[0001] La présente invention concerne le domaine technique du transfert d'un produit liquide
depuis un réservoir vers un autre milieu extérieur pouvant être constitué aussi par
un autre réservoir.
[0002] L'objet de l'invention vise, plus particulièrement, le domaine technique de la vidange
commandée de réservoirs et elle intéresse, plus spécialement, le domaine d'application
réservé à la vidange de réservoirs contenant un produit liquide dont l'utilisation
implique le changement périodique.
[0003] Pour permettre le transfert ou la vidange d'un produit liquide depuis un réservoir,
il est généralement mis en oeuvre un bouchon de fermeture vissé, traversant et fermant
avec étanchéité un trou ménagé dans la paroi du réservoir à la partie généralement
la plus basse de ce dernier.
[0004] Un tel bouchon vissé peut être considéré comme assumant la fonction de fermeture
étanche en donnant sur ce point satisfaction. Par contre, lorsqu'il convient d'ouvrir
ce bouchon pour assurer le transfert ou la vidange du produit liquide contenu dans
le réservoir, des inconvénients non négligeables sont à porter à son compte.
[0005] Il s'agit, tout d'abord, de l'obligation pour l'opérateur d'atteindre le point bas
du réservoir, ce qui, dans certains cas, est mal aisé et peu commode.
[0006] Il s'agit, encore, de procéder au dévissage d'un bouchon peu accessible en supportant,
souvent, des conditions de température pouvant être relativement élevées. En dehors
de la difficulté de mener à bien une telle opération, le temps d'ouverture d'un tel
bouchon est long et son dégagement par rapport au réservoir en fin de dévissage est,
généralement, la cause de projections et de pollutions par le produit liquide.
[0007] Un autre inconvénient réside dans le fait qu'un tel bouchon ne permet pas d'effectuer,
de façon pratique, un prélèvement du produit liquide avant de décider si le transfert
ou la vidange doit être mené à son terme.
[0008] Pour tenter de remédier à ces inconvénients, on a proposé de remplacer le simple
bouchon vissé par un obturateur du type électrovanne. Cette solution n'est pas satisfaisante
car le boîtier de l'électrovanne possède une grande hauteur de dépassement gênante
dans de nombreuses applications. Une telle électrovanne est en outre coûteuse et ne
présente pas une grande sûreté car une alimentation incontrôlée peut provoquer le
transfert ou la vidange inopportunément. Par ailleurs, il importe de disposer de l'énergie
électrique et de réaliser un branchement indépendant d'alimentation contrôlée.
[0009] On a aussi proposé un système de pompage accédant au point bas du réservoir par l'intermédiaire
de l'orifice de remplissage ou de l'orifice de contrôle du niveau. Si cette proposition
apparaît séduisante, elle s'avère, en réalité, coûteuse et difficile de mise en oeuvre.
[0010] En effet, pour qu'une telle proposition assume la fonction qui lui est dévolue, il
est nécessaire de faire intervenir une source d'énergie capable d'actionner une pompe
d'aspiration. L'appareil nécessaire devient donc coûteux de structure et nécessite
la disponibilité d'une énergie, le plus souvent électrique, qui peut, dans certains
cas, être incompatible, en outre, avec la nature du produit à pomper.
[0011] L'obligation d'accéder au point bas par l'intermédiaire de l'orifice de remplissage
n'est, en fait, acceptable que dans le cas singulier ou le réservoir ne possède pas
une structure ou des éléments constitutifs internes complexes. Dans tous les autres
cas une telle proposition ne peut être pratiquement mise en oeuvre.
[0012] Un dernier inconvénient de cette proposition réside dans le fait qu'elle ne fournit
aucune certitude de pompage complet de la quantité de produit liquide contenue dans
le réservoir dans lequel une fraction résiduelle du produit devant être vidangé peut
alors subsister.
[0013] Dans le cas d'application à la vidange des moteurs thermiques, une telle proposition
implique, de surcroît, soit une installation à demeure pour disposer de l'énergie
électrique, soit le recours à un branchement temporaire exigeant de l'opérateur la
possession de connaissances techniques certaines.
[0014] L'objet de l'invention est de résoudre le problème ainsi posé, en proposant un nouveau
bouchon de transfert permettant de réaliser, à distance, par une commande manuelle,
l'ouverture d'un réservoir contenant un produit de nature liquide devant être transféré
ou vidangé en tout ou partie et, dans ce cas, de façon contrôlable.
[0015] Un autre objectif de l'invention est de proposer un nouveau bouchon de transfert,
de construction simple, peu onéreuse, de structure robuste et de fonctionnement fiable.
[0016] Un autre objet de l'invention est de proposer un bouchon de transfert pouvant être
commandé à distance, de façon mécanique, éliminant l'obligation de recourir à une
source d'énergie.
[0017] Pour atteindre les buts ci-dessus, l'objet de l'invention est caractérisé en ce qu'il
comprend :
- un corps tubulaire de montage étanche dans une paroi,
- une soupape montée coulissante axialement dans le corps et comportant :
. une queue délimitant des passages d'écoulement entre elle-même et le corps,
. une partie terminale épaulée munie d'un joint d'étanchéité coopérant avec le corps
pour fermer les passages,
. et un organe de rappel sollicitant la soupape en coulissement axial pour faire coopérer
le joint avec le corps,
- une bague d'arrêt portée par le corps,
- un câble de télécommande prenant appui sur la bague pour solliciter axialement la
soupape,
- et une poignée d'actionnement manuel du câble.
[0018] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des
formes de réalisation de l'objet de l'invention.
La fig. 1 est une coupe-élévation du bouchon de transfert conforme à l'invention.
La fig. 2 est une coupe-élévation analogue à la fig. 1 illustrant le bouchon dans
une autre position caractéristique d'utilisation.
La fig. 3 est une coupe-élévation illustrant une variante de réalisation.
[0019] La fig. 1 montre le bouchon de transfert selon l'invention, monté sur le fond 1 d'un
réservoir 2 dont le volume interne 3 est en partie au moins occupé par un fluide liquide
non représenté.
[0020] Selon la première forme de réalisation illustrée par la fig. 1, le bouchon de transfert
comprend un corps 4 de type tubulaire, formant, à partir d'une embase 5 par exemple
hexagonale, un fût fileté 6 qui est vissé dans un trou taraudé 7 présenté par le fond
1. Le montage du corps 4 est effectué avec interposition d'un joint d'étanchéité 8
entre l'embase 5 et la face extérieure du fond 1. Le fût 6 possède une longueur axiale
au plus égale, à l'épaisseur de paroi du fond 1, de manière que son bord transversal
plan 9, dont la fonction apparait dans ce qui suit, s'étende lé- gèrementen-dessous
de la surface interne du fond 1. Bien que cela ne soit pas représenté, l'embase 5
peut être conformée en périphérie extérieure de toute façon appropriée, pour permettre
l'utilisation d'un outil adapté, utilisé pour le serrage du corps 4 dans le trou taraudé
7.
[0021] Le bouchon de transfert comprend, par ailleurs, un obturateur 10, du type à soupape,
formant une tête épaulée 11 à l'extrémité d'une queue cylindrique 12 montée libre
de coulisser axialement à l'intérieur du fût tubulaire 6 du corps 4. La tête épaulée
11 peut être formée de façon intégrale ou être constituée par une pièce indépendante
rapportée par vissage selon une forme de construction préférée comme illustré par
la fig. 1. La tête 11 présente un épaulement 13 dont le diamètre extérieur est sensiblement
égal à celui du bord transversal 9 du fût 6. L'épaulement 13 constitue une surface
d'appui pour un joint annulaire 14, du type plan, enfilé concentriquement sur la queue
12. De préférence, la queue 12 présente, dans sa paroi périphérique et à partir du
plan de l'épaulement 13, une gorge 15 réservée à l'emboîtement du joint 14.
[0022] La soupape 10 est montée dans le corps 4, de manière que le joint 14 soit orienté
pour coopérer avec le bord transversal 9 qui constitue, alors, un siège d'appui. En
coopération avec ' l'épaulement 13, le siège 9 permet d'assurer le pincement élastique
du joint 14, pour établir une fermeture étanche isolant le volume interne 3 de l'environnement
extérieur au réservoir 1.
[0023] La soupape 10 comporte, par ailleurs, des moyens pour autoriser une communication
entre le volume interne 3 et le volume extérieur. Ces moyens comprennent un alésage
axial cylindrique 16, de type borgne, exécuté dans la queue 12 à partir de l'extrémité
de cette dernière opposée à la tête 11. Ces moyens comprennent, par ailleurs, des
passages 17 qui sont constitués par des trous radiaux ménagés sensiblement, à partir
du plan du joint 14, dans la paroi périphérique de la queue 12 pour déboucher dans
le fond de l'alésage 16. Selon une forme de réalisation préférée de l'invention, les
passages radiaux 17 sont ménagés à partir d'un chambrage 18 qui est exécuté depuis
la paroi périphérique extérieure de la queue 12, sensiblement à partir du plan de
joint 14, pour assumer une fonction qui ressort de ce qui suit.
[0024] La queue 12 de la soupape 10 présente une longueur supérieure à l'étendue axiale
du corps 4 et se termine par un pied épaulé 19 occupant une cavité 20 présentée par
une bague 21 montée concentriquement à la queue 12 sur l'embase 5. La bague 21 est
montée de manière à être immobilisée axialement mais libre de tourner par rapport
à l'embase 5. A cet effet, la bague 21 comprend une portée de centrage 22 délimitant,
dans sa périphérie, une gorge 23 contenant un jonc élastique 24 prévu pour être emboîté
derrière le rebord d'une rainure ou feuillure circulaire interne 25 présentée par
l'embase 5.
[0025] La bague 21 assure l'ancrage de la partie terminale 26 de l'âme 27 d'un câble de
télécommande 28. L'âme 27 traverse diamétralement la bague 21 qui comporte, dans sa
périphérie extérieure, des crans ou créneaux 29 permettant l'encastrement et le maintien
de la partie terminale 26 et de l'extrémité d'une gaine 30 constituant, avec l'âme
27, un câble de télécommande à distance, par exemple du type BOWDEN. L'autre extrémité
du câble 28 est associée à une poignée de commande manuelle 31 comprenant, par exemple,
une partie fixe 32 coopérant en appui avec la gaine 30 et une partie mobile 33 articulée
sur cette dernière et capable d'agir, par exemple par traction, sur l'extrémité correspondante
de l'âme 27 et contre l'action d'un organe élastique de rappel 34.
[0026] L'âme 27 traverse diamétralement la bague 21 pour coopérer, en contact de surface,
avec le pied épaulé 19 qui présente, à cet effet, de préférence, une surface ou portée
d'appui en forme de calotte sphérique 35.
[0027] Le pied 19 assure la retenue d'un organe de rappel élastique 36 constitué par un
ressort hélicoïdal enfilé concentriquement sur la queue 12 et prenant appui, par ailleurs,
sur le fond de la bague 21. L'organe hélicoïdal 36 est du type travaillant à la compression,
de manière à solliciter en permanence la soupape 10 en déplacement axial, dans le
sens de la flèche f,, pour assurer l'écrasement partiel du joint 14 entre le siège
9 et l'épaulement 13 et établir ainsi une fermeture étanche du réservoir.
[0028] Le bouchon décrit ci-dessus fonctionne de la façon suivante.
[0029] Dans l'état illustré par la fig. 1, la soupape 10 est en position fermée et le ressort
34 de la poignée 31 maintient, par la partie mobile 33, une tension minimale sur l'âme
27 qui est ainsi amenée en contact de surface avec la portée en calotte sphérique
35 du pied 19. L'âme 27 exerce donc sur la queue 12 une action dont la tendance résultante
est de sens contraire à celui de la flèche f
1* Ceci n'a toutefois aucune incidence sur l'état stable de fermeture de la soupape
10, étant donné que l'organe élastique 36 développe une force notablement supérieure
à celle du ressort 34.
[0030] Pour assurer le transfert, au moins partiel, du milieu liquide contenu dans le volume
3, l'opérateur agit dans le sens de la flèche f
2 sur la poignée 31 pour exercer un effort de traction sur l'âme 27 du câble 28. Cet
effort de traction se transforme, en raison de la coopération de l'âme 27 avec la
portée 35 en calotte phérique, en un effort de poussée dirigé axialement, dans le
sens contraire à celui de la flèche f et appliquée au pied épaulé 19. La soupape 10
est ainsi sollicitée, contre l'action du ressort 36, en déplacement axial ascendant,
ayant pour résultat d'élever le joint 14 par rapport au siège 9.
[0031] Ainsi que cela apparait à la fig. 2, le déplacement ascendant maximal de la soupape
10 établit une communication entre le volume 3 et l'alésage 16, par l'intermédiaire
du chambrage 18 et des passages 17.
[0032] L'écoulement du produit liquide se poursuit tant que l'utilisateur exerce son action
dans le sens de la flèche f sur la 2 poignée 31.
[0033] Ainsi, à distance, l'opérateur peut commander l'ouverture du bouchon de transfert
pour assurer l'écoulement d'une faible quantité ou de la totalité du produit liquide
contenu dans le réservoir 1.
[0034] Il devient ainsi possible d'assurer le transfert partiel ou total ou, encore, la
vidange partielle ou totale d'un produit liquide, sans être astreint à accéder au
bouchon de vidange ni à manoeuvrer ce dernier par un outil approprié pour assurer
son enlèvement préalable.
[0035] Bien que cela ne soit pas représenté, il est possible de concevoir la poignée 31
de manière qu'elle puisse être maintenue dans un état stable, tel qu'illustré à la
fig. 1 correspondant à la fermeture de la soupape 10 ou dans un autre état stable
dans lequel elle maintient la soupape 10 en état d'ouverture, tel qu'illustré par
la fig. 2.
[0036] Etant donné que le bouchon de transfert peut être implanté à la partie basse d'un
réservoir, même ordinairement dépourvu d'accessibilité lors de l'utilisation, il devient
possible de commander à distance, sans difficulté et sans risque de pollution, le
transfert ou la vidange, partielle ou totale, en supprimant les opérations ordinairement
effectuées de démontage et remontage d'un bouchon obturateur simple.
[0037] La construction selon la fig. 1 fait intervenir l'existence du chambrage 18 qui possède
deux avantages.
[0038] Le premier réside dans le fait que la section de passage, offerte pour l'écoulement
du produit lors de l'ouverture, concerne toute la périphérie de la queue 12 et permet
ainsi de diminuer proportionnellement la hauteur d'élévation axiale de la soupape
pour dégager une section de passage en rapport avec celle d'écoulement qui serait
uniquement offerte par les passages 17.
[0039] Le second réside dans le fait que le chambrage délimite, avec la surface périphérique
extérieure de la queue 12, une arête circulaire 37 assumant une fonction de raclage
par rapport à la périphérie interne du fût 6 contenant la soupape 10. Ainsi, les corps
étrangers, les concrétions éventuelles ou les dépôts susceptibles de se coller sur
cette paroi à proximité du siège 9 sont décollés lors de la phase de commande en ouverture
pour être évacués lors du transfert ou de la vidange et permettre, ultérieurement,
une fermeture dans des conditions d'étanchéité favorables à la durée de vie du joint
14 coopérant avec le siège 9.
[0040] Pour garantir cette fiabilité dans le temps du joint 14, la tête 11 est avantageusement
associée à une barrette ou une pastille 38 en matière aimantée, capable de retenir
tout débris à caractère magnétique inclus au produit liquide, comme cela est parfois
le cas pour l'huile d'un moteur thermique.
[0041] Etant donné que la bague 21 est montée libre de pouvoir tourner angulairement, il
devient possible d'orienter la gaine 28 dans la direction souhaitée, en fonction de
la position d'implantation, de montage ou d'adaptation de la poignée 31.
[0042] La fig. 1 montre que la bague 21 peut aussi comporter une gorge 39 proche de sa face
inférieure pour le montage d'un opercule annulaire d'étanchéité 40 permettant de fermer,
au moins partiellement, la cavité20 et protéger en partie l'âme 27, en partie la calotte
sphérique 35 et totalement le ressort de rappel 36.
[0043] Cette disposition est particulièrement avantageuse dans le cas d'application de l'objet
de l'invention en tant que bouchon de vidange du carter d'huile d'un moteur thermique,
notamment de véhicule automobile. L'opercule 40 s'oppose, en effet, aux projections
dans la cavité 20 de pluies, sels, graviers, poussières et tous autres corps étrangers
susceptibles de s'opposer au bon fonctionnement ultérieur du bouchon de transfert.
[0044] Bien que cela ne soit pas représenté, il faut considérer que l'opercule pourrait
être remplacé par une sorte d'embout tubulaire de section utile au moins égale à celle
de l'alésage 16. Un tel embout assumerait une fonction de protection et une fonction
de tubulure d'écoulement assurant la création d'une veine d'écoulement cohérente supprimant
les projections.
[0045] La fig. 1 met en évidence que l'alésage 16 peut comporter, en partie basse, un dégagement
décolleté 16a accroissant la section de passage d'une valeur au moins égale à la surface
en plan de l'âme 27 intersectant diamétralement celle de l'alésage 16.
[0046] La fig. 3 illustre une variante de réalisation selon laquelle la soupape 10 comporte
une partie terminale inférieure épaulée 41 munie d'un joint d'étanchéité destiné à
coopérer avec un_ siège 42 qui est formé par le fond d'une cavité 43 ménagée dans
l'embase 5 du corps 4. Le joint 14 peut aussi être emboîté comme dans l'exemple précédent.
La partie terminale haute de la soupape 10 est également formée pour présenter un
épaulement 44 associé à une barrette d'arrêt 44a servant de butée à un organe 45 de
rappel en fermeture de la soupape 10. L'organe 45 est constitué par un ressort hélicoïdal
travaillant à la compression, enfilé concentriquement à la queue 12 pour prendre appui
par ailleurs sur le bord 9 du fût 6. L'action du ressort 45 permet ainsi de maintenir
en permanence le joint 14 contre le siège 42 et établir, de la sorte, la fermeture
étanche du réservoir 1.
[0047] Dans cet exemple de réalisation, les moyens de communication entre le volume 3 et
le milieu extérieur sont constitués par des passages, rainures ou méplats 46 de direction
axiale, qui sont ménagés entre l'épaulement 44 et le joint 14, dans la périphérie
extérieure de la queue 12 constituée par un élément cylindrique plein. Les rainures
46 peuvent être remplacées aussi par une partie décolletée sur toute la longueur axiale
comprise entre l'épaulement 44 et le joint 14.
[0048] Dans cet exemple de réalisation, la partie épaulée 41 est prolongée axialement par
un doigt 47 traversé par l'âme 27 dont la mise sous tension produit, sur la soupape
10, une force de traction sollicitant la soupape en déplacement axial descendant correspondant
à une commande positive d'ouverture.
[0049] Cette forme de réalisation possède les mêmes avantages que ceux énumérés pour l'exemple
de réalisation précédent. Dans cette forme de réalisation, la barrette d'arrêt 44a
peut aussi assumer la fonction de pièce aimantée.
[0050] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés, car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
1 - Bouchon de transfert à télécommande manuelle du type, comprenant un corps tubulaire
(4), une soupape (10) montée coulissante axialement dans le corps et comportant une
queue (12) délimitant des passages d'écoulement (17) et une partie terminale épaulée
(11) munie d"un joint (14) coopérant avec le corps pour fermer les passages sous l'action
d'un organe de rappel (36), une bague d'arrêt (21) portée par le corps et un câble
de télécommande (28) prenant appui sur la bague pour solliciter axialement la soupape
contre l'action de l'organe de rappel,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- un corps tubulaire (4) dont la longueur axiale est au plus égale à l'épaisseur de
paroi du réservoir et dont le bord transversal opposé à l'embase extérieure (5) forme
un siège plan (9) d'appui pour le joint de la soupape,
- une soupape présentant, en retrait d'une tête épaulée, un chambrage annulaire (18)
dans le fond duquel sont ménagés des passages radiaux (17) communiquant avec un alésage
borgne (16) de la soupape qui comporte un pied épaulé (19) à l'opposé de la tête,
- et une bague d'arrêt (21) immobilisée axialement mais libre de tourner sur l'embase,
délimitant une cavité (20) contenant le pied épaulé et traversée diamétralement par
l'âme (27) d'un câble de télécommande (28) agissant sous le pied épaulé.
2 - Bouchon de transfert selon la revendication 1, caractérisé en ce que le chambrage
(18) définit une arête de raclage (37).
3 - Bouchon de transfert selon la revendication 1, caractérisé en ce que la bague
d'arrêt comporte, dans sa périphérie extérieure, des crans ou crénaux (29) permettant
l'encastrement de la partie terminale (26) du câble (27) et de l'extrémité de la gaine
(30) dudit câble.
4 - Bouchon de transfert selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe
de rappel (19) est disposé sous contrainte dans la cavité (20) entre la bague d'arrêt
et le pied épaulé.
5 - Bouchon de transfert selon la revendication 1, caractérisé en ce que la tête épaulée
porte une pièce aimantée (38).
6 - Bouchon de transfert selon la revendication 1 ou 5, caractérisé en ce que la tête
épaulée (11) présente, dans son plan transversal de raccordement avec une queue cylindrique
(12), une gorge (15) d'emboîtement d'un joint annulaire plan (14).
7 - Bouchon de transfert selon la revendication 1 ou 3, caractérisé en ce que la bague
(21) est associée à une garniture d'écoulement et de protection.