[0001] L'invention a pour objet une installation de traitement d'une matière combustible,
et en particulier un appareil de gazéification de charbon ou de matières végétales
et couvre également des procédés de contrôle du traitement réalisé dans une installation
de ce type.
[0002] On connaît déjà des appareils de pyrolyse ou de gazéification de matières combustibles
par circulation de gaz chaud comprenant une chambre de réaction allongée ayant un
fond plan sur lequel la matière chargée à une extrémité amont forme une couche se
déplaçant jusqu'à l'extrémité aval du fond où elle se déverse dans une trémie d'évacuation.
La chambre de réaction est associée à un circuit de circulation de gaz chaud à travers
la couche de matières comportant des moyens d'introduction de gaz chauds au-dessus
de la couche par exemple au moyen d'un brûleur et des moyens d'aspiration des gaz
à travers la couche de matière par au moins une partie perméable ménagée dans le fond.
Dans un appareil de gazéification, comme décrit, par exemple, dans le brevet français
N° 7 831 356 le fond est muni de deux zones perméables constituées par des grilles,
une zone placée dans la moitié amont de la chambre correspondant au séchage et à la
pyrolyse de la matière et une zone placée du côté aval correspondant à la gazéification
de la matière après pyrolyse. Les gaz de pyrolyse aspirés par un caisson placé au-dessous
de la grille amont sont recyclés dans le brûleur placé au-dessus à l'extrémité aval
de la chambre, de façon à produire la température nécessaire à la gazéification, les
gaz produits par celle-ci étant aspirés par un caisson placé au-dessous de la grille
aval.
[0003] La chambre de réaction décrite dans ce brevet comporte un fond horizontal. Il peut
cependant être avantageux d'incliner le fond plus ou moins en fonction des conditions
de fonctionnement souhaitées.
[0004] En effet, lorsque le fond est incliné d'un angle important qui dépend du frottement
entre la matière et le fond et peut être supérieur à 45°, la matière chargée par un
orifice débouchant au-dessus de l'extrémité amont du fond avance sous l'action de
son propre poids jusqu'à une trémie d'évacuation placée à l'extrémité aval de la chambre.
[0005] En revanche, dans le mode de réalisation décrit dans le brevet N° 7 837 356, le fond
de la chambre est sensiblement horizontal ou faiblement incliné de telle sorte que
l'avancement de la matière ne peut se produire de façon naturelle et est effectué
au moyen d'un organe de poussée tel qu'un piston placé au-dessous de l'orifice de
chargement et animé, de mouvements alternatifs d'avancement lent et de recul rapide
permettant de donner à la matière une vitesse d'avancement sensiblement constante.
[0006] La chambre de réaction débouche à son extrémité aval dans une trémie de récupération
dont le bord doit normalement être séparé de la grille par une surface formant déversoir
et dont la longueur doit être suffisante pour maintenir au-dessus de la grille une
épaisseur minimale de matière compte tenu de l'angle formé par le talus naturel de
déversement de la matière à l'extrémité aval de. la couche. En effet, lorsque la grille
n'est pas recouverte d'une couche de matière d'épaisseur suffisante pour produire
une certaine perte de charge, on peut constater un phénomène de renardage produisant
des courants préférentiels de gaz chaud à travers la grille. D'autre part, la partie
aval de celle-ci peut également être exposée directement au gaz venant du brûleur
si elle est placée trop près du bord de la trémie de déversement, le talus pouvant
se déverser de façon irrégulière. Il en résulte donc un risque de surchauffe de la
grille dont la longévité dépend des températures auxquelles elle est exposée.
[0007] Un risque de surchauffe existe également lorsque la partie avant de la couche de
matière est constituée presque uniquement de cendres qui ne produisent aucun refroidissement
des gaz. On a donc l'habitude de régler les conditions de fonctionnement de façon
à conserver à l'intérieur de la matière recouvrant la grille à l'extrémité aval de
la chambre une proportion minimale de charbon de bois susceptible de diminuer la température
des gaz et par conséquent le risque d'échauffement de la grille grâce à la réaction
endothermique de formation de l'oxyde de carbone. Bien entendu, cete proportion de
carbone résiduelle doit être réduite au minimum nécessaire pour ne pas diminuer exagérément
le rendement de gazéification.
[0008] Lors du réglage des conditions de fonctionnement, on doit évidemment tenir compte
des caractéristiques de l'installation et de la matière traitée et on peut jouer sur
un certain nombre de paramètres tels que le débit de chargement, la température des
gaz produits par le brûleur au-dessus de la charge ou bien les débits et les vitesses
de circulation des gaz aspirés pour obtenir les conditions de fonctionnement souhaitées.
[0009] La température produite par le brûleur au-dessus de la charge doit normalement être
la plus élevée possible mais il faut également éviter une fusion trop rapide des cendres
qui gênerait l'évacuation. L'expérience montre que la température amont des gaz au-dessus
de la charge doit être de l'ordre de 1 150°C.
[0010] L'épaisseur à donner à la couche, qui dépend notamment des caractéristiques de la
matière et de l'inclinaison du fond doit être suffisante, comme on l'a indiqué, pour
produire la perte de charge nécessaire et dépend des conditions d'aspiration. On a
vu également que la température aval des gaz ayant traversé la charge doit être limitée,
si possible, pour ne pas détériorer la grille tout en gardant un bon rendement de
gazéification et l'expérience montre qu'il est utile de maintenir une température
d'environ 700° au-dessous de la grille aval.
[0011] On connaît dans le EP-A-45 256 un procédé de gazéification de matières combustibles
selon lequel le flux gazeux chaud est réglé en fonction de l'épaisseur de la couche
de matière combustible.
[0012] On connaît également dans le US-A-4 268 274, un procédé de contrôle d'une réaction
de combustion, dans lequel ladite réaction est contrôlée en ajustant l'épaisseur de
la couche de matière combustible en fonction de la quantité d'oxyde de carbone dégagée.
[0013] D'autre part, on peut, empiriquement, déterminer des conditions optimales de fonctionnement
d'une installation de gazéification, mais à moins de disposer d'une sole mobile qui
complique beaucoup l'installation, on ne connaissait pas jusqu'à présent de moyens
simples pour régler les conditions de fonctionnement en cours de marche et, dans les
fours à sole fixe, on est amené soit à conserver une teneur en carbone relativement
importante à l'extrémité aval du four, ce qui baisse le rendement, soit à écarter
vers l'aval le point de déversement de la matière par rapport à l'extrémité de la
grille, ce qui entraîne un allongement du four.
[0014] L'invention a pour objet de remédier à ces inconvénients grâce à un dispositif permettant
notamment, sans complication excessive et sans utilisation d'une sole mobile, de contrôler
la fin du processus de traitement en évitant notamment une élévation de la température
des gaz. au niveau de la grille qui entraînerait un échauffement excessif de celle-ci.
[0015] Conformément à l'invention, la chambre de réaction comprend un organe de contrôle
du déversement de la matière traitée, placée en saillie au-dessus du niveau du fond
de la chambre à l'extrémité aval de ce dernier et un moyen de mesure de la température
des gaz aspirés au-dessous de la couche de matière à l'extrémité aval du fond et un
moyen de réglage par l'organe de contrôle du déversement du débit d'évacuation de
la matière traitée, en fonction des variations de la température mesurée des gaz par
rapport à un niveau déterminé correspondant aux conditions de fonctionnement optimales.
[0016] Dans un mode de réalisation particulièrement avantageux, l'organe de contrôle du
déversement de la matière est constituée par un rouleau s'étendant transversalement
à l'extrémité aval du fond, monté rotatif autour d'un axe parallèle à ce dernier et
dont la partie supérieure déborde au-dessus du fond de façon à constituer un obstacle
à l'avancement de la matière.
[0017] Le rouleau est muni, sur sa périphérie, de parties creuses susceptibles de prélever
une quantité déterminée de matière à chaque tour du rouleau, ce-dernier étant associé
à un moyen d'entraînement en rotation à vitesse réglable constituant le moyen de réglage
du débit d'évacuation de la matière.
[0018] Dans un premier mode de réalisation, la chambre de réaction a un fond incliné par
rapport à l'horizontale d'un angle inférieur à celui provoquant l'avancement naturel
de la matière et est associé à un moyen de poussée de la matière à une vitesse d'avancement
sensiblement constante. Dans ce cas, le débit d'évacuation de l'organe de contrôle
de déversement étant réglé pour des conditions de fonctionnement optimales en fonction
de la vitesse d'avancement de la couche de matière, on mesure en permanence la température
aval des gaz au-dessus de la couche à l'extrémité aval et, en cas de dépassement d'une
température de référence correspondant au degré de traitement souhaité, on commande
une diminution du débit d'évacuation de la matière traitée déterminant une augmentation
de la hauteur de la couche et un abaissement de la température aval mesurée jusqu'au
niveau de référence, le débit d'évacuation étant alors ramené à sa valeur normale.
[0019] Dans un autre mode de réalisation, la chambre de réaction a un fond incliné par rapport
à l'horizontale d'un angle supérieur à celui provoquant l'avancement naturel de la
matière sous son propre poids et l'organe de contrôle du déversement dépasse en saillie
au-dessus du fond sur une hauteur sensiblement égale à celle de la couche de matière
et qui dépend du débit de chargement par l'orifice amont et du débit d'évacuation
de la matière traitée.
[0020] Dans ce cas, on mesure en permanence la température des gaz au-dessous de la couche
de matière à l'extrémité aval du fond et, en cas de dépassement d'une température
de référence correspondant au degré de traitement souhaité, on commande une augmentation
du débit d'évacuation déterminant une augmentation de la teneur en carbone de la matière
à l'extrémité aval et un abaissement de la température mesurée jusqu'au niveau de
référence, le débit d'évacuation étant alors ramené à sa valeur normale.
[0021] Mais l'invention sera mieux comprise en se référant à des modes de réalisation données
à titre d'exemple et représentés sur les dessins annexés.
La figure 1 représente schématiquement, en coupe longitudinale, la chambre de traitement
d'une installation de gazéification.
La figure 2 est une vue de détail, à échelle agrandi, de l'extrémité aval de déversement
de la matière.
La figure 3 représente schématiquement, en coupe longitudinale, un autre type de gazogène.
[0022] Sur la figure 1, on a représenté schématiquement un gazogène constitué d'une chambre
de traitement 1 de forme allongée, munie d'un fond 13 incliné par rapport à l'horizontale
et s'étendant entre une entrée 2 d'alimentation en matières et une trémie 16 d'évacuation
de la matière traitée, placées aux deux extrémités, respectivement supérieure et inférieure,
de la chambre allongée 1.
[0023] La matière réduite en morceaux introduite par l'entrée 2 se déplace le long du fond
incliné 13 de la chambre par exemple sous l'action d'un piston 3 qui est animé par
un vérin 31 d'un mouvement alternatif d'avance et de recul, l'avance se faisant à
une vitesse lente réglable et le recul à plus grande vitesse de telle sorte que la
matière se déplace d'un mouvement pratiquement continu, à une vitesse moyenne V.
[0024] La matière forme ainsi au-dessus du fond 13 une couche 4 qui peut avoir une épaisseur
variable et dont la partie avant 44 forme un talus 45 limité par l'extrémité aval
12 du fond 13 et dont l'inclinaison dépend notamment des caractéristiques physiques
de la matière après traitement.
[0025] En face du talus 45 et au-dessus de la trémie d'évacuation 16, la chambre 1 forme
une hotte 17 dans laquelle est placé un brûleur 18. Les gaz chauds produits par le
brûleur 18 se répandent dans la chambre de traitement 1 au-dessus de la matière et
sont aspirés à travers celle-ci par deux caissons 51 et 61 reliés à des circuits aspirants,
respectivement 5 et 6 et limités respectivement par deux grilles 14 et 15 formant
des parties perméables du fond 13 placées respectivement du côté amont et du côté
aval de celui-ci.
[0026] De la sorte, les gaz chauds produits par le brûleur 18 traversent la couche de matière
4 et le talu-s 45 dans une direction sensiblement transversale et produisent au-dessus
de la grille 14 le séchage puis la pyrolyse de la matière combustible qui se transforme
en charbon de bois puis la conversion en gaz de ce dernier au-dessus de la grille
15 le gaz produit étant aspiré par le caisson 61.
[0027] La partie aval du fond 13 comprise entre la limite du caisson 15 et le bord de la
trémie 16. forme un déversoir 12 dont la longueur détermine la position du talus 45
et par conséquent l'épaisseur de matière traversée par les gaz aspirés par la grille
15.
[0028] Selon une caractéristique essentielle de l'invention, on place à cet endroit un rouleau
8 qui est muni sur sa périphérie d'évidements en forme de cannelures 81 qui s'étendent
sur toute la longueur du rouleau. Celui-ci est monté rotatif d'un axe 80 parallèle
au fond 13 et perpendiculaire à l'axe de la chambre 1, c'est-à-dire à la direction
de déplacement. L'axe 80 du rouleau 8 peut être placé, par exemple, au niveau du fond
13, le déversoir 130 formant un logement cylindrique pour la partie inférieure du
rouleau 8 dont la partie supérieure déborde ainsi au-dessus du fond 13. D'autre part,
le rouleau 8 est entraîné en rotation par un moteur 82 avec une vitesse angulaire
moyenne pour laquelle le débit d'évacuation de la matière prélevée par les cannelures
81 correspond à la vitesse moyenne V d'avancement de la matière le long du fond 13.
De la sorte, en réglant la vitesse de rotation du rouleau 8, on peut faire varier
le débit d'évacuation de la matière et par conséquent accélérer ou au contraire freiner
l'avancement de la partie aval 44 de la couche de matière de telle sorte que, selon
les vitesses du rouleau 8, le talus 45 oscille entre deux positions, 46 et 47 indiquées
schématiquement sur la figure 2.
[0029] Dans une chambre de réaction à fond -peu incliné, la vitesse moyenne d'avancement
de la couche de matière 4 est déterminée par le piston 3 et reste sensiblement constante
tant que l'on ne modifie pas la vitesse du piston. On peut déterminer une vitesse
moyenne de rotation du rouleau 8 pour laquelle le débit d'évacuation des cendres par
les cannelures 81 correspond à la vitesse moyenne d'avancement de la partie aval 44
de la couche et qui dépend de la vitesse du piston compte tenu, évidemment, des variations
des caractéristiques physiques de la matière au cours du traitement, notamment la
densité et le tassement. Pour cette vitesse moyenne du rouleau, le talus de déversement
prend la position moyenne 45. Si l'on diminue la vitesse de rotation du rouleau, le
débit d'évacuation diminue également et il en résulte un effet de freinage, le rouleau
constituant un obstacle qui doit être franchi par la matière. Le talus prend alors
la position 46 indiquée en tirets sur la figure et qui est sensiblement tangente au
rouleau 8 et dont l'inclinaison dépend de l'angle (D) de déversement naturel des cendres.
En revanche, lorsqu'on augmente la vitesse de rotation du rouleau, le débit d'évacuation
des cendres devient supérieur au débit d'arrivée qui correspond à la vitesse moyenne
d'avancement et le talus prend la position 47 de forme légèrement concave, indiquée
en trait mixte sur la figure 2.
[0030] Il en résulte que l'épaisseur minimale h de matières traversées par les gaz à l'extrémité
inférieure de la grille 15 peut varier entre deux valeurs h, et h
2 correspondant aux positions extrêmes 46 et 47 du talus selon la vitesse donnée au
rouleau 8. Ainsi, en contrôlant le déversement de la matière et le débit d'évacuation
grâce au rouleau 8, on dispose d'un moyen pour faire varier la hauteur h de matières
traversées par les gaz et par conséquent le refroidissement de ceux- ci, les conditions
de fonctionnement étant réglées, comme on l'a indiqué, de façon que les cendres conservent
en fin de traitement une proportion minimale de carbone déterminant un abaissement
de température par réaction endothermique.
[0031] On a constaté empiriquement que, dans les conditions de fonctionnement normale et
le rouleau étant entraîné à une vitesse qui correspond à la vitesse moyenne d'avancement
de la matière, on pouvait considérer que la hauteur h de matière recouvrant l'extrémité
aval de la grille était de l'ordre du double de la hauteur e de la partie du rouleau
dépassant au-dessus du fond 13. C'est pourquoi, dans le cas où l'axe 80 du rouleau
8 est placé sensiblement dans le plan du fond 3, on donnera au rouleau 8 un diamètre
de l'ordre de la hauteur de matière que l'on désire conserver au-dessus de la grille.
Bien entendu, ceci dépend essentiellement des propriétés de la matière et l'on pourrait
prévoir une possibilité de réglage en hauteur de l'axe 80 du rouleau.
[0032] Pour maintenir la température des gaz au-dessus de la grille au niveau souhaité,
il est donc avantageux d'utiliser un dispositif de régulation permettant de contrôler
la vitesse de rotation du rouleau 8 en fonction de la température des gaz. Ce dispositif
peut comporter un comparateur 9. recevant la température mesurée par un capteur 91
placé au-dessous de la grille 15 pour la comparer à une température de référence t'.
En fonction du résultat de cette comparaison, le comparateur 9 envoie un ordre à un
organe 83 de réglage de la vitesse de rotation du moteur 82 d'entraînement du rouleau
8. Lorsque la température mesurée t dépasse sensiblement la température de référence
t', le comparateur 9 envoie à l'organe de réglage 83 un ordre de ralentissement du
rouleau 8 qui permet d'augmenter la hauteur de couche traversée et par conséquent
le refroidissement des gaz. Lorsque la différence de température est jugée normale,
le comparateur émet un ordre de retour à vitesse normale du rouleau 8.
[0033] Normalement, si l'appareil est bien réglé, la température mesurée au-dessous de la
grille ne devrait pas baisser anormalement au-dessous du niveau de référence t'. Si
le comparateur détectait un abaissement de température anormale qui entraîne une baisse
de rendement, il faudrait alors agir sur la vitesse d'avancement de la matière au
moyen du piston 3.
[0034] Bien entendu, les proportions relatives de charbon de bois et de cendres restant
à la fin du traitement dépendent de la nature du combustible qui peut produire une
proportion de cendres allant de 5 à 20 %. Les conditions de fonctionnement étant déterminées
en fonction de la nature du combustible et des caractéristiques de l'installation,
le dispositif de régulation selon l'invention permet de contrôler le degré d'avancement
du traitement et la température des gaz aspirés de façon à éviter un échauffement
excessif de la grille 15. Grâce à la sécurité apportée par le rouleau de contrôle
du déversement, on peut donc diminuer autant que possible la teneur en carbone des
cendres et par conséquent atteindre un rendement de gazéification optimal.
[0035] Mais le dispositif qui vient d'être décrit présente également d'autres avantages.
Ainsi, les cendres en fusion forment, sur la surface 45 du talus, une croûte qui sera
cassée et facilement évacuée par le rouleau 8.
[0036] En outre, on peut placer dans la paroi frontale 17 de la chambre de traitement 1
un hublot 19 qui permet d'observer le déversement de la matière sur le rouleau 8.
Ainsi, on pourra reconnaître la présence de particules de charbon non converties et
entraînées dans les cannelures 81 du rouleau et, dans ce cas, jouer sur la vitesse
de rotation de celui-ci pour freiner l'avancement de la matière de façon à obtenir
une conversion complète. On peut ainsi obtenir un épuisement quasi complet du carbone
contenu dans la matière combustible en fin de zone de gazéification.
[0037] De même, on peut surveiller et éviter la formation de cendres collantes qui pourraient
gêner la progression de la matière et aller jusqu'à l'obstruction de la chambre de
traitement 1.
[0038] Le gazogène à fond horizontal ou peu incliné qui vient d'être décrit convient bien
au traitement de matières comportant une proportion de cendres relativement faible
de l'ordre de 5 % comme, par exemple, le bois. Dans le cas de matières d'origines
végétales contenant une proportion importante de cendres, par exemple de l'ordre de
20 %, comme dans le cas de la balle de riz compactée, il est préférable d'utiliser
un gazogène dont le fond est incliné d'un angle important correspondant sensiblement
à l'angle de déversement naturel de la matière de telle sorte que celle-ci avance
sous l'action de son propre poids, sans utilisation d'un moyen de poussée, l'épaisseur
et la vitesse d'avancement de la couche de matière dépendant alors du débit d'alimentation
et du débit d'évacuation.
[0039] Un tel gazogène a été représenté à titre d'exemple sur la figure 3.
[0040] La chambre de réaction 1 est alors munie d'un fond 13 incliné d'un angle important,
de l'ordre de 45° et est munie, au-dessus de l'extrémité supérieure 11 du fond 13,
d'un orifice d'entrée 2 par lequel débouche une cheminée 21 permettant d'introduire
la matière de façon continue.
[0041] A l'extrémité aval 12 du fond 13, est placé un rouleau 8 qui peut être muni, comme
on l'a décrit précédemment, de cannelures d'évacuation 81, mais qui dépasse au-dessus
du niveau du fond 13 sur une hauteur correspondant sensiblement à celle de la couche
de matière à son entrée dans la chambre. De la sorte, la matière introduite par l'orifice
d'entrée 2 forme une couche d'épaisseur sensiblement uniforme jusqu'au rouleau d'évacuation
8.
[0042] On voit qu'une différence par rapport au mode de réalisation précédent réside dans
le fait que épaisseur de matière traversée par les gaz reste sensiblement constante.
En revanche, dans le cas décrit maintenant, la matière contient une proportion importante
de cendres et par conséquent, en jouant sur le débit d'évacuation de celles-ci, on
peut faire varier la teneur en carbone de la matière se trouvant au-dessus de la grille
15 de façon assez sensible pour agir sur la température des gaz mesurés au-dessous
de la-grille.
[0043] On disposera donc, comme dans le cas précédent, d'un capteur de température 91 placé
au-dessous de l'extrémité aval de la grille 15 et relié à un comparateur 9 qui pilote
le moteur 82 du rouleau par l'intermédiaire d'un organe 83 de réglage de la vitesse
de rotation.
[0044] Lorsque le comparateur 9 détecte une élévation anormale de température au-dessus
de la température de référence t', le comparateur 9 détermine une augmentation de
la vitesse de rotation du rouleau et par conséquent du débit d'évacuation des cendres.
Celles-ci sont immédiatement remplacées par la matière se trouvant en amont et qui
avance sous l'action de son propre poids. Cette matière, ayant subi un traitement
moins poussé. possède une teneur en carbone supérieure qui détermine un abaissement
de la température jusqu'au niveau souhaité. Le comparateur 9 ramène alors la vitesse
du rouleau à la vitesse normale.
[0045] Inversement. si le comparateur 9 détectait un abaissement de température correspondant
à un traitement insuffisant de la matière, le comparateur 9 pourrait ralentir le rouleau
et par conséquent le débit d'évacuation de la matière qui subirait alors un traitement
plus poussé entraî-
[0046] nant un abaissement de la te'neur en carbone et une élévation de la température des
gaz aspirés jusqu'à un niveau normal. la vitesse de rotation du rouleau étant alors
ramenée à sa valeur normale.
[0047] On voit que le dispositif selon l'invention permet de s'adapter à des conditions
de fonctionnement très différentes et l'on pourrait évidemment imaginer d'autres variantes.
[0048] En outre, les dispositifs qui ont été décrits à titre d'exemple pourraient être remplacés
par des moyens équivalents. C'est ainsi que le rouleau 8 de contrôle du déversement
de la matière pourrait être muni, à 1 a place des cannelures 81, de filets hélicoïdaux
pour former une vis sans fin qui serait placée dans le fond d'un godet. La matière
se déplacerait alors parallèlement à l'axe du rouleau, c'est-à-dire transversalement
à la direction du fond 13, l'évacuation se produisant par un orifice latéral placé
à la hauteur du rouleau. Dans ce cas étalement, il serait possible de régler le débit
d'évacuation des cendres et par conséquent de contrôler, dans une certaine mesure,
le fonctionnement de l'installation en jouant sur la vitesse de rotation du rouleau
en forme de vis sans fin.
1. Installation de traitement d'une matière combustible par circulation de gaz chauds,
comprenant une chambre de réaction allongée (1) ayant un fond plan (13) et munie à
une extrémité amont (2) de moyens de chargement de la matière sous forme d'une couche
(4) se déplaçant le long du fond plan (13) jusqu'à une extrémité aval (12) de déversement
de la matière traitée, la chambre de réaction (1) étant associée à au moins un circuit
de circulation de gaz chauds à travers la couche (4) de matière, comportant des moyens
(18) d'introduction des gaz chauds au-dessus de la couche (4) de matière et des moyens
(6) d'aspiration des gaz à travers au moins une partie perméable (15) ménagée dans
le fond (13), au moins du côté aval, caractérisé par le fait qu'elle comprend un organe
(8) de contrôle du déversement de la matière traitée avec un débit réglable, placé
en saillie par rapport au plan du fond (13) à l'extrémité aval (16) de ce dernier,
un moyen de mesure de la température des gaz aspirés au-dessous de la couche (4) de
matière à l'extrémité aval (12) du fond (13) et un moyen de réglage, par l'organe
de contrôle (8) du débit d'évacuation de la matière traitée, en fonction des variations
de la température mesurée t des gaz par rapport à un niveau déterminé t' correspondant
aux conditions de fonctionnement optimales.
2. Installation de traitement selon la revendication 1, caractérisé par le fait que
l'organe de contrôle du déversement de la matière est constitué par un rouleau (8)
s'étendant à l'extrémité aval (12) du fond (13), transversalement à l'axe de la chambre
(1) monté rotatif autour d'un axe et dont la partie supérieure déborde au-dessus du
fond de façon à constituer un obstacle à l'avancement de la matière (4).
3. Installation de traitement selon la revendication 2, caractérisé par le fait que
le rouleau (8) est muni sur sa périphérie de parties creuses (81) susceptibles de
prélever une quantité déterminée de matière à chaque tour du rouleau (8), ce dernier
étant associé à un moyen (82, 83) d'entraînement en rotation à vitesse réglable constituant
le moyen de réglage du débit d'évacuation de la matière.
4. Installation de traitement selon la revendication 3, caractérisé par le fait que
les parties creuses (81) de prélèvement de la matière sont constituées par des cannelures
ménagées sur la périphérie du rouleau (8) parallèlement à son axe et susceptibles
de creuser la matière au passage dans la couche (4) pour la déverser de l'autre côté
de l'axe du rouleau (8).
5. Installation de traitement selon la revendication 3, caractérisé par le fait que
les parties creuses (81) de prélèvement de la matière sont constituées par des filets
hélicoïdaux formant une vis sans fin sur la périphérie du rouleau (8) et déterminant
l'évacuation de la matière avec un débit réglable dans une direction transversale
à celle du fond (13).
6. Installation de traitement selon la revendication 2, caractérisé par le fait que
le moyen de réglage du débit d'évacuation de la matière comprend un dispositif de
régulation (9) de la vitesse de rotation du rouleau (8) en fonction de la température
aval des gaz mesurée au-dessous de la couche (4) de matière.
7. Installation de traitement selon la revendication 6, caractérisé par le fait que
le dispositif de régulation (9) de la vitesse de rotation du rouleau (8) comprend
un capteur de température (91) placé dans le caisson d'aspiration (61) au-dessous
de la grille 15, un comparateur (9) de la température mesurée (t) avec une température
affichée (t') et un organe (83) de réglage de la vitesse du moyen d'entraînement (82)
du rouleau (8), piloté par le comparateur (9) pour commander une variation de la vitesse
de rotation du rouleau (8) par rapport à une valeur de référence dans le sens susceptible
de déterminer en fonction des conditions de fonctionnement, le retour de la température
mesurée (t) à la température affichée (t').
8. Installation de traitement selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par
le fait que la chambre dé réaction (1) a un fond (13) incliné par rapport à l'horizontale,
d'un angle inférieur à celui provoquant l'avancement naturel de la matière et est
associée à un moyen (3) de poussée de la matière à une vitesse d'avancement sensiblement
constante.
9. Installation de traitement selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé par
le fait que la chambre de réaction a un fond (13) incliné par rapport à l'horizontale
d'un angle supérieur à celui provoquant l'avancement naturel de la matière par gravité
et que l'organe de contrôle du déversement dépasse en saillie au-dessus du fond (13)
sur une hauteur (e) sensiblement égale à celle de la couche de matière.
10. Procédé de contrôle du degré de traitement d'une matière combustible dans une
installation de traitement selon la revendication 8, caractérisé par le fait que,
le débit d'évacuation de l'organe (8) de contrôle du déversement étant réglé pour
des conditions de fonctionnement optimales en fonction de la vitesse d'avancement
de la couche de matière, on mesure en permanence la température aval (t) des gaz au-dessous
de la couche (4) de matière à l'extrémité aval (12) et qu'en cas de dépassement d'une
température de référence (t') correspondant au degré de traitement souhaité, on commande
une diminution du débit d'évacuation de la matière traitée, déterminant une augmentation
de la hauteur de la couche et un abaissement de la température aval mesurée t jusqu'au
niveau de référence (t'), le débit d'évacuation étant alors ramené à sa valeur normale.
11. Procédé de contrôle du degré de traitement d'une matière combustible dans une
installation selon la revendication 9, caractérisé par le fait que, le débit d'évacuation
de l'organe (8) de contrôle du déversement étant réglé pour des conditions de fonctionnement
optimales, on mesure en permanence la température aval des gaz au-dessous de la couche
(4) de matière à l'extrémité aval (12) et qu'en cas de dépassement d'une température
de référence correspondant au degré de traitement souhaité, on commande une augmentation
du débit d'évacuation déterminant une augmentation de la teneur en carbone de la matière
à l'extrémité aval (12) et un abaissement de la température aval mesurée jusqu'au
niveau de référence, le débit d'évacuation étant alors ramené à sa valeur normale.
1. Plant for treating a combustible material by circulating hot gases, comprising
an elongated reaction chamber (1) having a flat bottom (13) and provided at an upstream
end (2) with means for loading the material in the form of a layer (4) which moves
along the flat bottom (13) as far as a downstream end (12) for discharging the treated
material, the reaction chamber (1) being associated with at least one circuit for
circulating hot gases through the layer (4) of material, which circuit has means (18)
for introducing the hot gases above the layer (4) of material and means (6) for sucking
the gases through at least one permeable section (15) arranged in the bottom (13),
at least on the downstream side, which plant comprises an element (8) for controlling
the flow of the treated material at an adjustable rate, which element is located so
as to project in relation to the plane of the bottom (13) at the downstream end (16)
of the latter, a means for measuring the temperature of the gases sucked in below
the layer (4) of material at the downstream end (12) of the bottom (13) and a means
for adjusting, via the control element (8), the rate at which the treated material
is discharged. in accordance with the variations in the measured temperature t of
the gases with respect to a predetermined level t' corresponding to the optimum operating
conditions.
2. Treatment plant as claimed in claim 1. wherein the element for controlling the
flow of the material consists of a roller (8) which extends, at the downstream end
(12) of the bottom (13). transversely to the axis of the chamber (1) and which is
mounted rotatably about a spindle and the upper part of which projects above the bottom
so as to constitute an obstacle for the forward movement of the material (4).
3. Treatment plant as claimed in claim 2. wherein the roller (8) is provided on its
periphery with hollow parts (81) capable of removing a predetermined quantity of material
each time the roller (8) rotates, the latter being associated with a means (82, 83)
for driving in rotation at an adjustable speed, this means constituting the means
for adjusting the rate at which the material is discharged.
4. Treatment plant as claimed in claim 3, wherein the hollow parts (81) for removing
the material consist of grooves which are made in the periphery of the roller (8),
parallel to its axis, and are capable of scooping out the material when passing into
the layer (4) so that the latter is discharged on the other side of the axis of the
roller (8).
5. Treatment plant as claimed in claim 3, wherein the hollow parts (81) for removing
material consist of helical threads forming an endless screw on the periphery of the
roller (8) and causing removal of the material at an adjustable rate in a direction
transverse to that of the bottom (13).
6. Treatment plant as claimed in claim 2, wherein the means for regulating the rate
at which the material is discharged comprises a device (9) for adjusting the speed
of rotation of the roller (8) in accordance with the downstream temperature of the
gases as measured below the layer (4) of material.
7. Treatment plant as claimed in claim 6, wherein the device (9) for adjusting the
speed of rotation of the roller (8) comprises a temperature sensor (91) located in
the suction container (61) below the grating 15. a comparator (9) for comparing the
measured temperature (t) with a displayed temperature (t') and an element (83) for
adjusting the speed of the means (82) for driving the roller (8), which element is
controlled by the comparator (9) so as to bring about a variation in the speed of
rotation of the roller (8), with respect to a reference value, in the direction capable
of causing the measured temperature (t) to return to the displayed temperature (t')
in accordance with the operating conditions.
8. Treatment plant as claimed in one of claims 1 to 7, wherein the reaction chamber
(1) has a bottom (13) inclined. relative to the horizontal. at an angle less than
that causing the natural advance of the material and is associated with a means (3)
for pushing the material so as to move forward at a substantially constant speed.
9. Treatment plant as claimed in one of claims 1 to 7, wherein the reaction chamber
has a bottom (13) inclined, relative to the horizontal, at an angle greater than that
causing the natural advance of the material due to gravity and wherein the flow control
element projects above the bottom (13) at a height (e) susbstantially equal to that
of the layer of material.
10. Method for controlling the degree of treatment of a combustible material in a
treatment plant according to claim 8, wherein, the discharge rate of the flow control
element (8) being regulated for optimum operating conditions in accordance with the
speed at which the layer of material moves forward, the downstream temperature (t)
of the gases below the layer (4) of material at the downstream end (12) is continuously
measured and wherein, in the event of a reference temperature (t') corresponding to
the required degree of treatment being exceed, a command is given for the rate at
which the treated material is discharged to be decreased, thereby causing an increase
in the height of the layer and a lowering of the measured downstream temperature t
to the reference level (t'), the discharge rate thus being returned to its normal
value.
11. Method for controlling the degree of treatment of a combustible material in a
plant according to claim 9, wherein, the discharge rate of the flow control element
(8) being regulated for optimum operating conditions, the downstream temperature of
the gases below the layer (4) of material at the downstream end (12) is continuously
measured and wherein, in the event of a reference temperature corresponding to the
required degree of treatment being exceeded, a command is given for the rate of discharge
to be increased, thereby causing an increase in the carbon content of the material
at the downstream end (12) and a lowering of the measured downstream temperature to
the reference level, the discharge rate thus returning to its normal value.
1. Vorrichtung zur Behandlung eines brennbaren Materials durch Zirkulation heißer
Gase, umfassend eine langgestreckte Reaktionskammer (1), die einen ebenen Boden (13)
aufweist und an einem stromaufwärtigen Ende (2) mit Beschickungsmitteln für das Material
in Form einer Schicht (4) versehen ist, das sich längs des ebenen Bodens (13) bis
zu einem stromabwärtigen Ende (12) zum Ausschütten des behandelten Materials bewegt,
wobei die Reaktionskammer (1) mit wenigstens einem Kreislauf für die Zirkulation von
heißen Gasen durch die Materialschicht (4) verbunden ist, der Mittel (18) zur Einführung
der heißen Gase oberhalb der Materialschicht (4) und Mittel (6) zum Saugen der Gase
durch wenigstens einen im Boden (13) ausgesparten durchlässigen Teil (15), wenigstens
auf der stromabwärtigen Seite, aufweist, dadurch gekennzeichnet, daß sie ein Organ
(8) zur Kontrolle des Ausschüttens des behandelten Materials mit einem regelbaren
Durchsatz, das in bezug auf die Ebene des Bodens (13) am stromabwärtigen Ende (16)
des letzteren vorspringend angeordnet ist, unterhalb der Materialschicht (4) am stromabwärtigen
Ende (12) des Bodens (13) ein Mittel zum Messen der Temperatur der angesaugten Gase
und ein Mittel zum Regeln des Auslaßdurchsatzes des behandelten Materials mittels
des Kontrollorgans (8) in .Abhängigkeit der Änderungen der gemessenen Temperatur (t)
des Gase in bezug auf eine bestimmte Höhe (t') umfaßt, die den optimalen Betriebsbedingungen
entspricht.
2. Behandlungsvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß das Organ zu
Kontrolle des Ausschüttens des Materials durch eine Walze (8) gebildet ist, die sich
am stromabwärtigen Ende (12) des Bodens (13) quer zur Achse der Kammer (1) erstreckt,
drehbar um eine Achse angebracht ist und deren oberer Teil oberhalb des Bodens derart
vorsteht, daß ein Hindernis bezüglich der Vorwärtsbewegung des Materials (4) gebildet
ist.
3. Behandlungsvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Walze (8)
an ihrer Peripherie mit vertieften Teilen (81) versehen ist, die geeignet sind, eine
bestimmte Materialmenge bei jeder Umdrehung der Walze (8) zu entnehmen, wobei letztere
mit einem Mittel (82, 83) zur Mitnahme in Rotation mit regelbarer Geschwindigkeit
verbunden ist, die das Mittel zum Regeln des Auslaßdurchsatzes des Materials bildet.
4. Behandlungsvorrichtung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die vertieften
Teile (81) zum Entnehmen des Materials durch Rillen gebildet sind, die auf der Peripherie
der Walze (8) parallel zu ihrer Achse ausgespart sind und geeignet sind, das Material
beim Durchtritt in der Schicht (4) auszunehmen, um es von der anderen Seite der Achse
der Walze (8) zu entnehmen.
5. Behandlungsvorrichtung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die vertieften
Teile (81) zum Entnehmen des Materials durch Schraubengänge gebildet sind, die auf
der Peripherie der Walze (8) eine Endlosschraube bilden und die Abführung des Materials
mit einem regelbaren Durchsatz in einer Richtung quer zu derjenigen des Bodens (13)
bestimmen.
6. Behandlungsvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß das Mittel
zur Regelung des Auslaßdurchsatzes des Materials eine Vorrichtung (9) zur Regelung
der Rotationsgeschwindigkeit der Walze (8) in Abhängigkeit von der stromabwärtigen
Temperatur der Gase umfaßt, die unterhalb des Materialschicht (4) gemessen wird.
7. Behandlungsvorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Vorrichtung
(9) zur Regelung der Rotationsgeschwindigkeit der Walze (8) einen Temperaturaufnehmer
(91), der im Sauggefäß (61) unterhalb des Rostes (15) angeordnet ist, eine Vergleichseinrichtung
(9) für die gemessene Temperatur (t) mit einer angezeigten Temperatur (t') und ein
Organ (83) zur Regelung der Geschwindigkeit des Mitnahmemittels (82) der Walze (8)
umfaßt. das durch die Vergleichseinrichtung (9) gesteuert ist, um eine Änderung der
Rotationsgeschwindigkeit der Walze (8) in bezug auf einen Referenzwert in der Richtung
zu regulieren, die geeignet ist, den Rücklauf der gemessenen Temperatur (t) zur angezeigten
Temperatur (t') in Abhängigkeit von den Betriebsbedingungen zu bestimmen.
8. Behandlungsvorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet,
daß die Reaktionskammer (1) einen Boden (13) aufweist, der in bezug auf die Horizontale
in einem Winkel geneigt ist, der kleiner als derjenige ist, der die natürliche Vorwärtsbewegung
des Materials hervorruft, und mit einem Mittel (3) zum Stoßen des Materials mit einer
im wesentlichen konstanten Vorwärtsgeschwindigkeit verbunden ist.
9. Behandlungsvorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet,
daß die Reaktionskammer einen Boden (13) aufweist, der in bezug auf die Horizontale
mit einem Winkel geneigt ist, der größer als derjenige ist, der die natürliche Vorwärtsbewegung
des Materials durch Schwerkraft hervorruft, und daß das Organ zur Kontrolle des Ausschüttens
oberhalb des Bodens (13) in einer Höhe (e) im wesentlichen gleich derjenigen der Materialschicht
vorsteht.
10. Verfahren zur Kontrolle des Behandlungsgrades eines brennbaren Materials in einer
Behandlungsvorrichtung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß, wobei der Auslaßdurchsatz
des Organs (8) zur Kontrolle des Ausschüttens für die optimalen Betriebsbedingungen
in Abhängigkeit von der Vorbewegungsgeschwindigkeit der Materialschicht geregelt ist,
permanent die stromabwärtige Temperatur (t) der Gase unterhalb der Materialschicht
(4) am stromabwärtigen Ende (12) gemessen wird und daß im Fall des Überschreitens
einer Referenztemperatur (t') entsprechend dem gewünschten Behandlungsgrad eine Verringerung
des Auslaßdurchsatzes des behandelten Materials reguliert wird, die eine Zunahme der
Höhe der Schicht und eine Erniedrigung der gemessenen stromabwärtigen Temperatur (t)
bis zum Bezugspegel (t') bestimmt, wobei der Auslaßdurchsatz nun auf seinen normalen
Wert zurückgeführt wird.
11. Verfahren zur Kontrolle des Behandlungsgrades eines brennbaren Materials in einer
Vorrichtung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß, wobei der Auslaßdurchsatz
des Organs (8) zur Kontrolle der Ausschüttung durch die optimalen Betriebsbedingungen
geregelt wird, permanent die stromabwärtige Temperatur der Gase unterhalb der Materialschicht
(4) am stromabwärtigen Ende (12) gemessen wird und daß im Fall des Überschreitens
einer Referenztemperatur entsprechend dem gewünschten Behandlungsgrad eine Erhöhung
des Auslaßdurchsatzes reguliert wird, die eine Erhöhung des Kohlenstoffgehaltes des
Materials am stromabwärtigen Ende (12) und eine Erniedrigung der gemessenen stromabwärtigen
Temperatur bis zum Referenzpegel bestimmt, wobei der Auslaßdurchsatz nun auf seinen
normalen Wert zurückgeführt wird.