[0001] La présente invention concerne un emballage pour produits liquides ou pulvérulents
convenant notamment pour des produits alimentaires et des produits chimiques.
[0002] Le conditionnement et le transport de produits susceptibles de s'écouler (en particulier
les produits liquides) ont constitué de tous temps un problème délicat.
[0003] Bien que le transport de produits pulvérulents puisse être effectué suivant d'autres
modalités, l'invention apporte une alternative avantageuse.
[0004] Les récipients métalliques et les récipients en verre sont nettement moins utilisés
que par le passé : ils sont généralement lourds, permettent peu de variations de forme
et sont relativement coûteux. Les récipients en verre sont, en outre, cassables, ce
qui est un inconvénient majeur; les récipients métalliques sont, eux, facilement déformés
de manière irréversible en cas de chute.
[0005] Aussi, depuis quelques dizaines d'années, l'utilisation de récipients divers en matière
plastique s'est largement répandue pour le conditionnement, entre autres, de produits
liquides alimentaires ou d'usage dans l'industrie ou la vie quotidienne.
[0006] On a donc remplacé progressivement toutes sortes de récipients anciennement fabriqués
en verre ou en métal par des récipients en matière plastique destinés aux mêmes types
d'utilisation, ces nouveaux récipients permettant une manutention et une manipulation
plus aisées, notamment en raison de la diminution des risques de bris ou de déformations
dommageables.
[0007] Un certain nombre de problèmes spécifiques à l'utilisation des matières plastiques
pour emballer des produits liquides sont apparus au fil du temps, dont certains subsistent
aujourd'hui encore, et auxquels la présente invention tente de remédier.
[0008] Pour des raisons d'économie, il est souhaitable que les récipients en matière plastique
soient aussi légers que possible. Dans cette optique, et en partant de formes copiées
des emballages en verre ou en métal, les emballages en matière plastique ont progressivement
évolué vers des formes mieux adaptées aux caractéristiques du matériau, ces formes
permettant d'optimaliser la résistance à la compression verticale, la limite étant
donnée par une déformation non visible et non permanente de l'emballage.
[0009] La plupart des formes mises au point qui présentent à la fois une bonne résistance
à la compression verticale et un poids léger ont cependant un inconvénient majeur
: le rapport entre le volume occupé par le gabarit de l'emballage et le volume de
produit liquide conditionné est élevé et n'est en tout cas jamais proche de la valeur
optimale de 1:1. Dans les flacons en forme de goutte d'eau, par exemple, ce rapport
est généralement de l'ordre de 1,5:1 à 2,2:1. La perte de volume est donc énorme et
augmente considérablement les coûts d'emballage, de manutention, de stockage et de
distribution.
[0010] Du fait même de leur rigidité, la plupart des récipients en matière plastique occupent
également une place considérable dans le volume des déchets ménagers ou de l'industrie.
On comprend aisément qu'il est souhaitable que ce volume soit réduit autant que possible.
[0011] Par ailleurs, les emballages de forme parallélépipédique sont utilisés quotidiennement
depuis des temps très reculés pour le conditionnement de matières solides. Les boîtes
en carton, légères et résistantes, sont particulièrement appréciées : elles permettent
une bonne exploitation de l'espace, sont faciles à empiler et à palettiser, et leur
volume peut être réduit après usage.
[0012] Il est également connu d'utiliser des boîtes en carton pour le conditionnement de
produits liquides, pour autant qu'elles soient imperméabilisées au moyen de matières
plastiques.
[0013] Ainsi, on connaît des boîtes en carton plastifié du type brique à lait, qui comportent
une faible quantité de matière plastique et occupent un volume réduit dans les ordures
après usage, pour peu que l'on veille à les aplatir.
[0014] Ces boîtes sont fabriquées sur des machines spécialement destinées à cet usage, à
partir d'une feuille de carton. Au moins une couche de polyéthylène, et éventuellement
une couche d'un autre matériau tel que l'aluminium sont rendues solidaires de la feuille
de carton par contre-collage ou d'autres moyens. Il en résulte un inconvénient particulièrement
gênant sur le plan écologique : les matériaux qui constituent la couche composite
unique de l'emballage sont indissociables et ne peuvent donc être séparés par des
moyens simples. Ils ne pourront donc ni être détruits sélectivement par incinération
ni être récupérés à des fins de recyclage. Le carton lui-même, étant plastifié, est
rendu imputrescible.
[0015] Le mode d'ouverture des boîtes du type brique à lait est le suivant : l'utilisateur
doit relever une partie pliée sur le dessus de la boîte et rabattue sur les côtés
et en découper un coin. Pour peu que la coupure ne soit pas correctement effectuée,
ce qui arrive fréquemment, il se produit un débordement du lait dès que l'utilisateur
prend la brique en main pour en verser le contenu. Après l'ouverture, il n'est pas
prévu de pouvoir refermer ce type d'emballage.
[0016] Pour le conditionnement de lessives liquides, on a développé récemment des emballages
formés d'une combinaison de carton et de feuilles de matières plastiques pouvant,
dans certains cas, être refermés après chaque prélèvement de produit.
[0017] On a commercialisé, notamment, des emballages du genre brique à lait décrit ci-dessus,
dont le mode d'ouverture est différent : au centre de la paroi supérieure de la boîte,
est collé un goulot verseur consistant en une pièce injectée en polyéthylène. Le consommateur
doit, lors de la première utilisation, percer lui-même un trou dans la paroi de l'emballage,
à travers le goulot, créant ainsi des lèvres dirigées vers l'intérieur de la boîte,
qui empêchent la vidange totale de celle-ci. Comme le goulot est appliqué sur la partie
externe de la pellicule composite qui constitue la paroi de l'emballage, il est susceptible
de s'en détacher en cas de choc ou de manipulation brutale. Comme dans les briques
à lait, tout recyclage de matière plastique ou de carton est impossible. En outre,
l'empilement et la palettisation sont difficiles à cause de la proéminence du goulot
verseur.
[0018] Un autre type d'emballage connu sur le marché et prévu pour des lessives liquides
permet un versage plus facile du produit. Il s'agit d'un emballage constitué d'une
feuille en carton à laquelle on donne la forme d'une boîte, dans laquelle une feuille
de matière plastique soudée en forme de sac est collée en de nombreux endroits. La
paroi supérieure de cet emballage est trouée, dès la fabrication, d'une manière décentrée.
Un goulot solidaire du carton et de la feuille de matière plastique est mis en place
à l'endroit du trou prévu sur le dessus de la boîte. L'ouverture, la fermeture et
le versage du produit sont relativement faciles. On constate néanmoins dans la pratique
qu'à cause notamment de la forme parallélipipédique de la boîte, il est également
pratiquement impossible de la vider.
[0019] Ici encore, les composants (carton et matière plastique) sont très difficilement
dissociables, ce qui n'est pas souhaitable d'un point de vue écologique. De plus,
ce type d'emballage requiert l'utilisation d'une quantité importante de colle. Les
problèmes d'empilement et de palettisation ne sont pas non plus résolus.
[0020] Il existe un modèle particulier de ce type d'emballage, dans le couvercle duquel
on a prévu une large ouverture. Le goulot, qui est alors solidaire uniquement de la
feuille de matière plastique peut s'enfoncer dans la boîte par cette ouverture. A
partir de ce moment, il arrive fréquemment qu'il s'oriente en oblique et disparaisse
dans la boîte, où il est alors malaisé de le récupérer. L'orientation du jet de produit
n'est pas non plus garantie lors du versage.
[0021] Il existe aussi un autre modèle particulier de ce type d'emballage où le goulot est
situé dans un "coin coupé" de la boîte en carton. Dans ce cas, la résistance de l'emballage
à la compression verticale s'en trouve amoindrie. Dans les quatre dernières versions
mentionnées ci-dessus, les emballages ne sont pas conçus pour être remplis par le
goulot. Ils doivent être fabriqués et remplis par des machines complexes et coûteuses,
qui forment le carton, y appliquent la matière plastique et procèdent immédiatement
au remplissage. Ceci signifie dans chaque cas que le fabricant du produit conditionné
devra acheminer sa marchandise en vrac jusque dans les locaux où les emballages sont
fabriqués ou investir dans des machines de fabrication d'emballage, ce qui entraîne
des frais supplémentaires.
[0022] L'invention a pour but de procurer un emballage pour produits liquides ou pulvérulents
qui puisse, au gré des besoins, être traité comme un flacon ou comme une boîte.
[0023] Cet emballage pourra être fabriqué par des machines traditionnelles et rempli par
le goulot sur des lignes de remplissage traditionnellement utilisées pour le remplissage
de flacons. Il permettra, à l'usage, un versage aisé du produit et une bonne orientation
du jet, comme on peut le faire avec un simple flacon. Il pourra par ailleurs, pendant
la manutention, le transport et le stockage, être empilé sur d'autres emballages et
palettisé comme une simple boîte.
[0024] On pourra aussi, après usage, séparer très facilement la boîte en carton et le flacon
en plastique vide, en vue d'un recyclage éventuel.
[0025] L'invention a pour objet un emballage pour produits liquides ou pulvérulents, qui
consiste en un ensemble composé d'une boîte en carton et d'un flacon en matière plastique
contenu dans cette boîte sans y être attaché, c'est-à-dire sans y être ni collé ni
soudé, en sorte que le flacon peut être séparé de la boîte très aisément et sans aucun
arrachement après que cette boîte a été ouverte. La boîte en question comporte des
parois latérales et un couvercle. Une ouverture est ménagée dans ce dernier. Le flacon
comporte un fond, un corps, des épaules, un col et un goulot, sur lequel est adapté
un bouchon.
[0026] Les dimensions relatives du flacon et de la boîte sont telles que le flacon peut
être placé soit dans une position dans laquelle son fond est situé au même niveau
que l'extrémité inférieure des parois latérales de la boîte et son goulot est escamoté
dans la boîte, soit dans une autre position dans laquelle son fond est situé au-dessus
du niveau de l'extrémité inférieure des parois latérales de la boîte, son col étant
alors engagé dans l'ouverture du couvercle. Le flacon peut être déplacé verticalement
d'une position à l'autre et vice versa. Le flacon, tel que contenu dans la boîte,
peut être rempli par le goulot, le bouchon peut être mis en place et enlevé lorsqu'on
le désire, et le contenu du flacon peut être versé par le goulot. Le col du flacon
est muni de moyens qui, lorsqu'il est engagé dans l'ouverture, coopèrent avec le couvercle
pour assurer le maintien du goulot hors de la boîte et la suspension du flacon dans
celle-ci. Ces moyens réalisent ainsi un état de retenue temporaire du flacon en hauteur
qui peut cesser grâce à la déformation temporaire du carton du couvercle lorsqu'une
force totale, supérieure à celle qu'exerce le poids du flacon et du produit qu'il
peut contenir, est exercée verticalement vers le bas sur le goulot.
[0027] La boîte en carton pourrait éventuellement être dépourvue de fond (du côté opposé
au couvercle dans lequel est ménagée une ouverture), mais il est généralement préférable
que la boîte comporte un fond.
[0028] Ce fond de boîte peut cependant être incomplet et formé, par exemple, de rebords
des parois latérales pliés vers l'intérieur à la partie inférieure de la boîte, la
largeur de ces rebords étant telle qu'une ouverture subsiste au milieu de ce fond
de boîte.
[0029] Suivant une forme de réalisation particulière, le goulot du flacon est fileté et
le bouchon est fileté de manière correspondante.
[0030] Toutefois, ce type de fermeture du goulot n'est nullement critique et bien d'autres
systèmes de bouchage peuvent être utilisés tels que, par exemple, les systèmes de
bouchage "à baïonnette".
[0031] Le corps du flacon peut avoir une souplesse et des dimensions en largeur telles qu'il
épouse sensiblement les parois latérales de la boîte.
[0032] Les moyens qui peuvent coopérer avec le couvercle de la boîte pour assurer le maintien
du goulot en dehors de la boîte et la suspension du flacon dans la boîte lorsque le
col est engagé dans l'ouverture peuvent consister en un collet qui surmonte la partie
inférieure du col.
[0033] L'emballage de l'invention peut donc adopter une "position boîte" dans laquelle le
goulot est escamoté et une "position flacon" dans laquelle il est au contraire proéminent.
[0034] D'une manière avantageuse, le col du flacon peut aussi être muni, à sa partie inférieure,
de moyens qui coopèrent avec le couvercle pour assurer le blocage en rotation du col
(et donc de tout le flacon) lorsque ledit col est engagé dans l'ouverture du couvercle.
La partie inférieure du col et les bords de l'ouverture peuvent être crantés. Ils
peuvent aussi avoir une forme qui ne soit pas circulaire, par exemple une forme ovale,
elliptique ou polygonale. On utilisera avec succès des formes hexagonales, octogonales,
carrées ou même triangulaires.
[0035] Lorsque le goulot est escamoté à l'intérieur de la boîte, il est avantageux que le
bouchon n'y rentre pas entièrement. A cette fin, le bouchon fileté sera avantageusement
muni d'un organe d'arrêt, qui peut consister de manière simple en un épaulement situé
près du sommet du bouchon.
[0036] De préférence, celui-ci sera muni d'un organe de retenue qui, lorsque le goulot est
escamoté à l'intérieur de la boîte, coopère avec le dessous du couvercle et empêche
la sortie involontaire de ce goulot hors de la boîte, par exemple, suite à des chocs
qui peuvent se produire pendant la manutention ou le transport. Il peut s'agir d'ergots
ou encore d'une collerette.
[0037] Suivant une variante de réalisation, l'ouverture ménagée dans le couvercle de la
boîte a des dimensions telles que, lorsque le goulot est escamoté à l'intérieur de
la boîte, le bord de cette ouverture enserre latéralement le bouchon et empêche ainsi
la sortie involontaire du goulot (avec son bouchon) hors de la boîte.
[0038] Lorsque le goulot est escamoté à l'intérieur de la boîte et que l'on souhaite l'en
faire sortir, par exemple pour verser le produit, l'opération sera facilitée par la
présence, sur le bouchon, d'au moins une anse destinée à favoriser la traction du
goulot hors de la boîte.
[0039] De préférence, le corps du flacon de l'emballage selon la présente invention est
garni, sur au moins une partie de sa hauteur et au moins une partie de sa périphérie,
de moyens de rigidification, par exemple des cannelures et des nervures qui peuvent
être disposées soit dans le sens axial, soit dans le sens radial, ou par une combinaison
des deux.
[0040] Le flacon peut avoir en substance une forme circulaire, ou bien une forme rectangulaire
à coins arrondis de toute autre forme souhaitée. La boîte peut être, quant à elle,
cylindrique ou prismatique.
[0041] Une matière particulièrement intéressante pour la fabrication du flacon est le polyéthylène,
mais on peut également utiliser le poly(téréphtalate d'éthylène), le polypropylène
ou d'autres matières plastiques recyclables ou incinérables sans dégagement de gaz
nocifs. L'utilisation du polyéthylène est avantageuse à plus d'un titre car il est
particulièrement bien recyclable.
[0042] Le flacon des emballages de l'invention peut ne pas être autoportant, sa stabilité
étant assurée par la boîte elle-même.
[0043] L'emballage de l'invention n'est pas plus lourd qu'un flacon traditionnel de même
contenance et, dans certaines formes d'exécution, permet d'utiliser jusqu'à trois
fois moins de matière plastique. Lors du versage du produit, l'écoulement de celui-ci
se fait de manière continue sans provoquer de remontée de bulles d'air dans le flacon,
ce qui permet une bonne précision de l'orientation du jet.
[0044] Du fait que la présentation extérieure de l'emballage de l'invention est assurée
par la boîte en carton, on peut utiliser pour la fabrication du flacon léger, des
déchets de matière plastique provenant du processus de fabrication d'emballages conventionnels.
On peut ainsi fabriquer un flacon monocouche entièrement en matière plastique récupérée.
Sa légèreté, sa consistance et sa fonctionnalité seront identiques à celles d'un flacon
fabriqué à partir de matière vierge. Seul son aspect sera modifié, par exemple dans
le cas où la matière plastique récupérée provient de déchets d'impression sérigraphique,
ce qui apporte une modification de la couleur du flacon.
[0045] D'autre part, la technique de coextrusion permet aujourd'hui de produire des flacons
multicouches, dans le but de recycler la matière plastique contaminée par des produits
et provenant de la poubelle du consommateur. Pour que ce recyclage puisse se faire,
il est indispensable d'éviter que la matière ayant été contaminée et n'offrant plus
les garanties de pureté couramment demandées à tous les emballages soit séparée du
contenu par une couche de matière plastique vierge destinée à éviter le contact entre
la matière recyclée et contaminée et le contenu de l'emballage.
[0046] La couleur de la matière recyclée, tendant aux gris les plus variés, impose aux flacons
traditionnels également une couche de matière plastique extérieure dite de présentation
lorsque la couleur demandée pour le flacon est incompatible avec le gris.
[0047] Une troisième couche de matière, prise en sandwich entre les deux premières, permettra
l'incorporation de déchets provenant de la fabrication même des emballages (déchets
pouvant représenter 50% du poids net d'un flacon à poignée par exemple) et l'utilisation
de matière réellement recyclée, c'est-à-dire contaminée et provenant des immondices
(recyclage "post-consumer").
[0048] L'invention permet d'augmenter la part de matière recyclée par la suppression de
la couche de présentation, qui devient inutile étant donné que c'est la boîte en carton
qui fournit son bel aspect à l'emballage.
[0049] On tente actuellement de développer des emballages en matières plastiques dégradables.
Une des difficultés à laquelle de tels projets se heurtent se trouve dans la détermination
de la durée de vie de la matière avant que la dégradation ne commence.
[0050] Dans les emballages de l'invention, le flacon est protégé de la lumière par la boîte
en carton jusqu'à ce que le produit ait été utilisé. Il permet donc l'utilisation
de matières plastiques très rapidement dégradables sous l'effet de la lumière, c'est-à-dire
d'un rayonnement UV. La dégradation de la matière plastique commence dès l'exposition
du flacon à la lumière, c'est-à-dire dès qu'il est séparé de la boîte, soit par une
volonté humaine, soit par la décomposition naturelle du carton.
[0051] D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront de la description
faite ci-après d'une forme d'exécution préférée, référence étant faite aux dessins
annexés, dans lesquels :
la Fig. 1 est une vue, partiellement en coupe, d'un emballage pour produits liquides
ou pulvérulents suivant l'invention, dont le goulot est en position proéminente ("position
flacon");
la Fig. 2 est une autre vue, partiellement en coupe, du même emballage, dont le goulot
est en position escamotée ("position boîte");
la Fig. 3 est une coupe suivant la ligne III-III de la Fig. 1, et
la Fig. 4 est une vue en perspective d'un flacon extrait, après usage, d'un emballage
selon l'invention, et réduit à un faible volume.
[0052] Les Fig. 1 à 3 montrent un emballage pour produits liquides ou pulvérulents suivant
l'invention, désigné sous la référence générale 1.
[0053] Cet emballage 1 est constitué d'une boîte en carton 2 de section rectangulaire et
d'un flacon 3. Pour la facilité, on a représente le flacon 3 en élévation et la boîte
2 en coupe sur les Fig. 1 et 2.
[0054] La boîte 2 comporte classiquement un fond 4, quatre parois latérales 5 et un couvercle
6. Dans ce dernier est ménagée une ouverture hexagonale 7.
[0055] Le flacon 3 est fabriqué en polyéthylène et est extrêmement léger; il comporte un
fond 8, un corps 9 de section en substance rectangulaire à coins arrondis, et des
épaules 10 s'étendant depuis l'extrémité supérieure du corps 9 jusqu'à une surface
11 qui constitue la limite entre les épaules 10 et le col 12. Celui-ci s'étend en
hauteur jusqu'au début du filetage (représenté en pointillé à la Fig. 1) du goulot
fileté 13 sur lequel est vissé un bouchon fileté 14. Ce bouchon 14 permet d'ouvrir
et de refermer l'emballage 1 autant de fois qu'on le souhaite.
[0056] Comme on le voit à la Fig. 4, lorsque le flacon 3 est vide, il peut aisément être
séparé de la boîte 2, à laquelle il n'est attaché ni par collage ni par soudage ni
d'aucune autre manière. Il peut alors être roulé à la main à la manière d'un tube
de dentifrice, ce qui permet qu'il occupe dans les déchets un volume très réduit.
[0057] Ceci permet également de récupérer jusqu'à la dernière goutte du produit, ce qui
évite les gaspillages et le mélange de résidus du produit aux ordures. La boîte 2,
quant à elle, peut être aplatie comme toute boîte en carton.
[0058] On comprendra que les emballages de l'invention, qui permettent une séparation totale
des composants carton et matière plastique sont particulièrement intéressants sur
le plan écologique : ces composants peuvent être triés, collectés sélectivement et
recyclés.
[0059] Le col 12 est divisé en trois éléments distincts le long de sa hauteur : la partie
inférieure 15, le collet 16 et la partie supérieure 17.
[0060] On voit clairement sur les Fig. 1 et 2 que le flacon 3 peut occuper, par rapport
à la boîte 2, deux positions différentes. Il peut passer de l'une à l'autre grâce
à un effort de pression ou de traction exercé sur le goulot 13.
[0061] La Fig. 1 montre l'emballage 1 dans sa "position flacon" dans laquelle le goulot
13 est complètement sorti hors de la boîte 2. Dans cette position, l'emballage 1 peut
être traité comme un simple flacon; après enlèvement du bouchon 14, le produit contenu
dans le flacon 3 peut être versé. Du fait de la souplesse des parois du flacon 3,
le produit s'écoule, lors du versage, en un jet régulier et bien orienté.
[0062] La partie inférieure 15 du col 12 est engagée dans l'ouverture 7 du couvercle 6,
où elle est calée en rotation, grâce à sa forme hexagonale et à la forme hexagonale
de cette ouverture 7.
[0063] Le collet 16, qui surmonte la partie inférieure 15, prend appui sur le couvercle
6. Le goulot 13 est maintenu dans une position proéminente. Le fond 8 du flacon 3
est maintenu à distance du fond 4 de la boîte 2, ce qui revient à dire que le flacon
3 est suspendu dans la boîte 2 grâce à la coopération du collet 16 et du couvercle
6.
[0064] Il est évident que la résistance du carton qui constitue le couvercle 6 est suffisante
pour supporter le poids du flacon 3, même lorsque celui-ci est entièrement rempli
de produit liquide ou pulvérulent. Le couvercle 6 est susceptible de se déformer temporairement
en s'infléchissant vers le bas lorsqu'on exerce vers le bas sur le goulot 13 une pression
verticale.
[0065] Le collet 16 passe alors sous le couvercle 6, et le flacon 3 descend progressivement
dans la boîte 2 jusqu'à ce que son fond 8 repose sur le fond 4 de la boîte 2 et que
son goulot 13 soit entièrement escamoté dans cette boîte 2, comme illustré à la Fig.
2. Cette position est particulièrement avantageuse pour le transport et le stockage
de l'emballage 1, qui peut alors être gerbé sans inconvénient, chargé sur des palettes
et être traité pendant la manipulation et la manutention comme une boîte ordinaire.
[0066] L'emballage 1 peut être rempli, par le goulot 13, sur des lignes de remplissage habituelles
poour flacons.
[0067] Ce remplissage peut éventuellement se faire lorsque le goulot 13 est en position
proéminente (c'est-à-dire lorsque l'emballage 1 se trouve en "position flacon" comme
montré à la Fig. 1, mais avant mise en place du bouchon 14 évidemment).
[0068] Il est toutefois préférable de remplir l'emballage 1 lorsqu'il se trouve en "position
boîte" (comme montré à la Fig. 2, mais évidemment aussi avant mise en place du bouchon
14). Lorsque l'emballage 1 se trouve en cette position, le goulot 13 est engagé dans
l'ouverture 7 du couvercle 6, mais le bord supérieur du goulot 13 dépasse très légèrement
le niveau de ce couvercle 6 (d'environ 2 mm, par exemple). De ce fait, la mise en
place du bouchon 14 (après remplissage de l'emballage 1) se fait très aisément par
les mécanismes de bouchage des lignes de remplissage, car le centrage du bouchon 14
par rapport au goulot 13 se fait de manière très précise.
[0069] Le bouchon 14 représenté sur les Fig. 1 et 2 est particulièrement bien adapté à l'emballage
1. A sa partie supérieure, il est muni d'un épaulement 18, qui s'appuie sur le couvercle
6 lorsque le goulot 13 est rentré dans la boîte 2 et sert dès lors d'organe d'arrêt.
Deux anses 19 peuvent être relevées à sa partie supérieure de manière à faciliter
la traction manuelle du goulot 13 hors de la boîte 2, par exemple lorsque après le
transport, on souhaite verser le produit.
[0070] Le bouchon 14 est muni d'ergots 20 qui servent à prévenir une sortie involontaire
du goulot 13 hors de la boîte 2 pendant le transport, en coopérant avec le dessous
du couvercle 6. Lors de l'enfoncement du goulot 13, les ergots 20 pénètrent sous le
couvercle 6 grâce à une déformation temporaire de celui-ci. L'ouverture 7 du couvercle
6 sert de guide à la partie inférieure 15 et à la partie supérieure 17 du col 12,
même si la pression exercée sur le bouchon 14 n'est pas parfaitement verticale. Cette
caractéristique et l'existence de l'épaulement 18 et des anses 19 qui sont rabattables
assurent une surface pratiquement plane au couvercle 6 de la boîte 2 lorsque l'emballage
1 est dans sa "position boîte" illustrée à la Fig. 2.
[0071] Bien entendu, lorsqu'on exerce sur les anses 19 du bouchon 14 la traction nécessaire
pour ressortir le goulot 13 de la boîte 2 et ramener le collet 16 au-dessus du couvercle
6, les ergots 20 et le collet 16 franchissent ce couvercle 6 en le déformant temporairement
par fléchissement vers le haut.
[0072] La Fig. 3 montre que, dans cette forme d'exécution préférée, le flacon 3 épouse sensiblement
les parois latérales 5 de la boîte 2. Son corps 9 présente une forme ondulée, formant
ainsi une succession de cannelures 21 et de nervures 22 disposées dans le sens axial
(vertical).
[0073] Comme les parois du flacon 3 sont très minces, et particulièrement lorsque l'emballage
1 est rempli de produit liquide, il peut se produire à la longue un gonflement des
parois latérales 5 de la boîte 2, principalement dans le tiers inférieur de l'emballage
1, où s'exerce la plus forte pression. Pour pallier cet inconvénient, le corps 9 du
flacon 3 présente, dans la zone correspondante, une section légèrement plus petite
que dans les autres parties, de manière à contrecarrer l'apparition d'un tel gonflement.
Cette caractéristique n'est bien sûr pas apparente lorsque le flacon 3 est rempli.
[0074] La forme d'exécution décrite en se référant aux figures présente de nombreux avantages
qui ont été énumérés ci-dessus, et parmi ceux-ci, la légèreté.
[0075] De nombreuses autres variantes peuvent être apportées aux emballages décrits ci-dessus
sans pour autant sortir du cadre de l'invention.
[0076] C'est ainsi que des flacons, en substance de forme cylindrique, pourront s'adapter
aussi bien à des boîtes de section carrée, hexagonale ou octogonale, par exemple,
qu'à des boîtes cylindriques elles-mêmes.
[0077] On peut fabriquer des flacons dont le corps est garni de cannelures horizontales,
ou d'une combinaison de cannelures horizontales et verticales, ou encore des flacons
rigidifiés grâce à des motifs en relief en forme de losange, ou même des flacons lisses.
[0078] Les formes du col du flacon et de l'ouverture ménagée dans le couvercle de la boîte
pourront être choisies au gré des besoins, et indépendamment de la forme choisie pour
la boîte et le flacon de l'emballage.
1.- Emballage pour produits liquides ou pulvérulents, caractérisé en ce qu'il consiste
en un ensemble composé d'une boîte en carton (2) et d'un flacon en matière plastique
(3) contenu dans cette boîte (2) sans y être attaché, ladite boîte (2) comportant
des parois latérales (5) et un couvercle (6) dans lequel est ménagée une ouverture
(7), ledit flacon (3) comportant un fond (8), un corps (9), des épaules (10), un col
(12), un goulot (13) sur lequel est adapté un bouchon (14), les dimensions relatives
du flacon (3) et de la boîte (2) étant telles que le flacon (3) peut être placé verticalement
soit dans une position dans laquelle son fond (8) est situé au même niveau que l'extrémité
inférieure des parois latérales (5) de la boîte (2) et son goulot (13) est escamoté
dans la boîte (2), soit dans une position dans laquelle son fond (8) est situé au-dessus
du niveau de l'extrémité inférieure des parois latérales (5) de la boîte (2), le col
(12) étant engagé dans l'ouverture (7) du couvercle (6), le flacon (3) pouvant être
déplacé de l'une de ces positions vers l'autre de ces positions, le flacon (3), tel
que contenu dans la boîte (2), pouvant être rempli par le goulot (13), le bouchon
(14) pouvant être mis en place et enlevé lorsqu'on le désire, et le contenu du flacon
(3) pouvant être versé par le goulot (13), le col (12) du flacon (3) étant muni de
moyens qui, lorsqu'il est engagé dans ladite ouverture (7), coopèrent avec le couvercle
(6) pour assurer le maintien du goulot (13) hors de la boîte (2) et la suspension
du flacon (3) dans celle-ci, réalisant ainsi avec le couvercle (6) un état temporaire
de retenue du flacon (3) en hauteur.
2.- Emballage suivant la revendication 1, caractérisé en ce que la boîte (2) comporte,
en outre, un fond (4) sur lequel peut prendre appui le fond (8) du flacon (3).
3.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le goulot (13) du flacon (3) est fileté et le bouchon (14) est fileté de manière
correspondante.
4.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le corps (9) du flacon (3) a une souplesse et des dimensions en largeur telles
qu'il peut épouser sensiblement les parois latérales (5) de la boîte (2).
5.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que les moyens qui peuvent coopérer avec le couvercle (6) consistent en un collet
(16) qui surmonte la partie inférieure (15) du col (12).
6.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le col (12) est muni, à sa partie inférieure (15), de moyens qui peuvent coopérer
avec le couvercle (6) pour assurer son blocage en rotation lorsqu'il est engagé dans
l'ouverture (7).
7.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le bouchon (14) est muni d'un organe d'arrêt qui, lorsque le goulot (13) est
escamoté à l'intérieur de la boîte (2) prend appui sur le dessus du couvercle (6)
et empêche ainsi le bouchon (14) de descendre entièrement dans la boîte (2).
8.- Emballage suivant la revendication 7, caractérisé en ce que l'organe d'arrêt consiste
en un épaulement (18) situé près du sommet du bouchon (14).
9.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le bouchon (14) est muni d'un organe de retenue qui, lorsque le goulot (13)
est escamoté à l'intérieur de la boîte (2), coopère avec le dessous du couvercle (6)
et empêche ainsi la sortie involontaire du goulot (13) hors de la boîte (2).
10.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, caractérisé en ce que
l'ouverture (7) ménagée dans le couvercle (6) de la boîte (2) a des dimensions telles
que, lorsque le goulot (13) est escamoté à l'intérieur de la boîte (2), le bord de
cette ouverture (7) enserre latéralement le bouchon (14) et empêche ainsi la sortie
involontaire du goulot (13) hors de la boîte (2).
11.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le bouchon (14) est muni d'au moins une anse (19) destinée à faciliter la préhension
du bouchon (14) et la traction du goulot (13) hors de la boîte (2).
12.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que le corps (9) du flacon (3) est garni, sur au moins une partie de sa périphérie
et sur au moins une partie de sa hauteur, de moyens de rigidification.
13.- Emballage suivant la revendication 12, caractérisé en ce que le corps (9) du flacon
(3) est garni de cannelures (21) et de nervures (22) disposées dans le sens axial.
14.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 12 et 13, caractérisé en ce
que le corps du flacon est garni de cannelures et de nervures disposées dans le sens
radial.
15.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que la section transversale du corps du flacon a, en substance, une forme circulaire.
16.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 14, caractérisé en ce que
la section transversale du corps (9) du flacon (3) a, en substance, une forme rectangulaire
à coins arrondis.
17.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications 1 à 15, caractérisé en ce que
la boîte a une forme cylindrique.
18.- Emballage suivant l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en
ce que la boîte (2) a une forme prismatique.