[0001] La présente invention concerne les skis de fond utilisés pour la progression sur
la neige selon les techniques de course sur les tracés de fond, en montée, en descente
et en terrain bosselé.
[0002] Les skis de fond comprennent généralement une partie centrale cambrée entre une ligne
de contact avant et une ligne de contact arrière, avec une zone d'extrémité antérieure
recourbée vers le haut pour former une spatule en avant de la ligne de contact avant,
et avec une zone d'extrémité postérieure généralement légèrement recourbeé vers le
haut, en arrière de la ligne de contact arrière.
[0003] Lorsque le ski de fond est posé sur un plan, par sa surface inférieure de glisse,
au repos, il est en appui sur le plan par deux lignes transversales appelées ligne
de contact avant et ligne de contact arrière. Entre les deux lignes de contact avant
et arrière, la partie centrale cambrée se détache du plan support : à partir de la
ligne de contact avant, la distance augmente progressivement entre le plan support
et la face inférieure de glisse du ski, jusqu'à atteindre un maximum dans la zone
centrale du ski, puis cette distance diminue progressivement jusqu'à atteindre la
ligne de contact arrière.
[0004] Pendant de longues années, la technique traditionnelle de course de fond, pour la
progression sur le plat et en montée, a consisté dans le pas alternatif. Selon cette
technique, les deux skis restent parallèles à la direction de progression, le skieur
prenant alternativement appui sur un ski pour faire glisser l'autre. Pour que l'appui
soit efficace, afin de donner une bonne impulsion vers l'avant, on a depuis toujours
cherché à donner au ski une structure particulière dans laquelle le cambre de la zone
centrale du ski présente un coude relativement prononcé dans son centre : à partir
de la ligne de contact avant, le ski étant posé sur un plan, le cambre traditionnel
est tel que la distance augmente progressivement selon une pente qui diminue faiblement
jusqu'à atteindre la zone centrale du ski ; dans la zone centrale du ski, la pente
décroit très rapidement, pour s'inverser, et diminue ensuite faiblement lorsque l'on
se déplace en direction de la ligne de contact arrière, jusqu'à atteindre cette ligne
de contact arrière. Dans la zone centrale des skis traditionnels, le module de variation
de pente est relativement constant et est de l'ordre de 10⁻³ à 2.10⁻³ cm⁻¹. Grâce
à cette forte variation de pente, un tel cambre traditionnel constitue, au voisinage
de la zone centrale du ski, une partie qui est légèrement décollée du plan support
lorsque le skieur est simplement en appui sur ses skis. Pour appliquer cette zone
centrale contre le plan support, il est nécessaire de donner sur le ski une impulsion
de haut en bas selon une force relativement importante.
[0005] Une telle forme de cambre, à coude prononcé, permet, dans la technique traditionnelle
de pas alternatif, de réserver une zone centrale de ski présentant de bonnes qualités
d'adhérence sur la neige. Ainsi, en l'absence d'impulsion de haut en bas sur le ski,
la zone centrale adhérente peut rester légèrement décollée de la neige, et ne pas
s'opposer au glissement du ski ; par contre, en donnant une impulsion de haut en bas
sur le ski, le skieur peut appliquer la zone centrale adhérente sur la neige, et bénéficier
ainsi de cette adhérence pour prendre appui et progresser vers l'avant.
[0006] Pour obtenir de bonnes qualités de glisse malgré la présence du coude central, il
a été nécessaire, dans les skis de fond traditionnels, de prévoir des extrémités de
ski particulièrement souples. On peut caractériser cette souplesse en soumettant les
extrémités de ski à des flexions sous l'action d'un poids. Ainsi, lorsqu'une longueur
de 570 millimètres de ski de fond traditionnel, à partir de la ligne de contact avant,
est retenue à ses extrémités par des appuis libres et est soumise en son centre à
une force sensiblement perpendiculaire de 200 newtons, le déplacement élastique de
sa zone centrale est de 200 à 350 millimètres environ.
[0007] De même, si une longueur similaire de ski, au voisinage de la ligne de contact arrière,
est soumise à une épreuve semblable, le déplacement de sa zone centrale est de 100
à 250 millimètres environ.
[0008] Pour ces essais de souplesse, les lignes de contact sont déterminées de façon particulière
comme on le verra plus loin, afin d'obtenir une bonne reproductibilité des mesures.
[0009] Plus récemment, la technique de course de fond a évolué, et elle s'oriente maintenant
vers une progression au moyen d'un pas de patineur. Dans cette technique, le skieur
place ses skis selon des directions légèrement divergentes par rapport au sens de
progression, et se pousse alternativement d'un ski sur l'autre : à chaque pas, l'un
des skis glisse sensiblement à plat tandis que l'autre sert d'appui et est pour cela
incliné pour faire mordre la carre intérieure.
[0010] Mais il apparaît que les skis de fond traditionnels ne sont pas adaptés pour une
telle technique de pas de patineur.
[0011] En particulier, la grande souplesse des extrémités avant et arrière du ski traditionnel
ne permet pas de bénéficier d'un bon appui sur la carre intérieure pour donner une
impulsion en pas de patineur. Et si l'on augmente la rigidité du ski, on obtient un
ski de fond dont les qualités de glisse sont nettement insuffisantes, et ne sont plus
compatibles avec l'utilisation prévue.
[0012] La présente invention a notamment pour objet de concevoir un nouveau ski de fond
particulièrement bien adapté pour les nouvelles techniques de progression en pas de
patineur.
[0013] Le ski de fond selon l'invention présente le meilleur compromis entre les qualités
de glisse à plat, les qualités de glisse sur carre intérieure lors de l'impulsion
en pas de patineur, et les qualités d'accrochage sur la carre intérieure pour l'impulsion
en pas de patineur.
[0014] Pour atteindre ces objets ainsi que d'autres, un ski de fond selon la présente invention
se distingue notamment des skis connus par le fait que, dans la zone centrale de la
partie centrale cambrée, le module de la variation de pente est inférieur à 9.10⁻⁴
cm⁻¹ lorsque le ski est au repos.
[0015] Le module de la variation de pente peut avantageusement être inférieur à cette même
valeur limite de 9.10⁻⁴ cm⁻¹ dans toute la partie centrale de ski.
[0016] Selon un mode de réalisation, le module de la variation de pente est sensiblement
constant dans la partie centrale de ski, entre les lignes d'inflexion.
[0017] Dans la zone de partie centrale située au voisinage de la ligne de contact avant,
le ski est relativement rigide, sa rigidité étant telle que, lorsque qu'une longueur
de 570 millimètres de ski, à partir de la ligne de contact avant, est retenue à ses
extrémités par des appuis libres et est soumise en son centre à une force sensiblement
perpendiculaire de 200 newtons, le déplacement élastique de sa zone centrale est inférieur
à 200 millimètres environ. Par convention, pour obtenir une bonne reproductibilité
des mesures, la position longitudinale de ligne de contact avant est mesurée en introduisant
une cale cubique de 1 cm³ sous la spatule, et correspond au point distant de 9,5 centimètres
du centre de la cale en direction du milieu du ski. Cette combinaison de caractéristiques
procure à la fois de bonnes qualités de glisse à plat, et de bonnes qualités d'accrochage
sur carre en appui de pas de patineur, la glisse sur carre étant également excellente.
[0018] Selon un mode de réalisation de l'invention, dans la zone de partie centrale située
au voisinage de la ligne de contact arrière, le ski est également relativement rigide,
sa rigidité étant telle que, lorsqu'une longueur de 570 millimètres de ski est soumise
en son centre à une force sensiblement perpendiculaire de 200 newtons, le déplacement
élastique de sa zone centrale est inférieur à 100 millimètres environ. Par convention,
pour obtenir une bonne reproductibilité des mesures, la ligne de contact arrière est
d'une manière générale mesurée à 5 centimètres de l'extrémité arrière du ski.
[0019] De bons résultats ont été obtenus avec un tel ski de fond dans lequel la rigidité
de zone avant de ski est telle que le déplacement de zone centrale est de 150 millimètres
environ, tandis que la rigidité de zone postérieure du ski est telle que le déplacement
élastique de zone centrale est de 90 millimètres environ.
[0020] On obtient une qualité encore améliorée d'accrochage sur carre en prévoyant en outre,
sur un tel ski de fond de l'invention, une face latérale intérieure creusée telle
que la distance maximale entre la face latérale et la corde reliant les zones d'extrémité
de ladite face latérale est supérieure à 1,25 millimètres environ. De bons résultats
sont obtenus pour une telle distance maximale de 2,5 millimètres environ.
[0021] D'autres objets, caractéristiques et avantages de la présente invention ressortiront
de la description suivante de modes de réalisation particuliers, faite en relation
avec les figures jointes, parmi lesquelles :
- les figures 1 et 2 illustrent le profil d'un ski traditionnel posé à plat sur un plan
support, respectivement au repos et soumis à une force d'appui centrale ;
- les figures 3 et 4 illustrent le profil d'un ski selon la présente invention dans
les mêmes conditions, ski au repos sur un plan, ski sur un plan et soumis à une force
d'appui centrale ;
- la figure 5 illustre le profil d'un ski traditionnel lorsqu'il se trouve en appui
sur une carre, pour impulsion en pas de patineur ;
- la figure 6 illustre le profil d'un ski selon l'invention lorsqu'il est également
en impulsion sur carre pour pas de patineur ;
- la figure 7 illustre, à plus grande échelle, la courbe décrivant le profil d'un ski
traditionnel au repos, donnant la distance entre la face inférieure de glisse du ski
et un plan support en fonction de la position longitudinale considérée sur le ski
;
- la figure 8 illustre la pente de la face inférieure de glisse du ski traditionnel
en fonction de la position longitudinale considérée ;
- la figure 9 représente la variation de pente de face inférieure de glisse du ski traditionnel
en fonction de la position longitudinale considérée ;
- les figures 10 à 12 illustrent les mêmes courbes que les figures 7 à 9, pour un ski
selon l'invention ;
- la figure 13 est une vue de dessus d'un ski de fond traditionnel ;
- la figure 14 est une vue de dessus d'un ski selon l'invention ;
- la figure 15 illustre le test de souplesse pour déterminer la souplesse de partie
avant du ski ; et
- la figure 16 illustre le test de souplesse pour déterminer la souplesse de partie
arrière du ski.
[0022] Comme le représentent les figures 1 et 3, un ski de fond comprend généralement une
partie centrale 1 cambrée, se raccordant à une zone d'extrémité antérieure 2 recourbée
vers le haut en forme de spatule, et à une zone d'extrémité postérieure 3 généralement
relevée vers le haut et formant talon. Lorsque le ski est posé sur un plan support
4, au repos, il repose selon une ligne de contact avant 5 et une ligne de contact
arrière 6 délimitant la partie centrale 1.
[0023] La zone médiane de partie centrale 1 présente une concavité tournée vers le bas,
et se raccorde respectivement, par une ligne d'inflexion avant 50 et une ligne d'inflexion
arrière 60, à une zone avant et à une zone arrière de partie centrale 1 dont les concavités
sont tournées vers le haut. Généralement, les lignes d'inflexion 50 et 60 sont peu
éloignées des lignes de contact respectives 5 et 6.
[0024] Dans un ski traditionnel, comme le représentent les figures 1 et 2, la zone centrale
7 de partie centrale cambrée 1 présente un coude relativement prononcé. De cette façon,
lorsqu'un utilisateur est supporté par le ski, son poids constitue une force 8 appliquée
de haut en bas sur la zone centrale 7 mais, par la présence du coude de la zone centrale
7, cette zone centrale ne touche pas le plan 4, comme le représente la figure 2. Pour
faire toucher la zone centrale 7 sur le plan 4, l'utilisateur doit appliquer une impulsion
supplémentaire. En prévoyant une telle zone centrale 7 présentant des caractéristiques
d'accrochage sur la neige, soit par un fart particulier, soit par la présence d'écailles,
l'utilisateur peut, par une impulsion supplémentaire, profiter des qualités d'adhérence
de cette zone centrale 7. Par contre, en position de glisse normale, le poids de l'utilisateur
ne fait pas plaquer la zone centrale 7 sur la neige, et ne freine pas le ski.
[0025] Par contre, comme le représente la figure 3, un ski selon la présente invention comporte
une partie centrale 1 dont la zone centrale 7 ne comporte pas de coude. Autrement
dit, la partie centrale cambrée 1 présente une variation de pente dont la valeur est
relativement faible sur toute la longueur de partie centrale 1 du ski, cette valeur
étant de préférence inférieure à 9.10⁻⁴ cm⁻¹, lorsque le ski est au repos. De cette
façon, comme le représente la figure 4, lorsque l'utilisateur est en appui sur le
ski, la force 8 appliquée sur la zone centrale 7 suffit à faire plaquer le ski sensiblement
selon toute sa surface inférieure sur le plan 4. Ainsi, le cambre de partie centrale
1 d'un ski selon la présente invention présente une faible force de mise à plat, alors
qu'un ski de fond traditionnel demande une force très importante pour sa mise à plat,
du fait de la présence du coude en zone centrale 7.
[0026] Les différences de cambre entre un ski selon la présente invention et un ski de fond
traditionnel sont mieux explicitées sur les figures 7 à 12, qui permettent de caractériser
les profils de skis entre la ligne d'inflexion avant 50 et la ligne d'inflexion arrière
60. Ces figures représentent, en fonction de la position longitudinale considérée
le long du ski, les différentes grandeurs pouvant caractériser le cambre. Sur les
figures 7 et 10, on a représenté la hauteur H, ou distance séparant la face inférieure
du ski du plan 4 sur lequel repose le ski au repos. Dans un ski traditionnel, sur
la figure 7, la zone centrale 7 présente une courbure relativement prononcée tandis
que les zones voisines des extrémités sont relativement planes ; par contre, sur un
ski selon l'invention, sur la figure 10, la variation de pente est sensiblement répartie
sur toute la longueur de partie centrale 1 du ski et le profil de la partie centrale
1 s'apparente à une parabole.
[0027] De même, sur la figure 8, pour un ski de fond traditionnel, la pente P de la face
inférieure de ski, ou dérivée première de la hauteur H, présente une valeur positive
relativement constante dans la zone A ou zone avant du ski, puis une valeur décroissant
rapidement dans la zone centrale B, correspondant à la zone centrale 7 du ski, puis
une valeur négative relativement constante dans la zone C ou zone arrière du ski ;
par contre, sur la figure 11, un ski selon la présente invention présente une pente
P régulièrement décroissante sur toute la longueur de partie centrale 1 du ski située
entre les lignes d'inflexion 50 et 60.
[0028] Sur la figure 9, dans un ski de fond traditionnel, on a représenté la variation de
pente VP, ou dérivée seconde de la hauteur H. Dans la zone antérieure A, cette valeur
est négative et faible ; dans la zone centrale B, cette valeur est fortement négative,
et de module traditionnellement de l'ordre de 10⁻³ à 2.10⁻³ cm⁻¹ ; dans la zone postérieure
C, cette valeur est faiblement négative et constante ; par contre, sur la figure 12,
pour un ski selon l'invention, cette valeur VP est constante et faiblement négative,
et de module inférieur à 9.10⁻⁴ cm⁻¹.
[0029] Dans la partie centrale cambrée 1, le maximum de variation de pente VP a un module
avantageusement égal à 6.10⁻⁴ cm⁻¹ environ.
[0030] Dans la zone de partie centrale 1 située au voisinage de la ligne de contact avant
5, un ski selon la présente invention est relativement rigide par rapport à la rigidité
que présente un ski de fond traditionnel dans la même zone. Cette rigidité peut être
obtenue par tout moyen bien connu de l'état de la technique, par exemple en prévoyant,
dans la structure interne du ski, des éléments de renfort tels que des plaques de
matière rigide d'épaisseur appropriée. La mesure de rigidité obtenue peut être réalisée
par un test tel que celui représenté sur la figure 15 : une longueur L1 de ski, de
570 millimètres, en partant de la ligne de contact avant 5, est retenue à ses deux
extrémités par des appuis libres 9 et 10, alors que son centre est soumis à une force
11 sensiblement perpendiculaire et d'une intensité de 200 newtons ; la zone centrale
de cette partie de ski située entre les deux appuis libres 9 et 10 se déplace élastiquement
selon une distance D1. La ligne de contact avant 5 est d'une manière 3 générale mesurée
en introduisant une cale cubique 20 de 1 cm
3 sous la spatule et correspond au point distant de 9,5 centimètres du centre de la
cale vers le milieu du ski. Cette détermination théorique est nécessaire pour obtenir
une bonne reproductibilité des mesures. Selon l'invention, cette distance de déplacement
D1 doit être inférieure à 200 millimètres environ. Par comparaison, un ski de fond
traditionnel, soumis au même test, présente une déformation nettement supérieure,
la distance D1 étant généralement comprise entre 200 et 350 millimètres.
[0031] De même, la zone postérieure d'un ski de fond selon la présente invention présente
une rigidité relativement grande par rapport à celle présentée par un ski de fond
traditionnel. Cette rigidité peut être obtenue par tous moyens tels que présence de
plaque de renfort rigide interne du ski, ces moyens étant à la portée de l'homme du
métier. La rigidité peut être mesurée par un test représenté sur la figure 16, similaire
au test de la figure 15, dans lequel la zone postérieure de ski située sur une longueur
L2 de 570 millimètres à partir de la ligne de contact arrière 6 du ski, est en appui
sur deux appuis libres 12 et 13, son centre étant soumis à une force 14 sensiblement
perpendiculaire et d'une intensité de 200 newtons ; la ligne de contact arrière 6
est, d'une manière générale, mesurée à 5 centimètres de l'extrémité arrière du ski
; selon l'invention, la rigidité est telle que, sous l'action de cette force 14, la
zone centrale de partie de ski située entre les deux appuis libres 12 et 13 se déplace
élastiquement d'une distance D2 devant être inférieure à 100 millimètres environ.
Cette rigidité est nettement plus grande que celle des skis de fond traditionnels,
qui, soumis au même test, présentent des déplacements D2 compris entre 100 et 250
millimètres, généralement compris entre 150 et 250 millimètres.
[0032] L'effet obtenu par cette rigidité, combinée avec l'absence de coude en zone centrale
7, est une amélioration très sensible des qualités de prise de carre et de glisse
sur la carre. Les figures 5 et 6 illustrent partiellement cet effet : sur la figure
5, un ski traditionnel soumis à une poussée en prise de carre prend un profil incurvé
à ses deux extrémités, tandis que sa zone centrale reste coudée ; par contre, sur
la figure 6, un ski selon la présente invention, en présence d'une poussée en appui
sur carre, présente un profil sensiblement rectiligne, répartissant la poussée sur
un maximum de longueur du ski. On comprendra aisément qu'un ski selon l'invention
présente de bien meilleures qualités de glisse sur carre, de par sa forme sensiblement
rectiligne.
[0033] De bons résultats sont obtenus en prévoyant, en zone antérieure du ski, une rigidité
telle que le déplacement D1 est de 150 millimètres environ dans les conditions du
test de la figure 15. De même, de bons résultats sont obtenus lorsqu'un tel ski selon
l'invention présente une rigidité de zone postérieure telle que le déplacement D2,
dans les conditions du test de la figure 16, est de 90 millimètres environ.
[0034] On peut améliorer encore les qualités d'accrochage sur carre, pour réalisation d'un
bon appui en pas de patineur, en creusant les faces latérales du ski, ou tout au moins
la face latérale intérieure ou face latérale faisant face à l'autre ski. Cette caractéristique
est illustrée sur les figures 13 et 14 : sur la figure 13, un ski de fond traditionnel
présente deux faces latérales 15 et 16 sensiblement parallèles l'une par rapport à
l'autre. Autrement dit, la largeur de partie centrale est très voisine de la largeur
en partie antérieure du ski et de la largeur en partie postérieure du ski.
[0035] Par contre, sur la figure 14, un ski selon la présente invention présente avantageusement
des faces latérales creusées. Par exemple, en considérant que la face latérale 15
est la face intérieure, faisant face à l'autre ski non représenté sur la figure, la
distance maximale D3 entre la face latérale 15 et la corde 17 reliant les zones d'extrémité
de ladite face latérale 15 est, selon l'invention, supérieure à 1,25 millimètres environ.
Cette distance maximale D3 est avantageusement de 2,5 millimètres environ. Cette distance
reste compatible avec les formes normalisées d'un ski de fond traditionnel.
[0036] Une telle face creusée 15 selon l'invention peut être réalisée soit sur un ski dissymétrique,
c'est-à-dire dont les faces 15 et 16 présentent des formes différentes, soit sur un
ski symétrique dans lequel les faces 15 et 16 sont symétriques par rapport au plan
longitudinal médian du ski.
[0037] Par exemple, sur la figure 14, on a représenté un tel ski symétrique. Dans ce cas,
on peut également caractériser les faces latérales creuses par la différence des largeurs
de ski : la différence entre la largeur W1 du ski à l'extrémité avant et la largeur
W2 du ski dans la zone centrale est supérieure à 3 millimètres environ ; de même,
la différence entre la largeur W3 dans la zone postérieure du ski et la largeur W2
dans la zone centrale du ski est supérieure à 2 millimètres environ. De bons résultats
sont obtenus en prévoyant une différence des largeurs W1 et W2 égale à 6 millimètres
environ, et une différence entre les largeurs W3 et W2 égale à 4 millimètres environ.
[0038] Par exemple, un tel ski peut avoir une zone centrale dont la largeur W2 est de 43
millimètres environ, une zone d'extrémité avant dont la largeur W1 est d'environ 48
millimètres, et une zone d'extrémité arrière dont la largeur W3 est d'environ 46 millimètres.
[0039] La présente invention n'est pas limitée aux modes de réalisation qui ont été explicitement
décrits, mais elle en inclut les diverses variantes et généralisations contenues dans
le domaine des revendications ci-après.
1. Ski de fond, comprenant :
- une partie centrale (1) cambrée entre une ligne de contact avant (5) et une ligne
de contact arrière (6),
- une zone d'extrémité antérieure (2), en avant de la ligne de contact avant (5),
recourbée vers le haut en forme de spatule,
- une zone d'extrémité postérieure (3), en arrière de la ligne de contact arrière
(6),
caractérisé en ce que, dans la zone centrale (7) de partie centrale cambrée (1),
le module de variation de pente (VP) est inférieur à 9.10⁻⁴ cm⁻¹ lorsque le ski est
au repos.
2. Ski de fond selon la revendication 1, caractérisé en ce que le module de variation
de pente (VP) est inférieur à 9.10⁻⁴ cm⁻¹ dans la partie centrale (1) de ski.
3. Ski de fond selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que le module
de variation de pente (VP) est sensiblement constant dans la partie centrale (1).
4. Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que,
dans la zone de partie centrale (1) située au voisinage de la ligne de contact avant
(5), le ski est relativement rigide, sa rigidité étant telle que, lorsqu'une longueur
(L1) de 570 millimètres de ski à partir de la ligne de contact avant (5), retenue
à ses extrémités par des appuis libres (9, 10), est soumise en son centre à une force
(11) sensiblement perpendiculaire de 200 newtons, le déplacement élastique (D1) de
sa zone centrale est inférieur à 200 millimètres environ.
5. Ski de fond selon la revendication 4, caractérisé en ce que, dans la zone de partie
centrale située au voisinage de la ligne de contact arrière (6), le ski est relativement
rigide, sa rigidité étant telle que, lorsqu'une longueur L2 de 570 millimètres de
ski à partir de la ligne de contact arrière (6) est retenue à ses extrémités par des
appuis libres (12, 13) et est soumise en son centre à une force (14) sensiblement
perpendiculaire de 200 newtons, le déplacement élastique (D2) de sa zone centrale
est inférieur à 100 millimètres environ.
6. Ski de fond selon la revendication 4, caractérisé en ce que le déplacement élastique
(D1) de la partie antérieure de zone centrale (1) est de 150 millimètres environ.
7. Ski de fond selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que le déplacement
élastique (D2) de la partie postérieure de zone centrale (1) est de 90 millimètres
environ.
8. Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que,
dans la zone centrale (7) de la partie centrale (1) cambrée, le module maximum de
variation de pente (VP) est de 6.10⁻⁴ cm⁻¹ environ.
9. Ski de fond selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce qu'il
comprend une face latérale (15) intérieure creusée telle que la distance maximale
(D3) entre la face latérale (15) et la corde (17) reliant les zones d'extrémité de
ladite face latérale (15) est supérieure à 1,25 millimètres environ.
10. Ski de fond selon la revendication 9, caractérisé en ce que ladite distance maximale
(D3) est de 2,5 millimètres environ.
11. Ski de fond selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce que :
- le ski est sensiblement symétrique,
- la différence entre la largeur (W1) du ski dans la zone d'extrémité avant et la
largeur (W2) dans la zone centrale du ski est supérieure à 3 millimètres environ,
- la différence entre la largeur (W3) du ski dans la zone d'extrémité arrière et la
largeur (W2) dans la zone centrale du ski est supérieure à 2 millimètres environ.
12. Ski de fond selon la revendication 11, caractérisé en ce que la différence entre lesdites
largeurs (W1) dans la zone antérieure du ski et (W2) dans la zone centrale du ski
est d'environ 6 millimètres, tandis que la différence entre lesdites largeurs (W3)
dans la zone postérieure du ski et (W2) dans la zone centrale du ski est d'environ
4 millimètres.
13. Ski de fond selon la revendication 12, caractérisé en ce que;
- la zone centrale du ski a une largeur d'environ 43 millimètres,
- la zone d'extrémité avant du ski a une largeur d'environ 48 millimètres,
- la zone d'extrémité arrière du ski a une largeur d'environ 46 millimètres.