[0001] La présente invention concerne un appareil limiteur de courant muni d'un élément
de visualisation réarmable manuellement.
[0002] De tels limiteurs de courant sont connus, en particulier, d'après le brevet FR 2
531 565. Ils comprennent dans un boîtier, un contact mobile disposé sur un bras pivotant
normalement appliqué par un ressort avec un certain effort de pression contre la branche
d'un contact fixe ; le bras pivotant et la branche coopérante du contact fixe forment
une boucle de courant dont l'effet de répulsion électrodynamique tend à séparer le
contact mobile du contact fixe. Lorsqu'un fort courant de court-circuit parcourt la
boucle, le bras pivotant tourne autour d'un axe à l'encontre de l'effort que lui communique
le ressort, de sorte que le circuit s'ouvre tandis que se déclenche le disjoncteur
auquel est associé ou couplé le limiteur. En l'absence de courant, le bras pivotant
peut dès lors se réappliquer immédiatement sur le contact fixe.
[0003] L'ouverture des contacts du limiteur s'effectue brièvement et il peut s'avérer utile
de disposer d'une visualisation de l'état du limiteur, au moyen d'une indication durable
permettant à l'utilisateur de noter ou de mémoriser une action fugitive d'ouverture
des contacts du limiteur avant de remettre à zéro l'indicateur. L'indication est particulièrement
utile lorsque le limiteur est associé à un disjoncteur pour permettre de noter si
le court-circuit, cause d'un déclenchement, est mineur ou majeur et sur quel pôle
il s'est manifesté.
[0004] La présente invention a notamment pour but d'ajouter à un limiteur de courant à action
fugitive d'ouverture de contacts du type précédemment décrit, un élément de visualisation
à mémoire d'ouverture simple, fiable et obligeant l'utilisateur à effectuer une opération
volontaire de réarmement dudit élément.
[0005] Elle a pour autre but de conserver au limiteur de courant un faible encombrement
grâce à une disposition spécifique de l'élément de visualisation en interdépendance
avec le bras porte-contact pivotant.
[0006] Selon l'invention, dans un limiteur du type décrit, il est prévu un indicateur-mémoire
d'ouverture du contact mobile qui comporte :
- un élément de visualisation déplaçable en translation parallèlement à une face avant
du boîtier et susceptible d'apparaître en position de travail sous l'effet d'un ressort
en regard d'une fenêtre prévue dans le boîtier pour signaler une action d'ouverture
du limiteur,
- un bec d'accrochage prévu à faible distance de l'axe de rotation du bras porte-contact
pour maintenir ledit indicateur dans la position de repos, ce bec étant libérable
sous l'effet de la rotation du bras porte-contact autour dudit axe et permettant en
position de travail le libre rétablissement du bras porte-contact.
[0007] L'utilisateur peut ainsi noter qu'un actionnement du limiteur est intervenu et peut
à tout instant réarmer l'indicateur, l'omission du réarmement de l'indicateur n'ayant
aucune conséquence sur le fonctionnement du limiteur. L'encombrement du limiteur n'est
pas modifié notamment lorsque l'élément de visualisation est une pièce plate.
[0008] De préférence, le bec d'accrochage s'accroche directement en position de repos sur
'un talon d'accrochage prévu sur le bras porte-contact et est préférentiellement doué
d'élasticité pour glisser le long du talon lors du réarmement manuel.
[0009] Un exemple de réalisation non limitatif va être à présent décrit en regard des dessins
annexés pour permettre de bien comprendre les caractéristiques et avantages de l'invention.
[0010]
La figure 1 représente un limiteur de courant tripolaire muni d'un indicateur mémoire
d'ouverture conformément à l'invention et couplé à un disjoncteur pour moteur ;
La figure 2 est une élévation en coupe partielle d'un pôle du limiteur de la figure
1
Les figures 3 à 6 montrent l'indicateur mémoire et le bras porte-contact pivotant
dans les positions respectives de repos, de séparation des contacts, de refermeture
des contacts et en fin de réarmement ;
Les figures 7 à 10 sont les vues de côté de l'indicateur et du bras porte-contact
dans les positions correspondant à celles des figures 3 à 6.
[0011] Le limiteur de courant 10, illustré sur la figure 1, est tripolaire et il est monté
sur un disjoncteur-moteur 11. Chaque pôle est du type décrit dans le document précité
FR 2 531 565 et comporte (figure 2) un boîtier 12 doté d'une borne 13 pour le serrage
d'un conducteur externe 14 et d'un contact fixe 15 présentant une branche verticale
15a d'interconnexion avec-le disjoncteur-moteur, une branche horizontale 15b de support
du contact mobile et une branche oblique 15c connexe à un bloc à ailettes 16 d'extinction
d'arc. Un bras porte-contact 17 est disposé pivotant autour d'un axe 0 fixe par rapport
au boîtier et il est relié via une tresse 18 à la borne 13. Le courant emprunte donc
le chemin suivant : borne 13, tresse 18, bras porte-contact 17, contact fixe 15. L'axe
0 est parallèle à une face avant P-P du boîtier 12 et il est situé à faible distance
de cette face avant.
[0012] Quand il se produit un fort court-circuit, le bras pivotant 17 se soulève selon la
flèche A par un effet électrodynamique dû à la striction du courant dans la zone de
contact et à la boucle de courant bras 17-branche 15b, à l'encontre de l'effort exercé
sur un épaulement 19 du bras 17 par un ressort en épingle Rl. Le court-circuit étant
également détecté par l'organe de déclenchement magnétique llc du disjoncteur 11,
la serrure de ce dernier en ouvre les contacts lld. En raison de l'effondrement de
courant, le bras pivotant 17 du limiteur est réappliqué sur la branche 15b du contact
fixe sous l'effet du ressort Rl.
[0013] Un indicateur 20 à mémoire d'ouverture est disposé derrière la face avant P-P du
boîtier 12 ; cet indicateur est une pièce isolante moulée plate et déplaçable en translation
selon un axe X-X parallèle à cette face et perpendiculaire à l'axe 0 du tourillon
du bras 17. L'indicateur 20 est sollicité vers une position basse par un ressort de
compression R2, mais pourrait bien entendu être sollicité par tout autre organe élastique.
[0014] Dans la position haute de repos indiquée sur la figure 2, l'indicateur est maintenu
par coopération d'un bec d'accrochage 21 avec un talon d'accrochage 22 prévu sur le
bras 17 à faible distance de l'axe 0 et près de l'épaulement 19. L'indicateur 20 est
muni d'un élément, par exemple une plage ou une saillie, de visualisation 23 susceptible
d'apparattre en regard d'une fenêtre 24 prévue dans un bottier 12 pour signaler et
mémoriser une action d'ouverture des contacts du limiteur l'indicateur 20 porte de
plus un index ou une prise 25 de réarmement manuel, accessible dans la fenêtre 24,
pour permettre le retour à la position de repos contre l'effet du ressort R2. Pour
la sécurité de l'opérateur, l'indicateur 20 forme un rideau recouvrant la fenêtre
24 du côté intérieur du boîtier. L'élément de visualisation 23 et l'index de réarmement
25 sont par exemple confondus. Le bec d'accrochage 21 est une branche élastique venue
de moulage avec le corps de l'indicateur pour glisser le long du talon 22 lors du
réarmement manuel.
[0015] Le limiteur qui vient d'être décrit fonctionne comme suit. Lors d'un fort court-circuit,
le bras porte-contact 17 passe de la position de repos des figures 3, 7 à celle de
travail des figures 4, 8 ; son talon d'accrochage 22 libère le bec élastique 21 de
l'indicateur, lequel descend sous l'action du ressort R2. L'index 25 s'abaisse donc
dans la fenêtre 24, jusqu'à venir en butée sur le bord inférieur de celle-ci et la
plage 23, par exemple colorée, apparaît dans la fenêtre (figures 4 et 8).
[0016] Le bras 17 revient aussitôt en position de rétablissement du circuit sur la branche
15b du contact fixe (figures 5 et 9) tandis que l'indicateur reste en position d'indication
d'ouverture des contacts. Ceci permet à l'opérateur de détecter le pôle origine du
court-circuit.
[0017] Pour réarmer l'indicateur, l'opérateur soulève manuellement l'index 25 de réarmement
; le bec élastique 21 d'accrochage glisse le long de la face latérale du bras 17,
plus précisément le long du côté du talon 22 (figure 10), et vient s'accrocher à nouveau
sur le talon.
[0018] Il va de soi que l'on peut apporter au mode de réalisation décrit des modifications
sans sortir du cadre de l'invention. L'accrochage de l'indicateur 20 peut en particulier
s'effectuer sur une portée du boîtier, le décrochage de l'indicateur vis-à-vis de
la portée étant produit par un déplacement dû au bras porte-contact.
1. Limiteur de courant associable à un disjoncteur qui comprend un organe de déclenchement
magnétique et comprenant dans un boîtier :
- un contact mobile disposé sur un bras (17) pivotant qui est normalement appliqué
par un ressort (R1) avec un effort de pression déterminé contre la branche (15b) d'un
contact fixe,
- le contact mobile et la branche coopérante du contact fixe formant une boucle de
courant,
- le contact mobile se séparant fugitivement du contact fixe lors de l'apparition
d'un court-circuit par rotation du bras pivotant autour d'un axe (0) contre l'effort
du ressort (Rl),
caractérisé par le fait qu'il comporte un indicateur mémoire d'ouverture (20) du contact
mobile présentant :
- un élément de visualisation (23, 25) déplaçable en translation parallèlement à une
face avant du boîtier (12) et susceptible d'apparaître en position de travail sous
l'effet d'un ressort (R2) en regard d'une fenêtre (24) prévue dans le boîtier (12)
pour signaler une action d'ouverture du limiteur,
- un bec d'accrochage (21) prévu à faible distance de l'axe (0) de rotation du bras
porte-contact (17) pour maintenir ledit indicateur dans la position de repos, libérable
sous l'effet de la rotation du bras porte-contact (17) autour de l'axe (0) et permettant
en position de travail le libre rétablissement du bras porte-contact.
2. Limiteur de courant selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le bec
d'accrochage (21) de l'indicateur d'ouverture (20) est doué d'élasticité pour glisser
le long d'un talon d'accrochage coopérant (22) prévu sur le bras porte-contact (17)
à faible distance de l'axe (0) de rotation de celui-ci lors du réarmement manuel de
l'indicateur.
3. Limiteur de courant selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par le fait que
l'indicateur d'ouverture (20) déplaçable en translation forme un rideau recouvrant
la fenêtre (24) du côté intérieur du boîtier et présente une prise (25) de réarmement
manuel accessible dans la fenêtre (24).
4. Limiteur de courant selon l'une des revendications 1 à 3,
caractérisé par le fait que, l'axe (0) de rotation du bras porte-contact (17) étant
proche de la face avant du boîtier (12), l'indicateur d'ouverture (20) du limiteur
est une pièce plate disposée entre ledit axe (0) et ladite face avant.