1. Objet de l'Inventlon
[0001] L'invention concerne une méthode de connexion électrique entre les cuves successives
d'une série pour la production d'aluminium par électrolyse d'alumine dissoute dans
de la cryolithe fondue, selon le procédé Hall-Héroult et comportant. Un circuit indépendant
pour la correction des effets indésirables dus aux champs magnétiques. Elle s'applique
à des séries de cuves disposées en travers par rapport à l'axe de la série, fonctionnant
sous une intensité supérieure à 150 000 ampères, pouvant atteindre 500 à 600 kA, sans
que cette valeur constitue une limite du champ d'application de l'invention.
2. Domaine technique de l'invention
[0002] Pour une bonne compréhension de l'invention, on rappelle tout d'abord que la production
industrielle de l'aluminium s'opère par électrolyse ignée dans des cuves branchées
électriquement en série, d'une solution d'alumine dans de la cryolithe fondue portée
à une température de l'ordre de 950 à 1000°C par l'effet Joule du courant traversant
la cuve.
[0003] Chaque cuve est constituée par un caisson métallique parallélépipédique, calorifuge,
supportant une cathode constituée par des blocs de carbone dans lesquels sont scellées
des barres d'acier, dites barres cathodiques, qui servent à évacuer le courant des
cathodes vers les anodes de la cuve suivante. Le système anodique, également en carbone,
est fixé sur une barre anodique dite "croisillon" ou "cadre anodique" réglable en
hauteur, reliée électriquement aux barres cathodiques de la cuve précédente.
[0004] Entre le système anodique et la cathode se trouve le bain d'électrolyse, c'est-à-dire
la solution d'alumine dans de la cryolithe fondue à 930 - 960°C. L'alumine produit
se dépose sur la cathode; une couche d'aluminium liquide est maintenue en permanence
au fond du creuset cathodique.
[0005] Le creuset étant rectangulaire, le cadre anodique supportant les anodes est, en général,
parallèle à ses grands côtés, alors que les barres cathodiques sont parallèles à ses
petits côtés, dits têtes de cuve.
[0006] Les cuves sont rangées selon des files et disposées en long ou, le plus souvent à
l'heure actuelle, en travers, suivant que leur grand côté ou leur petit côté est parallèle
à l'axe de la file. Les cuves sont branchées électriquement en série, les extrémités
de la série étant reliées aux sorties positives et négatives d'une sous-station électrique
de redressement et de régulation. Chaque série de cuves comprend un certain nombre
de files branchées en série, le nombre de files étant, de préférence, pair afin de
minimiser les longueurs des conducteurs.
[0007] Le courant électrique, qui parcourt les. différents éléments conducteurs: anode,
électrolyte, métal liquide, cathodes, conducteurs de liaison, crée des champs magnétiques
importants. Ces champs induisent, dans le bain d'électrolyse et dans le métal liquide
contenu dans le creuset des forces dites de Laplace qui, par la déformation de la
surface supérieure du métal fondu et les mouvements qu'elles engendrent, sont nuisibles
à la bonne marche de la cuve. Le dessin de la cuve et de ses conducteurs de liaison
est étudié pour que les effets des champs magnétiques créés par les différentes parties
de la cuve et les conducteurs de liaison se compensent.
[0008] De nombreux brevets ont été déposés concernant la disposition des conducteurs de
liaison d'une cuve à la suivante. On peut citer, en particulier, notre demande de
brevet français FR-A-2 505 368 qui décrit des conducteurs de liaison pour des cuves
fonctionnant sous 280 kA.
Exposé du problème
[0009] Des dispositions sont choisies par l'homme de l'art pour annuler plus ou moins parfaitement
la composante verticale des champs magnétiques dans le métal liquide, et pour symétriser
et réduire au maximum les circulations du métal liquide et du bain liquide dans le
creuset.
[0010] L'annulation plus ou moins parfaite de la composante verticale du champ magnétique
est nécessaire pour les raisons suivantes:
[0011] Le passage du courant électrique dans les conducteurs d'alimentation et dans les
parties conductrices de la cuve produit des champs magnétiques qui provoquent des
mouvements dans le bain et le métal liquides et une déformation de l'interface métal-bain
d'électrolyse. Ces mouvements de métal qui agitent le bain électrolytique placé sous
les anodes peuvent, lorsqu'ils sont trop importants, court-circuiter cette lame de
bain par un contact du métal liquide avec l'anode. Le rendement de l'électrolyse se
dégrade fortement et les consommations énergiques augmentent.
[0012] L'homme de l'art sait que la forme de l'interface métal-bain et les mouvements du
métal liquide sont étroitement dépendants des valeurs de la composante verticale du
champ magnétique et de la symétrisation plus ou moins parfaite des composantes horizontales;
diminuer au maximum les valeurs de la composante verticale du champ permet de réduire
la hauteur entre les points les plus hauts et les points les plus bas de la nappe
de métal, et permet de réduire les forces magnétiques créant des perturbations de
cette nappe.
[0013] La dissymétrie éventuelle, par rapport au grand axe de la cuve, des circulations
du métal présente les inconvénients suivants:
1. L'érosion mécanique par le métal du talus de cryolithe figée étant directement
reliée à la vitesse de circulation du métal, une dissymétrie de ces vitesses de circulation
entraînerait une érosion différente des talus sur les deux grands côtés de la cuve.
2. Les échanges thermiques entre le métal et le talus de cryolithe figée sont directement
reliés aux vitesses de circulation de métal: une dissymétrie de ces vitesses de circulation
entraînerait des échanges thermiques différents avec les deux grands côtés de la cuve
et aurait pour conséquence, gênante pour l'exploitation des cuves, une différence
de forme des talus d'un grand côté à l'autre.
Plus les intensités des cuves augmentent, plus leurs dimensions augmentent et plus
le dessin des conducteurs de liaison se complique, car la sensibilité d'une nappe
de métal aux champs magnétiques s'accroît avec la dimension de la nappe. Généralement,
une partie plus ou moins grande du courant issu de l'amont d'une cuve est amené à
la cuve suivante après avoir contourné une tête de cuve, ce qui rallonge d'autant
plus le circuit électrique que la cuve a des dimensions importantes.
[0014] D'autre part, l'effet des champs magnétiques créés par la file voisine ne peut plus
être négligé et une dissymétrie éventuelle de construction ou des boucles de compensation
doivent être ajoutées au circuit pour effectuer la compensation de ces effets de "file
voisine".
[0015] On s'aperçoit alors qu'au-delà de 350 000 ampères, il devient difficile de concevoir
des cuves économiquement comparables aux cuves d'intensité comprise entre 250 000
et 300 000 ampères, car les gains sur les investissements attendus de l'effet de dimension
des cuves sont totalement effacés par le surcoût dû au circuit de conducteurs qui
s'allonge et se complexifie beaucoup plus vite que l'augmentation de taille des cuves.
[0016] En outre, pour pouvoir disposer des conducteurs de forme complexe et d'encombrement
importants entre les cuves, on doit écarter celles-ci, ce qui allonge encore le circuit
électrique, et augmente la surface du bâtiment à construire pour abriter ces cuves.
On pourrait songer à simplifier le circuit en admettant une certaine instabilité de
la nappe de métal: cela doit être exclu car les pertes sur le rendement de courant
de l'électrolyse (qui habituellement se situe entre 93 et 97 %) gonfleraient les coûts
d'exploitation de telle manière que le métal produit ne serait pas économiquement
compétitif.
[0017] Le problème se pose donc de concevoir des circuits de connexion entre cuves à très
haute intensité, pouvant atteindre 500 et 600 kA par exemple, remplissant les trois
conditions suivantes:
- coût minimal de construction et de mise en place des circuits,
- encombrement minimal, en surface au sol des séries des cuves utilisant ces circuits,
- stabilité magnétique maximale, donc rendement Faraday maximal, compte tenu des effets
de file voisine.
Exposé de l'art antérieur
[0018] On a déjà décrit, antérieurement des dispositifs de compensation d'effets magnétiques
par des conducteurs disposés le long de la série ou des séries, et parcourus par un
courant qui est une faible fraction du courant d'électrolyse, c'est le cas des brevets
US-3 616 317 (assigné à Alcan), et US-4 169 034 (- FR-2 425 482), assigné à Aluminium
Pechiney. Mais, dans l'un et l'autre cas, il s'agit exclusivement de compenser l'effet
de file voisine, c'est-à-dire un champ essentiellement vertical et d'un signe constant
sur toute la surface de la cuve, comme cela apparaît sans ambiguïté dans la description
et les revendications de ces deux brevets, et le procédé s'applique à des séries dont
les conducteurs de liaison de cuve à cuve ont été dessinés de façon à assurer un fonctionnement
normal, sans file voisine, la correction de file voisine n'intervenant que de façon
quasi-marginale. L'intensité maximale du courant dans les conducteurs de compensation
ne dépasse par 25 % du J total de la série dans US-3 616 317, et 17 % du J total dans
US-4 169 034.
[0019] Du fait de l'objectif assigné à ces circuits de compensation, on voit qu'ils sont
conçus pour créer un champ magnétique compensateur qui garde un signe constant sur
toute la cuve, ce signe étant opposé à celui du champ vertical créé par la file de
cuves voisine.
Exposé de l'invention
[0020] L'objet de l'invention est une méthode de connexion, c'est-à-dire une disposition
de conducteurs permettant de faire fonctionner des cuves d'électrolyse, disposées
en travers, sous plus de 150 000 ampères et jusqu'à 500 à 600 000 ampères, avec un
rendement de courant de 93 à 97 %, tout en réduisant fortement le poids des conducteurs
de liaison entre cuves et l'écartement entre cuves.
[0021] C'est aussi une méthode permettant une standardisation des circuits et une simplification
de leur dessin pour abaisser leurs coûts de fabrication.
[0022] C'est enfin une méthode permettant de réaliser la compensation des champs magnétiques
créés par les files voisines, sans surcoût important.
[0023] Dans le description qui suit, nous distinguerons donc deux types de conducteurs:
- les conducteurs de cuve à cuve, comparables aux circuits électriques salon l'art
antérieur et assurant l'alimentation électrique de l'électrolyse,
- les conducteurs indépendants d'équilibrage des champs magnétiques.
[0024] Nous appellerons côté intérieur le côté de la cuve d'électrolyse dirigé vers l'axe
de symétrie des files de cuves. Le côté extérieur sera par conséquent l'autre côté
de la cuve.
[0025] Nous appellerons tête droite de la cuve" le petit côté de la cuve situé à la droite
d'un observateur placé dans l'axe de la file de cuves et regardant dans le sens du
courant parcourant cette file de cuves.
[0026] Nous appellerons tête gauche de la cuve" l'autre petit côté de la cuve.
[0027] Lorsque l'on conçoit une nouvelle cuve d'électrolyse à très haute intensité, au-delà
de 350 kA, on peut être tenté d'appliquer les mêmes méthodes que pour les cuves de
200 à 300 kA existant à l'heure actuelle, c'est-à-dire de dessiner les conducteurs
de liaison de cuve à cuve de façon que les champs magnétiques induits par l'ensemble
des circuits de chaque cuve se compensent mutuellement de sorte que le champ résultant
B ait, en moyenne, sur l'ensemble de la cuve, les caractéristiques suivantes:
- moyenne quadratique de la composante verticale Bz < 1073 Tesla,
- composante horizontale Bx: antisymétrique par rapport à l'axe transversal de la
cuve (petit axe),
- composante horizontale By: en moyenne, la plus proche possible de l'antisymétrie
par rapport à l'axe longitudinal de la cuve (grand axe).
[0028] (On rappelle qu'il y a "antisymétrie" lorsque les deux valeurs considérées sont de
même valeur absolue mais de signe opposé).
[0029] La présente invention est basée sur une double idée, entièrement différente des conceptions
de l'art antérieur, qui consiste à séparer les deux fonctions "transport du courant
d'étoctrotyse" que l'on essaiera de rendre aussi simple et aussi directe que possible,
et "équilibrage des champs magnétiques", que l'on assurera par des conducteurs indépendants.
[0030] Pour réaliser la première fonction:
a) On dessine tout d'abord les conducteurs de liaison de cuve à cuve, transportant
le courant d'électrolyse, en choisissant un trajet aussi proche que possible du trajet
direct de façon à minimiser le poids d'aluminium immobilisé, et la distance entre
cuves (donc la surface totale occupée au sol par la ou les séries), sans trop se préoccuper
des effets magnétiques.
b) On les conçoit comme un ou plusieurs ensembles de modules sensiblement identiques,
qui relieront chaque groupe de collecteurs cathodiques d'une cuve de rang n dans la
file à chacune des montées anodiques de la cuve de rang n+1 dans la file, ce qui se
traduit par un standardisation de la construction et de la première mise en place
des conducteurs.
[0031] Cette nouvelle conception de conducteurs à tracé direct se traduit, en règle générale,
pour les cuves à très haute intensité, par une carte des champs magnétiques très défavorable
et même tout à fait incompatible avec un fonctionnement normal des cuves d'électrolyse.
En effet, le champ vertical créé par les conducteurs de cuve à cuve à tracé sensiblement
direct est fortement positif en moyenne sur la demi-cuve gauche, et fortement négatif
en moyenne sur la demi-cuve droite (voir figure 2). C'est là qu'intervient la seconde
idée inventive qui consiste à corriger cette carte défavorable des champs magnétiques
par un ensemble de conducteurs d'équilibrage indépendants, disposés le long de la
ou des files et de chaque côté de la file concernée, et qui présentent les caractéristiques
suivantes:
a) Le courant d'équilibrage y circule dans un sens identique à celui du courant d'électrolyse
dans la file des cuves, de façon à créer un champ correcteur fortement négatif sur
la demi-cuve gauche et fortement positif sur la demi-cuve droite.
b) Leur dessin est très simplifié, puisqu'ils ne comprennent pratiquement (sauf aux
changements de direction aux extrémités des files) que des longueurs droites de barres
d'aluminium.
c) Leur consommation énergétique est très faible, car, si la somme des intensités
J2 passant dans les conducteurs indépendants, qui est au plus égale à J1, et qui peut
se situer entre 5 et 80 % et, de préférence, entre 20 et 70 % de l'intensité J1 traversant
la série, est relativement importante, la chute de tension reste faible, et elle est
largement compensée par le gain de tension résultant du tracé direct des conducteurs
de liaison.
d) La somme des poids des circuits de conducteurs conduisant le courant d'électrolyse
d'une part et le courant de correction des champs d'autre part, est généralement très
inférieure, de 5 à 15 % et même jusqu'à 25 % (pour des J proches de 500 kA), au poids
nécessaire lorsqu'on utilise un circuit unique, autocompensé magnétiquement. Cependant,
même pour des cuves plus petites, pour lesquelles par exemple J est de l'ordre de
180 à 280 kA, de tels circuits indépendants sont encore intéressants, car si dans
ce cas l'on gagne peu ou pas sur le poids total de conducteurs de cuve à cuve, la
conception modulaire et simplifiée des circuits conduit encore à un gain sur les coûts
de fabrication et de mise en place, et sur la largeur de l'espace intercu- ves - donc
sur la surface du bâtiment nécessaire pour abriter les cuves.
e) Ces conducteurs indépendants de correction permettent à la fois de rétablir une
configuration favorable du champ magnétique de chaque cuve, et aussi de compenser
les effets de files voisines, par une dissymétrie de l'intensité passant dans les
conducteurs de correction intérieurs et extérieurs, et ceci sans surcoût important
tant en investissement qu'en exploitation.
[0032] De façon plus précise, l'objet de la présente invention est donc une méthode de connexion
électrique entre deux cuves successives d'une série destinée à la production d'aluminium
par électrolyse d'alumine dissoute dans de la cryolithe fondue, selon le procédé Hall-Hérouft,
sous une intensité au moins égale à 150 kA et pouvant atteindre 500 à 600 kA, chaque
cuve étant constituée par un caisson métallique parallélépipédique calorifuge, dont
le grand axe est perpendiculaire à l'axe de la série, et dont les deux extrémités
sont appelées "tétes", ce caisson supportant une cathode formée par la juxtaposition
de blocs carbonés dans lesquels sont scellées des barres métalliques dont les extrémités
sortent du caisson, sur les deux grands côtés, amont et aval (par rapport ou sens
du courant dans la série), chaque cuve comportant en outre un système anodique formé
par au moins une poutre rigide horizontale supportant au moins une et le plus souvent
deux barres horizontales conductrices, dites "cadre anodique", sur lequel sont assujetties
les tiges de suspension des anodes, ce circuit de connexion comprenant, en particulier,
un circuit de transport du courant d'électrolyse entre deux cuves successives, constitué
par des collecteurs cathodiques, reliés d'une part aux sorties cathodiques de la cuve
de rang n et d'autre part à des conducteurs de liaison qui rejoignent, par des montées
le cadre anodique de la cuve de rang n+1 dans la série; selon l'invention, ce dispositif
de connexion comporte en outre un circuit indépendant de correction et d'équilibrage
des champs magnétiques, formé de conducteurs sensiblement parallèles à l'axe de la
série, parcouru par un courant continu de même sens que le courant d'électrolyse,
et qui crée, dans les cuves, un champ magnétique correcteur vertical, dirigé vers
le bas près des têtes gauches et dirigé vers le haut près des têtes droites, les termes
"gauche" et "droite" étant définis par référence à un observateur placé sur l'axe
de la file de cuves et regardant dans le sens d'écoulement du courant d'électrolyse.
[0033] Le courant total J2 parcourant le circuit de correction magnétique est ou plus égal
au courant d'électrolyse J1.
[0034] Le terme de circuits "indépendants" veut signifier que les circuits suivent des trajets
distincts et remplissent des fonctions distinctes, ce qui n'exclut pas qu'ils soient
éventuellement alimentés par la même source de courant continu, ou par deux branches
d'une même source.
[0035] Dans le circuit d'alimentation en courant d'électrolyse:
- les sorties cathodiques amont de la cuve de rang n sont reliées à des collecteurs
cathodiques amont qui rejoignent, par des conducteurs dont la plus grande partie passe
sous ladite cuve n, par un trajet proche du trajet direct, une première section des
montées qui alimentent le cadre anodique de la cuve de rang n+1 dans la série;
- les sorties cathodiques aval de la cuve de rang n sont reliées à des collecteurs
cathodiques aval directement connectés à une seconde section des montées correspondantes;
le circuit de correction et d'équilibrage des champs magnétiques comporte deux ensembles
de conducteurs, de correction de champ, indépendants des conducteurs de liaison, disposés
de part et d'autre de ta file de cuves parallèlement à l'axe de la file et alimentés
par un courant total J2 circulant dans le même sens que le courant J1 qui alimente
la série, sous une intensité totale J2 au plus égale J1, et, généralement comprise
entre 5 et 80 % de J1 et de préférence entre 20 et 70 %.
Description des figures
[0036] Les figures 1 à 9 illustrent la mise en oeuvre de l'invention:
- La figure 1 rappelle la nomenclature utilisée dans la description. L'axe XOX est
l'axe de la file; il indique aussi le sens de circulation du courant, et le petit
axe de ta série, YOY étant le grand axe. L'axe Oz représente l'axe vertical.
- La figure 2 représente les composantes verticales du champ magnétique sur une cuve
avant et après correction selon l'invention.
- La figure 3 représente, de façon très schématique, le tracé général des conducteurs
d'alimentation et des conducteurs de correction.
- La figure 4 représente, de façon schématique, un module de connexion amont-aval.
- La figure 5 représente, de façon schématique, la disposition des conducteurs de
correction dans une série de cuve comportant deux files parallèles A et B.
- La figure 6 représente, en vue isométrique, un module de connexion amont-aval entre
deux cuves successives d'une file. Seuls les conducteurs d'alimentation ont été dessinés.
Les sorties cathodiques ont été schématisées.
- Les figures 7 et 8 schématisent la disposition réelle des conducteurs de liaison
et de correction dans une série grande puissance (p.ex. 480 kA). La figure 7 a été
simplifiée (par réduction de la cuve à 9 anodes) car elle a simplement pour but de
montrer la position des conducteurs (9) (sous la cuve) et la position des conducteurs
(17) (22) (correction du champ). La figure 8 fait apparaître en plus un module de
liaison entre deux cuves.
- La figure 9 illustre la mise en oeuvre de l'invention sur une série de cuves à 280
kA.
[0037] Sur la figure 3, on a limité la représentation de 2 cuves successives dans une file
au contour (1) du caisson métallique.
[0038] Les sorties cathodiques, telles que (2), dessinées en traits épaissis, sont reliées
à des collecteurs cathodiques amont tels que (3), de même, tes sorties cathodiques
aval, telles que (4) sont reliées à des collecteurs cathodiques aval tels que (5).
[0039] Sur une cuve de ce type, prévue, par exemple, pour une intensité de 480 kA, il y
a pour l'ensemble de ta cuve 32 sorties cathodiques amont et 32 sorties cathodiques
aval, et deux lignes parallèles de 32 anodes, supportées par des tiges, symbolisées
par les croix (6) sur ta demi-cuve aval. Ces tiges cathodiques sont assujetties au
cadre anodique, constitué de deux éléments 7A et 7B reliés par des barres équipotentielles
7C.
[0040] La liaison électrique entre les collecteurs cathodiques de la cuve de rang n dans
la série et le cadre anodique de la cuve de rang n+1 est assurée par des montées (8),
ici au nombre de 8.
[0041] Chaque montée (8) est double; elle comporte une branche (8A) directement reliée à
un collecteur cathodique aval (5) et une branche (8B), reliée à un collecteur cathodique
amont (3) par au moins une barre de liaison (9) passant sous la cuve, en suivant un
trajet proche du trajet le plus direct. Il faut souligner que, dans la technique de
l'électrolyse à très haute intensité, la notion de "trajet direct" ne s'identifie
pas nécessairement à la ligne droite géométrique, en raison de la dimension des conducteurs
(une barre d'aluminium transportant 100 kA a généralement une section de l'ordre de
3000 centimètres-carrés et peut même atteindre 6000 centimètres-carrés lorsqu'il s'agit
d'un circuit "long" transportant le courant depuis les sorties cathodiques amont d'une
cuve (n) jusqu'au cadre anodique de la cuve suivante (n+1 )) qui implique des rayons
de courbures importants, en raison également de l'encombrement de l'espace sous tes
cuves (masses métalliques, nervures de renfort du caisson, piliers d'appui des caissons)
qui peut amener à séparer une barre trop encombrante en deux ou plusieurs barres parallèles
et des impératifs d'isolation électrique, la tension entre les conducteurs et les
masses métalliques pouvant atteindre plusieurs centaines de volts. On considérera
comme "trajet direct" le plus court trajet qui concilie les exigences énumérées ci-dessus.
[0042] Dans le cas présent, il y a doux barres de liaison (9) pour alimenter chaque montée
8A, chaque barre (9) étant reliée à deux sorties cathodiques amont (2) par un collecteur
(3). Outre l'obtention d'un poids minimal des conducteurs, pour une chute de tension
donnée, ce montage offre l'avantage de se prêter à une construction modulaire.
[0043] Si l'on isole (fig. 6) un de ces modules (14), on constate qu'il est formé par l'ensemble
de:
- 4 sorties cathodiques aval (4) de la cuve n (schématisées, pour ne pas aloudir le
dessin),
- le collecteur cathodique aval (5) et la montée correspondante (8A), vers le cadre
anodique (7A) de la cuve (n+1 ),
- le conducteur de liaison (13) relié, d'une part deux barres (9) passant sous la
cuve n et d'autre part à l'autre demi-montée (8B),
- deux éléments de collecteur cathodique amont (3)(3') de ta cuve n+1, reliés chacun
deux sorties cathodiques amont (2) de la cuve (n+1 schématisées, et à la barre (91
passant sous la cuve (n+1
- éventuellement les cales de court-circuitage (12) pour la mise provisoire hors circuit
d'une cuve.
[0044] Les barres de liaison (9) passant sous le caisson (1) ne font pas partie du module.
Leur position peut en effet varier d'un module à l'autre de façon à ajuster la carte
des champs magnétiques à la configuration la plus favorable. On notera, en outre,
que les modules (14) situés sur une demi-cuve sont généralement symétriques, plutôt
qu'identiques, par rapport aux modules situés sur l'autre demi-cuve (par rapport à
l'axe Ox).
[0045] Cette disposition des conducteurs, telle qu'on vient de la décrire, donne, pour les
intensités considérées, une carte du champ magnétique, tout à fait inacceptable et
incompatible avec un fonctionnement stable de la cuve. A titre d'exemple, on peut
indiquer que pour une cuve de 480 réalisée selon ce schéma, on obtient un Bz max pouvant
dépasser 120-10-
4 Tesla (120 gauss).
[0046] La correction et l'équilibrage du champ magnétique sont confiés à un circuit d'équibrage
indépendant, schématisé sur les figures 3 et 5, où les flèches indiquent le sens du
courant dans les files de cuves proprement dites, et dans le circuit d'équilibrage.
La figure 2 montre ta répartition des composantes verticales du champ magnétique sur
te grand axe de la cuve, avant et après correction par le circuit d'équilibrage, objet
de l'invention; les valeurs de By sans correction sont telles que tout fonctionnement
normal des cuves serait impossible. Précisons que ces valeurs sont prises au niveau
de l'interface bain d'électrolyse- métal et dans le plan vertical contenant le plus
grand axe de la cuve.
[0047] Sur la figure 5, on a pris le cas d'une série composée de deux files parallèles A
et B, comportant un nombre de cuves qui peut être quelconque (une centaine par exemple).
Ces cuves sont symbolisées par un simple rectangle (11). Les axes parallèles X1,X1
et X2,X2 sont situés une distance qui peut être de l'ordre de la centaine de mètres.
[0048] Les liaisons entre chaque cuve sont réalisées selon les schémas des figures 3,4 et
6.
[0049] Selon l'invention, on dispose le long des cuves, de part et d'autre de chaque série,
un ensemble de conducteurs de correction indépendant, distinct des conducteurs de
liaison entre les cuves, situé sensiblement au niveau de la nappe d'aluminium liquide,
et à faible distance des parois latérales externes des cuves (de l'ordre de 0,5 A
2 mètres par exemple), chaque conducteur ou faisceau de conducteurs groupés, étant
parcouru par un courant de même sens que le sens du courant dans la série.
[0050] Le premier conducteur de correction (16) comporte une première section (17) sur le
côté extérieur de la série A, parcouru par un courant de même sens que le courant
qui alimente cette série A, puis une section de raccordement (18) qui contourne la
tête de la série A et l'espace libre entre les séries A et B, puis une section (19),
sur le côté extérieur de la série B, le courant, dans cette section (19) étant de
même sens que celui qui alimente la série.
[0051] Le second conducteur de correction (21) comporte une première branche (22), qui longe
le côté intérieur de la série A, puis une section de raccordement (23) qui contourne
l'espace libre entre les séries A et B, et une section (24) qui longe le côté intérieur
de la série B, le courant dans les sections 17 et 22 d'une part et 19 et 24 d'autre
part, étant de même sens que celui du courant qui alimente la file correspondante.
[0052] Le réglage de l'intensité totale J2 dans les conducteurs de correction (16) et (21)
s'effectue de façon à rétablir une carte des champs magnétiques assurant le fonctionnement
normal, la stabilité et le rendement optimal de l'ensemble des cuves de la série.
Cette intensité est au plus égale J1 et se situe normalement entre au moins 5 % et
jusqu'à 80 % de l'intensité totale J1 alimentant la série proprement dite, et de préférence
entre 20 et 70 % de J1.
[0053] Par exemple, pour une série alimentée sous J1 - 480 kA, le courant de correction
pourra être fixé par exemple entre 100 et 150 kA, dans chaque branche extérieure et
intérieure du circuit de correction, la valeur de J2 égale à deux fois 135 kA étant
généralement proche de l'optimal pour une série isolée, sans tenir compte de l'effet
de file voisine, le conducteur de correction étant disposé à 1,5 mètre de la paroi
externe des caissons métalliques des cuves. Il s'agit là d'un ordre de grandeur, et
la valeur optimale exacte dépend de la position par rapport au caisson et au niveau
de l'interface bain + métal, des conducteurs indépendants de correction.
[0054] Dans le cas de files multiples (au moins 2) l'homme de l'art sait qu'il est nécessaire
de tenir compte de 1'"effet de file voisine", c'est-à-dire du champ magnétique induit,
sur une file, par la ou les files voisines, et dont les effets magnétiques s'ajoutent
à ceux qui sont créés, sur chaque cuve, par le courant qui la traverse.
[0055] La présente invention permet également de compenser l'effet de file voisine. Pour
cela, on répartit le courant dans chacun des ensembles de conducteurs de correction
intérieurs et extérieurs (16) et (21) d'une façon différente de celle qui assurait
l'équilibrage magnétique en l'absence de file voisine: c'est ainsi que, pour deux
séries A et B, dont les axes sont distants de 130 mètres, l'intensité J sera réduite
de 135 à 120 kA dans le conducteur de correction extérieur (16) et augmentée de 135
à 150 kA dans le conducteur de correction (21), t'intensité totale J2 restant égale
à 270 kA, soit 56 % de J1. Si l'entr'axe des files est réduit à 65 mètres, l'intensité
sera abaissée à 105 kA dans (16) et augmentée à 180 kA dans (21), l'intensité totale
J2 n'étant ainsi augmentée que de 15 kA, pour s'établir à 285 kA, soit 60 % de J1.
[0056] Il y a là un moyen de rapprocher tes différentes files ou séries construites sur
un même site, sans nuire à leur stabilité globale, et la réduction de surface occupée
au sol qui en résulte, présente de nombreux avantages: réduction de l'investissement
(achat des terrains, surface des bâtiments à construire), longueur des conducteurs
et canalisation de tous types, et réduction des trajets de déplacement du personnel
d'exploitation, des transports de matières premières et de produits finis, etc...
[0057] Enfin, on doit noter que ta compensation de l'effet de file voisine par dissymétrie
de l'intensité dans les conducteurs de correction, telle qu'elle vient d'être décrite,
pourrait aussi être obtenue ou affinée par d'autres moyens connus, en particulier
par déplacement des barres de liaison (9) amont-aval qui passent sous la cuve, et
par modification de l'intensité dans ces différentes barres. Ce dernier procédé peut
être utilisé comme seul moyen de compensation de l'effet de file voisine ou en complément
du procédé de l'invention, par dissymétrie de l'intensité dans les conducteurs de
correction.
Exemple de réalisation
Exemple 1
[0058] On a appliqué l'invention à une petite série expérimentale de cuves d'électrolyse,
disposées en travers par rapport à l'axe de la série, et fonctionnant sous 480 kA.
La disposition des conducteurs de liaison entre cuves est conforme à celle des figures
3 et 4, chacune des montées (8) (-8A+8B) transportant 60 kA.
[0059] Les sorties cathodiques amont (2) et aval (4) sont au nombre de 32+32. Sur le grand
côté amont, deux sorties cathodiques (2) adjacentes sont reliées par un collecteur
(3), connecté à une barre (9) passant sous la cuve. Il y a donc, en tout, 16 barres
(9) passant sous la cuve, transportant chacune 15 kA. Chaque groupe de deux barres
(9) adjacentes rejoint, à l'amont, un conducteur de liaison (13) qui est lui-même
connecté à la demi-montée 8A.
[0060] Sur te grand côté aval, quatre sorties cathodiques (4) sont reliées à un collecteur
cathodique aval (5), qui collecte donc 30 kA, et alimente la demi-montée correspondante
(8B).
[0061] L'écartement entre barres (9) passant sous la cuve peut être modulé selon qu'elles
correspondent A des sorties cathodiques, situées au centre de la cuve ou près des
têtes, c'est-à-dire par rapport à leur distance du petit axe de la cuve de façon à
affiner la carte du champ magnétique mais tout en respectant le trajet direct" tel
qu'il à été défini par ailleurs. En règle générale, la distance entre les barres (9)
situées du côté des têtes de la cuve est inférieure à la distance entre les barres
(9) situées au centre de la cuve. Ces barres (9) peuvent également entre équidistantes.
[0062] En l'absence de tout conducteur de correction (tout fonctionnement normal des cuves
étant alors impossible, on a estimé par des méthodes de calculs très fiables, les
valeurs des composantes du champ magnétique:
Bz maximum 69.10-4 Tesla
Bz (moyenne quadratique): 35.10-4 Tesla By: écart moyen amont/aval : 2,6.10-4 Tesla
(N.B.- l'écart l'antisymétrie des valeurs de By entre amont et aval étant défini comme
|By| amont - |By| aval).
[0063] Puis la série étant en fonctionnement et les conducteurs de correction intérieur
et extérieur étant alimentés chacun sous une intensité de 135 kA, ces conducteurs
étant disposés A environ 1.5 mètre de la paroi externe des caissons métalliques des
cuves et le sens du courant dans les deux conducteurs étant le même que celui du courant
d'électrolyse alimentant la série, (soit un courant total de correction J2 - 270 kA
56 % J1), on a mesuré:
Bz maximum: 14.10-4 Tesla
Bz (moyenne quadratique): 5.10-4 Tesla
By: écart moyen amont/aval: 1.10.3 Tesla
[0064] Enfin, on a simulé, par un faisceau de conducteurs disposés parallèlement à l'axe
OX, une file voisine, en considérant que les axes de la série réelle et de la série
simulée étaient éloignés de 65 mètres.
[0065] Pour compenser les effets de cette file voisine simulée, on a alimenté le conducteur
de correction (16), placé du côté opposé la file voisine simulée, sous 105 kA et le
conducteur de correction (21) placé du côté de la file voisine simulée, sous 180 kA,
soit un courant total de correction J2 - 285 kA (60 % de J1).
[0066] Les mesures des composantes du champ magnétique ont donné les résultats suivants:
Bz maximum: 23.10'4 Tesla
Bz (moyenne quadratique): 5.3.10-4 Tesla By: écart moyen amont/aval: 6,9.10-4 Tesla
[0067] La série expérimentale, avec ou sans file voisine simulée et compensée, a montré
une parfaite sta- bilfté de ta nappe d'aluminium liquide, une absence de toute érosion
dissymétrique des talus et un rendement Faraday compris entre 93 et 97 %.
[0068] Enfin, par rapport à une solution classique, sans conducteurs de correction, on peut
estimer le gain de poids sur l'ensemble des conducteurs à environ 14000 kg d'aluminium
par cuve, pour cette série ayant une intensité d'électrolyse de 480 kA. A ceci se
rajoute un gain de 350 mm sur l'entre-axe de cuve à cuve, ce qui représente une économie
de 84 mètres de bâtiment pour une série complète de 240 cuves.
[0069] La mise en oeuvre de l'invention ouvre donc la voie à une nouvelle génération de
cuves d'électrolyse fonctionnant sous une intensité pouvant atteindre et largement
dépasser les 500 kA. avec une stabilité remarquable et un rendement Faraday au moins
égal à celui des générations précédentes A 250 - 300 kA.
Exemple 2
[0070] Pour montrer que l'invention n'est pas limitée aux cuves d'électrolyse à très grande
puissance, dans la gamme des 500 kA, on a également appliqué l'invention à des cuves
fonctionnent sous 280 kA. Comme on t'a déjà expliqué dans l'exposé de l'invention,
la mise en oeuvre du circuit de correction indépendant et de la conception modulaire
des conducteurs de liaison de cuve à cuve conduit encore à un gain sensible sur les
coûts de fabrication, de mise en place et de surface occupée par les bâtiments.
[0071] La figure 9 représente deux demi-cuves successives dans une série fonctionnant sous
280 kA, avec 5 montées modulaires (8) transportant chacune 56 kA de la cuve n vers
le cadre anodique de la cuve n+1 dans la série.
[0072] Chaque conducteur de correction indépendant (17) (27) est alimenté sous 90 kA en
l'absence de file voisine, ce courant circulant dans le même sens que celui qui alimente
la série proprement dite pour effectuer l'électrolyse, soit un courant total de correction
J2 égal à 180 kA, donc 64%deJ1.
[0073] On a relevé les valeurs suivantes (en Tesla), en fonctionnement normal sous 280 kA,
les deux conducteurs de compensation étant alimentés chacun sous 90 kA:
Bz maximum: 18.10-4
Bz en moyenne quadratique: 4,6.10-4
Ecart à l'antisymétrie By: 2.10-4
[0074] On a ensuite simulé, de façon connue, une file voisine située à 65 mètres de la file
considérée, et on a compensé la perturbation magnétique due cette file en augmentant
le courant de compensation dans le conducteur indépendant intérieur (27) situé du
côté de la file voisine, de 90 à 120 kA, et en réduisant le courant de 90 à 75 kA
dans te conducteur indépendant extérieur (17) situé du côté opposé à la file voisine
(fig. 5). Le courant total de correction est donc porté à J2 - 195 kA soit 70% de
J1.
[0075] On a relevé les valeurs suivantes en Tesla:
Bz maxi: 22.10-4
Bz moyenne quadratique: 4,9.10-4
Ecart à l'antisymétrie By: 2.10-4
[0076] Les cuves ainsi alimentées ont montré un fonctionnement très stable et un rendement
en courant (rendement Faraday) situé entre 93 et 95 %.
[0077] Dans le cas de cuves à 280 kA, le gain de poids sur les conducteurs n'est pas significatif,
en revanche, le gain de 270 mm sur l'entr'axe de cuve à cuve représente une économie
d'environ 64 mètres de longueur du bâtiment pour une série complète de 240 cuves.
1. Méthode de connexion électrique entre deux cuves successives d'une série destinée
à la production d'aluminium par électrolyse d'alumine dissoute dans de la cryolithe
fondue, selon procédé le procédé Hall-Héroult, sous une intensité au moins égale à
150 kA et pouvant atteindre 500 à 600 kA, chaque cuve étant constituée par un caisson
métallique parallélépipédique calorifugé, dont le grand axe est perpendiculaire à
l'axe de la série, et dont les deux extrémités sont appelées "téte", ce caisson supportant
une cathode formée par la juxtaposition de blocs carbonés dans lesquels sont scellées
des barres métalliques dont les extrémités sortent du caisson, sur ses deux grands
côtés amont et aval (par rapport au sens du courant dans la série), chaque cuve comportant
en outre un système anodique formé par au moins une poutre rigide horizontale supportant
au moins une et de préférence deux barres horizontales conductrices, dites "cadre
anodique", sur lesquelles sont assujetties les tiges de suspension des anodes, ce
circuit de connexion comprenant, en particulier, un circuit de transport du courant
d'électrolyse entre deux cuves successives, constitué par des collecteurs cathodiques,
reliés d'une part aux sorties cathodiques de la cuve de rang n et d'autre part à des
conducteurs de liaison qui rejoignent, par des montées le cadre anodique de la cuve
de rang n+1 dans la série, cette méthode de connexion comportant en plus du circuit
de transport du courant d'électrolyse, un circuit distinct de correction et d'équilibrage
des champs magnétiques, formé de conducteurs sensiblement parallèles à l'axe de la
série, parcourus par un courant continu, caractérisée en ce que ce courant est de
même sens que le courant d'électrolyse, et crée, dans les cuves, un champ magnétique
correcteur vertical, dirigé vers le bas près des têtes gauches et dirigé vers le haut
près des têtes droites, pour un observateur regardant dans le sens du courant d'électrolyse.
2. Méthode de connexion électrique, selon revendication 1, caractérisée en ce que
le courant total J2 parcourant le circuit de correction magnétique est au plus égal
au courant d'électrolyse J1.
3. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que le courant
J2 est compris entre 5 et 80 % de J1.
4. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que le courant
J2 est compris entre 20 et 70 de J1.
5. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que, dans le circuit
d'alimentation en courant d'électrolyse:
- les sorties cathodiques amont (2) de la cuve de rang n sont reliées à des collecteurs
cathodiques amont (3), qui rejoignent directement, par des conducteurs (9) dont la
plus grande partie passe sous ladite cuve n, une première section (demi-montée) (8A)
des montées 8 qui alimentent le bus anodique (7) de la cuve de rang n+1 dans la série;
- les sorties cathodiques aval (4) de la cuve de rang n sont reliées à des collecteurs
cathodiques aval (5) directement connectés à une seconde section (demi montée) (8B)
des montées (8).
6. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que, dans le circuit
d'alimentation:
- sur le grand côté amont: deux sorties cathodiques (2) adjacentes sont reliées par
un collecteur (3), connecté à une barre (9) passant sous la cuve; chaque groupe de
deux barres (9) adjacentes rejoint, à l'amont, un conducteur de liaison (13) lui-même
connecté à une demi-montée 8A;
- sur le grand côté aval: quatre sorties cathodiques (3) adjacentes sont reliées à
un collecteur cathodique aval (5) qui est lui-même connecté à l'autre demi-montée
correspondante 8B;
7. Méthode de connexion, selon revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que les barres
de liaison (9) disposées sous le caisson sont équidistantes.
8. Méthode de connexion, selon revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que la distance
entre les barres de liaison (9) est modulée en fonction de leur position par rapport
au petit axe de la cuve.
9. Méthode de connexion selon revendications 5 ou 6, caractérisée en ce que la distance
entre les barres de liaison (9) situées du côté des têtes de la cuve est inférieure
à la distance entre les barres de liaison situées au centre de la cuve.
10. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que le circuit
de correction et d'équilibrage des champs magnétiques est constitué par deux ensembles
de conducteurs de correction (17) (22), indépendants des conducteurs d'alimentation,
disposés de part et d'autre de la file de cuves, parallèlement à l'axe de la file,
et alimentés par un courant total J2 circulant dans le même sens que le courant J1
qui alimente la file, et sous une intensité au plus égale à J1.
11. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que, dans le cas
où la série comporte au moins deux files de cuves disposées parallèlement, le conducteur
ou l'ensemble de conducteurs de compensation disposé du côté de la file voisine est
parcouru par un courant d'une intensité supérieure à celle qui parcourt le conducteur
de compensation disposé sur le côté opposé à la file voisine.
12. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que les conducteurs
de compensation sont disposés à faible distance du caisson métallique des cuves, et
sensiblement à la hâteur de la nappe métallique d'aluminium fondu.
13. Méthode de connexion, selon revendication 1, caractérisée en ce que la partie
du circuit indépendant d'alimentation assurant la liaison entre les sorties cathodiques
(2) (4) de la cuve de rang n au cadre anodique (7) de la cuve de rang (n+1 ) dans
la file, est constituée sous forme de modules (14) sensiblement identiques entre eux,
correspondant chacun à une montée (8).
14. Méthode de connexion, selon revendication 13, caractérisée en ce que chaque module
(14) est constitué par:
- 4 sorties cathodiques aval (4) de la cuve n;
- le collecteur cathodique aval (5) et la demi-montée (8A) vers le cadre anodique
(7A) de la cuve n+1 ;
- un conducteur de liaison (13) relié d'une part à deux barres (9) passant sous la
cuve n et d'autre part à l'autre demi-montée (8B);
- deux éléments de collecteur cathodique amont (3) (3') reliés chacun à deux sorties
cathodiques amont de la cuve n+1.
1. Verfahren zur elektrischen Verbindung zwischen zwei aufeinanderfolgenden Wannen
einer Gruppe, die zur Herstellung von Aluminium durch Elektrolyse von in geschmolzenem
Kryolith gelöstem Aluminiumoxid nach dem Hall-Heroult-Verfahren bei einer Stärke von
wenigstens gleich 150 kA, die 500 bis 600 kA erreichen kann, bestimmt ist, wobei jede
Wanne aus einem metallischen, quaderförmigen, wärmeisolierten Kasten gebildet ist,
dessen große Achse senkrecht zur Achse der Gruppe ist und dessen beide Enden "Kopf"
genannt werden, welcher Kasten eine Kathode trägt, die aus der Nebeneinanderstellung
von kohlenstoffhaltigen Blöcken gebildet ist, in denen Metallstangen eingebettet sind,
deren Enden aus dem Kasten über seine beiden großen Seiten stromauf und stromab (bezüglich
der Richtung des Stroms in der Gruppe) austreten, wobei jede Wanne außerdem ein anodisches
System aufweist, das aus wenigstens einem starren horizontalen Träger gebildet ist,
der wenigstens eine und vorzugsweise zwei, "Anodenrahmen" genannte, horizontale leitende
Stangen trägt, an denen die Stangen zur Aufhängung der Anoden befestigt sind, wobei
dieser Verbindungskreis insbesondere einen Kreis zum Transport des Elektrolysestroms
zwischen zwei aufeinanderfolgenden Wannen aufweist, der aus Kathodenkollektoren gebildet
ist, die einerseits mit den Kathodenausgängen der Wanne des Ranges n und anderseits
mit Verbindungsleitern verbunden sind, die über Rampen den Anodenrahmen der Wanne
des Ranges n+1 in der Gruppe erreichen, und wobei dieses Verbindungsverfahren außer
dem Kreis zum Transport des Elektrolysestroms einen gesonderten Kreis zur Korrektur
und zum Ausgleich der Magnetfelder aufweist, der aus zur Achse der Gruppe genau parallelen,
von einem Gleichstrom durchflossenen Leitern gebildet ist, dadurch gekennzeichnet,
daß dieser Strom von gleicher Richtung wie der Elektrolysestrom ist und in den Wannen
ein vertikales Korrekturmagnetfeld erzeugt, das für einen in der Richtung des Elektrolysestroms
betrachtenden Beobachter nahe den linken Köpfen nach unten gerichtet und nahe den
rechten Köpfen nach oben gerichtet ist.
2. Verfahren zur elektrischen Verbindung nach Anspruch 1 dadurch gekennzeichnet, daß
der den Kreis zur magnetischen Korrektur durchfliesende Gesamtstrom J2 höchstens gleich
dem Elektrolysestrom J1 ist.
3. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, das der Strom J2
im Bereich von 5 bis 80 % von J1 ist.
4. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Strom J2
im Bereich von 20 bis 70 % von J1 ist.
5. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß im Kreis zur
Speisung mit Elektrolysestrom:
- die Stromauf-Kathodenausgänge (2) der Wanne des Ranges n mit Stromauf-Kathodenkollektoren
(3) verbunden sind, die direkt durch Leiter (9), deren größter Teil unter der Wanne
n verläuft, einen ersten Abschnitt (Halbrampe) (8A) der Rampen (8) erreichen, die
die Anodensammelschiene (7) der Wanne des Ranges n+1 in der Gruppe speisen;
- die Stromab-Kathodenausgänge (4) der Wanne des Ranges n mit Stromab-Kathodenkollektoren
(5) verbunden sind, die direkt mit einem zweiten Abschnitt (Halbrampe) (8B) der Rampen
(8) verbunden sind.
6. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, das im Speisungskreis:
- auf der großen Stromaufseite: zwei benachbarte Kathodenausgänge (2) durch einen
Kollektor (3) verbunden sind, der an eine unter der Wanne verlaufende Stange (9) angeschlossen
ist, und jede Gruppe von zwei benachbarten Stangen (9) stromauf einen Verbindungsleiter
(13) erreicht, der seinerseits mit einer Halbrampe (8A) verbunden ist;
- auf der großen Stromabseite: vier benachbarte Kathodenausgänge (3) mit einem Stromab-Kathodenkollektor
(5) verbunden sind, der seinerseits mit der anderen Halbrampe (8B) verbunden ist.
7. Verbindungsverfahren nach Anspruch 5 oder 6, dadurch gekennzeichnet, das die unter
dem Kasten angeordneten Verbindungsstangen (9) in gleichen Abständen sind.
8. Verbindungsverfahren nach Anspruch 5 oder 6, dadurch gekennzeichnet, das der Abstand
zwischen den Verbindungsstangen (9) als Funktion ihrer Stellung bezüglich der kleinen
Achse der Wanne reguliert wird.
9. Verbindungsverfahren nach Anspruch 5 oder 6, dadurch gekennzeichnet, das der Abstand
zwischen den auf der Seite der Köpfe der Wanne liegenden Verbindungsstangen (9) kleiner
als der Abstand der in der Mitte der Wanne liegenden Verbindungsstangen ist.
10. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, das der Kreis zur
Korrektur und zum Ausgleich der Magnetfelder aus zwei Gruppen von Korrekturleitern
(17) (22) gebildet wird, die von den Speisungsleitern unabhängig sind, zu beiden Seiten
der Reihe von Wannen angeordnet sind und durch einen in der gleichen Richtung wie
der Strom J1, der die Reihe speist, zirkulierenden Gesamtstrom J2 und mit einer J1
höchstens gleichen Stärke gespeist werden.
11. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, das im Fall, wo
die Gruppe wenigstens zwei Reihen von parallel angeordneten Wannen aufweist, der Leiter
oder die Gruppe von Leitern zur Kompensation, der bzw. die auf der Seite der benachbarten
Reihe angeordnet ist, von einem Strom einer höheren Stärke als derjenigen durchflossen
wird, die den auf der der benachbarten Reihe entgegengesetzten Seite angeordneten
Kompensationsleiter durchströmt.
12. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Kompensationsleiter
in geringem Abstand vom Metallkasten der Wannen und genau auf der Höhe der Metallschicht
von geschmolzenem Aluminium angeordnet werden.
13. Verbindungsverfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, das der Teil des
unabhängigen Speisungskreises, der die Verbindung zwischen den Kathodenausgängen (2)
(4) der Wanne des Ranges n mit dem Anodenrahmen (7) der Wanne des Ranges n+1 in der
Reihe sichert, in Form von untereinander genau gleichen Modulen (14) gebildet wird,
deren jeder einer Rampe (8) entspricht.
14. Verbindungsverfahren nach Anspruch 13, dadurch gekennzeichnet, daß jeder Modul
(14) gebildet wird aus:
- vier Stromab-Kathodenausgängen (4) der Wanne n;
- dem Stromab-Kathodenkollektor (5) und der Halbrampe (8A) zum Anodenrahmen der Wanne
n+1;
- einem Verbindungsleiter (13), der einerseits mit zwei unter der Wanne n verlaufenden
Stangen (9) und andererseits mit der anderen Halbrampe (88) verbunden ist; und
- zwei Stromauf-Kathodenkoliektorelementen (3) (3'), die jeweils mit zwei Stromauf-Kathodenausgängen
der Wanne n+1 verbunden sind.
1. A method of electrical connection between two successive cells in a series intended
for the production of aluminium by electrolysis of alumina dissolved in molten cryolite
by the Hall-Herouft process at an intensity of at least 150 kA, which may be as high
as 500 to 600 kA, each cell being constituted by an insulated parallelepiped metal
box, the large axis of which is perpendicular to the axis of the series, and of which
the two ends are known as "head", this box supporting a cathode formed by the juxtaposition
of carbonaceous blocks in which there are sealed metal rods, the ends of which issue
from the box, on its large upstream and downstream sides (relative to the direction
of the current in the series), each cell also comprising an anode system formed by
at least one horizontal rigid beam supporting at least one, and preferably two, horizontal
conducting rods known as "anode frame", to which the anode suspension rods are connected,
this connection circuit comprising, in particular, a circuit for transmitting the
electrolysis current between two successive cells, constituted by cathode collectors
connected, on the one hand, to the cathode outlets of the cell in row n and, on the
other hand, to the linking conductors which join, via risers, the anode frame of the
cell of row n+1 in the series, this method of connection comprising, in addition to
the circuit for the transmission of the electrolysis current, a distinct circuit for
correcting and balancing the magnetic fields which is formed by conductors which are
substantially parallel to the axis of the series and are traversed by a direct current,
characterised in that this current is in the same direction as the electrolysis current
and creates, in the cells, a vertical correcting magnetic field which is directed
downwards near the left-hand heads and is directed upwards near the right-hand heads
for an observer viewing in the direction of the electrolysis current.
2. A method of electrical connection according to claim 1, characterised in that the
total current J2 traversing the magnetic correcting circuit is at most equal to the
electrolysis current J1.
3. A method of connection according to claim 1, characterised in that the current
J2 is between 5 and 80% of J1.
4. A method of connection according to claim 1, characterised in that the current
J2 is between 20 and 70 % of J1.
5. A method of connection according to claim 1, characterised in that, in the circuit
for the supply of electrolysis current:
- the upstream cathode outlets (2) of the cell in row n are connected to upstream
cathode collectors (3) which directly join, via conductors (9) of which the majority
pass beneath said cell n, a first section (half-riser) (8A) of the risers (8) which
supply the anode bus (7) of the cell in row n+1 in the series;
- the downstream cathode outlets (4) of the cell in row n are connected to downstream
cathode collectors (5) directly connected to a second section (half riser) (8B) of
the risers (8).
6. A method of connection according to claim 1, characterised in that, in the supply
circuit:
- on the large upstream side: two adjacent cathode outlets (2) are connected by a
collector (3) connected to a rod (9) passing beneath the cell; each group of two adjacent
rods (9) joins, upstream, a linking conductor (13) itself connected to a half riser
(8A);
- on the large downstream side: four adjacent cathode outlets (3) are connected to
a downstream cathode collector (5) which is itself connected to the other corresponding
half riser (8B).
7. A method of connection according to claims 5 or 6, characterised in that the linking
rods (9) arranged beneath the box are equidistant.
8. A method of connection according to claims 5 or 6, characterised in that the distance
between the linking rods (9) is varied as a function of their position relative to
the small axis of the cell.
9. A method of connection according to claims 5 or 6, characterised in that the distance
between the linking rods (9) located on the side of the heads of the cell is smaller
than the distance between the linking rods located in the centre of the cell.
10. A method of connection according to claim 1, characterised in that the circuit
for correcting and balancing the magnetic fields is constituted by two sets of correcting
conductors (17) (22) which are independent from the supply conductors, are arranged
on either side of the line of cells parallel to the axis of the line, and are supplied
by a total current J2 circulating in the same direction as the current J1 supplying
the line and at an intensity at most equal to J1.
11. A method of connection according to claim 1, characterised in that, when the series
comprises at least two lines of cells arranged in parallel, the conductor or the set
of conductors for compensation arranged on the side of the adjacent line is traversed
by a current having an intensity higher than the current traversing the compensating
conductor arranged on the side remote from the adjacent line.
12. A method of connection according to claim 1, characterised in that the compensating
conductors are arranged at a short distance from the metal box of cells and substantially
at the metallic surface level of molten aluminium.
13. A method of connection according to claim 1, characterised in that the part of
the independent supply circuit providing the link between the cathode outlets (2)
(4) of the cell in row n to the anode frame (7) of the cell in row n+1 in the line
is made up in the form of modules (14) which are substantially identical to one another
and each correspond to a riser (8).
14. A method of connection according to claim 13, characterised in that each module
(14) is constituted by:
- four downstream cathode outlets (4) of the cell n;
- the downstream cathode collector (5) and the half-riser (8A) toward the anode frame
(7A) of the cell n+1;
- a linking conductor (13) connected, on the one hand, to two rods (9) passing beneath
the cell n and, on the other hand, to the other half-riser (8B);
- two upstream cathode collector elements (3) (3') each connected to two upstream
cathode outlets of the cell n+1.