(19)
(11) EP 0 090 700 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
23.07.1986  Bulletin  1986/30

(21) Numéro de dépôt: 83400528.2

(22) Date de dépôt:  15.03.1983
(51) Int. Cl.4B21D 1/14

(54)

Appareil pour le redressement de carrosseries d'automobiles ou similaires

Vorrichtung zum Richten von Fahrzeugkarosserien oder ähnlichem

Apparatus for straightening vehicle bodies or the like


(84) Etats contractants désignés:
AT BE DE GB NL SE

(30) Priorité: 30.03.1982 FR 8205395

(43) Date de publication de la demande:
05.10.1983  Bulletin  1983/40

(71) Demandeur: CELETTE S.A.
F-38206 Vienne Cedex (FR)

(72) Inventeur:
  • Celette, Germain
    F-38200 Vienne (FR)

(74) Mandataire: Maureau, Philippe 
Cabinet GERMAIN & MAUREAU, 12, rue Boileau, BP 6153
69466 Lyon Cedex 06
69466 Lyon Cedex 06 (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention est relative aux appareils utilisés pour le redressement de carrosseries d'automobiles ou similaires.

    [0002] Plus précisément elle concerne les appareils du type constitué par une colonne verticale portée par un socle mobile et sur laquelle est monté un vérin agissant sur une chaîne de traction destinée à être attachée à la carrosserie à redresser. Des appareils de ce genre sont décrits notamment dans les brevets US 3.340.720 et 3.888.100.

    [0003] Le vérin prévu dans ces appareils consiste en un vérin de poussée disposé verticalement et dont la tige mobile comporte une tête sur laquelle est fixée l'extrémité de la chaîne de traction, opposée à l'extrémité attachée à la carrosserie à redresser. Cette chaîne passe au préalable sur une poulie de renvoi portée par un collier dont la position peut être modifiée dans le sens vertical, sur la colonne de l'appareil. Ainsi l'extension du vérin de poussée provoque une traction sur la chaîne attachée à la carrosserie à redresser. Eventuellement au lieu que la chaine de traction soit fixée directement sur la tête supérieure du vérin de poussée, elle peut passer sur une seconde poulie de renvoi prévue sur cette tête et être attachée en un point fixe de la colonne de l'appareil.

    [0004] Les appareils de ce genre sont relativement pratiques, mais ils comportent un certain nombre d'inconvénients. Entre autres, il est nécessaire de prévoir, à l'extrémité supérieure de la colonne verticale, une bague de guidage présentant un usinage de haute précision afin de guider la tige du vérin de poussée sans aucun jeu. Par ailleurs il existe un risque important de flambage de cette tige, ce qui conduit à adopter un surdimensionnement de celle-ci et de la colonne verticale pour éviter un tel risque. De plus il y a une friction considérable de la tige du vérin dans la bague supérieure de guidage, ce qui entraine une perte importante de. puissance pour la traction effectivement exercée.

    [0005] Par ailleurs, si pour certains travaux déterminés, on adapte une ou plusieurs rallonges sur l'extrémité supérieure de la colonne verticale, il est nécessaire de prévoir un verrouillage extrement efficace de ces rallonges, sinon celles-ci risquent d'être arrachées lors du fonctionnement de rappareil.

    [0006] D'autre part, lorsqu'il est prévu un mouflage de la chaîne sur la colonne verticale, par passage de son extrémité correspondante sur une poulie de renvoi et fixation sur cette colonne, il existe des efforts de friction importants sur la poulie ainsi prévue. De plus il faut alors disposer d'un vérin possédant une puissance supérieure au double de l'effort de traction que l'on désire exercer sur la carrosserie à redresser. Ceci est donc une cause d'augmentation du prix de revient des appareils de ce genre.

    [0007] On connatt également par le brevet US 4,296,626, un mécanisme de redressement de carrosseries de véhicules où les vérins utilisés sont ici des vérins rétractables qui agissent directement et sans renvoi par poulies ou autres sur la carrosserie à redresser au moyen d'une chaîne fixée d'une part à la tige du vérin et d'autre part à des attaches d'ancrage prévues sur les points où un effort doit être exercé, constitués dans le brevet considéré par les parties de la carrosserie recevant les extrémités supérieures des amortisseurs. Dans ce cas, le dispositif décrit ne s'applique en fait qu'à la remise en place d'un organe précis du véhicule et ne peut être adapté à n'importe quel endroit dépourvu d'attache de fixation.

    [0008] La présente invention a pour objet un appareil de redressement qui est conçu pour éviter les inconvénients des systèmes de l'art antérieur rappelés ci-dessus (for example US-A-3888100).

    [0009] A cet effet le vérin prévu dans cet appareil consiste en un vérin de traction à longue course disposé verticalement et dont le corps est monté à articulation au bas de la colonne cependant que la chaîne de traction, après avoir passé sur une poulie de renvoi située à l'extrémité supérieure de la colonne verticale, s'engage à l'intérieur de cette colonne et est fixée en bout sur l'extrémité libre de la tige de ce vérin.

    [0010] Ainsi ce vérin agit directement sur la chaîne de traction et l'effort de traction effectivement exercé sur la carrosserie à redresser est sensiblement de même valeur que la puissance du vérin utilisé. Dans ces conditions il est possible d'utiliser un vérin de moindre puissance que sur les appareils mentionnés précédemment. Par ailleurs il est inutile de prévoir un organe particulier de guidage à l'extrémité supérieure de la colonne puisqu'il suffit de laisser le libre passage de la chaîne de traction dont l'extrémité est attachée directement à la tige du vérin de commande.

    [0011] A ce sujet il convient de noter que selon une autre caractéristique du présent appareil, de corps et la tige de ce vérin sont libres à l'intérieur de la colonne verticale de l'appareil et l'extrémité inférieure du corps du vérin est articulée sur cette colonne. Ainsi le vérin peut prendre librement l'orientation voulue pour que l'effort de traction s'exerce en ligne droite en évitant ainsi les inconvénients pouvant resulter d'un défaut d'alignement.

    [0012] Selon une autre caractéristique du présent appareil, le socle de la colonne verticale présente un fond horizontal s'étendant à peu de distance du sol et ce socle est monté sur des roulettes avec interposition de tampons élastiques. Ainsi, lors de l'utilisation de l'appareil, la réaction s'exerçant sur le socle assure l'appui du fond de celui-ci contre le sol, du fait de la compression de ces tampons élastiques. Ceci contribue à assurer une parfaite immobilisation de l'appareil dont la colonne est par ailleurs retenue en place par deux chaînes ou plus qui sont attachées sur des points d'ancrage prévus au sol.

    [0013] Dans une forme de réalisation avantageuse du présent appareil, de corps du vérin de traction est monté coulissant dans le sens vertical sur son axe d'articulation porté par la colonne de l'appareil et une , chaîne de retenue passant sur une poulie de renvoi est alors fixée sur l'extrémité inférieure de ce corps du vérin, cette chaîne étant destinée à être attachée, à son extrémité opposée, soit sur l'extrémité supérieure de la colonne verticale, soit sur un collier monté sur cette colonne et portant une poulie de renvoi pour la chaIne de traction. Cette disposition permet d'obtenir automatiquement un équilibrage entre les efforts qui s'exercent sur l'appareil.

    [0014] Cependant d'autres particularités et avantages de l'appareil selon l'invention apparaîtront au cours de la description suivante de quelques exemples de réalisation de celui-ci. Cette description se réfère au dessin annexé à simple titre indicatif et sur lequel:

    La figure 1 est une vue en élévation de côte d'une première forme de réalisation du présent appareil.

    La figure 2 en est une vue en plan de dessus.

    La figure 3 est une vue partielle en élévation, à échelle différente représentant l'extrémité supérieure de la colonne du présent appareil.

    La figure 4 en est une vue en plan de dessus à même échelle.

    La figure 5 est une vue partielle en élévation illustrant l'appui au sol du socle de cet appareil lors de son utilisation.

    Les figure 6 et 7 sont des vues partielles en élévation représentant un mode particulier de montage des roulettes du socle de cet appareil, la seconde de ces deux vues illustrant les conditions d'appui au sol de ce socle lors de l'utilisation de l'appareil.

    La figure 8 est une vue en élévation illustrant un autre mode d'utilisation du présent appareil.

    La figure 9 en est une vue en coupe selon la ligne IX-IX de la figure 8.

    La figure 8A est une vue en élévation de détail à une échelle différente.

    La figure 9A est une vue en coupe selon le même plan de coupe que la figure 9, mais à échelle différente.

    La figure 10 est une vue en élévation de côté d'une seconde forme de réalisation du présent appareil.

    La figure 11 est une vue partielle en coupe, à échelle différente, de l'extrémité inférieure de cet appareil.

    La figure 12 est une vue en élévation illustrant un autre mode d'utilisation de ce même appareil.



    [0015] Dans l'exemple de réalisation représenté aux figures 1 à 7, l'appareil selon l'invention comporte une colonne verticale 1 portée par un socle mobile 2. A l'intérieur de cette colonne est placé un vérin hydraulique de traction 3 à longue course qui est disposé verticalement. Le corps 3a de ce vérin est attaché à son extrémité inférieure sur l'extrémité correspondante de la colonne verticale 1 par l'intermédiaire d'un axe d'articulation 4. Ainsi le corps de ce vérin et sa tige coulissante 3b peuvent s'orienter librement à l'intérieur de la colonne 1..

    [0016] Cette colonne présente une section carrée ou rectangulaire. Dans son extrémité supérieure est embotté un embout 5 de même section comportant une plaque d'extrémité 6 pourvue d'une ouverture 7. Cette plaque porte une chape 8 l'intérieur de laquelle est montée une poulie de renvoi 9. Sur cette poulie passe une chaîne de traction 10 dont une extrémité est destinée à être attachée à la carrosserie à redresser. Quant à l'extremité opposé de cette chaIne elle pénètre à l'intérieur de la colonne verticale 1 en passant à travers l'ouverture 7 de l'embout supérieur 5 pour être fixée sur l'extrémité libre de la tige 3b du vérin de traction.

    [0017] La plaque d'extrémité 6 de l'embout 5 présente un prolongement coudé 11 comportant un trou 12 présentant des encoches destinées à permettre l'accrochage de deux chaînes de retenue 13, comme représenté aux figures 1 et 2. Les extrémités opposées de ces chaînes sont attachées à des points d'ancrage prévus au sol. Pour permettre la mise en place du présent appareil en diverses positions autour de la carrosserie à redresser, il est prévu au sol des profilés 14 qui entourent l'emplacement de cette carrosserie et la fixation des chaînes de retenue sur ces profilés est assurée par des dispositifs d'accrochage 15 de position réglable.

    [0018] Comme déja indiqué, le vérin de commande 3 est un vérin hydraulique de traction à longue course. Celui-ci est commandé par une vanne 17 comportant une pédale de manoeuvre.

    [0019] Cependant le retour de la tige 3b de ce vérin dans sa position relevée de repos, représentée à la figure 1, est assurée par envoi d'air sous pression contre la face opposée du piston par l'intermédiaire d'une canalisation 16 également contrôlée par la vanne 17. On peut ainsi obtenir un retour rapide de la tige 3b dans sa position relevée de repos.

    [0020] Le socle mobile 2 repose sur des roulettes facilitant son déplacement, par exemple six roulettes 18, à raison de trois sous l'un des bords relevés de ce socle et trois autres sous le bord relevé opposé. Cependant ce socle est monté sur chacune de ces roulettes avec interposition d'un tampon élastique 19. Par ailleurs ce socle présente un fond plat 20 qui s'étend à une faible distance e par rapport au sol.

    [0021] Dans ces conditions, lors de l'utilisation de l'appareil, la réaction qui s'exerce sur le socle provoque la compression des tampons élastiques 19 et par suite l'application du fond 20 de ce socle contre le sol, comme représenté à la figure 5. Ceci assure un appui direct du socle contre le sol en évitant ainsi tout risque de dététioration des roulettes et de leurs pièces de montage. Par ailleurs ceci contribue à assurer une parfaite immobilisation de l'appareil pendant son utilisation et ce, en complément de la retenue en place déjà assurée par les chaînes 13 prévues à cet effet.

    [0022] Dans ces conditions le présent appareil permet d'exercer, dans les meilleurs conditions possibles d'emploi et de sécurité, des efforts de traction importants sur une carrosserie automobile à redresser. La chaîne 10 passant sur la poulie de renvoi 9, située à l'extrémité supérieure de la colonne 1, peut alors être attachée directement à un point approprié de la carrosserie pour exercer une traction en oblique vers le haut selon la flèche F1, comme représenté à la figure 1. Etant donné que cette chaîne 10 est fixée directement sur la tige mobile 3b du vérin de traction, il suffit de disposer d'un vérin présentant une puissance très légèrement supérieure à l'effort que l'on désire exercer sur la carrosserie à redresser.

    [0023] Un autre avantage du présent appareil réside dans le fait qu'il n'y a pas lieu de prévoir de pièce de guidage particulière à l'extrémité supérieure de la colonne verticale 1 et que le vérin de traction 3 peut s'orienter librement par articulation autour de l'axe 4 pour prendre l'orientation voulue afin d'exercer une traction en ligne droite, ce qui évite les inconvénients d'un défaut éventuel d'alignement.

    [0024] Un autre avantage encore consiste en ce que l'embout 5, portant la poulie supérieure de renvoi 9, se trouve maintenu sur l'extrémité supérieure de la colonne verticale par la pression exercée sur cette poulie par la chaîne de traction 10. Ceci permet du reste de prévoir un montage amovible de cet embout autorisant son retournement sur place dans un but particulier qui sera exposé en détail par la suite.

    [0025] Les figures 6 et 7 représentent un mode particulier de montage des roulettes du socle de l'appareil. Dans ce cas l'agencement est tel que l'axe vertical du boulon de fixation 21 de la chape 22 de chaque roulette correspondante 18a présente, dans le sens horizontal, un décalage E par rapport à la position de l'axe horizontal 23 de cette roulette. Cependant comme précédemment un tampon élastique 19 est interposé entre le dessus de la chape 22 et le socle 20 de l'appareil.

    [0026] Dans ces conditions la réaction qui s'exerce sur ce socle, lors de l'utilisation de l'appareil, tend à faire pivoter la chape 22 des roulettes comme représenté à la figure 7 et ce, tout en provoquant la compression des tampons élastiques 19. Il en résulte comme précédemment un appui direct du fond 20 du socle 2 contre le sot pendant toute la durée d'utilisation de l'appareil.

    [0027] Les figures 8 et 9 répresentent un autre mode d'utilisation de l'appareil représenté aux figures 1 à 5. Dans le cas ainsi illustré il est prévu d'exercer une traction dans une direction horizontale F2 sur la carrosserie à réparer.

    [0028] A cet effet il est prévu une poulie supplémentaire 24 de renvoi portée par un collier 25 monté de façon amovible sur la colonne 1. La chaîne 10 est alors engagée autour de cette poulie, comme représenté à la figure 8 avant de passer sur la poulie supérieure de renvoi 9 déjà mentionnée. Le collier 25 est monté coulissant le long de la colonne 1 de façon que sa position puisse être modifiée afin que celui-ci soit placé dans la position voulue pour que l'extrémité de travail de la chaîne 10 s'étende à l'horizontale, comme représenté à la figure 8. Cependant il est prévu un système approprié de blocage permettant d'immobiliser le collier 25 au niveau voulu.

    [0029] Par ailleurs le collier 25 est de préférence démontable pour pouvoir être mis en place rapidement sur la colonne 1 ou en être retiré, si l'on désire utiliser rappareil selon la forme d'emploi illustrée aux figures 1 et 2. A cet effet ce collier affecte en réalité la forme d'une chape dont les deux joues sont relieés par une goupille amovible 26, du côté opposé au fond 25a de cette chape et à la poulie de renvoi 24. Ainsi il suffit d'enlever cette goupille pour pouvoir retirer aisément le collier 25.

    [0030] Cette goupille s'applique contre la face correspondante de la colonne 1 par l'intermédiaire d'un méplat sur lequel sont prévus des dents ou nervures d'accrochage 26a.

    [0031] Du côté opposé le fond 25a de la chape 25 porte un ressort 39 qui prend appui sur la face correspondante de la colonne 1, ce qui assure l'immobilisation du collier 25 au niveau voulu. Cependant tout autre système approprié pourrait être prévu pour assurer-le blocage du collier 25 dans la position choisie.

    [0032] Pour facilier la mise en place de la chaîne de traction 10 autour de la poulie 24, celle-ci est de préférence également démontable. A cet effet son axe 27 est amovible.

    [0033] Dans le cas particulier illustré aux figures 8 et 9 les chaînes de retenue 13 sont attachées sur le collier 25 et non sur l'embout supérieur 5. A cet effet les deux joues latérales de ce collier comportent des ouvertures 30, en forme de boutonnières, susceptibles de recevoir les extrémités correspondantes de ces chaînes comme représenté aux figures 8 et 9. De plus le fond 25a de la chape constituant le collier 25, comporte un prolongement 25b s'étendant vers le bas et qui comporte également une ouverture 30 pour l'accrochage d'autres chaînes de retenue au sol s'étendant en sens inverse des chaînes 13. Ces chaînes supplémentaires d'ancrage étant nécessaires pour l'exécution de certains travaux.

    [0034] Les figures 10 et 11 représentent une autre forme de réalisation de l'appareil selon l'invention qui est utilisée de la même façon que dans le cas des figures 1 et 2. Cette forme de réalisation diffère de la précédente par le fait que le corps 3a du vérin de traction peut se déplacer, d'une certaine distance, dans le sens vertical par rapport à son axe correspondant d'articulation 4a. A cet effet l'extrémité inférieure du corps 3a du verin porte une patte verticale 31 pouvant être fixée au moyen d'un second axe d'articulation 32 et présentant une lumière oblongue 33 à l'intérieur de laquelle est engagé l'axe 4a.

    [0035] L'extrémité inférieure de cette patte porte une chape 34 dans laquelle est attachée une chaîne de retenue 35 passant sur une poulie de renvoi 36 prévue à l'extrémite inférieure de la colonne verticale 1a de l'appareil correspondant Dans le cas d'utilisation illustré à la figure 10 cette chaîne de retenue est disposée au-dessus du sol pour être engagée autour d'une seconde poulie de renvoi 37 portée par l'un des dispositifs 15 d'ancrage au sol, cette chaîne s'étendant ensuite en oblique vers le haut pour que son extrémité correspondante soit attachée sur l'embout supérieur 5 de la colonne verticale. Cette extrémité est alors attachée dans le trou 12 du prolongement 11 de cet embout, deux chaînes normales de retenue 13 étant disposées de part et d'autre.

    [0036] Ainsi cette chaîne 35 constitue rune des chaînes de retenue de l'appareil.

    [0037] A l'état de repos l'axe d'articulation 4 a du corps du vérin se trouve situé à l'extrémité supérieure de la lumière 33 prévue dans la patte d'attache 31. Lorsque l'appareil est mis en fonctionnement, la réaction s'exercant sur le corps du vérin tend à provoquer le soulèvement de celui-ci selon la flèche F3. Du fait du mode de montage prévu dans le cas présent ce vérin peut alors être déplacé vers le haut Toutefois ce mouvement se trouve arrêté par la chaîne de retenue 35 lorsqu'il s'établit un équilibre entre les efforts t'exerçant sur rappareil. On obtient donc de la sorte un équilibrage automatique de ces efforts.

    [0038] La figure 12 illustre un autre mode d'utilisation de l'appareil représenté aux figures 10 et 11. Ce mode d'utilisation s'apparente à celui Illustré aux figures 8 et 9. En effet dans ce cas particulier le collier 25, portant la poulie supplémentaire 24 de renvoi, est mis en place sur la colonne verticale 1 de façon que l'extrémité de travail de la chaîne de traction 10 s'étende dans le sens horizontal.

    [0039] Dans un tel cas la chaîne de retenue 35, fixée sur la patte inférieure d'attache 31 du corps du vérin, est attachée à son extrémité opposée sur ce collier, en un point approprié. Cependant pour qu'un tel mode de montage soit possible il est nécessaire de retourner l'embout supérieur 5 sur lui-même afin que sa poulie de renvoi 9 soit située du même côte que la poulie inférieure de renvoi 36 prévue au bas de la colonne 1a. De même que dans le mode d'utilisation représenté aux figures 8 et 9 l'appareil est alors retenu en place par deux chaînes de retenue 35, on obtient automatiquement un équilibrage des efforts s'exerçant sur l'appareil.

    [0040] Comme représenté sur la figure 1, il peut être prévu un collier supplémentaire 41 susceptible d'être monté sur la colonne 1 de la même façon que le collier 25, ce collier 41 étant destiné à permettre d'adaption d'un vérin de traction 42 sur lequel est attaché une chaîne 43.

    [0041] Par ailleurs il est prévu des rallonges (non représentées) destinées à être adaptées sur l'extrémité supérieure de la colonne 1 après retrait de l'embout supérieur 5, celui-ci étant ensuite adapté sur l'extrémité supérieure de la dernière rallonge. A ce sujet il faut observer que cette ou ces rallonges se trouvent alors parfaitement maintenues en place sur l'extrémité supérieure de la colonne 1 par la pression exercée par la chaîne de traction 10 sur la poulie 9 de l'embout 5. Il est donc inutile de prévoir un système particulier de verrouillage des rallonges sur la colonne 1.

    [0042] De préférence le socle inférieur 2 comporte des trous 38 permettant d'y fixer des chaînes de retenue destinées à être ancrées au sol, un tel ancrage étant étant nécessaire pour l'exécution de certains travaux particuliers.


    Revendications

    1. Appareil pour le redressement de carrosseries d'automobiles, comportant une chaîne de traction (10) accouplée à un vérin monté dans une colonne verticale portée par un socle mobile (2) et susceptible d'être attachée au sol par deux chaînes de retenue (13,35) ou plus, caractérisé en ce que le vérin est un vérin de traction (3) à longue course disposé verticalement et dont le corps (3a) est monté à articulation au bas de la colonne (1 ou 1a) de l'appareil, cependant que la chaîne de traction (10), après avoir passé sur une poulie (9) de renvoi située à l'extrémité supérieure de la colonne verticale (1 ou 1a) s'engage à l'intérieur de cette colonne et est fixée en bout sur l'extrémité libre de la tige (3b) de ce vérin.
     
    2. Appareil selon la revendication 1, caractérisé en ce que le corps (3a) et la tige (3b) du vérin de traction sont libres à l'intérieur de la colonne verticale (1 ou la) de l'appareil et seule l'extrémité inférieure du corps (3a) du vérin est articulée sur cette colonne par une articulation (4) de façon que le vérin puisse prendre librement l'orientation voulue pour que l'effort de traction s'exerce en ligne droite en évitant tout défaut d'alignement
     
    3. Appareil selon la revendication 2 caractérisé en ce que le corps (3a) du vérin de traction est monté coulissant dans le sens vertical sur son axe d'articulation (4) porté par la colonne (1 ou 1 a) de l'appareil et une chaîne de retenue (35) passant sur une poulie de renvoi (36) est alors fixée sur l'extrémité inférieure de ce corps (3a) du vérin, cette chaîne (35) étant destinée à être attachée, à son extrémité opposée, soit sur l'extrémité supérieure de la colonne verticale, après passage sur une autre poulie de renvoi (37) attachée au sol, soit sur un collier (25) monté sur cette colonne et portant une poulie supplémentaire de renvoi (24) pour la chaîne de traction.
     
    4. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le socle (2) de la colonne verticale (1 ou 1a) présente un fond (20) horizontal s'étendant à peu de distance du sol et ce socle est monté sur des roulettes (18) avec interposition de tampons élastiques (19), de sorte que, lors de l'utilisation de l'appareil, la réaction s'exerçant sur le socle asssure l'appui du fond de celui-ci contre le sol.
     
    5. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que, dans le but d'assurer une traction selon une ligne horizontale, il est prévu une poulie supplémentaire de renvoi (24) portée par un collier (25) susceptible d'être monté coulissant le long de la colonne verticale (1 ou 1a) pour être placé au niveau voulu, ce collier étant ouvert mais pouvant être fermé au moyen d'un organe amovible (26) pour pouvoir être mis en place et retiré rapidement.
     
    6. Appareil selon la revendication 5, caractérisé en ce que la poulie de renvoi (24) portée par le collier amovible (25) est elle-méme montée de façon amovible sur ce collier.
     
    7. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la poulie de renvoi (9) prévue à l'extrémité supérieure de la colonne verticale (1 ou la) est portée par un emobut (5) simplement emboîté dans cette colonne et qui peut en être retiré pour retourner sa position.
     
    8. Appareil selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le retour de la tige (3b) du vérin (3) dans sa position relevée de repos est assurée par envoi d'air sous pression dans le corps de ce vérin par l'intermédiaire d'une canalisation commandée par la vanne (17) contrôlant le circuit hydraulique de commande de ce vérin.
     


    Ansprüche

    1. Vorrichtung zum Richten der Karosserien von Kraftfahrzeugen, bestehend aus einer Zugkette (10), die mit einem in einer vertikalen Säule angeordneten Druckkolben verbunden ist welche durch einen beweglichen Sockel (2) getragen wird und durch zwei oder mehrere Rückhalteketten (13, 35) mit dem Boden verbunden werden kann, dadurch gekennzeichhnet, daß der hydraulische oder pneumatische Kolben ein Zugkolben mit senkrecht angeordnetem Lauf ist dessen Gehäuse (3a) gelenkig am Unterteil der Säule (1,1a) der Vorrichtung befestigt ist und die Zugkette (10) nach Durchgang durch eine am oberen Ende der senkrechten Säule (1,1a) angeordneten Umlenkrolle (9) in das Innere dieser Säule eingreift und am äußeren, freien Ende der Stange (3b) des Kolbens befestigt ist.
     
    2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Gehäuse (3a) und die Stange (3b) des Zugkolbens im Inneren der senkrechten Säule (1, 1a) der Vorrichtung frei sind und nur das äußere, untere Ende des Gehäuses (3a) des Kolbens an dieser Säule durch eine Gelenkverbindung (4) derart angelenkt ist, daß der Kolben eine freie Ausrichtung zur geradlinigen Ausübung der Kraft ohne Ausrichtungsfehler einnehmen kann.
     
    3. Vorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Gehäuse (3a) des Zugkolbens gleitend in verikaler Richtung an seiner Gelenkverbindungsachse (4) angeordnet ist, die durch die Säule (1,1a) der Vorrichtung getragen wird, wobei eine Rückhaltekette (35), welche durch eine Umlenkrolle (36) läuft, dann auf dem äußeren, unteren Ende des Gehäuses (3a) des Kolbens befestigt ist, und wobei diese Kette (35) an ihrem entgegengesetzten Ende entweder am äußeren, oberen Ende der senkrechten Säule nach Durchgang durch eine andere, mit dem Boden verbundene Umlenkrolle (27) oder an einer Schelle (25), die an dieser Säule befestigt ist und eine ergänzende Umlenkrolle (24) für die Zugkette trägt, befestigt ist.
     
    4. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß der Sockel . (2) der senkrechten Säule (1, 1a) einen horizontal verlaufenden Boden (20) aufweist, der sich mit geringem Abstand vom Boden ersteckt, wobei dieser Sokel auf zwei Rollen (18) unter Zwischenschaltung von zwei elastischen Dämpfern (19) derart angeordnet ist, daß während der Benutzung der Vorrichtung der sich auf den S,ockel auswirkende Gegendruck die , Abstützung des Bodens (20) gegen den Fußoden sicherstellt.
     
    5. Vorrichtung nach irgendeinem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß zur Sicherstellung eines Zuges entsprechend einer horizontalen Linie eine durch die Schelle (25) getragene, ergänzende Umlenkrolle (24) vorgesehen ist, die gleitend längs der senkrechten Säule (1, 1a) angeordnet ist, um an der gewünschten Höhe angeordnet zu werden, wobei die Schelle (25) geöffnet ist, jedoch mittels eines beweglichen Organes (26) geschlossen werden kann, um festgelegtoder schnell zurückgezogen werden zu können.
     
    6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die durch die bewegliche Schelle (25) getragene Umlenkrolle (24) entfembar an der Shcelle befestigt ist.
     
    7. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß die am äußeren, oberen Ende der senkrechten Säule (1, la) vorgesehene Umlenkrolle (9) durch ein einfach in die Säule eingestecktes Ansatzstück (5) getragen wird, weiches zur Wendung seiner Stellung zurückgezogen werden kann.
     
    8. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet daß die Rückkehr der Stange (3b) des Kolbens (3) in seine'Ruhestellung durch Druckluft in das Gehäuse des Kolbens unter Zwischenschaltung einer durch das Ventil (17) gesteuerten Leitung erfolgt welches den hydraulischen oder pneumatischen Steuerkreis des Kolbens steuert.
     


    Claims

    1. Apparatus for straightening automobile bodies, comprising a traction chain (10) coupled to a jack mounted within a vertical column carried by a movable base (2) and intended to be attached to the ground by means of two retaining chains (13, 35) or more, characterized in that the jack is a vertically-disposed long-stroke traction jack (3) and its body (3a) is pivotally mounted at the bottom of the column (1 or 1a) of the apparatus whilst the traction chain (10), after having passed over a guide pulley (9) located at the upper extremity of the vertical column (1 or 1a), engages within the interior of this column and is secured at the end to the free extremity of the rod (3b) of this jack.
     
    2. Apparatus in accordance with claim 1, characterized in that the body (3a) and the rod (3b) of the traction jack are free within the interior of the vertical column (1 or 1a) of the apparatus and only the lower extremity of the jack body (3a) is pivotally mounted on this column by means of an articulation (4) so as to ensure that the jack can freely assume the desired orientation in order to apply the tractive force in a straight line while preventing any misalignment.
     
    3. Apparatus in accordance with claim 2, characterized in that the traction jack body (3a) is slidably mounted in the vertical direction on its pivot-pin (4) which is carried by the column (1 or 1a) of the apparatus and a retaining chain (35) passed over a guide pulley (36) is then fixed on the lower extremity of this jack body (3a), this chain (35) being intended to be attached at its opposite extremity either to the upper end of the vertical column after passing over another guide pulley (37) which is attached to the ground or to a collar (25) which is mounted on this column and carries an additional guide pulley (24) for the traction chain.
     
    4. Apparatus in accordance with one of the preceding claims, characterized in that the base (2) of the vertical column (1 or 1a) has a horizontal bottom wall (20) which extends to a small height above the ground and this base is mounted on runner-wheels (18) with interposition of resilent pads (19) so that, at the time of utilization of the apparatus, the reaction force exerted on the base ensures that the bottom wall of this latter is applied against the ground.
     
    5. Apparatus in accordance with one of the preceding claims, characterized in that, for the purpose of applying a tractive force along a horizontal line, provision is made for en additional guide pulley (24) carried by a collar (25) wich can be mounted for sliding motion along the vertical column (1 or la) in order to be placed at the desired level, this collar being , open but being closed if necessary by means of a detachable member (26) in order to permit rapid positioning and removal.
     
    6. Apparatus in accordance with claim 5, characterized in that the guide pulley (24) carried by the removable collar (25) is in turn removably mounted on this collar.
     
    7. Apparatus in accordance with one of the preceding claims, characterized in that the guide pulley (9) provided at the upper end of the vertical column (1 or 1 a) is carried by an end-piece (5) which is simply fitted within this column and which can be withdrawn therefrom in order to reverse its position.
     
    8. Apparatus in accordance with one of the preceding claims, characterized in that the return of the rod (3b) of the jack (3) to its inactive raised position is ensured by delivering air under pressure into the body of this jack by means of a pipe controlled by the valve (17) which controls the hydraulic control circuit of this jack.
     




    Dessins