[0001] La présente invention a pour objet un pont roulant tournant constitué de poutres
porteuses reliées entre elles par des traverses de liaison pour former un cadre rigide
rectangulaire muni au voisinage des coins, de dispositifs de sustentation mobiles
à rotule prenant chacun appui sur un sommier de giration guidé le long d'un chemin
de roulement circulaire par des galets horizontaux s'appuyant sur des rails concentriques
en vue de reprendre les efforts orientés dans une direction diamétrale.
[0002] Le pont roulant tournant est utilisé principalement dans une centrale nucléaire.
Il est généralement implanté à la partie supérieure de l'enceinte de confinement qui
comprend le circuit primaire constitué du réacteur, des générateurs de vapeur, des
pompes primaires, du pressuriseur et de certains appareillages de sûreté. Cette enceinte
est fermée par une coupole et est recouverte intérieurement d'une peau d'étanchéité
en acier soudé.
[0003] On connaît des ponts tournants ou ponts polaires puissants réalisés par la firme
Vevey. Les ponts connus tournent chacun sur une voie de roulement circulaire, à l'intérieur
du bâtiment du réacteur nucléaire. Cette voie de roulement circulaire est supportée
par une série de consoles métalliques solidaires de l'enceinte susdite. Elle se compose
d'une poutre-caisson sur laquelle un rail est fixé par des crapauds. Le rayon de courbure
de la voie de roulement est garanti par un précentrage des rails dans des tolérances
très réduites.
[0004] La fixation de la poutre-caisson sur les consoles est réalisée de manière très particulière
en vue de limiter les efforts horizontaux entre la voie de roulement et les consoles
lors d'une variation de diamètre de l'enceinte. Ces variations peuvent être provoquées
par la précontrainte, le retrait et le pliage, ainsi que par la pression d'épreuve
du bâtiment et l'effet de la température.
[0005] Deux poutres porteuses sont reliées entre elles par deux traverses s'appuyant chacune
sur deux boggies comportant chacun deux galets de roulement. Une clavette à surface
bombée, soudée sur le châssis de chaque boggie en son centre, constitue la surface
d'appui de la traverse.
[0006] Les galets ont une légère conicité garantissant une vitesse circonférentielle constante
sur la largeur du rail. L'ensemble du boggie est légèrement incliné pour assurer un
bon contact entre galet et rail, qui tienne compte de la flèche du pont tournant en
charge maximum.
[0007] Le guidage du pont tournant est assuré par des galets horizontaux précontraints disposés
aux quatre coins du pont. Ces galets sont indépendants des boggies et solidaires des
traverses.
[0008] Le système de rotation est entraîné par quatre moteurs à courant continu avec excitation
séparée constante. Ils sont couplés en série de deux par côté. Les décentrages éventuels
du pont sont signalés au conducteur par des contacts de fin de course de galets de
guidage précontraints.
[0009] Ce pont tournant présente le grave inconvénient de manifester une tendance au coincement
et même de se coincer après un temps d'exploitation parfois relativement court.
[0010] En cas de décentrage du pont, le conducteur peut recentrer le pont grâce au fait
que ce dernier est muni de deux variateurs statiques indépendants alimentant les moteurs
du système de rotation. Ces manoeuvres sont toutefois difficiles à exécuter. Le conducteur
du pont doit alors faire appel à une personne autorisée pour recentrer le pont. Malgré
cette précaution, il arrive parfois que le pont se coince et ne peut être libéré qu'au
moyens de tire-forts.
[0011] Par le brevet américain n° 3009583, on connaît un appareil de levage à portique roulant
muni de deux crochets destinés à être actionnés simultanément malgré qu'ils soient
portés par des chariots porte-palans individuels, en vue par exemple de manutentionner
des objets de grandes dimensions. Les chariots sont guidés transversalement le long
de deux rails de guidage portés par des poutres porteuses reliées entre elles à leurs
extrémités par des traverses de liaisons suspendues à un train d'équipages mobiles
circulant le long d'un chemin de roulement longitudinal.
[0012] La suspension des traverses est réalisée par un appui sphérique accroché en dessous
du chemin de roulement, à chacun des équipages mobiles par deux flasques disposés
de part et d'autre du chemin de roulement et de l'appui.
[0013] Les variations de longueur des poutres porteuses, les différences d'écartement des
chemins de roulement et les jeux dus à une déviation du pont en raison d'un défaut
de synchronisme des trains d'équipages mobiles, sont compensés par un mouvement pendulaire
plus ou moins prononcé des appuis sphériques suspendus aux flasques. Cependant on
s'aperçoit que dans cet appareil de levage aucun moyen de mesure des déformations
ou du déplacement des dispositifs de sustentation par rapport à un point de référence
n'est suggéré. Il ne pourrait d'ailleurs pas être réalisé. Cet appareil de levage
connu exclut donc toute possibilité d'effectuer un contrôle entièrement automatique
du synchronisme de déplacement des trains d'équipages.
[0014] De même, on connaît par la demande de brevet allemand n° 2004737, un dispositif de
contrôle et de régulation du synchronisme de translation d'un appareil de levage roulant
tel un pont ou un portique roulant. Les déviations d'un galet de translation de l'appareil
de levage roulant par rapport à une ligne de référence d'un rail ou d'un câble guide,
sont mesurées à l'aide d'une griffe mobile enserrant le rail. La griffe peut coulisser
transversalement le long d'un guide fixé au châssis du pont roulant et est solidaire
d'un capteur potentiométrique monté également sur le châssis du pont roulant.
[0015] Ces déplacements linéaires du capteur potentiométrique qui sont directement liés
aux écarts de la trajectoire du galet susdit, sont utilisés pour corriger ladite trajectoire
et en particulier la perpendicularité du pont ou du portique roulant par rapport au
chemin de roulement.
[0016] Ce dispositif de contrôle et de régulation connu engendre cependant l'inconvénient
de ne tolérer que des écarts faibles nécessairement inférieurs à la largeur de la
jante du galet de translation. Tout écart supplémentaire provoquerait initialement
le déraillement de l'appareil de levage.
[0017] La présente invention vise à remédier aux inconvénients susdits. Elle concerne un
pont roulant tournant constitué de poutres porteuses reliées entre elles par des traverses
de liaison pour former un cadre rigide rectangulaire muni au voisinage des coins,
de dispositifs de sustentation mobiles à rotule prenant chacun appui sur un sommier
de giration guidé le long d'un chemin de roulement circulaire par des galets horizontaux
s'appuyant sur des rails concentriques en vue de reprendre les efforts orientés dans
une direction diamétrale, caractérisé en ce qu'au moins un galet horizontal est porté
par l'une des traverses de liaison et en ce que les dispositifs de sustentation à
rotule sont munis d'une plaque de glissement unidirectionnelle à très bas coefficient
de friction permettant un déplacement dans une direction diamétrale selon les efforts
transmis par les galets horizontaux susdits.
[0018] Dans une forme de réalisation particulière, le galet horizontal de guidage est fixé
monté au point milieu d'une traverse de liaison en s'appuyant simultanément sur deux
rails circulaires concentriques au chemin de roulement des sommiers de giration.
[0019] Suivant une particularité de l'invention, chaque sommier de giration est constitué
d'une caisson porté par deux essieux et muni de galets de roulements. Un essieu est
monté sur un palier fixe solidaire du caisson, l'autre essieu est mobile par rapport
au caisson et est monté sur ce caisson de manière à pouvoir osciller dans un plan
vertical autour d'un arbre longitudinal perpendiculaire au plan vertical passant par
l'essieu mobile.
[0020] Chaque sommier de giration est avantageusement muni de deux galets de guidage horizontaux
assurant le positionnement de celui-ci sur le chemin de roulement.
[0021] Suivant une autre particularité de l'invention, des moyens de prise d'information
relatifs au positionnement du pont sont montés au niveau de chacun des appuis mobiles
montés entre les poutres porteuses et les sommiers de giration.
[0022] Les moyens de prise d'information susdits sont avantageusement constitués de capteurs
poten- tiométriques de déplacements linéaires.
[0023] L'invention concerne également un procédé pour contrôler et régler le synchronisme
de giration d'un pont roulant tournant caractérisé en ce qu'on réalise une prise d'information
du positionnement du pont roulant au niveau d'un appui mobile de référence.
[0024] Dans une forme de mise en oeuvre particulière du procédé suivant l'invention, on
contrôle le positionnement du pont roulant par rapport à un sommier de référence à
l'aide d'un capteur potentiométrique de déplacement linéaire qui traduit tout écart
en tension analogique et d'un réseau de délinéarisation et de commutation qui corrige
la référence vitesse du régulateur.
[0025] D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description
détaillée suivante d'une forme de réalisation de l'invention illustrée, à titre exemple
non limitatif, par les dessins annexés.
[0026] Dans ces dessins :
la figure 1 est une vue en plan du pont roulant tournant suivant l'invention et d'une
partie du chemin de roulement circulaire ;
la figure 2 est une vue en élévation latérale d'un sommier mobile ;
la figure 3 est une vue en élévation latérale du pont montré à la figure 1 ;
la figure 4 est une vue en plan d'un sommier de giration du pont roulant tournant
;
la figure 5 est une vue en coupe verticale suivant la ligne V-V du sommier de giration
montré à la figure 2 ;
la figure 6 est une vue de bout suivant la flèche X du sommier de giration montré
aux figures 4 et 5 ;
la figure 7 est un schéma synoptique du montage électronique de commande du moteur
d'un des sommiers ;
la figure 8 est un schéma électronique d'une des cartes d'un module électronique de
commande auquel est raccordé un capteur de déviation linéaire ;
les figures 9 et 10 illustrent deux formes possibles d'irrégularité dans le mouvement
de giration du pont : déhanchement et déplacement du pont parallèlement à lui-même.
[0027] Dans ces diverses figures, les mêmes notations de référence désignent des éléments
identiques ou analogues.
[0028] Comme illustré à la figure 1, le pont roulant tournant suivant l'invention est constitué
de poutres porteuses 1 en caisson reliées entre elles par des traverses 2 de liaison
en construction soudée pour former un cadre rigide rectangulaire désigné dans son
ensemble par la notation de référence 3. Ce cadre rigide 3 prend appui au voisinage
de chaque coin sur des sommiers de giration 4 à 7 par l'intermédiaire de dispositifs
de sustentation mobiles constitués d'appuis sphériques (appui Tetron SF) composés
d'une rotule 12 permettant des mouvements de rotation jusqu'à 0,06 radian et d'une
plaque de glissement 13 horizontale unidirectionnelle jusqu'à 44,8 mm à très bas coefficient
de friction, d'une feuille de plaquage en acier inoxydable, d'un noyau 15 et d'une
embase 16 à sous-face plane. Le coefficient de friction relativement bas est obtenu
grâce à l'insertion d'une bande de téflon chargée de fibres de verre et collée sur
le noyau de la rotule 12. Cet appui sphérique permet une bonne répartition du poids
et de la charge du pont roulant tournant sur les quatre sommiers 4 à 7 tout en permettant
des déplacements horizontaux dans le sens des flèches Y (Figure 9). Il assure aux
quatre sommiers 4 à 7 et au cadre porteur une liberté d'oscillation l'un par rapport
à l'autre de manière à reprendre sans tension les variations de la flèche du pont
en charge maximum.
[0029] Un chariot de levage 18 équipés de treuils redondants 19 et d'un mouflage à levage
18' rigoureusement vertical, circule le long des poutres porteuses susdites.
[0030] Les quatre sommiers 4 à 7 qui portent le pont roulant tournant se déplacent sur un
chemin de roulement circulaire 20 disposé par exemple à l'intérieur de l'enceinte
de confinement 21 du réacteur nucléaire.
[0031] Le chemin de roulement se compose d'une poutre caisson 22 en acier AE36 sur laquelle
sont fixés par crapauds 23 deux rails 24 en acier haute résistance. Les rails 24 sont
ajustés dans les meilleures conditions avec injection d'époxy assurant un contact
parfait entre les composants. Ils sont ensuite usinés à des tolérances très précises
par une aléseuse mobile.
[0032] La fixation de la poutre caisson 22 sur les consoles est réalisée au moyen d'appuis
en néoprène fretté avec injection d'époxy entre les systèmes de réglages.
[0033] Ce système de fixation vise à limiter les efforts horizontaux entre la voie et les
consoles lors d'une variation de diamètre de l'enceinte. Ces variations peuvent être
provoquées par la précontrainte, le retrait et le fluage, ainsi que par la pression
d'épreuve du bâtiment et l'effet du soleil ou de la température.
[0034] Chaque sommier de giration 4 à 7 est constitué d'un caisson 25, porté par deux essieux
26, 27, munis de galets de roulement 28 dont l'un est moteur et l'autre porteur. Les
galets 28 ont une légère conicité garantissant une vitesse circonférentielle constante
sur la largeur du rail 24. Les axes des galets sont orientés vers le centre du pont
afin de garantir un mouvement de rotation correct. L'essieu 26 est monté sur un palier
fixe 26' solidaire du caisson 25. L'autre essieu 27 est mobile par rapport au caisson
25 et est monté sur ce caisson 25 de manière à pouvoir osciller dans un plan vertical
autour d'un axe longitudinal 29 perpendiculaire au plan vertical passant par l'essieu
27. On assure ainsi une répartition homogène de la charge de chaque sommier sur ses
quatre galets 28 et un bon contact entre galet 28 et rail 24. Un débattement 30 est
prévu sur les parois latérales du caisson 25 pour permettre un pivotement de l'autre
caisson. Chacun des sommiers 4 à 7 est guidé par deux galets horizontaux 31 montés
sur lui. Un galet guide horizontal 31', solidaire d'une traverse 2, assure le guidage
du cadre porteur 3. Le poids total du pont est de l'ordre de 400 tonnes. La charge
maximale au crochet est de 530 tonnes.
[0035] Les moteurs d'entraînement 32 à 35 de chacun des sommiers 4 et 7 sont des moteurs
asynchrones à bague de construction normale. L'équipement de commande de ces moteurs
est constitué de variateurs de vitesse à thyristor, par exemple des dispositifs Statovar
à quatre quadrants produits par la firme Télémécanique.
[0036] Le variateur de vitesse « Statovar 4 quadrants est généralement utilisé pour les
mouvements à cadences de manoeuvres élevées et jusqu'à des puissances et vitesses
importantes. Il permet d'obtenir des démarrages et des ralentissements progressifs
et autorisent des vitesses d'approches très réduites pour les positionnements délicats.
[0037] Le fonctionnement en régulation est obtenu en ajustant la tension statorique et par
conséquent le couple produit. Celle-ci est modifiée par la variation de l'angle de
conduction. La variation de l'angle de conduction permet ainsi de modifier la tension
d'alimentation du moteur et, par conséquent, son couple.
[0038] Ce variateur de vitesse « Statovar 4 quadrants » comprend :
un bloc gradateur de puissance agissant sur la tension statorique, désigné dans son
ensemble par la notation de référence 37 ;
un module électronique de commande désigné dans son ensemble par la notation de référence
38 ;
un ensemble électromécanique constitué de contacteurs de puissance et de contacteurs
auxiliaires ;
un ensemble d'organes périphériques.
[0039] Le module électronique de commande 38 comprend un transformateur et trois cartes
électroniques interconnectées entre elles.
[0040] La première de ces cartes est la carte électronique élémentaire (SF,LK301) qui regroupe
un circuit d'alimentation 43 redressé et filtré à ± 26 V, un circuit de sécurité 44
contrôlant l'alimentation stabilisée à 15 V, ainsi que la présence et l'ordre des
phases et les respects d'un seuil de vitesse fixée à 130% de la vitesse nominale,
un circuit d'adaptation 45 pour le signal retour correspondant au courant statorique,
un circuit de synchronisation et d'allumage.
[0041] La seconde carte électronique élémentaire 41 (SF
lLK302) a pour fonction principale la régulation de la vitesse du ou des moteurs d'entraînement
32 à 35. Elle comporte :
un circuit d'adaptation du signal de retour tachymétrique, permettant de régler ce
dernier à 10 V pour la vitesse nominale ;
un circuit élaborant le signal de référence, avec réglage des vitesses maximales et
des vitesses réduites de ralentissement dans les deux sens de marche ;
un circuit de régulation avec amplification de l'écart, détection de son signe, transformation
en valeur absolue, élaboration du signal de commande des allumeurs ;
un circuit logique d'inversion validant par des signaux le gradateur qui doit être
mis en action. Le choix dépend du signe de l'écart sauf dans les zones de marche en
grande vitesse où le gradateur correspondant au sens moteur est maintenu en pleine
conduction. Les signaux de validation sont asservis au signal du circuit de sécurité
d'une part et à la position enclenchée du contacteur de ligne 46 d'autre part. En
l'absence de signal de validation, la logique d'inversion délivre un signal qui bloque
les impulsions d'allumage et ouvre la boucle de régulation ;
un comparateur contrôle le ralentissement avant l'arrêt et délivre le signal de coupure
du frein lorsque la vitesse est inférieure à 5 % de sa valeur nominale ;
un relais assure la sortie de la commande de frein sous la dépendance de la carte
suivante.
[0042] La troisième carte électronique 42 (SF
iLK304) a pour fonction principale la commande de logique de freins et de contacteurs
rotoriques 46. Elle comporte une rampe réglable séparément pour chaque sens de marche
dont la sortie reste bloquée tant que le frein n'est pas desserré.
[0043] En vue d'assurer une géométrie parfaite du mouvement de giration et en particulier
d'éviter de décentrer le pont roulant tournant susdit, on contrôle le synchronisme
de la giration, en réglant la vitesse d'au moins un des moteurs 32 à 35 montés sur
les sommiers de giration 4 à 7.
[0044] Dans ce but, on réalise une prise d'information du positionnement du pont roulant
au niveau d'un des appuis mobiles portant la traverse munie d'un galet de guidage
horizontal 31'. Cet appui est l'appui mobile du sommier de référence 4.
[0045] Sur le sommier de référence 4, un capteur potentiométrique de déplacement linéaire
47 détermine le déplacement du point d'appui du pont par rapport à la position correcte,
tant en recherche centre qu'en déhanchement. Ce capteur potentiométrique 47 est relié
en série, dans la carte électronique élémentaire 41 (SF
iLK302) du dispositif électronique de commande 38 à un potentiomètre 48 et l'ensemble
est réglé de manière à former une résistance de 800 Ohms entre les fils raccordés
aux bornes 51 et 67 de ladite carte SF
1LK302, et introduit une information permanente agissant sur la référence vitesse du
régulateur (Figure 8).
[0046] Les contacteurs 46 sont commandés par le module électronique de commande 38 pour
enclencher 1 à 4 sections de résistances rotoriques 46' de valeur ohmique bien déterminée
pour des valeurs de glissement aux moteurs réglées en fonction des caractéristiques
de démarrage et de freinage.
[0047] Chaque gradateur 37 alimente en parallèle les stators de deux moteurs. Des dynamos
tachymé- triques 49 à 52 équipent chaque moteur 32 à 35. Les tensions délivrées sont
mises en série et assurent le réglage des vitesses.
[0048] Chaque gradateur 37 est constitué de trois groupes de 2 thyristors 53 à 62 montés
en tête bêche et éventuellement protégés par des relais de surintensité 63 à 66. Chaque
groupe est branché en série avec une phase du stator.
[0049] Un écart de la pointe d'appui réel du cadre porteur 3 de référence par rapport à
un point fixe, inférieure à 10 mm est négligeable. Le positionnement du cadre porteur
3 par rapport au sommier de référence 4 est alors considéré comme correct.
[0050] L'écart acceptable sur les autres sommiers est supérieur à celui que l'on peut accepter
sur le sommier de référence 4. Un dispositif d'ancrage 67 retient le pont roulant
en cas de séisme.
[0051] Des butées de fin de course non représentées provoquant par exemple le blocage du
pont. sont prévues à une distance de 56 mm pour le sommier de référence 4 et le sommier
voisin 5 tandis que ces distances peuvent atteindre 100 mm pour les deux sommiers
6, 7 portant l'autre traverse de liaison 2.
[0052] Un écart prédéterminé d'impulsions réduit la référence vitesse du régulateur, pilotant
les sommiers 4, 5 en avance jusqu'au retour à la position correcte.
[0053] Le centre de giration est contrôlé par le capteur 47 monté entre poutre porteuse
1 et sommier de référence 4, le capteur 47 traduit un déplacement linéaire en tension
analogique, proportionnellement à l'écart et agissant en correction sur la référence
vitesse, par l'intermédiaire d'un réseau de délinéarisation et de commutation.
Exemple 1
[0054] Une première forme possible d'irrégularité dans le mouvement de giration du pont
consiste dans le déplacement des sommiers 6, 7 de l'une des traverses 2 du cadre porteur
3 tandis que les sommiers 4, 5 de l'autre traverse 2 restent fixes (Figures 9). Considérons
par exemple que la traverse 2 portant en la direction indiquée par la flèche Y le
galet de guidage 31' reste fixe. Un déhanchement provoque un déplacement des points
d'appui en abscisses suivant la direction indiquée par la flèche X. Pour un déhanchement
maximum autorisé de 300 mm (déplacement BB' = 300 mm), les quatre coins du cadre porteur
rigide subiront les déplacements suivants :

[0055] Un déplacement dans une direction extérieure au chemin de roulement est affecté du
signe +. Le signe de ce développement est - si le déplacement BB' se fait dans une
direction intérieure au chemin de roulement.
[0056] La déviation au point 1 correspond au sommier de référence 4 entraînera une élongation
du capteur potentiométrique de déviation linéaire.
[0057] Si cette élongation provoque une déviation de la position du point d'appui mobile
par rapport à la position théorique supérieure à 10 mm, le capteur potentiométrique
47 traduit le déplacement linéaire en tension analogique proportionnelle à l'écart.
Un déplacement positif fait croître le courant statorique et augmente la vitesse des
moteurs d'entraînement 32 et 33 par l'intermédiaire d'un réseau de délinéarisation
et de commutation, pilotant le sommier en avance jusqu'au retour à la position correcte.
Exemple 2
[0058] Une seconde forme possible de déplacement du pont roulant tournant se fait par déplacement
simultané des quatre sommiers 4 à 7 (Figure 10) dans le même sens Y. Il s'agit en
fait d'une translation du cadre porteur 3 parallèlement à lui-même, par exemple lors
de l'inversion des moteurs d'entraînement 32 à 33 des sommiers 4, 5 de l'une des traverses
2. Ce déplacement peut être voulu par exemple pour positionner le crochet au centre
du bâtiment pour certaines opérations délicates.
[0059] Il peut aussi être la conséquence d'une erreur en raison de l'inversion accidentelle
du sens de marche des moteurs d'entraînement 32, 33 ou 34, 35 des sommiers 4, 5 ou
6, 7 de l'une des traverses 2.
[0060] Le déplacement maximum toléré en translation s'élève à 200 mm en ordonnées. A ce
déplacement correspondent les écarts suivant des appuis mobiles en abscisses :

[0061] Les signes dont sont affectés les déplacements correspondent à ceux de l'exemple
1.
[0062] Un déplacement positif fait croître le courant statorique et augmente la vitesse
des moteurs d'entraînement.
[0063] Sur chacun des sommiers, des butées de fin de course signalent et provoquent éventuellement
l'arrêt immédiat du pont après un déplacement de 56 mm pour les sommiers 4 et 5 et
après un déplacement de 100 mm pour les sommiers 6 et 7. Ce système autorise des variations
linéaires inhérentes à la construction du chemin de roulement, à la dilatation thermique,
éventuellement la précontrainte du béton de la paroi de l'enceinte qui porte le chemin
de roulement.
[0064] Par rapport à d'autres procédés de contrôle connus, le procédé suivant l'invention
fournit une information sur la position du pont roulant tournant totalement indépendante
du nombre de tours effectués par le pont susdit.
[0065] En outre, il permet le fonctionnement du pont en translation sur une distance d'environ
200 mm, tout en assurant une régularité parfaite du mouvement de giration sans décentrage
du pont. Cette translation permet d'atteindre avec précision le centre du réacteur
qui correspond au centre du bâtiment et assure ainsi la manutention correcte du couvercle
de la cuve du réacteur.
1. Pont roulant tournant constitué de poutres porteuses reliées entre elles par des
traverses (2) de liaison pour former un cadre rigide rectangulaire (3) muni au voisinage
des coins, de dispositifs de sustentation mobiles à rotule prenant chacun appui sur
un sommier de giration (4 à 7) guidé le long d'un chemin de roulement circulaire par
des galets horizontaux (31) s'appuyant sur des rails (24) concentriques en vue de
reprendre les efforts orientés dans une direction diamétrale (X), caractérisé en ce
qu'au moins un galet horizontal (31') est porté par l'une des traverses (2) de liaison
et en ce que les dispositifs de sustentation à rotule (12) sont munis d'une plaque
de glissement unidirectionnelle (13) à très bas coefficient de friction permettant
un déplacement dans une direction diamétrale (X) selon les efforts transmis par les
galets horizontaux (31) susdits.
2. Pont roulant selon la revendication 1 caractérisé en ce que le galet horizontal
de guidage (31') est fixé monté au point milieu d'une traverse (2) de liaison en s'appuyant
simultanément sur deux rails (24) circulaires concentriquement au chemin de roulement
des sommiers de girations (4-7).
3. Pont roulant tournant suivant l'une quelconque des revendications 1 et 2, caractérisé
en ce que chaque sommier de giration est constitué d'un caisson (25) porté par deux
essieux (26, 27) et muni de galets de roulement (28), un essieu (26) étant monté sur
un palier fixe solidaire du caisson, l'autre essieu (27) étant mobile par rapport
au caisson (25) et étant monté sur ce caisson (25) de manière à pouvoir osciller dans
un plan vertical autour d'un arbre longitudinal (29) perpendiculaire au plan vertical
passant par l'essieu mobile (27).
4. Pont roulant tournant suivant l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé
en ce que chaque sommier de giration est muni de deux galets de guidage horizontaux
(31) assurant le positionnement de celui-ci sur le chemin de roulement.
5. Pont roulant tournant suivant l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé
en ce que des moyens de prise d'information relatifs au positionnement du pont sont
montés au niveau d'un des appuis mobiles montés entre les poutres porteuses (1) et
les sommiers de giration (4 à 7).
6. Pont roulant suivant la revendication 5, caractérisé en ce que les moyens de prise
d'information susdits sont constitués de capteurs poten- tiométriques (47) de déplacements
linéaires.
7. Pont roulant tournant suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que chaque sommier (4 à 7) est équipé d'un moteur alternatif (33
à 35) du type triphasé asynchrone à bagues muni de moyens de commande et de contrôle
ainsi que de dispositifs de sécurité.
8. Pont roulant tournant suivant la revendication 7, caractérisé en ce que les moyens
de commande comprennent un bloc gradateur de puissance (37) à ventilation naturelle
comportant des thyristors (53 à 62), des circuits de commande, des transformateurs
d'intensité (39) pour la mesure du courant statorique, un module électronique de commande
et un ensemble d'organes périphériques.
9. Pont roulant tournant suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que la tension image de la vitesse obtenue est fournie par une dynamo
tachymétrique (49 à 52) en bout d'arbre moteur.
10. Procédé pour contrôler et régler le synchronisme de giration d'un pont roulant
tournant suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
qu'on force un des points de traverse (2) de liaison à suivre une trajectoire strictement
circulaire.
11. Procédé suivant la revendication 10, caractérisé en ce qu'on réalise une prise
d'information du positionnement du pont roulant au niveau d'un appui mobile de référence.
12. Procédé suivant la revendication 11, caractérisé en ce qu'on contrôle le positionnement
du pont roulant par rapport à un sommier de référence (7) à l'aide d'un capteur potentiométrique
(47) de déplacement linéaire qui traduit tout écart en tension analogique et d'un
réseau de délinéarisation et de commutation qui corrige la référence vitesse du régulateur.
13. Procédé suivant la revendication 12, caractérisé en ce qu'un écart prédéterminé
d'impulsions réduit la référence vitesse d'un régulateur, pilotant un sommier en avance
jusqu'à retour à la position correcte.
1. A rotating travelling bridge crane consisting of bearing girders connected together
by tie plates (2) to form a rigid rectangular frame (3) equipped in the vicinity of
its corners with mobile, ball-jointed supporting devices each resting on a slewing
support beam (4 to 7) guided along a circular runway by horizontal rollers (31) resting
on concentric rails (24) in order to absorb the forces oriented in a diametral direction
(X), characterized in that at least one horizontal roller (31') is carried by one
of the tie plates and in that the ball-jointed supporting devices (12) are equipped
with a unidirectional slide plate (13) with a very low friction coefficient allowing
displacement in a diametral direction (X) according to the forces transmitted by the
above-mentioned horizontal rollers (31).
2. A travelling bridge crane, characterized in that the horizontal guide roller is
mounted fixedly to the centre point of a tie plate (2) and rests simultaneously on
two concentric circular rails (24) on the runway of the slewing support beams (4-7).
3. A rotating travelling bridge crane according to claim 1 or claim 2, characterized
in that each slewing support beam consists of a case (25) carried by two axles (26,
27) and equipped with rollers (28), one axle (26) being mounted on a fixed bearing
firmly attached to the case, the other axle (27) being mobile in relation to the case
(25) and mounted on this case (25) so as to be able to oscillate in a vertical plane
around a longitudinal shaft (29) perpendicular to the vertical plane passing through
the mobile axle.
4. A rotating travelling bridge crane according to any one of claims 1 to 3, characterized
in that each slewing support beam is equipped with two horizontal guide rollers (31)
ensuring positioning thereof on the runway.
5. A rotating travelling bridge crane according to any of claims 1 to 4, characterized
in that means for recording information relating to the positioning of the bridge
are mounted at the level of one of the movable bridge bearings mounted between the
bearing girders (1) and the slewing support beams (4 to 7).
6. A rotating travelling bridge crane according to claim 5, characterized in that
the above-mentioned information recording means consist of linear displacement potentiometer
pickoffs (47).
7. A rotating travelling bridge crane according to any one of the preceding claims,
characterized in that each support beam (4 to 7) is equipped with a reciprocating
engine (33 to 35) of the asynchronous, three-phase, slip ring type equipped with drive
and control means and with safety devices.
8. A rotating travelling bridge crane according to claim 7, characterized in that
the drive means comprise a naturally ventilated power staging block (37) comprising
thyristors (53 to 62), control circuits, current transformers (39) for measuring the
stator current, an electronic control module and an assembly of peripheral members.
9. A rotating travelling bridge crane according to any one of the preceding claims,
characterized in that the voltage representing the speed obtained is supplied by a
tachometric dynamo (49 to 52) at the end of the drive shaft.
10. A process for controlling and regulating the slewing synchronism of a rotating
travelling bridge crane according to any one of the preceding claims, characterized
in that one of the points of a tie plate (2) is forced to follow a strictly circular
trajectory.
11. A process according to claim 10 characterized in that information regarding the
positioning of the travelling bridge crane is recorded at the level of a movable reference
bridge bearing.
12. A process according to claim 11, characterized in that positioning of the travelling
bridge crane is controlled in relation to a reference support beam (7) by means of
a linear displacement potentiometer pickoff (47) which translates any separation into
an analogous voltage and of a delinearisation and switching network which corrects
the reference speed of the regulator.
13. A process according to claim 12, characterized in that a predetermined impulse
difference reduces the reference speed of a regulator, piloting ahead one support
beam until the correct position is regained.
1. Drehlaufkran mit Längsträgern. die durch Verbindungsträger (2) so miteinander verbunden
sind, dass sie miteinander einen starren rechteckigen Rahmen (3) bilden, der in der
Nähe von jeder Ecke mit mobilen mit Lagerkugel versehenen Lageeinrichtungen ausgerüstet
ist die auf einem Drehgestell (4 bis 7) abgestützt sind und die entlang eine kreisförmige
Kranbahn mittels waagerechte auf konzentrischen Schienen abgestützten Führungsrollen
(31) geführt werden, mit der Rücksicht auf die Aufnahme der in einer diametralen Richtung
(X) orientierten Spannungen, dadurch gekennzeichnet dass zumindest eine waagerechte
Führungsrolle (31') durch einen der Verbindungsträger (2) getragen wird und dass die
Lager kugeln (12) mit einer in einer Richtung verschiebbaren Gleitplatte (13) mit
sehr niedrigem Reibkoeffizient ausgerüstet sind, die eine Verschiebung in einer diametralen
Richtung (X) ermöglicht, je nach den durch die obengenannten Führungsrollen (31) übertragenen
Spannungen.
2. Drehlaufkran gemäss Patentanspruch 1, dadurch gekennzeichnet dass die waagerechte
Führungsrolle (31') in der Mitte eines Verbindungsträgers befestigt wird wobei die
Rolle gleichzeitig auf zwei kreisförmigen Schienen abgestützt ist, die zur Kranbahn
der Drehgestellen (4-7) konzentrisch sind.
3. Drehlaufkran gemäß einem der Patentansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet,
daß jedes Drehgestell aus einem Kasten (25) besteht, der auf je zwei Achsen (26, 27)
und auf diesen angebrachten Laufrollen (28) läuft, wobei eine Achse (26) in einem
Lager läuft, das an dem Kasten fest und unbeweglich angebracht ist, während die andere
Achse (27) in dem Kasten (25) derart beweglich gelagert ist, daß sie sich in einer
senkrechten Ebene um eine Längsachse drehen kann, die rechtwinklig zu der durch die
bewegliche Achse (27) verlaufenden senkrechten Ebene liegt.
4. Drehlaufkran gemäß einem der Patentansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß
jedes Drehgestell zwei waagerechte Führungsrollen (31) besitzt, die dieses auf der
Kranbahn halten.
5. Drehlaufkran nach einem der Patentansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß
in Höhe der mobilen Lager zwischen den Längsträgern (1) und den Drehgestellen (4 bis
7) Meßvorrichtungen für die relative Lage des Kranes angebracht sind.
6. Drehlaufkran gemäß Patentanspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß die genannten
Meßvorrichtungen aus potentiometrischen Gebern (47) für Linearbewegungen bestehen.
7. Drehlaufkran gemäß einem der vorangehenden Patentansprüche, dadurch gekennzeichnet,
daß jedes Drehgestell (4 bis 7) mit einem Asynchron-Drehstrommotor (33 bis 35) mit
Schleifringen mit Steuer- und Kontrolleinrichtungen sowie mit Sicherheitsvorrichtungen
ausgerüstet ist.
8. Drehlaufkran gemäß Patentanspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Steuereinrichtungen
ein Leistungsstellglied (37) mit natürlicher Belüftung mit Thyristoren (53 bis 62),
mit Steuerschaltungen, mit Stromwandlern (39) für die Messung des Ständerstroms, mit
einer elektronischen Steuereinheit und einer Anordnung von Peripherieelementen umfaßt.
9. Drehlaufkran gemäß einem der obigen Patentansprüche, dadurch gekennzeichnet, daß
auf einer Motorwelle ein Drehzahlgeber (49 bis 52) angeordnet ist, dessen Spannung
ein Maß für die erreichte Geschwindigkeit ist.
10. Drehlaufkran zur Einstellung und Regelung des Drehgleichlaufs eines Drehlaufkrans
gemäss einem der vorangehenden Patentansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass ein der
Punkte eines Verbindungsträger dazu gezwungen wird einen genau kreisförmigen Weg zu
folgen.
11. Verfahren gemäss Patentanspruch 10, dadurch gekennzeichnet, dass die relative
Lage des Laufkrans in Höhe eines mobilen Bezugslagers gemessen wird.
12. Verfahren gemäß Patentanspruch 11, dadurch gekennzeichnet, daß die Lage des Laufkrans
gegenüber einem Bezugs-Drehgestell (7) gesteuert wird, und zwar mit Hilfe eines potentiometrischen
Gebers (47) für Linearbewegungen, der jede Abweichung in eine Analogspannung umsetzt,
und mit Hilfe eines Entzerrungs- und Umschaltnetzes, das die Bezugsgröße der Geschwindigkeit
der Regeleinrichtung korrigiert.
13. Verfahren gemäß Patentanspruch 12, dadurch gekennzeichnet, daß der Bezugswert
der Geschwindigkeit einer Regeleinrichtung durch einen vorgegebenen Impulsabstand
verringert wird, so daß ein voreilendes Drehgestell in die korrekte Lage zurückgesteuert
wird.