et ce qui ne permet pas de réduire la masse totale des différentes compositions pyrotechniques réparties dans ces quatre éléments.

    [0006] La présente invention a pour but, d'une part de réduire la masse de la composition d'allumage tout en évitant d'avoir recours à une charge auxiliaire telle qu'une charge d'assistance à l'allumage ou une charge relai, et d'autre part d'avoir une masse constante de composition d'allumage dans chaque grenade fabriquée en grande série, et se caractérise en ce que, d'une part le canal central des blocs est muni d'un tube intérieur destructible dans les conditions thermodynamiques de la combustion des blocs, la composition d'allumage étant constituée de deux enductions qui adhèrent aux tubes intérieurs et qui sont situées en regard l'une de l'autre et ménagent entre elles un espace vide au centre de la grenade, et en ce que d'autre part le boîtier extérieur présente une résistance à l'ouverture qui est supérieure à 2 bars.

    [0007] Préférentiellement le tube intérieur est réalisé en un matériau combustible et présente une épaisseur inférieure à 2 millimètres, mais un tel tube peut également être constitué par une mince feuille métallique, en aluminium ou en étain par exemple, et ce matériau combustible est avantageusement un matériau rigide dérivé de la cellulose, tel que le celluloid ou l'acétate de cellulose. Selon une mise en oeuvre particulière, l'enduction d'allumage adhère, au bloc de composition pyrotechnique active, au tube intérieur, et à la surface latérale interne du conteneur dans lequel est placé le bloc, et le tube intérieur peut lui même être solidarisé au fond du conteneur pour former un ensemble résistant. Cependant, dans le cas où la grenade peut être soumise à des sollicitations brutales telles que des chocs ou de fortes vibrations, cette mise en oeuvre particulière peut alors être complétée par une entretoise qui est placée entre l'enduction d'allumage et le couvercle du conteneur, une entretoise tubulaire étant particulièrement adaptée.

    [0008] Préférentielement le boîtier extérieur de la grenade est un tube monobloc dont chaque extrémité est obturée par une fermeture, au moins l'une de ces fermetures pouvant être éjectée lorsque la pression d'allumage comprise entre 2 et 12 bars est atteinte, et la résistance à l'ouverture du boîtier extérieur peut même être portée à 20 bars lorsque les fermetures présentent la même résistance à l'éjection, de façon à ce que les deux fermetures soient éjectées quasi-simultanément pour ne pas trop augmenter la dispersion des conteneurs placés dans ce boîtier. Avantageusement chaque conteneur est une boîte métallique qui contient deux blocs de composition active empilés l'un sur l'autre, seul le bloc terminal étant recouvert par une enduction d'allumage.

    [0009] La mise en oeuvre de la présente invention permet notamment d'avoir une masse de l'enduction d'allumage qui est inférieure à 10 %, et même inférieure à 7 %, de la masse de la composition pyrotechnique active.

    [0010] Les avantages obtenus grâce à cette invention résultent essentiellement, d'une part de la limitation de la masse de la composition d'allumage, et d'autre part de la constance de la masse de cette composition dans chaque grenade ; en effet, les compositions pyrotechniques actives utilisées dans les grenades lacrymogènes ne sont pas des compositions sensibles aux chocs ou à la chaleur, et les conditions de sécurité imposées par les différentes législations pour fabriquer, pour transporter ou pour stocker ces grenades ne sont dues qu'à la présence des compositions sensibles utilisées pour l'allumage et éventuellement pour les charges relais. Ces conditions de sécurité nécessaires étant d'autant plus contraignantes et plus onéreuses que la quantité des compositions sensibles est importante, il est donc particulièrement avantageux de réduire la masse de composition d'allumage utilisée dans chaque grenade, surtout lorsque cette réduction permet également, d'une part de simplifier le procédé de préparation des blocs revêtus de leur composition d'allumage, tout en améliorant la résistance au vieillissement de ces grenades, et d'autre part d'augmenter la dispersion des boîtes métalliques placées dans le boîtier extérieur, du fait de l'ouverture de ce boîtier à une pression plus élevée, tout en améliorant la régularité et la reproductibilité de cette dispersion, du fait de la constance de la masse de la composition d'allumage dans chaque grenade.

    [0011] Dans ce qui suit, l'invention est exposée plus en détail à l'aide d'un dessin représentant un mode particulier d'exécution.

    [0012] La figure unique représente sensiblement à l'échelle 1 une grenade lacrymogène dont le boîtier extérieur (1) est constitué par un tube monobloc (1a) en carton sur lequel sont sertis le fond avant (2) et le fond arrière (3) réalisés en fer blanc. Le fond arrière est constitué essentiellement par le porte-bouchon allumeur (4) et par la couronne emboutie (5) dont le bord extérieur est rabattu pour former un sertissage enserrant l'extrémité du tube monobloc, la profondeur de pénétration de ce sertissage dans le carton étant déterminée pour que l'arrachement de ce fond arrière se produise pour une pression moyenne de 6 bars. Le fond avant (2) est constitué par un disque embouti dont le bord extérieur est rabattu pour former un sertissage qui enserre l'autre extrémité du tube monobloc, et la profondeur de pénétration de ce sertissage dans le carton est déterminée pour que l'arrachement de ce fond avant se produise pour une pression moyenne de 3,5 bars, ce qui permet un dépotage normal par l'avant de la grenade, le dépotage par l'arrière n'intervenant qu'exceptionnellement en tant que sécurité.

    [0013] Deux boîtes cylindriques métalliques (6, 7) identiques sont disposées, et calées au moyen de la rondelle (8) à l'intérieur du boîtier extérieur, et les fonds (9 et 10) de ces boîtes comportent une ouverture axiale dont le diamètre est légèrement inférieur au diamètre du filetage du porte-bouchon allumeur (4), tandis que les couvercles (11, 12) de ces boîtes comportent une ouverture axiale dont le diamètre est supérieur au diamètre de l'ouverture des fonds, et correspond sensiblement au diamètre des tubes intérieurs (13, 14) en acétate de cellulose placés à l'intérieur des boîtes cylindriques métalliques et qui sont collés sur les fonds (9, 10).

    [0014] Chacune de ces boîtes cylindriques (6, 7) comprend deux blocs (15, 16) de composition lacrymogène comportant un canal central dont le diamètre est supérieur au diamètre des ouvertures axiales des boîtes, et l'enduction d'allumage (17) qui est coulée sur le bloc terminal (16) adhère à ce bloc, au tube intérieur (13) et à la surface latérale interne de la boîte (7). Cette enduction d'allumage est réalisée à partir d'une suspension de 12 % de silicium et de 88 % de minimum dans un collodion constitué d'une partie de poudre à double base (nitrocellulose et nitroglycérine) pour dix parties en poids d'acétone, et après évaporation du solvant, l'enduction d'allumage forme une couche dure sur laquele peut prendre appui l'entretoise tubulaire (18) en carton qui est interposée entre cette enduction et le couvercle (11) et la boîte (7). Une telle enduction d'allumage présente une excellente adhérence sur une composition lacrymogène qui est à base d'un perchlorate à caractère alcalin, d'un liant organique et d'additifs minéraux, et dont le composé actif est l'orthochlorobenzaldéhydemalononitrile (C.S.). Les essais réalisés ont permis de déterminer qu'il suffisait d'une enduction d'allumage (17) correspondant à une masse de 5 grammes pour obtenir la combustion stable à pression ambiante des deux blocs de composition active (15) et (16) d'un poids total de 75 grammes dont la composition en poids est la suivante :

    - perchlorate d'ammonium : 32 %

    - lactose : 37 %

    - CS 7%

    - régulateurs de combustion


    et colorants : 24 %

    [0015] Toutefois il a été découvert qu'une telle limitation de la masse de l'enduction d'allumage n'est possible qu'à la condition que le boîtier extérieur reste fermé suffisamment longtemps pour que le flux thermique généré par l'enduction d'allumage assure une mise à feu complète des surfaces enduites des blocs actifs, et il a été constaté que les boîtiers extérieurs précédemment utilisés en convenaient pas, car leur résistance à l'ouverture était trop faible et leur ouverture se produisait trop rapidement. Les différents essais réalisés ont permis de vérifier au moins qualitativement l'intérêt de la combinaison de la nouvelle configuration d'allumage et de boîtiers extérieurs présentant une résistance à l'ouverture qui est moins égale à 2 bars, et même préférentiellement comprise entre 2,5 bars et 8 bars, et il a été constaté qu'il est toujours possible de réduire la quantité de la composition d'allumage, quels que soient les types de compositions actives utilisées, aussi bien dans le domaine des compositions lacrymogènes que dans le domaine des compositions fumigènes.


    Revendications

    1. Grenade d'intervention de type cylindrique, notamment grenade lacrymogène, qui comprend au moins deux blocs (15, 16) à canal central de composition pyrotechnique active, pouvant être mis à feu au moyen d'au moins une composition d'allumage (17) disposée sur au moins l'une des extrémités de ces blocs, et étant logés dans un boîtier extérieur (1) ouvrable sous la poussée des gaz de combustion, et qui peut être munie d'un bouchon allumeur axial rapporté sur l'extrémité arrière (4) de cette grenade, caractérisée en ce que d'une part le canal central des blocs (16) est muni d'un tube intérieur (13, 14) destructible dans les conditions thermodynamiques de la combustion des blocs, la composition d'allumage étant constituée de deux enductions (17) qui adhèrent aux tubes intérieurs (13, 14) et qui sont situées en regard l'une de l'autre et ménagent entre elles un espace vide au centre de la grenade et en ce que d'autre part le boîtier extérieur (1) présente une résistance à l'ouverture qui est supérieure à 2 bars.
     
    2. Grenade selon la revendication 1, caractérisée en ce que le tube intérieur (13) est réalisé en un matériau combustible et présente une épaisseur inférieure à 2 millimètres.
     
    3. Grenade selon la revendication 2, caractérisée en ce que le matériau combustible est un matériau rigide dérivé de la cellulose.
     
    4. Grenade selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les tubes intérieurs (13, 14) sont solidariés aux fonds (9, 10) des conteneurs (6, 7) placés à l'intérieur du boîtier extérieur (1).
     
    5. Grenade selon la revendication 1, caractérisée en ce qu'une entretoise (18) est placée entre l'enduction d'allumage (17) et le couvercle (11) du conteneur (7).
     
    6. Grenade selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisée en ce que chaque conteneur (6, 7) est une boîte métallique (6, 7) qui contient deux blocs (15, 16) de composition active empilés l'un sur l'autre, seul le bloc terminal (15) étant recouvert par une enduction d'allumage (17).
     
    7. Grenade selon l'une des revendications 1, 4, 5 ou 6, caractérisée en ce que la masse de l'enduction d'allumage (17) est inférieure à 10 % de la masse de la composition pyrotechnique active.
     
    8. Grenade selon la revendication 1, caractérisée en ce que le boîtier extérieur (1) est un tube monobloc dont chaque extrémité est obturée par une fermeture (2, 3), au moins l'une de ces fermetures pouvant être éjectée lorsque la pression d'allumage est atteinte.
     
    9. Grenade selon l'une des revendications 1 ou 8, caractérisée en ce que le boîtier extérieur (1) présente une résistance à l'ouverture qui est inférieure à 12 bars.
     
    10. Grenade selon la revendication 8, caractérisée en ce que les fermetures (2) et (3) présentent la même résistance à l'éjection, de façon à ce que ces deux fermetures soient éjectées quasi-simultanément.
     


    Claims

    1. Strike grenade of a cylindrical type, particularly a tear gas grenade, which comprises at least two blocks (15, 16), with a central channel, of an active pyrotechnic composition, capable of being ignited by means of at least one igniting composition (17) arranged on at least one of the ends of these blocks, and the blocks being housed in an outer casing (1) which can be opened by the pressure of the combustion gases, and grenade which can be equipped with an axial igniter stopper fixed onto the rear end (4) of this grenade, characterized in that, on the one hand, the central channel of the blocks (16) is equipped with an inner tube (13, 14) which can be destroyed in the thermodynamic conditions of the combustion of the blocks, the igniting composition consisting of two coatings (17) which adhere to the inner tubes (13, 14) and which are situated opposite each other and enclose between them an empty space in the middle of the grenade and in that, on the other hand. the outer casing (1) has an opening strength which is greater than 2 bars.
     
    2. Grenade according to Claim 1, characterized in that the inner tube (13) is made of a combustible material and has a thickness of less than 2 millimetres.
     
    3. Grenade according to Claim 2, characterized in that the combustible material is a rigid material derived from cellulose.
     
    4. Grenade according to one of Claims 1 to 3, characterized in that the inner tubes (13, 14) are integrally connected to the bottoms (9, 10) of the containers (6, 7) placed inside the outer casing (1).
     
    5. Grenade according to Claim 1, characterized in that a spacer (18) is placed between the ignition coating (7) and the cover (11) of the container (7).
     
    6. Grenade according to either of Claims 4 or 5, characterized in that each container (6, 7) is a metal box (6, 7) which contains two blocks (15, 16) of active composition, which are stacked on each other, only the end block (15) being covered with an ignition coating (17).
     
    7. Grenade according to one of Claims 1, 4, 5 or 6, characterized in that the mass of the ignition coating (17) is less than 10 % of the mass of the active pyrotechnic composition.
     
    8. Grenade according to Claim 1, characterized in that the outer casing (1) is a single-block tube each end of which is closed by a closure (2, 3), at least one of these closures being capable of being ejected when the ignition pressure is reached.
     
    9. Grenade according to either of Claims 1 or 8, characterized in that the outer casing (1) has an opening strength which is less than 12 bars.
     
    10. Grenade according to Claim 8, characterized in that the closures (2) and (3) have the same ejection resistance, so that these two closures may be ejected quasi-simultaneously.
     


    Ansprüche

    1. Interventionsgranate von zylindrischer Bauart, insbesondere Tränen erzeugende Granate, die wenigstens zwei Blöcke (15.16) mit zentralem Kanal und aus einer pyrotechnischen aktiven Zusammensetzung aufweist, die mittels wenigstens einer Zündzusammensetzung gezündet werden können, die sich auf wenigstens dem einen der Enden dieser Blöcke befindet, und die in einem äußeren Gehäuse (1) angeordnet sind, das durch den Schub der Verbrennungsgase geöffnet werden kann, und die mit einem axialen Zündstopfen versehen sein kann, der am hinteren Ende (4) dieser Granate angebracht ist, dadurch gekennzeichnet, daß einerseits der zentrale Kanal der Blöcke (16) mit einem inneren Rohr (13, 14) versehen ist, das unter den thermodynamischen Bedingungen der Verbrennung der Blöcke zerstörbar ist, wobei die Zündzusammensetzung aus zwei Überzügen (17) besteht, die an den inneren Rohren (13, 14) haften und die einander zugewandt angeordnet sind und zwischen sich einen leeren Raum in der Mitte der Granate bilden, und daß andererseits das äußere Gehäuse (1) einen Widerstand gegen Öffnen hat, der größer als 2 bar ist.
     
    2. Granate nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das innere Rohr (13) aus einem brennbaren Material hergestellt ist und eine Dicke von weniger als 2 mm hat.
     
    3. Granate nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das brennbare Material ein von Cellulose abgeleitetes starres Material ist.
     
    4. Granate nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß die inneren Rohre (13, 14) mit den Böden (9, 10) der Behälter (6, 7) fest verbunden sind, die innerhalb des äußeren Gehäuses (1) angeordnet sind.
     
    5. Granate nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß zwischen dem Zündüberzug (17) und dem Deckel (11) des Behälters (7) ein Abstandsrohr (18) angeordnet ist.
     
    6. Granate nach einem der Ansprüche 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Behälter (6, 7) ein metallisches Gehäuse (6, 7) ist, das zwei aufeinander gestapelte Blöcke (15, 16) aus aktiver Zusammensetzung enthält, wobei lediglich der Endblock (15) mit dem Zündüberzug (17) bedeckt ist.
     
    7. Granate nach einem der Ansprüche 1, 4, 5 oder 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Masse des Zündüberzugs (17) kleiner als 10 % der Masse der aktiven pyrotechnischen Zusammensetzung ist.
     
    8. Granate nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das äußere Gehäuse (1) ein einstückiges Rohr ist, von dem jedes Ende durch einen Verschluß (2, 3) verchlossen ist, wobei wenigstens einer dieser Verschlüsse ausgestossen werden kann, wenn der Zünddruck erreicht ist.
     
    9. Granate nach einem der Ansprüche 1 oder 8, dadurch gekennzeichnet, daß das äußere Gehäuse (1) einen Widerstand gegen Öffnen aufweist, der kleiner als 12 bar ist.
     
    10. Granate nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß die Verschlüsse (2 und 3) denselben Widerstand gegen Ausstossen haben, so daß diese beiden Verschlüsse fast gleichzeitig ausgestossen werden.
     




    Dessins