[0001] La présente invention a pour objet un procédé et un dispositif de compensation de
la dispersion fréquence d'une antenne à balayage électronique, plus particulièrement
destinés à un système d'aide à l'atterrissage de type MLS.
[0002] On rappelle que le système MLS (initiales de l'expression anglo-saxonne "Microwave
Landing System", système d'atterrissage micro-onde) est un système permettant d'aider
un avion à l'atterrissage en lui fournissant sa position, en coordonnées sphériques
dans un repère lié à la piste :
- son angle d'azimut ;
- son angle de site ;
- éventuellement d'autres informations annexes, telles qu'azimut arrière ;
- un certain nombre de données ;
- une information de distance, fournie par un système autonome appelé DME (pour
"Distance Measuring Equipment", équipement de mesure de distance).
[0003] Ces différentes informations, appelées "fonctions", sont émises en permanence à partir
du sol en multiplexage temporel sur une même fréquence, voisine de 5 GHz, selon des
caractéristiques normalisées par l'OACI (Organisation de l'Aviation Civile Internationale),
annexe 10, paragraphe 3.11. Ces informations sont décodées par chaque avion intéressé.
[0004] Chacune des "fonctions" précédentes se décompose en deux parties, émises successivement
:
- un préambule, dont le rôle est de fournir à l'avion une identification de la
fonction qui va suivre ; ce préambule est émis par une antenne dite "sectorielle",
c'est-à-dire une antenne fixe émettant dans l'ensemble de la zone, ou secteur, que
le système MLS doit couvrir ;
- la fonction proprement dite :
. dans le cas où cette fonction est une donnée, elle est émise par l'antenne
sectorielle ;
. dans le cas où cette fonction est une information angulaire, elle est émise
à l'aide d'une antenne à balayage électronique selon le principe dit du faisceau
battant à référence temporelle, décrit ci-après figures 1 et 2.
[0005] Sur la figure 1 est illustré le principe du balayage destiné à coder, par exemple,
l'angle d'azimut.
[0006] D'une station azimut, selon ce qui précède, sont émis deux rayonnements différents
par deux antennes distinctes que, pour simplifier, on a représentées en un même point
A
Z.
[0007] Partant du point A
Z on a donc, d'une part, le diagramme d'émission du préambule, noté P
Z, émis par l'antenne sectorielle dans toute la zone de couverture du système MLS.
[0008] De ce point A
Z on a, d'autre part, le diagramme d'un faisceau B, plat et vertical, dit faisceau
battant, émis par une antenne à balayage électronique. Le faisceau B effectue à vitesse
angulaire constante un balayage aller puis, après un temps d'arrêt (T
o), un balayage retour et, ce, dans une zone de balayage faisant un angle 2ϑ
M (+ ϑ
M et - ϑ
M) sur la figure. On a illustré également, respectivement par une flèche A
L et une flèche R, les trajets de balayage aller et balayage retour du faisceau B.
On a enfin figuré un avion A
V, à titre d'exemple non correctement aligné avec l'axe PPʹ de la piste, c'est-à-dire
faisant un angle ϑ
A avec ce dernier.
[0009] Sur le diagramme de la figure 2a, on a illustré les émissions successives des antennes
de la station azimut, en fonction du temps.
[0010] D'un instant zéro jusqu'à un instant t
P est donc émis le préambule par l'antenne sectorielle. Ensuite, d'un instant t₁ à
un instant t₂, le faisceau B émis par l'antenne à balayage décrit d'angle 2ϑ
M (faisceau aller A
L). On a représenté sur le diagramme 2b, toujours en fonction du temps, la valeur de
l'angle (ϑ) ainsi balayé, qui passe de -ϑ
M à +ϑ
M pendant la durée t₁ à t₂.
[0011] Après une durée T₀, le faisceau balaie le même angle dans l'autre sens, d'un instant
t₃ à un instant t₄ (diagramme 2a), c'est-à-dire de l'angle +ϑ
M à l'angle -ϑ
M (diagramme 2b).
[0012] On a figuré sur le diagramme 2c les signaux reçus à bord de l'avion A
V, toujours en fonction du temps. L'avion reçoit tout d'abord le préambule, entre les
instants 0 et t
P. Il reçoit ensuite deux impulsions, repérées 1 et 2, à des instants t₅ et t₆ qui
correspondent aux moments où le faisceau passe sur l'avion A
V, dans un sens puis dans l'autre. La durée séparant les instants t₅ et t₆ (Δt) est
caractéristique de l'angle ϑ
A d'azimut de l'avion A
V :
ϑ
A =

. (Δt - T
o) (1)
[0013] Il a été dit dessus que l'émission des fonctions MLS se faisait sur une fréquence
voisine de 5 GHz. Plus précisément, chaque station MLS dispose d'une fréquence choisie
dans une bande allant de 5,03 à 5,09 GHz.
[0014] L'antenne à balayage électronique est, comme il est connu, constituée d'un grand
nombre de sources rayonnantes et elle est en général calculée par le constructeur
à la fréquence centrale de la bande, à savoir 5,06 GHz. Lorsque la fréquence d'émission
est différente de cette fréquence centrale, l'angle de pointage réel du faisceau est
différent de l'angle calculé pour la fréquence centrale, et il s'avère que l'erreur
ainsi commise est supérieure aux erreurs tolérées par les normes OACI. Cette erreur
doit donc être corrigée.
[0015] Une solution possible de correction consiste à recalculer les déphasages à apporter
à chacune des sources rayonnantes pour chaque fréquence d'émission. Cette solution
est généralement utilisée dans les radars à balayage électronique, du fait que ceux-ci
comportent habituellement des moyens de calcul qui peuvent assurer en outre le recalcul
des déphasages. Dans le cas du système MLS, on ne dispose pas de tels moyens de calcul
; les valeurs des déphasages sont habituellement stockées dans des mémoires mortes
et le changement des valeurs des déphasages implique le remplacement de la mémoire.
Ceci est évidemment un inconvénient, notamment sur le plan de la souplesse et du coût.
[0016] La présente invention a pour objet un procédé permettant de compenser cette erreur
en modifiant la vitesse de balayage (v) du faisceau ; de la sorte, le temps Δt mesuré
est modifié (voir expression (1) ci-dessus) et, par suite, la valeur correspondante
de l'angle ϑ est corrigée.
[0017] Selon les différents modes de réalisation de l'invention, la vitesse de balayage
peut être modifiée en tenant compte seulement de la fréquence d'émission ou en tenant
compte à la fois de la fréquence d'émission et de l'angle balayé.
[0018] D'autres objets, particularités et résultats de l'invention ressortiront de la description
suivante, donnée à titre d'exemple non limitatif et illustrée par les dessins annexés
sur lesquels :
- la figure 1, déjà décrite, illustre le principe du codage de l'angle azimut par
un faisceau battant ;
- les figures 2, a à c, déjà décrites, sont des diagrammes explicatifs relatifs à
la figure précédente ;
- les figures 3, a et b, illustrent schématiquement le principe de correction selon
l'invention ;
- la figure 4 est une courbe explicative ;
- la figure 5 est un schéma synoptique d'une station MLS ;
- la figure 6 représente un mode de réalisation du dispositif selon l'invention ;
- la figure 7 est un schéma explicatif ;
- la figure 8 représente un autre mode de réalisation du dispositif selon l'invention.
[0019] Sur ces différentes figures, les mêmes références se rapportent aux mêmes éléments.
[0020] Il a été indiqué ci-dessus (expression 1) que la mesure d'angle (ϑ
A) effectuée par l'avion se ramène à une mesure de temps : l'angle est une fonction
linéaire du temps Δt qui sépare les deux réceptions (impulsions 1 et 2, figure 2c)
du faisceau B. Selon l'invention, on compense la dispersion en fréquence de l'antenne
par la modification de la vitesse (v) de balayage du faisceau, comme illustré sur
les figures 3.
[0021] Sur la figure 3a on a reproduit en pointillé le diagramme 2b précédent, illustrant
les valeurs d'angle balayées en fonction du temps. De la même manière, sur la figure
3b, on a reproduit en pointillé les signaux reçus à bord de l'avion (impulsions 1
et 2) comme illustré sur la figure 2c.
[0022] Sur le diagramme 3a, on a représenté en outre en trait continu les effets d'une modification
de la vitesse de balayage du faisceau B (vitesse modifiée mais constante sur toute
la couverture) : le faisceau aller couvre l'angle 2ϑ
M d'un instant t
1c à un instant t
2c ; de la même manière, le faisceau retour couvre le même angle pendant une même durée,
allant d'un instant t
3c à un instant t
4c. Sur le diagramme 3b, on a représenté en outre en trait continu une impulsion 1
c correspondant au passage du faisceau aller et une impulsion 2
c correspondant au passage du faisceau retour, à des instants respectivement t
5c et t
6c. La durée qui sépare ces deux impulsions 1c et 1b est notée Δt
c. Elle est inférieure à la durée Δt précédente, pour un même angle ϑ
A. Il apparaît donc qu'une même durée Δt correspondant alors à un angle différent de
ϑ
A (plus faible dans le cas des figures 3).
[0023] Selon un mode de réalisation de l'invention, pour faire varier la vitesse de balayage
du faisceau, on fait varier la fréquence d'horloge du circuit logique commandant le
balayage du faisceau.
[0024] Tout d'abord, on montre que l'erreur (notée dϑʹ) sur l'angle ϑque fait le faisceau
B avec l'axe PPʹde la piste, ou angle de pointage, s'écrit :

avec :
- dϑ' exprimé en radians ;
- f : fréquence de l'onde émise ;
- f
o : fréquence centrale de la bande de fréquence des émissions MLS (5,06 GHz), avec
: f = f
o + df.
Démonstration :
On sait en effet qu'à la phase (Δφ) du n
ème déphaseur correspond un angle de pointage ϑ de la manière suivante :
Δφ = 2π.

. sin ϑ (3)
avec :
- L : distance du n
ème déphaseur au centre de l'antenne ;
- λ : longueur d'onde correspondant à la fréquence d'émission (f).
A phases constantes, on peut calculer l'erreur dϑʹ commise sur l'angle ϑ lorsque la
fréquence d'émission varie de f
o à f = f
o + df en opérant la dérivée logarithmique de l'expression (3) :

d'où :

d'où il vient l'expression (2) mentionnée plus haut.
[0025] Si on exprime maintenant l'angle ϑ en fonction de la vitesse angulaire de balayage
(v), ou encore en fonction de la fréquence (F) du signal d'horloge du circuit logique,
qui lui correspond à une constante de proportionnalité près (K), on obtient :

Démonstration :
A la fréquence centrale (f
o), on a :
ϑ
o = v
o.t
avec :
- ϑ
o : angle variable dans le temps, correspondant à f = f
o ;
- v
o : vitesse angulaire déterminée pour f = f
o.
A la vitesse v
o est liée une valeur F
o de la fréquence F par la relation :
v
o = K. F
o (5)
A une fréquence d'émission
f quelconque, on a :
ϑ = v
o.t + dϑʹ
Les expressions (2) et (5) ci-dessus permettent d'écrire :

Si on fait varier la fréquence d'horloge, qui s'écrit alors F, avec F = F
o + dF, on peut écrire :

ou encore, en remplaçant K (expression 5):

A partir de cette dernière expression, on peut exprimer l'erreur dϑ commise sur ϑ
par rapport à la loi idéale ϑ
o = v
o.t ci-dessus (avec dϑ = ϑ - ϑ
o), en fonction des fréquences F et f :

ce qui peut encore s'écrire :

En négligeant dF/F
o devant 1, on obtient l'expression (4) mentionnée plus haut.
[0026] Pour annuler l'erreur dϑ, il faut donc que la variation dF de la fréquence de l'horloge
de balayage obéisse à la relation suivante :

Il ressort de cette dernière formule que la correction de la fréquence de l'horloge
de balayage, pour annuler l'erreur dϑ, est fonction de la fréquence d'émission f mais
également de l'angle ϑ de pointage du faisceau.
[0027] Selon l'invention, cette correction est faite, dans un premier mode de réalisation,
simplifié, uniquement en fonction de la fréquence (f) d'émission. Dans un deuxième
mode de réalisation, plus élaboré, la correction est faite à la fois en fonction de
la fréquence
f et en fonction de l'angle ϑ.
[0028] Dans le premier mode de réalisation, on opére donc une correction uniquement en fonction
de la fréquence d'émission
f.
[0029] Pour un angle donné ϑ = ϑ₁, selon la formule (6) ci-dessus, on obtient une valeur
dF₁ correspondante de dF qui s'écrit :

On peut alors écrire l'expression de l'erreur δ de pointage en fonction de l'angle
ϑ, pour la valeur de dF₁ ci-dessus :

[0030] On a représenté sur la figure 4 la variation de l'angle ϑ avec le temps :
- en trait pointillé, la courbe théorique : variation linéaire ;
- en trait continu, la variation réelle : l'erreur δ est nulle pour ϑ égal à zéro
; elle passe ensuite par un maximum, noté δ
1 MAX ; elle s'annule pour la valeur ϑ₁ puis augmente à nouveau pour les valeurs supérieures
de l'angle ϑ, jusqu'à δ
2 MAX pour ϑ
M. Dans un mode de réalisation la valeur ϑ₁ de l'angle ϑ est choisie de telle sorte
que les valeurs δ
1 MAX et δ
2MAX soient sensiblement les mêmes. En d'autres termes la valeur ϑ₁ est une valeur moyenne
qui minimise l'erreur δ.
[0031] Dans un autre mode de réalisation, du fait que les normes OACI admettent une erreur
plus grande pour les grands angles ϑ que pour les petits angles, on choisit une valeur
pour ϑ₁, qui minimise l'erreur δ pour les petits angles, tout en conservant la valeur
δ
2MAX inférieure aux limites OACI.
[0032] Avant de décrire la mise en oeuvre de ce premier mode de correction, on rappelle
figure 5 l'organisation générale d'une station angle d'un système MLS, azimut ou site
par exemple.
[0033] Cette station comporte essentiellement un émetteur 10, deux antennes : une antenne
sectorielle 30 et une antenne à balayage électronique 40, et des circuits de commande
(20 et 50).
[0034] L'émetteur 10 comporte classiquement, en cascade :
- un générateur de fréquence fournissant une fréquence porteuse d'environ 5 GHz
selon la norme OACI ;
- un modulateur de phase, réalisant une modulation de phase DPSK à deux états
(0,π) permettant d'émettre le préambule et les données sur commande d'un dispositif
logique de commande 50, tel qu'un microprocesseur ;
- un dispositif de commande marche/arrêt, également commandé par le microprocesseur
50 ;
- un émetteur de puissance.
[0035] L'émetteur 10 fournit un signal, par l'intermédiaire du commutateur 20, soit à l'antenne
sectorielle 30 pour l'émission du préambule et des données, soit à l'antenne à balayage
40.
[0036] Cette dernière se décompose classiquement en :
- un diviseur (ou répartiteur) de puissance 41, divisant en N la puissance reçue
du commutateur 20 ;
- N déphaseurs numériques 42, alimentés par le diviseur 41 ;
- N éléments rayonnants 43, alimentés par les déphaseurs précédents ;
- un circuit logique de balayage 44, fournissant aux déphaseurs 42 les valeurs
des déphasages à introduire, afin de réaliser un balayage électronique à partir d'éléments
rayonnants statiques.
[0037] La figure 6 représente un mode de réalisation du circuit logique de balayage (44)
réalisant la compensation selon l'invention.
[0038] On rappelle que le circuit logique de balayage commande les déphaseurs 42 de manière
à réaliser une succession de pointages du lobe, voisins les uns des autres, simulant
ainsi un balayage continu.
[0039] Les déphaseurs 42 sont par exemple des déphaseurs numériques 4 bits ; dans ce cas,
ils permettent chacun de déphaser une onde entre 0 et 360°, au pas de 22,5°. Les positions
des N déphaseurs pour les pointages successifs (pas usuels : 0,1 à 0,2°) sont calculées
au préalable et stockées en général dans une mémoire morte de type PROM (446 sur la
figure 6), sous forme de mots de 4 bits. Chacun des N déphaseurs est repéré par une
adresse et la logique de balayage 44 a pour fonction de fournir successivement les
valeurs des déphasages (bus de données 447) assorties de leurs adresses respectives
(bus adresses 448) aux déphaseurs 42.
[0040] A cet effet, le bloc 44 comporte en outre :
- un générateur d'horloge 441, qui a pour fonction de fournir la fréquence F ;
- un circuit logique de séquencement 442, commandant le déclenchement et le mode
de fonctionnement d'un ensemble de compteurs 443, commandé par le dispositif 50 de
contrôle de la station ;
- l'ensemble 443 comportant deux compteurs :
. un compteur-décompteur 445 pour le pointage du lobe, recevant la fréquence
F et qui fournit à chaque instant la valeur du pointage du lobe ; cette dernière est
utilisée par la mémoire 446 comme adresse (partielle, voir ci-dessous) d'une donnée
qu'elle fournit (bus 447) aux déphaseurs 42 ;
. un compteur-décompteur 444 pour les adresses des déphaseurs : pour un pointage
donné du lobe (information fournie par le compteur 445), il permet l'adressage successif
des N déphaseurs ; sa fréquence est donc N fois plus grande que celle du compteur
445 ; à cet effet, il reçoit également la fréquence F.
[0041] Selon l'invention, le générateur de signal d'horloge 441 fournit un signal d'horloge
dont la fréquence F dépend de la fréquence
f d'émission. Dans une variante de réalisation, représentée sur la figure 6, on rassemble
pour simplifier les différentes valeurs de la fréquence d'émission
f possibles en groupes, de manière à minimiser le nombre de fréquences d'horloge possibles
; à titre d'exemple, on peut choisir vingt groupes de dix fréquences
f chacun. Le générateur d'horloge 441 est classique, sauf en ce qu'il est susceptible
de fournir différentes fréquences F sur la commande de la fréquence
f ou du sélecteur 440 ; il peut être constitué par exemple par une horloge à quartz,
où le quartz unique est remplacé par un ensemble de quartz commutablessous la commande
précédente ; il est également possible d'utiliser un synthétiseur logique : la fréquence
F peut être sélectionnée par exemple par des roues codeuses.
[0042] Ainsi qu'il l'a été dit ci-dessus, l'expression (6) montre que la variation de la
fréquence F qui annule l'erreur dϑ est également fonction de l'angle ϑ. Dans un deuxième
mode de réalisation de l'invention, on fait donc varier dF non seulement en fonction
de la fréquence d'émission
f mais également en fonction de l'angle ϑ, comme illustré sur la figure 7.
[0043] La figure 7 représente, de façon analogue à celle de la figure 4, la variation de
l'angle de pointage ϑ en fonction du temps. La courbe théorique est, comme précédemment,
représentée en trait pointillé et la courbe réelle, en trait continu. Cette dernière
se présente sous la forme d'une succession de segments I₁, I₂ ... I
n. En effet, il apparaît sur cette figure 7 qu'on ne choisit plus un angle ϑ₁ moyen
comme dans le premier mode de réalisation mais des intervalles I₁, I₂...I
n. Pour chaque intervalle I ainsi défini, on choisit un angle ϑ
I pour lequel on calcule la correction de fréquence dF à appliquer pour tout l'intervalle
:

qui correspond à l'expression (7) ci-dessus pour l'intervalle I
i et l'angle ϑ
Ii, avec
i variant de 1 à
n.
[0044] La longueur de l'intervalle I ainsi que l'angle ϑ
I doivent être choisis de manière à minimiser l'erreur résiduelle de pointage. Le calcul
de dF est fait pour un intervalle angulaire donné (d'indice
i) et pour un intervalle de fréquence d'émission donnée (noté f
i). L'erreur de pointage résiduelle, en fonction de l'angle ϑ et de la fréquence
f est alors, pour les valeurs ϑ
Ii et f
i :

Pour ϑ = ϑ
Ii , on a :

pour f = f
i, on a :

avec δ = δ₁ + δ₂.
[0045] Pour minimiser δ, on cherche donc à minimiser séparément δ₁ et δ₂, expérimentalement
ou par le calcul.
[0046] A titre d'exemple, si on se limite à une erreur dans toute la bande de fréquence
et toute la couverture du système de ±0,01°, on peut choisir δ
1 MAX = ±0,005°= δ
2 MAX. De ce fait, on est conduit à choisir des groupes de fréquences
f de ±0,5 MHz environ et à effectuer la correction supplémentaire en fonction de l'angle
ϑ pour des intervalles angulaires de ±3,2°.
[0047] La figure 8 représente un mode de réalisation de cette correction en fonction de
la fréquence d'émission et de l'angle de pointage au niveau du circuit logique de
balayage 44.
[0048] Sur cette figure, on retrouve le séquenceur 442, l'ensemble de compteurs 443 et la
mémoire 446.
[0049] On dispose en outre un troisième compteur, repéré 451, commandé par le séquenceur
442, une horloge 449 à fréquence fixe, dont les impulsions sont comptées par les trois
compteurs, et une mémoire de correction 450.
[0050] En fonctionnement, la fréquence d'émission
f et l'angle ϑ sélectionnent une adresse de la mémoire 450, du type PROM par exemple,
qui contient les valeurs de chargement (N) du compteur-décompteur 451, qui décompte
de N à zéro au rythme de l'horloge 449. Lorsque le compteur 451 passe à zéro, il adresse
un signal (INHIB) qui inhibe le comptage de compteurs 444 et 445 sur ma période d'horloge.
De la sorte, on fait varier la vitesse de balayage, celle-ci étant d'autant plus faible
que le nombre N est petit.
[0051] L'information angulaire (ϑ) est prélevée à la sortie du compteur 445 à destination
de la mémoire 450.
[0052] En outre, comme précédemment, les différentes fréquences
f possibles peuvent être rassemblées en groupes, en amont de la mémoire 450.