[0001] L'invention est relative aux codages numériques à faible débit qui sont utilisés
pour la parole dans les vocodeurs et qui ne restituent pas la forme originelle du
signal de parole mais des paramètres permettant de définir sur des fenêtres temporelles
successives le signal d'excitation et lés caractéristiques d'un filtre engendrant
un signal de parole synthétique ressemblant à l'écoute au signal de parole d'origine.
Elle concerne plus particulièrement une forme d'élaboration du signal d'excitation
du filtre connue sous le nom multi-impulsionnelle.
[0002] Le filtre modélise le conduit vocal considéré comme invariant sur de courtes périodes
de temps de l'ordre de 20 ms. Il restitue le spectre des fréquences à court terme
du signal de parole, surtout ses maxima ou formants qui sont davantage perçus par
l'oreille que ses minima. Il peut être réalisé de différentes manières analogiques
ou numériques : synthèse à canaux, synthèse à formants ou synthèse à prédiction linéaire.
[0003] Le signal d'excitation nécessaire au filtre de modélisation du conduit vocal pour
synthétiser un signal de parole doit modéliser le signal d'excitation vocale. La manière
la plus ancienne de l'élaborer consiste à utiliser deux sources commutées :
- une source d'impulsions périodiques à la fréquence du fondamental du signal de parole
d'origine (pitch) utilisée pour les sons voisés (voyelles),
- une source de bruit utilisée pour les sons non voisés (fricatives).
[0004] Ce mode d'élaboration pose le problème d'une distinction efficace entre les sons
voisés et non voisés. Il aboutit à un signal.d'excitation n'ayant qu'un lointain rapport
avec le signal d'excitation vocale et produisant par l'intermédiaire du filtre de
modélisation du conduit vocal un signal synthétique de parole peu fidèle et parfois
difficile à comprendre.
[0005] On connait, notamment par le brevet français n° 2 517 452, un autre mode d'élaboration
du signal d'excitation du filtre de modélisation du conduit vocal qui permet de lui
donner une forme plus ressemblante à celle du signal d'excitation vocale afin d'obtenir
un signal synthétique de parole plus fidèle et qui est connu sous le nom de multi-impulsionnel.
Ce mode d'élaboration consiste à engendrer pour l'excitation du filtre de modélisation
du conduit vocal, un signal formé d'impulsions dont les positions et amplitudes sur
chaque fenêtre temporelle sont ajustées de manière à minimiser sur chaque fenêtre
temporelle les différences entre le signal de parole synthétisée et le signal de parole
à coder. Cette minimisation se fait selon le critère de minimisation de l'erreur quadratique
sur la fenêtre considérée avec une pondération dite perceptuelle de l'erreur tenant
compte de la propriété de l'oreille humaine d'être moins sensible aux distorsions
dans les régions de formant du spectre de fréquence de parole où l'énergie est relativement
concentrée.
[0006] La minimisation selon le critère de l'erreur quadratique moyenne doit être obtenue
avec un nombre minimum d'impulsions pour limiter le plus possible le débit binaire
nécessaire à la transmission de la parole codée. Faute de solution directe à ce problème
on choisit des emplacements discrets où il est possible de placer des impulsions et
l'on procéde par approximations successives en définissant à chaque étape l'erreur
quadratique pondérée résultant du signal impulsionnel adopté à l'étape précédente
auquel on adjoint une nouvelle impulsion dont l'amplitude et la position sont inconnues,
en déterminant alors en fonction de la position possible de cette nouvelle impulsion,
la valeur de l'amplitude qui annule la dérivée partielle de cette erreur quadratique
pondérée par rapport à cette amplitude considérée comme variable indépendante, puis
en choisissant la position de l'impulsion pour laquelle cette erreur quadratique pondérée
est minimale et en adoptant comme signal impulsionnel pour cette étape celui adopté
à l'étape précédente auquel on adjoint l'impulsion ainsi définie.
[0007] L'approximation successive est arrêtée au bout d'un certain nombre d'itérations déterminé
en fonction des capacités de calcul disponibles et du débit de codage.
[0008] Elle a pour inconvénient d'accumuler les erreurs ce qui provoque une dégradation
du rapport signal sur bruit du signal de parole synthétisé qui se manifeste surtout
pour les voix aiguës.
[0009] Pour éviter cet inconvénient, on a proposé de recalculer les amplitudes optimales
de toutes les impulsions une fois leurs positions déterminées. Mais cela suppose la
résolution d'un système d'équations linéaires augmentant de façon notable la quantité
des calculs à effectuer pour la détermination du signal d'excitation ce qui, dans
la pratique, enlève beaucoup d'intérêt à cette solution.
[0010] La présente invention a pour but de lutter contre la dégradation du rapport 'signal
sur bruit d'un signal de parole -synthétisée due à la méthode par approximations successives
utilisée pour la détermination des impulsions du signal d'excitation du filtre élaborant
le signal de parole synthétisée, sans pour autant augmenter de façon significative
le nombre de calculs à entreprendre.
[0011] Elle a pour objet un procédé de codage à faible débit de la parole consistant à substituer
au signal de parole à coder des paramètres définissant sur des fenêtres temporelles
successives les caractérisitiques d'un filtre modélisant le conduit vocal et des positions
et amplitudes d'impulsions qui forment le signal d'excitation du filtre et qui sont
déterminées par approximations successives selon le critère de minimisation de l'erreur
quadratique existant entre le signal de parole à coder et le signal de parole synthétisée
restitué par le filtre. Ce procédé consiste, après détermination par approximations
successives des positions et amplitudes du signal d'excitation, à ajouter à l'amplitude
de chaque impulsion un terme correctif fonction de la valeur de la dérivée partielle
de l'erreur quadratique par rapport à l'amplitude de l'impulsion considérée prise
pour variable indépendante.
[0012] Cette correction bien que non optimale ne nécessite que très peu de calculs supplémentaires.
[0013] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
ci-après en regard du dessin dans lequel :
- la figure 1 représente le schéma synoptique général d'un vocodeur utilisant un codage
numérique à prédiction linéaire
- et la figure 2 un mode de réalisation d'un circuit d'analyse de prédiction linéaire
et d'un circuit d'élaboration d'un signal multi-impulsionnel utilisés dans le vocodeur
représenté à la figure précédente.
[0014] On distingue dans la figure 1 un équipement émetteur 1 relié par une liaison numérique
2 à faible débit à un équipement récepteur 3.
[0015] L'équipement émetteur 1 reçoit sur une entrée 10, à une cadence d'échantillonnage
donnée, par exemple de 8 kHz, des échantillons numériques S (k) d'un signal de parole
à coder dont la bande de fréquence a été au préalable limitée supérieurement à la
moitié de la fréquence d'échantillonnage. Il groupe ces échantillons numériques S
(k) par paquets de N successifs correspondant à des fenêtres temporelles sur lesquelles
les caractéristiques du conduit vocal sont supposées invariantes, déduit de chaque
paquet un jeu de p coefficients a (k) dits de prédiction linéaire permettant de définir
en réception les caractéristiques d'un filtre modélisant le conduit vocal et un signal
multi-impulsionnel v (k) destiné à l'excitation en réception du filtre modélisant
le conduit vocal, et met les jeux de coefficients de prédiction linéaire a (k) et
le signal multi-impulsionnel d'excitation v (k) sous une forme adaptée à leur acheminement
par la liaison numérique 2 à faible débit vers l'équipement de réception 3. Pour ce
faire, il comporte :
- un circuit d'analyse 11 par prédiction linéaire qui engendre à partir des échantillons
numériques S (k) du signal de parole à coder les jeux de coefficients de prédiction
linéaire a (k) correspondant aux fenêtres temporelles successives,
- un circuit d'élaboration 12 du signal multi-impulsionnel d'excitation v (k) qui
opère à partir des échantillons numériques S (k) du signal de parole à coder et des
jeux de coefficients de prédiction linéaire a (k) délivrés par le circuit d'analyse
pour chaque paquet de N échantillons,
- un circuit à retard 13 retardant chaque jeu de coefficients de prédiction linéaire
a(k) délivrés par le circuit d'analyse 11 le temps nécessaire au circuit d'élaboration
12 pour engendrer le signal d'excitation correspondant à la même fenêtre temporelle
et
- des codeurs 14, 15 et un multiplexeur 16 mettant les jeux de coefficients de prédiction
linéaire a (k) et le signal multi-impulsionnel d'excitation v (k) défini par les positions
et les amplitudes de ses impulsions sous une forme adaptée à leur acheminement par
la liaison numérique à faible débit 2.
[0016] L'équipemement récepteur 3 comporte un démultiplexeur 31 et deux décodeurs 32, 33
placés en entrée, qui sont adaptés aux multiplexeurs 16 et au codeurs 14, 15 de l'équipement
émetteur 1 et qui extraient du signal reçu de la liaison de transmission numérique
2 les jeux de coefficients de prédiction a (k) et le signal multi
-impulsionnel d'excitation v (k), et un filtre 34 de modélisation du conduit vocal
dont les caractéristiques sont ajustées à partir des jeux de coefficients de prédiction
a (k) et qui engendre à partir du signal multi-impulsionnel d'excitation v (k) des
échantillons S(k) d'un signal de parole synthétisée reproduisant le signal de parole
d'origine.
[0017] Le circuit d'analyse 11 de l'équipement émetteur 1 est un circuit de traitement numérique
qui n'est pas détaillé car il est bien connu de l'homme de métier et n'est pas du
domaine de l'invention. Pour la façon dont il procède pour extraire les jeux de coefficients
de prédiction a (k) des échantillons du signal de parole à coder on pourra se reporter
au livre de Markel J., Gray A. intitulé "Linear prédiction of speech" édité par Springer
Verlag, New York, 1976. Brièvement, le signal prédit S (n) se définit à partir des
valeurs écoulées du signal de parole à coder S(n) au moyen des coefficients de prédiction
a (k) par la relation :

L'erreur de prédiction ou résidu de prédiction r (n) s'exprime par la relation r (n)
= S (n) - S (n) qui correspond à l'expression du signal de sortie d'un filtre numérique
prédictif exécité par le signal de parole à coder ayant une fonction de transfert
dont la transformée en z est définie à partir des coefficients de prédiction par :

La prédiction est considérée comme optimale lorsque l'erreur quadratique entre les
valeurs prédites et les valeurs réelles définie par :

est minimale.
[0018] Cela s'obtient par la méthode des moindres carrés qui donne les coefficients de prédiction
linéaire a(k) comme solution du système d'équations :

en considérant les coefficients de corrélation :

dont on connaît diverses méthodes de résolution : méthode de covariance, méthode d'autocorrélation
décrites dans l'ouvrage précité.
[0019] Le filtre de modélisation du conduit vocal 34 de l'équipement de réception a pour
fonction de transfert H(z) qui s'exprime à partir des coefficients de prédiction a
(k) par :

Sa synthèse sort du domaine de la présente invention. Elle peut se faire à partir
des coefficents de prédiction a (k) par application de la relation précédente mais
se réalise de manière préférentielle par la méthode d
tItakura-Saito sous la forme d'un treillis défini à partir de coefficients dits de
réflexion transmis en lieu et place des coefficients de prédiction a(k) auxquels ils
correspondent par des relations d'équivalence bien connues.
[0020] Le circuit d'élaboration 12 du signal multi-impulsionnel d'excitation engendre pour
chaque fenêtre temporelle d'analyse du signal à coder une séquence d'impulsions en
nombre minimal avec des positions et des amplitudes choisies de manière à obtenir
du filtre modélisant le conduit vocal un signal de parole synthétisée reproduisant
le plus fidèlement possible pour un auditeur le signal de parole d'origine.
[0021] Le critère adopté pour estimer la fidélité de reproduction d'un signal de parole
par un signal synthétique est celui de minimisation de l'erreur quadratique, sur une
fenêtre temporelle d'analyse, entre le signal de parole d'origine et le signal de
parole synthétisée avec une pondération de l'erreur tenant compte des propriétés perceptuelles
d'un auditeur qui font qu'il est moins sensible aux distorsions se produisant dans
les régions de formant du spectre de fréquence du signal de parole où l'énergie est
relativement concentrée. Une manière connue de réaliser cette pondération notamment
par le brevet américain n° 4 133 976 consiste à soumettre le signal d'erreur formé
de la différence entre le signal de parole d'origine et le signal de parole synthétisée
à un filtrage dont la fonction de transfert W (z) s'exprime en fonction de celle H
(z) du filtre de modélisation du conduit vocal par la relation :

[0022] Ce filtrage peut être obtenu par passage du signal d'erreur ou de ses composants
dans un filtre prédictif dont la fonction de transfert est H
-1 (z) puis dans un filtre dit perceptuel de fonction de transfert H ( r z) qui peut
se déterminer en fonction des coefficients de prédiction par la relation de définition
:

[0023] D'une manière générale, le filtrage prédictif se fait sur les composants du signal
d'erreur, de façon explicite sur le signal de parole à coder et de façon imPlicite
sur le signal de parole synthétisée, tandis que le filtrage perceptuel se fait sur
le signal d'erreur lui-même dont les composants ont été réunis après filtrage prédictif.
[0024] Pour le filtrage prédictif du signal de parole à coder, le circuit d'élaboration
12 comporte un circuit à retard 120 qui reçoit les paquets de N échantillons successifs
S(k) du signal de parole à coder correspondant aux fenêtres temporelles sucessives
sur lesquelles opère le circuit d'analyse 11 et qui les stockent le temps nécessaire
à ce dernier pour établir chaque jeu de coefficients de prédiction a(k), et un filtre
prédictif 121 qui reçoit son jeu de coefficients a(k) du circuit d'analyse 11 et les
paquets d'échantillons successifs S (k) du circuit à retard 120 et qui délivre un
signal de résidu de prédiction r(k).
[0025] Le filtrage prédictif du signal de parole synthétisée s'obtient implicitement en
remplaçant ce signal par le signal multi-impulsionnel d'excitation v(k) dont il découle
par un filtrage en H (z) effectué par le filtre de modélisation du conduit vocal.
[0026] Un soustracteur 122 forme le signal d'erreur en retranchant le signal multi-impulsionnel
v (k) du signal de résidu de prédiction r (k) et l'applique à un filtre perceptuel
123 recevant ses coefficients d'un circuit de traitement 124 les élaborant à partir
du jeu de coefficients de prédiction a(k) par mise en oeuvre de la dernière relation
citée.
[0027] Les séquences d'impulsions formant le signal multi-impulsionnel d'excitation pour
chacune des fenêtres temporelles sur lesquelles opèrent le circuit d'analyse 11 sont
engendrées dans le circuit d'élaboration 12 par un circuit synthétiseur d'impulsions
125 qui reçoit le signal d'erreur pondérée issu du filtre perceptuel 123. Ce circuit
synthétiseur d'impulsions 125 engendre pour chaque séquence du signal multi-impulsionnel
d'excitation un nombre d'impulsions compatible avec la capacité de transmission de
la liaison numérique 2 qui relie l'équipement d'émission 1 à l'équipement de réception
3 tout en leur donnant des positions dans la fenêtre temporelle considérée et des
amplitudes minimisant l'énergie de l'erreur pondérée.
[0028] Soient A (i) les amplitudes de ces impulsions supposées au plus en nombre Q et m
(i) leurs positions respectives dans la fenêtre temporelle choisies parmi les positions
discrètes 1,.., N d'échantillons échelonnées le long de la fenêtre. La séquence d'impulsions
V (k) s'exprime par :

où d (k, m (i)) est une fonction prenant la valeur un pour k égal m (i) et zéro partout
ailleurs. En appelant h' (k) les éohantillons de la réponse impulsionnelle du filtre
perceptuel 123 ayant pour fonction de transfert H ( γ z), l'erreur pondérée e (k)
s'exprime par :

où B(j) et b(j) définissent les impulsions relatives aux fenêtres précédentes. La
minimisation de l'énergie de cette erreur ponderée sur la fenêtre temporelle revient
à minimiser la quantité

par un choix adéquat des positions d'impulsions m(i) et de leurs amplitudes A(i).
Ce problème n'a pas de solution optimale connue. Mais on lui connait, notamment par
le brevet français 2 517 452, une solution sous optimale consistant à construire la
séquence d'impulsions, impulsion par impulsion. En effet, considérons l'étape (1),
où 1 impulsions ont été placées dans la séquence et où l'on désire en placer une (1+1)
ième. L'erreur ponderée e (k) à l'étape (1+1) s'exprime selon la relation (1) par
:

ou encore :

ce qui permet de définir l'énergie E (1+1) de l'erreur pondérée à l'étape (1+1) par
rapport à l'énergie de l'erreur pondérée E (1) à l'étape (1) par :

(1) ou encore en notant par t (k) la fonction


et par C (i,j) les échantillons de la fonction d'autocorrélation de la réponse impulsionnelle
du filtre perceptuel 123


[0029] Cette expression atteint son minimum lorsque sa dérivée par rapport à l'amplitude
A (1+1) de la (1+1) ième impulsion s'annule c'est-à-dire pour la valeur :

et prend alors pour valeur :

On s'aperçoit que pour diminuer le plus rapidement possible l'énergie de l'erreur
pondérée dans une méthode où les séquences d'impulsions sont construites par approximations
successives, impulsion par impulsion, il faut choisir à chaque fois la position d'impulsion
qui rend maximal le rapport du carré de la fonction t (k) par la fonction C (k,k)
et adopter pour amplitude de cette impulsion la valeur définie par la relation (4)•
[0030] La mise en oeuvre de cette méthode d'élaboration par approximations successives des
séquences d'impulsions du signal multi-impulsionnel d'excitation se fait, d'une manière
bien connue de l'homme de l'art, notamment par le brevet français n° 2 517 452 à l'aide
de circuits de traitement de corrélation placés dans le circuit de synthèse d'impulsions
125 qui calculent les fonctions d'intercorrélation du numérateur et d'autocorrélation
du dénominateur du membre droit de l'égalité (4) à partir des échantillons de l'erreur
pondérée fournis par le filtre perceptuel 123 et des échantillons de la réponse impulsionnelle
du filtre perceptuel fournis par le circuit de traitement 124.
[0031] Cette méthode d'élaboration assez complexe présente l'inconvénient d'accumuler les
erreurs au cours de ses étapes.
[0032] Pour corriger ce défaut,il a été proposé de recalculer les amplitudes de toutes les
impulsions d'une séquence du signal multi-impulsionnel d'excitation une fois les positions
de toutes les impulsions choisies par la méthode précédente.
[0033] En effet, en dérivant l'erreur pondérée e (k) exprimée par la relation (1) par rapport
aux amplitudes d'impulsions A (i) placées en des instants choisis m(1),.., m(Q) de
la fenêtre temporelle considérée on obtient :

et l'on peut en déduire la dérivée de l'erreur quadratique sur une fenêtre qui doit
être annulée pour avoir les amplitudes d'impulsions . optimales :

ce qui conduit, en explicitant e(k) à l'aide de la relation (1) et avec la convention
d'écriture de la relation (3), au système linaire :

les T(j) étant des échantillons de la fonction d'intercorrélation entre l'erreur pondérée
lorsqu'aucune impulsion n'a été placée sur la fenêtre et la réponse impulsionnelle
du filtre perceptuel :

Ce système linéaire est résoluble.mais cela conduit à un nombre important de calculs
peu compatible avec la nécessité l'élaborer chaque séquence d'impulsions du signal
multi-impulsionnel d'excitation dans un délai inférieur à la durée des fenêtres temporelles
successives de l'ordre de 10 à 20 ms adoptées par le circuit d'analyse pour la détermination
des coefficients de prédiction a (k).
[0034] Pour lutter contre l'imprécision sur les amplitudes des impulsions d'une séquence
du signal multi-impulsionnel d'excitation due à la méthode par approximation successive
utilisée pour leur détermination, on propose, selon l'invention, de terminer la détermination
des impulsions d'une séquence par une actualisation de leurs amplitudes à l'aide d'un
terme correctif qui est égal pour chacune des impulsions à l'amplitude que l'on donnerait
à une impulsion supplémentaire si l'on prolongeait d'une étape la méthode d'obtention
par approximations successives en fixant arbitrairement la position de la nouvelle
impulsion au même emplacement.
[0035] Ainsi, ayant déterminé le nombre maximum Q d'impulsions prévues au cours de Q étapes
successives disposées en des positions m(1), ..,m(Q), on corrige l'amplitude A(i)
de chacune d'elle à l'aide du terme correctif A'(i) déduit de la relation (4) :

terme correctif qui peut encore s'exprimer en tenant compte des relations (2) et (6)
sous la forme :

et qui se définit comme un rapport de deux termes avec au numérateur la dérivée partielle,
par rapport à l'amplitude A(i), de l'erreur quadratique pondérée entre le signal de
parole à coder et le signal de parole synthétisée et au dénominateur la valeur en
zéro de la fonction d'autocorrélation de la réponse impulsionnelle du filtre perceptuel
retardée d'un délai correpondant à la position de l'impulsion considérée par rapport
au début de la fenêtre.
[0036] L'intérêt de cette correction apparaît par comparaison avec la méthode de recalcul
global des amplitudes optimales de toutes les impulsions exposées précédemment qui
donne les valeurs optimales A opt (i) comme solution du système d'équations :

[0037] En remarquant que le terme T (j) peut s'exprimer par :

Ce système d'équations (10) peut se récrire

ou encore, en termes de correction A"(i)

Une comparaison de ce système d'équations avec les relations (2) et (9) montre que
la définition du terme correctif A' (i) se déduit de celle du terme correctif A
n (i) donnée par la solution optimale en admettant que les valeurs C (i,j) de la corrélation
entre deux réponses impulsionnelles du filtre perceptuel sont nulles lorsqu'elles
ne sont pas simultanées. Cette approximation est raisonnable car, compte tenu de l'amortissement
important de l'enveloppe de la réponse impulsionnelle du filtre perceptuel, C(i,j)
devient rapidement très petit devant C(i,i) dès que i et j sont éloignés de quelques
échantillons et par conséquent la correction A"(i) donnée pour la solution optimale
est surtout due au terme C(i,i). Ainsi, l'approximation du terme correctif optimal
A"(i) par le terme correctif A'(1) permet de corriger les aberrations les plus importantes
qui affectent lea amplitudes d'impulsions lors de leur détermination par approximations
successives.
[0038] Le terme correctif A (i) présente l'intérêt d'avoir une relation de définition de
même nature que celle (4) de l'amplitude A (1+1) de l'impulsion placée au cours de
chaque étape de la méthode par approximations et par conséquent de pouvoir être élaboré
avec un nombre d'opérations supplémentaires très restreint, sans commune mesure avec
le nombre d'opérations nécessaires à la résolution du système d'équations (
12).
[0039] L'étape d'élaboration du jeu des Q termes correctifs A'(i) a lieu après la Q ième
étape de la méthode par approximations au cours de laquelle (Q-T) ième impulsion a
été déterminée au moyen de l'étude de la fonction t (k). Elle ressemble, comme on
va le voir ci-après, à une étape supplémentaire de la méthode par approximations dans
laquelle le calcul de la fonction t (k) n'est pas effectué mais remplacé par le calcul
systématique de l'amplitude d'impulsion pour toutes les positions d'impulsions déjà
déterminées.
[0040] La figure 2 illustre un mode de réalisation des circuits d'analyse 11 et d'élaboration
12 de l'équipement émetteur.
[0041] Celui-ci se compose d'un microprocesseur 40 relié par des bus d'adresses 41, de.
données 42 et de contrôle 43 à une mémoire vive 44 permettant de stocker de manière
provisoire les échantillons du signal de parole à coder S (k) ainsi que des variables
de calcul, à une mémoire morte 45 contenant des programmes de mise en paquets des
échantillons S(k) du signal de parole à coder, de calcul du jeu de coefficients de
prédiction a(k) correspondant à chaque paquet et des échantillons h' (k) de la réponse
impulsionnelle du filtre perceptuel ainsi que de détermination des positions et amplitudes
des impulsions de la séquence du signal multi-impulsionnel d'excitation, et à un interface
d'entrée sortie 46 permettant l'introduction des échantillons numérique S (k) de parole
à coder et la délivrance en direction des codeurs des jeux de coefficients de prédiction
a(k) et des positions et amplitudes des impulsions des séquences du signal multi-impulsionnel
d'excitation.
[0042] Le microprocesseur 40 prooède à plusieurs opérations simultanées sous le oontrôle
des programmes enregistrés dans la mémoire morte 45.
[0043] Il procède tout d'abord à l'arrangement par paquets de N des échantillons du signal
de parole à coder S(k) qui lui parviennent régulièrement sous forme série, interrompant
ses autres tâches toutes les 125 s pour une cadence d'échaatilloanage de 8 kHz pour
les recueillir sur son entrée et les stocker dans la mémoire vive 44.
[0044] Une fois un paquet d'échantillons complet, il calcule le jeu des coefficients de
prédiction a(k) qui lui correspond en résolvant selon l'une des méthodes connues décrites
dans l'ouvrage précité le système d'équations (o) et les stocke en mémoire vive 44.
[0045] A partir de ce jeu de coefficients de prédiction a(k), il élabore les échantillons
h' (k) de la réponse impulsionnelle du filtre perceptuel ainsi que les échantillons
du aigaal de résidu de prédiction r(k) et les signaux d'autocorrélation C (i,i) de
la réponse impulsionnelle du filtre perceptuel qu'il stocke en mémoire vive puis il
élabore la séquence du signal multi-impulsionnel d'excitation.
[0046] Pour élaborer la séquence du signal multi-impulsionnel d'excitation il procède, comme
indiqué précédemment, par une méthode d'approximations successives à Q étapes à chaque
étape de laquelle il calcule une fonction :

par mise à jour à partir de l'étape précédente au moyen de la formule de récurrence

qui tient compte du fait que l'erreur pondérée au cours d'une étape de la méthode
par approximations successives s'exprima se fonrtion de l'erreur pondérée à l'étape
précédente par la relation

exprimant la prise en.compte de la nouvelle impulsion.
[0047] Le microprocesseur stocke ensuite en mémoire vive les valeurs de cette fonction t(k)
puis calcule la fonction z (1) par la formule :

détermine la valeur de k pour laquelle cette fonction est maximale et la prend pour
valeur de l'indice m (1+1) repérant la position de la (1+
1) ième impulsion dont il détermine l'amplitude A (1+1) par le calcul de la relation
:

(o)
[0048] Au cours de la première étape, la fonction t(k) est calculée à partir de sa définition
au moyen des échantillons r(k) du signal de résidu de prédiction en tenant compte
du fait que la séquence du signal multi-impulsionnel sur la fenêtre courante est alors
un signal nul :

[0049] Après la dernière étape de la méthode par approximations successives ayant permis
de déterminer la position m(Q) et l'amplitude A (Q) de la Q ième impulsion au moyen
de la dernière mise à jour :

du jeu de valeurs de la fonction t, il détermine les termes correctifs des amplitudes
de l'ensemble des impulsions par une dernière mise à jour du jeu des valeurs de la
fonction t(k) restreint aux indices m(i) :

et par le calcul de l'ensemble des valeurs des termes correctifs

qui est de même forme que les calculs effectués antérieurement pour la détermination
des amplitudes A(l) de chaque impulsion.
[0050] Il effectue enfin les corrections en adoptant pour amplitudes définitives des impulsions
sur la fenêtre temporelle considérée les valeurs : A (i) + A' (i) i =1,..,Q dont on
notera qu'elles correspondront dans la relation (1) pour la détermination des impulsions
sur la s ième fenêtre temporelle suivante aux amplitudes B(-s.Q+i)
[0051] L'étape d'élaboration des termes correctifs n'exigeant pas d'opérations très différentes
de celles effectuées au cours d'une étape de la méthode par approximations successives
s'intègre facilement dans le cadre de cette dernière sans en augmenter de façon appréciable
la durée de mise en oeuvre ce qui est fondamental dans le cadre des vocodeurs où l'élaboration
de chaque séquence du signal multi-impulsionnel d'excitation doit se faire sur la
durée limitée d'une fenêtre temporelle d'analyse.