(19)
(11) EP 0 351 340 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
17.01.1990  Bulletin  1990/03

(21) Numéro de dépôt: 89440063.9

(22) Date de dépôt:  28.06.1989
(51) Int. Cl.5E05D 15/44
(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE ES GB GR IT LI NL SE

(30) Priorité: 12.07.1988 FR 8809658

(71) Demandeur: FERCO INTERNATIONAL Usine de Ferrures de Bâtiment Société à responsabilité limitée dite
F-57400 Sarrebourg Moselle (FR)

(72) Inventeur:
  • Vigreux, Daniel
    F-57870 Troisfontaines (FR)

(74) Mandataire: Aubertin, François 
c/o Cabinet Innovations et Prestations SA 4, rue de Haguenau
67000 Strasbourg
67000 Strasbourg (FR)


(56) Documents cités: : 
   
       


    (54) Ferrures d'articulation pour châssis ouvrant à l'italienne


    (57) Des ferrures d'articulation (1) pour châssis ouvrant (2) à recouvrement partiel du cadre dormant (7) et à ouverture à l'italienne, comportant, d'une part, des bras de compas inférieurs (3) et, d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs (12) susceptibles de projeter vers l'extérieur, à l'ouverture, la traverse supérieure (13) dudit châssis ouvrant (2).
    Pour provoquer un décollement immédiat, par rapport au cadre dormant (7), de cette traverse supérieure (13) du châssis ouvrant (2) et éviter, ainsi, une usure prématurée du joint d'étanchéité équipant ce dernier, on pourvoit ces ferrures d'articulation des moyens (18) pour conférer, en tout début d'ouverture, une trajectoire à composante verticale audit châssis ouvrant (2) tout en imprimant à la traverse supérieure (13) de ce dernier un déplacement à composante horizontale.




    Description


    [0001] L'invention concerne des ferrures d'articulation pour châssis ouvrant à recouvrement partiel du cadre dormant et à ouverture à l'italienne, comprenant, d'une part, des bras de compas inférieurs et, d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs susceptibles de projeter vers l'extérieur, à l'ouverture, la traverse supérieure dudit châssis ouvrant.

    [0002] Cette invention trouvera, plus particulièrement, son application dans le domaine de la quincaillerie du bâtiment.

    [0003] On connaît déjà par le document FR-A-2.554.860 des ferrures d'articulation pour châssis ouvrant à l'italienne susceptibles de projeter vers l'extérieur, à l'ouverture, la partie supérieure dudit châssis ouvrant.

    [0004] Ainsi, ces ferrures d'articulation sont composées, d'une part, de deux bras de compas disposés de part et d'autre de la fenêtre et reliés, à leur extrémité supérieure, à la partie médiane des montants latéraux du châssis ouvrant et, dans leur extrémité inférieure, aux montants latéraux et à proximité de l'angle inférieur du cadre dormant.

    [0005] Ces ferrures d'articulation comportent, en outre, d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs comprenant une gâche à rampe fixée dans la partie supérieure des montants latéraux du cadre dormant. Dans cette gâche à rampe est introduit un galet solidaire d'une biellette dont les extrémités sont fixées au moyen d'articulations, d'une part, au châssis ouvrant et, d'autre part, à une pièce de liaison montée coulissante dans une glissière solidaire du cadre dormant.

    [0006] Plus précisément, en ce qui concerne la gâche à rampe, elle se décompose en une rainure, de forme curviligne concentrique à l'axe de rotation de la biellette, et aménagée dans la pièce de liaison précitée. Cette rainure curviligne aboute, dans sa partie supérieure à une lumière oblongue verticale s'étendant vers le haut du cadre dormant.

    [0007] Le fonctionnement de ces ferrures d'articulation connues est le suivant :
    - en début d'ouverture, l'action des bras de compas rigides sur le châssis ouvrant confère à ce dernier une rotation autour des articulations le reliant aux biellettes supérieures ;
    - au-delà d'un angle de rotation suffisant, le châssis ouvrant emprunte une trajectoire à composante verticale, le galet des biellettes correspondant aux éléments d'articulation supérieurs venant à coulisser vers le bas dans la lumière oblongue pratiquée dans la gâche à rampe ;
    - en amplifiant l'ouverture du châssis ouvrant, les galets cités ci-dessus, évoluent dans la rainure curviligne desdites gaches à rampe provoquant la rotation des biellettes autour de leur articulation les reliant aux pièces de liaison et, finalement, la projection vers l'extérieur de la partie supérieure dudit châssis ouvrant.

    [0008] Une telle projection vers l'extérieur du châssis ouvrant est indispensable dans le cadre de ferrures d'articulation encastrées en feuillures de la porte ou fenêtre. En effet, dans ces conditions, l'axe de rotation fictif du châssis ouvrant est nécessairement disposé en deçà de son chant supérieur. Ainsi, en cas d'absence d'un dispositif approprié, ce chant supérieur du châssis ouvrant vient à coopérer, au moment de l'ouverture, avec la feuillure de la traverse supérieure du cadre dormant et limite ou empêche la rotation dudit châssis ouvrant.

    [0009] Bien que l'on retrouve ces caractéristiques dans le cadre des ferrures d'articulation antérieures, celles-ci ne s'appliquent que sous certaines contraintes, à des châssis ouvrants à recouvrement partiel du cadre dormant. En effet, de manière à autoriser la rotation du châssis ouvrant en début d'ouverture, la lèvre de recouvrement disposée en périphérie de ce dernier doit respecter une distance suffisante par rapport à la face externe du cadre dormant. Toutefois, le respect d'une telle distance est au détriment de l'étanchéité de la porte ou fenêtre. Pour pallier à cet inconvénient, il peut être prévu des joints d'étanchéité compressibles susceptibles de compenser les variations distance séparant ladite lèvre de recouvrement périphérique et la face externe du cadre dormant.

    [0010] Ce joint d'étanchéité compressible n'apporte, en fait, qu'une solution partielle au problème car son efficacité se voit diminuer rapidement en cours d'utilisation.

    [0011] Plus précisément, tel que décrit ci-dessus, lors de l'ouverture de la fenêtre, la traverse supérieure du châssis ouvrant exécute, initialement, une rotation suivie d'un déplacement vertical avant d'emprunter une trajectoire à composante horizontale. Parallèlement, le joint d'étanchéité est comprimé puis glisse le long de la traverse supérieure du cadre dormant avant de s'éloigner de ce dernier.

    [0012] On comprend, aisément, que ces frottements continuels du joint d'étanchéité, après compression le sollicitent fortement et réduisent sensiblement sa longévité. Or, ces contraintes, appliquées au joint d'étanchéité sont considérablement amplifiées en cours de fermeture du châssis ouvrant. En effet, la traverse supérieure de celui ci est, dans un premier temps, comprimée contre le cadre dormant avant de se déplacer verticalement le long de ce dernier. Simultanément, le joint d'étanchéité coopère à ses extrémités, avec les montants latéraux dudit cadre dormant puis heurtent la traverse supérieure de ce dernier avant de se comprimer, instantanément, au passage du tranchant formé par le chant inférieur et la face externe de cette traverse supérieure.

    [0013] Il est bien évident que sous ces sollicitations constantes le joint d'étanchéité ne remplira les fonctions qui lui sont imparties que sur un laps de temps réduit.

    [0014] Certaines solutions ont été proposées pour remédier aux problèmes décrits ci-dessus, sans pour autant, y parvenir réellement. En fait, le résultat ne fut que partiel, dans tous les cas, étant donné que le joint périphérique s'est révélé d'une longévité réduite.

    [0015] Ainsi, le document GB-A-2.176.533 révèle un dispositif qui n'a pour effet que d'accentuer l'action déjà imprimée à l'ouvrant par le biais de ferrures d'articulation traditionnelles pour portes ou fenêtres à ouverture à l'anglaise. Plus précisément, de telles ferrures d'articulation ont pour fonction d'assurer la projection vers l'extérieur et le déport, suivant une direction parallèle au plan de la porte ou fenêtre du montant arrière de l'ouvrant au cours du pivotement de ce dernier autour d'un axe vertical. Cependant, cette projection vers l'extérieur, par rapport au cadre dormant, du montant arrière de l'ouvrant n'intervient qu'au-delà d'un angle de rotation particulièrement important de ce dernier, rotation au cours de laquelle le joint d'étanchéité précité est fortement sollicité. Cet inconvénient se retrouve malgré la présence du dispositif du document antérieur étant donné que son action est forcément limitée par les ferrures d'articulation qui constituent en fait les seuls éléments de liaison entre l'ouvrant et le cadre dormant.

    [0016] Bien entendu, cette solution, adaptée à une porte ou fenêtre s'ouvrant à l'italienne, aboutit à un résultat identique et tout aussi néfaste pour le joint d'étanchéité.

    [0017] La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. L'invention telle qu'elle est caractérisée dans les revendications résout le problème consistant à créer des ferrures d'articulation pour châssis ouvrant à recouvrement partiel du cadre dormant et à ouverture à l'italienne, comprenant d'une part, des bras de compas inférieurs et d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs susceptibles de projeter, vers l'extérieur, à l'ouverture la traverse supérieure dudit châssis ouvrant, ces ferrures d'articulation comportant des moyens pour confèrer, en tout début d'ouverture, une trajectoire à composante verticale audit châssis ouvrant tout en imprimant à la traverse supérieure de ce dernier un déplacement à composante horizontale.

    [0018] Les avantages obtenus grâce à cette invention consistent, essentiellement, en ce que du simple déblocage de la ferrure de verrouillage résulte l'affaissement de l'ouvrant par rapport au cadre dormant ayant pour conséquence le décollement immédiat de la traverse supérieure de cet ouvrant. Ceci entraîne, bien évidemment, une longévité accrue de ce joint d'étanchéité et un fonctionnement facilité de la fenêtre en raison des frottements réduits entre le châssis ouvrant et le cadre dormant.

    [0019] L'invention est exposée, ci-après, plus en détail à l'aide de dessins représentant seulement un mode d'exécution :

    - la figure 1 représente une vue schématisée, en élévation et en coupe, des ferrures d'articulation conformes à l'invention et correspondant à un premier mode de réalisation ;

    - la figure 2 représente une vue schématisée, en élévation des ferrures d'articulation représentées dans la figure 1, le châssis ouvrant étant en position d'ouverture ;

    - la figure 3 représente, schématiquement, la gâche à rampe d'un élément d'articulation supérieur tel qu'illustré dans la figure 1 ;

    - la figure 4 représente, schématiquement, l'élément de liaison solidaire du châssis ouvrant et coopérant avec la gâche à rampe visible dans la figure 3 ;

    - la figure 5 représente une vue schématisée et en élévation de ferrures d'articulation correspondant à un second mode de réalisation, le châssis ouvrant étant en position d'ouverture ;

    - la figure 6 représente une vue schématisée et en élévation des ferrures d'articulation telles que représentées dans la figure 5 ;

    - la figure 7 représente une vue schématisée et en élévation d'un élément d'articulation supérieur exécuté selon le second mode de réalisation ;

    - la figure 8 représente une vue de gauche de la figure 7 ;

    - les figures 9, 10 et 14 à 16 représentent, sous différentes vues, les pièces constitutives de l'élément d'articulation supérieur visible dans les figures 7 et 8 ;

    - les figures 11 à 13 représentent, sous différentes vues, la pièce support sur dormant coopérant avec l'élément d'articulation supérieur tel qu'illustré dans les figures 7 et 8 ;

    - les figures 17 à 20 représentent à un second mode de réalisation des moyens d'articulation reliant les bras de compas inférieurs au montant du cadre dormant de la fenêtre ;

    - la figure 21 représente schématiquement et en perspective, une fenêtre ouvrant à l'italienne équipée de ferrures d'articulation conformes à l'invention.



    [0020] La présente invention se rattache à des ferrures d'articulation 1 pour châssis ouvrant à l'italienne 2. Ainsi, ces ferrures d'articulation 1 telles que représentées dans les figures 1, 2, 5, 6 et 21 comportent des bras de compas inférieurs 3 disposés en feuillures 4 des montants latéraux 5, 6 respectivement des châssis ouvrants 2 et du cadre dormant 7.

    [0021] Plus précisément, un bras de compas inférieur 3 est relié, à l'aide de moyens d'articulation 8, 9, d'une part, sensiblement, dans la partie médiane d'un montant latéral 5 du châssis ouvrant 2 et, d'autre part, au montant latéral 6 correspondant du cadre dormant 7. Cette liaison des bras de compas inférieurs 3 dudit cadre dormant 7 se situe de préférence, à proximité des angles inférieurs 10, 11 de ce dernier.

    [0022] La fonction de ces bras de compas inférieurs 3 consiste à provoquer le pivotement, vers l'extérieur, du châssis ouvrant 2 tout en conférant à ce dernier un déplacement à composante verticale. Ils assurent, en outre, le maintien en position entrouverte, selon un angle variable, dudit châssis ouvrant 2 par rapport au cadre dormant 7.

    [0023] Les ferrures d'articulation 1 sont complétées par des éléments d'articulation supérieurs 12, reliant, au niveau des montants latéraux 5 et à proximité de la traverse supérieure 13, le châssis ouvrant 2 aux montants latéraux 6 du cadre dormant 7. Ils favorisent ainsi, la rotation, autour d'un axe horizontal, du châssis ouvrant 2, tout en accompagnant ce dernier dans ses déplacements verticaux commandés par les bras de compas inférieurs 3.

    [0024] Les éléments d'articulation supérieurs 12 assurent, en outre, la projection, vers l'extérieur, du cadre dormant 7, de ce châssis ouvrant 2, de sorte que sa traverse supérieure 13 ne vient à gêner l'ouverture de la fenêtre ou analogue.

    [0025] Une telle projection vers l'extérieur, trouve, notamment, son intérêt en cas d'utilisation de châssis ouvrant2 à recouvrement partiel du cadre dormant 7 tel que représenté dans la figure 21. Ces châssis ouvrants 2 sont alors munis sur leur périphérie 14, d'une lèvre à recouvrement 15 équipée d'un joint d'étanchéité 16 venant en position de fermeture, en applique sur la face externe 17 du cadre dormant 7.

    [0026] Toutefois, cette projection vers l'extérieur du châssis ouvrant 2 n'est réellement efficace que si elle se produit dès l'ouverture de la fenêtre de sorte que le joint d'étanchéité 16, disposé en périphérie, ne soit pas sollicité sous l'effet du déplacement vertical du châssis ouvrant 2. Dans ce but et selon une caractéristique de l'invention, les ferrures d'articulation 1 sont munies de moyens 18 susceptibles de conférer, en tout début d'ouverture de la fenêtre, une trajectoire à composante verticale audit châssis ouvrant 2 tout en imprimant, à la traverse supérieure de ce dernier, un déplacement horizontal.

    [0027] En fait, ces moyens 18 se composent, d'une part, de bras de compas inférieurs 3 articulés autorisant, au delà d'un angle d'ouverture réduit au minimum, un affaissement, sous l'effet de la gravité, du châssis ouvrant 2 par rapport au cadre dormant 7. Cet affaissement provoque, simultanément, le dégagement de la traverse supérieure 13 dudit châssis ouvrant 2 par rapport à la traverse supérieure 19 de ce cadre dormant 7 grâce à des éléments d'articulation supérieurs 12 spécifiques.

    [0028] En somme, ces moyens 18 ont pour effet d'obtenir une trajectoire du point de liaison 20 des bras de compas inférieurs 3 au châssis ouvrant 2, dont la dérivée tend vers l'infini lors de la fermeture, cette dérivée étant égale à zéro dans le cadre des bras de compas connus, non articulés.

    [0029] En ce qui concerne les éléments d'articulation supérieurs 12, ceux-ci sont constitués, selon un premier mode de réalisation, visible dans les figures 1 à 4, d'une gâche à rampe disposée, en feuillures, sur un montant latéral 6 du cadre dormant 7 dans l'angle supérieur 22 de ce dernier. Cette gâche à rampe 21 présente une rainure oblique 23 s'orientant, dans sa partie supérieure 24, vers l'intérieur de l'habitation et aboutant, à son extrémité inférieure 25 à une rainure verticale 26 dont la longueur dépendra de l'angle d'ouverture maximum qu'il y a lieu de conférer au châssis ouvrant.

    [0030] Dans cette rainure oblique 23 ou verticale 26 se déplace un galet 28 solidaire de l'extrémité supérieure 29 d'une pièce de liaison 30 coopérant avec un support 31 fixé en feuillures 32 du montant latéral 5 du châssis ouvrant 2. La pièce de liaison 30 sert, essentiellement, d'organe de réglage dudit châssis ouvrant 2 par rapport au cadre dormant 7 selon une direction perpendiculaire à ce dernier.

    [0031] Elle peut ainsi, déterminer l'importance de la compression du joint d'étanchéité 16 au moment de la fermeture de la fenêtre.

    [0032] A cet effet, ladite pièce de liaison 30 est montée pivotante, en son milieu 33, sur ledit support 31 et comporte, dans sa partie inférieure 34, une ouverture 35 de forme oblongue servant de passage à un organe de fixation 36 et déterminant la plage de réglage possible. Ainsi, en décalant angulairement la pièce de liaison 30 par rapport au support 31, après desserrage de l'organe de fixation 36, on réduit ou on augmente l'écart entre le châssis ouvrant 2 et le cadre dormant 7, plus précisément, au niveau des traverses supérieures respectivement, 13 et 19.

    [0033] Quant au positionnement suivant une direction verticale dudit châssis ouvrant 2 par rapport au cadre dormant 7, il est assuré au moyen du support 31 présentant, à cette occasion, une forme en équerre et recouvrant l'angle supérieur 37 du châssis ouvrant 2. Plus exactement, l'aile horizontale 38 de ce support 31 comporte des moyens de réglage 39 coopérant avec le chant supérieur 40 de la traverse supérieure 13 dudit châssis ouvrant 2. Ces moyens de réglage 30 déterminent, ainsi, la position en hauteur de l'aile verticale 41 de ce support 31 sur le montant latéral 5.

    [0034] Bien entendu, d'autres formes de réalisation de ce support 31 sont possibles, celles-ci étant essentiellement déterminées en fonction de la structure et des matériaux constituant la fenêtre. A titre d'exemple, le support 31 sera conçu de manière différente selon que le châssis ouvrant 2 et le cadre dormant 7 sont en bois ou en profilé métallique ou plastique.

    [0035] Il en sera évidemment, de même en ce qui concerne les moyens de fixation 42 assurant la liaison de cette aile verticale 41 du support 31 au montant latéral 5 du châssis ouvrant 2. Notamment, ils seront déterminés de manière à éviter un quelconque usinage en cas de structure profilée.

    [0036] Les figures 1, 2, 5, 6 et 17 à 20 représentent, selon des modes de réalisation différents, un bras de compas inférieur 3 qui, conformément à l'invention, est articulé pour conférer au châssis ouvrant 2 un déplacement vertical dès l'ouverture. Plus précisément, ont été représentés dans les figures 17 à 20, le tronçon inférieur 43 de ce bras de compas inférieur 3 et sa liaison au cadre dormant 7 par l'intermédiaire des moyens d'articulation 9. Quant aux moyens d'articulation 8 reliant le tronçon supérieur 44 au montant latéral 5 du châssis ouvrant 2, ils sont visibles plus particulièrement, en figure 1, 2, 5 et 6.

    [0037] Il est à remarquer que, pour assurer le bon fonctionnement des ferrures d'articulation 1 et garantir le résultat escompté, il est indispensable que l'angle de rotation du tronçon inférieur 43 par rapport au tronçon supérieur 44 de ce bras de compas inférieur 3 soit limité. En effet, dans le cas contraire, ces derniers ne seraient plus d'aucune utilité, n'étant plus à même de garantir le maintien en position entrouverte, du châssis ouvrant 2 ou conférer à ce dernier une certaine stabilité. De plus, ils ne pourraient contribuer à l'ouverture comme à la fermeture du châssis ouvrant 2.

    [0038] Dans ce but, on pourvoit l'articulation 45 reliant ledit tronçon inférieur 43 au tronçon supérieur 44 du bras de compas inférieur 3, d'un organe butée susceptible de limiter l'angle formé par ces derniers. Par ailleurs, les moyens d'articulation 9, assurant la liaison au niveau du cadre dormant 7 dudit bras de compas inférieur 3 sont munis de moyens butées 46 aptes à limiter le déplacement angulaire exécuté par le tronçon inférieur 43 lors de l'ouverture.

    [0039] De tels moyens butées 46, non seulement déterminent l'angle de pivotement maximum qu'il est possible de conférer au châssis ouvrant 2, mais également et surtout, permettent aux bras de compas inférieurs 3 de jouer un rôle de support. En fait, ceux-ci compensent, en partie, la charge constituée par ledit châssis ouvrant 2 et qui, dans le cas contraire, serait supportée, intégralement, par les éléments d'articulation supérieurs 12.

    [0040] Ainsi, selon un premier mode de réalisation, correspondant aux figures 1 et 2, les moyens d'articulation 9, reliant le tronçon inférieur 43 d'un bras de compas inférieur 3 à un montant latéral 6 du cadre dormant 7, comportent un élément support 47, fixé en feuillures 48 dudit montant latéral 6 et sur lequel est montée, pivotante, la partie inférieure 49 dudit tronçon inférieur 43. Cet élément support 47 est muni, sur son bord vertical arrière 50, d'un rebord 51 dans lequel est fraisée une découpe 52 constituant les moyens butées 46. Plus précisément, dans la découpe 52 s'insère, en position d'ouverture, l'extrémité inférieure 53 dudit tronçon inférieur 43 limitant ce dernier en déplacement angulaire.

    [0041] Le fonctionnement des ferrures d'articulation conçues selon ce premier mode de réalisation, est le suivant :
    - dès la commande d'ouverture au moyen d'une ferrure de verrouillage, non représentée, la simple décompression du joint d'étanchéité périphérique 16 repousse le châssis ouvrant 2 du cadre dormant 7 provoquant l'affaissement dudit châssis ouvrant 2 accompagné par un déplacement du galet 28 de l'élément d'articulation supérieur 12 dans la rainure oblique 23 il en résulte le décollement immédiat de la traverse supérieure 13 dudit châssis ouvrant 2 par rapport à la traverse supérieure 19 correspondant au cadre dormant 7 ;
    - en progressant dans le sens d'ouverture de la fenêtre le châssis ouvrant 2 entame une rotation autour d'un axe horizontal matérialisé par les galets 28, ces derniers venant, simultanément, à coulisser le long de la rainure oblique 23 avant d'évoluer dans la rainure verticale 26 et d'atteindre l'extrémité inférieure 54 de cette dernière. Le châssis ouvrant 2 est alors dans sa position d'ouverture maximum ;
    - en cas de commande inverse, la traction exercée par l'usager sur le châssis ouvrant 2 de manière à refermer celui-ci provoque, sous l'impulsion des bras de compas inférieurs 3, la remontée des galets 28 correspondant aux éléments d'articulation supérieurs 12, dans les gâches à rampe 21 ;
    - en fin de verrouillage, des gâches d'accueillement (non représentées sur les figures), fixées en feuillures 32 des montants latéraux 5 du châssis ouvrant 2 coopèrent avec le genou 56 des bras de compas inférieurs 3 de manière à provoquer le réalignement du tronçon inférieur 43 et supérieur 44 de ces derniers. Il en résulte un mouvement ascendant du châssis ouvrant 2 et, finalement, la compression du joint d'étanchéité périphérique 16 sous l'effet des galets 28 progressant dans les rainures obliques 23.

    [0042] Bien que particulièrement efficaces, ces ferrures d'articulation 1, conformes à l'invention et exécutées selon ce premier mode de réalisation, peuvent présenter un inconvénient qui consiste en un encombrement relativement important en feuillures des montants latéraux 5 et 6 respectivement du châssis ouvrant 2 et du cadre dormant 7.

    [0043] En effet, on remarque que l'amplitude du déplacement, selon une direction horizontale, conférée audit châssis ouvrant 2 est dépendante de la longueur et de l'angle, par rapport à l'horizontale, de la rainure oblique 23. Or, ces paramètres sont eux-mêmes dépendants de la largeur 57 de la gâche à rampe 21 et, finalement de la place disponible en feuillures 48 des montants latéraux 6 du cadre dormant 7.

    [0044] Pourtant, il se peut que, pour des conceptions différentes de la structure d'une fenêtre à l'italienne, ou dans certains cas particuliers, il est impossible d'insérer en feuillures, en raison d'un manque d'espace suffisant, des éléments d'articulation supérieurs 12 tels que décrits ci-dessus. Il se pose également un problème au cas où il est nécessaire de projeter davantage le châssis ouvrant 2 en dehors du cadre dormant 7, par exemple en raison d'une lèvre de recouvrement 15 de dimensions accrues.

    [0045] Le second mode de réalisation des ferrures d'articulation 1, conformes à l'invention et représentées dans les figures 5 à 16, a pour but de résoudre le problème précité en proposant des éléments d'articulation supérieurs 12 et des moyens d'articulation 9 reliant le bras de compas inférieur 3 au cadre dormant 7 d'encombrement plus réduit et dont l'efficacité n'est dépendante d'aucune condition dimensionnelle des structures de la fenêtre.

    [0046] Ainsi, selon ce second mode de réalisation, les éléments d'articulation supérieurs 12 comportent un support sur ouvrant 58 en forme d'équerre venant coiffer l'angle supérieur 37 du châssis ouvrant 2 et dont l'aile horizontale 59 est munie de moyens de réglage 60. Ces derniers autorisent le positionnement du châssis ouvrant 2 selon une direction verticale sur le cadre dormant 7. A l'extrémité supérieure 61 de l'aile verticale 62 de ce support sur ouvrant 58 est montée articulées l'une des extrémités 63 d'une biellette 64 reliant ledit châssis ouvrant 2 au cadre dormant 7. Plus précisément, ce dernier est équipé à l'extrémité supérieure des montants latéraux 6, d'un support sur dormant 65 comportant, dans sa partie inférieure 66, une lumière en forme d'une virgule 67, dans laquelle est engagé un galet 68 solidaire de l'extrémité opposée 69 de la biellette 64.

    [0047] En raison de cette disposition, lors de l'ouverture de la fenêtre, l'affaissement du châssis ouvrant 2 provoque le déplacement vers le bas du galet 68 dans la lumière 67 et, finalement, le décollement de la traverse supérieure 13 dudit châssis ouvrant 2 par rapport à la traverse supérieure 19 du cadre dormant 7.

    [0048] La projection réellement dite du châssis ouvrant 2 vers l'extérieur se produit simultanément au pivotement conféré à ce dernier lors de l'ouverture et ce, grâce à des moyens 70 appropriés. On notera, à cet effet, que l'amplitude du déplacement horizontal conféré à ce châssis ouvrant 2 est proportionnel à l'angle de rotation imprimé à ce dernier.

    [0049] Ainsi, ces moyens 70 sont constitués par un bras secondaire 71 monté pivotant en son milieu 72 sur la biellette 64, légèrement en contrebas de l'articulation 73 reliant cette dernière au support sur ouvrant 58. De plus, ce bras secondaire 71 coopère, à ses extrémités 74, 75 respectivement, avec le support sur dormant 65 et ledit support sur ouvrant 58. Plus exactement, celui-ci est muni d'un bossage 76 pourvu d'un téton 77 engagé dans une lumière oblongue 78 aménagée à l'extrémité inférieure 75 du bras secondaire 71. Cette extrémité inférieure 75 est prévue de forme curviligne de manière à réduire les dimensions de ce bras secondaire 71 en feuillures de la fenêtre. Toutefois, cette extrémité inférieure 75, tout comme la lumière oblongue 78 qui y est réalisée peuvent être maintenues strictement rectilignes sans qu'une telle disposition soit contraire au bon fonctionnement des ferrures d'articulation 1.

    [0050] Etant donné que la biellette 64 est intercalée entre le support sur ouvrant 58 et ledit bras secondaire 71, le bossage 76 précité a, essentiellement, pour fonction de compenser l'épaisseur de ladite biellette 64. Il constitue, en outre, un appui au bras secondaire 71 et favorise le bon fonctionnement de l'élément d'articulation supérieur 12. Par ailleurs, de manière à réduire l'encombrement général de cet élément d'articulation 12, la biellette 64 présente, en contrepartie, une découpe 79 servant à accueillir le bossage 76 en position de fermeture de la fenêtre.

    [0051] Quant à l'extrémité supérieure 74 de ce bras secondaire 71, elle présente un prolongement 80 formant bras de levier et coopérant, à son extrémité libre 81, avec une rampe d'appui 82 aménagée sur le support sur dormant 65.

    [0052] En raison de cette conception de l'élément d'articulation supérieure 12, l'ouverture de la fenêtre provoque, initialement, et tel que déjà cité ci-dessus, le coulissement du galet 68 dans la lumière 67. Puis, le déplacement angulaire du châssis ouvrant 2 engendre la rotation du bras secondaire 71 par l'intermédiaire du téton 77. Le prolongement 80 coopérant avec la rampe d'appui 82, imprime un déplacement angulaire à la biellette 64 qui repousse ledit châssis ouvrant 2 et, notamment, sa traverse supérieure 13 à l'extérieur du cadre dormant 7. Le profil de cette rampe d'appui 82 sera déterminé en fonction de l'amplitude du déplacement horizontal qu'il y a lieu de conférer au châssis ouvrant 2. Le fait de lui conférer une forme concave permet d'obtenir une certaine proportionnalité entre le déplacement horizontal et le l'angle de pivotement du châssis ouvrant 2.

    [0053] Avantageusement, et selon une caractéristique de l'invention, le prolongement 80 du bras secondaire 71 sert, également, d'une part, de moyen pour comprimer le joint d'étanchéité périphérique 16 lors de la fermeture de la fenêtre et, d'autre part, d'organe de blocage du châssis ouvrant 2 contre le cadre dormant 7.

    [0054] A cet effet, le support sur dormant 65 est muni, à son extrémité supérieure 83, d'une gâche 84 constituée, substantiellement, par un prolongement 85 de la rampe d'appui 82 et d'un bossage 86 disposé du côté opposé 87 à cette dernière. Dans cette gâche 84, dont l'ouverture va en s'évasant, s'engage progressivement le prolongement 80 du bras secondaire 71 au cours de la fermeture du châssis ouvrant 2. En fin d'approche vers le cadre dormant 7, l'extrémité libre 81 de ce prolongement 80 coopère, plus exactement, avec la rampe de guidage 88 formée par le bossage 86. Ainsi, sous l'effet du déplacement vertical imprimé au châssis ouvrant 2, la progression de cette extrémité libre 81 sur ladite rampe de guidage 88, contribue, tout comme l'évolution du galet 68 dans la lumière 67, à la compression du joint d'étanchéité périphérique 16. Le retour 89 de ladite lumière en forme de virgule 67 a pour but de verrouiller cette position de fermeture du châssis ouvrant 2 en s'opposant au déplacement vers le bas du galet 68.

    [0055] L'intensité de compression du joint d'étanchéité périphérique 16 est déterminée, notamment, dans la partie supérieure de la fenêtre, en fonction de la position du support sur ouvrant 58 sur le montant latéral 5 du châssis ouvrant 2. Cette position est réglable à l'aide d'un excentrique 90 ou moyen équivalent disposé sur ledit support sur ouvrant 58.

    [0056] Il est compréhensible qu'une telle conception de l'élément d'articulation supérieure 12 lui confère un encombrement moindre tout en offrant la possibilité d'une projection, selon une distance suffisante, dudit châssis ouvrant 2 vers l'extérieur du cadre dormant 7.

    [0057] Bien entendu, la forme des pièces constitutives de cet élément d'articulation supérieur 12 et, notamment, leur épaisseur respective sont déterminés de manière à éviter tout entaillage, tant dans les montants latéraux 5 du châssis ouvrant 2 que dans le cadre dormant 7.

    [0058] Par ailleurs, les articulations reliant entre-elles ces différentes pièces seront pourvues, avantageusement, de moyen de freinage garantissant une certaine souplesse dans la manoeuvre de la fenêtre.

    [0059] Quant à la conception selon le second mode de réalisation, des moyens d'articulation 9 reliant le tronçon inférieur 43 du bras de compas inférieur 3 au montant latéral 6 du cadre dormant 7, ceux-ci comportent, également, un élément support 91 fixé en feuillures 48 d'un montant latéral 6 dudit cadre dormant 7. Sur cet élément support 91 est monté articulé, dans sa partie inférieure 49 ledit tronçon inférieur 43.

    [0060] Ledit élément support 91 comporte, en outre, les moyens butées 46 limitant l'angle de rotation de ce tronçon inférieur 43. Selon ce second mode de réalisation, ces moyens butées 46 sont constitués, substantiellement, par un rebord 92 aménagé sur le bord vertical arrière 93 de l'élément support 91 et contre lequel vient buter l'extrémité inférieure 53 dudit tronçon inférieur 43, en position d'ouverture de la fenêtre. Plus exactement, ce tronçon inférieur 43 est biseauté à cette extrémité inférieure 53 et sur son chant arrière 94 de manière à définir un bord incliné 95 venant en appui contre le rebord 92 en position d'ouverture du châssis ouvrant 2. Une telle morphologie des moyens d'articulation 9 permet, en effet, de réduire sensiblement leur encombrement général quelle que soit la position de la fenêtre.

    [0061] De plus, on notera la présence de moyens de réglage 96 pour s'assurer du bon positionnement de l'élément support 91 sur le montant latéral 6 du cadre dormant 7 et, ce, selon une direction perpendiculaire au plan de ce dernier. De tels moyens de réglage 96 sont indispensables pour déterminer la compression imprimée au joint d'étanchéité périphérique 16 au moment de la fermeture de la fenêtre.

    [0062] A titre d'exemple, on citera le principe de l'excentrique permettant, suite à une simple rotation, de conférer à l'élément support 91 un décalage angulaire, décalage répercuté sur les bras de compas inférieurs 3 et, finalement, sur le châssis ouvrant 2.

    [0063] Bien entendu, de tels moyens de réglage 96 peuvent être repris dans le cadre du premier mode de réalisation détaillé plus haut dans la description et représenté dans les figures 1 et 2.

    [0064] En ce qui concerne le montage articulé de la partie inférieure 49 du tronçon inférieur 43 sur cet élément support 91, il se présente, préférentiellement, sous forme d'un axe 97 rendu solidaire de l'élément support 91, cet axe 97 traversant une ouverture 98 usinée dans la partie inférieure 49 dudit tronçon inférieur 43. Un flasque ou tout autre élément équivalent, solidaire de l'extrémité libre de cet axe 97, s'opposera, avantageusement, à un dégagement éventuel du bras de compas inférieur 3. Pour éviter une quelconque défaillance dans le fonctionnement de ces moyens d'articulation 9, il est indispensable de s'assurer du bon maintien de l'axe 97 sur l'élément support 91. A cet effet, cet axe 97 vient se loger dans un évidement 99 usiné dans ledit élément support 91, et communiquant avec un orifice 100 servant au passage d'un organe de fixation tel que vis ou rivet. Avantageusement, l'évidement 99 est sensiblement décentré par rapport à l'orifice 100 de manière à empêcher, après montage, toute rotation de l'axe 97 sous l'action des pivotements incessants du tronçon inférieur 43.


    Revendications

    1. Ferrures d'articulations (1) pour châssis ouvrant (2) à recouvrement partiel du cadre dormant (7) et à ouverture à l'italienne, comprenant, d'une part, des bras de compas inférieurs (3) et, d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs (12) susceptibles de projeter vers l'extérieur, à l'ouverture, la traverse supérieure (13) dudit châssis ouvrant (2), ferrures d'articulation caractérisées par le fait qu'elles comportent des moyens (18) pour conférer, en tout début d'ouverture, une trajectoire à composante verticale audit châssis ouvrant (2) tout en imprimant à la traverse supérieure (13) de ce dernier un déplacement à composante horizontale.
     
    2. Ferrures d'articulation (1) selon la revendication 1, caractérisées par le fait que les moyens (18) se composent, d'une part, de bras de compas inférieurs (3) articulés autorisant, au delà d'un angle d'ouverture réduit, un affaissement, sous l'effet de la gravité, du châssis ouvrant (2) par rapport au cadre dormant (7) et, d'autre part, par des éléments d'articulation supérieurs (12) susceptibles de provoquer le décollement de la traverse supérieure (13) dudit châssis ouvrant (2) par rapport à la traverse supérieure (19) du cadre dormant (7) au cours de cet affaissement.
     
    3. Ferrures d'articulation selon la revendication 2, caractérisées par le fait que les bras de compas inférieurs (3) sont constitués d'un tronçon inférieur (43) et d'un tronçon supérieur (44) reliés entre eux par une articulation (45), ledit tronçon supérieur (44) étant rendu solidaire, à l'aide de moyens d'articulation (8), à un montant latéral (5) du châssis ouvrant (2) et le tronçon inférieur (43) coopérant par l'intermédiaire de moyens d'articulation (9), avec un montant latéral (6) du cadre dormant (7).
     
    4. Ferrures d'articulation selon la revendication 3, caractérisées par le fait que les moyens d'articulation (9), reliant le tronçon inférieur (43) d'un bras de compas inférieur (3) à un montant latéral (6) du cadre dormant (7), comportent un élément support (47, 91) fixé en feuillure (48) dudit montant latéral (6) et comprenant, d'une part, des moyens butées (46), limitant l'angle de rotation du tronçon inférieur (43), et, d'autre part, des moyens de réglage (96) pour moduler la position dudit élément support (47, 91) sur le montant latéral (6) du cadre dormant (7), selon une direction perpendiculaire au plan de ce dernier.
     
    5. Ferrures d'articulation selon la revendication 4, caractérisées par le fait que les moyens butées (46) sont constitués par une découpe (52) fraisée dans un rebord (51) aménagé sur le bord vertical arrière (50) de l'élément support (47), découpe (52) dans laquelle s'insère, en position d'ouverture du châssis ouvrant (2), l'extrémité inférieure (53) du tronçon inférieur (43) correspondant aux bras de compas inférieurs (3).
     
    6. Ferrures d'articulation selon la revendication 4, caractérisées par le fait que les moyens butées (46) sont constitués par un rebord (92) aménagé sur le bord vertical arrière (93) de l'élément support (91) et contre lequel vient buter l'extrémité inférieure (53) du tronçon inférieur (43) en position d'ouverture du châssis ouvrant (2), ce tronçon inférieur (43) étant biseauté à cette extrémité inférieure (53) et sur son chant arrière (94) de manière à définir un bord incliné (95) venant en appui contre le rebord (92).
     
    7. Ferrures d'articulation selon la revendication 2, caractérisées par le fait que les éléments d'articulation supérieurs (12) sont constitués d'une gâche à rampe (21) disposée en feuillures (48) d'un montant latéral (6) du cadre dormant (7), cette gâche à rampe (21) présentant une rainure oblique (23) s'orientant, dans sa partie supérieure (24), vers l'intérieur dudit cadre dormant (7) et aboutant, à son extrémité inférieure (25), à une rainure verticale (26).
     
    8. Ferrures d'articulation selon les revendications 2 et 7, caractérisées par le fait que les éléments d'articulation supérieurs (12) sont constitués, en outre, d'une pièce de liaison (30) coopérant avec un support (31) fixé en feuillures (32) d'un montant latéral (5) du châssis ouvrant (2), ladite pièce de liaison (30) assurant le réglage du châssis ouvrant (2) par rapport au cadre dormant (7) selon une direction perpendiculaire au plan de ce dernier et comportant, à son extrémité supérieure (29), un galet (28) coulissant dans la rainure oblique (23) et verticale (26) de la gâche à rampe (21).
     
    9. Ferrures d'articulation selon la revendication 8, caractérisées par le fait que la pièce de liaison (30) est montée pivotante, en son milieu (33), sur le support (31) fixé au cadre dormant (7), et comporte, dans sa partie inférieure (34), une ouverture (35) de forme oblongue servant de passage à un organe de fixation (36) et déterminant la plage de réglage possible.
     
    10. Ferrures d'articulation selon la revendication 2, caractérisées par le fait que les éléments d'articulation supérieurs (12) sont constitués d'un support sur ouvrant (58) en forme d'équerre venant coiffer l'angle supérieur (37) du châssis ouvrant (2), à l'extrémité supérieure (61) de l'aile verticale (62) de ce support sur ouvrant (58) étant montée articulée l'une des extrémités (63) d'une biellette (64), l'autre extrémité (69) de cette dernière étant munie d'un galet (68) coopérant avec une lumière en forme d'une virgule (67) usinée dans la partie inférieure (66) d'un support sur dormant (65) équipant l'extrémité supérieure des montants latéraux (6) du cadre dormant (7).
     
    11. Ferrures d'articulation selon les revendications 2 et 10, caractérisées par le fait que les éléments d'articulation supérieurs (12) comportent, en outre, des moyens (70) pour projeter, progressivement et en cours d'ouverture, le châssis ouvrant vers l'extérieur par rapport au cadre dormant (7), ces moyens (70) etant constitués d'un bras secondaire (71) monté pivotant en son milieu (72), sur la biellette (64) et coopérant, à ses extrémités supérieure (74) et inférieure (75), respectivement, avec le support sur dormant (65) et le support sur ouvrant (58).
     
    12. Ferrures d'articulation selon la revendication 11, caractérisées par le fait que l'extrémité inférieure (75) du bras secondaire (71) comporte une lumière oblongue (78) dans laquelle est engagé un téton (77) disposé sur un bossage (76) aménagé sur le support sur ouvrant (58), l'extrémité supérieure (74) de ce bras secondaire (71) présentant un prolongement (80) formant bras de levier et coopérant, à son extrémité libre (81), avec une rampe d'appui (82) située sur le support surdormant (65).
     
    13. Ferrures d'articulation selon la revendication 12, caractérisées par le fait que le prolongement (80), situé à l'extrémité supérieure (74) du bras secondaire (71), constitue, en outre, d'une part, des moyens pour comprimer le châssis ouvrant (2) contre le cadre dormant (7) en cours de fermeture et, d'autre part, un organe de blocage verrouillant ledit châssis ouvrant (2) contre ledit cadre dormant (7).
     
    14. Ferrures d'articulation selon la revendication 13 caractérisées par le fait que le support sur dormant (65) est muni, à son extrémité supérieure (83) d'une gâche (84) constituée, substantiellement, par un prolongement (85) de la rampe d'appui (82) et d'un bossage (86) disposé du côté opposé (87) à cette dernière sur ledit support sur dormant (65), dans cette gâche 84, comportant une ouverture allant en s'évasant, venant à s'engager, progressivement, le prolongement (80) du bras secondaire (71) au cours de la fermeture du châssis ouvrant (2).
     
    15. Ferrures d'articulation selon la revendication 3, caractérisées par le fait qu'elles comportent, des gâches d'accueillement fixées en feuillures (32) des montants latéraux (5) du châssis ouvrant (2) et coopérant avec le genou (56) formé par les bras de compas inférieurs (3) de manière à provoquer le réalignement du tronçon inférieur (43) et supérieur (44) de ces derniers lors du verrouillage dudit châssis ouvrant (2).
     




    Dessins






















    Rapport de recherche