[0001] La présente invention est relative à une fermeture à couvercle d'une boîte métallique
composée d'un corps de forme sensiblement cylindrique ou autre , d'un fond d'obturation
serti sur le bord inférieur du corps susdit, comprenant une bague intérieure sertie
sur le bord supérieur du corps, le flanc libre de la bague étant embouti de manière
à présenter une gorge circonférentielle dont l'aile intérieure est renforcée par
un rebord rabattu intérieurement ou extérieurement dans son prolongement, et un couvercle
rond dont la partie marginale présente un profil annulaire convexe de forme complémentaire
à celle de la gorge susdite de manière à être retenu par serrage et un rebord périphérique
de renforcement.
[0002] Elle trouve sa principale application dans les ateliers de peinture et vernis, comme
élément d'emballage des produits de peinture contenant des composants susceptibles
d'attaquer le fer-blanc aux endroits affaiblis par l'emboutissage.
[0003] L'usage pour l'emballage et l'expédition des produits de peinture, de boîtes métalliques
pourvues d'une fermeture à couvercle est largement répandu depuis de nombreuses années.
[0004] Les boîtes métalliques sont généralement constituées d'un corps métallique de forme
quelconque et d'un fond rond serti sur le bord inférieur du corps susdit, de manière
à former la base de la boîte métallique susdite.
[0005] La fermeture à couvercle comporte une bague métallique emboutie selon un profil en
gorge et sertie sur le bord supérieur du corps de la boîte susdite et un couvercle
rond dont la partie marginale présente une nervure circonférencielle destinée à s'emboîter
dans la gorge susdite en assurant un contact étanche métal sur métal, sur les flancs
de la gorge.
[0006] La présence d'une bague métallique a également pour but de renforcer la résistance
à l'écrasement. Elle confère à la fermeture à couvercle une rigidité suffisante que
pour permettre l'empilement de nombreuses boîtes métalliques les unes sur les autres,
en vue par exemple de leur manutention sur palette.
[0007] En outre, le couvercle permet l'introduction d'une pointe de tournevis entre le bourrelet
de renforcement et le bord serti de la bague pour réaliser le retrait du couvercle
sans abîmer ni déformer celui-ci.
[0008] La bague et le couvercle sont profilés de manière que le bourrelet périphérique du
couvercle soit à fleur du bord serti de la bague, en position de fermeture de la
boîte.
[0009] Pour renforcer la rigidité de la bague et améliorer le degré d'étanchéité et de fiabilité
de la fermeture à couvercle, on prévoit de prolonger l'aile intérieure de la gorge
de la bague, par un roulé inté rieur ou extérieur.
[0010] Le rabattement du roulé intérieur ou extérieur de la bague métallique par emboutissage
soumet la celle-ci à des sollicitations extrêmement sévères. On remarque dès lors
dans la tôle de fer-blanc des craquelures dues à l'étirage des tôles dans les presses
d'emboutissage . Comme il s'agit de tôles étamées éventuellement couvertes d'une
couche de vernis, il n'est pas étonnant de constater qu'à certains endroits critiques
du rebord rabattu, la bague métallique est dépourvue de protection et est directement
soumise à l'action corrosive de l'air, de l'eau et des solvants contenus dans les
produits de peinture, vernis et autres compositions liquides ou solides emballés dans
lesdites boîtes métalliques.
[0011] On observe donc que dans les boîtes métalliques connues, à fermeture américaine
ou triplétite, de la rouille risque de s'installer lors des périodes de stockage prolongées,
tout le long du rebord rabattu.
[0012] Dans les boîtes métalliques à roulé intérieur, c'est-à-dire comprenant une bague
intérieure dont le rebord est rabattu vers l'intérieur de la boîte, le repli annulaire
du bord libre de la gorge présente un interstice circonférenciel en contact avec le
volume intérieur de la boîte, même en présence du couvercle. La formation de rouille
entraîne inévitablement la contamination du produit de peinture contenu dans ladite
boîte.
[0013] Dans le cas d'un rebord roulé extérieur constitué d'un rabattu vers l'intérieur de
la gorge, la rouille qui commence à se former à partir du tranchant, d'ailleurs craquelé,
du rebord rabattu, se propage progressivement le long du rebord pour former un amas
annulaire de rouille contre la ligne de contact du couvercle et de la bague intérieure.
Lors du retrait du couvercle on contamine inévitablement le contenu de la boîte métallique.
[0014] Pour y remédier, le document DE-PS 687.540 décrit une fermeture pour récipients en
fer blanc recouvert intérieurement d'un film protecteur maintenu en place par une
bague métallique annulaire de fermeture sertie sur le bord supérieur du corps de la
boîte.
[0015] On améliore l'étanchéité de la fermeture en ménageant un joint annulaire dans le
repli périphérique du couvercle.
[0016] La fabricatrion d'un récipient pourvu d'une telle fermeture est difficile, en raison
du fait que le sertissage de la bague métallique annulaire de fermeture sur le corps
de la boîte et la fixation du film protecteur sur l'extrémité roulée de la bague sont
relativement laborieux.
[0017] On connaît également, par le document EP 0002337, un récipient à fermeture à couvercle
dans lequel le couvercle est muni d'un évidement dans lequel peut s'emboîter le corps
d'un autre récipient, de manière à permettre leur empilement afin de faciliter leur
rangement lors de l'entreposage et le transport.
[0018] Le rebord supérieur du corps de la boîte est muni d'une bague annulaire de fermeture
réalisée soit en métal, soit en matière synthétique déformable élastiquement. Un tel
récipient est cependant sujet à la corrosion lorsque la bague métallique de fermeture
n'est pas protégée par une chemise de protection ou est trop peu résistant contre
les chocs lorsque la bague consiste simplement en un profil annulaire en matière synthétique.
[0019] Le problème posé consiste à fixer, par sertissage, une bague de fermeture, non sujette
à la corrosion, au rebord supérieur du corps d'une boîte métallique.
[0020] La présente invention vise aussi à protéger de la corrosion les flancs rabattus d'une
bague métallique de fermeture en fer-blanc éventuellement protégé de vernis. Une
telle bague est destinée à recevoir le couvercle en métal ou en matière synthétique
obturant la boîte métallique. Elle vise également à obtenir une fermeture étanche
à l'air d'un récipient obturé par un couvercle qui doit pouvoir être tour à tour mis
en place dans la gorge de la bague de fermeture et être retiré un grand nombre de
fois, sans s'abîmer et sans se désolidariser intempestivement sous l'action d'une
pression intérieure par exemple, la tension de vapeur du solvant ou sous l'action
d'un choc.
[0021] Tel que caractérisé dans les revendications suivantes, l'élément nouveau mis en oeuvre
dans la fermeture à couvercle selon l'invention, est une chemise en matière synthétique
élastique préformée, encliquetée sur la face intérieure de la bague intérieure, munie
intérieurement d'un épaulement périphérique entourant le rebord rabattu susdit. Cette
chemise est fixée à son pourtour extérieur par sertissage avec la bague métallique
sur le bord supérieur du corps de la boîte métallique.
[0022] On habille la bague métallique d' une chemise annulaire en matière systhétique pourvue
d'un épaulement périphérique, en encliquetant la chemise sur la face intérieure de
la bague. Lors de l'encliquetage, l'épaulement périphérique de la chemise se rabat
au-dessus du rebord rabattu de la bague et forme avec celle-ci un ensemble solidaire,
qui est ensuite serti sur le rebord supérieur du corps de la boîte métallique.
[0023] Le point annulaire élastique est fixé à la bague métallique par sertissage de ladite
bague, sur le bord supérieur du corps de la boîte métallique.
[0024] Suivant une particularité de l'invention, le bourrelet du joint élastique est écrasé
contre le rebord rabattu de la bague, lorsque le couvercle est serré en position d'obturation,
dans la gorge de la bague métallique susdite.
[0025] L'invention concerne également un procédé pour confectionner une boîte métallique
à fermeture à couvercle telle que décrite ci-dessus.
[0026] Pour faciliter la fabrication d'une boîte métallique suivant l'invention, on fixe
la chemise à la bague métallique préalablement emboutie mais non encore sertie. L'habillage
de la bague se fait en enfilant le bourrelet périphérique sur le rebord rabattu de
la bague et en engageant la gorge annulaire de la chemise préformée sur le profil
embouti de la bague. La chemise élastique solidaire de la bague, épouse les formes
du profil embouti, se laisse sertir sur le bord supérieur du corps de la boîte de
la même manière et avec le même appareillage qu'une bague non munie d'une chemise
élastique.
[0027] La présence d'un joint en matière synthétique élastique suivant l'invention, sur
la bague métallique permet d'allier aux avantages d'une fermeture à couvercle métallique
du type fermeture américaine ou tripletite, les avantages d'une fermeture en matière
plastique, c'est-à-dire étanchéité, réutilisations répétées et longévité même en
milieu corrosif.
[0028] Dans une telle fermeture, le couvercle métallique présente dans sa partie marginale,
un profil annulaire convexe qui s'emboîte dans une gorge de forme complémentaire
d'une bague de fermeture. Le couvercle est de cette manière retenu par un double contact
métal sur métal le long de chacune des ailes de la gorge.
[0029] D'autres particularités et détails de l'invention apparaîtront au cours de la description
détaillée suivante, dans laquelle il est fait référence aux dessins annexés qui montrent,
à titre d'exemple non limitatif une forme de réalisation d'une fermeture à couvercle
selon l'invention.
[0030] Dans ces dessins :
- la figure 1 est une vue partielle en coupe d'une d'une boîte métallique à fermeture
à couvercle selon l'invention;
- la figure 2 est une vue en coupe d'une boîte métallique pourvue d'un récipient
de protection intérieur ;
- la figure 3 est une vue semblable à la figure 1 d'une boîte métallique dont la bague
de fermeture est munie d'un rebord rabattu du côté intérieur de la boîte, et
- la figure 4 est une vue partielle en coupe d'une boîte métallique à fermeture constituée
d'une bague en matière synthétique coopérant avec un couvercle réalisé soit en matière
systhétique, soit en métal, la bague étant fixée sur le corps de la boîte par une
collerette métallique de sertissage.
[0031] Dans ces dessins, les mêmes notations de référence désignent des éléments identiques
ou analogues.
[0032] Comme illustré à la figure 1, une boîte métallique désignée dans son ensemble par
la notation de référence 1, est formée d'un corps sensiblement cylindrique 2, constitué
d'un manchon de fer-blanc serti le long d'une génératrice 3 de cylindre et d'un fond
circulaire 4 d'obturation serti sur le bord inférieur 5 du corps susdit 2.
[0033] La partie supérieure de la boîte métallique 1 est constituée d'une fermeture à couvercle
6.
[0034] Cette fermeture 6 comprend une bague métallique 7 intérieure, sertie sur le bord
supérieur 8 du corps 2 et un couvercle métallique 9. Le flanc libre de la bague 7
est embouti selon le profil prédéterminé.
[0035] La bague 7 est emboutie de manière à présenter une gorge circonférencielle 10 présentant
deux ailes 11,12 destinées à enserrer un profil convexe 10ʹ, de forme correspondante
du couvercle métallique 9.
[0036] L'aile intérieure 12 de la gorge 10 de la bague 7 susdite est renforcée par un rebord
13. Ce rebord 13 est rabattu soit du côté de la gorge 10 (figure 1), soit du côté
intérieur de la boîte (figure 3). Ce rebord rabattu 13 est destiné à rendre le profil
de la bague 7 plus rigide de manière à enserrer solidement le couvercle 9.
[0037] Ce couvercle 9 est généralement rond. Il est constitué d'une tôle mise en forme par
emboutissage à la presse. La partie marginale du couvercle 9 présente un profil annulaire
convexe de forme complémentaire à celle de la gorge 10 de la bague métallique 7. Le
bord périphérique du couvercle 9 est rabattu de manière à former un rebord périphérique
14.
[0038] La bague 7 et le couvercle 9 sont profilés de manière qu'en position de fermeture
de la boîte, le rebord périphérique 14 du couvercle 9 soit à fleur du bord serti 8
de la bague. Il subsiste entre le couvercle 9 et la bague de fermeture 7 un espace
dans lequel on peut introduire la pointe d'un tournevis non montré à l'aide duquel
on peut soulever le couvercle et ouvrir la boîte métallique.
[0039] Le profil annulaire convexe du couvercle 9 s'engage dans la nervure de forme complémentaire
de la bague de fermeture 7. Les flancs du profil annulaire du couvercle 9 sont de
cette manière enserrés par un double contact métal sur métal le long de chacune des
ailes de la nervure constituant la gorge 10 de la bague de fermeture 7.
[0040] Suivant l'invention, la face intérieure de la bague 7 est recouverte d'une chemise
15 en matière synthétique élastique. La chemise 15 est munie intérieu rement d'un
épaulement périphérique 16 prolongeant la lèvre du flanc intérieur du repli annulaire
de la chemise.
[0041] Cette chemise 15 est montée sur la bague de fermeture 7, après l'emboutissage de
la bague mais avant le sertissage sur le bord supérieur du corps 2 de la boîte. L'épaulement
périphérique 16 de la chemise 7 repose sur le bord rabattu 13 de la bague 7 et la
chemise recouvre la portion annulaire convexe du profil embouti de la bague 7.
[0042] La bague 7 habillée de la chemise élastique 15 est fixée à son pourtour extérieur
par sertissage sur le bord supérieur 8 du corps 2 de la boîte métallique 1.
[0043] La chemise élastique 15 épouse les formes du profil embouti. En position d'obturation,
le couvercle 9 s'engage par son profil annulaire convexe dans la gorge 10 de forme
complémentaire de la bague de fermeture 7.
[0044] Le profil annulaire forme une nervure convexe qui s'emboîte dans la gorge 10 susdite,
de manière à être enserrée le long des parois latérales par les ailes latérales 11,12
de la gorge 10. On obtient un double contact métal sur métal qui retient solidement
le couvercle 9 et empêche tout retrait intempestif dudit couvercle.
[0045] Dans une forme de réalisation particulière suivant l'invention, le corps et le fond
de la boîte métallique sont recouverts intérieurement d'une garniture de matière
synthétique moulée, injectée ou thermoformée formant un récipient 17 dont le bord
supérieur est serti avec la bague métallique 7 sur le bord supé rieur 8 du corps
2 de la boîte métallique 1 (figure 2).
[0046] Dans une troisième forme de réalisation, illustrée à la figure 4, la fermeture à
couvercle 6 de la boîte métallique est constituée d'une bague 7 en matière synthétique
présentant une aile intérieure et une aile extérieure rabattues vers le bas. L'aile
intérieure 12 coopère avec un couvercle 9 réalisé soit en matière synthétique, soit
en métal.
[0047] La bague 7 est fixée sur le rebord supérieur rabattu 8 du corps 2 de la boîte métallique
1 par une collerette métallique de sertissage 18.
[0048] L'invention concerne également un procédé pour fabriquer une boîte métallique pourvue
d'une fermeture à couvercle suivant l'invention.
[0049] Après avoir embouti la bague métallique 7 d'une chemise élastique 15 préformée en
matière synthétique. La chemise 15 est pourvue, le long de son bord intérieur d'un
épaulement périphérique 16.
[0050] Pour habiller la bague de fermeture 7, avant le sertissage, on applique la chemise
préformée 15 contre la face de la bague 7 dirigée vers l'intérieur de la boîte et
on rabat l'épaulement péripérique de la chemise 15 au-dessus du rebord rabattu de
la bague 7. On sertit ensuite l'ensemble formé de la bague métallique 7 et de ladite
chemise 15 sur le corps supérieur du corps 2 de la boîte métallique 1.
[0051] Enfin dans une seconde forme de réalisation, on augmente la résistance à l'écrasement
d'un récipient, en entourant celui-ci d'un corps cylindrique 2 en métal et éventuellement
d'un fond serti 4.
[0052] Il est évident que l'invention n'est pas limitée strictement à la forme de la réalisation
décrite ci-dessus et que de nombreuses modifications constructives peuvent être apportées
à la bague de fermeture et à la chemise selon l'invention et en particulier aux moyens
d'enserrage de la bague, à la composition du joint élastique, à la forme du couvercle
sans pour autant sortir du cadre de l'invention, délimité par les revendications suivantes.
[0053] Ainsi, l'invention ne se limite pas aux boîtes métalliques formées d'un corps sensiblement
cylindrique, ou elle concerne également les boîtes métalliques de forme quelconque
munies d'une fermeture à couvercle rond.