(19)
(11) EP 0 125 974 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
08.04.1987  Bulletin  1987/15

(21) Numéro de dépôt: 84400885.4

(22) Date de dépôt:  02.05.1984
(51) Int. Cl.4B21D 5/02, B30B 15/00

(54)

Presse à former et plus particulièrement presse plieuse

Umformpresse und insbesondere Abkantenpresse

Forming press, particularly a folding press


(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE GB IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 05.05.1983 FR 8307535

(43) Date de publication de la demande:
21.11.1984  Bulletin  1984/47

(71) Demandeur: METALURGICA BURCENA, SA- MEBUSA
Burcena-Baracaldo (Viscaya) (ES)

(72) Inventeurs:
  • Bertrand, Alain
    F-93700 Drancy (FR)
  • Celerier, Michel
    F-60290 Rantigny (FR)

(74) Mandataire: Chambon, Gérard et al
Cabinet CHAMBON 16 Boulevard d'Ormesson
95880 Enghien-les-Bains
95880 Enghien-les-Bains (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] L'invention concerne une presse à former et plus particulièrement une presse plieuse.

    [0002] Les presses à former comportent généralement deux tabliers dont l'un appelé coulisseau est mobile.

    [0003] Les tabliers sont équipés de moyens pour porter des outils de formage, la tôle étant disposée entre les outils des tabliers pour être façonnée sous l'action combinée du coulisseau et du tablier fixe opposé.

    [0004] Le coulisseau est généralement mû hydrauliquement par des vérins mais d'autres moyens pneumatiques ou mécaniques peuvent évidemment être utilisés.

    [0005] Une disposition classique de presse plieuse consiste à soumettre le coulisseau à l'action de deux vérins d'extrémités tandis que le tablier fixe repose sur deux appuis situés sensiblement dans l'alignement desdits vérins par rapport à la direction de déplacement du coulisseau.

    [0006] Dans ce type de disposition, dite à poussée latérale, la tôle ainsi formée entre les outils les soumet à une charge presque uniformément répartie, de telle sorte que chaque tablier est sensiblement dans les mêmes conditions de charge et de déformation.

    [0007] Toutefois il est clair que dans ce cas les courbes de déformation longitudinale des tabliers, chacune sous forme d'un arc unique, sont sensiblement symétriques par rapport au plan de séparation des tabliers de telle sorte que l'écart maximum entre les tabliers se situe au voisinage du milieu des points de poussée (vérins et appuis fixes) et représente deux fois la déformation maximale de chaque tablier.

    [0008] L'écart maximum entre les deux tabliers est un paramètre important de la précision du pli réalisé et dans le cas sus-mentionné les deux tabliers en action étant plus écartés au milieu qu'aux extrémités, le pli sera plus ouvert au centre qu'auxdites extrémités.

    [0009] Pour diminuer l'écart maximum entre les deux tabliers déformés et améliorer ainsi le pli de la tôle, il a été imaginé de soumettre l'un des tabliers à deux vérins d'extrémités ou respectivement deux appuis et l'autre tablier à un appui ou respectivement un ou plusieurs vérins disposés en son centre (disposition dénommée ci après à poussée centrale).

    [0010] Dans ce cas les déformations des tabliers, également chacune sous forme d'un arc, sont incurvées dans le même sens et on réduit de manière importante l'écart maximum entre les deux tabliers puisque dans ce cas l'écart maximum est obtenu par soustraction des flèches de chaque courbe de déformation, alors que dans le cas à poussée latérale, l'écart maximum était obtenu par addition desdites flèches.

    [0011] Il est aussi possible d'imaginer un dispositif à poussée latérale avec compensation par un ou plusieurs vérins médians.

    [0012] Bien évidemment les écarts maximums des tabliers sont également fonction d'autres facteurs et notamment de l'inertie des tabliers. Par exemple, pour des écarts maximums sensiblement égaux entre les deux dispositions à poussée latérale et poussée centrale, les inerties des tabliers de la disposition à poussée centrale seraient considérablement réduites.

    [0013] Toutefois le calcul montre que les courbes de déformation des tabliers ont des formes mathématiques différentes de telle sorte qu'elles ne peuvent pas être parallèles contrairement à ce qui est généralement affirmé dans ce cas.

    [0014] Dans la disposition à poussée centrale si l'écart maximum des tabliers est réduit par rapport à la disposition à poussée latérale, elle présente néanmoins un grave inconvénient.

    [0015] En effet, dans la disposition à poussée latérale, si l'écart maximum est important, par contre la tôle formée reste sensiblement dans le plan de symétrie entre les deux tabliers, alors que dans le cas à poussée centrale, la tôle est contrainte de suivre une ligne située sensiblement entre les deux courbes de déformation. Dans certains cas cet inconvénient provoque une déformation en forme de sabre sur la pièce, bien que l'angle de pliage tout au long de celle-ci soit assez correct.

    [0016] Le but de l'invention est de proposer une disposition qui permette de minimiser l'écart maximum entre les deux tabliers et de diminuer les déformations maximales de chaque tablier afin de minimiser l'effet de "sabre" évoqué ci-avant. Pour une presse plieuse, par exemple, le réduction de l'écart maximum réduit l'écart de tolérance sur le pli..

    [0017] Il s'agit donc de conserver, voire améliorer, les meilleurs résultats de l'art connu concernant l'écart maximum tout en diminuant au mieux les flèches de déformation.

    [0018] Il est clair en outre que si l'invention est plus particulièrement destinée aux presses plieuses, elle concerne aussi toute sorte de presses, par exemple à planer, à emboutir, etc.

    [0019] Le but sus-mentionné est atteint selon l'invention, de manière surprenante, en s'écartant des idées reçues.

    [0020] Le brevet FR-A- 1240703 montre notamment une presse à former munie de deux tabliers dont l'un est mobile et qui sont soumis chacun à des points de poussée, résultant de l'action directe ou transmise de vérins et/ou de la réaction d'appuis fixes, l'un des tabliers de la presse étant soumis à un nombre entier n de points de poussée, et l'autre tablier opposé à (n + 1) points de poussée qui sont décalés et alternés deux à deux avec les n points de poussée du premier tablier par rapport à des parallèles à la direction de déplacement du tablier mobile, lesdits points de poussée des deux tabliers étant disposés symétriquement par rapport au plan médian perpendiculaire auxdits tabliers. Dans le cas ou n est au moins egal a deux, les courbes de deformation longitudinale des tabliers sont alors ondulées.

    [0021] Toutefois ce dispositif antérieur cherche à obtenir des courbes de déformation égales et parallèles, ce qui est en contradiction avec ce qui a été dit ci-avant, à propos des formes mathématiques différentes desdites courbes.

    [0022] La presse selon l'invention, du type sus-mentionné, avec n au moins égal à deux est remerquable en ce que le décalage des points de poussée d'un tablier par rapport à l'autre, qui est fonction de la longueur de formage totale possible, et la répartition des efforts sur les tabliers sont déterminés de manière à obtenir (n+1) points communs et sensiblement alignés sur les courbés de déformation longitudinale des tabliers, y compris les deux points d'extrémité.

    [0023] L'invention préconise en outre que le rapport des inerties entre les deux tabliers soit de préférence déterminé de manière à obtenir un écart maximum, entre les courbes de déformation, le plus réduit possible.

    [0024] Il est également possible de faire varier les inerties le long de chaque tablier comme il sera dit ci-après.

    [0025] L'invention prévoit également une disposition particulière et originale des points de poussée intermédiaires dans le cas de tabliers composés, de même que des moyens d'asservissement notamment pour la répartition des efforts sur les tabliers.

    [0026] L'invention sera bien comprise à la lecture de la description qui va suivre, d'un mode de réalisation d'une presse plieuse donné à titre d'exemple et qui se réfère aux dessins annexés dans lesquels:

    - la figure 1 est un schéma montrant la disposition des points de poussée dans le cas d'une presse à "cinq points",

    - les figures 2a à 2d sont des graphiques représentant les courbes de déformation des tabliers en fonction de diverses caractéristiques,

    - la figure 3 est une vue simplifiée en perspective, d'une presse selon un mode de réalisation, avec, par endroits, des arrachements pour une meilleure compréhension,

    - la figure 4 est un schéma de principe des moyens de commande et d'asservissement.



    [0027] La figure 1 schématise le principe pour une poussée dite cinq points, chaque point de poussée représenté ici par une double flèche pouvent être comme il à déjà été dit, un appui fixe ou la transmission directe ou indirecte de l'action d'un vérin.

    [0028] La répartition de la force de pliage F est indiquée sur la figure 1 au moyen d'un coefficient k dont il sera question ci-après et en supposant une longueur totale de pliage possible égale à 2L.

    [0029] Les points de poussée du tablier supérieur (s sur les figures 1 et 2a à 2d) sont au nombre de trois disposés symétriquement et ceux du tablier inférieur (i) opposé sont au nombre de deux.

    [0030] Comme on peut le constater les points de poussée du tablier inférieur sont décalés d'une valeur À par rapport aux points extrêmes du tablier supérieur et alternés avec ceux-ci (la valeur de À étant une fonction proportionnelle de 2L).

    [0031] Les courbes de déformation pour ce type de disposition, en coordonnées rectangulaires x et y (x étant considéré dans le sens de la longueur des tabliers) sont représentées sur les figures 2a à 2d).

    [0032] Les courbes 2a à 2d correspondent bien sûr à des fonctions mathématiques qui permettent d'étudier l'écart maximum (Emax) entre les deux courbes.

    [0033] En outre il y a lieu de noter que les courbes 2a à 2d sont faites dans l'hypothèse d'un pliage sur toute la longueur 2L possible et pour des inerties Is et li constantes le long de chaque tablier (s) et (i).

    [0034] L'inventeur à trouvé qu'il existait une relation entre k et les valeurs du décalage λ, pour un rapport d'inertie

    = J donné, pour que les deux courbes aient trois points communs (M et les deux points extrêmes 0 et 0'), c'est-à-dire pour passer de la courbe 2a à 2b. Autrement dit k est sous cette condition fonction de À et J.

    [0035] En rajoutant la condition pour que les trois points 0, M, et 0' soient sensiblement alignés (figure 2c), c'est-à-dire pour que le milieu de chaque tablier se trouve sensiblement dans l'alignement de ses extrémités, il est alors possible de déterminer les valeurs à donner à k et λ .

    [0036] Enfin en recherchant un minimum pour Emax on peut optimiser la valeur de J.

    [0037] Les figures 2a à 2c sont faites dans l'hypothèse de J = 1 et on peut voir sur la figure 2d, la courbe (s') obtenue avec une valeur de J optimisée (on peut noter au passage que le minimum de Emax pour une valeur de J.donnée en l'occurence 1 sur la figure 2c correspond sensiblement à l'alignement des trois points).

    [0038] La valeur L sera imposée par les besoins (capacité de pliage égale à 2L) et s'il n'est pas possible de choisir alors exactement les valeurs de k, J et λ, déterminées ci-avant, en fonction des autres contraintes de fabrication (poids total, coût etc...) il sera toujours possible de déterminer la ou les meilleures valeurs de l'un ou de deux paramètres en fonction des ou de la valeur fixées pour les autres et ceci d'autant plus que les résultats obtenus dépassent l'espérance de concordance entre le calcul et les tolérances métérielles.

    [0039] Les figures 2c et 2d montrent bien, en outre, que le fait d'imposer un alignement aux trois points 0, M et 0' impose à l'axe de la tôle qui se trouverait être disposée entre les tabliers, d'être ramené au voisinage de la ligne droite (il est clair que les courbes des figures 2a à 2d sont représentées abstraction faite de la tôle).

    [0040] Dans ce qui a été dit ci-avant, l'inertie (li, ls) de chaque tablier était supposée constante tout au long dudit tablier mais il est envisageable d'améliorer encore le dispositif en imaginant une variation d'inertie le long de la longueur d'au moins l'un des tabliers pour ramener sa courbe de déformation le plus près possible de la ligne droite et/ou réduire encore l'écart maximun entre les courbes de déformation.

    [0041] Techniquement il est possible d'obtenir les résultats décrits ci-avant de nombreuses façons. Le tablier mobile ou coulisseau peut aussi bien être le tablier inférieur que le tablier supérieur, ceux-ci pouvant en outre être monoblocs ou composés. De même les points de poussée peuvent être des vérins de poussée, des vérins de cambrage ou de correction ou des appuis fixes.

    [0042] La figure 3 montre un mode de réalisation possible.

    [0043] Dans l'exemple représenté sur la figure 3, c'est le tablier supérieur 1 qui est mobile et qui est dénommé ci-après coulisseau tandis que le tablier inférieur 2 est fixe.

    [0044] Le coulisseau L et le tablier fixe 2 sont montés dans un bâti formé de deux flasques 3 et 4 réunis entre eux notamment par une poutre de contreventement 5 servant en outre de caisson de distribution.

    [0045] Le coulisseau 1 coulisse à l'aide de moyens de guidage transversaux et longitudinaux non représentés plus spécialement.

    [0046] Le coulisseau 1 est dans cet exemple, un tablier composé et comporte une âme centrale 6 à laquelle sont assujetties deux joues latérales 7, 8 disposées de part et d'autre de l'âme 6.

    [0047] Les joues 7, 8 et l'âme centrale 6 sont solidarisées entre elles par des pions ou broches 9 et 10.

    [0048] Le tablier fixe 2 est composé sensiblement de la même manière par une âme centrale 11 solidaire de deux joues 12 et 13 au moyen de pions ou broches 14, 15.

    [0049] Le coulisseau 1 est mû par des vérins 16 et 17 disposés à ses extrémités et de manière telle qu'ils agissent sur les joues 7 et 8 du coulisseau et donc, par réaction des pions 9 et 10, sur l'âme centrale 6, qui comme le montre le dessin dépasse lesdites joues de telle sorte que c'est elle qui agira sur la tôle à plier par l'intermédiaire d'un outil dont elle sers équipée. Dans l'exemple représenté les vérins 16 et 17 sont doubles et les axes médians de poussée passent par les pions 9 et 10.

    [0050] Les joues 12 et 13 du tablier 2 comportent sur le dessus une poutre 18 destinée à recevoir l'outil conjugué de celui porté par le coulisseau de telle sorte qu'ici l'effort est transmis par les pions 14 et 15 à l'âme centrale 11 supposée fixe.

    [0051] Il est clair qu'il s'agit ici d'un exemple de réalisation et qu'il est possible d'imaginer au moins l'un des tabliers sous forme monobloc ou d'inverser les parties travaillantes des tabliers qui pourraient être les joues 7, 8 pour le coulisseau 1 et l'âme centrale 11 pour le tablier 2, plutôt que, comme représenté, l'âme 6 du coulisseau et les joues 12, 13 du tablier 2.

    [0052] Dans le mode de réalisation représenté, la partie centrale du coulisseau (dans le sens de sa plus grande dimension), présente une trouée dans laquelle est aménagé un vérin de cambrage 19.

    [0053] Ce vérin 19 est disposé de manière à solliciter l'âme centrale 6 du coulisseau en s'appuyant sur les joues 7 et 8 (il pourrait s'agir de l'inverse avec des joues 7 et 8 travaillantes). Dans le cas d'un tablier monobloc le vérin 19 pourrait être par exemple disposé dans une encoche dudit tablier et prendre appui sur la poutre 5.

    [0054] On retrouve bien dans la représentation de la figure 3 la disposition des points de poussée de la figure 1, à savoir un coulisseau muni de trois points de poussée sous la forme des pions 9,10 (en réaction des vérins 16, 17) et du vérin 19 tandis que le tablier 2 présente deux points de poussée sous la forme des appuis fixes 14 et 15 décalés par rapport aux points de poussée du coulisseau.

    [0055] Une telle presse est bien sûr pourvue d'un ensemble de commande de régulation et d'asservissement et la figure 4 schématise à titre d'exemple au moins en partie un tel ensemble. Sur cette figure on retrouve, selon des dispositions et des formes un peu différentes que celles de la figure 3 puisqu'il s'agit d'un schéma de principe, le coulisseau 1, le tablier fixe 2, les flasques de bâti 3 et 4, les vérins de poussée 16, 17 et le vérin de cambrage 19.

    [0056] Les vérins 16,17 et 19 sont commandés par des valves d'asservissement respectivement S1, S2, et S3 alimentées par des pompes P1, P2 et des pompes auxiliaires Pa.

    [0057] Une logique électronique et/ou mécanique et/ou hydraulique (non représentée) prend des informations à partir de moyens de commande telle que la pédale schématisée en Pc, de moyens de saisie de données (consignes) et de moyens de mesure sous forme de capteurs de force F1, F2 qui mesurent en permanence la force de pliage réellement appliquée et sa répartition par rapport au plan de symétrie de la presse, de capteurs de position C1, C2 qui mesurent en permanence les positions relatives des extrémités du tablier 2 et du coulisseau 1 et d'un capteur de moment M qui mesure en permanence le moment de flexion au centre du coulisseau et dont il sera question plus en détail ci-après (les flèches obliques représentées sur le dessin figurent la liaison avec la logique).

    [0058] La pédale Pc commande par l'intermédiaire de la logique sus-mentionnée et des valves S1 et S2: l'avance, l'arrêt et le retour du coulisseau 1.

    [0059] Les données ou consignes sont saisies par l'unité d'entrée de la logique et concernent la nature, l'épaisseur et éventuellement la longueur de la tôle ainsi que les caractéristiques du pli à obtenir (angle du pli, dimensions de l'outillage...) de manière à déterminer une profondeur de pliage et donc une position de fin de course du coulisseau.

    [0060] L'unité de traitement de la logique exploite les consignes données et les informations qui sont reçues des moyens de mesure, pour moduler les commandes des valves d'asservissement.

    [0061] En approche, la comparaison des données de C1 et C2 permet d'asservir le mouvement parallèle du coulisseau 1 par rapport au tablier 2 en agissant sur les valves S1 et S2.

    [0062] La comparaison desdites données de position par rapport à une position conventionnelle choisie permet en outre de déterminer la fin de la course d'approche (vitesse rapide) et de passer en vitesse lente de pliage.

    [0063] Les fonctions précédemment décrites sont évidemment les mêmes en mouvement inverse (retour du coulisseau).

    [0064] Au cours du pliage la force F à appliquer est fonction des caractéristiques de la tôle (nature du métal, épaisseur, longueur). Cette force F est généralement déterminée au moyen d'abaques, ou par calcul dans le cas de certaines commandes numériques, puis préréglée sur la machine. Les capteurs de force F1 et F2 qui mesurent la répartition des poussées et qui sont disposés dans les flasques du bâti ou les pions ou ailleurs (vérins...) délivrent ainsi deux informations à la logique qui sont la force totale de pliage F et, par différence, l'excentrement de la poussée.

    [0065] En agissant sur S1, S2 la logique contrôle ainsi la conformité de la force réelle de pliage par rapport à la valeur théorique calculée et le parallélisme d'exécution du pli. On peut toutefois noter ici que ce sont toujours tes capteurs de position C1, C2 qui servent de référence d'asservissement pour le parallèlisme, la donnée d'excentrement étant exploitée par ailleurs.

    [0066] Tous ces moyens permettent ainsi de tenir compte des caractéristiques de la tôle et de sa position par rapport au plan de symétrie.

    [0067] Les études et calculs du départ (figures 1 à 2d) qui ont permis de déterminer des valeurs de J, k et À pour realiser la presse ont été faits dans l'hypothèse d'une charge uniformément répartie sur les tabliers c'est-à-dire pour un pliage centré et s'appliquant en outre sur toute la longueur de la presse.

    [0068] Dans le cas d'un pliage sur une longueur partielle et/ou excentrée on a vu comment les moyens décrits précédemment peuvent en tenir compte.

    [0069] Toutefois il y a lieu de corriger les données provenant des capteurs de position C1, C2 puisque les positions des extrémités des tabliers ne correspondent pas avec les cotes réelles au niveau des extrémités de la tôle et qu'en outre il y a lieu d'asservir aussi la force de cambrage, c'est-à-dire d'agir sur la valeur à donner alors effectivement au coefficient k qui dépend de l'excentrement et de la longueur réelle de pliage.

    [0070] La longueur de la tôle à plier peut être affichée et saisie par la logique comme il a déjà été dit, mais il est particulièrement intéressant et original de la déterminer au moyen du capteur M dont les mesures sont fonctions de ladite longueur de pliage, de la force F et de l'excentrement.

    [0071] Etant donné que la force F et l'excentrement sont captés par ailleurs, la logique peut facilement, à partir des informations du capteur M, en déduire la valeur de k.

    [0072] De très nombreuses variantes peuvent être imaginées comme il a déjà été dit sans sortir du cadre de l'invention comme revediquée (coulisseau inférieur, coulisseau à deux points et tablier fixe à trois points..). En outre il est clair que le mode de réalisation à cinq points peut être étendu à d'autres réalisations à 7, 9 points etc... (voir des nombres pairs) pour lesquelles d'autres vérins de cambrage que le vérin 19 sont prévus, lesquels peuvent être disposés de la manière décrite ci-avant dans les tabliers composés. De plus le capteur de contrainte M peut-être disposé autrement, sur l'autre tablier, par exemple.

    [0073] Enfin il est clair que si la description se rapporte plus spécialement à une presse plieuse, l'invention n'est pas limitée à ce type particulier mais s'applique à toute sorte de presse à former.


    Revendications

    1) Presse à former munie de deux tabliers (1, 2) dont l'un est mobile et qui sont soumis chacun à des points de poussée, résultant de l'action directe ou transmise de vérins (16, 17, 19) et/ou de la réaction d'appuis fixes (14,15), l'un des tabliers de la presse étant soumis à un nombre entier n de points de poussée, au moins égal à deux, et l'autre tablier opposé à (n + 1) points de poussee qui sont décalés et alternés deux à deux avec les points de poussée du premier tablier par rapport à des parallèles à la direction de déplacement du tablier mobile, lesdits points de poussée des deux tabliers étant disposés symétriquement par rapport au plan médian perpendiculaire auxdits tabliers, presse caractérisée en ce que le décalage des points de poussée d'un tablier par rapport à l'autre, qui est fonction de la longueur de formage totale possible, et la répartition des efforts sur les tabliers sont déterminés de manière à obtenir (n + 1) points communs et sensiblement alignés sur les courbes de déformation longitudinale des tabliers, y compris les deux points d'extrémité.
     
    2) Presse à former selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rapport des inerties entre les deux tabliers (1, 2) est déterminé de manière à obtenir un écart maximum entre les courbes de déformation le plus réduit possible.
     
    3) Presse à former selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce qu'au moins un tablier présente une inertie variable le long de sa longueur de manière à rapprocher sa courbe de déformation vers la ligne droite et/ou à réduire l'écart maximum entre les courbes de déformation des tabliers.
     
    4) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée en ce que les points de poussée intermédiaires aux points de poussée d'extrémité sur le tablier soumis à (n + 1) points de poussée, résultent de l'action directe ou indirecte de vérins.
     
    5) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 4, caractérisée en ce que la repartition des efforts sur les tabliers est asservie à la valeur de l'excentrement de la tôle à former et/ou de la longueur réelle de pliage.
     
    6) Presse a former selon l'une des revendications 1 à 5, dont au moins l'un des tabliers est composé d'une âme centrale prise entre deux joues latérales auxquelles elle est solidarisée, caractérisée en ce que certains au moins des points de poussés intermédiaires du ou des tabliers sont formés par des vérins aménagés de manière à solliciter, soit l'âme centrale porteuse de l'outil de formage en prenant appui sur les joues latérales, soit ces dernières, alors porteuses de l'outil, en prenant appui sur l'âme centrale.
     
    7) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 6, dont au moins le tablier mobile ou coulisseau (1) est composé d'une âme centrale (6) prise entre deux joues latérales (7, 8) auxquelles elle est solidarisée, caractérisée en ce que le coulissesu est muni de (n + 1) points de poussée dont les points d'extrémités (9, 10) résultent chacun de l'action d'au moins un vérin de poussée (16, 17) agissant, soit sur les joues latérales (7, 8) pour transmettre l'effort à l'âme centrale, soit sur cette dernière (6) pour transmettre l'effort aux joues latérales (7, 8) tandis que les points de poussée intermédiaires sont formés chacun par un vérin (19) agissant, directement sur l'âme centrale (6) ou respectivement les joues latérales (7, 8) et en prenant appui sur les joues latérales (7, 8) ou respectivement sur l'âme centrale (6), les points de poussée du tablier fixe (2) opposé étant constitués par des appuis fixes (14, 15).
     
    8) Presse à former selon l'une des revendications 1 à 7, munie de capteurs (C1, C2) contrôlant la position des tabliers, de capteurs de force (F1, F2) aménagés pour mesurer la répartition des poussées et d'une logique d'asservissement, presse caractérisée en ce qu'elle est en outre pourvue d'un capteur (M) disposé sur l'un des tabliers et donnant une information qui est notamment fonction de l'excentrement de la tôle à former et de la longueur de celle-ci de manière à permettre l'asservissement, par la logique, de la répartition des efforts sur les vérins de poussée (16, 17) et de cambrage (19) et éventuellement de corriger les données des capteurs (C1, C2) de position, dans le cas d'un formage sur une longueur partielle de la presse et/ou excentré.
     


    Ansprüche

    1. Umformpresse, versehen mit zwei Formteilen (1, 2), von denen das eine beweglich ist und die jedes Druckpunkten unterworfen sind, die sich aus der direkten oder übertragenen Wirkung von Antriebseinrichtungen (16, 17, 19) und/oder der Reaktion von feststehenden Stützen (14, 15) ergeben, wobei das eine Formteil der Presse einer ganzen Zahl von Druckpunkten unterworfen ist, die mindestens gleich 2 ist und das andere gegenüberstehende Formteil (n + 1) Druckpunkten unterworfen ist, die jeweils 2 zu 2 mit den n Druckpunkten des ersten Formteils hinsichtlich der Parallelen zur Bewegungsrichtung des beweglichen Formteils versetzt sind und im Wechsel aufeinander folgen, und die Druckpunkte der beiden Formteile symmetrisch hinsichtlich einer senkrecht zu den Formteilen verlaufenden Mittelebene angeordnet sind,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    die Versetzung der Druckpunkte des einen Formteils mit Bezug auf das andere, die eine Funktion der insgesamt möglichen Gesamtformlänge ist, und die Verteilung der Belastungen auf die Formteile so bestimmt werden, daß man, einschließlich der beiden Endpunkte, (n + 1) gemeinsame und auf den longitudinalen Deformationskurven der Formteile im wesentlichen ausgerichtete Punkte erhält.
     
    2. Umformpresse nach Anspruch 1,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    die Beziehung der Trägheiten zwischen den beiden Formteilen (1, 2) so bestimmt ist, daß die maximale Abweichung zwischen den Deformationskurven möglichst weitgehend vermindert ist.
     
    3. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 und 2,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    mindestens eines der Formteile entlang seiner Länge eine derart variierte Trägheit aufweist, daß sich seine Deformationskurve der geraden Linie nähert und/oder die maximale Abweichung zwischen den Deformationskurven der Formteile vermindert ist.
     
    4. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 3,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    die Zwischendruckpunkte zu den Enddruckpunkten auf dem Formteil, das (n + 1) Druckpunkten unterworfen ist, von der direkten oder indirekten Wirkung von Antriebseinrichtungen herrühren.
     
    5. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 4,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    die Verteilung der Belastungen auf die Formteile abhängig ist vom Wert der Verlagerung des Mittelpunktes des zu formenden Bleches und/oder der wirklichen Länge der Biegung.
     
    6. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 5, bei der mindestens ein Formteil aus einem zentralen Kern zwischen zwei damit verbundenen Seitenteilen zusammengesetzt ist,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    gewisse zumindest der Zwischendruckpunkte des oder der Formteils(e) durch Antriebseinrichtungen gebildet sind, die so geführt sind, daß sie entweder den das Formwerkzeug tragenden zentralen Kern, indem sie sich auf den Seitenteilen abstützen oder die letzteren, dann das Werkzeug tragenden Seitenteile belasten, indem sie sich auf dem zentralen Kern abstützen.
     
    7. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 6, bei der mindestens das bewegliche Formteil bzw. der Pressenstößel (1) aus einem zentralen Kern (6) zwischen zwei damit verbundenen Seitenteilen (7, 8) zusammengesetzt ist,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    der Pressenstößel mit (n + 1) Druckpunkten versehen ist, von denen die Endpunkte (9, 10) jeweils aus der Wirkung mindestens einer Druckeinrichtung (16, 17) resultieren, die entweder auf die Seitenteile (7, 8) zur Übertragung der Wirkung auf den zentralen Kern oder auf den letzteren (6) einwirken, zur Übertragung der Wirkung auf die Seitenteile (7, 8), während die Zwischendruckpunkte jeweils durch eine Antriebseinrichtung (19) gebildet werden, die direkt auf den zentralen Kern (6) bzw. die Seitenteile (7, 8) einwirkt, indem sie sich auf die Seitenteile (7, 8) bzw. den zentralen Kern (6) abstützt, wobei die Druckpunkte des gegenüberliegenden feststehenden Formteils (2) durch feststehende Stützen (14, 15) gebildet sind.
     
    8. Umformpresse nach einem der Ansprüche 1 bis 7, die mit Sonden (C1, C2), die die Position der Formteile kontrollieren, mit Kraft-Meßfühlern (F1, F2), die eingerichtet sind, die Druckverteilung zu messen und mit einer Regellogik versehen ist,
    dadurch gekennzeichnet, daß
    sie außerdem mit einer Sonde (M) versehen ist, die auf einem der Formteile angeordnet ist und eine Information gibt, die im wesentlichen eine derartige Funktion der Verlagerung des Mittelpunktes des zu formenden Bleches und von dessen Länge ist, daß sie mittels der Logik die Regelung der Verteilung der Belastungen auf die Druckeinrichtungen (16, 17) und den Prägezylinder (19) sowie die Korrektur der Werte der die Position angebenden Sonden (C1, C2) im Falle einer Umformung auf einer Teillänge der Presse und/oder einer exzentrischen Umformung gestattet.
     


    Claims

    1. A forming press equipped with two tables (1, 2) one of which is mobile and which are each exposed to points of thrust resulting from the direct or transmitted action of jacks (16, 17, 19) and/or the reaction of fixed supports (14, 15) one of the tables of the press being exposed to a whole number n of points of thrust, at least equal to two, and the other oopposite table to (n + 1) points of thrust which are offset and alternate two by two with the points of thrust of the first table in relation to lines parallel with the direction of movement of the mobile table, said points of thrust of the two tables being disposed symmetrically in relation to the median plane perpendicular to said tables, said press being characterised in that the offset of the points of thrust of one table in relation to the other, which is a function of the total possible forming length, and the distribution of the forces over the tables are determined in such a way as to obtain (n + 1) common and substantially aligned points on the curves of longitudinal deformation of the tables, including the two end points.
     
    2. A forming press as in Claim 1, characterised in that the ratio of the inertias between the two tables (1, 2) is determined so as to obtain a maximum difference between the curves of deformation which is as small as possible.
     
    3. A forming press as in one of Claims 1 and 2, characterised in that at least one table exhibits an inertia which is variable along its length so as to bring its curve of deformation towards the straight line and/or to reduce the maximum difference between the curves of deformation of the tables.
     
    4. A forming press as in one of Claims 1 to 3, characterised in that the intermediate points of thrust between the end points of thrust on the table exposed to (n + 1) points of thrust result from the direct or indirect action of jacks.
     
    5. A forming press as in one of Claims 1 to 4, characterised in that the distribution of the forces over the tables is controlled by the value of the eccentricity of the sheet to be formed and/or the actual folding length.
     
    6. A forming press as in one of Claims 1 to 5 of which at least one of the tables is composed of a central core located between two lateral cheeks to which it is secured, characterised in that at least some of the intermediate thrust points of the table or tables are formed by jacks arranged so as to move the central core carrying the forming tool while being supported on the lateral cheeks or to move the latter which then carry the tool while being supported on the central core.
     
    7. A forming press as in one of Claims 1 to 6, of which at least the mobile table or slide (1) is composed of a central core (6) between two lateral cheeks (7, 8) to which it is secured, characterised in that the slide is provided with (n + 1) points of thrust the end points of which (9, 10) each result from the action of at least one thrust jack (16, 17) acting either on the lateral cheeks (7, 8) to transmit the force to the central core, or on the latter (6) to transmit the force to the lateral cheeks (7, 8), whereas the intermediate thrust points are each formed by a jack (19) acting directly on the central core (6) or the lateral cheeks (7, 8) respectively while being supported on the lateral cheeks (7, 8) or the central core (6) respectively, the thrust points of the opposing fixed table (2) being constituted by fixed supports (14,15).
     
    8. A forming press as in one of Claims 1 to 7, equipped with sensors (C1, C2) monitoring the position of the tables, with force sensors (F1, F2) arranged to measure the distribution of the thrusts, and a control logic, said press being characterised in that it is also provided with a sensor (M) disposed on one of the tables and giving information which is in particular a function of the eccentricity of the sheet to be formed and of the length of the latter so as to enable the logic to control the distribution of the forces at the thrust jacks (16, 17) and the bending jack (19) and to correct the data from the position sensors (C1, C2) as necessary in the event of forming over part of the length of the press and/or eccentric forming.
     




    Dessins