[0001] La présente invention concerne un procédé et une installation de lixiviation in situ
de minerais, tels que nickel, cobalt, cuivre, uranium, etc..., à l'aide d'une solution
de lixiviation composée d'une solution de base dans laquelle on adjoint de l'oxygène
que l'on fait circuler dans une conduite placée dans un puits d'injection, ladite
conduite débouchant à son extrémité aval dans une zone de fond dite de lixiviation,
avec reprise dans un ou plusieurs puits de récupération d'une solution composite incorporant
des composée métalliques extraits du minerai, qui est traitée pour séparar lesdits
composés, puis est régénérée avec adjonction éventuelle de produits de base, réoxygénation
et recyclage dans ledit conduit de puits d'injection. En pratique, on utilise un réseau
d'une pluralité de puits d'injection répartis en surface avec une pluralité de puits
de récupération également répartis en surface et à distance des puits d'injection.
D'une façon générale, on préfère, à titre d'oxydant, l'oxygène que l'on dissout dans
la solution de base, car il est moins onéreux que l'eau oxygénée mais sa faible solubilité
dans les solutions aqueuses rend son emploi délicat.
[0002] Le premier inconvénient de l'utilisation de l'oxygène dans une solution de lixiviation
réside dans la formation, au moment de l'incorporation de quantités suffisantes d'oxygène,
de bulles d'oxygène d'un diamètre supérieur à quelques dizaines de microns, formant
ainsi un mélange diphasique qui s'écoule difficilement au travers des micro-fractures
de la roche en sorte que l'on est obligé de fracturer artificiellement le minerai
entre un puits d'injection et un puits de récupération, par exemple avec des explosifs,
ce qui permet le passage de la solution lixiviante diphasique, mais une telle opération
de fracturation est délicate et coûteuse.
[0003] C'est la raison pour laquelle, dans une proposition récente rapportée dans le brevet
américain No. 4.116.488, on a réalisé une solution lixiviante qui, bien qu'à l'état
diphasique, se présente sous forme liquide avec des micro- bulles réparties et l'on
s'est efforcé de faire en sorte déviter, lors de l'injection, la coalescence des bulles.
D'une façon plus précise, la solution lixiviante diphasique injectée dans la zone
de lixiviation est recyclée par un aspirateur du type "Venturi" de façon à empêcher
la formation d'une poche gazeuse et, pour améliorer encore la stabilité du mélange
diphasique en luttant contre la coalescence des bulles, on prévoit d'ajouter un produit
tensio-Eclif dans la solution lixiviante.
[0004] Cette solution connue nécessite un dispositif "Venturi" aménagé au fond du puits,
ce qui est délicat et risque d'ailleurs de provoquer des bouchages. En fait, il est
illusoire d'espérer maintenir, sans aucune coalescence des bulles, un écoulement d'un
fluide diphasique dans un conduit vertical de plusieures centaines de mètres malgré
les aménagements rappelés ci-dessus. En outre, dans un conduit vertical d'une telle
longueur, la pression est loin d'être constante et en fait croit linéairement depuis
le niveau du sol jusqu'au sommet de la zone de lixiviation, où elle atteint une valeur
légèrement inférieure à une limite qui correspond à la pression de fracturation de
la roche en ce point. En réalité donc, la pression moyenne dans le conduit d'injection
vertical est voisine de la moitié de la pression de fracturation au sommet de la zone
de lixiviation et par conséquent, le concentration en oxygène dissous est au plus
égale à la moitié de ce qu'on pourrait espérer pour la pression opérationnelle dans
la zone de lixiviation. Pour toutes ces raisons, le rendement d'utilisation en oxygène
est faible, de l'ordre de 40%.
[0005] La présente invention a pour objet un procédé de lixiviation in situ de minerai qui
évite tous les inconvénients mentionnés ci-dessus en supprimant à coup sûr toute formation
de bulles d'oxygène tout en s'approchant, dans toute la zone de lixiviation de la
limite de saturation pour une pression peu inférieure à la pression de fracturation
de la roche. Grâce à cette mesure, la solution lixiviante a des propriétés très performantes
en ce qui concerne la dissolution du minerai, si bien que l'on peut obtenir un rendement
d'utilisation en oxygène très voisin de 100%.
[0006] Le procédé selon l'invention est caractérisé par la combinaison des mesures suivantes:
a) le diamètre interne de la conduite d'injection est choisi, compte tenu du débit
volumétrique de la solution lixiviante, de l'accroissement hydrostatique de la pression
et de la diminution de pression par pertes de charge lors du transfert de ladite solution
lixiviante de l'extrémité amont à l'extrémité aval de ladite conduite, de façon à
ce que la pression de ladite solution lixiviante à l'extrémité aval soit sensiblement
égale à la pression de ladite solution lixiviante à l'extrémité amont, la pression
de ladite solution dans ladite conduite ne devenant jamais, au cours de son transfert
dans ladite conduite, notablement inférieure à la valeur de sa pression à l'extrémité
amont de ladite conduite, ledit diamètre interne d de la conduite d'injection étant
substantiellement déterminé par la relation suivante:

dans laquelle:
Qest le débit volumétrique de la solution en m3.s-1
f=0,0014+0,125 Re-o.32 avec Re=

g=9,81 m.s-2
p est la masse spécifique de la solution en kg.m-3
!lest la viscosité dynamique de la solution en poiseuille,
b) la pression de la solution lixiviante, à l'extrémité amont de ladite conduite,
a une valeur inférieure à la pression de fracturation de la roche au sommet de la
zone de lixiviation, de préférence peu inférieure à ladite pression de fracturation;
c) la concentration d'oxygène dissous dans la solution lixiviante, assurée en amont,
est inférieure à la limite de saturation pour la pression amont de ladite solution,
et de pré- "érence, peu inférieure à ladite limite de saturation.
[0007] Compte tenu du problème posé, à savoir: d'une part avoir une solution concentrée
le plus possible en oxygène (donc avoir une pression d'oxygène la plus forte possible),
et d'autre part, ne pas avoir risque de dégazage provoquant la formation de bulles
d'oxygène gênantes pour l'efficacité du procédé (c'est-à-dire éviter une chute de
pression) au cours du transfert de la solution lixiviante dans la conduite d'injection,
les études du demandeur l'ont amené à observer que:
-d'une part, dans le cas où la conduite d'injection présente un gros diamètre, la
diminution de la pression due aux pertes de charge est inférieure à l'augmentation
de pression due à l'effet hydrostatique; la pression de la solution lixiviante à l'extrémité
aval de la conduite est donc supérieur à la pression à l'extrémité amont, ce qui implique
que l'on n'a pas risque de dégazage, mais que, par contre, on n'a pas dissous autant
d'oxygène dans la solution lixiviante que l'on aurait pu;
-d'autre part, dans le cas où la conduite d'injection présente une faible diamètre,
la diminution de pression due aux pertes de charges est supérieure à l'augmentation
de pression due à l'effet hydrostatique; la pression de la solution lixiviante à l'extrémité
aval de la conduite est donc inférieure à la pression à l'extrémité amont, ce qui
implique que l'on a pu dissoudre le plus possible d'oxygène dans la solution lixiviante,
mais que, par contre, il y a risque de dégazage puisque l'on a une chute de pression
le long de la conduite et donc désaturation de la solution.
[0008] Compte tenu de ces observations, le demandeur a imaginé de choisir une conduite d'injection
de diamètre tel que, d'une part, les valeurs de la pression de la solution lixiviante
soient sensiblement égales à l'extrémité aval et à l'extrémité amont de ladite conduite,
d'autre part, la pression de la solution lixiviante au cours de son transfert dans
la conduite ne devienne jamais notablement inférieure à la valeur de sa pression à
l'extrémité amont de ladite conduite. Ainsi, grâce au procédé de l'invention tel que
défini précédemment, on peut établir en surface une teneur en oxygène dissous dans
la solution lixiviante voisine de la limite de saturation, sans pour autant provoquer
de dégazage intempestif ultérieur puisqu'il n'y a pas de chute de pression importante
lors du transfert de la solution lixiviante dans la conduite.
[0009] Selon une première variante du procédé, le diamètre interne de la conduite d'injection
est choisi de façon à ce que la pression de la solution lixiviante soit substantiellement
constante au cours de son transfert dans ladite conduite. De façon plus précise, on
calcule le diamètre interne d de la conduite par des méthodes classiques telles que
celles décrites dans le manuel "Unit Operations of Chemical Engineering" de Warren
L. Mc Cabe et Julian C. Smith. Par exemple, le diamètre d peut être déterminé par
la relation:

dans laquelle:
Q est le débit volumétrique de la solution en m3.s-1
f=0,0014+0,125 Re-O.32 avec Re=

g=9,81 m.s-2
p est la masse spécifique de la solution en kg.m-3
p est la viscosité dynamique de la solution en poiseuille.
[0010] Selon une deuxième variante de réalisation du procédé, le diamètre interne de la
conduite d'injection est choisi de façon à ce que la pression de la solution lixiviante
augmente, de préférence, légèrement, au cours de son.transfert dans ladite conduite,
la valeur de la pression de ladite solution à l'extrémité aval de ladite conduite
étant ramenée à une valeur juste égale à celle de la pression de ladite solution à
l'extrémité amont de ladite conduite, par détente de ladite solution à travers des
moyens d'étranglement placés dans la partie inférieure de ladite conduite.
[0011] Selon une troisième variante de réalisation du procédé, le diamètre interne de la
conduite d'injection est choisi de façon à ce que la pression de la solution lixiviante
augmente, de préférence, légèrement, au cours de son transfert dans ladite conduite,
la valeur de la pression de ladite solution à l'extrémité aval de ladite conduite
étant ramenée à une valeur à peine supérieure à celle de la pression de ladite solution
à l'extrémité amont de ladite conduite, par détente de ladite solution à travers des
moyens d'étranglement placés dans la partie inférieure de ladite conduite. L'écart
entre la pression à l'extrémité aval et la pression à l'extrémité amont est de préférence
inférieur ou égal à 1 bar.
[0012] Dans le cas des deuxième et troisième variantes du procédé de l'invention, les moyens
d'étranglement placés à la partie inférieure de la conduite d'injection peuvent être,
par exemple, constitués par un orifice en mince paroi ou par une vanne dont on peut
régler l'ouverture par des moyens appropriés placés en surface. Le calcul du diamètre
de l'orifice d'étranglement en fonction de l'effet recherché s'effectue par des méthodes
classiques telles que celles décrites dans le manuel "Unit Operations of Chemical
Engineering" cité précédemment.
[0013] Selon ces deuxième et troisième variantes du procédé le diamètre interne d de la
conduite d'injection peut être, par exemple, déterminé par la relation suivante:

dans laquelle:
Qest le débit volumétrique de la solution en m2.s-1
f=0,0014+0,125 Re-0.32 avec Re=

g=9,81 m.s-2
p est la masse spécifique de la solution en kg.m-3
p est la viscosité dynamique de la solution en poiseuille
[0014] L'invention a également pour objet une installation de mise en oeuvre du procédé
conforme à l'invention.
[0015] L'installation de lixiviation in situ de minerai considérée pour la mise en oeuvre
du procédé ci-dessus est du genre comprenant un puits d'injection dans lequel est
placée une conduite d'injection raccordée, à son extrémité amont, à un oxygénateur
lui-même alimenté en solution lixiviante régénérée par une pompe de pression ainsi
qu'un organe de mesure de débit. Elle se caractérise en ce que le diamètre interne
d de la conduite d'injection est choise de façon à ce que la pression de la solution
lixiviante à l'extrémité aval de ladite conduite soit sensiblement égale à la pression
de ladite solution lixiviante à l'extrémité amont de ladite conduite, le diamètre
interne d de la conduite d'unjection étant déterminé par la relation suivante:

dans laquelle:
Q est le débit volumétrique de la solution en m3.s-1
f=0,0014+0,125 Re-0.32 avec Re=

g=9,81 m.s-2
p est la masse spécifique de la solution en kg.m-3
p est la viscosité dynamique de la solution en pioseuille.
[0016] Selon une variant de réalisation, des moyens d'étranglement sont placés à la partie
inférieure de la conduite d'injection.
[0017] Les caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description qui
suit, à titre d'exemple, en référence aux dessins annexés sur lesquels:
-la figure 1 représente une vue schématique en coupe d'un premier mode de réalisation
d'une installation selon l'invention;
-la figure 2 représente une vue schématique en coupe d'un deuxième mode de réalisation
d'une installation selon l'invention.
[0018] Sur la figure 1, on a représenté une installation qui comporte, dans le sol, une
pluralité de puits d'injection, dont un seulement est représenté en (1), qui sont
répartis de façon uniforme en surface et de puits de récupération, dont un seulement
est représenté en (2), également répartis entre les dits puits d'injection. Chaque
puits d'injection est équipé d'une conduite d'injection (3) débouchant à son extrémité
aval dans une zone de lixiviation (4). La conduite (3) traverse un joint d'étanchéité
(5) avec le puits (1), le joint (5) étant placé un peu au-dessus de l'extrémité aval
de ladite condite (3). Chaque conduite d'injection (3) est alimentée en solution lixiviante
par un conduit (6) aboutissant d'une à l'extrémité de surface de la conduite d'injection
(3), d'autre part à l'extrémité de surface d'un conduit de récupération (7) ménagé
dans chaque puits de récupération (2), chaque conduit (7) présentant une extrémité
aval à un niveau plus bas que celui d'une conduite d'injection (3), mais cependant
en un niveau intermédiaire de la zone de lixiviation (4). Chaque conduit de récupération
(7) incorpore une pompe (11) située près de son extrémité aval, qui est mise en mouvement
par exemple par un arbre vertical (12) à partir d'un excentrique menant (13). De la
sorte, la solution lixiviante chargée en composés métalliques dissous extraits du
minerai et qui s'écoule selon le sens de la flèche F est reprise par la pompe (11)
et est recyclée par le conduit (6) vers un puits d'injection (3); ce conduit (6) incorpore
successivement à partir du conduit de récupération (7), un dispositif de séparation
(20), dont on extrait en (21) les métaux de la solution lixiviante, une pompe de pression
(22) portant la solution lixiviante à une pression élevée peu inférieure à la pression
de fracturation de la roche puis, à cette pression, un oxygénateur à sursaturation
(23), un séparateur de phase (24), la phase liquide étant seule dirigée vers le conduits
d'injection (3) par un organe de mesure de débit (25), tandis que la phase gazeuse
(26) est recyclé par un surpresseur (27) vers l'oxygénateur (23), de préférence sur
un conduit d'alimentation en oxygène (28) aboutissant à cet oxygénateur (23). L'oxygénateur
(23) est, de préférence, un réacteur du type tuyau tel que décrit, par exemple, dans
l'article de l'A.I. Ch. E. Journal de septembre 1964 "Gas Phase Controlled Mass Transfer
in Two Phases Annular Horizontal Flow" par J. D. Anderson, R. E. Bellinger et D. E.
Lamb.
[0019] Selon un mode de réalisation représenté à la figure 1, on choisit le diamètre interne
d de la conduite d'injection (3) (par exemple, selon la relation

de façon telle que la pression de la solution lixiviante, qui avait la valeur P
3aà l'extrémité amont 3a de la conduite (3) reste constante au cours de son transfert
dans adite conduite. De façon plus précise, de l'extrémité amont 3a jusqu'à l'extrémité
aval 3b, à chaque niveau élémentaire de la conduite (3), la diminution de pression
due aux pertes de charges est juste égale à l'augmentation de pression due à l'effet
hydrostatique; ce qui fait que la pression de la solution reste constante tout au
long de son trajet dans la conduite (3) et que sa valeur P
3bà l'extrémité aval 3b est égale à la valeur P
3a à l'extrémité amont 3a. Ainsi, on peut choisir une valeur de P
3a maximale (mais toutefois légèrement inférieure à la pression de fracturation de la
roche), donc une teneur en oxygène dissous la plus élevée possible, sans risque de
dégazage de l'oxygène puisque la pression de la solution lixiviante reste constante
et que P
3b=P
3a.
[0020] Le fait d'avoir installé en fond d'un conduit de récupération (7) une pompe volumétrique
dont le débit est le débit Q transféré par la conduite d'injection (si le nombre de
conduits de récupération est égal au nombre de conduites d'injection) permet d'assurer
une autorégulation en cas de modification de la perméabilité du terrain intéressé
par l'opération. En effet, le changement correspondant de la perte de charge est alors
exactement compensé par une variation du niveau h de la solution dans les puits de
récupération: le débit Q mesuré par le débimètre (25) et les,pressions aux points
(3a) et (eb) sont conservés. Il est à noter qu'aucune vanne ou dispositif similaire
n'est nécessaire pour assurer cette régulation.
[0021] D'autre part, si, pour une raison accidentelle, l'écoulement de la solution à travers
le terrain venait brusquement à être interrompu (bouchage total), cet incident est
facilement détecté en observant une croissance brusque de la pression au point (3a)
et une décroissance brusque du débit extrait. On prévient alors une augmentation dangereuse
de la pression au point (3b) simplement en arrêtant la pompe d'injection (22).
[0022] Sur la figure 2, on a représenté une installation de lixiviation in situ de minerai
dont une grande partie est analogue à l'installation représentée à la figure 1 (les
mêmes références ont été affectées aux mêmes éléments). Cette installation comporte
une pluralité de puits d'injection (1) et de puits de récupération (2). Chaque puits
de récupération (2) est analogue au puits de récupération représenté sur la_figure
1; le conduit de récupération (7) est relié, à son extrémité de surface, à un conduit
(6) qui comporte, successivement, un dispositif de séparation (20), une pompe de pression
(22), un oxygénateur à sursaturation (23), un séparateur de phases (24), un organe
de mesure de débit (25), et qui aboutit à l'extrémité de surface de la conduite d'injection
(33) du puits d'injection (1).
[0023] Cette conduite d'injection (33) présente un diamètre supérieur à celui de la conduite
d'injection (3) de l'installation de la figure 1. La conduite (33) traverse un joint
d'étanchéité (35) qui est placé, par exemple, à la partie supérieure du puits d'injection
(1). La conduite (33) comporte à son extrémité aval un orifice en mince paroi (36)
qui réduit son diamètre à cet endroit là.
[0024] Selon le mode réalisation représenté à la figure 2, on choisit le diamètre interne
d de la conduite d'injection (33) (par exemple selon la relation

de façon telle que le pression de la solution lixiviante qui avait la valeur P
33a à l'extrémité amont (33a) de la conduite (33) augmente, légèrement de préférence,
au cours de son transfert dans ladite conduite jusqu'a une valeur P
33c· De façon plus précise, de l'extrémité amont (33a) au niveau (33c juste en amont de
l'orifice en mince paroi (36), à chaque niveau élémentaire de la conduite (33), la
diminution de pression due aux pertes de charges est inférieure à l'augmentation de
pression due à l'effet hydrostatique; ce qui fait que la pression de la solution lixiviante
atteint au niveau (33c) une valeur P
33c supérieure, et de préférence légèrement supérieure, à la valeur P
33a. Cette augmentation de pression est compensée par détente de la solution au travers
de l'orifice (36) et la pression de la solution lixiviante est ramenée à l'extrémité
aval (33b) à une valeur P
33b qui est, selon le diamètre choisi pour l'orifice (36), soit juste égale à la pression
amont P
33a, soit à peine supérieure à P
33a (l'écart entre P
33b et P
33a, dans ce cas là, ne dépassant pas, de préférence, 1 bar).
[0025] De préférence, l'écart entre la pression P
33c de la solution lixiviante en amont de l'orifice (36) et la pression P
33b de ladite solution en aval dudit orifice (36) est inférieure à 5 bars.
[0026] On donne, ci-dessous, à titre non limitatif, trois exemples de réalisation du procédé
conforme à l'invention.
Exemple 1
[0027] On met en oeuvre le procédé dans l'installation représentée à la figure 1.
[0028] La conduite d'injection (3) du puits (1) a une longueur de 110m et un diamètre interne
de 18,58mm.
[0029] On envoit la solution lixiviante dans la conduite (3) à un débit de 1,25 1/sec. Cette
solution contient 0,5 g/litre d'H
2SO
4, 6,25 g/litre de CaC1
2 et 1,75 g/litre de CaS0
4. Sa concentration en oxygène dissous est de 200 ppm.
[0030] Le température au sol est de 35°C et la température en fond de puits de 40
cC, soit une température moyenne dans la conduite (3) de 37,5°C.
[0031] La pression de la solution lixiviante P
3a, à l'extrémité amont de la conduite (3), est de 6,5 bars. Comme cette pression reste
constante tout au long du trajet de la solution dans la conduite (3), la pression
P3b à l'extrémité aval de la conduite (3), la pression P
3b à lextrémité aval de la conduite est également de 6,5 bars.
[0032] Dans ces conditions, la concentration maximale en oxygène dissous en fonds de puits
est de 200 ppm.
Il est à noter que l'on aurait pu dissoudre en surface dans la solution lixiviante
un peu plus que 200 ppm d'oxygène (par exemple 210 ppm). Mais, pour éviter tout risque
de dégazage, dû à l'augmentation de température, on dissout un peu moins d'oxygène
que la concentration maximale possible.
Exemple 2
[0033] On met en oeuvre le procédé dans l'installation représentée à la figure 2.
[0034] La conduite d'injection (33) du puits (1) a une longueur de 110m et un diamètre interne
de 20,96mm. Le diamètre de l'orifice (36) est de 9,23mm.
[0035] La solution lixiviante a la même composition que celle de l'exemple 1. Sa concentration
en oxygène dissous est de 200 ppm. Elle est envoyée dans la conduite (33) à un débit
de 1,25 1/sec.
[0036] La température moyenne dans la conduite (33) est de 37,5°C (température au sol 35°C
et température en fonds 40°C).
[0037] La pression de la solution lixiviante P
33a, à l'extrémité amont de la conduite (33) est de 6,3 bars. Elle augmente légèrement
au cours du transfert dans la conduite (33) et atteint au niveau (33c), juste en amont
de l'orifice (36), une valeur P
33c de 11 bars. Après passage de la solution dans l'orifice (36), la pression est ramenée
à une valeur P
33b de 6,5 bars.
[0038] Dans ces conditions, la concentration maximale en oxygène dissous en fonds de puits
est de 200 ppm.
[0039] En ce qui concerne la concentration maximale en oxygène dissous qu'aurait pu avoir
la solution lixiviante en surface, on peut faire la même remarque que dans l'exem;le
1 ci-dessus.
Exemple 3
[0040] On met en oeuvre le procédé dans l'installation représentée à la figure 2.
[0041] La conduite d'injection (33) du puits (1) a une longueur de 110m et le joint d'étanchéité
est placé à 55m de l'extrémité de surface du puits (1).
[0042] La solution lixiviante contient 0,5 g/litre d'H
2SO, 6,25 g/litre de CaC1
2 et 1,75 g/litre de CaSO
4. Sa concentration en oxygène dissous est de 180 ppm. On l'envoie dans la conduite
d'injection (33) à un débit de 1,25 /sec.
[0043] La température au sol est 35°C et en fonds de puits de 40°C, soit une température
moyenne dans la conduite (33) de 37.5°C.
[0044] On souhaite que la pression de la solution lixiviante P
33a, à l'extrémité amont de la conduite (33) soit de 5,5 bars et que la pression P
33b à l'extrémité aval de ladite conduite soit de 6,5 bars.
[0045] Dans ces conditions, la concentration maximale en oxygène dissous en fonds de puits
est de 180 ppm. - Le diamètre de l'orifice (36) est fonction du diamètre de la conduite
(33), du débit de la solution lixiviante, des pressions amont P
33a et aval P
33b choisies, ainsi que des caractéristiques de la solution lixiviante.
[0046] On a représenté, sur la figure 3 jointe, les courbes donnant, compte-tenu des paramètres
choisis rappelés ci-dessus, d'une part le diamètre d
o de l'orifice (36), d'autre part la pression P
33c de la solution lixiviante juste en amont de l'orifice (36), en fonction du diamètre
interne d de la conduite d'injection (33).
[0047] Ainsi, par exemple, si l'on dispose d'une conduite d'injection de diamètre interne
d=21mm, en se reportant à la figure 3, on voit, d'après la courbe (l) que le diamètre
d
o de 1 orifice (36) doit être de 9,65m; d'après la courbe (II), on voit que la pression
P
33c de la solution lixiviante, juste en amont de l'orifice, atteindra une valeur de 10,35
bars.
[0048] On rappelle que l'écart entre la pression P
33c en amont de l'orifice (36) et la pression P
33b en aval dudit orifice (36) doit être de préférence inférieur à 5 bars. Dans le cas
présent, il ne faut donc pas que P
33c dépasse 11,5 bars.
1. Procédé de lixiviation in situ de minerai à l'aide d'une solution lixiviante formée
d'une solution de base dans laquelle on adjoint de l'oxygène, que l'on fait circuler
dans une conduite (3) placée dans un puits d'injection (1), ladite conduite débouchant
à son extrémité aval dans une zone de fond (4) dite de lixiviation, avec reprise d'une
solution composite incorporant des composés métalliques extraits du minerai, qui est
traitée pour séparer lesdits composé, puis régénérée avec adjonction éventuelle de
produits de base, réoxygénée et recyclée dans ladite conduite d'injection, caractérisé
par la combinaison des mesures suivantes:
a) le diamètre interne d de la conduite d'injection (3) est choisi, compte tenu du
débit volumétrique de la solution lixiviante, de l'accroissement hydrostatique de
la pression et de la diminution de pression par pertes de charge lors du transfert
de ladite solution lixiviante de l'extrémité amont à l'extrémité aval de ladite conduite,
de façon à ce que la pression de ladite solution lixiviante à l'extrémité aval soit
sensiblement égale à la pression de ladite solution lixiviante à l'extrémité amont,
la pression de ladite solution dans ladite conduite ne devenant jamais, au cours de
son transfert dans ladite conduite, notablement inférieure à la valeur de sa pression
à l'extrémité amont de ladite condite, ledit diamètre interne d de la conduite d'injection
étant substantiellement déterminé par la relation suivante:

, dans laquelle:
Q est le débit volumétrique de la solution en m3.s-1


g=9,81 m.s-2
p est la masse spécifique de la solution en kg.m-'
Il est la viscosité dynamique de la solution en poiseuille,
b) la pression de la solution lixiviante, à l'extrémité amont de ladite conduite (3),
a une valeur inférieure à la pression de fracturation de la roche au sommet de la
zone de lixiviation, de préférence peu inférieure à ladite pression de fracturation;
c) la concentration d'oxygène dissous dans la solution lixiviante, assurée en amont,
est inférieure à la limite de saturation pour la pression amont de ladite solution,
et de préférence, peu inférieure à ladite limite de saturation.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diamètre interne d de
la conduite d'injection est choisi de façon à ce que la pression de la solution lixiviante
soit substantiellement constante au cours de son transfert dans ladite conduite.
3. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diamètre interne de
la conduite d'injection est choisi de façon à ce que la pression de la solution lixiviante
augmente, de préférence légèrement, au cours de son transfert dans ladite conduite,
la valeur de la pression de ladite solution à l'extrémité aval de ladite conduite
étant ramenée à une valeur juste égale à celle de la pression de ladite solution à
l'extrémité amont de ladite conduite, par détente de ladite solution à travers des
moyens d'étranglement placés dans la partie inféieure de ladite conduite.
4. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le diamètre interne la
conduite d'injection est choisi de façon à ce que la pression de la solution lixiviante
augmente, de préférence légèrement, au cours de son transfert dans ladite conduite,
la valeur de la pression de ladite solution à l'extrémité aval de ladite conduite
étant ramenée à une valeur à peine supérieure à celle de la pression de ladite solution
à l'extrémité amont de ladite conduite, l'écart entre la pression à l'extrémité aval
et la pression à l'extrémité amont étant de préférence inférieur ou égal à 1 bar,
par détente de ladite solution à travers des moyens d'étranglement placés dans la
partie inférieure de ladite conduite.
5. Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que le diamètre
interne d de la conduite d'injection est substantiellement déterminé par la relation
suivante:

dans laquelle:
Q est le débit volumétrique de la solution en m3.s-1
f=0,0014+0,125 Re-0,32 avec Re=

g=9,81 m.s-2
p est la masse spécifique de la solution en kg.m-3
p est la viscosité dynamique de la solution en poiseuille.
6. Procédé selon l'une des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que l'écart entre
la pression de la solution lixiviante en aval des moyen d'étranglement et la pression
de la solution lixiviante en amont desdits moyens d'étranglement est inférieur à 5
bars.
7. Procédé selon l'une des revendications 1 à 6, selon lequel on met en oeuvre un
réseau de puits d'injection associé à un réseau de puits de récupération, caractérisé
en ce que chaque puits de récupération est équipé d'un conduit de récupération incorporant,
en position de fond à un niveau intermédiaire de la zone de lixiviation, une pompe
volumétrique à débit constant correspondant au débit nominal d'extraction d'un puits
de récupération.
8. Installation de mise en oeuvre du procédé selon les revendications 1 à 7, du genre
comprenant un puits d'injection (1) dans lequel est placée une conduite d'injection
(3) raccordée, à son extrémité amont, à un oxygénateur (23) lui-même alimenté en solution
lixiviante régénérée par une pompe de pression (22) ainsi qu'un organe de mesure de
débit caractérisé en ce que le diamètre interne d de la conduite d'injection (3) est
choisi de façon à ce que la pression de la solution lixiviante à l'extrémité aval
de ladite conduite (3) soit sensiblement égale à la pression de ladite solution lixiviante
à l'extrémité amont de ladite conduite, le diamètre interne d de la conduite d'injection
(3) étant déterminé par la relation suivante:

dans laquelle:
Q est le débit volumétrique de la solution en m3.s-1
f=0,0014+0,125 Re-0,32 avec Re=

g=9,81 m.s-2
p est la masse spécifique de la solution en kg.m-3
p est la viscosité dynamique de la solution en poiseuille.
9. Installation de lixiviation in situ de minerai selon la revendication 8, caractérisée
en ce que l'oxygénateur (23) est suivi d'un séparateur de phases (24) avec recyclage
de la phase gazeuse dans l'oxygénateur.
10. Installation de lixiviation selon l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé
en ce qu'un conduit de récupération (7) est équipé en position de fond d'une (11)
volumétrique à débit constant.
11. Installation selon l'une des revendications 8 à 10, caractérisée en ce que la
conduite d'injection (33) comporte des moyens d'étranglement (36) placés dans sa partie
inférieure.
1. Verfahren zum Auslaugen von Erz an Ort und Stelle mit Hilfe einer Auslaugelösung,
die aus einer Stammlösung gebildet wird, in welche man Sauerstoff beifügt und die
man in einer Leitung (3) zirkulieren läßt, welche in einem Einspritzschacht (1) angeordnet
ist, wobei diese Leitung mit ihrem abstromigen Ende in einer Bodenauslaugezone (4)
mündet, mit Wiederaufnahme einer zusammengesetzten Lösung, welche metallische Verbindungen
enthält, die aus den Erz ausgezogen sind, welche behandelt wird, um diese Verbindungen
abzutrennen, dann mit eventueller Zugabe von Grundprodukten regeneriert wird, wieder
mit Sauerstoff angereichert und in dieser Einspritzleitung rezykliert wird, gekennzeichnet
durch die Kombination folgender Maßnahmen:
a) Der Innendurchmesser d der Einspritzleitung (3) wird unter Berücksichtigung des
volumetrischen Durchsatzes der Auslaugelösung, des hydrostatischen Anstieges des Druckes
und der Druckverminderung durch Druckverluste während des Überganges der Auslaugelösung
vom aufstromigen Ende zum abstromigen Ende dieser Leitung, derart ausgewählt, daß
der Druck dieser Auslaugelösung am abstromigen Ende im wesentlichen gleich dem Druck
dieser Auslaugelösung am aufstromigen Ende ist, der Druck der Lösung in dieser Leitung
niemals im Verlaufe seines Überganges in dieser Leitung erheblich unter den Wert seines
Druckes am aufstromigen Ende der Leitung abfällt, wobei dieser Innendurchmesser d
der Einspritzleitung im wesentlichen durch die folgende Formel bestimmt wird:

Q ist der volumetrische Durchsatz der Lösung in m3.s-1
f=0,0014+0,125 Re-0,32 mit Re=

g=9,81 m . S-2
p ist die spezifische Masse der Lösung in kg · m-3
p ist die dynamische Viskosität der Lösung in Poiseuille,
b) Der Druck der Auslaugelösung am aufstromigen Ende dieser Leitung (3) hat einen
Wert unter dem Druck des Brechens des Gesteins an der obersten Stelle der Auslaugezone,
vorzugsweise etwas unter diesem Brechdruck;
c) Die Konzentration von in der Auslaugelösung eglöstem Sauerstoff, aufstromig gesichert,
liegt unter der Sättigungsgrenze für den aufstromigen Druck dieser Lösung und vorzugsweise
etwas unter dieser Sättigungsgrenze.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Innendurchmesser d der
Einspritzleitung derart aus gesucht wird, daß der Druck der Auslaugelösung im Verlaufe
seines Überganges in dieser Leitung im wesentlichen konstant ist.
3. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Innendurchmesser der
Einspritzleitung derart ausgewählt wird, daß der Druck der Auslaugelösung im Verlaufe
ihres Überganes in dieser Leitung zunimmt, vorzugsweise leicht zunimmt, und der Druckwert
dieser Lösung am abstromigen Ende dieser Leitung auf einen Wert gebracht wird gleich
dem des Druckes dieser Lösung am aufstromigen Ende dieser Leitung, durch Entspannen
dieser Lösung über Drosselungsmittel, die im unteren Teil dieser Leitung angeordnet
sind.
4. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Innendurchmesser der
Einspritzleitung derart ausgewählt wird, daß der Druck der Auslaugelösung im Verlaufe
ihrer Überleitung in dieser Leitung steigt, vorzugsweise leicht steigt, und der Druckwert
dieser Lösung am abstromigen Ende dieser Leitung auf einen Wert gebracht wird, der
kaum über dem des Druckes dieser Lösung am aufstromigen Ende dieser Leitung ist, wobei
der Unterschied zwischen dem Druck am abstromigen Ende und dem Druck am aufstromigen
Ende vorzugsweise unter oder gleich 1 bar ist, und zwar durch Entspannen dieser Lösung
über Drosselungsmittel, die im unteren Teil dieser Leitung angeordnet sind.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, daß der Innerdurchmesser
d der Einspritzleitung im wesentlichen durch die folgende Relation bestimmt wird:

in weicher gilt:
Q ist der volumetrische Durchsatz der Lösung in m3· s-1,
f=0,0014+0,125 Re-0,32 mit Re=

g=9,81 m · S-2
p ist die spezifische Masse der Lösung in kg · m-3
p ist die dynamische Viskosität der Lösung.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 3 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Abstand
zweichen dem Druck der Auslaugelösung abstromig von den Drosselungsmitteln und der
Druck der Auslaugelösung aufstromig von diesen Drosselungsmitteln unter 5 bar beträgt.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, nach welchem man ein Injetionsschachtraster
verwendet, weichem ein Wiedergewinnungsschachtraster zugeordnet ist, dadurch gekennzeichnet,
daß jeder Wiedergewinnungsschacht mitiner Wiedergewinnungsleitung ausgestattet ist,
die in der Grundposition auf einer Zwischenhöhe der Auslaugezone eine volumetrische
Pumpe mit konstantem Durchsatz aufweist, welcher dem Nennextraktionsdurchsatz eines
Wiedergewinnungsschachtes entspricht.
8. Anlage zur Durchführung des Verfahrens nach den Ansprüchen 1 bis 7, mit einem Einspritz-
bzw. Injektionsschacht (1), in welchem eine Einspritzleitung (3) angeordnet ist, die
an ihrem aufstromigen Ende mit einem Oxygenator (23) verbunden ist, weicher seinerseits
mit regenerierter Auslaugelösung durch eine Druckpumpe (22) versorgt wird, sowie ein
Meßorgan für den Durchsatz, dadurch gekennzeichnet, daß der Innendurchmesser d der
Einspritzleitung (3) derart ausgewählt ist, daß der Druck der Auslaugelösung am abstromigen
Ende dieser Leitung (3) im wesentlichen gleich dem Druck dieser Auslaugelösung am
aufstromigen Ende dieser Leitung ist, durch die folgende Relation bestimmt wird:

in welcher gilt:
Q ist der volumetrische Durchsatz der Lösung in m3·S-1
f=0,0014+0,125 Re-0,32 mit Re=

g=9.81 m . S-2
p ist die spezifische Masse der Lösung in kg · m-3
µ ist die dynamische Viskosität der Lösung.
9. Anlage zum Auslaugen von Erz an Ort und Stelle nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet,
daß dem Oxygenator (23) ein Phasentrenner (24) mit Rezyklieren der Gasphase in den
Oxygenator - folgt.
10. Anlage zum Auslaugen nach einem der Ansprüche 8 oder 9, dadurch gekennzeichnet,
daß eine Wiedergewinnungsleitung (7) in Grundposition mit einer volumetrischen Pumpe
(11) mit konstantem Durchsatz ausgerüstet ist.
11. Anlage nach einem der Ansprüche 8 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß die Einspritzleitung
(33) Drosselungsmittel (36) aufweist, die in ihrem unteren Teil angeordnet sind.
1. Method for in situ lixiviation of ore by means of a lixiviation solution formed
by a basis solution, in which oxygen is added, which solution is rendered to circulate
in a conduit (3) located in an injection shaft (1), the said conduit terminating at
its downstream end in a fond lixiviation zone (4), with a resumption of a composed
solution incorporating metallic compositions extracted from the ore which solution
is treated in order to separate the said compositions, then regenerated by possibly
adding base products, reoxidized and recycled in the said injection conduit, characterized
by the combination of the following measures:
a) the internal diameter d of the injection conduit (3), considering the volumetric
amount of the lixiviation solution, the hydrostatic increase of the pressure and the
pressure diminution by loss of charge during the transfer of the said lixiviation
solution from the upstream end to the down- steam end of the said conduit, is selected
in such a way that the pressure of the said lixiviation solution at the downstream
end is essentially equal to the pressure of the said lixiviation solution at the upstream
end, the pressure of the said solution in the said conduit, in the course of its transfer
in said conduit, never becomes considerably lower than a value of its pressure at
the upstream end of the said conduit, the said internal diameter d of the injection
conduit being substantially determined by the following relation:

in which:
Q is the volumetrical amount of the solution in m3· s-1
f=0,0014+0,125 Re-0.32 with Re=

g= 9,81 m · s-2
p is the specific mass of the solution in kg . m-3
µ is the dynamic viscosity of the solution in Poiseuille,
b) the pressure of the lixiviation solution at the upstream end of the said conduit
(3) has a value lower than the fracture pressure of the rock at the top of the lixiviation
zone, preferably a bit lower than the said fracture pressure;
c) the concentration of oxygen dissolved in the lixiviation solution, insured upstream,
is lower than the saturation limit for the pressure upstream of the said solution,
and preferably a bit lower than the said limits of saturation.
2. Method according to claim 1, characterized in that the internal diameter d of the
injection conduit is selected in such a way that the pressure of the lixiviation solution
is essentially constant in the course of its transfer in the said conduit.
3. Method according to claim 1, characterized in that the internal diameter of the
injection conduit is selected in such a way, that the pressure of the lixiviation
solution increases, preferably moderately, in the course of its transfer in the said
conduit, the value of the pressure of the said solution at the downstream end of the
said conduit being rendered to a value just equal to that of the pressure of the said
solution at the upstream end of the said conduit by expansion of the said solution
through throttling means located in the lower part of the said conduit.
4. Method according to claim 1, characterized in that the internal diameter of the
injection conduit is selected in such a way that the pressure of the lixiviation solution
increases, preferably moderately, in the course of its transfer in the said conduit,
the value of the pressure of the said solution at the downstream end of the said conduit
being rendered to a value hardly superior to that of the pressure of the said solution
at the upstream end of the said conduit, the distance between the pressure at the
downstrem end and .the pressure at the upstream end being preferably lower or equal
to 1 bar, by expansion of the said solution through throttling means located in the
lower part of the said conduit.
5. Method according to one of the claims 3 or 4, characterized in that the internal
diameter d of the injection conduit is substantially determined by the following relation:

in which:
Q is the volumetric amount of the solution in m3·S-1
f=0,0014+0,125 Re-0.32 with Re=

g=9,81 m. s
p is the specific mass of the solution in kg - m-3
p is the dynamic viscosity of the solution.
6. Method according to one of the claims 3 to 5, characterized in that the distance
between the pressure of the lixiviation solution downstream of the throttling means
and the pressure of the lixiviation solution upstream of the said throttling means
is lower than 5 bars.
7. Method according to one of the claims 1 to 6, according to which an injection shaft
network associated to a recuperation shaft network is used, characterized in that
each recuperation shaft is equipped with a recuperation conduit incorporating, in
fond position at an intermediate level of the lixiviation zone, a volumetrical pump
with constant amount corresponding to the nominal extraction amount of a recuperation
shaft.
8. Installation for the performance of the method according to the claims 1 to 7 of
the type comprising an injection shaft (1) in which an injection conduit (3) is located
connected with an oxigenator (23) at the upstream end thereof, which oxigenator itself
is fed with regenerated lixiviation solution by a pressure pump (22), as well as an
amount measuring organ, characterized in that the internal diameter d of the injection
conduit (3) is selected in such a way, that the pressure of the lixiviation solution
at the downstream end of the said conduit (3) is essentially equal to the pressure
of the said lixiviation solution at the upstream end of the said conduit, the internal
diameter d of the injection conduit (3) being determined by the following relation:

in which:
Q is the volumetrical amount of the solution in m3 · s-1
f=0,0014+0,125 Re -0'32 with Re=

9=9,81 m · s
p is the specific mass of the solution in kg - m-3
u is the dynamic viscosity of the solution.
9. Installation for in situ lixiviation of ore according to claim 8, characterized
in that the oxigenator (23) is followed by a phase separator (24) with recycling the
gaseous phase in the oxigenator.
10. Installation for lixiviation according to one of the claims 8 or 9, characterized
in that a recuperation conduit (7) is equipped in the fond position with a volumetrical
pump (11) with constant amount of power.
11. Installation according to one of the claims 8 to 10, characterized in that the
injection conduit (33) comprises throttling means (36) located in its lower part.