(19)
(11) EP 0 238 517 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
07.11.1990  Bulletin  1990/45

(21) Numéro de dépôt: 86905186.2

(22) Date de dépôt:  11.09.1986
(51) Int. Cl.5: C23G 5/02, B01D 12/00
(86) Numéro de dépôt:
PCT/CH8600/130
(87) Numéro de publication internationale:
WO 8701/740 (26.03.1987 Gazette  1987/07)

(54)

PROCEDE ET APPAREIL DE RIN AGE DE SURFACES AVEC DES LIQUIDES NON-AQUEUX

VERFAHREN UND VORRICHTUNG ZUM SPÜLEN VON OBERFLÄCHEN MIT NICHT-WÄSSRIGEN FLÜSSIGKEITEN

METHOD AND APPARATUS FOR RINSING SURFACES WITH NON-AQUEOUS LIQUIDS


(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE FR GB IT LI LU NL SE

(30) Priorité: 13.09.1985 CH 3984/85

(43) Date de publication de la demande:
30.09.1987  Bulletin  1987/40

(73) Titulaire: BERRUEX, Serge
CH-1260 Nyon (CH)

(72) Inventeur:
  • BERRUEX, Serge
    CH-1260 Nyon (CH)

(74) Mandataire: Leger, Jean-François et al
Micheli & Cie, Rue de Genève 122, Case Postale 61
1226 Genève-Thonex
1226 Genève-Thonex (CH)


(56) Documents cités: : 
EP-A- 0 090 677
FR-A- 2 217 045
GB-A- 2 104 104
US-A- 3 957 672
FR-A- 2 213 788
FR-A- 2 361 479
US-A- 1 533 711
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention se rapporte à un procédé de rinçage de surfaces sans utilisation d'eau, et à une installation pour la mise en oeuvre de ce procédé.

    [0002] Pour le rinçage de surfaces ayant été soumises à un traitement physique, chimique ou électrochimique en milieu aqueux (dépôt galvanique d'un revêtement, gravure, polissage, trempe, dégraissage, décapage, développement et fixation, oxydation, coloration, etc.) ou de surfaces ayant été formées en milieu aqueux (par cristallisation, précipitation, etc.), pratiquement toutes les méthodes actuellement connues et largement utilisées industriellement impliquent comme première étape le rinçage des pièces à l'eau, puis l'élimination de celle-ci desdites surfaces.

    [0003] Ce type de méthode présente toutefois au moins deux inconvénients, à savoir qu'elle conduit à la formation de quantités importantes d'eau polluée qui sont incompatibles avec les exigences, actuellement de plus en plus sévères, de protection de l'environnement, et que les solutions aqueuses ainsi éliminées des surfaces, même si elles peuvent être récupérées, sont généralement dégradées et inutilisables.

    [0004] Quant au séchage subséquent, la plus ancienne méthode connue consiste en l'évaporation libre ou forcée de l'eau dans l'atmosphére, ce qui implique comme inconvénients majeurs la formation de taches et l'oxydation des surfaces, généralement inadmissibles. Des méthodes plus modernes sont basées sur l'utilisation de liquides hydrofuges pour éliminer l'eau des surfaces, ces liquides contenant des agents tensioactifs rendant les surfaces traitées hydrophobes, donc non mouillables par l'eau. D'autres méthodes utilisent des bains tels que du trichloréthylène ou perchlo- réthylène bouillants également additionnés d'agents tensioactifs. L'eau est ainsi éliminée par formation d'azéotropes, c'est-à-dire par solubilisation d'eau dans le solvant (7 % d'eau dans l'azéotrope trichloréthylène-eau); il n'y a dans ce cas que peu ou pas d'oxydation des surfaces, mais le problème des taches n'est pas résolu pour autant.

    [0005] Le dernier inconvénient précité a pu être partiellement éliminé par l'utilisation de solvants chlorofluorés, également utilisables directement comme agents de nettoyage, dégraissage, rinçage et/ou séchage, seuls ou en mélange avec d'autres produits tels que des alcools et des agents tensioactifs. Par exemple, le brevet US 3.397.150 décrit un moyen pour éliminer l'eau comprenant un mélange de trichlorotrifluoroé- thane et d'un agent tensioactif constitué par un produit de neutralisation d'éthers alkyliques d'acide phosphorique avec une amine aliphatique et formant avec l'eau un mélange azéotropique contenant environ 1 % d'eau. La demande de brevet FR-A-2 213 788 décrit un procédé pour éliminer l'eau d'une surface en rendant celle-ci hydrophobe, grâce à la mise en oeuvre d'un bain comprenant des solvants chlorés ou chlorofluorés non miscibles à l'eau, en mélange avec des solvants miscibles à l'eau tels que l'isopropa- nol, généralement additionné d'agents tensioactifs du type de ceux décrits dans le brevet US 3.397.150 et formant avec l'eau un mélange azéotropique.

    [0006] Quant au brevet US 4.169.807, il décrit comme moyen de séchage de pièces à base de silicum des mélanges contenant du propanol, de l'eau et certains composés perfluorés.

    [0007] L'inconvénient majeur de ces méthodes mettant pratiquement toujours en oeuvre un agent tensioactif destiné à transformer les surfaces hydrophiles en surfaces hydrophobes, en plus des inconvénients déjà cités relatifs à l'utilisation d'eau de rinçage, consiste en ce que l'élimination complète de l'agent tensioactif est souvent difficile voire impossible à obtenir dans des conditions industrielles. Or, la présence à la surface d'une pièce d'un tel film hydrophobe, même monomoléculaire, d'agent tensioactif peut se révéler très néfaste par exemple dans le cas d'un traitement subséquent galvanique ou autre. D'autre part, lorsque le liquide à éliminer d'une surface est par exemple une solution galvanique, le fait qu'il y ait utilisation de bains de liquides solvants et formation de mélanges azéotropiques entre les deux phases liquides implique un phénomène d'extraction liquide-liquide et donc une altération du bain galvanique, lequel ne pourra plus être réutilisé tel quel.

    [0008] En conséquence, le but de cette invention consiste à obvier aux inconvénients des méthodes connues pour le rinçage de surfaces, en fournissant un procédé qui ne nécessite pas l'utilisation d'eau, ni d'agents tensioactifs, ni de bains de solvants susceptibles de favoriser la formation de mélanges azéotropiques ou de conduire à des extractions liquides-liquides, et qui permette de maintenir les surfaces traitées hydrophiles et de récupérer le liquide aqueux éliminé sans l'altérer.

    [0009] Le procédé selon l'invention visant à atteindre le but ci-dessus, présente les caractéristiques mentionnées dans la revendication 1.

    [0010] De préférence, le liquide non solvant destiné à former une émulsion avec le liquide aqueux à éliminer est choisi parmi les composés organiques complètement fluorés. Dans la suite de la présente description, ces composés seront dénommés LFI (= Liquides Fluorés Inertes).

    [0011] Un autre objet de cette invention consiste en une installation pour la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, qui présente les caractéristiques définies dans la revendication 3.

    [0012] Le dessin annexé illustre schématiquement et à tire d'exemple une réalisation d'une installation selon l'invention pour le rinçage de surfaces.

    [0013] Tant en ce qui concerne la formation de l'émulsion, que le cassage et la séparation de celle-ci après récupération, on peut utiliser n'importe quelle technique connue.

    [0014] Pour ce qui est de la formation de l'émulsion, on peut utiliser un récipient contenant le LFI et dans lequel les pièces sont immergées. Celles-ci peuvent être déposées en vrac dans des paniers ou des tambours, montées sur des racks prévus à cet effet, ou bien suspendues dans le cas de pièces de plus grandes dimensions, ou bien maintenues dans le LFI par n'importe quel type de support, ou encore dans le cas d'une technique en continu sous la forme d'un passage en bande, en fil, en film, etc.

    [0015] L'émulsion est obtenue de préférence par application d'ultrasons, par exemple à des fréquences généralement comprises entre 20 et 80 kHz, ou par agitation et vibration plus ou moins énergique des pièces à traiter immergées soit transmise mécaniquement par une source externe, soit induite électromagnétiquement à l'intérieur des pièces, ou encore par vibration du récipient lui- même et transmission aux pièces immergées par le liquide. Ces techniques et plus particulièrement celle mettant en oeuvre des ultrasons sont notamment appropriées pour le traitement de pièces relativement petites et coûteuses dans des installations de petites dimensions.

    [0016] Pour des pièces aux formes simples, telles que fils et bandes, on peut utiliser des techniques de giclage et d'aspersion à des pressions plus ou moins élevées.

    [0017] Enfin, pour des pièces lourdes et de relativement grandes dimensions, traitées dans des installations volumineuses, un procédé du type "Hydroson" décrit dans la publication "Ober- flàche-Surface" no 21, 12/1980) est applicable.

    [0018] Comme déjà mentionné, le liquide non solvant inerte employé dans le procédé selon l'invention est de préférence un composé organique complètement fluoré, par exemple du type "Fluorinert" (de la société 3M). Ces composés, dérivés de composés organiques communs par remplacement de tous les atomes d'hydrogène, par des atomes de fluor, ne contiennent donc ni hydrogène, ni chlore. Ils sont non polaires et n'ont pratiquement aucune action de solvant, notamment à l'égard de l'eau et des constituants des liquides aqueux industriels tels que les bains galvaniques. Ils sont incolores, inodores, faiblement toxiques et ininflammables, mais surtout présentent une stabilité thermique élevée et sont chimiquement inertes. Ces composés LFI sont donc quant à leurs propriétés complètement différents des solvants chlorofluorés habituellement employés comme solvants, agents de dégraissage, et de séchage, etc. De plus, par rapport à ceux-ci, l'exceptionnelle inertie chimique des LFI fait qu'ils ne rendent pas les surfaces traitées hydrophobes, ne contaminent ou modifient en rien les solutions aqueuses qu'ils émulsionnent, celles-ci pouvant donc être réutilisées directement en amont du processus de fabrication, après démulsification.

    [0019] Certains agents tensioactifs fluorés stables peuvent se dissoudre dans une certaine mesure dans les LFI. Par conséquent, et bien que cela ne soit pas nécessaire en général, il peut être dans certains cas utile d'en incorporer au LFI, pour autant bien entendu qu'ils ne risquent pas de rendre les surfaces hydrophobes, et, afin d'augmenter l'efficacité et la rapidité du rinçage, surtout lorsque l'on met en oeuvre la technique du giclage/aspersion. Le même effet que ci-dessus peut aussi être obtenu en incorporant l'agent tensioactif fluoré stable au liquide aqueux à éliminer.

    [0020] L'emploi préféré de liquides organiques complètement fluorés n'exclut toutefois pas que d'autres produits partiellement fluorés, par exemple du type "Freon 113", puissent être également utilisés, dans certains cas et essentiellement pour des raisons économiques et/ou lorsque les exigences qualitatives des surfaces sont moins élevées. Dans ce cas, et pour compenser le pouvoir émulsionnant moindre, il est recommandé d'ajouter un agent tensioactif du type précité.

    [0021] En ce qui concerne les différentes possibilités de casser une émulsion, on peut citer notamment la centrifugation, l'action d'ultrasons à fréquence déterminée, la démulsification chimique, le passage de l'émulsion à travers une grille fine, un lit granulaire, un matériau poreux ou filamenteux, une membrane hydrophobe, etc., l'utilisation d'un effet thermique, de radiations ionisantes, d'un champ magnétique, la microflottation, l'ultrafiltration, etc. Il semble que la technique qui serait actuellement la mieux appropriée serait celle du séparateur ou démulsionneur à hautetension, du type de celui décrit par exemple dans le brevet US 1.533.711.

    [0022] Enfin, en ce qui concerne le séchage des surfaces, on peut citer notamment le soufflage de gaz froid ou chaud, l'emploi de radiations infrarouges, l'évaporation libre, le chauffage par induction, le séchage en phase vapeur, etc. Il semble toutefois que la technique qui serait la mieux appropriée ici serait celle du séchage en phase vapeur, bien connue par les professionnels.

    [0023] La méthode préconisée par la présente invention offre donc, par rapport aux méthodes tra- dionnelles, les avantages très importants suivants:

    plus du tout ou beaucoup moins de pollution de l'environnement, et plus particulièrement des eaux;

    récupération intégrale et dans leur forme originale des liquides aqueux éliminés des surfaces, et donc également par exemple des métaux qu'ils contiennent;

    maintien des caractéristiques hydrophiles des surfaces traitées, celles-ci pouvant donc ensuite être soumises à des bains galvaniques ou autres sans perte de qualité;

    utilisation de beaucoup moins de place que par exemple celle nécessaire aux bacs de décantation;

    très importante diminution de la consommation d'eau, de la consommation des produits chimiques utilisés habituellement pour la neutralisation et la détoxication, de l'énergie thermique nécessaire par rapport à celle nécessaire à l'évaporation pour la concentration des eaux de rinçage; et

    possibilité d'utiliser des processus de fabrication éprouvés mais que de très importants problèmes de détoxication interdisent ou limitent l'emploi, comme par exemple l'utilisation de composés cyanurés, au cadmium, au chrome hexavalent 6, etc.



    [0024] De plus, l'utilisation de la technique d'émul- sionnement avec un liquide non solvant permet d'envisager l'application du procédé selon l'invention non seulement aux surfaces non absorbantes, mais également à des corps tels que des céramiques non vernies, des frittés, des tissés, etc. Ce procédé peut donc être mis en oeuvre non seulement par exemple dans les domaines techniques de la galvanoplastie, de la fabrication des plaquettes de silicium, des circuits imprimés, etc., mais également en photolithographie, dans la fabrication et le développement de films photographiques, le traitement et notamment la teinture des textiles, l'industrie du cuir, l'industrie chimique, celle des mines, etc.

    [0025] On décrira maintenant à titre d'exemple et en référence au dessin annexé une forme d'exécution du procédé et de l'installation selon l'invention.

    [0026] Les pièces à rincer (non illustrées) sont introduites directement dans une cuve ou récipient 1 contenant le LFI 2 froid (température ambiante). Des transducteurs ultrasoniques 3 sont mis en action pour permettre l'émulsionnement du liquide à éliminer par le LFI. Cette émulsion est soumise à un mouvement ascendant, car sa densité est moindre que celle du LFI d'une part, et d'autre part du fait que le LFI est introduit dans la cuve 1 par le fond, au moyen d'une pompe de recirculation 4 et via un filtre intermédiaire 5. L'émulsion 6 déborde par conséquent de la cuve 1 et est dirigée vers un démulsionneur à haute tension 7.

    [0027] Ce démulsionneur 7 comprend une électrode filiforme axiale 8 reliée à une source de hautetension et un corps cylindrique conducteur relié à la terre. L'émulsion est alors cassée par la réunion des micro-gouttelettes en grosses gouttes. Le mélange LFI/grosses gouttes 9 de liquide à éliminer passe ensuite dans un décanteur 10 ou vase florentin. Le liquide aqueux à éliminer, moins dense que le LFI, flotte à la surface de celui-ci et, par additions successives, déborde par le tuyau d'évacuation 11; ce liquide aqueux est récupéré et peut être réutilisé directement comme tel en amont du processus de fabrication. Quant au LFI, il passe sous la chicane 10' et déborde dans le réservoir 12 du décanteur 10, cette partie du réservoir faisant office de récipient d'équilibrage des variations de niveaux de toute l'installation.

    [0028] Comme on l'a déjà dit, la pompe 4 soutire le LFI, sec et propre du réservoir 12, qui passe alors par un filtre 5 et entre dans la cuve 1 par le fond et au travers de volets anti-turbulences 13, poussant ainsi l'émulsion vers le haut, comme un piston, afin de remplacer rapidement l'émulsion par du LFI sec et propre.

    [0029] Un dispositif de détection de turbidité 14 détermine la fin du processus d'émulsionnement, c'est-à-dire dès que le LFI est parfaitement clair et sans trouble, ce qui signifie que les surfaces à rincer sont alors totalement débarrassées du liquide aqueux à éliminer. Une autre possibilité de contrôle consiste à insérer un détecteur de tension et/ou un détecteur de courant dans le circuit hautetension d'alimentation du démulsionneur, la tension étant inversément proportionnelle et le courant étant proportionnel à la quantité des micro-gouttelettes arrivant dans le démulsionneur.

    [0030] Les pièces sont ensuite retirées de la première zone de rinçage en phase liquide (cuve 1) et elles passent dans une seconde zone de rinçage 15 en phase vapeur contenant les vapeurs du liquide LFI. Ces vapeurs sont produites par deux bouilleurs 16 chauffés par des corps de chauffe 17 et alimentés en LFI par le réservoir 12. Un système de détection de niveau 18 asservit les vannes 19.

    [0031] Dans la zone des vapeurs 15, celles-ci se condensent sur les pièces qui sont extraites du LFI froid de la cuve 1, ce qui a pour conséquence que le liquide ainsi distillé, extrêmement pur, élimine par entraînement d'éventuelles impuretés pouvant se trouver encore sur les surfaces, et que l'énergie thermique des vapeurs est transférée aux pièces, qui s'échauffent donc. Une fois chaudes, les pièces peuvent alors être retirées de la zone des vapeurs 15 pour entrer dans la zone de séchage 20, dont les parois sont refroidies par un double-manteau 21, dans lequel circule un fluide réfrigérant (eau, "Fréon", etc.). Le refroidissement des parois peut être également assuré par un serpentin dans lequel circule un fluide réfrigérant. Ainsi, le LFI présent sur les pièces réchauffées par ce dernier s'évapore et se recondense sur les parois froides du double-manteau. Le LFI ainsi recondensé coule le long des parois et est amené dans un décanteur (vase florentin) 22, en même temps qu'une faible quantité d'eau provenant de l'humidité de l'air ambiant et également condensée sur les parois du double-manteau, eau qui surnage à la surface du LFI plus dense et, par additions successives, déborde par un tuyau 23 pour être évacuée à l'égout. Le LFI, ainsi distillé est réintroduit par gravité dans le bas de la cuve 1. Les impuretés amenées au système sont rassemblées soit dans le filtre 5, soit au fond des bouilleurs 16. Enfin, lorsque la pompe 4 ne tourne pas, un clapet anti-retour 24 a été prévu pour empêcher que le LFI de la cuve 1 ne vienne se vider par gravité dans le réservoir 12.


    Revendications

    1. Procédé de rinçage sans utilisation d'eau de la surface d'un objet mouillé d'un liquide aqueux, caractérisé par le fait qu'on traite dans une zone de rinçage ladite surface avec un liquide de rinçage non aqueux, stable thermiquement, immiscible avec ledit liquide aqueux à éliminer, inerte chimiquement et non solvant vis-à-vis de celui-ci; par le fait qu'on met en oeuvre des moyens mécaniques pour enlever ledit liquide aqueux de ladite surface en formant une émulsion de celui-ci avec le liquide de rinçage; et par le fait qu'on fait ensuite passer l'émulsion ainsi formée de la zone de rinçage dans une zone de récupération, dans laquelle on soumet cette émulsion à des moyens de cassage et on sépare les deux phases ainsi formées, puis qu'on récupère le liquide aqueux éliminé d'une part et qu'on recycle le liquide de rinçage vers la zone de rinçage d'autre part.
     
    2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le liquide de rinçage est choisi parmi les composés organiques complètement fluorés.
     
    3. Installation pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisée par le fait qu'elle comporte une zone de rinçage dans laquelle la surface à rincer est mise en contact avec ledit liquide de rinçage, cette zone de rinçage comportant des moyens mécaniques destinés à former une émulsion entre le liquide aqueux à éliminer et le liquide de rinçage, de manière à enlever de ladite surface, ledit liquide aqueux; une zone de récupération de l'émulsion formée qui comporte un démulsionneur pour casser cette émulsion et un décanteur pour séparer les deux phases formées; ainsi qu'un circuit de recyclage du liquide de rinçage récupéré vers la zone de rinçage, et un circuit de récupération du liquide aqueux.
     
    4. Installation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que lesdits moyens mécaniques comprennent un dispositif générateur d'ultrasons ou d'autres vibrations.
     
    5. Installation selon la revendication 3 ou la revendication 4, caractérisé par le fait qu'elle comporte des moyens pour récupérer l'émulsion formée à l'une des extrémités de la zone de rinçage et amener cette émulsion dans ladite zone de récupération, et des moyens pour recycler le liquide de rinçage séparé et introduire celui-ci dans la zone de rinçage par son autre extrémité.
     
    6. Installation selon la revendication 5, caractérisé par le fait qu'un détecteur de turbidité est disposé sur le passage de l'émulsion entre la zone de rinçage et la zone de récupération.
     
    7. Installation selon la revendication 3, caractérisée par le fait que lesdits moyens mécaniques comprennent un dispositif de giclage sous pression du liquide de rinçage sur la surface à rincer.
     
    8. Application du procédé selon la revendication 1 ou la revendication 2 au rinçage de surfaces métalliques avant ou après un traitement galvanique.
     


    Ansprüche

    1. Verfahren zum wasserlosen Spülen von Oberflächen eines Gegenstandes, der in einer wässerigen Flüssigkeit behandelt worden ist, dadurch gekennzeichnet, daß man diese Oberfläche in einer Spülzone mit einer nicht-wässerigen Spülflüssigkeit behandelt, die thermisch stabil, mit der zu entfernenden wässerigen Flüssigkeit nicht mischbar, chemisch inert und gegenüber dieser Flüssigkeit nicht lösend ist; daß man mechanische Mittel einsetzt, um diese wässerige Flüssigkeit von der Oberfläche abzuheben, indem eine Emulsion derselben mit der Spülflüssigkeit gebildet wird; und daß man sodann die auf diese Weise in der Spülzone gebildete Emulsion in eine Wiedergewinnungszone überführt, in welcher man die Emulsion Aufbrechmitteln unterwirft und die beiden auf diese Weise gebildeten Phasen voneinander trennt, sodann einerseits die wässerige Flüssigkeit wiedergewinnt und anderseits die Spülflüssigkeit zur Spülzone rezirkuliert.
     
    2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die Spülflüssigkeit unter vollständig fluorierten organischen Zusammensetzungen gewählt wird.
     
    3. Anlage zur Durchführung des Verfahrens nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß sie eine Spülzone aufweist, in welcher die zu spülende Oberfläche mit der Spülflüssigkeit in Kontakt gebracht wird, wobei diese Spülzone mechanische Mittel aufweist, die dazu bestimmt sind, eine Emulsion zwischen der zu entfernenden wässerigen Flüssigkeit und der Spülflüssigkeit zu bilden, um auf diese Weise die wässerige Flüssigkeit von der Oberfläche abzuheben; eine Wiedergewinnungszone für die gebildete Emulsion, die einen Demulgator zum Aufbrechen der Emulsion aufweist und einen Dekantierer zum Trennen der beiden gebildeten Phasen; sowie einen Kreis zum Rezirkulieren derwiedergewonnenen Spülflüssigkeit zur Spülzone und einen Kreis zum Wiedergewinnen der wässerigen Flüssigkeit.
     
    4. Anlage nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanischen Mittel eine Vorrichtung zur Erzeugung von Ultraschall oder anderer Schwingungen aufweisen.
     
    5. Anlage nach Anspruch 3 oder Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß sie Mittel zum Wiedergewinnen der an einem Ende der Spülzone gebildeten Emulsion und zum Befördern dieser Emulsion in die Wiedergewinnungszone sowie Mittel zum Rezirkulieren der abgetrennten Spülflüssigkeit und zum Einführen derselben in die Spülzone an deren anderen Ende aufweist.
     
    6. Anlage nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß ein Trübungsdetektor im Durchgang der Emulsion zwischen der Spülzone und der Wiedergewinnungszone vorgesehen ist.
     
    7. Anlage nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die mechanischen Mittel eine Vorrichtung zum Aufspritzen der Spülflüssigkeit unter Druck auf die zu spülende Oberfläche aufweisen.
     
    8. Anwendung des Verfahrens nach Anspruch 1 oder Anspruch 2 zum Spülen von metallischen Oberflächen vor oder nach einer galvanischen Behandlung.
     


    Claims

    1. Process for waterless rinsing of the surface of an article wet with an aqueous liquid, characterized by the fact that said surface is treated in a rinsing zone with a non-aqueous rinsing liquid, which is thermally stable, non-miscible with said aqueous liquid to be removed, chemically inert and non solvent with regard thereto; by the fact that mechanical means are used to remove said aqueous liquid from said surface by forming an emulsion thereof with the rinsing liquid; and by the fact that the thus formed emulsion is then passed from the rinsing zone into a recovering zone, in which this emulsion is submitted to the action of breaking means and the two phases thus formed are separated, then that the removed aqueous liquid is recovered on one part and the rinsing liquid is recycled toward the rinsing zone on the other part.
     
    2. Process according to claim 1, characterized in that the rinsing liquid is selected among the fully fluorinated organic compounds.
     
    3. Installation for implementing the process according to claim 1 or claim 2, characterized by the fact that it comprises a rinsing zone in which the surface to be rinsed is put into contact with said rinsing liquid, this rinsing zone comprising mechanical means for forming an emulsion between the aqueous liquid to be removed and the rinsing liquid, so as to remove said aqueous liquid from said surface; a recovering zone for the emulsion formed which comprises a de-emulsifying device for breaking this emulsion and a decanter for separating the two phases formed; as well as a recycling circuit of the rinsing liquid recovered toward the rinsing zone, and a recovering circuit of the aqueous liquid.
     
    4. Installation according to claim 3, characterized by the fact that said mechanical means comprise a generating device of ultrasounds or other vibrations.
     
    5. Installation according to claim 3 or claim 4, characterized by the fact that it comprises means for recovering the emulsion formed at one end . from the rinsing zone and bringing this emulsion into said recovering zone, and means for recycling the rinsing liquid separated and introducing it into the rinsing zone through its other end.
     
    6. Installation according to claim 5, characterized by the fact that a turbidity detector is placed on the passage of the emulsion between the rinsing zone and the recovering zone.
     
    7. Installation according to claim 3, characterized by the fact that said mechanical means comprise a device for spraying the rinsing liquid under pressure onto the surface to be rinsed.
     
    8. Application of the process according to claim 1 or claim 2 to the rinsing of metallic surfaces before or after a galvanic treatment.
     




    Dessins