(19)
(11) EP 0 093 039 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
01.06.1988  Bulletin  1988/22

(21) Numéro de dépôt: 83400765.0

(22) Date de dépôt:  18.04.1983
(51) Int. Cl.4C21C 5/44, C21C 5/32, F27D 1/16

(54)

Procédé de traitement pour améliorer la perméabilité des fonds de récipients métallurgiques pourvus d'éléments réfractaires perméables, et matériaux pour sa mise en oeuvre

Verfahren zur Erhöhung der Gasdurchlässigkeit von feuerfesten Elementen im Boden von metallurgischen Gefässen sowie hierfür geeignetes Material

Process for increasing the gas-permeability of fire-proof elements in the bottoms of metallurgical vessels, and materials for carrying it out


(84) Etats contractants désignés:
AT DE GB NL SE

(30) Priorité: 22.04.1982 FR 8207117

(43) Date de publication de la demande:
02.11.1983  Bulletin  1983/44

(73) Titulaires:
  • INSTITUT DE RECHERCHES DE LA SIDERURGIE FRANCAISE (IRSID)
    F-78105 Saint Germain-en-Laye Cédex (FR)
  • Aciéries réunies de Burbach-Eich-Dudelange (ARBED)
    Luxembourg (LU)

(72) Inventeurs:
  • Denier, Guy
    F-57000 Metz (FR)
  • Henrion, Romain
    L-4055 Esch/Alzette (LU)

(74) Mandataire: Ventavoli, Roger et al
USINOR SACILOR, Direction Propriété Industrielle, Immeuble "La Pacific", La Défense 7, 11/13 Cours Valmy, TSA 10001
92070 La Défense
92070 La Défense (FR)


(56) Documents cités: : 
EP-A- 0 021 861
DE-A- 2 912 771
US-A- 3 259 484
DE-A- 2 100 847
FR-A- 2 322 202
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention se situe dans le domaine de l'élaboration des métaux, notamment de l'acier. Elle concerne plus précisément les récipients métallurgiques, particulièrment les convertisseurs d'affinage, dont le fond est pourvu d'éléments réfractaires perméables.

    [0002] On connait des traitements métallurgiques qui consistent à soumettre un bain de métal en fusion à un brassage pneumatique par injection contrôlée d'un fluide de brassage, habituellement un gaz inerte tel que l'azote ou l'argon, au travers d'éléments réfractaires perméables incorporés au revêtement réfractaire habituel du récipient contenant le bain et débouchant sous la surace de ce dernier. Plus généralement, ces éléments de soufflage sont logés dans le fond du récipient (FR-A-2.322.202, US no. 3.259.484).

    [0003] L'application d'une telle technique de brassage à un convertisseur d'aciérie à l'oxygène d'affinage soufflé par le haut se développe actuellement dans le monde entier sous la dénomination commerciale "procédé LBE" (Lance - Brassage - Equilibre). Ce procédé tend à réaliser, comme son nom l'indique, l'équilibre entre métal et laitier et permet ainsi de cumuler, dans une large mesure, les avantages respectifs des procédés classiques d'affinage à soufflage d'xoygène par le haut et à soufflage d'oxygène par le bas.

    [0004] De nombreuses solutions ont déjà été proposées visant à conférer aux éléments réfractaires une perméabilité sélective suffisante pour assurer un débit de fluide de brassage satisfaisant, tout en évitant une pénétration en sens inverse du métal en fusion. Parmi les diverses solutions proposées à cet égard, ou peut noter en particulier celle décrite dans la demande de brevet européen publiée no 0021861 et qui consiste à former des zones de passage de très faible dimension dans un matériau réfractaire compact habituel. Ceci est obtenu, soit en incorporant des corps étrangers longitudinaux (direction de soufflage) au sein d'une masse réfractaire monolithique, soit par juxtapostion de plaquettes réfractaires avec interposition entre elles de cales d'écartement calibrées.

    [0005] Par ailleurs, ces éléments, comme tout matériau réfractaire, s'usent inévitablement au contact du métal en fusion. Cette usure est en outre acélérée en raison même du soufflage gazeux qui provoque des mouvements de convection très sensibles au niveau des éléments de soufflages et dont els effets induits se font également sentir sur la durée de vie du réfractaire classique environnant. Mais on réussit aujourd'hui, notamment grâce aux éléments de type évoqué ci-avant, à limiter leur vitesse d'usure à peu de chose prés à celle du revêtement réfractair classique constituant le fond, lequel retrouve ainsi un durée de vie comparable à celle qu'il présente dans les convertisseurs classiques à soufflage d'oxygène par le haut (type L.D.).

    [0006] Un autre problème se pose en pratique consistant dans le fait que le perméabilité des éléments de soufflage a tendance à diminuer en cours d'utilisation. Ce phénomène apparaît d'ailleurs quellque peu paradoxal, car il acompagne l'usure progressive normale du fond, et qu'on est donc en droit de penser que, les éléments s'usant pratiquement à la même vitesse que le fond, leur perméabilité devrait au contraire augmenter dans le temps, suite à une diminution des pertes de charge dans les espaces de soufflage.

    [0007] Sinon à remplacer fréquemment les éléments perméables lorsque leur perméabilité ne permet plus de faire passer les débits de gaz voulus, (ce qui serait non seulement fortement pénalisant, mais encore ôterait tout l'intérêt procuré par une durée de vie des éléments égale à celle du fond), le problème revient à savoir s'il existe une méthode simple, efficace, et peu coûteuse permettant de réhausser le niveau de perméabilité de ces éléments, sans avoir à intervenir directement sur eux, et notamment sans devoir les remplacer par des éléments neufs.

    [0008] Dans le but d'apporter une solution à ce problème, l'invention à pour objet un procédé de traitement pour améliorer la perméabilité des fonds de récipients métallurgiques, notamment les convertisseurs d'aciérie à soufflage d'oxygène d'affinage par le haut, lesdits fonds étant pourvus d'éléments réfractaires perméables pour l'introduction contrôlée d'un fluide de brassage dans le bain de métal en fusion contenu dans le récipient, procédé caractérisé en ce que, après avoir vidé le récipient de son contenu au terme de l'affinage d'une charge quelconque, on dépose dans le fond un béton en matériau réfractaire compatible avec le matériau réfractaire constitutif du fond, ledit béton présentant une fluidité suffisante pour assurer son étalement sur le fond; et en ce que on laisse le béton sécher et assurer sa prise, tout en maintenant dans les éléments réfractaires perméables une pression suffisante pour procurer un débit permanent de fluide de brassage. n'excédant pas 30 m3/h environ par élément compté en m3 gazaux.

    [0009] Conformément à un mode opératoire particulier préfère, on prépare un béton réfractaire bien coulable, capable d'atteindre le fond du récipient à partir du bec en coulant le long de la paroi latérale; on déverse ce béton dans le récipient par le bec, le récipient étant en position inclinée, par exemple en position intermédiaire entre la position redressée et la position complètement basculée qu'il présente en fin de coulée du métal en fusion, puis on le redresse à la verticale pour assurer la répartition du béton sur le fond et on laisse le béton sécher et assurer sa prise, tout en maintenant dans les éléments réfractaires perméables une pression suffisante pour assurer un débit de fluide de brassage.

    [0010] Le cas échéant, on pourra faire basculer le récipient de part et d'autre de sa position verticale pour parfair l'étalement du béton sur le fond.

    [0011] Dans ce qui suit, on considèrera que le récipient métallurgique est un convertisseur d'affinage à l'oxygène soufflé par le haut au moyen d'une lance verticale émergée, étant entendu que l'invention s'applique également à tout autre récipient métallurgique, par exemple, les poches ou les fours à arc.

    [0012] En outre, on convient de qualifier de "béton" aussi bien les bétons traditonnels à prise hydraulique à froid (température d'utilisation inférieure à 100°C) que les produits réfractaires goudronnés, tels que de la dolomie ou de la magnésie goudronnées par exemple, donc à liaison "carbone" et que l'on met en oeuvre généralement entre 130 et 180°C environ.

    [0013] Par l'expression "un béton en matériau réfractaire compatible avec le matériau réfractaire constitutif du fond", on entend désigner toute matière réfractaire capable, compte tenu de la nature du fond, de coller sur ce dernier lors de sa solidification. Il s'agit par exemple d'un béton magnésien si le fond a une prédominance en magnésie, ou un béton dolomitique si le fond est à base de dolomie, etc...

    [0014] En outre, par l'expression "béton réfractaire bien coulable" on entend qualifier une préparation de ce dernier qui le rend plus fluide que la fluidité qui résulterait d'une préparation conforme aux prescriptions du fabricant de béton. Autrement dit, il s'agit généralement de rendre ce béton bien humide, c'est-à-dire contenant un excès d'eau par rapport aux prescriptions habituelles de façon à atteindre une teneur de l'ordre de 10% en poids.

    [0015] Par ailleurs, il est clair que plus l'eau sera en excès plus le temps de séchage sera long. D'un autre côté, la mimite inférieure du taux d'humidité à adopter doit tenir compte de la capacité, c'est-à-dire de la taille du récipient, notamment de sa hauteur et du diamètre du fond, ainsi que de sa masse thermique, afin que le béton puisse, en étant introduit par l'extrémité ouverte supérieure (le bec) atteindre le fond, puis une fois le fond atteint, s'y étaler avant de se solidifier.

    [0016] Pour fixer les idées, des séries d'essais effectués sur un convertisseur de 240 t ont montré que la teneur en eau se situe préférentiellement entre 8 et 10% en poids, c'est-à-dire 1 à 2 points de plus que ce que préconise au maximum le fabricant (jusqu'à 7%, mais plus généralement compris entre 3 et 6%).

    [0017] On va maintenant donner trois exemples de compositions pondérales de bétons utilisables selon l'invention. Les deux premiers sont destinés à recouvrir un fond de convertisseur en briques de magnésie, le dernier peut être prévu pour un fond dolomitique.

    I. Béton magnésien hydraulique

    H20: 8 à 10% du poids du béton où R103 représente l'ensemble des oxydes présents de métaux tels que AI, Ti, Cr ...

    Il. Béton magnésien goudronné

    Goudron: 10% en poids du béton

    III. Béton dolomitique qoudronné

    Goudron: 10% du poids du béton.



    [0018] Comme on le voit, la méthode selon l'invention est simple, peu coûteuse, et ne pose aucune difficulté non-maîtrisée. La présence d'éléments refractaires perméables logés dans le fond n'implique aucune autre exigence au cours du séchage du béton que celle qui consiste à maintenir au travers d'eux un débit minimal du fluide de brassage, débit que l'on peut qualifier "de sécurité".

    [0019] De plus, ce débit que l'on peut considérer comme perdu (c'est-à-dire non utilisé pour le traitement du bain proprement dit) n'alourdit que très faiblement le coût global de l'opération, compte tenu de sa valeur relativement minime par rapport à celle mise en oeuvre lors du brassage du bain (de l'ordre de 150 m3/h par élément). On peut même dire que les conséquences sur le coût sont pratiquement négligeables, si on prend soin de choisir un gaz largement disponible dans le commerce, comme l'azote par exemple, ou le cas échéant, un gaz de récupération produit dans l'usine elle-même, comme le CO2.

    [0020] Une fois séché, le béton est en prise mécanique sur le fond et forme une couche réfractaire pouvant atteindre dans la zone centrale, une épaisseur moyenne comprise entre 5 et 20 cm environ (convertisseur de 240 t). Le convertisseur est alors prêt pour le traitement de nouvelles charges. On constate dès la première charge traitée que, non seulement la perméabilité du fond est conservée, mais qu'elle a de plus très sensiblement augmenté par rapport au niveau qu'elle avait avant l'apport du béton.

    [0021] On rappelle à toutes fins utiles, qu'un indicateur possible du "niveau" de perméabilité peut être constitué par le rapport pression/débit de fluide de brassage dans la conduite d'amenée de ce dernier à l'élément réfractaire perméable. Ce rapport peut être déterminé à partir d'une valeur de référence, l'élément perméable étant pris à l'état neuf avec soufflage à vide ou au cours de l'affinage de la première charge au convertisseur.

    [0022] L'explication des résultats obtenus n'est pas encore totalement élucidée:

    - l'observation semble montrer, que la préservation de la perméabilité est asurée par la présence d'un réséau de canaux reliant la face de soufflage de l'élément à la surface libre au fond au travers de la couche de coulis rapportée, ce réseau se formant lors du séchage de cette couche grâce au soufflage permanent du fluide de brassage.

    - quant à l'amélioration de cette perméabilité, il pourrait s'agir d'un phénomène interne à l'élément réfractaire perméable lui-même. On est en effet en droit de penser que l'origine se trouve vraisemblablement dans les effets de choc thermique provoqués au sein des éléments de soufflage par la coulée de la masse de béton froid (température inférieure à 100°C ou à 200°C selon la nature du béton) et amplifiés encore par le flux permanent de fluide de brassage. On peut supposer que les cntraintes thermiques qui en résultent au sein des éléments de soufflage par contraction de la matière provoque, en se libérant, une formation de micro-fissures s'amorçant préférentiellement en paroi des passages originels prévus pour le fluide de brassage.



    [0023] Ces hypothèses s'appuient, entre autres, sur le fait que l'on constate statistiquement une amélioration plus importante de la perméabilité de ces éléments lorsque toute la masse de béton liquide destiné à recouvrir le fond est coulé rapidement, en une seule fois, dans le récipient (ce mode opératoire constituant d'ailleurs une mise en oeuvre préférée de l'invention).

    [0024] D'un autre côté, il a été constaté, compte tenu de l'importante masse thermique du fond, que la température du béton apporté n'influait pas de . façon sensible sur la perméabilité.

    [0025] Mais on peut également penser à une explication purement aéromécanique, le fluide de brassage pouvant pour une part circuler latéralement dans des zones de moindre perte de charge qui se forment éventuellement à l'interface de la couche de béton déposée et du fond réfractaire préexistant.

    [0026] La technique selon l'invention peut'être mise en oeuvre à tout moment, aussi bien entre deux campagnes d'affinage, qu'entre deux charges d'une même campagne, ou même avant la première charge, sur un convertisseur à l'état neuf.

    [0027] On comprend qu'accessoirement l'invention assure également une réparation ou une rénovation des fonds usés.

    [0028] Par ailleurs, l'invention s'applique quelque soit le type d'éléments réfractaires perméables montés dans le fond. Il doit être cependant souligné, que d'excellents résultats ont été obtenus avec des éléments tels que ceux évoqués au début, et dont on pourra avoir plus ample connaissance en se reportant à la description détaillée qui en est faite dans la demande de brevet européen no 0021861 déjà citée.


    Revendications

    1. Procédé de traitement pour améliorer la perméabilité des fonds de récipients métallurgiques, notamment les convertisseurs d'aciérie à soufflage d'oxygène d'affinage par le haut, lesdits fonds étant pourvus d'éléments réfractaires perméables pour l'injection contrôlée d'un fluide de brassage dans le bain de métal en fusion, procédé caractérisé en ce que, après avoir vidé le récipient de son contenu, on dépose dans le fond un béton en matériau réfractaire compatible avec celui constitutif du fond, ledit béton présentant une fluidité suffisante pour assurer son étalement sur la surface du fond, et en ce qu'on laisse le béton sécher et assurer sa prise, tout en maintenant dans les éléments réfractaires perméables une pression suffisante pour procurer un débit permanent de fluide de brassage n'excédant pas 30 m3/ h environ par élément compté en m3 gazaux.
     
    2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'on prépare un béton réfractaire bien coulable, c'est-à-dire capable d'atteindre le fond du récipient à partir du bec en coulant le long de la paroi latérale; en ce qu, après avoir vidé le récipient de son contenu, on déverse se béton dans le récipient par le bec, le récipient étant en position basculée, puis on le redresse à la verticale pour assurer la répartition du béton sur le fond et on le laisse sécher et assurer sa prise tout en maintenant dans les éléments réfractaires perméables une pression suffisante pour procurer un débit permanent de fluide de brassage.
     
    3. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce que, après avoir déversé le béton dans le récipient, on fait basculer ce dernier de part et d'autre de sa position verticale afin de parfaire l'étalement du béton sur le fond.
     
    4. Procédé selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'on utilise un béton réfractaire magnésien hydraulique présentant une teneur pondérale en eau comprise entre 8 et 10%.
     


    Ansprüche

    1. Verfahren zur Erhöhung der Gasdurchlässigkeit der Böden metallurgischer Gefäße, insbesondere von Stahlkonvertern mit von oben erfolgender Sauerstoffeinblasung, wobei die Böden mit gasdurchlässigen, feuerfesten Elementen versehen sind zum gesteuerten Einblasen eines Rührfluides in das geschmolzene Metallbad, dadurch gekennzeichnet, daß nach dem Entfernen des Inhaltes des Behälters auf dem Boden ein Beton aufgebracht wird aus einem feuerfestem Material, das verträglich ist mit demjenigen, das den Boden bildet, wobei der Beton eine ausreichende Fließfähigkeit aufweist, um sein Ausbreiten auf die Bodenfläche gewährleisten zu können und daß man den Beton trocknen und sich festsetzen läßt unter Aufrechterhaltung eines ausreichenden Druckes in den gasdurchlässigen, feuerfesten Elementen, um eine ständige Durchflußleistung von Rührfluid zu ermöglichen, die ungefähr 30 m3/h pro Element, gemessen in gasförmigen m3, nicht übersteigt.
     
    2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß ein Beton hergestellt wird, der gut gießbar ist, d.h. der in der Lage ist, den Gefäßboden zu erreichen, indem er ausgehend von der Gießschnauze an den Seitenwänden entlang fließt; daß nach dem Entfernen des Inhaltes des Behälters der Beton über die Gießschnauze in das Gefäß eingefüllt wird, wobei das Gefäß in gekippter Stellung ist, wonach es in die Senkrechte zurückverdreht wird, um die Verteilung des Betons auf dem Boden zu gewährleisten, wonach man ihn trocknen und sich festsetzen läßt unter Aufrechterhaltung eines ausreichenden Drucks in den feuerfesten, gasdurchlässigen Elementen, um einen permanenten Durchfluß eines Rührfluids zu ermöglichen.
     
    3. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennnzeichnet, daß nach dem Einfüllen des Betons in das Gefäß dieses eine Schaukelbewegung um seine senkrechte Stellung ausführt, um die Ausbreitung des Betons auf dem Boden zu vervolikommnen.
     
    4. Verfahren nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß ein magnesiumhaltiger, feuerfester Beton mit einem Wassergehalt von 8 bis 10 Gewichtsprozent verwendet wird.
     


    Claims

    1. A treating method for improving the permeability of the bottoms of metallurgical vessels, in particular top-blowing steel converters, said bottoms being provided with permeable refractory elements for controlled injection of a stirring fluid into the molten metal bath, characterized by the steps of depositing in the bottom of the vessel, after it has been emptied of its contents, a concrete made of refractory material compatible with that of the bottom, said concrete having a liquidity sufficient to ensure its spread over the surface of the bottom, and of letting the concrete dry and set while maintaining in the permeable refractory elements a pressure sufficient for obtaining a permanent delivery of stirring fluid not exceeding approximately 30 M3 /h per element, calculated in M3 of gas.
     
    2. A method according to claim 1, characterized in that a refractory concrete is prepared which is readily pourable i.e. capable of reaching the bottom of the vessel, from the spout, flowing along the lateral wall; in that, after the vessel is emptied of its contents, this concrete is poured into the vessel via the spout, the vessel being in a tipped position, it is then rectified to the vertical to assure the spread of the concrete over the bottom, and it is allowed to dry and set while a pressure sufficient for obtaining a permanent delivery of stirring fluid is maintained in the permeable refractory elements.
     
    3. A method according to claim 2, characterized in that, after the concrete is poured into the vessel, the latter is tipped from one side to the other from its vertical position in order to complete the spread of the concrete over the bottom.
     
    4. A method according to claim 2, characterized in that the concrete used is a hydraulic magnesian refractory concrete having a content by weight of water between 8 and 10%.