[0001] La présente invention est relative à un procédé pour le dépôt en continu d'un revêtement
sur une bande, ce dépôt étant fait par passage de la bande dans un bain de matière
de revêtement chauffée au-dela de son point de fusion. L'invention s'applique en particulier
au revêtement d'une tôle d'acier par une couche de métal tel que du zinc.
[0002] On connaît depuis longtemps des procédés dans lesquels une bande mince de métal est
entraînée en continu d'abord dans des postes de préparation de surface et de préchauffage,
puis, grâce à des rouleaux immergés, casse dans un bain de matière de revêtement fondu,
du zinc par exemple, après quoi elle sort du bain en suivant un trajet vertical ascendant.
Elle entraîne à sa sortie du bain une couche de matière de revêtement liquide dont
l'épaisseur dépend, notamment, de la vitesse de défilement, de la température du bain
et de l'état de surface de la bande. Cette couche liquide se solidifie lorsque la
bande se refroidit alors qu'elle est au-dessus du bain.
[0003] Pour obtenir une couche de revêtement d'épaisseur uniforme, sans impuretés et à cristallisation
régulière, il convient de contrôler avec précision tous les facteurs qui interviennent
dans l'opération.
[0004] Dans la technique la plus ancienne, on utilisait des rouleaux pour égaliser l'épaisseur
de la couche de revêtement alors qu'elle était encore liquide. Le brevet FR 1.563.457
a décrit une méthode plus efficace qui consiste à envoyer sur cette couche de matière
de revêtement liquide un jet de gaz, de préférence de l'air dans le cas d'un revêtement
de plomb et de la vapeur d'eau sèche dans le cas de zinc, ce jet de gaz étant fourni
par une buse en forme de fente dont la forme, la position et l'orientation sont définies
avec précision, de même que la pression de gaz, afin de fournir un jet en forme de
lame qui enlève la fraction externe de l'épaisseur de liquide et la fait retomber
vers le bain, entraînement avec elle les crasses et oxydes qui pourraient provenir
de la surface du bain.
[0005] Dans la pratique actuelle, le gaz utilisé le plus fréquemment est l'air.
[0006] Par ailleurs, pour obtenir une couche de revêtement à cristallisation fine et régulière,
on connaît un procédé dit de «fleurage minimisé» dans lequel on projette sur la bande
un gaz chargé de germes de cristallisation.
[0007] Usuellement ce gaz est de l'air comprimé dans lequel on a introduit de fines particules
solide de zinc. Pour éviter que celles de ces particules qui ne se fixent pas sur
la bande aillent se répandre dans J'atelier, une bouche d'aspiration est placée à
proximité immédiate de la buse de soufflage et l'air aspiré est recyclé après filtration.
[0008] La combinaison du refroidissement accéléré sous l'effet du jet de gaz et de la présence
d'un grand nombre de germes conduit à une cristallisation fine et régulière.
[0009] Ces méthodes ont dans l'ensemble des résultats satisfaisants; toutefois, les exigences
des utilisateurs sont toujours dans le sens d'une sévérité croissante, et il a été
constaté que la constance du produit fini n'est pas tout à fait parfaite en ce qui
concerne la présence d'oxydes en surface et la cristallisation de la matière de revêtement,
notamment en ce qui concerne les tôles minces à faible épaisseur de revêtement.
[0010] Il est connu (GB-A-777.353) de préserver le revêtement de l'oxydation au moment de
sa sortie du bain en faisant traverser à la bande une enceinte dont les parois plongent
dans le bain et qui présente à sa partie supérieure une ouverture étroite par où sort
la bande. Un gaz inerte séjourne dans cette enceinte, qui contient des rouleaux destinés
à égaliser l'épaisseur du revêtement.
[0011] On a proposé (FR-A-2.454.470) pour améliorer encore la qualité, d'utiliser un gaz
inerte de haute pureté, par exemple de l'azote à très basse teneur en oxygène. Un
tel gaz est coûteux, et on a prévu de le recycler, mais, malgré les précautions prises:
circuits aussi étanches que possible, refroidissement, filtration, on arrive difficilement
à un taux de recyclage supérieur à 50%.
[0012] Le prix élevé de l'azote à très basse teneur en oxygène et des autres gaz de haute
pureté est une cause du prix de revient élevé.
[0013] Le but principal de la présente invention est de réduire la consommation de gaz inerte
de haute pureté sans augmentation exagérée de la complication de l'installation, de
façon à atteindre au total un abaissement sensible des prix de revient.
[0014] Un autre but de l'invention est une ameliora- tion de la qualité du produit par une
meilleure régularité de la cristallisation.
[0015] L'invention fournit donc un procédé de revêtement en continu d'une bande à l'aide
d'une matière de revêtement oxydable, procédé selon lequel on fait passer la bande
dans un bain contenant la matière de revêtement à l'état liquide; on fait sortir la
bande de ce bain dans une direction ascendante; on la soumet à une opération de régularisation
de l'épaisseur de la couche de matière de revêtement liquide entraînée par la bande,
cette opération de régularisation étant faite dans une enceinte sensiblement isolée
de l'atmosphère et contenant un premier gaz non oxydant ou peu oxydant qui subit au
moins partiellement un recyclage; l'opération de régularisation étant éventuellement
suivie d'une opération de projection de germes au cours de laquelle on projette sur
la matière du revêtement encore liquide un second gaz chargé de germes de cristallisation
de ladite matière de revêtement, ce gaz étant ensuite au moins partiellement recyclé,
qui présente la particularité qu'on épure au moins une partie du premier gaz et/ou
au moins une partie du second gaz si la projection des germes est effectuée en le
mettant en contact avec une substance réductrice pour ramener sa teneur en oxygène
au-dessous d'une valeur choisie à l'avance.
[0016] La combinaison du recyclage connu avec une épuration faite au cours même de ce recyclage
permet un contrôle très précis de la teneur en oxygène du gaz, et une grande souplesse
d'adaptation de cette teneur aux besoins. La quantité de substance réductrice nécessaire
est faible, puis qu'elle ne correspond, en marche normale, qu'à la compensation des
rentrées d'oxygène, et elles s'ajuste aux besoins.
[0017] De préférence les opération de régularisation d'épaisseur de revêtement et de soufflage
de germes ont lieu dans une enceinte commune, dans laquelle le premier et le second
gaz se mélangent. De cette façon, on améliore encore la qualité grâce au fait que
la bande peut être protégée de l'atmosphère jusqu'à la cristallisation, et on simplifie
l'installation du fait de l'existence d'une seule enceinte et, éventuellement d'un
seul dispositif d'épuration, disposé sur l'un ou l'autre des circuits de recyclage
ou en un point commun à ces deux circuits.
[0018] Suivant une modalité intéressante, lorsqu'on procède à l'épuration du second gaz
on opère simultanément l'épuration et l'introduction de germes de cristallisation
dans ledit second gaz avant de l'utiliser pour la projection de germes.
[0019] Dans ce cas, si la substance qui donne naissance aux germes de cristallisation est
réductrice, il est avantageux de prévoir qu'on introduit ladite substance dans ledit
second gaz, puis on porte le second gaz à une température suffisamment élevée pour
abaisser sa teneur en oxygène à la valeur choisie, par réaction de l'oxygène sur ladite
substance.
[0020] Cette réaction de réduction peut être améliorée par une injection d'un hydrocarbure,
en faible quantité, la substance qui donne naissance aux germes, zinc par exemple,
jouant alors en plus le rôle de catalyseur dans la réaction hydrocarbure-oxygène,
en plus de son éventuel rôle réducteur propre.
[0021] Ensuite on amène le second gaz, qui contient le résultat de l'oxydation de ladite
substance et éventuellement une partie de la substance qui n'a pas réagi, aux conditions
de température convenant pour ladite opération de projection des germes. De préférence,
on introduit la substance réductrice dans le second gaz à l'état de vapeur et après
l'oxydation d'une partie de cette vapeur, on refroidit le second gaz pour amener ladite
substance à former les germes par condensation à l'état solide.
[0022] Le fait de combiner l'introduction de germes et l'épuration, permet une simplification
évidente de l'installation, donc une réduction des investissements.
[0023] Le fait d'introduire la substance réductrice à l'état de vapeur conduit à une nouvelle
amélioration de la qualité grâce à une meilleure dispersion de cette substance dans
le second gaz, donc une meilleure constance de la teneur en oxygène et également de
la teneur en germes de cristallisation.
[0024] Suivant une autre modalité intéressante, qui peut s'ajouter ou se substituer à la
précédente, on met le gaz à épurer en contact avec une surface chaude, en présence
de la substance réductrice. Celle-ci est avantageusement un hydrocarbure (méthane
par exemple) introduit en faible quantité. Cette surface chaude peut être constituées
par des plaques chauffées par un moyen approprié, mais aussi par la tôle elle-même
sortant du bain, dans le cas où le bain métallique de revêtement est à haute température
(fabrication de tôle aluminiée par exemple). Cette modalité convient particulièrement
au cas où on désire pouvoir à volonté utiliser ou laisser à l'arrêt l'appareillage
de fleurage minimisé. En effet, cette modalité peut être mise en oeuvre en agissant
aussi bien sur le premier gaz que sur le second gaz, les germes de cristallisation
étant introduits dans ce dernier par exemple de façon classique. Elle peut aussi être
mise en oeuvre à l'intérieur de l'enceinte commune aux deux circuits s'il y en a une.
[0025] Pour la mise en oeuvre du procédé qu'on vient d'exposer, on peut utiliser une installation
comprenant des moyens pour faire passer successivement en continu une bande à travers
un bain fondu de matière de revêtement, pour faire sortir cette bande du bain dans
une direction ascendante, des moyens pour régulariser l'épaisseur de la couche de
matière de revêtement liquide entraînée par la bande, ces moyens pouvant comporter
au moins une buse d'essorage disposée pour souffler un jet de gaz en forme de lame
en direction de la bande, ces moyens étant disposés à l'intérieur d'une enceinte ouverte
vers le bas et comportant des paroids latérales qui plongent dans le bain et une paroi
supérieure présentant une fente étroite destinée à la sortie de la bande, l'enceinte
étant associée à un circuit pour recycler le gaz qu'elle contient et pour envoyer
ce gaz vers la ou les buses d'essorage, l'installation comprenant en outre au moins
une buse de soufflage pour refroidir la bande au-dessous du point de solidification
de la matière de revêtement et éventuellement projeter sur celle-ci des germes de
cristallisation, cette buse de soufflage étant associée à un circuit pour recycler
le second gaz qui comporte des moyens pour introduire des germes de cristallisation
dans ledit second gaz en amont de la ou des buses de soufflage, cette installation
comprenant en outre des moyens pour introduire dans le circuit pour le recyclage du
gaz de l'enceinte et/ou dans le circuit pour le recyclage du dit second gaz une substance
réductrice, et des moyens pour amener le gaz correspondant à une température où ladite
substance réagit avec l'oxygène contenu dans le gaz pour amener sa concentration au-dessous
de la valeur choisie.
[0026] De préférence les moyens de régularisation de l'épaisseur de revêtement et la ou
les buses de soufflage de germes sont disposés dans une enceinte commune et lesdits
moyens pour introduire la ou les substances réductrices et pour amener le gaz à la
température de réaction sont disposés soit dans l'enceinte, soit dans un seul des
circuits pour le recyclage.
[0027] Suivant une réalisation intéressante les moyens pour introduire la substance réductrice
dans le gaz et amener celui-ci à la température de réaction, sont constitués par une
enceinte parcourue par le gaz et contenant un bain de substance réductrice à l'état
liquide et une torche à plasma disposée au-dessus de ce bain pour vaporiser ladite
substance. La réaction d'épuration peut être améliorée par l'ajout d'une faible quantité
d'hydrocarbure.
[0028] Suivant une autre réalisation, plus simple d'installation, les moyens pour introduire
la substance réductrice dans le gaz sont constitués par une enceinte contenant un
bain de substance réductrice à l'état liquide, et des moyens pour forcer le gaz à
lécher la surface de ce bain ou pour y barboter. La quantité de substance réductrice
introduite dans le gaz est une fonction de la température du bain métallique de la
substance réductrice, et/ou du débit de gaz barbotant dans cette enceinte. Comme dans
la réalisation précédente, la réaction d'épuration peut être améliorée par l'injection
d'un hydrocarbure, en faible quantité.
[0029] De préférence, avec l'une ou l'autre des
'réalisations qu'on vient de mentionner, lesdits moyens pour introduire la substance
réductrice dans le gaz sont disposés sur le circuit pour le recyclage du second gaz,
et entre lesdits moyens et la ou les buses de soufflage de germes il est prévu des
moyens de refroidissement du second gaz jusqu'à la formation de germes par condensation
à l'état solide de la substance réductrice.
[0030] Suivant une autre réalisation intéressante, les moyens pour désoxyder le gaz sont
obtenus en disposant, dans ladite enceinte, à proximité immédiate de la fente étroite
prévue dans la paroi supérieure de l'enceinte, des plaques chauffées à haute température
et en introduisant dans l'enceinte, à proximité de ces plaques, une faible quantité
d'hydrocarbure afin d'obtenir la désoxydation des gaz contenus dans l'enceinte. Ce
dispositif peut être installé à un autre endroit de l'un ou l'autre circuit, mais
l'avantage de la disposition qu'on vient de décrite est un meilleur contrôle de la
teneur en oxygène. En effet, la fente de sortie de la bande est le principal passage
pour l'entrée d'oxygène dans l'enceinte, par circulation à contre courant de la bande.
[0031] L'invention va maintenant être exposée plus en détail à l'aide d'exemples non limitatifs
de réalisation pratique, relatifs à l'obtention d'un revêtement de zone sur une tôle
d'acier et illustrées par les figures parmi lesquelles:
Fig. 1 est une vue schématique, en coupe verticale de l'installation utile pour la
mise en oeuvre du procédé selon l'invention.
Fig. est une vue schématique partielle en coupe verticale d'un appareillage pour introduire
la substance réductrice dans le gaz.
Fig.3 est une vue analogue à la figure 2 d'un autre appareillage pour introduire la
substance réductrice dans le gaz.
Fig. 4 est une vue schématique de l'appareillage permettant la réaction hydrocarbure-oxygène
avec plaques chauffées disposées à la sortie de l'enceinte.
Fig.5 est une vue schématique d'un appareillage fonctionnant suivant le même principe
que celui de la figure 4, mais placé dans un circuit de recirculation.
[0032] La bande à revêtir arrive par la gauche sur la figure 1, elle traverse d'abord un
four 2, à atmosphère réductrice contrôlée, qui assure à la fois le nettoyage et la
préparation de surface, éventuellement un traitement thermique, et l'ajustement de
la température de la tôle, à une température voisine de celle du bain.
[0033] La bande 1 guidée par des rouleaux 3, 4, 5 descend ensuite dans le bain de zinc fondu
7, puis remonte à la verticale au-dessous du bain et est envoyée après un rouleau
6 vers un poste d'enroulage non représenté. Une gaine 8 qui plonge dans le bain et
communique avec le four 2, entoure la bande sur son trajet entre le four et le bain
7, de façon à empêcher toute formation d'oxyde sur le métal nettoyé et chaud avant
son contact avec le zinc du bain.
[0034] A sa sortie du bain, la bande est entourée par un caisson 9 sans fond et dont les
parois latérales plongent dans le zinc fondu. Le toit du caisson comporte une fente
10, très étroite, pour la sortie de la bande 1 vers le haut.
[0035] A l'intérieur du caisson sont disposées deux buses 11, en forme de fente allongée,
destinées à régulariser l'épaisseur du revêtement à l'épaisseur voulue, et, au-dessus
des buses 11, deux autres buses 12, de refroidissement et/ou de fleurage minimisé.
[0036] Les buses d'essorage 11 sont alimentées en azote par un circuit de recyclage qui
comprend une conduite d'extraction 13 par laquelle du gaz est extrait du caisson 9,
un réfrigérant à eau froide 14, qui abaisse la température du gaz pour améliorer le
fonctionnement de la pompe 15 qui lui fait suite. Un filtre 16 est intercalé entre
le réfrigérant et la pompe. Une conduite d'alimentation 17 relie la pompe 15 aux buses
d'essorage 11. Sur cette conduite 17 vient se brancher une conduite 18 d'appoint en
azote munie d'une vanne et reliée à une source d'azote de grande pureté 19.
[0037] Les buses de fleurage minimisé sont alimentées par un circuit analogue, comportant
une conduite d'extraction 20, un réfrigérant 21, une pompe 22 et une conduite d'alimentation
23, mais sans conduite d'appoint.
[0038] On a représenté en tirets trois positions possibles du dispositif d'épuration:
En 24 on a représenté, un dispositif d'épuration branché sur le circuit du gaz de
fleurage minimisé, et qui est alors combiné avec le dispositif d'alimentation en germes
de cristallisation.
En 25 on a représenté un dispositif d'épuration branché sur le circuit du gaz d'essorage
et dans ce cas il peut être constitué par des moyens d'injecter un hydrocarbure gazeux
ou liquide, ou une substance analogue et une surface chaude qui vient frapper le gaz.
En 26, on a représenté un dispositif d'épuration placé dans le caisson 9, à proximité
de la fente 10. Ce dispositif peut comporter une ou plusieurs surfaces chaudes, l'injection
d'hydrocarbure peut être placée à un autre endroit des circuits.
[0039] La figure 2 montre un appareillage d'introduction de substance réductrice qui est
de préférence placé à l'emplacement désigné par 24 sur la figure 1.
[0040] Cet appareillage comprend une enceinte fermée 30 qui contient un bain de zinc liquide
31 et, en-dessus, de ce bain une torche à plasma 32 disposée pour vaporiser le zinc
du bain. L'enceinte 30 est reliée aux conduites 20, 23 par deux conduites 33, 34,
de part et d'autre de la pompe 22, de façon à constituer un circuit parallèle au circuit
qui comprend les buses 12 de projection de germes. Une vanne de réglage est prévue
sur la conduite 33 d'arrivée de gaz à l'enceinte.
[0041] La figure 3 montre un autre appareillage d'introduction de substance réductrice qui
peut être substitué à celui de la figure 2. Il comprend une enceinte 40 dans laquelle
un bain de zinc liquide 41 est maintenu à température choisie pour introduire la quantité
voulue de vapeur de zinc dans le gaz. La surface libre du bain 41 est égalementdé-
finie en conséquence. Les conduites d'arrivée 43 et de sortie 42 du gaz sont disposées
de la même manière que dans le cas de la figure 2. Si on désire augmenter la quantité
de vapeur de zinc introduite dans le gaz, on peut aussi prévoir de faire barboter
un peu de gaz par une canne 44 immergée dans le bain, cette canne étant reliée à une
source d'azote de grande pureté 46. D'autre part, un tube 45, relié à la canalisation
43, permet d'introduire une très faible quantité d'hydrocarbure; ce dernier en présence
de poudre de zinc améliore la désoxydation du gaz en recirculation.
[0042] Dans le cas de ces deux appareillages, la formation de germes, c'est-à-dire de particules
de zinc a lieu principalement dans la conduite 23 où le gaz se refroidit de façon
naturelle ou forcée avant d'atteindre les buses 12.
[0043] La figure 5 représente une autre réalisation d'appareillage d'épuration. Dans une
enceinte 50 sont disposées deux buses concentriques alimentées 51, 52, dont la première
est alimentée en gaz à épurer à travers une conduite d'arrivée 53, pourvue d'une vanne
54, et la seconde est alimentée en méthane, ou un autre hydrocarbure, par une conduite
d'alimentation 55 pourvue d'une vanne 56. Le mélange de gaz à épurer et de méthane
est projeté vers une plaque 57 chauffée par exemple par des résistances jusqu'à une
température suffisante pour que l'oxygène libre disparaisse. Le gaz épuré est renvoyé
en circuit par une conduite de retour 58. Un tel appareillage peut être disposé aussi
bien dans la position prévue en 24 à la figure 1, que dans la position repérée en
25. S'il occupe la position 24, un dispositif classique d'introduction de germes doit
être prévu.
[0044] Suivant la variante représentée à la figure 4, deux plaques 60 sont disposées de
part et d'autre de la fente 10 par où la bande 1 sort de l'enceinte 9, ce qui correspond
à la position 26 de la figure 1. Ces plaques 60 sont chauffées par des résistances
61 jusqu'à une température telle que l'oxygène pénétrant par la fente 10 à contre
courant de la bande 1 réagisse immédiatement sur le méthane introduit par les conduites
62 dans le gaz à proximité des surfaces chaudes.
[0045] Cette disposition plus efficace, n'est à préconiser que si les teneurs en méthane
sont assez faibles pour ne pas entraîner les risques d'explosion.
[0046] On donne ci-après quelques données chiffrées relatives à des marches effectuées dans
l'installation qu'on vient de décrire, avec une bande de 1 m de large défilante à
35 mètres/minute: pour une épaisseur de revêtement correspondant à 100 g/m
2 sur chaque face, le débit d'azote soufflé aux buses était de 2800 Nm
3/heure sous une surpression de 0,1 bar à l'entrée des buses, la pression dans la caisson
étant sensiblement en équilibre avec la pression atmosphérique. La température de
l'atmosphère dans le caisson 9 était de 150°C, celle de la bande, au niveau de la
fente 10 était de 430°C alors que la température de solidification était de 420°C.
[0047] Dans une première marche, le dispositif de vaporisation de zinc et l'injection de
méthane était hors service. Pour une qualité d'azote supplémentaire injectée dans
le circuit de recirculation, de 200 m
3/h, la teneur en oxygène de l'azote en circulation était de 2%.
[0048] Dans une seconde marche, le dispositif de vaporisation de zinc décrit à la figure
2 était en action, la température du zinc dans le bain 31 était de 460-500°C, les
caractéristiques d'emploi de la torche plasma étaient les suivantes:
- tension 100 V
- intensité 70 à 100 A
- argon 451/min
- hydrogène 10 1/min
- température de la bande à la sortie fente 10 380°C.
[0049] La teneur en oxygène dans l'azote en circulation était inférieure à 200 ppm.
[0050] Dans un autre essai, les autres conditions étaient les mêmes, on a utilisé le dispositif
de la figure 3. La température du zinc dans le creuset annexe était de 600°C et le
débit d'azote balayant la surface de ce creuset était de 25 m
3/h, le débit d'azote barbotant dans le creuset était de 2 m
3/h et la quantité de méthane injectée de 1 m
3/h.
[0051] On a encore obtenu une teneur en oxygène dans l'azote inférieure à 200 ppm.
[0052] Dans un quatrième essai on a utilisé le dispositif de la figure 4, le débit de méthane
injecté était de 2 m
3/h, et la température de la surface chaude 60 était de 700°C. On a obtenu une teneur
en oxygène dans l'azote de 10 à 20 ppm.
[0053] L'utilisation du dispositif de la figure 4 permet donc d'obtenir de très grandes
puretés en oxygène, on doit cependant observer qu'il ne fournit pas de germes pour
les buses de fleurage minimisé. Si cette opération est nécessaire, il faut prévoir
une alimentation distincte pour ces germes. On peut par exemple faire fonctionner
en parallèle un dispositif de vaporisation de zinc selon la figure 2 ou 3.
1. Procédé de revêtement en continu d'une bande à l'aide d'une matière de revêtement
oxydable, procédé selon lequel on fait passer la bande dans un bain contenant la matière
de revêtement à l'état liquide; on fait sortir la bande de ce bain dans une direction
ascendante; on la soumet à une opération de régularisation de l'épaisseur de la couche
de matière de revêtement liquide entraînée par la band, cette opération de régularisation
étant faite dans une enceinte sensiblement isolée de l'atmosphère et contenant un
premier gaz non oxydant ou peu oxydant qui subit au moins partiellement un recyclage;
l'opération de régularisation d'épaisseur de revêtement étant éventuellement suivie
d'une opération de projection de germes au cours de laquelle on projette, sur la matière
de revêtement encore liquide un second gaz chargé de germes de cristallisation de
ladite matière de revêtement, ce gaz étant ensuite au moins partiellement recyclé,
caractérisé en ce qu'on épure au moins une partie du premier gaz et/ou au moins une
partie du second gaz si la projection des germes est effectuée en le mettant en contact
avec une substance réductrice pour ramener sa teneur en oxygène au-dessous d'une valeur
choisie à l'avance.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que les opérations de régularisation
d'épaisseur de revêtement et de soufflage de germes ont lieu dans une enceinte commune,
dans laquelle le premier et le second gaz sont en contact.
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 et dans lequel on épure
ledit second gaz, caractérisé en ce qu'on opère simultanément l'épuration et l'introduction
de germes de cristallisation dans ledit second gaz avant de l'utiliser pour la projection
de germes.
4. Procédé selon la revendication 3 et dans lequel la substance qui donne naissance
aux germes de cristallisation est réductrice, caractérisé en ce qu'on introduit ladite
substance dans ledit second gaz, puis on porte le second gaz à une température suffisamment
élevée pour abaisser sa teneur en oxygène à la valeur choisie par réaction de l'oxygène
sur ladite substance, et résultat de l'oxydation de ladite substance et éventuellement
une partie de la substance qui n'a éventuellement une partie de la substance qui n'a
pas réagi, aux conditions de température convenant pour ladite opération de projection
des germes.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisé en ce qu'on introduit ladite substance
à l'état de vapeur dans le second gaz, et en ce qu'après l'oxydation d'une partie
de cette vapeur, on refroidit le second gaz pour amener ladite substance à former
les germes par condensation à l'état solide.
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce qu'on introduit en outre une
faible quantité d'hydrocarbure dans le second gaz, afin d'améliorer l'opération d'épuration
du second gaz par réduction de l'oxygène, la substance qui donne naissance aux germes
jouant un rôle de catalyseur dans la réaction de l'hydrocarbure avec l'oxygène, en
plus de son éventuel rôle réducteur propre.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que
ladite substance qui donne naissance aux germes est le zinc.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce qu'on
fait réagir le gaz à épurer avec une substance réductrice du type hydrocarbure, introduite
en faible quantité, sur une surface chaude, par exemple une plaque chauffée.
9. Procédé selon la revendication 8, caractérisé en ce que l'hydrocarbure est le méthane
et en ce que la matière de revêtement est le zinc ou un de ses alliages, ou l'aluminium
ou un de ses alliage.
1. Verfahren zum kontinuierlichen Aufbringen eines oxidierbaren Überzugs auf ein Band,
bei dem das Band ein Bad mit dem verflüssigten Überzugsmaterial durchläuft und das
Bad in einer Richtung nach oben verlässt und einem Verfahren zum Ausgleich der Schichtdicke
des von dem Band aufgenommenen flüssigen Überzugsmaterials unterzogen wird, wobei
dieses Verfahren in einem weitgehend von der Atmosphäre abgeschlossenen Raum durchgeführt
wird, der ein nicht oder nur gering oxidierendes erstes Gas enthält, das zumindest
teilweise in einem Kreislauf geführt wird, worauf auf dieses Verfahren ggf. ein Verfahren
zum Aufbringen von Keimen erfolgt, bei welchem ein zweites Kristallisationskeime für
das Überzugsmaterial tragendes Gas auf das noch flüssige Überzugsmaterial auftrifft,
und auch dieses Gas zumindest teilweise im Kreislauf geführt wird, dadurch gekennzeichnet,
dass mindestens ein Teil des ersten Gases gereinigt und/oder mindestens ein Teil des
zweiten Gases mit einer reduzierenden Substanz in Kontakt gebracht wird, um den Gehalt
an Sauerstoff unter ein vorbestimmtes Mass abzusenken.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Verfahren zum Ausgleich
der Schichtdicke des Überzugs und zum Aufbringen der Keime in einem gemeinsamen Raum
erfolgen, in welchem das erste und das zweite Gas miteinander in Kontakt stehen.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, bei dem das zweite Gas gereinigt wird, dadurch
gekennzeichnet, dass die Reinigung und die Einführung der Kristallisationskeime in
das zweite Gas gleichzeitig vor der Verwendung des Gases zum Aufbringen der Keime
durchgeführt wird.
4. Verfahren nach Anspruch 3, bei welchem die Substanz, von der die Kristallisationskeime
stammen, ein Reduktionsmittel ist, dadurch gekennzeichnet, dass die Substanz in das
zweite Gas eingeführt und dieses auf eine genügend hohe Temperatur gebracht wird,
um den Gehalt an Sauerstoff auf den für die Reaktion des Sauerstoffs mit der Substanz
erforderlichen Wert abzusenken, worauf das zweite Gas, welches das Ergebnis der Oxidation
der Substanz und ggf. einen Teil der nicht reagierten Substanz aufweist, auf eine
Temperatur gebracht wird, die für das Aufbringen der Keime erforderlich ist.
5. Verfahren nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Substanz in dem zweiten
Gas in einen Dampfzustand gebracht und das zweite Gas nach der Oxidation einen Teils
dieses Dampfes abgekühlt wird, um die die Keime bildende Substanz durch Kondensation
in den festen Zustand zu überführen.
6. Verfahren nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass in das zweite Gas ausserdem
ein geringer Anteil Kohlenwasserstoff eingeführt wird, um den Reinigungsvorgang des
zweiten Gases durch Reduktion des Sauerstoffs zu verbessern, wobei die die Keime bildende
Substanz zusätzlich zu ihrer evtl. Rolle als eigenes Reduktionsmittel bei der Reaktion
des Kohlenwasserstoffs mit dem Sauerstoff als Katalysator wirkt.
7. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die die
Keime bildende Substanz Zink ist.
8. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass das zu
reinigende Gas mit einer reduzierenden Substanz, wie Kohlenwasserstoff, die in geringer
Menge eingeführt wird, auf einer erwärmten Fläche, beispielsweise einer erwärmten
Platte, zur Reaktion gebracht wird.
9. Verfahren nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass als Kohlenwasserstoff Methan
dient und das Überzugsmaterial aus Zink oder einer seiner Legierungen oder aus Aluminium
oder einer seiner Legierungen besteht.
1. Process for the continuous coating of a strip using an oxidizable coating material,
according to which process the strip is passed through a bath containing the coating
material in the liquid state; the strip is brought out of this bath in an ascending
direction; it is subjected to an operation of equalizing the thickness of the layer
of liquid coating material carried by the strip, this equalizing operation being carried
out in an enclosure substantially isolated from the atmosphere and containing a first
non-oxidizing or only weakly oxidizing gas which at least partially undergoes recycling;
the coating thickness equalizing operation optionally being followed by an operation
of projecting seeds, during which a second gas charged with seeds for crystallization
of the said coating material is projected onto the still liquid coating material,
this gas then being at least partially recycled, characterized in that at least a
portion of the first gas, and/or at least a portion of the second gas if the projection
of the seeds is carried out, is/are purified by bringing it into contact with a reducing
substance in order to bring its oxygen content to below a pre-selected value.
2. Process according to Claim 1, characterized in that the operations of coating thickness
equalization and blowing the seeds take place in a common enclosure in which the first
and the second gas are in contact.
3. Process according to either of Claims 1 and 2 and in which the said second gas
is purified, characterized in that the purification and the introduction of crystallization
seeds into the said second gas are performed simultaneously before the latter is used
for the projection of seeds.
4. Process according to Claim 3 and in which the substance which gives rise to the
crystallization seeds is reducing, characterized in that the said substance is introduced
into the said second gas, the second gas is then brought to a sufficiently high temperature
to lower its oxygen content to the selected value by reaction of the oxygen with the
said substance, and the second gas, which contains the product resulting from the
oxidation of the said substance and possibly an unreacted portion of the substance,
is then brought to the temperature conditions suitable for the said operation of projectingthe
seeds.
5. Process according to Claim 4, characterized in that the said substance is introduced
in the vapour state into the second gas, and in that, after the oxidation of a portion
of this vapour, the second gas is cooled in order to induce the said substance to
form seeds by condensation in the solid state.
6. Process according to Claim 5, characterized in that, in addition, a small quantity
of hydrocarbon is introduced into the second gas in order to improve the operation
of purification of the second gas by reduction of the oxygen, the substance which
gives rise to the seeds performing a role of catalyst in the reaction of the hydrocarbon
with the oxygen, in addition to its possible inherent reducing role.
7. Process according to any one of Claims 1 to 6, characterized in that the said substance
which gives rise to the seeds is zinc.
8. Process according to any one of Claims 1 to 7, characterized in that the gas to
be purified is reacted with a reducing substance of the hydrocarbon type, introduced
in a small quantity, on a hot surface, for example a heated plate.
9. Process according to Claim 8, characterized in that the hydrocarbon is methane
and in that the coating material is zinc or one of its alloys, or aluminium or one
of its alloys.