[0001] L'invention concerne des ferrures d'articulation pour châssis ouvrant à recouvrement
partiel du cadre dormant et à ouverture à l'italienne, comprenant, d'une part, des
bras de compas inférieurs et, d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs
susceptibles de projeter vers l'extérieur, à l'ouverture, la traverse supérieure dudit
châssis ouvrant.
[0002] Cette invention trouvera, plus particulièrement, son application dans le domaine
de la quincaillerie du bâtiment.
[0003] On connaît déjà par le document FR-A-2.554.860 des ferrures d'articulation pour châssis
ouvrant à l'italienne susceptibles de projeter vers l'extérieur, à l'ouverture, la
partie supérieure dudit châssis ouvrant.
[0004] Ainsi, ces ferrures d'articulation sont composées, d'une part, de deux bras de compas
disposés de part et d'autre de la fenêtre et reliés, à leur extrémité supérieure,
à la partie médiane des montants latéraux du châssis ouvrant et, dans leur extrémité
inférieure, aux montants latéraux et à proximité de l'angle inférieur du cadre dormant.
[0005] Ces ferrures d'articulation comportent, en outre, d'autre part, des éléments d'articulation
supérieurs comprenant une gâche à rampe fixée dans la partie supérieure des montants
latéraux du cadre dormant. Dans cette gâche à rampe est introduit un galet solidaire
d'une biellette dont les extrémités sont fixées au moyen d'articulations, d'une part,
au châssis ouvrant et, d'autre part, à une pièce de liaison montée coulissante dans
une glissière solidaire du cadre dormant.
[0006] Plus précisément, en ce qui concerne la gâche à rampe, elle se décompose en une rainure,
de forme curviligne concentrique à l'axe de rotation de la biellette, et aménagée
dans la pièce de liaison précitée. Cette rainure curviligne aboute, dans sa partie
supérieure à une lumière oblongue verticale s'étendant vers le haut du cadre dormant.
[0007] Le fonctionnement de ces ferrures d'articulation connues est le suivant :
- en début d'ouverture, l'action des bras de compas rigides sur le châssis ouvrant
confère à ce dernier une rotation autour des articulations le reliant aux biellettes
supérieures ;
- au-delà d'un angle de rotation suffisant, le châssis ouvrant emprunte une trajectoire
à composante verticale, le galet des biellettes correspondant aux éléments d'articulation
supérieurs venant à coulisser vers le bas dans la lumière oblongue pratiquée dans
la gâche à rampe ;
- en amplifiant l'ouverture du châssis ouvrant, les galets cités ci-dessus, évoluent
dans la rainure curviligne desdites gaches à rampe provoquant la rotation des biellettes
autour de leur articulation les reliant aux pièces de liaison et, finalement, la projection
vers l'extérieur de la partie supérieure dudit châssis ouvrant.
[0008] Une telle projection vers l'extérieur du châssis ouvrant est indispensable dans le
cadre de ferrures d'articulation encastrées en feuillures de la porte ou fenêtre.
En effet, dans ces conditions, l'axe de rotation fictif du châssis ouvrant est nécessairement
disposé en deçà de son chant supérieur. Ainsi, en cas d'absence d'un dispositif approprié,
ce chant supérieur du châssis ouvrant vient à coopérer, au moment de l'ouverture,
avec la feuillure de la traverse supérieure du cadre dormant et limite ou empêche
la rotation dudit châssis ouvrant.
[0009] Bien que l'on retrouve ces caractéristiques dans le cadre des ferrures d'articulation
antérieures, celles-ci ne s'appliquent que sous certaines contraintes, à des châssis
ouvrants à recouvrement partiel du cadre dormant. En effet, de manière à autoriser
la rotation du châssis ouvrant en début d'ouverture, la lèvre de recouvrement disposée
en périphérie de ce dernier doit respecter une distance suffisante par rapport à la
face externe du cadre dormant. Toutefois, le respect d'une telle distance est au détriment
de l'étanchéité de la porte ou fenêtre. Pour pallier à cet inconvénient, il peut être
prévu des joints d'étanchéité compressibles susceptibles de compenser les variations
distance séparant ladite lèvre de recouvrement périphérique et la face externe du
cadre dormant.
[0010] Ce joint d'étanchéité compressible n'apporte, en fait, qu'une solution partielle
au problème car son efficacité se voit diminuer rapidement en cours d'utilisation.
[0011] Plus précisément, tel que décrit ci-dessus, lors de l'ouverture de la fenêtre, la
traverse supérieure du châssis ouvrant exécute, initialement, une rotation suivie
d'un déplacement vertical avant d'emprunter une trajectoire à composante horizontale.
Parallèlement, le joint d'étanchéité est comprimé puis glisse le long de la traverse
supérieure du cadre dormant avant de s'éloigner de ce dernier.
[0012] On comprend, aisément, que ces frottements continuels du joint d'étanchéité, après
compression le sollicitent fortement et réduisent sensiblement sa longévité. Or, ces
contraintes, appliquées au joint d'étanchéité sont considérablement amplifiées en
cours de fermeture du châssis ouvrant. En effet, la traverse supérieure de celui ci
est, dans un premier temps, comprimée contre le cadre dormant avant de se déplacer
verticalement le long de ce dernier. Simultanément, le joint d'étanchéité coopère
à ses extrémités, avec les montants latéraux dudit cadre dormant puis heurtent la
traverse supérieure de ce dernier avant de se comprimer, instantanément, au passage
du tranchant formé par le chant inférieur et la face externe de cette traverse supérieure.
[0013] Il est bien évident que sous ces sollicitations constantes le joint d'étanchéité
ne remplira les fonctions qui lui sont imparties que sur un laps de temps réduit.
[0014] Certaines solutions ont été proposées pour remédier aux problèmes décrits ci-dessus,
sans pour autant, y parvenir réellement. En fait, le résultat ne fut que partiel,
dans tous les cas, étant donné que le joint périphérique s'est révélé d'une longévité
réduite.
[0015] Ainsi, le document GB-A-2.176.533 révèle un dispositif qui n'a pour effet que d'accentuer
l'action déjà imprimée à l'ouvrant par le biais de ferrures d'articulation traditionnelles
pour portes ou fenêtres à ouverture à l'anglaise. Plus précisément, de telles ferrures
d'articulation ont pour fonction d'assurer la projection vers l'extérieur et le déport,
suivant une direction parallèle au plan de la porte ou fenêtre du montant arrière
de l'ouvrant au cours du pivotement de ce dernier autour d'un axe vertical. Cependant,
cette projection vers l'extérieur, par rapport au cadre dormant, du montant arrière
de l'ouvrant n'intervient qu'au-delà d'un angle de rotation particulièrement important
de ce dernier, rotation au cours de laquelle le joint d'étanchéité précité est fortement
sollicité. Cet inconvénient se retrouve malgré la présence du dispositif du document
antérieur étant donné que son action est forcément limitée par les ferrures d'articulation
qui constituent en fait les seuls éléments de liaison entre l'ouvrant et le cadre
dormant.
[0016] Bien entendu, cette solution, adaptée à une porte ou fenêtre s'ouvrant à l'italienne,
aboutit à un résultat identique et tout aussi néfaste pour le joint d'étanchéité.
[0017] La présente invention a pour but de remédier à ces inconvénients. L'invention telle
qu'elle est caractérisée dans les revendications résout le problème consistant à créer
des ferrures d'articulation pour châssis ouvrant à recouvrement partiel du cadre dormant
et à ouverture à l'italienne, comprenant d'une part, des bras de compas inférieurs
et d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs susceptibles de projeter,
vers l'extérieur, à l'ouverture la traverse supérieure dudit châssis ouvrant, ces
ferrures d'articulation comportant des moyens pour confèrer, en tout début d'ouverture,
une trajectoire à composante verticale audit châssis ouvrant tout en imprimant à la
traverse supérieure de ce dernier un déplacement à composante horizontale.
[0018] Les avantages obtenus grâce à cette invention consistent, essentiellement, en ce
que du simple déblocage de la ferrure de verrouillage résulte l'affaissement de l'ouvrant
par rapport au cadre dormant ayant pour conséquence le décollement immédiat de la
traverse supérieure de cet ouvrant. Ceci entraîne, bien évidemment, une longévité
accrue de ce joint d'étanchéité et un fonctionnement facilité de la fenêtre en raison
des frottements réduits entre le châssis ouvrant et le cadre dormant.
[0019] L'invention est exposée, ci-après, plus en détail à l'aide de dessins représentant
seulement un mode d'exécution :
- la figure 1 représente une vue schématisée, en élévation et en coupe, des ferrures
d'articulation conformes à l'invention et correspondant à un premier mode de réalisation
;
- la figure 2 représente une vue schématisée, en élévation des ferrures d'articulation
représentées dans la figure 1, le châssis ouvrant étant en position d'ouverture ;
- la figure 3 représente, schématiquement, la gâche à rampe d'un élément d'articulation
supérieur tel qu'illustré dans la figure 1 ;
- la figure 4 représente, schématiquement, l'élément de liaison solidaire du châssis
ouvrant et coopérant avec la gâche à rampe visible dans la figure 3 ;
- la figure 5 représente une vue schématisée et en élévation de ferrures d'articulation
correspondant à un second mode de réalisation, le châssis ouvrant étant en position
d'ouverture ;
- la figure 6 représente une vue schématisée et en élévation des ferrures d'articulation
telles que représentées dans la figure 5 ;
- la figure 7 représente une vue schématisée et en élévation d'un élément d'articulation
supérieur exécuté selon le second mode de réalisation ;
- la figure 8 représente une vue de gauche de la figure 7 ;
- les figures 9, 10 et 14 à 16 représentent, sous différentes vues, les pièces constitutives
de l'élément d'articulation supérieur visible dans les figures 7 et 8 ;
- les figures 11 à 13 représentent, sous différentes vues, la pièce support sur dormant
coopérant avec l'élément d'articulation supérieur tel qu'illustré dans les figures
7 et 8 ;
- les figures 17 à 20 représentent à un second mode de réalisation des moyens d'articulation
reliant les bras de compas inférieurs au montant du cadre dormant de la fenêtre ;
- la figure 21 représente schématiquement et en perspective, une fenêtre ouvrant à
l'italienne équipée de ferrures d'articulation conformes à l'invention.
[0020] La présente invention se rattache à des ferrures d'articulation 1 pour châssis ouvrant
à l'italienne 2. Ainsi, ces ferrures d'articulation 1 telles que représentées dans
les figures 1, 2, 5, 6 et 21 comportent des bras de compas inférieurs 3 disposés en
feuillures 4 des montants latéraux 5, 6 respectivement des châssis ouvrants 2 et du
cadre dormant 7.
[0021] Plus précisément, un bras de compas inférieur 3 est relié, à l'aide de moyens d'articulation
8, 9, d'une part, sensiblement, dans la partie médiane d'un montant latéral 5 du châssis
ouvrant 2 et, d'autre part, au montant latéral 6 correspondant du cadre dormant 7.
Cette liaison des bras de compas inférieurs 3 dudit cadre dormant 7 se situe de préférence,
à proximité des angles inférieurs 10, 11 de ce dernier.
[0022] La fonction de ces bras de compas inférieurs 3 consiste à provoquer le pivotement,
vers l'extérieur, du châssis ouvrant 2 tout en conférant à ce dernier un déplacement
à composante verticale. Ils assurent, en outre, le maintien en position entrouverte,
selon un angle variable, dudit châssis ouvrant 2 par rapport au cadre dormant 7.
[0023] Les ferrures d'articulation 1 sont complétées par des éléments d'articulation supérieurs
12, reliant, au niveau des montants latéraux 5 et à proximité de la traverse supérieure
13, le châssis ouvrant 2 aux montants latéraux 6 du cadre dormant 7. Ils favorisent
ainsi, la rotation, autour d'un axe horizontal, du châssis ouvrant 2, tout en accompagnant
ce dernier dans ses déplacements verticaux commandés par les bras de compas inférieurs
3.
[0024] Les éléments d'articulation supérieurs 12 assurent, en outre, la projection, vers
l'extérieur, du cadre dormant 7, de ce châssis ouvrant 2, de sorte que sa traverse
supérieure 13 ne vient à gêner l'ouverture de la fenêtre ou analogue.
[0025] Une telle projection vers l'extérieur, trouve, notamment, son intérêt en cas d'utilisation
de châssis ouvrant2 à recouvrement partiel du cadre dormant 7 tel que représenté dans
la figure 21. Ces châssis ouvrants 2 sont alors munis sur leur périphérie 14, d'une
lèvre à recouvrement 15 équipée d'un joint d'étanchéité 16 venant en position de fermeture,
en applique sur la face externe 17 du cadre dormant 7.
[0026] Toutefois, cette projection vers l'extérieur du châssis ouvrant 2 n'est réellement
efficace que si elle se produit dès l'ouverture de la fenêtre de sorte que le joint
d'étanchéité 16, disposé en périphérie, ne soit pas sollicité sous l'effet du déplacement
vertical du châssis ouvrant 2. Dans ce but et selon une caractéristique de l'invention,
les ferrures d'articulation 1 sont munies de moyens 18 susceptibles de conférer, en
tout début d'ouverture de la fenêtre, une trajectoire à composante verticale audit
châssis ouvrant 2 tout en imprimant, à la traverse supérieure de ce dernier, un déplacement
horizontal.
[0027] En fait, ces moyens 18 se composent, d'une part, de bras de compas inférieurs 3 articulés
autorisant, au delà d'un angle d'ouverture réduit au minimum, un affaissement, sous
l'effet de la gravité, du châssis ouvrant 2 par rapport au cadre dormant 7. Cet affaissement
provoque, simultanément, le dégagement de la traverse supérieure 13 dudit châssis
ouvrant 2 par rapport à la traverse supérieure 19 de ce cadre dormant 7 grâce à des
éléments d'articulation supérieurs 12 spécifiques.
[0028] En somme, ces moyens 18 ont pour effet d'obtenir une trajectoire du point de liaison
20 des bras de compas inférieurs 3 au châssis ouvrant 2, dont la dérivée tend vers
l'infini lors de la fermeture, cette dérivée étant égale à zéro dans le cadre des
bras de compas connus, non articulés.
[0029] En ce qui concerne les éléments d'articulation supérieurs 12, ceux-ci sont constitués,
selon un premier mode de réalisation, visible dans les figures 1 à 4, d'une gâche
à rampe disposée, en feuillures, sur un montant latéral 6 du cadre dormant 7 dans
l'angle supérieur 22 de ce dernier. Cette gâche à rampe 21 présente une rainure oblique
23 s'orientant, dans sa partie supérieure 24, vers l'intérieur de l'habitation et
aboutant, à son extrémité inférieure 25 à une rainure verticale 26 dont la longueur
dépendra de l'angle d'ouverture maximum qu'il y a lieu de conférer au châssis ouvrant.
[0030] Dans cette rainure oblique 23 ou verticale 26 se déplace un galet 28 solidaire de
l'extrémité supérieure 29 d'une pièce de liaison 30 coopérant avec un support 31 fixé
en feuillures 32 du montant latéral 5 du châssis ouvrant 2. La pièce de liaison 30
sert, essentiellement, d'organe de réglage dudit châssis ouvrant 2 par rapport au
cadre dormant 7 selon une direction perpendiculaire à ce dernier.
[0031] Elle peut ainsi, déterminer l'importance de la compression du joint d'étanchéité
16 au moment de la fermeture de la fenêtre.
[0032] A cet effet, ladite pièce de liaison 30 est montée pivotante, en son milieu 33, sur
ledit support 31 et comporte, dans sa partie inférieure 34, une ouverture 35 de forme
oblongue servant de passage à un organe de fixation 36 et déterminant la plage de
réglage possible. Ainsi, en décalant angulairement la pièce de liaison 30 par rapport
au support 31, après desserrage de l'organe de fixation 36, on réduit ou on augmente
l'écart entre le châssis ouvrant 2 et le cadre dormant 7, plus précisément, au niveau
des traverses supérieures respectivement, 13 et 19.
[0033] Quant au positionnement suivant une direction verticale dudit châssis ouvrant 2 par
rapport au cadre dormant 7, il est assuré au moyen du support 31 présentant, à cette
occasion, une forme en équerre et recouvrant l'angle supérieur 37 du châssis ouvrant
2. Plus exactement, l'aile horizontale 38 de ce support 31 comporte des moyens de
réglage 39 coopérant avec le chant supérieur 40 de la traverse supérieure 13 dudit
châssis ouvrant 2. Ces moyens de réglage 30 déterminent, ainsi, la position en hauteur
de l'aile verticale 41 de ce support 31 sur le montant latéral 5.
[0034] Bien entendu, d'autres formes de réalisation de ce support 31 sont possibles, celles-ci
étant essentiellement déterminées en fonction de la structure et des matériaux constituant
la fenêtre. A titre d'exemple, le support 31 sera conçu de manière différente selon
que le châssis ouvrant 2 et le cadre dormant 7 sont en bois ou en profilé métallique
ou plastique.
[0035] Il en sera évidemment, de même en ce qui concerne les moyens de fixation 42 assurant
la liaison de cette aile verticale 41 du support 31 au montant latéral 5 du châssis
ouvrant 2. Notamment, ils seront déterminés de manière à éviter un quelconque usinage
en cas de structure profilée.
[0036] Les figures 1, 2, 5, 6 et 17 à 20 représentent, selon des modes de réalisation différents,
un bras de compas inférieur 3 qui, conformément à l'invention, est articulé pour conférer
au châssis ouvrant 2 un déplacement vertical dès l'ouverture. Plus précisément, ont
été représentés dans les figures 17 à 20, le tronçon inférieur 43 de ce bras de compas
inférieur 3 et sa liaison au cadre dormant 7 par l'intermédiaire des moyens d'articulation
9. Quant aux moyens d'articulation 8 reliant le tronçon supérieur 44 au montant latéral
5 du châssis ouvrant 2, ils sont visibles plus particulièrement, en figure 1, 2, 5
et 6.
[0037] Il est à remarquer que, pour assurer le bon fonctionnement des ferrures d'articulation
1 et garantir le résultat escompté, il est indispensable que l'angle de rotation du
tronçon inférieur 43 par rapport au tronçon supérieur 44 de ce bras de compas inférieur
3 soit limité. En effet, dans le cas contraire, ces derniers ne seraient plus d'aucune
utilité, n'étant plus à même de garantir le maintien en position entrouverte, du châssis
ouvrant 2 ou conférer à ce dernier une certaine stabilité. De plus, ils ne pourraient
contribuer à l'ouverture comme à la fermeture du châssis ouvrant 2.
[0038] Dans ce but, on pourvoit l'articulation 45 reliant ledit tronçon inférieur 43 au
tronçon supérieur 44 du bras de compas inférieur 3, d'un organe butée susceptible
de limiter l'angle formé par ces derniers. Par ailleurs, les moyens d'articulation
9, assurant la liaison au niveau du cadre dormant 7 dudit bras de compas inférieur
3 sont munis de moyens butées 46 aptes à limiter le déplacement angulaire exécuté
par le tronçon inférieur 43 lors de l'ouverture.
[0039] De tels moyens butées 46, non seulement déterminent l'angle de pivotement maximum
qu'il est possible de conférer au châssis ouvrant 2, mais également et surtout, permettent
aux bras de compas inférieurs 3 de jouer un rôle de support. En fait, ceux-ci compensent,
en partie, la charge constituée par ledit châssis ouvrant 2 et qui, dans le cas contraire,
serait supportée, intégralement, par les éléments d'articulation supérieurs 12.
[0040] Ainsi, selon un premier mode de réalisation, correspondant aux figures 1 et 2, les
moyens d'articulation 9, reliant le tronçon inférieur 43 d'un bras de compas inférieur
3 à un montant latéral 6 du cadre dormant 7, comportent un élément support 47, fixé
en feuillures 48 dudit montant latéral 6 et sur lequel est montée, pivotante, la partie
inférieure 49 dudit tronçon inférieur 43. Cet élément support 47 est muni, sur son
bord vertical arrière 50, d'un rebord 51 dans lequel est fraisée une découpe 52 constituant
les moyens butées 46. Plus précisément, dans la découpe 52 s'insère, en position d'ouverture,
l'extrémité inférieure 53 dudit tronçon inférieur 43 limitant ce dernier en déplacement
angulaire.
[0041] Le fonctionnement des ferrures d'articulation conçues selon ce premier mode de réalisation,
est le suivant :
- dès la commande d'ouverture au moyen d'une ferrure de verrouillage, non représentée,
la simple décompression du joint d'étanchéité périphérique 16 repousse le châssis
ouvrant 2 du cadre dormant 7 provoquant l'affaissement dudit châssis ouvrant 2 accompagné
par un déplacement du galet 28 de l'élément d'articulation supérieur 12 dans la rainure
oblique 23 il en résulte le décollement immédiat de la traverse supérieure 13 dudit
châssis ouvrant 2 par rapport à la traverse supérieure 19 correspondant au cadre dormant
7 ;
- en progressant dans le sens d'ouverture de la fenêtre le châssis ouvrant 2 entame
une rotation autour d'un axe horizontal matérialisé par les galets 28, ces derniers
venant, simultanément, à coulisser le long de la rainure oblique 23 avant d'évoluer
dans la rainure verticale 26 et d'atteindre l'extrémité inférieure 54 de cette dernière.
Le châssis ouvrant 2 est alors dans sa position d'ouverture maximum ;
- en cas de commande inverse, la traction exercée par l'usager sur le châssis ouvrant
2 de manière à refermer celui-ci provoque, sous l'impulsion des bras de compas inférieurs
3, la remontée des galets 28 correspondant aux éléments d'articulation supérieurs
12, dans les gâches à rampe 21 ;
- en fin de verrouillage, des gâches d'accueillement (non représentées sur les figures),
fixées en feuillures 32 des montants latéraux 5 du châssis ouvrant 2 coopèrent avec
le genou 56 des bras de compas inférieurs 3 de manière à provoquer le réalignement
du tronçon inférieur 43 et supérieur 44 de ces derniers. Il en résulte un mouvement
ascendant du châssis ouvrant 2 et, finalement, la compression du joint d'étanchéité
périphérique 16 sous l'effet des galets 28 progressant dans les rainures obliques
23.
[0042] Bien que particulièrement efficaces, ces ferrures d'articulation 1, conformes à l'invention
et exécutées selon ce premier mode de réalisation, peuvent présenter un inconvénient
qui consiste en un encombrement relativement important en feuillures des montants
latéraux 5 et 6 respectivement du châssis ouvrant 2 et du cadre dormant 7.
[0043] En effet, on remarque que l'amplitude du déplacement, selon une direction horizontale,
conférée audit châssis ouvrant 2 est dépendante de la longueur et de l'angle, par
rapport à l'horizontale, de la rainure oblique 23. Or, ces paramètres sont eux-mêmes
dépendants de la largeur 57 de la gâche à rampe 21 et, finalement de la place disponible
en feuillures 48 des montants latéraux 6 du cadre dormant 7.
[0044] Pourtant, il se peut que, pour des conceptions différentes de la structure d'une
fenêtre à l'italienne, ou dans certains cas particuliers, il est impossible d'insérer
en feuillures, en raison d'un manque d'espace suffisant, des éléments d'articulation
supérieurs 12 tels que décrits ci-dessus. Il se pose également un problème au cas
où il est nécessaire de projeter davantage le châssis ouvrant 2 en dehors du cadre
dormant 7, par exemple en raison d'une lèvre de recouvrement 15 de dimensions accrues.
[0045] Le second mode de réalisation des ferrures d'articulation 1, conformes à l'invention
et représentées dans les figures 5 à 16, a pour but de résoudre le problème précité
en proposant des éléments d'articulation supérieurs 12 et des moyens d'articulation
9 reliant le bras de compas inférieur 3 au cadre dormant 7 d'encombrement plus réduit
et dont l'efficacité n'est dépendante d'aucune condition dimensionnelle des structures
de la fenêtre.
[0046] Ainsi, selon ce second mode de réalisation, les éléments d'articulation supérieurs
12 comportent un support sur ouvrant 58 en forme d'équerre venant coiffer l'angle
supérieur 37 du châssis ouvrant 2 et dont l'aile horizontale 59 est munie de moyens
de réglage 60. Ces derniers autorisent le positionnement du châssis ouvrant 2 selon
une direction verticale sur le cadre dormant 7. A l'extrémité supérieure 61 de l'aile
verticale 62 de ce support sur ouvrant 58 est montée articulées l'une des extrémités
63 d'une biellette 64 reliant ledit châssis ouvrant 2 au cadre dormant 7. Plus précisément,
ce dernier est équipé à l'extrémité supérieure des montants latéraux 6, d'un support
sur dormant 65 comportant, dans sa partie inférieure 66, une lumière en forme d'une
virgule 67, dans laquelle est engagé un galet 68 solidaire de l'extrémité opposée
69 de la biellette 64.
[0047] En raison de cette disposition, lors de l'ouverture de la fenêtre, l'affaissement
du châssis ouvrant 2 provoque le déplacement vers le bas du galet 68 dans la lumière
67 et, finalement, le décollement de la traverse supérieure 13 dudit châssis ouvrant
2 par rapport à la traverse supérieure 19 du cadre dormant 7.
[0048] La projection réellement dite du châssis ouvrant 2 vers l'extérieur se produit simultanément
au pivotement conféré à ce dernier lors de l'ouverture et ce, grâce à des moyens 70
appropriés. On notera, à cet effet, que l'amplitude du déplacement horizontal conféré
à ce châssis ouvrant 2 est proportionnel à l'angle de rotation imprimé à ce dernier.
[0049] Ainsi, ces moyens 70 sont constitués par un bras secondaire 71 monté pivotant en
son milieu 72 sur la biellette 64, légèrement en contrebas de l'articulation 73 reliant
cette dernière au support sur ouvrant 58. De plus, ce bras secondaire 71 coopère,
à ses extrémités 74, 75 respectivement, avec le support sur dormant 65 et ledit support
sur ouvrant 58. Plus exactement, celui-ci est muni d'un bossage 76 pourvu d'un téton
77 engagé dans une lumière oblongue 78 aménagée à l'extrémité inférieure 75 du bras
secondaire 71. Cette extrémité inférieure 75 est prévue de forme curviligne de manière
à réduire les dimensions de ce bras secondaire 71 en feuillures de la fenêtre. Toutefois,
cette extrémité inférieure 75, tout comme la lumière oblongue 78 qui y est réalisée
peuvent être maintenues strictement rectilignes sans qu'une telle disposition soit
contraire au bon fonctionnement des ferrures d'articulation 1.
[0050] Etant donné que la biellette 64 est intercalée entre le support sur ouvrant 58 et
ledit bras secondaire 71, le bossage 76 précité a, essentiellement, pour fonction
de compenser l'épaisseur de ladite biellette 64. Il constitue, en outre, un appui
au bras secondaire 71 et favorise le bon fonctionnement de l'élément d'articulation
supérieur 12. Par ailleurs, de manière à réduire l'encombrement général de cet élément
d'articulation 12, la biellette 64 présente, en contrepartie, une découpe 79 servant
à accueillir le bossage 76 en position de fermeture de la fenêtre.
[0051] Quant à l'extrémité supérieure 74 de ce bras secondaire 71, elle présente un prolongement
80 formant bras de levier et coopérant, à son extrémité libre 81, avec une rampe d'appui
82 aménagée sur le support sur dormant 65.
[0052] En raison de cette conception de l'élément d'articulation supérieure 12, l'ouverture
de la fenêtre provoque, initialement, et tel que déjà cité ci-dessus, le coulissement
du galet 68 dans la lumière 67. Puis, le déplacement angulaire du châssis ouvrant
2 engendre la rotation du bras secondaire 71 par l'intermédiaire du téton 77. Le prolongement
80 coopérant avec la rampe d'appui 82, imprime un déplacement angulaire à la biellette
64 qui repousse ledit châssis ouvrant 2 et, notamment, sa traverse supérieure 13 à
l'extérieur du cadre dormant 7. Le profil de cette rampe d'appui 82 sera déterminé
en fonction de l'amplitude du déplacement horizontal qu'il y a lieu de conférer au
châssis ouvrant 2. Le fait de lui conférer une forme concave permet d'obtenir une
certaine proportionnalité entre le déplacement horizontal et le l'angle de pivotement
du châssis ouvrant 2.
[0053] Avantageusement, et selon une caractéristique de l'invention, le prolongement 80
du bras secondaire 71 sert, également, d'une part, de moyen pour comprimer le joint
d'étanchéité périphérique 16 lors de la fermeture de la fenêtre et, d'autre part,
d'organe de blocage du châssis ouvrant 2 contre le cadre dormant 7.
[0054] A cet effet, le support sur dormant 65 est muni, à son extrémité supérieure 83, d'une
gâche 84 constituée, substantiellement, par un prolongement 85 de la rampe d'appui
82 et d'un bossage 86 disposé du côté opposé 87 à cette dernière. Dans cette gâche
84, dont l'ouverture va en s'évasant, s'engage progressivement le prolongement 80
du bras secondaire 71 au cours de la fermeture du châssis ouvrant 2. En fin d'approche
vers le cadre dormant 7, l'extrémité libre 81 de ce prolongement 80 coopère, plus
exactement, avec la rampe de guidage 88 formée par le bossage 86. Ainsi, sous l'effet
du déplacement vertical imprimé au châssis ouvrant 2, la progression de cette extrémité
libre 81 sur ladite rampe de guidage 88, contribue, tout comme l'évolution du galet
68 dans la lumière 67, à la compression du joint d'étanchéité périphérique 16. Le
retour 89 de ladite lumière en forme de virgule 67 a pour but de verrouiller cette
position de fermeture du châssis ouvrant 2 en s'opposant au déplacement vers le bas
du galet 68.
[0055] L'intensité de compression du joint d'étanchéité périphérique 16 est déterminée,
notamment, dans la partie supérieure de la fenêtre, en fonction de la position du
support sur ouvrant 58 sur le montant latéral 5 du châssis ouvrant 2. Cette position
est réglable à l'aide d'un excentrique 90 ou moyen équivalent disposé sur ledit support
sur ouvrant 58.
[0056] Il est compréhensible qu'une telle conception de l'élément d'articulation supérieure
12 lui confère un encombrement moindre tout en offrant la possibilité d'une projection,
selon une distance suffisante, dudit châssis ouvrant 2 vers l'extérieur du cadre dormant
7.
[0057] Bien entendu, la forme des pièces constitutives de cet élément d'articulation supérieur
12 et, notamment, leur épaisseur respective sont déterminés de manière à éviter tout
entaillage, tant dans les montants latéraux 5 du châssis ouvrant 2 que dans le cadre
dormant 7.
[0058] Par ailleurs, les articulations reliant entre-elles ces différentes pièces seront
pourvues, avantageusement, de moyen de freinage garantissant une certaine souplesse
dans la manoeuvre de la fenêtre.
[0059] Quant à la conception selon le second mode de réalisation, des moyens d'articulation
9 reliant le tronçon inférieur 43 du bras de compas inférieur 3 au montant latéral
6 du cadre dormant 7, ceux-ci comportent, également, un élément support 91 fixé en
feuillures 48 d'un montant latéral 6 dudit cadre dormant 7. Sur cet élément support
91 est monté articulé, dans sa partie inférieure 49 ledit tronçon inférieur 43.
[0060] Ledit élément support 91 comporte, en outre, les moyens butées 46 limitant l'angle
de rotation de ce tronçon inférieur 43. Selon ce second mode de réalisation, ces moyens
butées 46 sont constitués, substantiellement, par un rebord 92 aménagé sur le bord
vertical arrière 93 de l'élément support 91 et contre lequel vient buter l'extrémité
inférieure 53 dudit tronçon inférieur 43, en position d'ouverture de la fenêtre. Plus
exactement, ce tronçon inférieur 43 est biseauté à cette extrémité inférieure 53 et
sur son chant arrière 94 de manière à définir un bord incliné 95 venant en appui contre
le rebord 92 en position d'ouverture du châssis ouvrant 2. Une telle morphologie des
moyens d'articulation 9 permet, en effet, de réduire sensiblement leur encombrement
général quelle que soit la position de la fenêtre.
[0061] De plus, on notera la présence de moyens de réglage 96 pour s'assurer du bon positionnement
de l'élément support 91 sur le montant latéral 6 du cadre dormant 7 et, ce, selon
une direction perpendiculaire au plan de ce dernier. De tels moyens de réglage 96
sont indispensables pour déterminer la compression imprimée au joint d'étanchéité
périphérique 16 au moment de la fermeture de la fenêtre.
[0062] A titre d'exemple, on citera le principe de l'excentrique permettant, suite à une
simple rotation, de conférer à l'élément support 91 un décalage angulaire, décalage
répercuté sur les bras de compas inférieurs 3 et, finalement, sur le châssis ouvrant
2.
[0063] Bien entendu, de tels moyens de réglage 96 peuvent être repris dans le cadre du premier
mode de réalisation détaillé plus haut dans la description et représenté dans les
figures 1 et 2.
[0064] En ce qui concerne le montage articulé de la partie inférieure 49 du tronçon inférieur
43 sur cet élément support 91, il se présente, préférentiellement, sous forme d'un
axe 97 rendu solidaire de l'élément support 91, cet axe 97 traversant une ouverture
98 usinée dans la partie inférieure 49 dudit tronçon inférieur 43. Un flasque ou tout
autre élément équivalent, solidaire de l'extrémité libre de cet axe 97, s'opposera,
avantageusement, à un dégagement éventuel du bras de compas inférieur 3. Pour éviter
une quelconque défaillance dans le fonctionnement de ces moyens d'articulation 9,
il est indispensable de s'assurer du bon maintien de l'axe 97 sur l'élément support
91. A cet effet, cet axe 97 vient se loger dans un évidement 99 usiné dans ledit élément
support 91, et communiquant avec un orifice 100 servant au passage d'un organe de
fixation tel que vis ou rivet. Avantageusement, l'évidement 99 est sensiblement décentré
par rapport à l'orifice 100 de manière à empêcher, après montage, toute rotation de
l'axe 97 sous l'action des pivotements incessants du tronçon inférieur 43.
1. Ferrures d'articulations (1) pour châssis ouvrant (2) à recouvrement partiel du
cadre dormant (7) et à ouverture à l'italienne, comprenant, d'une part, des bras de
compas inférieurs (3) et, d'autre part, des éléments d'articulation supérieurs (12)
susceptibles de projeter vers l'extérieur, à l'ouverture, la traverse supérieure (13)
dudit châssis ouvrant (2), ferrures d'articulation caractérisées par le fait qu'elles
comportent des moyens (18) pour conférer, en tout début d'ouverture, une trajectoire
à composante verticale audit châssis ouvrant (2) tout en imprimant à la traverse supérieure
(13) de ce dernier un déplacement à composante horizontale.
2. Ferrures d'articulation (1) selon la revendication 1, caractérisées par le fait
que les moyens (18) se composent, d'une part, de bras de compas inférieurs (3) articulés
autorisant, au delà d'un angle d'ouverture réduit, un affaissement, sous l'effet de
la gravité, du châssis ouvrant (2) par rapport au cadre dormant (7) et, d'autre part,
par des éléments d'articulation supérieurs (12) susceptibles de provoquer le décollement
de la traverse supérieure (13) dudit châssis ouvrant (2) par rapport à la traverse
supérieure (19) du cadre dormant (7) au cours de cet affaissement.
3. Ferrures d'articulation selon la revendication 2, caractérisées par le fait que
les bras de compas inférieurs (3) sont constitués d'un tronçon inférieur (43) et d'un
tronçon supérieur (44) reliés entre eux par une articulation (45), ledit tronçon supérieur
(44) étant rendu solidaire, à l'aide de moyens d'articulation (8), à un montant latéral
(5) du châssis ouvrant (2) et le tronçon inférieur (43) coopérant par l'intermédiaire
de moyens d'articulation (9), avec un montant latéral (6) du cadre dormant (7).
4. Ferrures d'articulation selon la revendication 3, caractérisées par le fait que
les moyens d'articulation (9), reliant le tronçon inférieur (43) d'un bras de compas
inférieur (3) à un montant latéral (6) du cadre dormant (7), comportent un élément
support (47, 91) fixé en feuillure (48) dudit montant latéral (6) et comprenant, d'une
part, des moyens butées (46), limitant l'angle de rotation du tronçon inférieur (43),
et, d'autre part, des moyens de réglage (96) pour moduler la position dudit élément
support (47, 91) sur le montant latéral (6) du cadre dormant (7), selon une direction
perpendiculaire au plan de ce dernier.
5. Ferrures d'articulation selon la revendication 4, caractérisées par le fait que
les moyens butées (46) sont constitués par une découpe (52) fraisée dans un rebord
(51) aménagé sur le bord vertical arrière (50) de l'élément support (47), découpe
(52) dans laquelle s'insère, en position d'ouverture du châssis ouvrant (2), l'extrémité
inférieure (53) du tronçon inférieur (43) correspondant aux bras de compas inférieurs
(3).
6. Ferrures d'articulation selon la revendication 4, caractérisées par le fait que
les moyens butées (46) sont constitués par un rebord (92) aménagé sur le bord vertical
arrière (93) de l'élément support (91) et contre lequel vient buter l'extrémité inférieure
(53) du tronçon inférieur (43) en position d'ouverture du châssis ouvrant (2), ce
tronçon inférieur (43) étant biseauté à cette extrémité inférieure (53) et sur son
chant arrière (94) de manière à définir un bord incliné (95) venant en appui contre
le rebord (92).
7. Ferrures d'articulation selon la revendication 2, caractérisées par le fait que
les éléments d'articulation supérieurs (12) sont constitués d'une gâche à rampe (21)
disposée en feuillures (48) d'un montant latéral (6) du cadre dormant (7), cette gâche
à rampe (21) présentant une rainure oblique (23) s'orientant, dans sa partie supérieure
(24), vers l'intérieur dudit cadre dormant (7) et aboutant, à son extrémité inférieure
(25), à une rainure verticale (26).
8. Ferrures d'articulation selon les revendications 2 et 7, caractérisées par le fait
que les éléments d'articulation supérieurs (12) sont constitués, en outre, d'une pièce
de liaison (30) coopérant avec un support (31) fixé en feuillures (32) d'un montant
latéral (5) du châssis ouvrant (2), ladite pièce de liaison (30) assurant le réglage
du châssis ouvrant (2) par rapport au cadre dormant (7) selon une direction perpendiculaire
au plan de ce dernier et comportant, à son extrémité supérieure (29), un galet (28)
coulissant dans la rainure oblique (23) et verticale (26) de la gâche à rampe (21).
9. Ferrures d'articulation selon la revendication 8, caractérisées par le fait que
la pièce de liaison (30) est montée pivotante, en son milieu (33), sur le support
(31) fixé au cadre dormant (7), et comporte, dans sa partie inférieure (34), une ouverture
(35) de forme oblongue servant de passage à un organe de fixation (36) et déterminant
la plage de réglage possible.
10. Ferrures d'articulation selon la revendication 2, caractérisées par le fait que
les éléments d'articulation supérieurs (12) sont constitués d'un support sur ouvrant
(58) en forme d'équerre venant coiffer l'angle supérieur (37) du châssis ouvrant (2),
à l'extrémité supérieure (61) de l'aile verticale (62) de ce support sur ouvrant (58)
étant montée articulée l'une des extrémités (63) d'une biellette (64), l'autre extrémité
(69) de cette dernière étant munie d'un galet (68) coopérant avec une lumière en forme
d'une virgule (67) usinée dans la partie inférieure (66) d'un support sur dormant
(65) équipant l'extrémité supérieure des montants latéraux (6) du cadre dormant (7).
11. Ferrures d'articulation selon les revendications 2 et 10, caractérisées par le
fait que les éléments d'articulation supérieurs (12) comportent, en outre, des moyens
(70) pour projeter, progressivement et en cours d'ouverture, le châssis ouvrant vers
l'extérieur par rapport au cadre dormant (7), ces moyens (70) etant constitués d'un
bras secondaire (71) monté pivotant en son milieu (72), sur la biellette (64) et coopérant,
à ses extrémités supérieure (74) et inférieure (75), respectivement, avec le support
sur dormant (65) et le support sur ouvrant (58).
12. Ferrures d'articulation selon la revendication 11, caractérisées par le fait que
l'extrémité inférieure (75) du bras secondaire (71) comporte une lumière oblongue
(78) dans laquelle est engagé un téton (77) disposé sur un bossage (76) aménagé sur
le support sur ouvrant (58), l'extrémité supérieure (74) de ce bras secondaire (71)
présentant un prolongement (80) formant bras de levier et coopérant, à son extrémité
libre (81), avec une rampe d'appui (82) située sur le support surdormant (65).
13. Ferrures d'articulation selon la revendication 12, caractérisées par le fait que
le prolongement (80), situé à l'extrémité supérieure (74) du bras secondaire (71),
constitue, en outre, d'une part, des moyens pour comprimer le châssis ouvrant (2)
contre le cadre dormant (7) en cours de fermeture et, d'autre part, un organe de blocage
verrouillant ledit châssis ouvrant (2) contre ledit cadre dormant (7).
14. Ferrures d'articulation selon la revendication 13 caractérisées par le fait que
le support sur dormant (65) est muni, à son extrémité supérieure (83) d'une gâche
(84) constituée, substantiellement, par un prolongement (85) de la rampe d'appui (82)
et d'un bossage (86) disposé du côté opposé (87) à cette dernière sur ledit support
sur dormant (65), dans cette gâche 84, comportant une ouverture allant en s'évasant,
venant à s'engager, progressivement, le prolongement (80) du bras secondaire (71)
au cours de la fermeture du châssis ouvrant (2).
15. Ferrures d'articulation selon la revendication 3, caractérisées par le fait qu'elles
comportent, des gâches d'accueillement fixées en feuillures (32) des montants latéraux
(5) du châssis ouvrant (2) et coopérant avec le genou (56) formé par les bras de compas
inférieurs (3) de manière à provoquer le réalignement du tronçon inférieur (43) et
supérieur (44) de ces derniers lors du verrouillage dudit châssis ouvrant (2).