[0001] La présente invention a pour objet un tube convertisseur d'image à balayage de fente.
[0002] L'enregistrement d'images avec un temps de pose extrêmement court permet de relever
le profil de l'évolution au cours du temps de phénomènes lumineux très brefs. Ainsi,
la cinématographie électronique ultra-rapide s'applique à un large domaine de recherches
et de disciplines très diversifiées : balistique, détonique, étude des cellules vivantes,
expérience conduite autour des lasers, etc...
[0003] La caméra à fente permet d'enregistrer photographiquement la variation au cours du
temps du niveau lumineux d'une image, à une dimension, des phénomènes à étudier. L'image
du phénomène à étudier est faite sur une photocathode d'un tube convertisseur d'image
de type classique comportant, outre la photocathode, une électrode de commande, des
électrodes d'accélération, une électrode de focalisation, une paire de déflecteurs
et un écran électroluminescent, éventuellement associé à un dispositif multiplicateur
d'électrons.
[0004] Le nombre d'électrons émis en chaque point de la couche photosensible de la photocathode
est proportionnel au niveau de lumière appliqué localement. Les électrons sont accélérés
et focalisés à l'emplacement de l'écran en phosphore par exemple, où une image visible
est réalisée. Lorsque le tube est au repos, les électrons sont bloqués au niveau de
la photocathode par un potentiel négatif appliqué sur l'électrode de commande ou sont
défléchis par une électrode d'obturation puis interceptés par une autre électrode.
[0005] Dans la caméra à fente, l'image réalisée sur la photocathode est délimitée par une
fente étroite dont il est fait l'image sur l'écran, le défilement de l'image de la
fente étant obtenu en appliquant sur les déflecteurs de l'optique de déflexion un
signal de balayage. Sur la fenêtre de sortie du tube, on observe selon l'axe de balayage
l'évolution de la brillance, en fonction du temps du phénomène lumineux mis à l'examen.
Selon l'axe perpendiculaire à l'axe de balayage, c'est-à-dire selon la plus grande
dimension de la fente, on relève l'évolution spatiale du même phénomène.
[0006] Le demandeur a divulgué dans le brevet n° 74 31136 déposé le 13 septembre 1974 un
tube convertisseur d'image à balayage de fente dans lequel la focalisation du faisceau
d'électrons est indépendante dans le plan de déflexion, ou plan temporel, et dans
le plan spatial. Les mises au point de l'image de la fente sur l'écran sont ainsi
facilitées. Les figures la et lb représentent respectivement de manière schématique
la forme du faisceau d'électrons dans le plan spatial et dans le plan de déflexion
dans un tube convertisseur d'image à balayage de fente selon ce brevet.
[0007] Sur la figure la, on a représenté la forme du faisceau électronique dans le plan
spatial entre la photocathode 2 et l'écran 4. Dans ce plan, l'image de la fente est
obtenue grâce à une lentille convergente réalisée par des électrodes 6 et 8, ladite
image se faisant sur l'écran 4 ou sur une galette de microcanaux 10 dans un système
de sortie comportant un multiplicateur d'électrons. De préférence, la lentille convergente
utilisée est une lentille quadrupolaire qui présente l'avantage de ne pas introduire
de grosses distorsions dans le plan spatial, puisqu'elle est dépourvue d'aberrations
du premier ordre. La trace du faisceau d'électrons dans le plan spatial porte la référence
12.
[0008] Sur la figure lb, on a représenté les moyens de déflexion du tube et l'allure du
faisceau électronique dans le plan de déflexion. Entre la photocathode 2 et l'écran
4 sont disposées successivement une électrode accélératrice 14, les électrodes 16
et 18 de la lentille quadrupolaire formant une lentille divergente dans le plan de
déflexion, une lentille de déflexion et de focalisation 20 et éventuellement une galette
de microcanaux 10.
[0009] L'optique de déflexion et de focalisation est constituée par trois paires de plaques
22, 24 et 26. Cette structure permettait, dans les tubes selon l'art antérieur dont
la longueur était limitée pour des raisons technologiques, d'éloigner physiquement
la lentille de déflexion de l'écran, ce qui contribue à diminuer la distorsion du
faisceau. Cependant, cette structure a pour corollaire l'impossibilité d'optimiser
indépendamment la focalisation et la déflexion du faisceau.
[0010] Un objectif de l'invention est de découpler la focalisation et la déflexion du faisceau
dans le plan de déflexion. Ceci permet notamment d'améliorer, par rapport à l'art
antérieur, la sensibilité de déflexion du faisceau.
[0011] D'autre part, on constate que sur la figure lb, il est nécessaire de prévoir un diaphragme
28 en entrée de l'optique de focalisation et de déflexion 20, ceci afin que le faisceau
d'électrons 30 qui diverge à la sortie des plaques 16 et 18 de la lentille quadrupolaire
ne vienne frapper ladite optique de focalisation et de déflexion. La proportion de
courant intercepté est importante. Elle est imposée par la dimension du diaphragme
28 et par la divergence créée par la lentille quadrupolaire réglée pour faire, dans
le plan spatial, l'image de la fente sur l'écran.
[0012] L'invention propose d'adjoindre une lentille convergente dans le plan de déflexion,
en amont de la lentille quadrupolaire afin de limiter la largeur du faisceau en sortie
de ladite lentille quadrupolaire et ainsi de limiter l'importance du courant intercepté.
[0013] La présence de deux lentilles convergentes dans le plan de déflexion avant et après
la lentille quadrupolaire donne en outre une infinité de combinaisons de réglage des
deux lentilles qui permet d'avoir sur l'écran l'image de la fente. Ces différents
réglages permettent de fixer soit le courant collecté, soit l'épaisseur de la trace
du faisceau sur l'écran, c'est-à-dire la résolution, qui dépend de la largeur du faisceau
en entrée du déflecteur.
[0014] Il est donc ainsi possible dans certaines applications d'optimiser le courant collecté
au détriment de l'épaisseur de la trace. Inversement, il est possible d'optimiser
le nombre de points suivant l'axe spatial au détriment du courant collecté.
[0015] L'invention est donc un perfectionnement aux tubes convertisseurs d'image à balayage
de fente connus. Elle permet, tout en conservant la résolution temporelle de ces tubes,
d'améliorer la résolution spatiale.
[0016] De manière précise, l'invention a pour objet un tube convertisseur d'image à balayage
de fente destiné à observer des phénomènes lumineux d'évolution rapide par balayage
sur un écran de l'image d'une fente, ladite fente recueillant sur une photocathode
la lumière envoyée par le phénomène lumineux à étudier, et émettant un faisceau d'électrons,
ledit tube comprenant ladite photocathode, une électrode de commande, une électrode
accélératrice et une optique de déflexion et de focalisation du faisceau d'électrons
située entre l'électrode accélératrice et l'écran, ladite optique de déflexion et
de focalisation comprenant un premier moyen électronique pour faire l'image de la
plus grande dimension de ladite fente sur l'écran et un second moyen électronique
indépendant du précédent pour focaliser et défléchir le faisceau, dans le plan de
l'écran, dans une direction perpendiculaire à la direction précédente, ledit second
moyen électronique comprenant, entre l'électrode accélératrice et l'écran, une lentille
de focalisation suivie d'une électrode de déflexion, ladite lentille de focalisation
faisant l'image de la plus petite dimension de la fente sur l'écran et limitant la
largeur du faisceau en entrée de l'électrode de déflexion.
[0017] Ainsi, la focalisation et la déflexion du faisceau d'électrons dans le plan de déflexion
sont indépendantes. Il est ainsi possible d'optimiser chacune de ces deux fonctions.
[0018] Selon un mode de réalisation préféré de l'invention, l'optique de focalisation et
de déflexion comporte, entre l'électrode accélératrice et l'écran, une lentille plane
convergente, une lentille quadrupolaire, une autre lentille plane convergente et une
électrode de déflexion.
[0019] Selon un autre mode préféré de réalisation, l'électrode de déflexion constitue une
ligne à propagation d'onde.
[0020] Ceci améliore la sensibilité de déflexion du faisceau.
[0021] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront mieux après la
description qui suit d'exemples de réalisation donnés à titre explicatif et nullement
limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquelles :
- les figures la et lb, déjà décrites, représentent l'allure du faisceau d'électrons
dans le plan spatial et dans le plan de déflexion d'un tube convertisseur d'image
à balayage de fente selon l'art connu,
- la figure 2 est un schéma en perspective d'un mode de réalisation du tube convertisseur
selon l'invention,
- les figures 3a et 3b représentent la forme du faisceau d'électrons dans le plan
spatial et dans le plan de déflexion du tube convertisseur de la figure 2,
- les figures 4a et 4b illustrent la modification du faisceau électronique due à l'électrode
accélératrice dans le plan spatial et dans le plan de déflexion,
- les figures 5a et 5b représentent deux vues de la lentille quadrupolaire, respectivement
en coupe sur la figure 5a et de côté sur la figure 5b,
- la figure 6 représente un mode de réalisation des lentilles planes convergentes
dans le plan de déflexion,
- la figure 7 représente un mode de réalisation de l'électrode de déflexion, et
- la figure 8 illustre un mode de réalisation d'un moyen d'obturation du tube.
[0022] Sur la figure 2, on a représenté un mode de réalisation d'un tube convertisseur selon
l'invention. La lumière du faisceau 32 est concentrée par un système optique (non
représenté) sur la photocathode 2 dans un rectangle 34 constituant la fente émettrice
d'électrons. Le tube convertisseur comprend également une électrode accélératrice
14, une lentille plane convergente 36, une-lentille quadrupolaire 38, une autre lentille
plane convergente 40, une électrode de déflexion 42 et un écran 4. Dans ce mode de
réalisation, on n'a pas représenté les moyens d'obturation du tube. Ceux-ci seront
décrits en référence à la figure 8.
[0023] De manière classique, l'image sur l'écran est reprise par un intensificateur de brillance
qui peut être soit à l'intérieur du tube (galette de microcanaux), soit à l'extérieur
du tube. Dans certains cas, la présence d'un intensificateur de brillance dans le
tube introduit un bruit de fond important. Il est alors préférable d'utiliser un intensificateur
de brillance extérieur tel qu'une matrice de cellules à dispositifs à transfert de
charges (en anglais CCD).
[0024] L'électrode accélératrice 14 est reliée à une source de tension positive 44 ; les
trois paires de plaques de la lentille convergente 36 sont reliées à une source de
tension 46 ; les deux électrodes 6 et 8 de la lentille quadrupolaire 38 sont reliées
à une même alimentation de tension positive 48, alors que les deux autres électrodes
en regard 16 et 18 sont reliées à une même alimentation de tension négative 50 ; les
trois paires de plaques de la lentille de convergence 40 sont reliées à une source
de tension 52 et l'électrode de déflexion 42 à une source de tension 54.
[0025] Dans le plan spatial, soit le plan xOz, - l'image de la fente 34 est obtenue grâce
à la lentille convergente réalisée par les électrodes 6 et 8 de la lentille quadrupolaire,
ladite image se faisant sur l'écran 4. Dans le plan de déflexion, soit le plan yOz,
l'électrode 42 défléchit selon la direction Oy (axe temporel) l'image de la photocathode
sur l'écran 4.
[0026] Sur la figure 3a,
"on a représenté la forme du faisceau électronique dans le plan spatial entre la photocathode
2 et l'écran 4. Le potentiel appliqué par l'alimentation 48 de la figure 2 aux électrodes
6 et 8 est tel que, dans le plan spatial xOz, l'image de la fente de la photocathode
est réalisée sensiblement sur l'écran 4. Le faisceau- électronique est représenté
en 56.
[0027] Sur la figure 3b, on a représenté l'allure du faisceau électronique dans le plan
de déflexion yOz. Le faisceau électronique 58 est accéléré par l'électrode accélératrice
10, puis il est préfocalisé par la lentille plane convergente 36 avant d'être rendu
divergent par les électrodes 16 et 18 de la lentille quadrupolaire. Il pénètre ensuite
dans la lentille plane convergente 40, après avoir été éventuellement diaphragmé par
un diaphragme 60, pour être focalisé sur l'écran 4. Le courant arrêté par le diaphragme
60 peut être réglé grâce à la lentille de pré- focalisation 36.
[0028] En aval de la lentille convergente 40, le faisceau 58 traverse l'électrode de déflexion
42 qui assure la fonction de balayage du faisceau sur l'écran. De préférence, cette
électrode de déflexion constitue une ligne à propagation d'onde. Le signal de tension
de déflexion se propage alors sur la ou les plaque(s) de déflexion à la même vitesse
que le faisceau d'électrons.
[0029] Sur la figure 4a, on a représenté la photocathode 2 et l'électrode accélératrice
10 ainsi que le schéma des faisceaux issus de la photocathode tels que les faisceaux
62 et 64. Le point de première convergence est situé en 66 et l'image de la photocathode
donnée par l'électrode accélératrice 10 est représentée en pointillé en 68. La position
du point de première convergence 66 de l'image de la photocathode 68 et la hauteur
du point de première convergence varient en fonction du rapport e/d, où e est la demi-largeur
de la fente de l'électrode accélératrice 10 et d la distance entre la photocathode
et l'électrode accélératrice.
[0030] Sur la figure 4b, on a représenté dans le plan spatial la photocathode émettant des
faisceaux d'électrons tels que 70, 72 et 74, l'image 76 de la photocathode donnée
par l'électrode accélératrice 10 dans ce plan étant située en aval.
[0031] Sur les figures 5a et 5b, on a représenté la lentille quadrupolaire 38. Cette lentille
est formée selon ce mode de réalisation de quatre arcs hyperboles équilatères, les
arcs en vis-à-vis 16 et 18 étant portés au potentiel +V et les arcs 6 et 8 au potentiel
-V. Sur la figure 4b, on a représenté la même lentille quadrupolaire de longueur 1
1 vue de côté en coupe selon le plan yOz.
[0032] Le potentiel à l'intérieur d'une telle lentille est de la forme V = A(y
2 - x
2) ; la lentille est convergente dans le plan xOz, ∂V/∂x = -2Ax, et divergente dans
le plan yOz, ∂V/∂y = +2Ay.
[0033] On utilise la propriété de convergence de la lentille quadrupolaire 38 pour faire
l'image de la fente 34 de la photocathode 2 sur l'écran. Dans le plan spatial, le
faisceau issu de la photocathode 2 a des dimensions qui ne sont pas négligeables par
rapport à la distance inter-électrode 2a. C'est donc dans le plan spatial que les
aberrations de la lentille quadrupolaire altéreront la qualité de l'image.
[0034] Dans le plan de déflexion, la hauteur de la fente étant par exemple de 1 mm, la hauteur
du faisceau sera faible devant 2a, de l'ordre du centimètre, et les aberrations négligeables.
L'avantage de la lentille quadrupolaire sur la lentille convergente simple est de
ne pas introduire de grosses distorsions dans le plan spatial puisqu'elle est dépourvue
d'aberrations du premier ordre.
[0035] La forme des électrodes permettant de réaliser le champ quadrupolaire est, comme
on l'a vu une branche d'hyperbole équilatère. Cette forme étant difficile à usiner,
on la remplace, dans une variante de l'invention, par un arc de cercle osculateur.
[0036] Sur la figure 6, on a représenté un mode de réalisation d'une lentille convergente
dans le plan de déflexion tel que les lentilles 36 et 40. Cette lentille est constituée
de trois paires de plaques 78,80 et 82. Les plaques 78 et 82 sont à la masse, et la
plaque 80 à un potentiel négatif. Ce potentiel est réglable et peut être ajusté indépendamment
pour chacune des lentilles 36 et 40 situées de part et d'autre de la lentille quadrupolaire
38. Ceci permet, tout en focalisant le faisceau sur l'écran, de modifier son épaisseur
à l'entrée de l'optique de déflexion, ce qui conditionne l'épaisseur de la trace sur
l'écran. La résolution temporelle peut ainsi être réglée en fonction de chaque application.
L'épaisseur minimale de la trace sur l'écran est très sensiblement plus petite que
dans les tubes selon l'art connu.
[0037] On a représenté sur la figure 7 un mode de réalisation de l'électrode de déflexion
42.
[0038] Un des problèmes importants qui apparaît lorsque l'on défléchit un faisceau électronique
est la défocalisation de déflexion. Lorsqu'on dévie un faisceau d'électrons au moyen
de plaques, porté à des potentiels positif et négatif par rapport à un potentiel moyen,
on voit la trace s'épaissir de part et d'autre de la position médiane. Cet épaississement
est dû a l'effet de lentille convergente créé par l'application sur les plaques des
tensions de déflexion : les électrons proches des plaques positives sont accélérés
et étant plus rapides sont moins déviés que les électrons axiaux.
[0039] Au contraire, les électrons plus proches des plaques négatives sont ralentis, donc
davantage déviés, si bien que le croisement des trajectoires s'effectue plus près
que voulu de la sortie des plaques de déflexion. On montre quel'épaisseur de la trace
est proportionnel à ω/(l
2.L) où ω est la largeur du faisceau en entrée de l'optique de déflexion, 1
2 la longueur des plaques de déflexion et L la distance entre l'entrée des plaques
de déflexion et l'écran.
[0040] L'épaisseur du faisceau ne peut être réduite si l'on souhaite conserver la majeure
partie du courant transporté. De plus, la longueur des plaques 1
2 ne peut être augmentée sans amputer la bande passante du système de déflexion. Il
y a donc intérêt à accroître la longueur L dans les limites compatibles avec la longueur
du tube.
[0041] La bande passante du système de déflexion est limitée par le temps de transit des
électrons du faisceau entre les plaques. Pour atteindre des vitesses de balayage élevées,
on utilise un système de déflecteur divisé à propagation d'onde c'est-à-dire un système
dans lequel le signal de déflexion accompagne les électrons du faisceau. Ceci permet
d'obtenir un déflecteur simple, à forte sensibilité, donc avec une tension de déflexion
faible, et à très grande bande passante.
[0042] L'optique de déflexion 42 représentée sur la figure 7 comprend une plaque 84 mise
à un potentiel constant et une plaque 86 formant une ligne en zigzag telle que la
rampe de tension se propage, dans la direction Oz, à la vitesse des électrons du faisceau.
Pour permettre une bonne propagation du signal de balayage, l'ensemble fils d'arrivée,
connecteurs et ligne en zigzag doit être adapté à l'impédance et refermé sur l'impédance
caractéristique. Ceci est réalisé par une résistance 87 disposée entre la plaque 86
et la masse. L'adaptation est enfin ajustée au moyen d'une contre plaque 88 portée
au potentiel de la masse.
[0043] Lorsque le tube est au repos, les électrons peuvent être bloqués de manière connue
au niveau de la photocathode par un potentiel négatif appliqué sur une électrode de
commande disposée entre la photocathode et l'électrode accélératrice. Un signal électrique
de forme rectangulaire positif est alors superposé à ce potentiel négatif de polarisation
pour obtenir l'ouverture du tube. Ce mode de réalisation n'est pas toujours le plus
adapté, notamment lorsque la distance entre la photocathode et l'électrode accélératrice
est de l'ordre de quelques millimètres seulement et que le potentiel de l'électrode
accélératrice est élevé, par exemple supérieur à 10 kV.
[0044] On a représenté sur la figure 8 un autre mode de réalisation d'un système d'obturation
du faisceau électronique. Sur cette figure, représentant en coupe les différents éléments
du tube, on a ajouté une première lentille d'obturation 90 entre la lentille convergente
36 et la lentille quàdrupolaire 38, et une seconde lentille d'obturation 92 entre
la lentille convergente 40 et l'électrodede déflexion 42. L'obturation est réalisée
par déflexion du faisceau électronique en polarisant une des électrodes de la lentille
90.
[0045] L'impact des électrons sur la lentille 92 engendre des électrons secondaires dont
il serait pré- 'judiciable qu'ils puissent se propager dans le tube. Pour empêcher
cela, il suffit de confiner les électrons secondaires dans l'espace délimité par la
lentille 92 en appliquant sur ladite lentille un potentiel supérieur au potentiel
de la lentille convergente 40. Une tension de quelques centaines de volts est suffisante
pour assurer l'obturation.
[0046] En conclusion, on va indiquer les caractéristiques géométriques et électriques d'un
mode de réalisation de l'invention :
- distance photocathode-écran : 500 mm,
- dimensions de la fente de la photocathode : 1x12 mm,
- grandissement dans le plan spatial : 2,
- dimensions de la fente accélératrice : 2x12 mm,
- lentille quadrupolaire, 11=96,5 mm, a=14,4 mm,
- électrode de déflexion : 12=69 mm, L=223 mm, ω=2,8 mm, sensibilité 0,08 mm/V
- plage utile de l'écran 24x32 mm,
- potentiel d'accélération : 15000 V,
- potentiel de la lentille quadrupolaire : + 219 V,
- potentiel de blocage de l'électrode d'obturation : - 500 V,
- potentiel des lentilles planes convergentes : 500 V,
- sensibilité de déflexion : 0,08 mm/V,
- défocalisation de déflexion : 1= 25 µm,
- résolution spatiale dans le sens de la fente : 25 pl/mm,
- distorsion inférieure à 2%,
- épaisseur de la trace dans le plan de déflexion : 40 µm,
- résolution temporelle le long de la fente : 1 picoseconde.
1. Tube convertisseur d'image à balayage de fente destiné à observer des phénomènes
lumineux d'évolution rapide par balayage sur un écran (4) de l'image d'une fente (34),
ladite fente recueillant sur une photocathode (2) la lumière envoyée par le phénomène
lumineux à étudier, et émettant un faisceau d'électrons (12, 30, 58), ledit tube comprenant
ladite photocathode (2), un moyen d'obturation (90, 92), une électrode accélératrice
(14) et une optique de déflexion et de focalisation du faisceau d'électrons située
entre l'électrode accélératrice et l'écran, ladite optique de déflexion et de focalisation
comprenant un premier moyen électronique pour faire l'image de la plus grande dimension
de ladite fente sur l'écran et un second moyen électronique indépendant du précédent
pour focaliser et défléchir le faisceau, dans le plan de l'écran, dans une direction
perpendiculaire à la direction précédente, ledit tube étant caractérisé en ce que
ledit second moyen électronique comprend, entre l'électrode accélératrice et l'écran,
une optique de focalisation suivie d'une électrode de déflexion, ladite optique de
focalisation faisant l'image de la plus petite dimension de la fente sur l'écran et
limitant la largeur du faisceau en entrée de l'électrode de déflexion.
2. Tube convertisseur d'image selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'optique
de focalisation et l'électrode de déflexion comporte, entre l'électrode accélératrice
(14) et l'écran (4), une lentille plane convergente (36), une lentille quadrupolaire
(38), une autre lentille plane convergente (40) et une électrode de déflexion (42).
3. Tube convertisseur d'image selon l'une quelconque des revendications 1 et 2, -caractérisé
en ce que l'électrode de déflexion (42) forme une ligne à propagation d'onde.
4. Tube convertisseur selon l'une quelconque des revendications 2 et 3, caractérisé
en ce que la fente de la photocathode (2) a une forme rectangulaire, d'axes perpendiculaires
Ox et Oy, l'axe Ox étant parallèle au grand côté du rectangle de centre 0, et en ce
que l'électrode accélératrice (14) est munie d'une fente parallèle à l'axe Ox, le
faisceau électronique créé par impact de la lumière sur la photocathode étant accéléré,
selon l'axe Oz perpendiculaire à Ox et Oy, par un potentiel positif appliqué sur l'électrode
accélératrice (14), en ce que la lentille quadrupolaire (38) convergente dans le plan
xOz, dit plan spatial, est divergente dans le plan yOz, dit plan de déflexion, et
en ce que chaque lentille plane (36, 40) est convergente dans le plan yOz de déflexion
et en ce qu'une alimentation électrique applique une tension variable entre les électrodes
de déflexion (42) pour défléchir dans la direction Oy le faisceau électronique en
fonction du temps.
5. Tube convertisseur selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé
en ce que la photocathode (32) est plane.
6. Tube convertisseur selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé
en ce que la lentille quadrupolaire (38) est constituée par quatre électrodes cylindriques
(6, 8,16, 18) de génératrices parallèles à l'axe Oz, et dont les sections droites
dans un plan parallèle au plan xOy sont sensiblement des portions d'hyperboles équilatères,
deux électrodes en vis-à-vis étant portées à un potentiel positif et les deux autres
électrodes en vis-à-vis à un potentiel négatif.
7. Tube convertisseur selon l'une quelconque des revendications 2 à 5, caractérisé
en ce que la lentille quadrupolaire (38) est constituée par quatre électrodes cylindriques
et a-génératrice parallèle à l'axe Oz, et dont les sections droites dans un plan parallèle
au plan xOy sont des arcs de cercle, deux électrodes en vis-à-vis étant portées à
un potentiel positif et les deux électrodes à un potentiel négatif.
8. Tube convertisseur d'image selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé
en ce que les lentilles planes convergentes (36, 40) comportent trois paires de plaques,
les plaques extrêmes étant à la masse.