[0001] La présente invention concerne les connecteurs pour péritélévision, et en particulier
un connecteur mâle à 20 broches prévu pour relier des équipements de péritélévision
divers à un poste de télévision, et du genre défini par la Norme Française NF C 92-250.
[0002] On connaît une fiche ou connecteur du genre précité qui comporte une coquille supportant
un socle portant des contacts saillants, ou mâles,entouré d'un blindage métallique,
la dite coquille comportant un orifice circulaire destiné à laisser passer un toron
de câbles, et sur lequel peut être vissé un écrou qui,lorsqu'il est serré, permet
le maintien en place du dit toron. Cependant ce connecteur présente plusieurs inconvénients.
D'une part son encombrement,tant en hauteur qu'en longueur,notamment en ce qui concerne
la position de l'orifice et de l'écrou sur la coquille, soulève des difficultés lorsqu'il
s'agit de juxtaposer plusieurs de ces connecteurs sur un faible espace, comme on le
verra plus loin en référence aux dessins. En outre, le serrage du toron de câbles
par l'écrou est long et fastidieux,de très nombreux tours de l'écrou étant généralement
nécessaires pour obtenir un serrage efficace,en particulier lorsque le toron de câbles
est de faible diamètre. Enfin, la coquille étant constituée de deux demi-coquilles
assemblées par des tenons cylindriques as- associés à des trous de même diamètre,
sa résistance est faible et, malgré le maintien en place des deux demi-coquilles grâce
à l'écrou, elle peut être endommagée lors d'un écartement accidentel des deux demi-coquilles,
ainsi que les organes de contact du connecteur.
[0003] L'invention vise à pallier ces inconvénients et à proposer un connecteur du type
mentionné ci-dessus dont la coquille présente, une fois assemblée, une grande résistance
mécanique.
[0004] Un autre objet de l'invention est de proposer un connecteur dont la forme et les
dimensions extérieures sont telles que plusieurs de ces connecteurs puissent être
disposés longitudinalement dans des embases associées avec un encombrement sensiblement
réduit.
[0005] Un dernier objet de l'invention est de proposer un connecteur dans lequel le serrage
du toron de câbles soit efficace et rapide à exécuter.
[0006] Suivant la technique connue un tel connecteur est constitué par deux pièces articulées
à leur partie antérieure formant coquille et incluant une série de contacts agencés
sur un socle entouré d'un blindage métallique. Les deux demi-coquilles sont réunies
entre elles à la partie supérieure et à la partie arrière par des moyens d'assemblage
et présentent une fois assemblées un orifice destiné à laisser passer un ensemble
de câbles dont les extrémités sont reliées aux dits contacts, le dit orifice ayant
la forme d'un cylindre creux dont l'intersection géométrique avec le corps de la coquille
est situé sur la surface supérieure de la dite coquille. De plus, un moyen écrou est
prévu pour être vissé autour du dit cylindre creux fileté à cet effet, à des fins
de serrage du dit ensemble de câbles et de verrouillage des deux demi-coquilles constitutives.
[0007] Suivant l'invention,les moyens de fixation des deux demi-coquilles comprennent sur
au moins une des deux demi-coquilles des moyens formant saillies agencés pour coopérer
par coincement avec au moins une rainure complémentaire prévue sur l'autre demi-coquille,
tandis que la pièce de serrage constituée par la partie cylindrique creuse comprend
extérieurement deux secteurs filetés diamétralement opposés séparés par des parties
lisses et un écrou constitué d'une partie cylindrique taraudée seulement sur deux
secteurs diamétralement opposés et d'une partie conique, de telle sorte qu'il suffit
de présenter en regard les parties lisses du dit écrou et les parties filetées de
la dite pièce cylindrique de serrage pour qu'un mouvement de rotation d'environ 90°
imprimé ensuite au dit écrou assure à la fois le verrouillage des deux demi-coquilles
du côté opposé à l'articulation et le serrage requis du dit toron de câbles par emprise
du dit taraudage sur le dit filetage. De plus, la forme donnée à la partie arrière
de la coquille pourvue de la pièce de serrage et qui sera définie plus loin est conçue
pour qu'il soit possible de diminuer le pas du connecteur et ainsi avec un minimum
d'augmentation d'encombrement longitudinal de disposer en succession au moins deux
connecteurs identiques.
[0008] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description suivante d'une forme
de réalisation préférée du connecteur selon l'invention,donnée à titre d'exemple et
faite en référence au dessin annexé, sur lequel :
la figure 1 est une vue perspective éclatée d'une partie du connecteur selon l'invention,
la figure 2 est une vue latérale schématique de deux connecteurs de l'art antérieur
juxtaposés longitudinalement,
la figure 3 est une vue latérale identique de deux connecteurs selon l'invention juxtaposés
longitudinalement, et
la figure 4 est une vue en coupe transversale d'une variante d'un détail du connecteur
des figures 1 et 3.
[0009] Un connecteur du genre rappelé plus haut comprend de façon connue un socle plan supportant
une série de 20 contacts (non représenté) du type défini par exemple par la Norme
NZ C 92-250 concernant les connecteurs mâles destinés à relier des équipements de
péritélévisionà un poste de télévision équipé d'un connecteur femelle correspondant
approprié.
[0010] Il comprend en outre un blindage métallique (non représenté) s'étendant autour du
socle et des contacts mâles saillants supportés par le socle, et dont la forme et
les dimensions sont également définies par la Norme mentionnée ci-dessus.
[0011] Sur la figure 1 est représenté l'ensemble connecteur constitué par la coquille 10
et l'écrou 50 destiné à enserrer, par fixation sur la coquille assemblée, un toron
de câbles (également non représenté) après soudure ou sertissage de ceux-ci sur les
dits contacts, lors de l'assemblage du connecteur. La coquille 10 comprend une demi-coquille
10a et une demi-coquille lOb, dont les formes et les dimensions respectives sont sensiblement
symétriques par rapport à un plan vertical médian, sauf en ce qui concerne les aménagements
de fixation décrits ci-après. Les deux demi-coquilles sont reliées entre elles par
une partie rectiligne plus fine 12 venue de moulage, à la partie désignée ci-après
"avant" des dites coquilles, et formant articulation. Chaque demi-coquille 10a, lOb
comporte respectivement, s'étendant horizontalement dans la partie inférieure de celles-ci,
deux rainures intérieures l4a,l6a et 14b, 16b (dont seules les rainures 14b et 16b
sont visibles sur la figure), correspondant sur la surface extérieure des demi-coquilles,
respectivement à des bossages rectilignes horizontaux 18a, 20a (visibles sur la figure)
et 18b, 20b (non visibles sur la figure); Ces rainures sont prévues pour maintenir
en place le socle et le blindage lors de l'assemblage des deux demi-coquilles entre
elles, par pivotement autour de l'articulation 12.
[0012] La demi-coquille 10a dans cet exemple comporte sur son rebord arrière, opposé au
rebord avant associé à l'articulation 12, deux saillies 22,24 formant cliquets de
fixation, prévus pour être engagés dans une rainure 26 située sur un prolongement
28 de l'extrémité arrière de la demi-coquille lOb. De même, la demi-coquille 10a comporte,
sur son rebord supérieur en regard du rebord supérieur correspondant de la demi-coquille
lOb lors de l'assemblage, deux saillies identiques 30,32 formant cliquets, prévus
pour pénétrer dans une rainure 34 située dans un prolongement 36 du rebord supérieur
de la demi-coquille lOb. Une fois que les extrémités des câbles ont été soudées ou
serties aux contacts portés par le socle, le dit socle et son blindage sont mis en
place de telle sorte que les deux demi-coquilles, après pivotement sur l'articulation
12, viennent les bloquer par les dites rainures, l'assemblage des deux demi-coquilles
étant réalisé par le coincement des cliquets 22, 24, 30, 32 avec leurs rainures respectives
26, 34 grâce à l'élasticité du matériau constitutif, les prolongements correspondants
28, 36 venant simultanément en surplomb des faces correspondantes de la demi-coquille
opposée. Ainsi est réalisé un maintien en place efficace des deux demi-coquilles ensemble,
les rebords de jonction de celles-ci étant protégés par les dits prolongements.
[0013] En outre, chacune des parties arrière des demi-coquilles 10a, lOb formant après assemblage
la coquille 10, comprend de bas en haut une partie 37 perpendiculaire à sa base respectivement
pourvue des cliquets d'accrochage 22, 24 pour la demi-coquille 10a et de la rainure
26 pour la demi-coquille lOb, une partie 38 parallèle à la base formant retrait et
un plan incliné 39 dans lequel est prévu un orifice délimité par une moitié de cylindre
creux formant après assemblage des deux demi-coquilles la pièce cylindrique creuse
40. Le cylindre creux 40 est pourvu des secteurs filetés 42a,42b couvrant chacun un
angle de 90 à 95°, séparés par des secteurs lisses non filetés.
[0014] Quatre languettes 44a, 44b, 46a, 46b sont réparties régulière- rement sur le pourtour
de l'orifice et s'étendent dans une direction axiale. Elles sont pourvues chacune
à leur extrémité distante du dit pourtour d'un bossage sphérique 48 et se terminent
par une arête vive 49 dont le rôle est explicité plus bas.
[0015] L'ensemble est complété par un écrou 50 comportant une partie cylindrique 52 dont
l'intérieur est taraudé de façon à correspondre aux secteurs filetés 42a, 42b du cylindre
40,surmontée d'une partie conique se rétrécissant vers le haut 54, dont l'intérieur
est lisse.
[0016] L'enserrage du toron de câbles est réalisé de la manière suivante. Après que les
extrémités des différents câbles ont été fixées sur leurs contacts respectifs, que
les deux demi-coquilles ont été réunies par pivotement autour de leur point d'articulation
12 de manière à enserrer le socle dans les rainures 14a, 16a, 14b, 16b, et le toron
de câbles dans l'orifice cylindrique 40, l'écrou 50 ayant été préalablement enfilé
sur le dit toron avant sertissage ou soudage des câbles, on amène l'écrou contre le
cylindre 40 délimitant l'orifice, jusqu'à ce que les quatre bossages 48 soient fermement
poussés afin que les quatre languettes qui les portent enserrent le toron, grâce à
la partie conique 54 de l'écrou, tandis que les arêtes vives 49 mordent dans le toron
de manière à améliorer son maintien en place. Il faut noter que cela est rendu possible
en décalant d'environ 90° en rotation l'écrou et le cylindre, de façon que leurs filets
respectifs ne soient pas en prise, mais soient en regard des parties lisses intermédiaires.
Alors, en imprimant à l'écrou une rotation d'environ 90° par rapport au cylindre,
les filets de l'écrou et du cylindre entrent en prise et le blocage de l'écrou en
position est ainsi réalisé déterminant l'enserrage du toron de façon tout à fait satisfaisante
et le verrouillage effectif des deux coquilles. Une butée 47 permet de limiter l'amplitude
de rotation de l'écrou. En référence à la figure 4 est décrite ci-dessous une variante
de réalisation de l'ensemble écrou-cylindre, grâce à laquelle un serrage efficace
de ces deux organes est assuré même si les dimensions transversales du toron de câbles
sont sensiblement inférieures à la section transversale de l'intérieur du cylindre.
[0017] En référence à la figure 4,un cylindre de passage modifié 140 constitué lors de l'assemblage
des deux demi-coquilles 10a, 10b décrites plus haut est agencé pour coopérer avec
un écrou 50 tel que décrit en référence à la figure 1. Le cylindre 140 de passage
du toron de câbles (non représenté) comprend deux secteurs filetés 142a, 142b comprenant
chacun,à leur extrémité c8té sens des aiguilles d'une montre, des butées 147 permettant
lors du vissage par quart de tour de l'écrou sur le cylindre 140, d'immobiliser ces
deux parties l'une par rapport à l'autre. Comme le montre la figure, le diamètre à
fond de filet des filets 142a, 142b du cylindre 140 augmente dans le sens du vissage
jusqu'à la butée 147. Ainsi, lorsque l'écrou est vissé par quart de tour sur les filets
142a,142b, celui-ci rencontre une résistance croissante et se déforme élastiquement.
A la fin du vissage, interrompu par la butée 147, la déformation élastique de l'écrou
et du cylindre, qui sont avantageusement constitués d'une matière plastique de souplesse
appropriée,est suffisante pour bloquer l'écrou et le cylindre l'un par rapport à l'autre,
de façon à interdire tout désserrage, sans pour autant que les deux pièces soient
définitivement immobilisées,un couple adéquat exercé sur l'écrou permettant encore
le desserrage de celui-ci. Ainsi est interdit tout desserrage accidentel de l'écrou,
qui diminuerait sensiblement la résistance mécanique globale du connecteur et de son
toron de câbles. Bien entendu,l'homme de l'Art sait définir le module d'élasticité
du matériau et le degré d'accroissement du diamètre à fond de filet de manière que
le vissage reste possible sur tout un quart de tour, et que le blocage en fin de vissage,
par déformation élastique engendrant des frottements entre les filets respectifs du
cylindre et de l'écrou, soit effectif.
[0018] Les figures 2 et 3 illustrent la façon dont l'invention permet de réduire sensiblement
le pas du connecteur et par suite son encombrement longitudinal.
[0019] On voit sur la figure 2 que l'écrou du connecteur de l'art antérieur fait nettement
saillie à l'extérieur de la coquille, ce qui ne permet d'installer un autre connecteur
sur une autre embase qu'à une distance désignée en A sur le dessin, de l'ordre de
67 mm,dans le cas où l'embase située à droite sur la figure est surélevée d'une distance
B (hauteur du blindage) par rapport à celle de gauche.
[0020] Grâce au connecteur selon la présente invention dans lequel , comme on le voit bien
sur les figures 1 et 3, la partie 39 est substantiellement décalée vers l'intérieur
par rapport à la face arrière du connecteur, ce qui diminue le dépassement de l'écrou
à l'arrière, on peut disposer longitudinalement deux connecteurs de façon qu'ils soient
séparés d'une distance A' de l'ordre de 56 mm., la surélévation de l'embase de droite
par rapport à celle de gauche étant toujours d'une distance B (hauteur du blindage).
Cela est particulièrement avantageux lorsque de nombreux connecteurs du type décrit
sont à enficher dans leurs embases sur une surface réduite.
[0021] Il est à noter que le connecteur suivant l'invention peut être utilisé avec les mêmes
embases femelles que celles qui sont actuellement utilisées avec le connecteur de
l'art antérieur rappelé ci-dessus.
[0022] Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée à la description ci-dessus,elle
inclut également toutes modifications que pourra y apporter l'Homme de l'Art dans
le cadre de ses connaissances normales. En particulier,les matériaux constituant les
divers composants de l'assemblage pourront être quelconques. La coquille pourra par
exemple être en polypropylène. Dans un autre ordre d'idée une crémaillère pourra être
substituée aux parties filetées décrites à titre d'exemple. En outre,l'invention s'applique
également aux connecteurs femelle,par exemple pour des cordons prolongateurs.
1. Connecteur multibroches destiné à assurer l'interconnexion entre des équipements
de péritélévision et un récepteur de télévision, du genre comprenant deux pièces sensiblement
symétriques articulées à leur partie antérieure, formant coquille et incluant une
série de contacts agencés sur un socle entouré d'un blindage métallique , - des moyens
d'accrochage des dites demi-coquilles en position fermée pour l'utilisation, - une
partie formant pièce de serrage assurant le serrage du toron formé par les fils à
relier aux dits contacts et en coopération avec un écrou de verrouillage des demi-coquilles,
caractérisé en ce que la partie arrière de la coquille (10) formée par l'assemblage
des demi-coquilles (IOa, lOb) située à l'opposé de l'articulation (12) des dites demi-coquilles
et qui comprend la pièce de serrage (40) est constituée de bas en haut, par une partie
(37) perpendiculaire à la base de la coquille et pourvue des moyens d'accrochage respectivement
prévus sur chacune des demi-coquilles, d'une partie (38) parallèle à la dite base
formant ainsi retrait, et d'un plan incliné (39) sur lequel est prévue la dite pièce
de serrage (40), de telle sorte qu'en raison de la réduction d'encombrement longitudinal
résultant de la dite pantie parallèle à la dite base et par suite de la diminution
du pas qui en découle, il soit possible avec un minimum d'augmentation d'encombrement
longitudinal de disposer en succession au moins deux connecteurs identiques.
2. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les moyens d'accrochage
assurant l'assemblage des deux demi-coquilles en position fermée sont constitués par
des saillies formant cliquets (22, 24, et 30, 32) disposés sur l'une des demi-coquilles
(10a) pénétrant dans des rainures(respectivement 26 et 34) pratiquées à cet effet
dans l'autre demi-coquille (lOb), les dites saillies et rainures étant situées d'une
part sur la partiearrière de la coquille, d'autre part sur la partie supérieure, c'est-à-dire
opposée à la base, les blocage et déblocage des dits moyens d'accrochage étant rendus
possibles par l'élasticité relative du matériau constitutif.
3. Connecteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que la pièce de serrage
est constituée par une partie cylindrique creuse (40) pourvue de languettes élastiques
(44a,44b, 46a, 46b) s'étendant dans une direction axiale et elles-mêmes pourvues d'un
bossage sphérique (48), la dite pièce comprenant extérieurement deux secteurs filetés
diamétralement opposés (42a, 42b) séparés par deux parties lisses, tandis qu'un écrou
(50) prévu pour assurer le verrouillage des deux demi-coquilles du c8té opposé à l'articulation
ainsi que le blocage du toron de câbles est constitué d'une partie cylindrique tara
dée seulement sur deux secteurs diamétralement opposés et par une partie conique,de
telle sorte qu'il suffit de présenter en regard les parties lisses du dit écrou (50)
et les parties filetées 42a, 42b de la dite pièce de serrage (40) pour qu'un mouvement
de rotation d'environ 90° imprimé ensuite au dit écrou assure à la fois le verrouillage
des deux demi-coquilles du c8té opposé à l'articulation et le serrage requis du dit
toron, par emprise du dit taraudage sur le dit filetage, une butée (47) étant prévue
sur la dite pièce de serrage (40) pour limiter l'amplitude de la dite rotation.
4. Connecteur selon la revendication 3, caractérisé par le fait que, soit les secteurs
filetés (142a, 142b) de la partie cylindrique (140), soit les parties taraudées de
l'écrou (50) présentent un diamètre à fond de filet qui augmente dans le sens du vissage.