[0001] La présente invention concerne un appareil de scellement, comportant un porte-canon,
un canon de guidage d'un élément de fixation destiné à être entraîné par l'action
des gaz de combustion d'une charge propulsive, et un système de percussion de la charge
comprenant un percuteur, monté dans une culasse, un verrou d'armement du percuteur,
une gachette de libération du verrou et une détente d'actionnement de la gachette.
[0002] Les travaux sous-marins étant de plus en plus fréquents, de nombreux appareils utilisés
jusqu'alors pour le travail à l'air libre ont été adaptés à une utilisation en milieu
sous-marin. Les appareils de scellement utilisant l'énergie fournie par une charge
de poudre sont particulièrement intéressants pour ce genre de travaux, du fait de
leur autonomie et de leur faible encombrement.
[0003] Les conditions de travail et la nature des travaux exigés impliquent que ces outils
fournissent une puissance importante pour permettre par exemple la fixation de goujons
et de tampons. Cette puissance appropriée sous l'eau, s'avère beaucoup trop importante
hors du milieu marin.
[0004] Par le document FR-A-496 960, on connaît un dispositif de sûreté destiné à être utilisé
en combinaison avec un mécanisme de mise à feu, agencé pour ne fonctionner qu'en immersion
et qui comprend un système de percussion comportant une chambre pourvue d'au moins
un orifice d'admission de liquide, un piston de percussion mobile dans la chambre,
des moyens manoeuvrables agencés pour, sous l'action de leur manoeuvre, boucher l'orifice
d'admission, repousser le liquide et déplacer le piston de percussion et permettre
ainsi la percussion d'une charge.
[0005] Toutefois, le dispositif est essentiellement destiné à la mise à feu de mines, bombes
et autres corps explosifs immergés, si bien qu'il ne peut servir qu'une seule fois.
[0006] La présente invention vise donc à proposer un appareil de scellement ne fonctionnant
qu'en immersion et ne fonctionnant pas à l'air libre et pouvant être réarmé à volonté.
[0007] A cet effet, la présente invention concerne un appareil du type mentionné ci-dessus,
caractérisé par le fait que le système de percussion comporte une chambre pourvue
d'au moins un orifice d'admission de liquide, un piston de percussion mobile dans
la chambre, des moyens manoeuvrables agencés pour, sous l'action de leur manoeuvre,
boucher l'orifice d'admission, repousser le liquide et déplacer le piston de percussion
et permettre ainsi la percussion de la charge, et un orifice d'aspiration de liquide
dans la chambre lors du rappel en position de repos et de réarmement des moyens manoeuvrables.
[0008] Le système de mise à feu de l'appareil de l'invention est donc un système hydraulique,
qui ne peut fonctionner à l'air libre, en raison du caractère compressible de l'air
qui ne peut pas déplacer, tout du moins suffisamment, le piston de percussion pour
autoriser la percussion. Par contre, quand l'appareil est immergé, la chambre du système
de percussion se remplit de liquide, - il s'agira le plus souvent d'eau - pratiquement
incompressible, et la manoeuvre desdits moyens peut alors, par l'intermédiaire du
volume d'eau, autoriser la percussion. En outre, après mise à feu, l'appareil de l'invention
peut à nouveau être armé et être utilisé, par aspiration d'eau dans la chambre de
percussion pour compenser les fuites survenues en raison des inévitables jeux avec
lesquels les pièces sont montées dans la chambre.
[0009] L'orifice d'aspiration peut être obturable ; l'orifice d'aspiration, obturable, et
l'orifice d'admission peuvent ne former qu'un seul et même orifice. Un orifice d'échappement
peut être ménagé dans la paroi de la chambre de percussion et il peut constituer l'orifice
d'aspiration.
[0010] Il est intéressant que ce soit le piston de percussion qui joue le rôle de gachette,
et, la détente, le rôle des moyens manoeuvrables.
[0011] Dans ce cas, la détente peut avantageusement comporter un doigt de percussion agencé
pour coopérer avec un autre piston mobile dans la chambre. Cet autre piston peut être
soumis à l'action d'un ressort de rappel. Cet autre piston peut aussi être solidaire
en déplacement du doigt de percussion, l'orifice d'aspiration être l'orifice d'admission
et être obturable.
[0012] Avantageusement encore, l'orifice d'aspiration ou d'admission peut être ménagé dans
le piston de percussion.
[0013] Mais la chambre de percussion peut aussi être disposée pour que le piston de percussion
puisse venir s'intercaler entre la culasse et le percuteur, qui vient en butée contre
lui lorsque les moyens manoeuvrables ne sont pas manoeuvrés.
[0014] Dans ce dernier cas, les moyens manoeuvrables peuvent être constitués par le canon,
jouant son rôle de percussion dans son mouvement de recul lors de la mise en appui
de l'appareil, ou bien par la détente. Dans ce dernier cas toujours, la gachette peut
être solidaire de la détente.
[0015] Avantageusement, les moyens manoeuvrables peuvent être agencés pour coopérer avec
un doigt de percussion solidaire d'un autre piston mobile dans la chambre contre l'action
d'un ressort de rappel.
[0016] Enfin, l'élément de fixation est avantageusement placé dans un élément tubulaire
à une extrémité duquel est disposée la charge propulsive, l'autre extrémité de l'élément
tubulaire étant recouverte d'un obturateur perforable par l'élément de fixation.
[0017] L'invention sera mieux comprise à l'aide de la description suivante de plusieurs
formes de réalisation de l'appareil de l'invention, en référence aux dessins annexés,
sur lesquels,
- la figure 1 est une vue en coupe axiale partielle d'une première forme de réalisation
de l'appareil de l'invention, immergé et après mise à feu ;
- la figure 2 est une vue analogue à celle de la figure 1, le système de percussion
de l'appareil étant en position d'armement, avant mise à feu ;
- la figure 3 est une vue analogue à celle de la figure 1, l'appareil étant hors de
l'eau en position de mise à feu ;
- la figure 4 est une vue en coupe axiale partielle de la chambre de percussion du
système de percussion d'une deuxième forme de réalisation de l'appareil de l'invention,
avant mise à feu ;
- la figure 5 est une vue en coupe axiale, à plus grande échelle, d'une première variante
de réalisation de la chambre de percussion de l'appareil des figures 1-3 ;
- la figure 6 est une vue en coupe axiale, à plus grande échelle, d'une deuxième variante
de réalisation de la chambre de percussion de l'appareil des figures 1-3 ;
- la figure 7 est une vue en coupe axiale, à plus grande échelle, d'une troisième
variante de réalisation de la chambre de percussion de l'appareil des figures 1-3
;
- la figure 8 est une vue en coupe axiale de l'appareil de l'invention avec une quatrième
variante de réalisation du système de percussion, l'appareil non immergé, avant sa
mise en appui et après armement, et
- la figure 9 est une vue analogue à celle de la figure 8, le système de percussion
de l'appareil étant immergé et après mise à feu.
[0018] En référence à la figure 1, l'appareil de l'invention comprend un porte-canon 1,
d'axe 6, dans lequel est monté un canon qui contient un élément tubulaire, à l'une,
arrière, des extrémités duquel est sertie une charge propulsive à poudre, l'autre
extrémité, avant, étant recouverte d'un obturateur en matériau perforable par un élément
de fixation - tampon ou goujon - disposé à l'intérieur de l'élément tubulaire. A l'arrière
du porte-canon 1 est disposé un système 2 de mise à feu, ou de percussion de la charge.
Ce système comporte un percuteur 3, avec une tige antérieure 7, rappelé vers l'avant
par un ressort de percussion 4 en appui contre, d'une part, le fond d'un évidement
axial 9 ménagé dans le percuteur et, d'autre part, le fond d'un culot démontable 5,
pour venir en butée contre un épaulement annulaire 8 d'une portion arrière du porte-canon,
et faisant office de culasse. Entre la tige 7 et le logement axial 9 du ressort de
percussion est ménagé un autre évidement 10 transversal, dans lequel est monté un
pion, ou verrou, d'armement 11, rappelé vers le bas, sur la figure, par un ressort
12, en appui contre, d'un côté, le fond intérieur du pion, évidé à cet effet, et,
de l'autre côté, une butée 25. L'appareil, immergé, étant représenté après mise à
feu, le verrou d'armement 11 est repoussé vers l'intérieur de son logement 10, contre
l'action du ressort 12, en appui contre une clavette fixe 13, et affleure la surface
inférieure, sur la figure, du percuteur 3, et la surface supérieure de la clavette
13.
[0019] Sensiblement sous l'évidement 9 du percuteur, dans la position de la figure 1, est
ménagée, dans une crosse, ou poignée, 14 de l'appareil, une chambre de percussion
transversale 15, pourvue d'un orifice 23 d'admission d'eau. Dans la chambre 15 sont
disposés deux pistons, un premier 16, en forme de L retourné, rappelé en direction
opposée à celle du second ici par un ressort 17 en appui sur un axe 26, et un second
18, libre en translation et assurant un rôle de gachette. Dans la forme de réalisation
de la figure 1, et dans la position y représentée, la gachette 18 est en appui contre
la clavette 13 par un épaulement ménagé à cet effet. Le premier piston 16 est saisi
par un doigt intermédiaire 19 d'une détente 20 et rappelé en direction de la gachette
18, contre l'action du ressort 17. La détente 20 est montée pivotante autour d'un
pivot transversal 21, contre l'action d'u petit ressort 22 de maintien et de léger
rappel vers la crosse 14. Dans la position de la figure 1, la détente 20 a été manoeuvrée
et pressée contre la crosse 14. Le doigt de percussion 19 a pivoté dans le sens inverse
des aiguilles d'une montre, a fait monter le piston 16 en obturant l'orifice d'admission
23, ce qui a repoussé vers le haut, c'est-à-dire vers le percuteur, le volume d'eau
emprisonné entre le piston 16 et la gachette 18, ce qui a actionné, ou déplacé vers
le percuteur, la gachette 18 qui, à son tour, a repoussé le verrou d'armement 11 dans
son logement 10 pour libérer le percuteur, comme cela sera expliqué à nouveau ci-après
en référence à la figure 2.
[0020] Sur la figure 2, l'appareil est représenté avec son système de percussion en position
d'armement, avant mise à feu. La détente a été manuellement écartée de la crosse 14,
vers l'extérieur. Un doigt d'extrémité 24 de la détente a repoussé le percuteur 3
vers l'arrière contre l'action de son ressort de percussion 4 alors comprimé, pour
placer le percuteur en position d'armement. Le doigt intermédiaire 19, pivoté vers
le bas, a permis au piston 16, sous l'action de son ressort 17, de s'écarter de la
gachette 18 pour découvrir l'orifice d'admission 23. Le verrou d'armement 11 est passé
derrière la clavette 13 et a pu, sous l'action de son ressort 12, sortir de son logement
10, pour repousser la gachette 18 vers l'intérieur de la chambre 15, et venir en butée
contre la clavette 13 et être ainsi armé.
[0021] A partir de cet état de la figure 2, le fonctionnement du système de mise à feu est
facile à comprendre. L'appareil étant immergé, le liquide pénètre par l'orifice 23
dans la chambre 15. Après mise en appui de l'appareil sur un matériau destiné à recevoir
l'élément de fixation, et manoeuvre de la détente 20 pour la rapprocher de la crosse
14, le doigt 19 fait remonter le piston 16 qui obture l'orifice d'admission 23. Le
volume d'eau enfermé dans la chambre 15 est repoussé vers le haut et repousse la gachette
18. Celle-ci à son tour repousse le verrou d'armement 11 et quand celui-ci affleure
la surface supérieure 27 de la clavette 13, le percuteur, sous l'action de son ressort
4, peut être propulsé vers l'avant pour mettre à feu la charge dont les gaz de combustion
vont propulser l'élément de fixation.
[0022] Sur la figure 3, l'appareil est représenté dans la même position qu'à la figure 1,
en position de mise à feu, mais non après la mise à feu, qui ne s'est pas produite,
l'appareil étant hors de l'eau. La détente 20 ayant été manoeuvrée, le piston 16 a
comprimé une partie du volume d'air préalablement enfermé dans la chambre 15, le reste
de ce volume d'air s'étant évacué par les jeux 28 nécessaires à l'ajustement des pistons
16, 18 dans la chambre 15 et éventuellement aussi, comme on le verra plus loin, par
un ou des orifices calibrés prévus notamment à cet effet. L'énergie requise pour soulever
le verrou 11, contre l'action de son ressort 12, étant plus grande que celle que la
gachette 18 a pu lui fournir, la mise à feu n'a pas pu avoir lieu.
[0023] Les figures 5-7 représentent plus en détails trois variantes de réalisation de la
chambre du système de percussion de l'appareil des figures 1-3, celle de la figure
5, juste avant mise à feu, celle de la figure 6, en position d'armement, et celle
de la figure 7, après mise à feu. Les mêmes éléments fonctionnels qu'aux figures précédentes
y ont été représentés avec les mêmes références mais affectées des indices ˝‴ ′
v, respectivement.
[0024] Les pistons 16˝ et 18˝ de la chambre 15˝ de la figure 5 sont , chacun, pourvus d'une
lèvre d'étanchéité 31˝, 32˝, assurant une bonne étanchéité latérale, mais non parfaite
contre la paroi de la chambre 15˝. Le ressort 17˝ est en appui par ses deux extrémités
contre les pistons 16˝, 18˝. Un orifice d'échappement 33˝ a été ménagé dans la paroi
de la chambre 15˝ qui comporte plusieurs orifices d'admission d'eau 23˝. Après mise
en appui de l'appareil et manoeuvre de la détente 20, pour la mise à feu de la charge,
l'eau initialement enfermée dans la chambre 15˝ s'est échappée par les jeux donc inévitables
avec lesquels les pistons 16˝ et 18˝ sont montés dans la chambre 15˝ ainsi que par
l'orifice d'échappement calibré 33˝. Lors du réarmement ultérieur de l'appareil, soit
lors du rappel en position de repos et de réarmement de la détente 20 et du piston
16˝, précisément pour compenser ces fuites d'eau, l'orifice d'échappement 33˝ joue
un rôle de remplissage et d'aspiration par lequel, par le déplacement du piston 16˝
sous l'action de rappel du ressort 17˝, de l'eau est aspirée pour compléter l'action
du ressort 17˝ et commencer à remplir d'eau la chambre 15˝ avant que le piston 16˝
ne découvre les orifices d'admission 23˝. Les jeux entre les pistons 16˝ et 18˝ et
la paroi de la chambre 15˝ ainsi que l'orifice 33˝ facilitent donc le réarmement de
l'appareil.
[0025] Sur la figure 6, la gachette 18‴ est pourvue d'un conduit de passage de liquide 29‴
avec une bille-clapet 30‴. L'étanchéité entre la gachette 18‴ et la paroi de la chambre
15˝′ est assurée par un joint torique 34‴. Le piston inférieur 16‴ est identique à
celui de la figure 5. Le ressort 17‴ de rappel du piston 16‴ s'appuie ici aussi sur
les deux pistons 16‴, 18‴. La chambre comporte plusieurs orifices d'admission 23˝′.
Dans la position de la figure 6, la chambre 15‴ est en phase de remplissage et la
pression de liquide qui y règne est nulle. Si l'appareil pourvu du système comportant
la chambre de percussion de la figure 6 est hors de l'eau, quant on manoeuvre la détente,
avec son doigt 19‴, l'air est comprimé et s'échappe en partie par les jeux et la gachette
18‴ ne bouge pas. Si on utilise l'appareil immergé, les deux pistons 16‴, 18‴ sont
solidarisés en déplacement, la course du piston 16‴ requise pour déplacer la gachette
18‴ et déverrouiller le verrou 11‴ étant plus grande que celle qui lui est nécessaire
pour compenser les fuites. Lors du réarmement de l'appareil, et tout comme précédemment,
de l'eau est aspirée dans la chambre 15‴, mais par le conduit 29‴, la bille 30‴ étant
écartée de son siège.
[0026] Sur le figure 7, qui représente une forme de réalisation particulièrement intéressante
de la chambre de percussion, la gachette 18′
v comporte un conduit d'admission de liquide 29′
v , débouchant dans la chambre 15′
v et qui peut être obturée par une membrane souple anti-retour 35′
v portée par un ergot 36′
v enfoncé dans un évidement 37′
v ménagé dans la gachette. La membrane 35′
v , pendant la phase de remplissage, n'empêche pas le passage du liquide par le conduit
29′
v et, pendant la phase de déverrouillage, elle assure une fonction d'étanchéité contre
la paroi de la chambre et d'obturation du conduit d'admission 29′
v. Le piston inférieur 16′
v, en forme de U tourné de 90°, contient le doigt 19′
v de la détente, en forme de rotule. L'étanchéité entre le piston 16′
v et la paroi de la chambre 15′
v est, ici, assurée par un joint torique 36′
v . La chambre, ici, ne comporte plus les orifices d'admission de liquide des autres
formes de réalisation, le conduit 29′
v en faisant office. Un orifice d'échappement calibré 33′
v a quand même été ménagé dans la paroi de la chambre pour permettre une légère fuite
et assurer ainsi que le système ne fonctionne pas hors de l'eau. Cet orifice 33′
v n'est cependant pas indispensable.
[0027] Lorsque la détente revient en position de réarmement du percuteur, le piston 16′
v est entraîné avec elle vers le bas, sur la figure 7, en provoquant une dépression
dans la chambre 15′
v , jusqu'en butée sur une pièce, non représentée. Alors, la membrane 35′
v se décolle de la gachette 18′
v pour libérer le conduit 29′
v , fonctionnant en conduit d'aspiration, et permettre le remplissage de la chambre.
[0028] Avec l'appareil de la figure 7, la course du piston 16′
v , soidaire du doigt 19′
v de la détente, évitant ainsi la présence d'un ressort, peut être plus importante
que celle, qui permet le déverrouillage du percuteur 3′
v , de la gachette 18′
v , grâce à quoi, on peut plus facilement tolérer une fuite d'air par l'orifice 33′
v , quand l'appareil est hors de l'eau, pour rendre l'appareil inutilisable. On pourrait
aussi prévoir des pistons 16′ et 18′
v à sections respectivement différentes pour améliorer encore le rendement.
[0029] La forme de réalisation de l'appareil de l'invention représentée sur la figure 4,
dans la même position avant mise à feu qu'à la figure 2, comporte un mécanisme différent
d'actionnement de la gachete 18′. Les mêmes éléments fonctionnels qu'aux figures précédentes
portent les mêmes références mais primes, comme par exemple la clavette 13′. La gachette
18′ comporte un conduit traversant évasé 29′ dans lequel est disposée une bille 30′
jouant un rôle de clapet. La détente 20′ est prolongée par une tige 16′ montée coulissante
dans la chambre 15′ contre l'action de son ressort de rappel 22′. La chambre 15′,
non plus sensiblement cylindrique mais coudée, est pourvue d'orifices 23′ d'admission
d'eau. L'armement du percuteur s'effectue ici sous l'action du recul du canon lors
de la mise en appui de l'appareil sur le matériau récepteur de l'élément de fixation.
Quand un opérateur manoeuvre la détente 20′, l'appareil étant immergé, pour la repousser
dans la chambre 15′ contre l'action de son resort 22′, la tige 16′ obture les orifices
d'admission 23′ et la bille 30′ obture le conduit 29′. Sous l'action de la détente,
la gachette 18′ est donc déplacée comme précédemment, pour déverrouiller le percuteur.
Lorsque la détente 20′ est relachée, l'action de son ressort 22′ déplace la tige 16′,
ce qui provoque un déplacement de liquide dans la chambre 15′. Alors, la bille 30′
se déplace, aussi, de manière limitée, ouvre le conduit 29′, le liquide pénètre dans
la chambre 15′, par le conduit 29′, et participe, avec le ressort 22′, au rappel en
position de repos de la détente 20′ pour assurer ainsi que les orifices d'admission
23′ soient bien finalement découvertes. On notera que l'armement du percuteur pourrait
aussi s'effectuer par un levier.
[0030] Les formes de réalisation du système de percussion de l'appareil de l'invention représentées
sur les figures 1 à 7 comprennent une chambre de percussion, avec un piston de percussion
(18-18′
v ) qui est en fait la gachette de déverrouillage du percuteur.
[0031] Dans la forme de réalisation du système de percussion de l'appareil de l'invention
représentée sur les figures 8, 9, et qui va maintenant être décrite, le piston de
percussion est agencé pour pouvoir servir de butée au percuteur dans sa course de
percussion provoquée par ailleurs par l'actionnement d'une gachette séparée.
[0032] On profitera de cette ultime description pour aborder plus explicitement l'élément
tubulaire porte-charge non décrit précédemment.
[0033] En référence donc aux figures 8 et 9, l'appareil comprend un porte-canon 101, d'axe
106, dans lequel est monté un ensemble-canon 50, dans lequel est monté un élément
tubulaire 60. A l'extrémité arrière de l'élément tubulaire 60 est sertie une charge
propulsive à poudre 61, l'autre extrémité de l'élément tubulaire étant recouverte
d'un obturateur 62 en matériau perforable par l'élément de fixation 63 disposé à l'intérieur
de l'élément tubulaire qui lui servira de guide après la mise à feu. A cet égard,
l'élément tubulaire 60 est le canon proprement dit de l'appareil, l'ensemble 50 jouant
donc également un rôle de porte-canon pour l'élément de guidage de l'élément de fixation.
Le canon 50 comprend deux parties indépendantes, une première partie tubulaire arrière
51, au fond de l'alésage de laquelle est reçue l'extrémité arrière de l'élément tubulaire
60, et dans la partie arrière 52 de laquelle est percé un alésage 53 de réception
de la tige antérieure du percuteur ; une deuxième partie avant 54 constituée d'une
portion tubulaire arrière 55, montée dans le porte-canon 101, et d'un embout d'appui
56, de diamètre notablement élargi. La partie de canon intermédiaire 55 est montée
coulisante dans le porte-canon sous l'action d'un ressort de rappel 57.
[0034] A l'arrière du porte-canon 101 est disposé un système 102 de mise à feu, ou de percussion
de la charge. Ce système comporte un percuteur 103, avec une tige antérieure 107,
rappelé vers l'avant par un resort de percussion 104 en appui, comme dans les formes
de réalisation précédemment décrites, contre le fond d'un évidement axial du percuteur
et le fond d'un culot démontable 105, pour venir en butée contre un épaulement annulaire
108 de la portion arrière 140 du porte-canon faisant office de culasse. Le percuteur
103 porte, monté comme celui des formes de réalisation décrites ci-dessus, un verrou
d'armement 111, mobile transversalement contre l'action d'un ressort de rappel. Sur
la figure 8, l'appareil étant représenté après armement, avant son immersion et sa
mise en appui, le verrou d'armement 111 est en saillie hors de son logement, repoussé
par son ressort, et en butée contre la clavette fixe 113.
[0035] S'étendant sensiblement entre la zone transversale de la clavette 113 et une zone
transversale antérieure dans laquelle se trouve la charge 61, l'appareil étant en
appui (figure 9), une chambre de percussion 115 est fixée sur le porte-canon 101.
La chambre 115, en forme de L renversé, comporte une portion antérieure 160 sensiblement
tubulaire, s'étandant parallèlement à l'axe 106 de l'appareil, et une portion postérieure
161 aussi sensiblement tubulaire, mais s'étendant transversalement à l'axe 106. La
portion 160 de la chambre 115 et le porte-canon 101 comportent respectivement deux
fenêtres 171, 172, à travers lesquelles s'étend, transversalement à l'axe 106, un
doigt de percussion 119, chassé dans un piston 116 monté coulissant dans la portion
de chambre 160 contre un ressort 117 disposé entre ce piston 116 et un épaulement
ménagé par la jonction des deux portions de chambre 160, 161.
[0036] Un verrou de percussion 118 est monté dans la portion de chambre postérieure 161.
Il peut coulisser contre l'action d'un ressort 137, en appui contre le fond d'un évidement
ménagé à cet effet dans le piston et un axe 126.
[0037] Une détente 120 est montée pivotante sur la crosse 114 autour d'un axe 121, contre
les actions de deux ressorts 122 et 222. Elle porte deux doigts 112, 124. Le doigt
112 est disposé pour servir de gachette et repouser le verrou d'armement 111, et le
doigt 124 est disposé pour coopérer avec le percuteur 103 et le repousser vers l'arrière,
contre l'action de son ressort 104, en position d'armement.
[0038] Le doigt de percussion 119 coopère avec un épaulement annulaire 170, tourné vers
l'arrière, ménagé sur la partie arrière 52 du canon 50.
[0039] Dans la position de la figure 8, la détente 120, sous l'action du ressort 122, est
écartée de la crosse 114 mais rappelée légèrement vers elle par le ressort 222, et
par son doigt 124, elle a réarmé le percuteur 103 dont le d'armement 111 est repoussé
derrière la clavette 113. La ressort 117 a repoussé le piston 116 vers l'avant de
la chambre 115 et le doigt de percussion 119, solidaire du piston 116, a repoussé,
par l'épaulement 170, la partie de canon arrière 51 et, avec lui, l'élément tubulaire
60, en position avant.La partie arrière 51 du canon et le ressort 57 ont repoussé
vers l'avant la partie avant 54 du canon. L'extrémité libre du piston de percussion
118 est venue en saillie, hors de la portion de chambre 161, au-delà d'un joint d'étanchéité,
repoussé par son ressort 137, dans l'espace 180 ménagé entre la culasse 140 et le
percuteur 103 pour s'intercaler entre eux et empêcher ainsi la percussion de la charge.
La chambre 115 est remplie de liquide ayant pénétré par la fenêtre 171, jouant le
rôle d'orifice d'admission.
[0040] Dans la position de la figure 9, après la mise à feu, et l'appareil étant immergé,
la mise en appui de l'appareil, tout d'abord, avait repoussé vers l'arrière l'élément
tubulaire 60 et le canon 50, contre l'action du ressort 57 ainsi que celle du ressort
117, la manoeuvre du canon 50 ayant entraîné, par l'épaulement 170 et le doigt 119,
le recul du piston 116 dans la portion de chambre 160. Le recul du piston 116 avait
bouché la fenêtre d'admission 171, le volume d'eau enfermé dans la chambre 115 avait
été repoussé vers le piston de percussion 118 qui avait donc été repoussé vers le
haut, sur la figure 9, contre l'action de son ressort 137, libérant ainsi l'espace
180 contre la culasse et le percuteur. Ensuite, la manoeuvre de la détente 120, la
faisant pivoter autour de l'axe 121 et la rapprochant de la crosse 114 l'action du
ressort 122 avait, par sa gachette 112, repoussé le verrou d'armement 111 contre l'action
de son ressort, jusqu'à ce qu'il affleure la surface supérieure de la clavette 113
pour permettre au percuteur 103, sous l'action de son ressort 104, d'être propulsé
vers l'avant, de suivre sa course complète et de percuter la charge 61.
[0041] On notera que, pour permettre le fonctionnement correct du canon 50 dans le porte-canon
101, en fin de recul, on a percé, dans la paroi de la portion de chambre 161, un orifice
133 pour l'évacuation du liquide en excès, cet orifice jouant aussi un rôle d'admission
du liquide dans la chambres 115, pour le réarmement de l'appareil, comme les orifices
33 des formes de réalisation des figures 5-7, lors du retour en position de repos
du piston 116. Cet orifice 133 peut au demeurant avoir l'une ou l'autre des formes
de réalisation des orifices 33 et 29 des figures 5-7.
[0042] Si l'appareil est hors de l'eau, tout comme dans les formes de réalisation des figures
1 à 7, l'air dans la chambre 115 est comprimé, en tout cas assez pour ne pas repousser
suffisamment le piston de percussion 118 qui reste intercalé entre la culasse et le
percuteur empêchant celui-ci d'assurer sa fonction après actionnement de la gachette.
[0043] Quand on enlève l'élément tubulaire usagé 60, pour le remplacer par un neuf, le ressort
117, par l'intermédiaire du piston 116 et du doigt 119, repousse vers l'avant la partie
de canon arrière 51 ; le piston de percussion 118, repoussé hors de la chambre 115
par son ressort 137, vient en appui contre le percuteur 103, avant de pouvoir à nouveau
s'intercaler entre la culasse et le percuteur après que celui-ci ait été réarmé.
[0044] On remarquera encore que le doigt de percussion 119, dans une autre variante de réalisation
du système de percussion de l'appareil de l'invention, pourrait être actionné par
la détente, le piston, duquel le doigt est solidaire étant alors placé dans la crosse
de l'appareil.
[0045] On a décrit un système de percussion à piston de percussion agencé pour venir s'intercaler
entre la culasse et le percuteur. On pourrait tout aussi bien prévoir un piston de
percussion agencé pour venir s'intercaler entre le canon et la culasse, et empêcher
ainsi le recul complet du canon et donc la percussion de la charge, le dégagement
du piston de percussion pouvant être provoqué par la manoeuvre de la détente ou du
canon, comme précédemment, ou de tout autre levier ou poignée monté sur l'appareil.
[0046] Dans la description des figures 8, 9, il a été question notamment du piston de percussion,
du doigt de percussion, du rôle de percussion du canon. En réalité, il eut été plus
approprié de parler de piston de sécurité, ou de verrouillage, de doigt de manoeuvre,
et du rôle de levier du canon. Toutefois ces différentes pièces étant fonctionnellement
étroitement liées à la chambre dite de percussion, pour bien souligner leur appartenance
à cet ensemble d'autorisation de percussion, il a été préféré de les qualifier ainsi.
1. Appareil de scellement comportant un porte-canon (1;101), un canon (50) de guidage
d'un élément de fixation (63) destiné à être entraîné par l'action des gaz de propulsion
d'une charge propulsive (61), et un système (2;102) de percussion de la charge (61)
comprenant un percuteur (3;103), monté dans une culasse (140), un verrou (11;111)
d'armement du percuteur, une gachette (18;112) de libération du verrou et une détente
(20;120) d'actionnement de la gachette, caractérisé par le fait que le système de
percussion comporte une chambre (15;115) pourvue d'au moins un orifice (23;171) d'admission
de liquide, un piston de percussion (18;118) mobile dans la chambre, des moyens manoeuvrables
(20,50) agencés pour, sous l'action de leur manoeuvre, boucher l'orifice d'admission
(23;171), repousser le liquide et déplacer le piston de percussion (18,118) et permettre
ainsi la percussion de la charge (61), et un orifice (29′ ; 33˝ ; 29′′′, 29′v ; 133) d'aspiration de liquide dans la chambre lors du rappel en position de repos
et de réarmement des moyens manoeuvrables.
2. Appareil selon la revendication 1, dans lequel l'orifice d'aspiration (29′; 29′′′
; 29′v ) est obturable (30′ ; 30′′′ ; 35′v ).
3. Appareil selon la revendication 2, dans lequel l'orifice d'aspiration obturable
(29′v ) est l'orifice d'admision.
4. Appareil selon l'une des revendications 1 à 3, dans lequel la chambre est pourvue
d'un orifice d'échappement (33˝ ; 33′v ; 133).
5. Appareil selon la revendication 4, dans lequel l'orifice d'échappement (33˝ ; 133)
est l'orifice d'aspiration.
6. Appareil selon la revendication 1, dans lequel c'est le piston de percussion (18)
qui joue le rôle de gachette et la détente (20,19) le rôle desdits moyens manoeuvrables.
7. Appareil selon la revendication 6, dans lequel le percuteur est agencé pour être
placé en position d'armement sous l'action du recul du canon lors de la mise en appui
de l'appareil sur un matériau récepteur de l'élément de fixation.
8. Appareil selon la revendication 7, dans lequel la détente (20′, 16′) est montée
coulissante dans la chambre de percussion (15′).
9. Appareil selon la revendication 6, dans lequel la détente (20) comporte un doigt
(24) d'armement du percuteur.
10. Appareil selon la revendication 9, dans lequel la détente (20) comporte un doigt
de percussion (19) agencé pour coopérer avec un autre piston (16) mobile dans la chambre
(15).
11. Appareil selon la revendication 10, dans lequel ledit autre piston (16) est soumis
à l'action d'un ressort de rappel (17).
12. Appareil selon la revendication 10, dans lequel ledit autre piston (16′v) est solidaire en déplacement du doigt de percussion (19′v) et l'orifice d'aspiration (29′v) est l'orifice d'admission, il est obturable et il est ménagé dans le piston de percussion
(18′v ).
13. Appareil selon l'une des revendications 8 et 11, dans lequel l'orifice d'aspiration
(29′ ; 29′′′) est obturable et il est ménagé dans le piston de percussion (18′ ; 18′′′).
14. Appareil selon la revendication 1, dans lequel la chambre de percussion (115)
est disposée pour que le piston de percussion (118) puisse venir s'intercaler entre
la culasse (140) et le percuteur (103) et servir de butée à celui-ci lorsque lesdits
moyens manoeuvrables (50) ne sont pas manoeuvrés.
15. Appareil selon la revendication 1, dans lequel la chambre est disposée pour que
le piston de percussion puisse venir s'intercaler entre la culasse et le canon et
servir de butée à celui-ci lorsque lesdits moyens manoeuvrables ne sont pas manoeuvrés.
16. Appareil selon l'une des revendications 14 et 15, dans lequel desdits moyens manoeuvrables
(50) sont agencés pour coopérer avec un doigt de percussion (119) solidaire d'un autre
piston (116) mobile dans la chambre (115) contre l'action d'un ressort de rappel (117).
17. Appareil selon l'une des revendications 14 à 16, dans lequel lesdits moyens manoeuvrables
comprennent le canon (50).
18. Appareil selon l'une des revendications 14 à 16, dans lequel lesdits moyens manoeuvrables
comprennent la détente.
19. Appareil selon l'une des revendications 14 à 18, dans lequel la gachette (12)
est solidaire de la détente (120).
20. Appareil selon l'une des revendications 14 à 19, dans lequel la détente (120)
comporte un doigt (124) d'armement du percuteur (103).
21. Appareil selon l'une des revendications 1 à 20, dans le canon (50) duquel est
monté un élément tubulaire (60) à une extrémité duquel est disposée la charge propulsive
(61), l'autre extrémité de l'élément tubulaire étant recouverte d'un obturateur (62)
perforable par l'élément de fixation (63) disposé à l'intérieur de l'élément tubulaire.