[0001] L'invention concerne une presse à former et plus particulièrement une presse plieuse.
[0002] Les presses à former comportent généralement deux tabliers dont l'un appelé coulisseau
est mobile.
[0003] Les tabliers sont équipés de moyens pour porter des outils de formage, la tôle étant
disposée entre les outils des tabliers pour être façonnée sous l'action combinée du
coulisseau et du tablier fixe opposé.
[0004] Le coulisseau est généralement mû hydrauliquement par des vérins mais d'autres moyens
pneumatiques ou mécaniques peuvent évidemment être utilisés.
[0005] Une disposition classique de presse plieuse consiste à soumettre le coulisseau à
l'action de deux vérins d'extrémités tandis que le tablier fixe repose sur deux appuis
situés sensiblement dans l'alignement desdits vérins par rapport à la direction de
déplacement du coulisseau.
[0006] Dans ce type de disposition, dite à poussée latérale, la tôle ainsi formée entre
les outils les soumet à une charge presque uniformément répartie, de telle sorte que
chaque tablier est sensiblement dans les mêmes conditions de charge et de déformation.
[0007] Toutefois il est clair que dans ce cas les courbes de déformation longitudinale des
tabliers, chacune sous forme d'un arc unique, sont sensiblement symétriques par rapport
au plan de séparation des tabliers de telle sorte que l'écart maximum entre les tabliers
se situe au voisinage du milieu des points de poussée (vérins et appuis fixes) et
représente deux fois la déformation maximale de chaque tablier.
[0008] L'écart maximum entre les deux tabliers est un paramètre important de la précision
du pli réalisé et dans le cas sus-mentionné les deux tabliers en action étant plus
écartés au milieu qu'aux extrémités, le pli sera plus ouvert au centre qu'auxdites
extrémités.
[0009] Pour diminuer l'écart maximum entre les deux tabliers déformés et améliorer ainsi
le pli de la tôle, il a été imaginé de soumettre l'un des tabliers à deux vérins d'extrémités
ou respectivement deux appuis et l'autre tablier à un appui ou respectivement un ou
plusieurs vérins disposés en son centre (disposition dénommée ci après à poussée centrale).
[0010] Dans ce cas les déformations des tabliers, également chacune sous forme d'un arc,
sont incurvées dans le même sens et on réduit de manière importante l'écart maximum
entre les deux tabliers puisque dans ce cas l'écart maximum est obtenu par soustraction
des flèches de chaque courbe de déformation, alors que dans le cas à poussée latérale,
l'écart maximum était obtenu par addition desdites flèches.
[0011] Il est aussi possible d'imaginer un dispositif à poussée latérale avec compensation
par un ou plusieurs vérins médians.
[0012] Bien évidemment les écarts maximums des tabliers sont également fonction d'autres
facteurs et notamment de l'inertie des tabliers. Par exemple, pour des écarts maximums
sensiblement égaux entre les deux dispositions à poussée latérale et poussée centrale,
les inerties des tabliers de la disposition à poussée centrale seraient considérablement
réduites.
[0013] Toutefois le calcul montre que les courbes de déformation des tabliers ont des formes
mathématiques différentes de telle sorte qu'elles ne peuvent pas être parallèles contrairement
à ce qui est généralement affirmé dans ce cas.
[0014] Dans la disposition à poussée centrale si l'écart maximum des tabliers est réduit
par rapport à la disposition à poussée latérale, elle présente néanmoins un grave
inconvénient.
[0015] En effet, dans la disposition à poussée latérale, si l'écart maximum est important,
par contre la tôle formée reste sensiblement dans le plan de symétrie entre les deux
tabliers, alors que dans le cas à poussée centrale, la tôle est contrainte de suivre
une ligne située sensiblement entre les deux courbes de déformation. Dans certains
cas cet inconvénient provoque une déformation en forme de sabre sur la pièce, bien
que l'angle de pliage tout au long de celle-ci soit assez correct.
[0016] Le but de l'invention est de proposer une disposition qui permette de minimiser l'écart
maximum entre les deux tabliers et de diminuer les déformations maximales de chaque
tablier afin de minimiser l'effet de "sabre" évoqué ci-avant. Pour une presse plieuse,
par exemple, le réduction de l'écart maximum réduit l'écart de tolérance sur le pli..
[0017] Il s'agit donc de conserver, voire améliorer, les meilleurs résultats de l'art connu
concernant l'écart maximum tout en diminuant au mieux les flèches de déformation.
[0018] Il est clair en outre que si l'invention est plus particulièrement destinée aux presses
plieuses, elle concerne aussi toute sorte de presses, par exemple à planer, à emboutir,
etc.
[0019] Le but sus-mentionné est atteint selon l'invention, de manière surprenante, en s'écartant
des idées reçues.
[0020] Le brevet FR-A- 1240703 montre notamment une presse à former munie de deux tabliers
dont l'un est mobile et qui sont soumis chacun à des points de poussée, résultant
de l'action directe ou transmise de vérins et/ou de la réaction d'appuis fixes, l'un
des tabliers de la presse étant soumis à un nombre entier n de points de poussée,
et l'autre tablier opposé à (n + 1) points de poussée qui sont décalés et alternés
deux à deux avec les n points de poussée du premier tablier par rapport à des parallèles
à la direction de déplacement du tablier mobile, lesdits points de poussée des deux
tabliers étant disposés symétriquement par rapport au plan médian perpendiculaire
auxdits tabliers. Dans le cas ou n est au moins egal a deux, les courbes de deformation
longitudinale des tabliers sont alors ondulées.
[0021] Toutefois ce dispositif antérieur cherche à obtenir des courbes de déformation égales
et parallèles, ce qui est en contradiction avec ce qui a été dit ci-avant, à propos
des formes mathématiques différentes desdites courbes.
[0022] La presse selon l'invention, du type sus-mentionné, avec n au moins égal à deux est
remerquable en ce que le décalage des points de poussée d'un tablier par rapport à
l'autre, qui est fonction de la longueur de formage totale possible, et la répartition
des efforts sur les tabliers sont déterminés de manière à obtenir (n+1) points communs
et sensiblement alignés sur les courbés de déformation longitudinale des tabliers,
y compris les deux points d'extrémité.
[0023] L'invention préconise en outre que le rapport des inerties entre les deux tabliers
soit de préférence déterminé de manière à obtenir un écart maximum, entre les courbes
de déformation, le plus réduit possible.
[0024] Il est également possible de faire varier les inerties le long de chaque tablier
comme il sera dit ci-après.
[0025] L'invention prévoit également une disposition particulière et originale des points
de poussée intermédiaires dans le cas de tabliers composés, de même que des moyens
d'asservissement notamment pour la répartition des efforts sur les tabliers.
[0026] L'invention sera bien comprise à la lecture de la description qui va suivre, d'un
mode de réalisation d'une presse plieuse donné à titre d'exemple et qui se réfère
aux dessins annexés dans lesquels:
- la figure 1 est un schéma montrant la disposition des points de poussée dans le
cas d'une presse à "cinq points",
- les figures 2a à 2d sont des graphiques représentant les courbes de déformation
des tabliers en fonction de diverses caractéristiques,
- la figure 3 est une vue simplifiée en perspective, d'une presse selon un mode de
réalisation, avec, par endroits, des arrachements pour une meilleure compréhension,
- la figure 4 est un schéma de principe des moyens de commande et d'asservissement.
[0027] La figure 1 schématise le principe pour une poussée dite cinq points, chaque point
de poussée représenté ici par une double flèche pouvent être comme il à déjà été dit,
un appui fixe ou la transmission directe ou indirecte de l'action d'un vérin.
[0028] La répartition de la force de pliage F est indiquée sur la figure 1 au moyen d'un
coefficient k dont il sera question ci-après et en supposant une longueur totale de
pliage possible égale à 2L.
[0029] Les points de poussée du tablier supérieur (s sur les figures 1 et 2a à 2d) sont
au nombre de trois disposés symétriquement et ceux du tablier inférieur (i) opposé
sont au nombre de deux.
[0030] Comme on peut le constater les points de poussée du tablier inférieur sont décalés
d'une valeur À par rapport aux points extrêmes du tablier supérieur et alternés avec
ceux-ci (la valeur de À étant une fonction proportionnelle de 2L).
[0031] Les courbes de déformation pour ce type de disposition, en coordonnées rectangulaires
x et y (x étant considéré dans le sens de la longueur des tabliers) sont représentées
sur les figures 2a à 2d).
[0032] Les courbes 2a à 2d correspondent bien sûr à des fonctions mathématiques qui permettent
d'étudier l'écart maximum (Emax) entre les deux courbes.
[0033] En outre il y a lieu de noter que les courbes 2a à 2d sont faites dans l'hypothèse
d'un pliage sur toute la longueur 2L possible et pour des inerties Is et li constantes
le long de chaque tablier (s) et (i).
[0034] L'inventeur à trouvé qu'il existait une relation entre k et les valeurs du décalage
λ, pour un rapport d'inertie

= J donné, pour que les deux courbes aient trois points communs (M et les deux points
extrêmes 0 et 0'), c'est-à-dire pour passer de la courbe 2a à 2b. Autrement dit k
est sous cette condition fonction de À et J.
[0035] En rajoutant la condition pour que les trois points 0, M, et 0' soient sensiblement
alignés (figure 2c), c'est-à-dire pour que le milieu de chaque tablier se trouve sensiblement
dans l'alignement de ses extrémités, il est alors possible de déterminer les valeurs
à donner à k et λ .
[0036] Enfin en recherchant un minimum pour Emax on peut optimiser la valeur de J.
[0037] Les figures 2a à 2c sont faites dans l'hypothèse de J = 1 et on peut voir sur la
figure 2d, la courbe (s') obtenue avec une valeur de J optimisée (on peut noter au
passage que le minimum de Emax pour une valeur de J.donnée en l'occurence 1 sur la
figure 2c correspond sensiblement à l'alignement des trois points).
[0038] La valeur L sera imposée par les besoins (capacité de pliage égale à 2L) et s'il
n'est pas possible de choisir alors exactement les valeurs de k, J et λ, déterminées
ci-avant, en fonction des autres contraintes de fabrication (poids total, coût etc...)
il sera toujours possible de déterminer la ou les meilleures valeurs de l'un ou de
deux paramètres en fonction des ou de la valeur fixées pour les autres et ceci d'autant
plus que les résultats obtenus dépassent l'espérance de concordance entre le calcul
et les tolérances métérielles.
[0039] Les figures 2c et 2d montrent bien, en outre, que le fait d'imposer un alignement
aux trois points 0, M et 0' impose à l'axe de la tôle qui se trouverait être disposée
entre les tabliers, d'être ramené au voisinage de la ligne droite (il est clair que
les courbes des figures 2a à 2d sont représentées abstraction faite de la tôle).
[0040] Dans ce qui a été dit ci-avant, l'inertie (li, ls) de chaque tablier était supposée
constante tout au long dudit tablier mais il est envisageable d'améliorer encore le
dispositif en imaginant une variation d'inertie le long de la longueur d'au moins
l'un des tabliers pour ramener sa courbe de déformation le plus près possible de la
ligne droite et/ou réduire encore l'écart maximun entre les courbes de déformation.
[0041] Techniquement il est possible d'obtenir les résultats décrits ci-avant de nombreuses
façons. Le tablier mobile ou coulisseau peut aussi bien être le tablier inférieur
que le tablier supérieur, ceux-ci pouvant en outre être monoblocs ou composés. De
même les points de poussée peuvent être des vérins de poussée, des vérins de cambrage
ou de correction ou des appuis fixes.
[0042] La figure 3 montre un mode de réalisation possible.
[0043] Dans l'exemple représenté sur la figure 3, c'est le tablier supérieur 1 qui est mobile
et qui est dénommé ci-après coulisseau tandis que le tablier inférieur 2 est fixe.
[0044] Le coulisseau L et le tablier fixe 2 sont montés dans un bâti formé de deux flasques
3 et 4 réunis entre eux notamment par une poutre de contreventement 5 servant en outre
de caisson de distribution.
[0045] Le coulisseau 1 coulisse à l'aide de moyens de guidage transversaux et longitudinaux
non représentés plus spécialement.
[0046] Le coulisseau 1 est dans cet exemple, un tablier composé et comporte une âme centrale
6 à laquelle sont assujetties deux joues latérales 7, 8 disposées de part et d'autre
de l'âme 6.
[0047] Les joues 7, 8 et l'âme centrale 6 sont solidarisées entre elles par des pions ou
broches 9 et 10.
[0048] Le tablier fixe 2 est composé sensiblement de la même manière par une âme centrale
11 solidaire de deux joues 12 et 13 au moyen de pions ou broches 14, 15.
[0049] Le coulisseau 1 est mû par des vérins 16 et 17 disposés à ses extrémités et de manière
telle qu'ils agissent sur les joues 7 et 8 du coulisseau et donc, par réaction des
pions 9 et 10, sur l'âme centrale 6, qui comme le montre le dessin dépasse lesdites
joues de telle sorte que c'est elle qui agira sur la tôle à plier par l'intermédiaire
d'un outil dont elle sers équipée. Dans l'exemple représenté les vérins 16 et 17 sont
doubles et les axes médians de poussée passent par les pions 9 et 10.
[0050] Les joues 12 et 13 du tablier 2 comportent sur le dessus une poutre 18 destinée à
recevoir l'outil conjugué de celui porté par le coulisseau de telle sorte qu'ici l'effort
est transmis par les pions 14 et 15 à l'âme centrale 11 supposée fixe.
[0051] Il est clair qu'il s'agit ici d'un exemple de réalisation et qu'il est possible d'imaginer
au moins l'un des tabliers sous forme monobloc ou d'inverser les parties travaillantes
des tabliers qui pourraient être les joues 7, 8 pour le coulisseau 1 et l'âme centrale
11 pour le tablier 2, plutôt que, comme représenté, l'âme 6 du coulisseau et les joues
12, 13 du tablier 2.
[0052] Dans le mode de réalisation représenté, la partie centrale du coulisseau (dans le
sens de sa plus grande dimension), présente une trouée dans laquelle est aménagé un
vérin de cambrage 19.
[0053] Ce vérin 19 est disposé de manière à solliciter l'âme centrale 6 du coulisseau en
s'appuyant sur les joues 7 et 8 (il pourrait s'agir de l'inverse avec des joues 7
et 8 travaillantes). Dans le cas d'un tablier monobloc le vérin 19 pourrait être par
exemple disposé dans une encoche dudit tablier et prendre appui sur la poutre 5.
[0054] On retrouve bien dans la représentation de la figure 3 la disposition des points
de poussée de la figure 1, à savoir un coulisseau muni de trois points de poussée
sous la forme des pions 9,10 (en réaction des vérins 16, 17) et du vérin 19 tandis
que le tablier 2 présente deux points de poussée sous la forme des appuis fixes 14
et 15 décalés par rapport aux points de poussée du coulisseau.
[0055] Une telle presse est bien sûr pourvue d'un ensemble de commande de régulation et
d'asservissement et la figure 4 schématise à titre d'exemple au moins en partie un
tel ensemble. Sur cette figure on retrouve, selon des dispositions et des formes un
peu différentes que celles de la figure 3 puisqu'il s'agit d'un schéma de principe,
le coulisseau 1, le tablier fixe 2, les flasques de bâti 3 et 4, les vérins de poussée
16, 17 et le vérin de cambrage 19.
[0056] Les vérins 16,17 et 19 sont commandés par des valves d'asservissement respectivement
S1, S2, et S3 alimentées par des pompes P1, P2 et des pompes auxiliaires Pa.
[0057] Une logique électronique et/ou mécanique et/ou hydraulique (non représentée) prend
des informations à partir de moyens de commande telle que la pédale schématisée en
Pc, de moyens de saisie de données (consignes) et de moyens de mesure sous forme de
capteurs de force F1, F2 qui mesurent en permanence la force de pliage réellement
appliquée et sa répartition par rapport au plan de symétrie de la presse, de capteurs
de position C1, C2 qui mesurent en permanence les positions relatives des extrémités
du tablier 2 et du coulisseau 1 et d'un capteur de moment M qui mesure en permanence
le moment de flexion au centre du coulisseau et dont il sera question plus en détail
ci-après (les flèches obliques représentées sur le dessin figurent la liaison avec
la logique).
[0058] La pédale Pc commande par l'intermédiaire de la logique sus-mentionnée et des valves
S1 et S2: l'avance, l'arrêt et le retour du coulisseau 1.
[0059] Les données ou consignes sont saisies par l'unité d'entrée de la logique et concernent
la nature, l'épaisseur et éventuellement la longueur de la tôle ainsi que les caractéristiques
du pli à obtenir (angle du pli, dimensions de l'outillage...) de manière à déterminer
une profondeur de pliage et donc une position de fin de course du coulisseau.
[0060] L'unité de traitement de la logique exploite les consignes données et les informations
qui sont reçues des moyens de mesure, pour moduler les commandes des valves d'asservissement.
[0061] En approche, la comparaison des données de C1 et C2 permet d'asservir le mouvement
parallèle du coulisseau 1 par rapport au tablier 2 en agissant sur les valves S1 et
S2.
[0062] La comparaison desdites données de position par rapport à une position conventionnelle
choisie permet en outre de déterminer la fin de la course d'approche (vitesse rapide)
et de passer en vitesse lente de pliage.
[0063] Les fonctions précédemment décrites sont évidemment les mêmes en mouvement inverse
(retour du coulisseau).
[0064] Au cours du pliage la force F à appliquer est fonction des caractéristiques de la
tôle (nature du métal, épaisseur, longueur). Cette force F est généralement déterminée
au moyen d'abaques, ou par calcul dans le cas de certaines commandes numériques, puis
préréglée sur la machine. Les capteurs de force F1 et F2 qui mesurent la répartition
des poussées et qui sont disposés dans les flasques du bâti ou les pions ou ailleurs
(vérins...) délivrent ainsi deux informations à la logique qui sont la force totale
de pliage F et, par différence, l'excentrement de la poussée.
[0065] En agissant sur S1, S2 la logique contrôle ainsi la conformité de la force réelle
de pliage par rapport à la valeur théorique calculée et le parallélisme d'exécution
du pli. On peut toutefois noter ici que ce sont toujours tes capteurs de position
C1, C2 qui servent de référence d'asservissement pour le parallèlisme, la donnée d'excentrement
étant exploitée par ailleurs.
[0066] Tous ces moyens permettent ainsi de tenir compte des caractéristiques de la tôle
et de sa position par rapport au plan de symétrie.
[0067] Les études et calculs du départ (figures 1 à 2d) qui ont permis de déterminer des
valeurs de J, k et À pour realiser la presse ont été faits dans l'hypothèse d'une
charge uniformément répartie sur les tabliers c'est-à-dire pour un pliage centré et
s'appliquant en outre sur toute la longueur de la presse.
[0068] Dans le cas d'un pliage sur une longueur partielle et/ou excentrée on a vu comment
les moyens décrits précédemment peuvent en tenir compte.
[0069] Toutefois il y a lieu de corriger les données provenant des capteurs de position
C1, C2 puisque les positions des extrémités des tabliers ne correspondent pas avec
les cotes réelles au niveau des extrémités de la tôle et qu'en outre il y a lieu d'asservir
aussi la force de cambrage, c'est-à-dire d'agir sur la valeur à donner alors effectivement
au coefficient k qui dépend de l'excentrement et de la longueur réelle de pliage.
[0070] La longueur de la tôle à plier peut être affichée et saisie par la logique comme
il a déjà été dit, mais il est particulièrement intéressant et original de la déterminer
au moyen du capteur M dont les mesures sont fonctions de ladite longueur de pliage,
de la force F et de l'excentrement.
[0071] Etant donné que la force F et l'excentrement sont captés par ailleurs, la logique
peut facilement, à partir des informations du capteur M, en déduire la valeur de k.
[0072] De très nombreuses variantes peuvent être imaginées comme il a déjà été dit sans
sortir du cadre de l'invention comme revediquée (coulisseau inférieur, coulisseau
à deux points et tablier fixe à trois points..). En outre il est clair que le mode
de réalisation à cinq points peut être étendu à d'autres réalisations à 7, 9 points
etc... (voir des nombres pairs) pour lesquelles d'autres vérins de cambrage que le
vérin 19 sont prévus, lesquels peuvent être disposés de la manière décrite ci-avant
dans les tabliers composés. De plus le capteur de contrainte M peut-être disposé autrement,
sur l'autre tablier, par exemple.
[0073] Enfin il est clair que si la description se rapporte plus spécialement à une presse
plieuse, l'invention n'est pas limitée à ce type particulier mais s'applique à toute
sorte de presse à former.
1) Presse à former munie de deux tabliers (1, 2) dont l'un est mobile et qui sont
soumis chacun à des points de poussée, résultant de l'action directe ou transmise
de vérins (16, 17, 19) et/ou de la réaction d'appuis fixes (14,15), l'un des tabliers
de la presse étant soumis à un nombre entier n de points de poussée, au moins égal
à deux, et l'autre tablier opposé à (n + 1) points de poussee qui sont décalés et
alternés deux à deux avec les points de poussée du premier tablier par rapport à des
parallèles à la direction de déplacement du tablier mobile, lesdits points de poussée
des deux tabliers étant disposés symétriquement par rapport au plan médian perpendiculaire
auxdits tabliers, presse caractérisée en ce que le décalage des points de poussée
d'un tablier par rapport à l'autre, qui est fonction de la longueur de formage totale
possible, et la répartition des efforts sur les tabliers sont déterminés de manière
à obtenir (n + 1) points communs et sensiblement alignés sur les courbes de déformation
longitudinale des tabliers, y compris les deux points d'extrémité.
2) Presse à former selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rapport des
inerties entre les deux tabliers (1, 2) est déterminé de manière à obtenir un écart
maximum entre les courbes de déformation le plus réduit possible.
3) Presse à former selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'au
moins un tablier présente une inertie variable le long de sa longueur de manière à
rapprocher sa courbe de déformation vers la ligne droite et/ou à réduire l'écart maximum
entre les courbes de déformation des tabliers.
4) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les
points de poussée intermédiaires aux points de poussée d'extrémité sur le tablier
soumis à (n + 1) points de poussée, résultent de l'action directe ou indirecte de
vérins.
5) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la
repartition des efforts sur les tabliers est asservie à la valeur de l'excentrement
de la tôle à former et/ou de la longueur réelle de pliage.
6) Presse a former selon l'une des revendications 1 à 5, dont au moins l'un des tabliers
est composé d'une âme centrale prise entre deux joues latérales auxquelles elle est
solidarisée, caractérisée en ce que certains au moins des points de poussés intermédiaires
du ou des tabliers sont formés par des vérins aménagés de manière à solliciter, soit
l'âme centrale porteuse de l'outil de formage en prenant appui sur les joues latérales,
soit ces dernières, alors porteuses de l'outil, en prenant appui sur l'âme centrale.
7) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 6, dont au moins le tablier
mobile ou coulisseau (1) est composé d'une âme centrale (6) prise entre deux joues
latérales (7, 8) auxquelles elle est solidarisée, caractérisée en ce que le coulissesu
est muni de (n + 1) points de poussée dont les points d'extrémités (9, 10) résultent
chacun de l'action d'au moins un vérin de poussée (16, 17) agissant, soit sur les
joues latérales (7, 8) pour transmettre l'effort à l'âme centrale, soit sur cette
dernière (6) pour transmettre l'effort aux joues latérales (7, 8) tandis que les points
de poussée intermédiaires sont formés chacun par un vérin (19) agissant, directement
sur l'âme centrale (6) ou respectivement les joues latérales (7, 8) et en prenant
appui sur les joues latérales (7, 8) ou respectivement sur l'âme centrale (6), les
points de poussée du tablier fixe (2) opposé étant constitués par des appuis fixes
(14, 15).
8) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 7, munie de capteurs (C1, C2)
contrôlant la position des tabliers, de capteurs de force (F1, F2) aménagés pour mesurer
la répartition des poussées et d'une logique d'asservissement, presse caractérisée
en ce qu'elle est en outre pourvue d'un capteur (M) disposé sur l'un des tabliers
et donnant une information qui est notamment fonction de l'excentrement de la tôle
à former et de la longueur de celle-ci de manière à permettre l'asservissement, par
la logique, de la répartition des efforts sur les vérins de poussée (16, 17) et de
cambrage (19) et éventuellement de corriger les données des capteurs (C1, C2) de position,
dans le cas d'un formage sur une longueur partielle de la presse et/ou excentré.
1. Umformpresse, versehen mit zwei Formteilen (1, 2), von denen das eine beweglich
ist und die jedes Druckpunkten unterworfen sind, die sich aus der direkten oder übertragenen
Wirkung von Antriebseinrichtungen (16, 17, 19) und/oder der Reaktion von feststehenden
Stützen (14, 15) ergeben, wobei das eine Formteil der Presse einer ganzen Zahl von
Druckpunkten unterworfen ist, die mindestens gleich 2 ist und das andere gegenüberstehende
Formteil (n + 1) Druckpunkten unterworfen ist, die jeweils 2 zu 2 mit den n Druckpunkten
des ersten Formteils hinsichtlich der Parallelen zur Bewegungsrichtung des beweglichen
Formteils versetzt sind und im Wechsel aufeinander folgen, und die Druckpunkte der
beiden Formteile symmetrisch hinsichtlich einer senkrecht zu den Formteilen verlaufenden
Mittelebene angeordnet sind,
dadurch gekennzeichnet, daß
die Versetzung der Druckpunkte des einen Formteils mit Bezug auf das andere, die eine
Funktion der insgesamt möglichen Gesamtformlänge ist, und die Verteilung der Belastungen
auf die Formteile so bestimmt werden, daß man, einschließlich der beiden Endpunkte,
(n + 1) gemeinsame und auf den longitudinalen Deformationskurven der Formteile im
wesentlichen ausgerichtete Punkte erhält.
2. Umformpresse nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet, daß
die Beziehung der Trägheiten zwischen den beiden Formteilen (1, 2) so bestimmt ist,
daß die maximale Abweichung zwischen den Deformationskurven möglichst weitgehend vermindert
ist.
3. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 und 2,
dadurch gekennzeichnet, daß
mindestens eines der Formteile entlang seiner Länge eine derart variierte Trägheit
aufweist, daß sich seine Deformationskurve der geraden Linie nähert und/oder die maximale
Abweichung zwischen den Deformationskurven der Formteile vermindert ist.
4. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 3,
dadurch gekennzeichnet, daß
die Zwischendruckpunkte zu den Enddruckpunkten auf dem Formteil, das (n + 1) Druckpunkten
unterworfen ist, von der direkten oder indirekten Wirkung von Antriebseinrichtungen
herrühren.
5. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 4,
dadurch gekennzeichnet, daß
die Verteilung der Belastungen auf die Formteile abhängig ist vom Wert der Verlagerung
des Mittelpunktes des zu formenden Bleches und/oder der wirklichen Länge der Biegung.
6. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 5, bei der mindestens ein Formteil
aus einem zentralen Kern zwischen zwei damit verbundenen Seitenteilen zusammengesetzt
ist,
dadurch gekennzeichnet, daß
gewisse zumindest der Zwischendruckpunkte des oder der Formteils(e) durch Antriebseinrichtungen
gebildet sind, die so geführt sind, daß sie entweder den das Formwerkzeug tragenden
zentralen Kern, indem sie sich auf den Seitenteilen abstützen oder die letzteren,
dann das Werkzeug tragenden Seitenteile belasten, indem sie sich auf dem zentralen
Kern abstützen.
7. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 6, bei der mindestens das bewegliche
Formteil bzw. der Pressenstößel (1) aus einem zentralen Kern (6) zwischen zwei damit
verbundenen Seitenteilen (7, 8) zusammengesetzt ist,
dadurch gekennzeichnet, daß
der Pressenstößel mit (n + 1) Druckpunkten versehen ist, von denen die Endpunkte (9,
10) jeweils aus der Wirkung mindestens einer Druckeinrichtung (16, 17) resultieren,
die entweder auf die Seitenteile (7, 8) zur Übertragung der Wirkung auf den zentralen
Kern oder auf den letzteren (6) einwirken, zur Übertragung der Wirkung auf die Seitenteile
(7, 8), während die Zwischendruckpunkte jeweils durch eine Antriebseinrichtung (19)
gebildet werden, die direkt auf den zentralen Kern (6) bzw. die Seitenteile (7, 8)
einwirkt, indem sie sich auf die Seitenteile (7, 8) bzw. den zentralen Kern (6) abstützt,
wobei die Druckpunkte des gegenüberliegenden feststehenden Formteils (2) durch feststehende
Stützen (14, 15) gebildet sind.
8. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 7, die mit Sonden (C1, C2), die die
Position der Formteile kontrollieren, mit Kraft-Meßfühlern (F1, F2), die eingerichtet
sind, die Druckverteilung zu messen und mit einer Regellogik versehen ist,
dadurch gekennzeichnet, daß
sie außerdem mit einer Sonde (M) versehen ist, die auf einem der Formteile angeordnet
ist und eine Information gibt, die im wesentlichen eine derartige Funktion der Verlagerung
des Mittelpunktes des zu formenden Bleches und von dessen Länge ist, daß sie mittels
der Logik die Regelung der Verteilung der Belastungen auf die Druckeinrichtungen (16,
17) und den Prägezylinder (19) sowie die Korrektur der Werte der die Position angebenden
Sonden (C1, C2) im Falle einer Umformung auf einer Teillänge der Presse und/oder einer
exzentrischen Umformung gestattet.
1. A forming press equipped with two tables (1, 2) one of which is mobile and which
are each exposed to points of thrust resulting from the direct or transmitted action
of jacks (16, 17, 19) and/or the reaction of fixed supports (14, 15) one of the tables
of the press being exposed to a whole number n of points of thrust, at least equal
to two, and the other oopposite table to (n + 1) points of thrust which are offset
and alternate two by two with the points of thrust of the first table in relation
to lines parallel with the direction of movement of the mobile table, said points
of thrust of the two tables being disposed symmetrically in relation to the median
plane perpendicular to said tables, said press being characterised in that the offset
of the points of thrust of one table in relation to the other, which is a function
of the total possible forming length, and the distribution of the forces over the
tables are determined in such a way as to obtain (n + 1) common and substantially aligned points on the curves of longitudinal deformation
of the tables, including the two end points.
2. A forming press as in Claim 1, characterised in that the ratio of the inertias
between the two tables (1, 2) is determined so as to obtain a maximum difference between
the curves of deformation which is as small as possible.
3. A forming press as in one of Claims 1 and 2, characterised in that at least one
table exhibits an inertia which is variable along its length so as to bring its curve
of deformation towards the straight line and/or to reduce the maximum difference between
the curves of deformation of the tables.
4. A forming press as in one of Claims 1 to 3, characterised in that the intermediate
points of thrust between the end points of thrust on the table exposed to (n + 1)
points of thrust result from the direct or indirect action of jacks.
5. A forming press as in one of Claims 1 to 4, characterised in that the distribution
of the forces over the tables is controlled by the value of the eccentricity of the
sheet to be formed and/or the actual folding length.
6. A forming press as in one of Claims 1 to 5 of which at least one of the tables
is composed of a central core located between two lateral cheeks to which it is secured,
characterised in that at least some of the intermediate thrust points of the table
or tables are formed by jacks arranged so as to move the central core carrying the
forming tool while being supported on the lateral cheeks or to move the latter which
then carry the tool while being supported on the central core.
7. A forming press as in one of Claims 1 to 6, of which at least the mobile table
or slide (1) is composed of a central core (6) between two lateral cheeks (7, 8) to
which it is secured, characterised in that the slide is provided with (n + 1) points
of thrust the end points of which (9, 10) each result from the action of at least
one thrust jack (16, 17) acting either on the lateral cheeks (7, 8) to transmit the
force to the central core, or on the latter (6) to transmit the force to the lateral
cheeks (7, 8), whereas the intermediate thrust points are each formed by a jack (19)
acting directly on the central core (6) or the lateral cheeks (7, 8) respectively
while being supported on the lateral cheeks (7, 8) or the central core (6) respectively,
the thrust points of the opposing fixed table (2) being constituted by fixed supports
(14,15).
8. A forming press as in one of Claims 1 to 7, equipped with sensors (C1, C2) monitoring
the position of the tables, with force sensors (F1, F2) arranged to measure the distribution
of the thrusts, and a control logic, said press being characterised in that it is
also provided with a sensor (M) disposed on one of the tables and giving information
which is in particular a function of the eccentricity of the sheet to be formed and
of the length of the latter so as to enable the logic to control the distribution
of the forces at the thrust jacks (16, 17) and the bending jack (19) and to correct
the data from the position sensors (C1, C2) as necessary in the event of forming over
part of the length of the press and/or eccentric forming.