[0001] La présente invention concerne les papiers ou cartons à base de fibres cellulosiques
et plus particulièrement un nouveau procédé de fabrication de papiers ou cartons ayant
une bonne aptitude à l'impression offset et notamment à l'impression offset rotative
désignée encore par offset à bobine.
[0002] L'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé ainsi
que les papiers ou cartons (pour simplifier seul le terme de papier sera utilisé par
la suite) obtenus par la mise en oeuvre dudit procédé.
[0003] L'impression offset et notamment l'impression offset rotative est une des méthodes
d'impression les plus actuelles et une de celles qui connait le pourcentage d'accroîssement
le plus élevé. C'est pour-quoi on cherche à fabriquer des papiers aptes à l'impression
offset rotative, de types de plus en plus variés, avec des grammages des plus différents,
et avec des aspects mats ou brillants, et dans ce dernier cas des brillants de plus
en plus élevés.
[0004] Les papiers aptes à l'impression offset sont des papiers couchés, c'est-à-dire des
papiers enduits sur une ou leurs deux faces, à l'aide d'une composition contenant
des pigments et des liants. Après couchage, les papiers sont séchés jusqu'à une teneur
en eau déterminée, per exemple de l'ordre de 6% en poids par rapport au poids du papier
pour des papiers de grammages peu élevés, c'est-à-dire inférieurs à 100 g/m
2. Ce séchage a lieu avant le calandrage éventuel.
[0005] Cette teneur en eau est déterminée notamment par la destination du papier, à savoir
l'impression offset rotative ou l'impression offset format.
[0006] En effet, lors de l'impression offset rotative et après passage dans les presses,
le papier imprimé est séché rapidement, afin d'évaporer les matières volatiles contenues
dans les encres et de durcir celles-ci. Lors de ce séchage rapide, effectué par passage
dans un four porté à une température généralement supérieure à 200°C, le papier est
porté à une température supérieure à 100°C et l'eau qu'il contient a tendance à s'évaporer.
L'évaporation est cependant plus ou moins bloquée par les couches de couchage et surtout
par les encres utilisées pour ce type d'impression car la vapeur d'eau est emprisonnée
par ces couches; il s'y forme des cloques et le papier peut même éclater. Le papier
imprimé est alors inutilisable. Ces incidents se produisent essentiellement lorsque
la teneur en eau du papier est assez élevée et surtout lorsqu'il s'agit de papiers
revêtus de plusieurs couches de couchage et de papiers de grammages élevés: on a remarqué
par exemple qu'ils apparaissent pour une quantité d'eau supérieure à environ 5 grammes
d'eau par m
2 de papier pour une porosité d'environ 120 secondes. Cette porosité est mesurée par
l'appareil BEKK qui mesure la durée du passage de 10 cm
3 d'air à travers 1 cm
2 de papier sous une dépression de 0,5 atmosphère. Bien entendu pour un papier plus
poreux, c'est-à-dire d'une porosité inférieure à 120 secondes, ces incidents risquent
de se produire pour des teneurs en eau supérieures à 5 grammes par m
2 de papier. A l'opposé pour un papier moins poreux, une plus faible teneur en eau
peut être la cause des incidents cités.
[0007] Dans le cas de l'impression offset format, le séchage après impression est généralement
plus long et s'effectue sans apport important de calories et des cloquages ou éclatements
du papier ne se produisant pas.
[0008] On a donc été amené, pour éviter tout risque de cloquage, à sécher suffisamment le
papier après couchage et avant le calandrage éventuel, c'est-à-dire à sécher jusqu'à
une faible teneur en eau, compatible à l'impression offset rotative.
[0009] Ce séchage important montre plusieurs inconvénients.
[0010] Il s'applique à l'ensemble d'un ruban de papier qui peut avoir plusieurs destinations
pour lesquelles le degré de séchage nécessaire peut varier. En effet, il est courant
de former au poste de refendage, à partir d'une bobine de papier de grande largeur
ou laize, plusieurs bobines de laizes inférieures. On peut ainsi par exemple former
à partir d'une bobine de 3,70 m de laize, trois bobines de 1 m de laize destinées
à l'impression offset rotative et une bobine de 65 cm de laize destinée à l'impression
offset format.
[0011] Dans ce cas, le papier destiné à l'impression offset format présente la même teneur
en eau que celle du papier destiné à l'impression offset rotative, c'est-à-dire une
teneur en eau limitée, non indispensable pour l'impression offset format. On gaspille
ainsi une quantité d'énergie non négligeable.
[0012] En outre, la faible teneur en eau des papiers avant un calandrage est défavorable
pour l'obtention d'un papier d'aspect très brillant. Ce brillant est dû à plusieurs
facteurs. Un premier facteur est la composition de couchage utilisée qui comprend
des pigments minéraux tels le kaolin, le blanc satin, le carbonate de calcium, présentant
des granulométries et des formes adaptées. Un second facteur à influer sur le brillant
des papiers est le calandrage qui par action de la pression et de la température fournit
un bon lissé aux papiers, lissé qui s'accompagne d'un brillant. Néanmoins, un brillant
supérieur ne peut être obtenu qu'en tenant compte d'un troisième facteur qui est la
teneur en eau des papiers avant le calandrage. Des teneurs en eau inférieures à 6%
avant calandrage ne permettent d'obtenir qu'un brillant faible, c'est-à-dire de l'ordre
de 50, valeur mesurée avec l'appareil de GARDNER, qui mesure en pourcentage le flux
lumineux réfléchi après projection sur le papier d'un flux lumineux incident de valeur
100, sous un angle d'incidence de 75 degrés.
[0013] Pour obtenir un papier très brillant d'une valeur de 70 par exemple, il est nécessaire
que le papier présente avant calandrage une teneur en eau supérieure à environ 6%
exprimée en poids par rapport au poids du papier. Or il a été noté précédemment qu'un
papier à forte teneur en eau était incompatible avec l'impression offset rotative.
[0014] On a bien proposé de modifier l'opération de séchage après impression offset en substituant
au séchage brutal, un séchage plus doux, afin d'obtenir une évaporation lente et progressive
de l'eau contenue dans le papier. Dans ce cas, la vitesse d'impression est fortement
ralentie et/ou le four de séchage doit être prolongé et vient à occuper une surface
considérable; en outre l'énergie consommée par ce type de chauffage est plus importante.
[0015] La publication de brevet allemand DE-A-2 147 912 décrit divers traitements d'un ruban
de papier et notamment plusieurs calandrages et séchages successifs indépendamment
de tout couchage.
[0016] L'invention obvie aux inconvénients cités et propose un nouveau procédé de fabrication
des papiers (ou cartons) qui les rend aptes à l'impression offset aussi bien à l'impression
offset rotative qu'à l'impression offset format, procédé qui économise l'énergie et
qui est applicable aussi bien aux papiers mats qu'aux papiers brillants et très brillants.
[0017] Conformément à l'invention, on prépare un papier apte à l'impression offset par la
succession des étapes suivantes:
- on prépare de façon connue en soi un papier comprenant une couche support à base
de fibres cellulosiques,
- on enduit au moins une des deux faces, à l'aide d'au moins une composition de couchage
comprenant des pigments et des liants,
- on sèche de façon limitée la papier après couchage pour lui laisser une teneur élevée
en eau,
- on soumet le papier couché à un calandrage, un refendage, un rebobinage ou un traitement
similaire,
- on sèche une seconde fois, après ce traitement, pour réduire la teneur en eau jusqu'à
la valeur désirée.
[0018] Le premier séchage, avant calandrage est un séchage limité qui laisse le papier à
une teneur en eau supérieure à environ 6% en poids et de l'ordre de 7%, teneur qui
permet d'obtenir le cas échéant un papier très brillant. En outre ce séchage limité
est généralement suffisant pour un papier destiné à l'impression offset format.
[0019] Le second séchage selon l'invention situé après le calandrage éventuel, c'est-à-dire
après passage du papier sur le dernier rouleau presseur, a pour but de réduire la
teneur en eau du papier jusqu'à la valeur désirée, c'est-à-dire la valeur déterminée
à partir de laquelle il n'y a aucun risque de cloquage ou d'éclatement du papier au
cours du procédé d'impression offset rotative. Dans le cas d'un papier couché sur
les deux faces présentant une porosité de 120 secondes, ladite valeur déterminée de
la teneur en eau est d'environ 5 g/m
2. Cette valeur pouvant être supérieure pour un papier plus poreux et inférieure pour
un papier moins poreux.
[0020] Avantageusement, le second séchage est appliqué uniquement à une partie du ruban,
par exemple la partie destinée à l'impression offset rotative.
[0021] De préférence, le second séchage est effectué après refendage et avantageusement
au poste même de refendage, juste après la découpe du ruban de papier en plusieurs
laizes pour constituer des bobines qui peuvent avoir des destinations différentes,
à savoir des bobines pour l'impression offset rotative et des bobines pour l'impression
offset format. Dans ces cas, ce second séchage s'effectue uniquement sur des laizes
déterminées, notamment celles destinées à l'impression offset rotative.
[0022] Dans le cadre de ce second séchage, on peut encore sécher de façon différente et/ou
à des degrés différents, chacune des laizes ou des groupes de laizes, cela en fonction
de leur utilisation ultérieure.
[0023] Le premier séchage situé après couchage et avant calandrage peut s'effectuer de façon
classique par passage par exemple du ruban couché sur des cylindres chauffés.
[0024] Le second séchage conforme à l'invention, après un calandrage éventuel, peut s'effectuer
par exemple par rayonnement tel un rayonnement infra-rouge, ou à l'aide d'un dispositif
à hyperfréquence ou par conduction, par exemple par passage de la partie du ruban
de papier à sécher sur au moins un cylindre chauffé, ou par convection par passage
dans un four à air chaud ou par d'autres moyens de chauffage connus.
[0025] L'invention s'applique à tous les papiers couchés susceptibles de cloquer au moment
de l'impression offset rotative, qu'ils soient mats ou brillants. Elle s'applique
particulièrement aux papiers couchés brillants qui généralement présentent plusieurs
couches de couchage et surtout aux papiers ayant des grammages supérieurs à 100 g
/m2.
[0026] L'invention s'applique particulièrement aux papiers couchés brillants destinés à
des impressions offset rotatives dans lesquelles les papiers sont recouverts par des
encres sur leur deux faces et/ou par plusieurs couches de ces encres, c'est-à-dire
des papiers qui après impression sont très peu perméables à la vapeur d'eau.
[0027] L'invention concerne également un dispositif pour la mise en oeuvre du procédé. Ce
dispositif comprend en plus des moyens de séchage classique après couchage, disposés
avant la calandre ou le dispositif de traitement similaire, des moyens de séchage
supplémentaires disposés après cette calandre, c'est-à-dire après le dernier rouleau
presseur, et de préférence montés au niveau de la refendeuse, juste après la découpe
du ruban de papier couché et éventuellement calandré, qui a été transformé en plusieurs
laizes pour former des bobines pour l'impression offset rotative et éventuellement
en d'autres laizes pour former des bobines pour l'impression offset format. Ces moyens
de chauffage peuvent être disposés seulement au dessus et/ou au dessous des rubans
formant les bobines destinées à l'impression offset rotative.
[0028] Ils peuvent être formés d'au moins une rampe à infra-rouges disposée à proximité
du passage de la bande de papier à sécher. Ce peuvent être encore un dispositif de
chauffage à hyperfréquence. Dans une variante, ces moyens de chauffage sont constitués
essentiellement d'au moins un cylindre métallique chauffé sur lequel le ruban de papier
à sécher est appliqué au moment de son passage. Dans une autre variante, ces moyens
de chauffage sont constitués d'un four ou étuve à air chaud à travers lequel passe
le papier à sécher.
[0029] Les exemples suivants illustrent l'invention. Les deux premiers sont des témoins
alors que les suivants sont conformes à l'invention.
Exemple 1
[0030] On prépare un papier couché d'un grammage de 110 g/
M2 de façon classique, par coulée d'une composition aqueuse contenant des fibres cellulosiques,
puis après séchage et couchage des deux faces de la couche cellulosique formée à l'aide
d'une composition de couchage connue pour l'impression offset, susceptible de fournir
un papier très brillant, on sèche le papier après couchage par passage sur des rouleaux
chauffés. On soumet ensuite le papier couché à un calen- drage alors qu'il contient
encore environ 7% de son poids en eau. Le calandrage s'effectue à une température
d'environ 50°C et sous une pression linéaire d'environ 150 kg par centimètre. Après
calandrage, la teneur en eau est légèrement supérieure à 6% en poids et le ruban de
papier présente un brillant de 70 mesuré à l'aide de l'appareil de GARDNER. Le ruban
de papier, d'une laize de 3,70 m, est ensuite refendu pour former 3 rubans de 1 mètre
de laize que l'on bobine pour l'impression offset rotative et un ruban de 0,65 cm
de large que l'on bobine pour l'impression offset format. Les trois premières bobines
sont utilisées pour l'impression offset rotative. Après impression, le papier présente
de nombreuses cloques à différents endroits, notamment à ceux correspondant à l'impression
de plusieurs couches d'encre et cela sur chacune des deux faces du papier.
Exemple 2
[0031] On fabrique un papier pour impression offset de même grammage que dans l'exemple
1 en opérant de la même façon, sauf qu'on effectue le calandrage sur un papier à faible
teneur en eau, de l'ordre de 4,5% en poids. A la sortie de la calandreuse, le papier
présente une teneur en eau de l'ordre de 4% et un brillant qui, mesuré comme précédemment,
atteint seulement la valeur de 50 environ. Le papier est utilisé après refendage pour
l'impression offset rotative. Après impression, qui s'effectue dans les mêmes conditions,
notamment de vitesse, que dans l'exemple 1, le papier imprimé ne présente pas de cloquage.
Exemple 3
[0032] On fabrique un papier pour impression offset de même grammage que dans l'exemple
1 en opérant de la même façon, mais, au poste de ren- fendage alors que le ruban principal
a été découpé en 4 laizes comme précédemment, on fait subir aux papiers des trois
laizes de 1 m de large, un séchage rapide par passage entre des rampes à infra-rouges.
Ce séchage a pour effet de diminuer la teneur en eau jusqu'à une valeur d'environ
4,5% en poids, ce qui correspond à environ 4,95 g d'eau par m
2 de papier.
[0033] Le papier obtenu est bobiné. Utilisé pour l'impression offset rotative, il ne présente
pas, après avoir été imprimé, les défauts du papier imprimé de l'exemple 1. Le papier
imprimé très brillant est exempt de cloques ou éclatements, même aux endroits correspondants
à plusieurs couches d'encre, d'un même côté du papier ou même sur les deux faces.
Exemple 4
[0034] On fabrique un papier pour impression offset comme dans l'exemple 3, sauf que le
second séchage des seules laizes destinées à l'impression offset rotative s'effectue
par passage à une vitesse de l'ordre de 600 m/mn dans un four d'une longueur d'environ
8 mètres, à air chaud porté à environ 210°C et circulant à une vitesse de l'ordre
de 40 m/s. Ce séchage a pour effet de diminuer la teneur en eau jusqu'à une valeur
d'environ 4,4% en poids, ce qui correspond à environ 4,85 g d'eau par m
2 de papier.
[0035] Utilisé en impression offset rotative dans les mêmes conditions que précédemment,
le papier imprimé ne présente pas de défauts tels que cloquages ou éclatements.
Exemple 5
[0036] On fabrique un papier couché pour impression offset d'un grammage de 135 de la même
façon que dans l'exemple 1. Avant calandrage, le papier présente une teneur en eau
d'environ 6,5%, qui diminue jusqu'à 6% après calandrage. Le papier obtenu, très brillant,
est refendu comme précédemment et subit un séchage rapide par contact sur un cylindre
métallique chauffé à environ 250°C jusqu'à ce que sa teneur en eau soit d'environ
3,5% en poids de papier, ce qui correspond à environ 4,7 g d'eau par m
2 de papier. Le papier séché est bobiné. Il est ensuite utilisé pour l'impression offset
rotative dans les mêmes conditions que précédemment. De même que dans l'exemple 3,
le papier imprimé est exempt de défauts tels que cloques ou éclatements.
Exemple 6
[0037] On fabrique un papier couché mat pour impression offset d'un grammage de 135 par
coulée d'une composition aqueuse contenant des fibres cellulosiques, puis après séchage,
couchage des deux faces de la couche cellulosique formée à l'aide d'une couche de
couchage connue pour l'impression offset et susceptible de fournir un papier mat.
Après couchage, on sèche tout le ruban de papier jusqu'à une teneur en eau de 7% environ,
par passage du ruban sur des rouleaux chauffés. Le ruban est ensuite bobiné et la
bobine refendue (ou bien le ruban est refendu directement) en plusieurs laizes. Après
refendage seules les laizes destinées à l'impression offset rotative passent à travers
un four chauffé à environ 200°C et leur teneur en eau diminue jusqu'à une valeur d'environ
5% en poids du papier. Le papier séché est bobiné. Il est ensuite utilisé pour l'impression
offset rotative dans les mêmes conditions que précédemment. Après impression, le papier
est exempt de défauts tels que cloques ou éclatements.
1. Procédé de fabrication de papiers ou cartons, aptes à l'impression offset, notamment
à l'impression offset rotative, dans lequel les papiers ou cartons sous forme d'un
ruban subissent au moins une opération de couchage sur au moins une de leurs faces
puis sont séchés et éventuellement calandrés avant d'être bobinés, caractérisé en
ce qu'on effectue le séchage après couchage en deux étapes, un premier séchage limité,
avant un calandrage, un refendage, un rebobinage ou un traitement similaire, qui laisse
au papier une forte teneur en eau, et un second séchage après ce traitement qui réduit
la teneur en eau jusqu'à la valeur désirée.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le second séchage est effectué
sur la seule partie du ruban destinée à l'impression offset rotative.
3. Procédé selon une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le second séchage
est effectué uniquement sur une ou plusieurs laizes déterminées du ruban découpé après
refendage.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que le second séchage est effectué
au poste de refendage juste après la découpe du ruban.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce que la second séchage est différent
d'une laize à l'autre ou d'un groupe de laizes à un autre groupe.
6. Procédé selon une des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que le premier séchage
est limité pour laisser le papier a une teneur en eau supérieure à 6% et de l'ordre
de 7%.
7. Procédé selon une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que le second séchage
réduit la teneur en eau du papier jusqu'à une valeur inférieure à 5 g/m2 pour un papier ayant une porosité d'environ 120 secondes.
8. Procédé selon une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'il s'applique
à un papier très brillant.
9. Dispositif pour la mise en oeuvre du procédé selon une des revendications 1 à 8,
c'est-à-dire, un procédé de fabrication de papiers ou cartons, apt à l'impression
offset, dans lequel les papiers ou cartons sous forme d'un ruban subissent au moins
une operation de couchage sur au moins une de leur faces puis sout sechés et éventuellement
calandrés avant d'être bobinés, caractérisé en ce qu'il comprend des premiers moyens
de séchage disposés après le couchage et avant la calandre ou le dispositif de traitement
similaire et des seconds moyens de séchage disposés après la calandre ou le dispositif
similaire.
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que les moyens de séchage
disposés après la calandre sont au poste de refendage.
11. Papiers ou cartons aptes à l'impression offset, notamment à l'impression offset
rotative, obtenus par la mise en oeuvre du procédé selon une des revendications 1
à 8.
12. Papiers ou cartons imprimés obtenus à partir des papiers ou cartons selon la revendication
11.
1. Verfahren zur Herstellung von für den Offsetdruck, insbesondere den Rotations-Offsetdruck
geeignetem Papier- oder Kartonmaterial, bei welchem das Material in Form eines Bandes
mindestens einem Gautschvorgang auf mindestens einer seiner Seiten unterzogen, dann
getrocknet und vor dem Aufspulen ggf. kalendriert wird, dadurch gekennzeichnet, daß
die Trocknung nach dem Gautschen in zwei Stufen erfolgt, nämlich einer ersten begrenzten
Trocknung vor einem Kalandrier-, Längsschneid- oder Rückspulvorgang oder einer ähnlichen
Behandlung, welche im Material einen hohen Wassergehalt beläßt, und dann einer zweiten
Trocknung nach dieser Behandlung, welche den Wassergehalt bis auf den gewünschten
Wert verringert.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der zweite Trocknungsvorgang
nur bei dem für den Rotations-Offsetdruck bestimmten Teil des Bandes bewirkt wird.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die zweite Trocknung
einzig auf einer oder mehreren festgelegten Breiten des geschnittenen Bandes nach
dem Längsschneidvorgang bewirkt wird.
4. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die zweite Trocknung an
der Schneidstation genau nach dem Längsschneiden des Bands bewirkt wird.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die zweite Trocknung von
einer Breite zur anderen oder von einer Gruppe von Breiten zur anderen Gruppe von
Breiten unterschiedlich ist.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die erste
Trocknung auf einen Wassergehalt über 6% im Material und insbesondere von 7% begrenzt
ist.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, daß die zweite
Trocknung den Wassergehalt des Materials bis auf einen Wert geringer als 5 g/m2 für ein Papier mit einer Porosität von etwa 120 Sekunden verringert.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, gekennzeichnet durch Anwendung des
Verfahrens auf Hochglanzpapier.
9. Vorrichtung zur Durchführung des Verfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis 8, nämlich
eines Verfahrens zur Herstellung von für den Offsetdruck, insbesondere den Rotations-Offsetdruck
geeigneten Papier- oder Kartonmaterial, bei welchem das Material in Form eines Bandes
mindestens einem Gautschvorgang auf mindestens einer seiner Seiten unterzogen, dann
getrocknet und vor dem Aufspulen ggf. kalandriert wird, dadurch gekennzeichnet, daß
die Vorrichtung eine erste Trocknungseinrichtung aufweist, welche nach der Gautschstation
und vor der Kalandrierstation oder einer Station für eine ähnliche Behandlung angeordnet
ist, sowie eine zweite Trocknungsvorrichtung aufweist, die nach der Kalandrierstation
oder einer Station für eine ähnliche Behandlung angeordnet ist.
10. Vorrichtung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß die nach der Kalandrierstation
angeordnete Trocknungseinrichtung an der Schneidstation angeordnet ist.
11. Für den Offsetdruck, insbesondere Rotations-Offsetdruck geeignetes Papier- oder
Kartonmaterial, welches durch das Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8 erhältlich
ist.
12. Gedrucktes Papier- oder Kartonmaterial, welches aus einem Papier- oder Kartonmaterial
nach Anspruch 11 erhalten ist.
1. A method of making paper or cardboard suitable for offset printing, for example
rotary offset printing, in which the paper or cardboard in the form of a ribbon is
subjected to at least one coating operation on at least one of its surfaces and then
dried and optionally calan- dered before being wound, characterised in that drying
after coating is carried out in two stages, the first stage before calandering, cutting,
rewinding or similar treatment being limited so that the paper is left with a high
water content, .and the second stage after this treatment reducing the water content
to a desired value.
2. A method according to claim 1, characterised in that the second drying is carried
out only on the part of the ribbon intended for rotary offset printing.
3. A method according to claim 1 or 2, characterised in that the second drying is
carried out only on one or more selected widths of the cut ribbon.
4. A method according to claim 3, characterised in that the second drying is carried
out at the cutting station just after cutting of the ribbon.
5. A method according to claim 4, characterised in that the second drying is different
from one width to another or from one group of widths to another group.
6. A method according to one of claims 1 to 5, characterised in that the first drying
is limited to leave the paper with a water content greater than 6% and of the order
of 7%.
7. A method according to one of claims 1 to 6, characterised in that the second drying
reduces the water content of the paper to a value less than 5 g/m2 for a paper having a porosity of about 120 seconds.
8. A method according to one of claims 1 to 7, characterised in that it is applied
to a very glossy paper.
9. Apparatus for carrying out a method according to any one of claims 1 to 8, that
is to say a method of making paper or cardboard suitable for offset printing, in which
the paper or cardboard in the form of a ribbon is subjected to at least one coating
operation on at least one surface and is then dried and optionally calan- dered before
being wound, characterised in that it comprises first drying means arranged after
the coating and before the calander or similar treatment device and second drying
means arranged after the calander or similar device.
10. Device according to claim 9, characterised in that the drying means arranged after
the calender are at the cutting station.
11. Paper or cardboard suitable for offset printing, such as rotary offset printing,
obtained by use of a method according to any one of claims 1 to 8.
12. Printed paper or cardboard, obtained from paper or cardboard according to claim
11.