[0001] La présente invention a pour objet un procédé pour défaire une portion d'un fil textile,
tenue par au moins une de ses extrémités, et un dispositif pour la mise en oeuvre
de ce procédé.
[0002] Pour rattacher deux fils textiles, on peut faire un noeud qui donne une rattache
solide mais visible. On peut également faire une rattache sans noeud par différents
procédés. Cette rattache est moins visible que le noeud, mais elle affaiblit généralement
le fil. L'idéal consiste à recréer les conditions de torsion initiale du fil, comme
proposé, par exemple, dans le fascicule du brevet US 2 362 801 ou dans celui du brevet
US 3 903 680. Il ressort de ce dernier que pour obtenir une bonne résistance de la
rattache, les fibres des deux extrémités à rattacher doivent être préalablement séparées
de manière qu'elles puissent ensuite s'interpénétrer avant de les soumettre à une
torsion. Si l'on se contente de tordre ensemble les deux extrémités sans qu'il y ait
au préalable interpénétration des fibres, la résistance de la rattache est extrêmement
faible du fait que les deux faisceaux de fibres s'enroulent en hélice l'un autour
de l'autre, la plupart des fibres ne participant alors pas à la résistance de la rattache.
[0003] Pour obtenir un faisceau de fibres séparées en vue de permettre leur interpénétration
avec un autre faisceau de fibres, formé de la même manière à l'autre extrémité de
fil à rattacher, il suffit de détordre chacune de ces extrémités et de disposer les
fibres parallèlement les unes aux autres et séparées les unes des autres. Or, la séparation
des fibres par détorsion n'est possible que lorsqu'il s'agit d'un fil obtenu par filage
sur un métier à anneau-curseur. Par contre, il n'est pas possible de procéder ainsi
notamment avec des fils obtenus par le procédé de filage dit «open-end» ou avec ees
fils retors. Dans le premier cas, les fibres ne forment pas des hélices plus au moins
parallèles et régulières, mais sont beaucoup moins bien ordonnées, certaines s'étendent
longitudinalement et d'autres sont enroulées autour. Par conséquent, une simple détorsion
ne suffit pas à défaire une portion d'un tel fil puisque toute les fibres ne sont
pas tordues ensemble. Dans un fil retors, il faut d'abord défaire le retors et ensuite
défaire chaque fil, la torsion de retors et celle des fils étant de sens contraire.
[0004] Un mode de rattache de fil décrit dans le US-A-4 263 775 montre que l'on peut préparer
les extrémités de fils à rattacher en les tenant à une extrémité et en introduisant
leurs extrémités coupées dans deux buses d'aspiration. Selon ce document, il est prévu
de communiquer aux écoulement d'air de ces buses des mouvements tourbillonnaires destinés
à détordre les extrémités de fils et à faciliter la séparation des fibres non tenues
afin de les préparer en vue de la rattache. L'expérience a montré que ce mode de séparation
des fils n'est efficace que pour les fils filés selon le procédé à anneau-curseur,
mais pas dans le cas d'autres types de fils tels que ceux susmentionnés.
[0005] Il s'avère par conséquent que les procédé selon les documents US-A-4 263 775 et US-A-3
903 680 ne sont pas adaptés à tous les types de fil et qu'ils ne peuvent être mis
en oeuvre que s'il est possible de défaire les fibres par un autre moyen que la détorsion.
[0006] C'est précisément le but que la présente invention se propose d'atteindre, afin de
permettre la rattache notamment par torsion de fibres s'interpénétrant, quel que soit
le type de fil.
[0007] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé selon la revendication 1.
[0008] Elle a également pour objet un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé selon
la revendication 5.
[0009] Les caractéristiques et les avantages du procédé et du dispositif pour sa mise en
oeuvre ressortiront plus clairement de la description détaillée qui suit et dans laquelle
on décrit le principe utilisé dans le procédé et quelques formes d'exécution du dispositif
pour la mise en oeuvre du
[0010] procédé en se référant aux dessins annexés, donnés à titre d'exemple, dans lesquels:
La fig. 1 illustre schématiquement le principe utilisé dans le procédé.
La fig. 2 représente schématiquement une première forme d'exécution du dispositif.
La fig 3 est une coupe, à plus grand échelle, selon la ligne III-III de la fig. 2.
La fig. 4 est une vue en élévation d'un appareil de rattache, partiellement coupé,
muni de deux dispositifs selon une deuxième forme d'exécution.
La fig. 5 est une coupe, à plus grande échelle, selon la ligne V-V de la fig. 4.
La fig. 6 est une vue en élévation d'une variante de l'appareil de la fig. 4, muni
d'un dispositif selon une troisième forme d'exécution.
La fig. 7 est une vue selon la ligne VII-VII de la fig. 6.
[0011] La fig. 1 montre une portion de fil F dont une extrémité est fixée en P et dont l'autre
extrémité porte un poids M d'environ 5 à 10 g. Sous l'action de ce dernier le fil
va se détordre. S'il s'agit d'un fil obtenu sur un métier à anneau-curseur, le poids
M tombera après un certain nombre de tours entraînant avec lui les fibres détordues
qui ne sont pas retenues en P. Par contre, s'il s'agit d'un fil obtenu par le procédé
de filage «open-end», toutes les fibres ne participeront pas à la détorsion puisque
certaines d'entre elles n'ont pas participé directement à la torsion moyenne du fil,
de sorte que le poids M sera obtenu par ces fibres et ne tombera pas.
[0012] La fig. 1 montre, en outre, une lame vibrante L fixée sur un support de manière qu'elle
soit près du fil et parallèle à delui-ci. Un électro-aimant E, alimenté en impulsions
de courant par un générateur G, est disposé de manière à pouvoir faire vibrer la lame
L. En faisant vibrer la lame L, on communique des vibrations aux fibres du fil F,
ce qui aura pour conséquence la réduction de leur coefficient de frottement et leur
dislocation, de sorte que toutes les fibres non retenues en P se sépareront sous l'action
du poids M et celui-ci tombera au bout d'un certain temps pour autant que les fréquences
de la lame L et du système de pendule formé du fil F et du poids M soient différentes
et non harmoniques. En l'occurence, la fréquence de la lame L est de 100 Hz et la
séparation des fibres, sous l'action du poids M, se produit en quelques secondes.
On obtient donc à l'extrémité libre du fil F un faisceau constitué de toutes les fibres
retenues en P, dont la longueur correspond sensiblement à la longueur moyenne des
fibres. Ceci est un facteur important pour obtenir une bonne rattache du fil.
[0013] L'expérience décrite ci-dessus démontre l'efficacité du principe utilisé dans le
procédé selon la présente invention, principe selon lequel les vibrations communiquées
aux fibres d'un fil provoquent la diminution de leur coefficient de frottement et
la dislocation de toutes les fibres, donc également de celles qui n'ont pas participé
à la torsion moyenne du fil, ce que la détorsion seule ne permet pas d'obtenir.
[0014] Le dispositif représenté à la fig. 2 comprend un peigne C relié à un transducteur
T, associé à un générateur d'impulsions G par l'intermédiaire d'un amplificateur S.
Le transducteur T est associé à une vis sans fin V entraînée par un moteur D.
[0015] Pour défaire la portion de fil F, dont une extrémité est tenue en P, on insère les
dents du peigne C dans le fil F (fig. 3) et on les met en vibration au moyen de l'amplificateur
S. Comme on le voit à la fig. 3, les dents du peigne C sont agencées pour ouvrir le
fil F et faire en sorte que les fibres prises entre deux dents concervent une certaine
liberté de sorte que, lorsque le peigne C vibre, ses dents frappent les fibres et
leur communiquent ainsi des vibrations. Simultanément, l'ensemble formé du peigne
C, de l'amplificateur S et du transducteur T est entraîné par la vis sans fin V en
direction opposée au point de pincement P. Le déplacement du peigne C provoque la
détorsion des fibres et la séparation (élimination) des fibres non retenues au point
de pincement P. En outre, les vibrations réduisant le coefficient de frottement des
fibres provoquent la dislocation de celles-ci et facilitent la progression des dents
du peigne C. Dès que ce dernier arrive à une distance du point de pincement P correspondant
à la longueur des fibres, le fils est défait et les fibres non retenues en P sont
séparées et éliminées.
[0016] Le dispositif décrit ci-dessus permet d'obtenir un résultat assez satisfaisant, mais
à condition que le déplacement du peigne C soit relativement lent. Toutefois, malgré
une telle précaution, il arrive souvent qu'un blocage du peigne se produise. En outre,
les moyens pour faire vibrer l'organe vibrant sont assez complexes et onéreux, ce
qui est évidemment un inconvénient qui porte préjudice important à l'utilisation de
ce dispositif dans un appareil de rattache.
[0017] C'est la raison pour laquelle on a cherché une solution dans laquelle l'organe vibrant
est entraîné pneumatiquement, l'air sous pression étant largement disponible dans
l'industrie textile et la gamme de fréquences ne dépendant alors que de la fréquence
propre de l'organe vibrant qui peut être dimensionné en conséquence. En outre, l'énergie
transmise au fil peut être supérieure à l'énergie développée dans le dispositif décrit
ci-dessus.
[0018] Deux formes d'exécution d'un tel dispositif vont maintenant être décrites, chacune
dans le cadre d'un appareil de rattache auquel est associé le dispositif.
[0019] L'appareil illustré par la fig. 4 est, pour l'essentiel, celui représenté et décrit
dans le fascicule du brevet suisse No 623 290 auquel on pourra se référer pour plus
de détails, étant donné que l'on limitera la présente description aux éléments nécessaires
à la compréhension de l'invention.
[0020] Cet appareil comprend essentiellement deux broches 1 et 2 montées rotativement chacune
dans un support 3 et 4 respectivement, monté oscillant dans un bâti 5 selon un axe
orthogonal à celui de la broche. Chacune de ces broches 1 et 2 se termine à une de
ses extrémités par une tête circulaire 6, respectivement 7, fendue radialement 6a,
respectivement 7a, pour permettre au fil F de s'engager dans cette tête circulaire
6, respectivement 7 et de s'enrouler autour de la broche 1, respectivement 2. Les
supports 3 et 4 sont susceptibles d'occuper deux position chacun, l'une dans laquelle
les broches 1 et 2 sont coaxiales et l'autre dans laquelle elles sont parallèles l'une
à l'autre. Dans cette dernière position, représentée à la fig. 4, chacune des broches
1 et 2 se trouve en face de l'extrémité d'un conduit 8, respectivement 9, relié à
une source d'aspiration d'air 10. L'extrémité d'aspiration de chacun des conduits
est formée de deux parties 11a et 11b, respectivement 12a et 12b, qui s'étendent sensiblement
longitudinalement dans le conduit. Ces deux parties sont fixées l'une à l'autre, par
exemple au moyen de vis 13 (fig. 5). Le long de ces parties d'extrémité de chacun
des deux conduits 8 et 9 s'étend un élément de battement souple constitué par une
languette 14, respectivement 15, solidaire d'une patte de fixation 16, respectivement
17 serrée entre les dites parties d'extrémité 11 a et 11b, respectivement 12a et 12b
et formant avec la languette respective un T. Ces éléments de battement sont découpés,
de préférence, dans une membrane de caoutchouc d'environ 0,25 mm d'épaisseur. Chacune
des languettes 14 et 15 se trouve, de préférence, à proximité de l'axe longitudinal
du conduit respectif afin de pouvoir flotter librement dans celui-ci. La section de
ces conduits 8 et 9, au moins dans leur partie dans laquelle s'étend la languette
14, respectivement 15, est, de préférence, carrée ou rectangulaire pour que l'extrémité
libre de la languette puisse battre contre deux parois opposées du conduit. A proximité
de l'ouverture d'admission du fil de chacun des conduits 8 et 9, est fixé un peigne
18 et 19 respectivement. Dans chacun des conduits 8 et 9 débouche un canal 20 et 21
respectivement, destiné à l'admission d'air secondaire. Une paire de ciseaux formés
de deux lames d'acier 22 et 23 dont l'une 22 est montée coulissante par rapport a""
l'autre 23 et dont chacune est percée d'une ouverture 24 et 25 respectivement, est
disposée transversalement à chacun des conduits d'aspiration 8 et 9.
[0021] Pour préparer les deux extrémités de fil à rattacher, on introduit chacune d'elle
dans l'un des conduits 8 et 9 dans lesquels règne une légère dépression créée par
la source d'aspiration 10. Lorsqu'un certaine longueur de fil est introduite dans
chaque conduit, on fait tourner les broches 1 et 2 en sens opposés,.de manière que
sur chacune d'elle s'enroule une portion de fil respectif du fait de sa prise dans
la fente 6a, respectivement 7a, pratiquée dans la tête 6, respectivement 7, de la
broche 1, respectivement 2. On fait ensuite glisser les lames 22 par rapport aux lames
23 des deux paires de ciseaux, pour couper les fils dans les conduits au niveau des
ouvertures 24 et 25, de manière à obtenir dans la partie supérieure de chacun des
conduits 8 et 9 une portion de fil dont une extrémité est tenue par la broche respective.
[0022] Après cette opération préliminaire, identique à celle décrite dans le brevet suisse
623 290, on augmente le débit d'air aspiré à travers les conduits 8 et 9, pour mettre
en vibration (battement) les languettes 14 et 15 et pour exercer une force de traction
sur la portion de fil dans le conduit. Les battements de ces languettes contre les
fils provoquent la dislocation des fibres dans la zone soumise à ces battements. Comme
les fils sont simultanément aspirés, les fibres disloquées qui ne tiennent plus aux
brins de fil enroulés sur les broches 1 et 2 respectivement, se séparent de sorte
qu'un faisceau de fibres séparées apparaît à l'extrémité de chaque portion de fil
défait et peut être éliminé. Le reste des opérations de rattache s'effectue comme
décrit dans le brevet suisse susmentionné. Etant donné que la rattache proprement
dite ne fait pas l'objet de la présente invention, ces opérations ne seront pas décrites
ici et l'on se reportera à ce brevet pour obtenir davantage de détails à ce sujet.
[0023] Il est à noter que le coude ménagé dans chaque conduit 8 et 9 au-dessous des ciseaux
22, 23, permet, lors de l'enroulement du fil sur chacune des broches 1 et 2, d'induire
une certaine détorsion du fil dans la portion comprise entre la broche et le coude.
Le sens de torsion des fibres dans cette portion doit être opposé au sens de rotation
de la broche. Si, dans un fil «open-end» une partie appréciable des fibres ne sont
pas tordues, les vibrations communiquées à ces fibres par des languettes 14 et 15,
diminuent leur coefficient de frottement, de sorte que toutes les fibres qui ne sont
pas retenues par les broches 1 et 2 sont éliminées par le courant d'air circulant
dans les conduits, seules les fibres disloquées, retenues par les broches, restant
dans les conduits et formant les deux extrémités de fil à rattacher par torsion.
[0024] Il est facile de voir de la description des figs 4 et 5 que chacun des deux ensembles,
associé à l'appareil de rattache et formé d'un conduit 8, respectivement 9, ouvert
aux deux extrémités, d'un élément de battement souple 14, respectivement 15, et d'une
source d'apiration d'air, constitue un dispositif mettant en oeuvre le procédé selon
la présente invention.
[0025] On relève tout de suite la simplicité de ce dispositif, dans la mesure où seule l'adjonction
des languettes vibrantes 14 et 15 est nécessaire, les moyens (1, 2; 6, 7; 6a, 7a)
pour tenir une extrémité de la portion de fil à défaire, les conduits d'aspiration
8, 9 et la source d'aspiration d'air 10 qui constitue aussi bien les moyens pour faire
vibrer les languettes que les moyens pour produire la force nécessaire à séparer et
à éliminer les fibres non retenues, existant déjà dans l'appareil de rattache.
[0026] On a constaté que ce dispositif permet de défaire les fils qui ne pouvaient pas l'être
jusqu'ici sous le seul effet des moyens que comprend normalement un tel appareil de
rattache, c'est-à-dire au moyen des peignes 18 et 19 et du courant d'air dans les
conduits 8 et 9. Le fils est défait en un temps ne dépassant pas une seconde. Il est
évident que ce dispositif est de loin plus performant que les deux dispositif représentés
aux figs 1 et 2 respectivement. Il est d'une fiabilité bien plus grande, beoucoup
plus simple à réaliser et permet de réduire la durée de l'opération.
[0027] Les figs 6 et 7 illustrent une autre forme d'exécution du dispositif pneumatique
associé à un appareil de rattache qui fait l'objet du EP-A1-0 029 808 auquel on pourra
se rapporter pour obtenir davantage de détails sur la rattache proprement dite.
[0028] Les figs 6 et 7 n'illustrent que l'un des deux supports oscillants 28, porteur d'une
broche 29 montée rotativement autour d'un axe orthogonal à celui d'osciilation du
support 28 et munie d'une tête 19a fendue radialement. L'autre support, non représenté,
est parfaitement semblable au support 28 et n'est pas nécessaire à la compréhension
de l'invention étant donné que l'opération consistant à défaire les extrémités de
fil à rattacher est effectuée de manière symétrique sur les deux supports.
[0029] Le support 28 est solidaire d'un arbre tubulaire 30 auquel est fixé un bras radial
31 relié à la tige d'un piston d'entraînement 32. Un bras 33, dont une extrémité porte
un pignon conique 34, traverse l'arbre tubulaire 30. Ce pignon 34 est en prise avec
un deuxième pignon conique 35 calé sur l'arbre de la broche 29. Une platine 36 présentant
en substance un canal 37 et une chambre de distribution 40 dans laquelle débouche
un conduit d'admission 38 relié à une source d'air sous pression 39, est fixé sur
le support 28. La chambre de distribution 40 présente une buse 41 au niveau du canal
37, formé par une lèvre 42 formant un écoulement le long de la surface de ce canal.
Un conduit de dérivation 43 relie la chambre 40 à un alésage 44 dans lequel est fixé
un cône 45 dont le sommet est adjacent au fond du canal 37 et dont l'axe de révolution
est perpendiculaire au conduit de dérivation 43. L'air de ce conduit de dérivation,
dirigé vers le cône 45, rencontre le courant d'air principal sortant de la buse 41
et a pour rôle d'élargir localement ce courant. Cette particularité est cependant
indépendante de la présente invention.
[0030] Un second arbre tubulaire 46, relié à la tige d'un vérin 47 par un bras radial 48,
est monté pivotant autour de l'arbre tubulaire 30, ainsi qu'à travers un bâti 49.
Cet arbre tubulaire 46 est solidaire d'un second bras radial 50 à l'extrémité duquel
est pivotée une tige de fixation 51 reliée à un cadre 52. Une seconde tige de fixation
53, fixée au même cadre 52 est pivotée à travers un bras 54 parallèle au bras radial
50 et articulé à l'extrémité d'un autre bras radial 55 solidaire de l'arbre tubulaire
30, de manière à former un parallèlogramme déformable, porteur du cadre 52.
[0031] Le cadre 52 porte une membrane de caoutchouc naturel 56 d'environ 0,25 mm d'épaisseur,
qui présente une fente longitudinale 56a et deux fentes transversales 56b délimitant
deux languettes 56c dont les extrémités longitudinales sont adjacentes. Ce cadre 52
est susceptible d'occuper deux positions par rapport au support 28, commandées par
le vérin 47. Dans une de ces positions, le cadre 52 est adjacent à la platine 36 et
son canal 37, dans l'autre, représentée en traits mixtes à la fig. 6, il en est écarté.
[0032] Deux tubes d'aspiration 57 et 58, reliés à une source d'aspiration 59 sont disposés
de part et d'autre du support oscillant 28 et de sa platine 36, lorsque le support
se trouve dans la position représentée à la fig. 6. Ces tubes servent à tendre le
fil F à travers la platine 36 alors que le cadre 52 est écarté de cette platine et
à le faire passer contre le bord de la tête fendue 29a de la broche 29. La broche
29 est entraînée en rotation à l'aide de l'arbre 33 et des pignons 34 et 35. Le fil
F pénètre dans la fente de la tête 29a et est enroulé autour de la broche 29. Le sens
de rotation de la broche est choisi de manière à détordre la portion de fil comprise
entre la tête 29a et le tube d'aspiration 58, comme expliqué en détail dans le brevet
suisse susmentionné.
[0033] Une fois le fils enroulé autour de la broche 29, le cadre 52 porteur de la membrane
56, est amené, grâce à son système porteur à parallèlogramme déformable 50, 54 et
55, contre la platine 36, de manière que la membrane 56 recouvre le fil situé dans
le canal 37. De l'air sous pression est alors envoyé dans la chambre de distribution
40 et de celle-ci dans le canal 37. Le courant d'air traversant le canal fait vibrer
les languettes 56c qui battent le fil qui est en même temps soumit à une force de
traction due au frottement du courant d'air. Le fil se défait complètement et les
fibres non retenues par la broche 29 sont séparées et éliminées par le courant d'air.
[0034] Il ressort donc de la description des figs 6 et 7 que le dispositif selon l'invention,
incorporé à l'appareil de rattache, est formé du canal 37, de la membrane 56 avec
ses languettes 56c, et de la source d'air sous pression (avec les conduits la reliant
au canal 37).
[0035] Les essais ont démontré que ce dispositif permet de défaire rapidement un fil avec
une réussite complète, quel que soit le genre de fil. Il convient de remarquer qu'avec
certain fils, notamment avec les fils retors, il est nécessaire de couper le fil avant
de le défaire selon le procédé conforme à la présente invention. C'est la raison pour
laquelle un couteau mobile 60 est fixé à la platine 36 et un couteau fixe 61 est fixé
au bâti 49. Un léger basculement de la platine 36, par le vérin 32, permet d'effectuer
cette opération après laquelle le fil peut être soumis à la même opération que celle
décrite ci-dessus.
[0036] De façon générale, les éléments vibrants 56c, entraînés en vibration par le courant
d'air, ont été dimensionnés pour vibrer à des fréquences de l'ordre de 500 à 2000
Hz. On a pu constater que c'est dans cette gamme de fréquence avec des éléments en
un matériau aussi souple que le caoutchouc de l'ordre de 0,2 à 0,3 mm d'épaisseur
capable de vibrer, à ces fréquences, à des amplitudes de l'ordre du millimètre, que
les résultats sont les meilleurs.
[0037] Parmi les applications intéressantes du procédé et du dispositif selon la présente
invention, on peut citer, sans restriction, tous les cas de rattache des fils et notamment
la préparation des fils en vue de cette rattache, en particulier la préparation des
fils difficiles à défaire, tels que les fils «open
-end» et les fils retors. C'est ainsi que l'on peut appliquer ce procédé à la préparation
des fils «open-end» à rattacher hors ou dans la turbine de filage lors de ce filage.
1. Procédé pour préparer l'extrémité d'un fil textile formé de fibres destinée à être
rattachée à l'extrémité d'un autre fil ou à être introduite dans un dispositif de
filage selon lequel on défait une portion de ce fil textile (F) en la tenant par une
de ses extrémités et en soumettant l'autre extrémité à l'action aérodynamique d'un
écoulement gazeux s'écoulant en direction opposée à l'extrémité tenue, caractérisé
par le fait que l'on met en vibration un élément vibrant (14, 15, 56c), que l'on communique
les vibrations de cet élément aux fibres de ladite portion pour réduire le coefficient
de frottement entre ces fibres et défaire ainsi le fil et que l'on entraîne les fibres
ainsi séparées, non reténues à ladite extrémité, dans ledit écoulement gazeux.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on place dans ledit
écoulement gazeux au moins un élément souple à extrémité libre (14, 15, 56c) que l'on
tient à distance de cette extrémité libre pour la mettre en vibration par l'action
aérodynamique exercée par l'écoulement gazeux sur cet élément et que l'on place ladite
portion de fil à proximité de ladite extrémité libre de l'élément souple, pour la
soumettre à l'action des vibrations de cet élément souple.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on communique aux
fibres des vibrations dont la fréquence est comprise entre 500 et 2000 Hz.
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par le fait que l'on communique aux
fibres des vibrations de fréquence ultra-sonore.
5. Dispositif pour la mise en œuvre du procédé selon la revendication 1, caractérisé
par le fait qu'il comprend un conduit (8, 9; 58) pour recevoir au moins une extrémité
de ladite portion de fil à défaire, des moyens (10) pour former un courant d'air à
travers ce conduit, des moyens pour retenir la portion de fil à défaire par une extrémité
située en amont de la portion de fil soumise audit courant d'air, au moins un organe
vibrant (14, 15, 56) situé à proximité de ladite portion de fil, et des moyens d'entraînement
de cet organe vibrant (10, 39).
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ledit organe vibrant
est constitué par un élément souple (14, 15) fixé par une extrémité dans la partie
dudit conduit destiné à recevoir ladite portion de fil à défaire.
7. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé par le fait que ledit organe vibrant
est constitué par une paire de languettes (56c) obtenues par des incisions pratiquées
dans une membrane (56) de manière que les extrémités libres de ces languettes soient
adjacentes, et par le fait que la membrane (56) forme au moins une partie d'une paroi
d'un conduit (37) relié à une source d'air sous pression (39), cette membrane étant
disposée pour que la ligne de jonction des extrémités des languettes (56c) s'étende
le long du passage du fil dans ledit conduit (37.
1. Method for preparing the end of a textile thread made of fibers intended to be
retied to the end of another thread or to be introduced into a spinning device according
to which one loosens a portion of this textile thread by holding it from one end and
subjecting the other end to an aerodynamic action from a gaseous flow flowing in a
direction away from the end held, characterized in putting into vibration a vibrating
element (14, 15, 56c), transmitting these vibrations of this element to the fibers
of said portion to reduce the friction coefficient between the fibers and thus undo
the thread, and entraining the fibers thus separated, not retained at said end, in
said gaseous flow.
2. Method according to claim 1, characterized in placing in said gaseous flow at least
one flexible element with a free end (14, 15, 56c) which is held at a distance from
this free end to set up into vibration by reason of the aerodynamic action exerted
by the gaseous flow upon this element and in placing said portion of thread at close
proximity to said free end of the flexible element for it to be subjected to the action
of the vibrations of said flexible element.
3. Method according to claim 1, characterized in that one transmits to the fibers
vibrations whose frequency is comprised between 500 and 1000 Hz.
4. Method according to claim 1, characterized in that one transmits to the fibers
vibrations of ultrasonic frequency.
5. Device for bringing about the method according to claim 1, characterized in comprising
a duct (8; 9; 58) for receiving at least one end of said portion of thread to be unthreaded,
means (10) to form an air flow through this duct, means for retaining the portion
of thread to be undone by one end located upstream from the portion of thread subjected
to said air flow, at least one vibrating organ (14, 15, 56) located close to said
thread portion, and entraining means for this vibrating organ (10, 39).
6. Device according to claim 5, characterized in that said vibrating organ is constituted
by a flexible element (14, 15) fastened by one end in that part of said duct intended
to accept said portion of thread to be unthreaded.
7. Device according to claim 5, characterized in that said vibrating organ is constituted
by a pair of tongues (56c) obtained by providing slits in a membrane (56) ao that
the free ends of these tongues are adjacent one another, and in that the membrane
(56) forms at least one part of a wall of a duct (37) connected to a pressurized air
source (39), this membrane being arranged so that the line of junction of the tongue
ends (56c) stretches along the path of the thread in said duct (37).
1. Verfahren zum Vorbereiten des Endes eines aus Fasern bestehenden Textilgarnes,
das mit dem Ende eines anderen Garnes verbunden oder in eine Spinneinrichtung eingebracht
werden soll, wobei man eine Länge dieses Textilgarnes (F) aufdreht, indem man es an
einem seiner Enden hält und das andere Ende der aerodynamischen Wirkung einer Gasströmung
unterwirft, die in einer Richtung gegen das gehaltene Ende strömt, dadurch gekennzeichnet,
dass man ein Vibrationselement (14, 15, 56c) in Vibration bringt, dass man die Vibrationen
dieses Elementes auf die Fasern dieser Länge überträgt, um den Reibungskoeffizienten
zwischen den Fasern zu verringern und so das Garn aufzudrehen, und dass man die so
abgetrennten Fasern, die nicht an dem Ende gehalten sind, in der Gasströmung mitnimmt.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass man in dieser Gasströmung
wenigstens ein elastisches Element mit einem freien Ende (14, 15, 56c) anordnet, welche
man im Abstand von diesem freien Ende hält, um es durch die aerodynamische Wirkung
in Vibrationen zu versetzen, die durch die Gasströmung auf das Element ausgeübt wird,
und dass man die Länge des Garnes in der Nähe des freien Endes des elastischen Elementes
anordnet, um sie der Wirkung der Vibration des elastischen Elementes auszusetzen.
3. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass man den Fasern Vibrationen
der Frequenz zwischen 500 und 2000 Hz überträgt.
4. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass man den Fasern Vibrationen
von Ultraschallfrequenz überträgt.
5. Vorrichtung zur Durchführung des Verfahrens nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet,
dass sie eine Leitung (8, 9; 58) zur Aufnahme wenigstens eines Endes der aufzudrehenden
Garnlänge, Anordnungen (10).zur Bildung eines Luftstromes durch diese Leitung, Anordnungen
zum Halten der aufzudrehenden Garnlänge an einem Ende oberhalb der den Luftstrom ausgesetzten
Garnlänge, wenigstens ein Vibrationsorgan (14, 15, 56) nahe der Garnlänge und Mitnahmeanordnungen
dieses Vibrationsorganes (10; 39) umfasst.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass das Vibrationsorgan durch
ein elastisches Element (14, 15) gebildet ist, das mit einem Ende in jenem Teil der
Leitung befestigt ist, der zur Aufnahme der aufzudrehenden Garnlänge bestimmt ist.
7. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass das Vibrationsorgan aus
zwei Zungen (56c) gebildet wird, die durch Einschnitte in einer Membran (56) erhalten
werden, so dass die freien Enden dieser Zungen benachbart sind, und dass die Membran
(56) wenigstens einen Teil einer Wand der Leitung (37) bildet, die mit einer Druckluftquelle
(39) verbunden ist, wobei die Membran so angeordnet ist, dass die Verbindungslinie
der Enden der Zungen (56c) sich entlang des Fadendurchtrittes in der Leitung (37)
erstreckt.