[0001] La présente invention se rapporte à un procédé de rinçage de surfaces sans utilisation
d'eau, et à une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé.
[0002] Pour le rinçage de surfaces ayant été soumises à un traitement physique, chimique
ou électrochimique en milieu aqueux (dépôt galvanique d'un revêtement, gravure, polissage,
trempe, dégraissage, décapage, développement et fixation, oxydation, coloration, etc.)
ou de surfaces ayant été formées en milieu aqueux (par cristallisation, précipitation,
etc.), pratiquement toutes les méthodes actuellement connues et largement utilisées
industriellement impliquent comme première étape le rinçage des pièces à l'eau, puis
l'élimination de celle-ci desdites surfaces.
[0003] Ce type de méthode présente toutefois au moins deux inconvénients, à savoir qu'elle
conduit à la formation de quantités importantes d'eau polluée qui sont incompatibles
avec les exigences, actuellement de plus en plus sévères, de protection de l'environnement,
et que les solutions aqueuses ainsi éliminées des surfaces, même si elles peuvent
être récupérées, sont généralement dégradées et inutilisables.
[0004] Quant au séchage subséquent, la plus ancienne méthode connue consiste en l'évaporation
libre ou forcée de l'eau dans l'atmosphére, ce qui implique comme inconvénients majeurs
la formation de taches et l'oxydation des surfaces, généralement inadmissibles. Des
méthodes plus modernes sont basées sur l'utilisation de liquides hydrofuges pour éliminer
l'eau des surfaces, ces liquides contenant des agents tensioactifs rendant les surfaces
traitées hydrophobes, donc non mouillables par l'eau. D'autres méthodes utilisent
des bains tels que du trichloréthylène ou perchlo- réthylène bouillants également
additionnés d'agents tensioactifs. L'eau est ainsi éliminée par formation d'azéotropes,
c'est-à-dire par solubilisation d'eau dans le solvant (7 % d'eau dans l'azéotrope
trichloréthylène-eau); il n'y a dans ce cas que peu ou pas d'oxydation des surfaces,
mais le problème des taches n'est pas résolu pour autant.
[0005] Le dernier inconvénient précité a pu être partiellement éliminé par l'utilisation
de solvants chlorofluorés, également utilisables directement comme agents de nettoyage,
dégraissage, rinçage et/ou séchage, seuls ou en mélange avec d'autres produits tels
que des alcools et des agents tensioactifs. Par exemple, le brevet US 3.397.150 décrit
un moyen pour éliminer l'eau comprenant un mélange de trichlorotrifluoroé- thane et
d'un agent tensioactif constitué par un produit de neutralisation d'éthers alkyliques
d'acide phosphorique avec une amine aliphatique et formant avec l'eau un mélange azéotropique
contenant environ 1 % d'eau. La demande de brevet FR-A-2 213 788 décrit un procédé
pour éliminer l'eau d'une surface en rendant celle-ci hydrophobe, grâce à la mise
en oeuvre d'un bain comprenant des solvants chlorés ou chlorofluorés non miscibles
à l'eau, en mélange avec des solvants miscibles à l'eau tels que l'isopropa- nol,
généralement additionné d'agents tensioactifs du type de ceux décrits dans le brevet
US 3.397.150 et formant avec l'eau un mélange azéotropique.
[0006] Quant au brevet US 4.169.807, il décrit comme moyen de séchage de pièces à base de
silicum des mélanges contenant du propanol, de l'eau et certains composés perfluorés.
[0007] L'inconvénient majeur de ces méthodes mettant pratiquement toujours en oeuvre un
agent tensioactif destiné à transformer les surfaces hydrophiles en surfaces hydrophobes,
en plus des inconvénients déjà cités relatifs à l'utilisation d'eau de rinçage, consiste
en ce que l'élimination complète de l'agent tensioactif est souvent difficile voire
impossible à obtenir dans des conditions industrielles. Or, la présence à la surface
d'une pièce d'un tel film hydrophobe, même monomoléculaire, d'agent tensioactif peut
se révéler très néfaste par exemple dans le cas d'un traitement subséquent galvanique
ou autre. D'autre part, lorsque le liquide à éliminer d'une surface est par exemple
une solution galvanique, le fait qu'il y ait utilisation de bains de liquides solvants
et formation de mélanges azéotropiques entre les deux phases liquides implique un
phénomène d'extraction liquide-liquide et donc une altération du bain galvanique,
lequel ne pourra plus être réutilisé tel quel.
[0008] En conséquence, le but de cette invention consiste à obvier aux inconvénients des
méthodes connues pour le rinçage de surfaces, en fournissant un procédé qui ne nécessite
pas l'utilisation d'eau, ni d'agents tensioactifs, ni de bains de solvants susceptibles
de favoriser la formation de mélanges azéotropiques ou de conduire à des extractions
liquides-liquides, et qui permette de maintenir les surfaces traitées hydrophiles
et de récupérer le liquide aqueux éliminé sans l'altérer.
[0009] Le procédé selon l'invention visant à atteindre le but ci-dessus, présente les caractéristiques
mentionnées dans la revendication 1.
[0010] De préférence, le liquide non solvant destiné à former une émulsion avec le liquide
aqueux à éliminer est choisi parmi les composés organiques complètement fluorés. Dans
la suite de la présente description, ces composés seront dénommés LFI (= Liquides
Fluorés Inertes).
[0011] Un autre objet de cette invention consiste en une installation pour la mise en oeuvre
du procédé selon l'invention, qui présente les caractéristiques définies dans la revendication
3.
[0012] Le dessin annexé illustre schématiquement et à tire d'exemple une réalisation d'une
installation selon l'invention pour le rinçage de surfaces.
[0013] Tant en ce qui concerne la formation de l'émulsion, que le cassage et la séparation
de celle-ci après récupération, on peut utiliser n'importe quelle technique connue.
[0014] Pour ce qui est de la formation de l'émulsion, on peut utiliser un récipient contenant
le LFI et dans lequel les pièces sont immergées. Celles-ci peuvent être déposées en
vrac dans des paniers ou des tambours, montées sur des racks prévus à cet effet, ou
bien suspendues dans le cas de pièces de plus grandes dimensions, ou bien maintenues
dans le LFI par n'importe quel type de support, ou encore dans le cas d'une technique
en continu sous la forme d'un passage en bande, en fil, en film, etc.
[0015] L'émulsion est obtenue de préférence par application d'ultrasons, par exemple à des
fréquences généralement comprises entre 20 et 80 kHz, ou par agitation et vibration
plus ou moins énergique des pièces à traiter immergées soit transmise mécaniquement
par une source externe, soit induite électromagnétiquement à l'intérieur des pièces,
ou encore par vibration du récipient lui- même et transmission aux pièces immergées
par le liquide. Ces techniques et plus particulièrement celle mettant en oeuvre des
ultrasons sont notamment appropriées pour le traitement de pièces relativement petites
et coûteuses dans des installations de petites dimensions.
[0016] Pour des pièces aux formes simples, telles que fils et bandes, on peut utiliser des
techniques de giclage et d'aspersion à des pressions plus ou moins élevées.
[0017] Enfin, pour des pièces lourdes et de relativement grandes dimensions, traitées dans
des installations volumineuses, un procédé du type "Hydroson" décrit dans la publication
"Ober- flàche-Surface" no 21, 12/1980) est applicable.
[0018] Comme déjà mentionné, le liquide non solvant inerte employé dans le procédé selon
l'invention est de préférence un composé organique complètement fluoré, par exemple
du type "Fluorinert" (de la société 3M). Ces composés, dérivés de composés organiques
communs par remplacement de tous les atomes d'hydrogène, par des atomes de fluor,
ne contiennent donc ni hydrogène, ni chlore. Ils sont non polaires et n'ont pratiquement
aucune action de solvant, notamment à l'égard de l'eau et des constituants des liquides
aqueux industriels tels que les bains galvaniques. Ils sont incolores, inodores, faiblement
toxiques et ininflammables, mais surtout présentent une stabilité thermique élevée
et sont chimiquement inertes. Ces composés LFI sont donc quant à leurs propriétés
complètement différents des solvants chlorofluorés habituellement employés comme solvants,
agents de dégraissage, et de séchage, etc. De plus, par rapport à ceux-ci, l'exceptionnelle
inertie chimique des LFI fait qu'ils ne rendent pas les surfaces traitées hydrophobes,
ne contaminent ou modifient en rien les solutions aqueuses qu'ils émulsionnent, celles-ci
pouvant donc être réutilisées directement en amont du processus de fabrication, après
démulsification.
[0019] Certains agents tensioactifs fluorés stables peuvent se dissoudre dans une certaine
mesure dans les LFI. Par conséquent, et bien que cela ne soit pas nécessaire en général,
il peut être dans certains cas utile d'en incorporer au LFI, pour autant bien entendu
qu'ils ne risquent pas de rendre les surfaces hydrophobes, et, afin d'augmenter l'efficacité
et la rapidité du rinçage, surtout lorsque l'on met en oeuvre la technique du giclage/aspersion.
Le même effet que ci-dessus peut aussi être obtenu en incorporant l'agent tensioactif
fluoré stable au liquide aqueux à éliminer.
[0020] L'emploi préféré de liquides organiques complètement fluorés n'exclut toutefois pas
que d'autres produits partiellement fluorés, par exemple du type "Freon 113", puissent
être également utilisés, dans certains cas et essentiellement pour des raisons économiques
et/ou lorsque les exigences qualitatives des surfaces sont moins élevées. Dans ce
cas, et pour compenser le pouvoir émulsionnant moindre, il est recommandé d'ajouter
un agent tensioactif du type précité.
[0021] En ce qui concerne les différentes possibilités de casser une émulsion, on peut citer
notamment la centrifugation, l'action d'ultrasons à fréquence déterminée, la démulsification
chimique, le passage de l'émulsion à travers une grille fine, un lit granulaire, un
matériau poreux ou filamenteux, une membrane hydrophobe, etc., l'utilisation d'un
effet thermique, de radiations ionisantes, d'un champ magnétique, la microflottation,
l'ultrafiltration, etc. Il semble que la technique qui serait actuellement la mieux
appropriée serait celle du séparateur ou démulsionneur à hautetension, du type de
celui décrit par exemple dans le brevet US 1.533.711.
[0022] Enfin, en ce qui concerne le séchage des surfaces, on peut citer notamment le soufflage
de gaz froid ou chaud, l'emploi de radiations infrarouges, l'évaporation libre, le
chauffage par induction, le séchage en phase vapeur, etc. Il semble toutefois que
la technique qui serait la mieux appropriée ici serait celle du séchage en phase vapeur,
bien connue par les professionnels.
[0023] La méthode préconisée par la présente invention offre donc, par rapport aux méthodes
tra- dionnelles, les avantages très importants suivants:
plus du tout ou beaucoup moins de pollution de l'environnement, et plus particulièrement
des eaux;
récupération intégrale et dans leur forme originale des liquides aqueux éliminés des
surfaces, et donc également par exemple des métaux qu'ils contiennent;
maintien des caractéristiques hydrophiles des surfaces traitées, celles-ci pouvant
donc ensuite être soumises à des bains galvaniques ou autres sans perte de qualité;
utilisation de beaucoup moins de place que par exemple celle nécessaire aux bacs de
décantation;
très importante diminution de la consommation d'eau, de la consommation des produits
chimiques utilisés habituellement pour la neutralisation et la détoxication, de l'énergie
thermique nécessaire par rapport à celle nécessaire à l'évaporation pour la concentration
des eaux de rinçage; et
possibilité d'utiliser des processus de fabrication éprouvés mais que de très importants
problèmes de détoxication interdisent ou limitent l'emploi, comme par exemple l'utilisation
de composés cyanurés, au cadmium, au chrome hexavalent 6, etc.
[0024] De plus, l'utilisation de la technique d'émul- sionnement avec un liquide non solvant
permet d'envisager l'application du procédé selon l'invention non seulement aux surfaces
non absorbantes, mais également à des corps tels que des céramiques non vernies, des
frittés, des tissés, etc. Ce procédé peut donc être mis en oeuvre non seulement par
exemple dans les domaines techniques de la galvanoplastie, de la fabrication des plaquettes
de silicium, des circuits imprimés, etc., mais également en photolithographie, dans
la fabrication et le développement de films photographiques, le traitement et notamment
la teinture des textiles, l'industrie du cuir, l'industrie chimique, celle des mines,
etc.
[0025] On décrira maintenant à titre d'exemple et en référence au dessin annexé une forme
d'exécution du procédé et de l'installation selon l'invention.
[0026] Les pièces à rincer (non illustrées) sont introduites directement dans une cuve ou
récipient 1 contenant le LFI 2 froid (température ambiante). Des transducteurs ultrasoniques
3 sont mis en action pour permettre l'émulsionnement du liquide à éliminer par le
LFI. Cette émulsion est soumise à un mouvement ascendant, car sa densité est moindre
que celle du LFI d'une part, et d'autre part du fait que le LFI est introduit dans
la cuve 1 par le fond, au moyen d'une pompe de recirculation 4 et via un filtre intermédiaire
5. L'émulsion 6 déborde par conséquent de la cuve 1 et est dirigée vers un démulsionneur
à haute tension 7.
[0027] Ce démulsionneur 7 comprend une électrode filiforme axiale 8 reliée à une source
de hautetension et un corps cylindrique conducteur relié à la terre. L'émulsion est
alors cassée par la réunion des micro-gouttelettes en grosses gouttes. Le mélange
LFI/grosses gouttes 9 de liquide à éliminer passe ensuite dans un décanteur 10 ou
vase florentin. Le liquide aqueux à éliminer, moins dense que le LFI, flotte à la
surface de celui-ci et, par additions successives, déborde par le tuyau d'évacuation
11; ce liquide aqueux est récupéré et peut être réutilisé directement comme tel en
amont du processus de fabrication. Quant au LFI, il passe sous la chicane 10' et déborde
dans le réservoir 12 du décanteur 10, cette partie du réservoir faisant office de
récipient d'équilibrage des variations de niveaux de toute l'installation.
[0028] Comme on l'a déjà dit, la pompe 4 soutire le LFI, sec et propre du réservoir 12,
qui passe alors par un filtre 5 et entre dans la cuve 1 par le fond et au travers
de volets anti-turbulences 13, poussant ainsi l'émulsion vers le haut, comme un piston,
afin de remplacer rapidement l'émulsion par du LFI sec et propre.
[0029] Un dispositif de détection de turbidité 14 détermine la fin du processus d'émulsionnement,
c'est-à-dire dès que le LFI est parfaitement clair et sans trouble, ce qui signifie
que les surfaces à rincer sont alors totalement débarrassées du liquide aqueux à éliminer.
Une autre possibilité de contrôle consiste à insérer un détecteur de tension et/ou
un détecteur de courant dans le circuit hautetension d'alimentation du démulsionneur,
la tension étant inversément proportionnelle et le courant étant proportionnel à la
quantité des micro-gouttelettes arrivant dans le démulsionneur.
[0030] Les pièces sont ensuite retirées de la première zone de rinçage en phase liquide
(cuve 1) et elles passent dans une seconde zone de rinçage 15 en phase vapeur contenant
les vapeurs du liquide LFI. Ces vapeurs sont produites par deux bouilleurs 16 chauffés
par des corps de chauffe 17 et alimentés en LFI par le réservoir 12. Un système de
détection de niveau 18 asservit les vannes 19.
[0031] Dans la zone des vapeurs 15, celles-ci se condensent sur les pièces qui sont extraites
du LFI froid de la cuve 1, ce qui a pour conséquence que le liquide ainsi distillé,
extrêmement pur, élimine par entraînement d'éventuelles impuretés pouvant se trouver
encore sur les surfaces, et que l'énergie thermique des vapeurs est transférée aux
pièces, qui s'échauffent donc. Une fois chaudes, les pièces peuvent alors être retirées
de la zone des vapeurs 15 pour entrer dans la zone de séchage 20, dont les parois
sont refroidies par un double-manteau 21, dans lequel circule un fluide réfrigérant
(eau, "Fréon", etc.). Le refroidissement des parois peut être également assuré par
un serpentin dans lequel circule un fluide réfrigérant. Ainsi, le LFI présent sur
les pièces réchauffées par ce dernier s'évapore et se recondense sur les parois froides
du double-manteau. Le LFI ainsi recondensé coule le long des parois et est amené dans
un décanteur (vase florentin) 22, en même temps qu'une faible quantité d'eau provenant
de l'humidité de l'air ambiant et également condensée sur les parois du double-manteau,
eau qui surnage à la surface du LFI plus dense et, par additions successives, déborde
par un tuyau 23 pour être évacuée à l'égout. Le LFI, ainsi distillé est réintroduit
par gravité dans le bas de la cuve 1. Les impuretés amenées au système sont rassemblées
soit dans le filtre 5, soit au fond des bouilleurs 16. Enfin, lorsque la pompe 4 ne
tourne pas, un clapet anti-retour 24 a été prévu pour empêcher que le LFI de la cuve
1 ne vienne se vider par gravité dans le réservoir 12.
1. Procédé de rinçage sans utilisation d'eau de la surface d'un objet mouillé d'un
liquide aqueux, caractérisé par le fait qu'on traite dans une zone de rinçage ladite
surface avec un liquide de rinçage non aqueux, stable thermiquement, immiscible avec
ledit liquide aqueux à éliminer, inerte chimiquement et non solvant vis-à-vis de celui-ci;
par le fait qu'on met en oeuvre des moyens mécaniques pour enlever ledit liquide aqueux
de ladite surface en formant une émulsion de celui-ci avec le liquide de rinçage;
et par le fait qu'on fait ensuite passer l'émulsion ainsi formée de la zone de rinçage
dans une zone de récupération, dans laquelle on soumet cette émulsion à des moyens
de cassage et on sépare les deux phases ainsi formées, puis qu'on récupère le liquide
aqueux éliminé d'une part et qu'on recycle le liquide de rinçage vers la zone de rinçage
d'autre part.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide de rinçage est
choisi parmi les composés organiques complètement fluorés.
3. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou la revendication
2, caractérisée par le fait qu'elle comporte une zone de rinçage dans laquelle la
surface à rincer est mise en contact avec ledit liquide de rinçage, cette zone de
rinçage comportant des moyens mécaniques destinés à former une émulsion entre le liquide
aqueux à éliminer et le liquide de rinçage, de manière à enlever de ladite surface,
ledit liquide aqueux; une zone de récupération de l'émulsion formée qui comporte un
démulsionneur pour casser cette émulsion et un décanteur pour séparer les deux phases
formées; ainsi qu'un circuit de recyclage du liquide de rinçage récupéré vers la zone
de rinçage, et un circuit de récupération du liquide aqueux.
4. Installation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que lesdits moyens
mécaniques comprennent un dispositif générateur d'ultrasons ou d'autres vibrations.
5. Installation selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé par le
fait qu'elle comporte des moyens pour récupérer l'émulsion formée à l'une des extrémités
de la zone de rinçage et amener cette émulsion dans ladite zone de récupération, et
des moyens pour recycler le liquide de rinçage séparé et introduire celui-ci dans
la zone de rinçage par son autre extrémité.
6. Installation selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'un détecteur
de turbidité est disposé sur le passage de l'émulsion entre la zone de rinçage et
la zone de récupération.
7. Installation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que lesdits moyens
mécaniques comprennent un dispositif de giclage sous pression du liquide de rinçage
sur la surface à rincer.
8. Application du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 au rinçage
de surfaces métalliques avant ou après un traitement galvanique.
1. Verfahren zum wasserlosen Spülen von Oberflächen eines Gegenstandes, der in einer
wässerigen Flüssigkeit behandelt worden ist, dadurch gekennzeichnet, daß man diese
Oberfläche in einer Spülzone mit einer nicht-wässerigen Spülflüssigkeit behandelt,
die thermisch stabil, mit der zu entfernenden wässerigen Flüssigkeit nicht mischbar,
chemisch inert und gegenüber dieser Flüssigkeit nicht lösend ist; daß man mechanische
Mittel einsetzt, um diese wässerige Flüssigkeit von der Oberfläche abzuheben, indem
eine Emulsion derselben mit der Spülflüssigkeit gebildet wird; und daß man sodann
die auf diese Weise in der Spülzone gebildete Emulsion in eine Wiedergewinnungszone
überführt, in welcher man die Emulsion Aufbrechmitteln unterwirft und die beiden auf
diese Weise gebildeten Phasen voneinander trennt, sodann einerseits die wässerige
Flüssigkeit wiedergewinnt und anderseits die Spülflüssigkeit zur Spülzone rezirkuliert.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Spülflüssigkeit unter
vollständig fluorierten organischen Zusammensetzungen gewählt wird.
3. Anlage zur Durchführung des Verfahrens nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet,
daß sie eine Spülzone aufweist, in welcher die zu spülende Oberfläche mit der Spülflüssigkeit
in Kontakt gebracht wird, wobei diese Spülzone mechanische Mittel aufweist, die dazu
bestimmt sind, eine Emulsion zwischen der zu entfernenden wässerigen Flüssigkeit und
der Spülflüssigkeit zu bilden, um auf diese Weise die wässerige Flüssigkeit von der
Oberfläche abzuheben; eine Wiedergewinnungszone für die gebildete Emulsion, die einen
Demulgator zum Aufbrechen der Emulsion aufweist und einen Dekantierer zum Trennen
der beiden gebildeten Phasen; sowie einen Kreis zum Rezirkulieren derwiedergewonnenen
Spülflüssigkeit zur Spülzone und einen Kreis zum Wiedergewinnen der wässerigen Flüssigkeit.
4. Anlage nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanischen Mittel eine
Vorrichtung zur Erzeugung von Ultraschall oder anderer Schwingungen aufweisen.
5. Anlage nach Anspruch 3 oder Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß sie Mittel
zum Wiedergewinnen der an einem Ende der Spülzone gebildeten Emulsion und zum Befördern
dieser Emulsion in die Wiedergewinnungszone sowie Mittel zum Rezirkulieren der abgetrennten
Spülflüssigkeit und zum Einführen derselben in die Spülzone an deren anderen Ende
aufweist.
6. Anlage nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß ein Trübungsdetektor im Durchgang
der Emulsion zwischen der Spülzone und der Wiedergewinnungszone vorgesehen ist.
7. Anlage nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanischen Mittel eine
Vorrichtung zum Aufspritzen der Spülflüssigkeit unter Druck auf die zu spülende Oberfläche
aufweisen.
8. Anwendung des Verfahrens nach Anspruch 1 oder Anspruch 2 zum Spülen von metallischen
Oberflächen vor oder nach einer galvanischen Behandlung.
1. Process for waterless rinsing of the surface of an article wet with an aqueous
liquid, characterized by the fact that said surface is treated in a rinsing zone with
a non-aqueous rinsing liquid, which is thermally stable, non-miscible with said aqueous
liquid to be removed, chemically inert and non solvent with regard thereto; by the
fact that mechanical means are used to remove said aqueous liquid from said surface
by forming an emulsion thereof with the rinsing liquid; and by the fact that the thus
formed emulsion is then passed from the rinsing zone into a recovering zone, in which
this emulsion is submitted to the action of breaking means and the two phases thus
formed are separated, then that the removed aqueous liquid is recovered on one part
and the rinsing liquid is recycled toward the rinsing zone on the other part.
2. Process according to claim 1, characterized in that the rinsing liquid is selected
among the fully fluorinated organic compounds.
3. Installation for implementing the process according to claim 1 or claim 2, characterized
by the fact that it comprises a rinsing zone in which the surface to be rinsed is
put into contact with said rinsing liquid, this rinsing zone comprising mechanical
means for forming an emulsion between the aqueous liquid to be removed and the rinsing
liquid, so as to remove said aqueous liquid from said surface; a recovering zone for
the emulsion formed which comprises a de-emulsifying device for breaking this emulsion
and a decanter for separating the two phases formed; as well as a recycling circuit
of the rinsing liquid recovered toward the rinsing zone, and a recovering circuit
of the aqueous liquid.
4. Installation according to claim 3, characterized by the fact that said mechanical
means comprise a generating device of ultrasounds or other vibrations.
5. Installation according to claim 3 or claim 4, characterized by the fact that it
comprises means for recovering the emulsion formed at one end . from the rinsing zone
and bringing this emulsion into said recovering zone, and means for recycling the
rinsing liquid separated and introducing it into the rinsing zone through its other
end.
6. Installation according to claim 5, characterized by the fact that a turbidity detector
is placed on the passage of the emulsion between the rinsing zone and the recovering
zone.
7. Installation according to claim 3, characterized by the fact that said mechanical
means comprise a device for spraying the rinsing liquid under pressure onto the surface
to be rinsed.
8. Application of the process according to claim 1 or claim 2 to the rinsing of metallic
surfaces before or after a galvanic treatment.