[0001] La présente invention concerne tout d'abord un procédé de montage de planchers dans
une coque dont la paroi de béton est érigée par une installation de coffrage autogrimpant
continu.
[0002] Le terme "coque" utilisé dans la présente demande désigne d'une façon générale toute
structure à section transversale fermée, comme celle d'une colonne ou d'une tour pouvant
avoir de grandes dimensions.
[0003] Il pourra s'agir plus particulièrement de colonnes creuses en béton de grande hauteur,
pouvant avoir une géométrie fortement variable et présenter notamment de fortes variations
de diamètre (forte conicité), ces colonnes pouvant être plus spécialement destinées,
mais non exclusivement, à supporter des installations de plates-formes de forage ou
d'exploitation de gisements d'hydrocarbures en mer.
[0004] Une installation de coffrage autogrimpant utilisable pour l'érection de voiles de
béton de grande hauteur, notamment pour l'érection de tours de réfrigération de l'eau
dans les centrales de production d'électricité, a été décrite dans le brevet européen
n° 108 697 dont la demanderesse est également titulaire.
[0005] La paroi à ériger étant élaborée par levées successives effectuées suivant la périphérie
de l'ouvrage jusqu'à l'obtention de la hauteur voulue, cette installation connue comporte
essentiellement, sur chaque face de la paroi, des moyens de fixation momentanée de
passerelles de travail sur une partie sous-jacente déjà coulée et durcie de la paroi,
des moyens de coffrage de la levée suivante sur ladite partie sous-jacente et des
moyens de grimpage propres à produire une auto-élévation de l'ensemble des passerelles
; quant aux moyens de fixation en question, ils comprennent des séries de montants
s'étendant substantiellement dans des plans en principe verticaux et dont les montants
inférieurs sont ancrés dans le béton durci de la paroi, ces séries étant régulièrement
espacées selon la périphérie de la paroi, lesdits montants servant d'une part d'éléments
de maintien des banches de coffrage et d'autre part de moyens de guidage et d'accrochage
de consoles mobiles auto-élévatrices supportant lesdites passerelles.
[0006] Une telle installation peut être utilisée sensiblement de la même façon pour l'érection
de colonnes creuses de plus faible diamètre mais de diamètre fortement variable, comme
l'est celui des colonnes des plates-formes précitées, et ceci moyennant seulement
quelques aménagements, notamment quant à l'établissement des passerelles.
[0007] Cependant, l'érection d'une paroi de colonne creuse, en particulier pour plates-formes
off shore, pose un problème spécifique, qui est que les planchers, qui sont destinés
à supporter divers équipements, doivent pouvoir être posés à l'intérieur de la colonne
au cours de l'érection même de la paroi - ces planchers devant s'y étager au fur et
à mesure de cette érection - et ceci alors que la partie supérieure de la face intérieure
de la paroi, au niveau de laquelle partie le plancher doit être fixé, est (comme la
face extérieure de cette paroi) occupée par les coffrages, les montants ainsi que
les consoles mobiles auto-élévatrices et leurs passerelles, équipements nécessaires
à la poursuite de l'érection de la colonne au-dessus du plancher une fois posé.
[0008] Le but essentiel de la présente invention est de résoudre ce problème particulier.
[0009] Pour ce faire, et sous son aspect le plus général, un procédé de montage de planchers
conforme à l'invention, lorsque l'on utilise une installation de coffrage autogrimpant
du type défini au-début, sera essentiellement caractérisé en ce que pour permettre
le montage, dans la colonne ou coque, d'un plancher comportant à sa périphérie une
série de dégagements équirépartis, et considérant les premiers ensembles et les troisièmes
ensembles comprenant chacun les consoles qui sont accrochées sur deux séries voisines
de montants intérieurs, et les passerelles supportées par ces consoles, on opère de
la façon suivante :
- on interrompt les opérations de coffrage et de bétonnage du côté intérieur de la paroi
;
- on dépose les passerelles de chacun des ensembles intermédiaires ou seconds ensembles,
sur les passerelles de l'un ou l'autre des ensembles voisins ;
- on fait descendre lesdits troisièmes ensembles à un niveau inférieur à celui desdits
premiers ensembles ;
- on transfère latéralement lesdits troisièmes ensembles sous les premiers ;
- on met en place le plancher à monter dans la coque, lesdits premiers et troisièmes
ensembles superposés laissant alors passage aux dégagements correspondants du plancher
qui peut ainsi être mis en place ;
- on transfère latéralement lesdits premiers ensembles aux emplacements respectifs qu'occupaient
auparavant les troisièmes ensembles ;
- on fait monter lesdits troisièmes ensembles aux emplacements respectifs qu'occupaient
auparavant les premiers ensembles ; et
- on remet en place les passerelles des ensembles intermédiaires, ensuite de quoi les
opérations de coffrage et de bétonnage peuvent se poursuivre, jusqu'à la pose du prochain
plancher.
[0010] Bien entendu, pour éviter les pertes de temps il sera avantageux que ces différents
mouvements soient synchronisés pour tous les groupes de montants, consoles et passerelles
répartis sur tout le pourtour interne de la paroi de la coque, et comprenant ce que
l'on a appelé plus haut par convention un "premier", un "second" et un "troisième"
ensemble, étant entendu que les "seconds ensembles" sont des ensembles intercalés
à chaque fois entre un premier ensemble et le troisisème ensemble suivant.
[0011] La présente invention concerne également une installation de coffrage autogrimpant
continu pour la mise en oeuvre du procédé qui vient d'être décrit dans ses grandes
lignes.
[0012] Pour ce faire, l'installation décrite au début sera essentiellement caractérisée
en ce qu'elle comporte d'une part des moyens de transfert latéral de troisièmes ensembles
comprenant chacun deux consoles voisines et leurs passerelles, ce qui permet de transférer
sous un premier ensemble voisin chaque troisième ensemble après que ce dernier a été
ramené, par lesdits moyens de grimpage, à un niveau inférieur à celui dudit premier
ensemble, ce qui permet de mettre en place le plancher, et d'autre part des moyens
de transfert latéral des premiers ensembles, permettant de les transférer aux emplacements
respectifs occupés précédemment par lesdits troisièmes ensembles, ensuite de quoi
lesdits moyens de grimpage permettent auxdits troisièmes ensembles d'être remontés
aux emplacements respectifs occupés précédemment par lesdits premiers ensembles.
[0013] D'autres détails du procédé et de l'installation conformes à l'invention, ainsi que
leur fonctionnement, vont maintenant être décrits à titre d'exemple nullement limitatif,
avec référence aux figures du dessin ci-annexé dans lequel :
- la figure 1 montre en vue de profil deux consoles autogrimpantes disposées de part et d'autre
d'une paroi de coque ou colonne creuse en cours d'érection ;
- les figures 2 à 5 sont des vues de face schématiques montrant les différents déplacements des ensembles
de consoles sur la face interne de la paroi de coque pour laisser passage à un plancher
;
- les figures 6a à 10a sont des vues schématiques en coupe de la colonne en cours d'érection, montrant les
différentes phases préparatoires et consécutives à la mise en place d'un plancher
;
- les figures 6b à 10b sont les vues schématiques respectives correspondantes en plan ;
- les figures 11a à 11e sont des vues schématiques de profil montrant les différentes opérations préparatoires
aux transferts latéraux des ensembles de consoles ; et
- les figures 12, 13 et 14 montrent plus en détail les chariots de transfert, respectivement dans une vue de
face, une vue de profil et une vue en plan.
[0014] Sur la figure 1, la paroi de colonne creuse en béton en cours d'érection a été référencée
1. Les montants permettant le maintien des banches de coffrage, l'accrochage et l'autogrimpage
des consoles de support des passerelles ont été référencées M₁ à M₅ du côté intérieur
de la colonne (supposé être le côté droit de la figure), et M′₁ à M′₅ du côté extérieur.
Les montants sont ainsi équirépartis en séries de cinq sur tous les pourtours intérieur
et extérieur de la paroi 1. Les montants inférieurs M₁ à M₄ et M′₁ à M′₄ sont ancrés
dans le béton durci des levées précédentes de la paroi ; sur la figure, les montants
M₅ et M′₅, auparavant fixés sous les montants M₄ et M′₄, ont été supposés remontés
au-dessus des montants M₁ et M′₁, respectivement, pour permettre d'assurer la coulée
suivante.
[0015] Dans ce qui suit, les consoles accrochées sur les séries intérieures de montants
seront désignées I₁, I₂, I₃... I
n elles peuvent être décalées d'une demi-distance par rapport aux consoles des séries
extérieures de montants (non référencées), comme cela a été décrit dans le brevet
européen précité n° 108 697. De façon également connue par ce brevet, les différents
montants sont pourvus de moyens permettant d'en régler avec précision l'inclinaison,
à la fois dans le plan radial et dans le plan tangent à la paroi 1, de façon à toujours
pouvoir contrôler la forme, l'inclinaison et l'épaisseur de la paroi 1 en cours d'érection
; il n'y a pas lieu de redécrire ces moyens ici, non plus que la constitution détaillée
des montants, quine différent que peu des montants de l'installation connue. Il y
a cependant lieu de noter que chaque montant comporte, pour assurer le grimpage des
consoles, quatre trous de brochage transversaux, lesquels ont été référencés B₁, B₂,
B₃ et B₄ sur le montant inférieur et intérieur M₄ (ces références peuvent désigner
indifféremment les broches ou les trous qui les reçoivent).
[0016] Les consoles, référencées globalement 2 et 2′, sont élaborées sous la forme de structures
métalliques à parallélogrammes articulés déformables, pour suivre la pente de la paroi
1.
[0017] Chaque console comporte deux longerons principaux antérieurs 3 et 3′ reliés de façon
articulée, par des traverses d'appui, à des longerons secondaires postérieurs 4 et
4′ ; les consoles sont renforcées par des jambes de force réglables 5 et 5′. Pour
chaque console, lesdites traverses d'appui portent trois niveaux de passerelles de
travail et/ou de stockage de matériaux ou d'équipements, respectivement P₁, P₂, P₃
et P′₁, P′₂, P′₃. On voit que la passerelle supérieure et extérieure P′₁ est élargie,
par rapport à la passerelle supérieure et intérieure P₁ ; elle est également renforcée,
et étayée par un prolongement réglable 5˝ de la jambe de force 5′, de sorte à pouvoir
supporter éventuellement le poids d'une zone de stockage ainsi que le poids de chariots
à béton, une voie de roulement (non représentée) étant prévue sur cette passerelle
P′₁.
[0018] Considérant maintenant la console intérieure 2 (pour ce qui est des dispositions
qui suivent, la console extérieure 2′ sera constituée de la même manière), ses longerons
antérieurs 3 portent chacun une potence fixe 6 équipée d'une paire de galets d'appui
7 à axe horizontal, et servent en même temps de glissières pour une potence mobile
8, actionnable par exemple par une vis rotative mue par un moteur. Sur la figure 1,
on voit que la potence fixe 6 est en appui sur la broche B₂ et la potence mobile 8
sur la broche B₁, du montant inférieur M₄. Là encore il ne sera pas nécessaire de
décrire ici les séquences d'autogrimpage des consoles, faisant intervenir notamment
des appuis alternés des potences fixes et mobiles sur les broches déterminées des
montants, du fait qu'elles ont déjà été amplement décrites dans le brevet européen
précité.
[0019] Les galets d'appui précités 7 permettent aux potences fixes 6 de reprendre les efforts
horizontaux s'exerçant sur la console 2, et de les transmettre au montant principal
correspondant, en l'occurrence M₄. La potence mobile 8, n'étant pas sollicitée dans
le sens horizontal, n'a pas de galets ; elle ne prend que les charges parallèles à
la paroi 1, lors du mouvement de grimpage.
[0020] Par contre, pour permettre le réglage de la position de la console 2 par rapport
à la paroi 1, on a prévu à sa partie inférieure un galet 9 associé à un système de
réglage à vis 10, actionnable à partir de la passerelle P₃. D'autre part, pour permettre
les translations latérales dont il sera question plus bas, la console porte, également
à sa partie inférieure, un galet à déplacement horizontal 11.
[0021] Une partie essentielle de l'installation étant ainsi décrite, on va décrire maintenant
le principe des mouvements que les consoles auront à effectuer lorsqu'il y aura lieu
de monter un plancher dans la colonne en cours d'érection, et ceci avec référence
aux figures 2 à 10b.
[0022] Les figures 2, 6a et 6b montrent les consoles 2 et 2′ et leurs passerelles P₁, P₂,
P₃ et P′₁, P′₂, P′₃ en position normale de travail. On a supposé qu'à l'emplacement
E (figure 6a) où il y a lieu de poser un plancher 13 analogue au plancher 12 déjà
posé plus bas et équipé, il est nécessaire, dans cet exemple, d'utiliser, intérieurement
(et extérieurement) vingt séries I₁, I₂ ... I
n de consoles et de montants M₅, M₁, M₂, M₃, M₄, et donc autant de jeux de trois passerelles
P₁, P₂, P₃ et P′₁, P′₂, P′₃. On voit sur la figure 6b que les séries des montants
et consoles intérieurs sont décalées angulairement d'une demi-distance par rapport
aux séries des montants et consoles extérieurs.
[0023] Sur la figure 2, on n'a représenté que six séries I₂ à I₆ de cinq montants intérieurs
et de leurs consoles, les déplacements - décrits ci-dessous - des premiers ensembles
tels que I₁-I₂ et des troisièmes ensembles tels que I₃-I₄ étant les mêmes pour les
ensembles suivants, à savoir les premiers ensembles I₅-I₆... et les troisièmes ensembles
I₇-I₈ ... tout le long du pourtour intérieur de la paroi 1.
[0024] Ceci étant, on procède de la façon suivante :
[0025] on interrompt tout d'abord les opérations de coffrage et de bétonnage depuis le côté
intérieur de la paroi 1, étant entendu que ces opérations peuvent se poursuivre, sur
une faible hauteur, depuis la face extérieure. On dépose ensuite les passerelles P₁
à P₃ du second ensemble I₂-I₃ sur celles du troisième ensemble voisin I₃-I₄, de même
que les passerelles P₁ à P₃ de l'ensemble intermédiaire suivant I₄-I₅ sur celles du
premier ensemble suivant I₅-I₆ et ainsi de suite (figure 3).
[0026] Après avoir démonté leur contreventement 19, on procède ensuite à la descente des
consoles 2 du troisième ensemble I₃-I₄, pour les amener dans la position référencée
2a, comme visible sur les figures 4, 7a et 7b, position pour laquelle le contreventement
19 est remis en place.
[0027] Pour ce faire, on supprime la liaison entre les montants M₁ et M₂, et on fait descendre
les consoles 2 jusqu'à leur niveau inférieur 2a en ajoutant successivement des montants
supplémentaires sous les montants inférieurs M₄ et en utilisant, dans le sens de la
descente, le système de grimpage à consoles fixes 6 et mobiles 8 décrit plus haut,
les montants supérieurs M₅ et M₁ restant en place sur la paroi 1. Les derniers montants
ainsi posés pour la descente ont été référencés Mn+1 sur la figure 4.
[0028] Au-dessus de ces derniers, on monte au lieu de montants, des chariots de transfert
latéral 14, propres à rouler sur des rails de ripage latéral en tôle emboutie 15,
lesquels sont fixés sur la paroi 1 par des sabots de fixation 16. En 17 et 18, on
a aussi représenté, sur la figure 4, un avant-bec et un arrière-bec, lesquels permettent
de procéder au montage, puis au démontage, des sabots 16 et des rails 15, au fur et
à mesure du ripage du troisième ensemble I₃-I₄ vers la gauche de la figure 4.
[0029] Pendant le même temps, on a procédé de même à la désolidarisation des montants M₁
et M₂ du premier ensemble I₁-I₂, on a retiré les montants M₂, M₃ et M₄, et l'on a
remplacé ces derniers par d'autres chariots de ripage latéral, 14′, ceci d'une façon
qui sera décrite plus en détail plus bas. A la hauteur de ces chariots, on a aussi
monté sur sabots des rails (non représentés) qui permettront de riper le premier ensemble
I₁-I₂ vers la droite.
[0030] Le troisième ensemble I₃-I₄ est ripé vers la gauche (voir aussi flèche F sur la figure
7b), jusqu'à ce que ses consoles arrivent dans la position référencée 2b sur la figure
5, pour laquelle elles se trouvent exactement dans l'alignement des consoles 2 du
premier ensemble I₁-I₂, lequel n'a pas encore bougé.
[0031] On arrive alors à la position des figures 5, 8a et 8b, pour laquelle chaque troisième
ensemble I₃-I₄, I₇-I₈... se situe exactement au-dessous du premier ensemble correspondant,
respectivement I₁-I₂, I₅-I₆ ...
[0032] On voit alors qu'il aura suffit de prévoir dans le plancher 13 à mettre en place
seulement cinq dégagements équirépartis, référencés 20 sur la figure 8b, pour que
ce plancher puisse descendre à son emplacement E, et être fixé dans la colonne, les
ensembles superposés laissant en effet passage à ces dégagements.
[0033] Lorsque ce plancher 13 a été mis en place, on peut ramener les consoles et leurs
passerelles en position normale de travail, pour continuer l'érection de la paroi
1 jusqu'au prochain plancher.
[0034] Pour ce faire, en utilisant les chariots 14′ et les rails correspondants, on ripe
tout d'abord latéralement vers la droite (flèche G sur la figure 5), le premier ensemble
I₁-I₂ (I₅-I₆...) jusqu'à ce qu'il vienne exactement à l'emplacement précédemment occupé
par le troisième ensemble I₃-I₄ (I₇-I₈...) ; on peut alors raccorder aux montants
inférieurs M₁ restés en place les montants suivants M₂ à M₄ du premier ensemble I₁-I₂
ainsi transféré, les chariots 14′ en étant retirés.
[0035] Il est à noter ici que lors des différentes translations latérales qui viennent d'être
indiquées, les galets 9 des consoles 2 sont rétractés et qu'elles prennent un appui
de roulement sur la paroi 1 grâce à leurs galets 11.
[0036] A l'aide du système de grimpage, et ses chariots 14 en étant retirés, de même que
le contreventement 19, on peut alors faire monter, en fixant sur la paroi 1 des montants
intermédiaires provisoires, le troisième ensemble I₃-I₄ à l'emplacement - alors libéré
- qu'occupait auparavant le premier ensemble I₁-I₂, (de même pour l'ensemble I₇-I₈
qui prend la place de l'ensemble I₅-I₆ et ainsi de suite). On effectue les raccordements
des montants M₂ aux montants respectifs M₁. On arrive alors à la position représentée
sur les figures 9a et 9b, pour laquelle toutes les consoles se retrouvent en place,
mais avec une permutation par rapport à leurs précédentes positions, l'ordre des consoles
devenant alors I₃-I₄-I₁-I₂-I₇-I₈-I₅-I₆ etc.
[0037] Il suffit alors de remettre en place les jeux de passerelles P₁, P₂, P₃ entre les
consoles I₄-I₁, I₂-I₇, I₈-I₅ etc (figures 10a et 10b) pour retrouver la même configuration
qu'au départ, et pouvoir continuer normalement l'érection de la colonne.
[0038] Pour le détail de la mise en place des chariots 14 ou 14′ devant assurer le transfert
latéral des consoles, il y a lieu de se reporter aux figures 11a à 11e.
[0039] On décrira ci-dessous les opérations sur une seule console 2, étant entendu que les
mêmes opérations s'effectuent en même temps sur l'autre console 2 de l'ensemble en
question.
[0040] On considère tout d'abord la position de départ dans laquelle la console 2 est accrochée
sur le dernier montant M₄ d'une série, avec la potence fixe 6 sur la broche B₂ et
la potence mobile 8 sur la broche B₁ de ce montant (figure 11a), s'agissant de remplacer
ce dernier par un chariot de déplacement latéral 14′. On fait tout d'abord monter
la potence mobile 8 pour pouvoir la mettre en appui sur la broche B₃ du montant M₃,
ensuite de quoi on fait monter la console 2 pour que sa potence fixe 6 puisse venir
en appui sur la broche B₄ de ce montant M₃. Le montant M₄ peut alors être démonté
et remplacé par un chariot de déplacement latéral 14′ (figure 11b).
[0041] On met alors en place les rails 15 sur la paroi 1, sauf au droit des consoles 2,
la continuité étant assurée à ce niveau (à chaque extrémité du chariot 14′) par des
sabots spéciaux 30 fixés à la paroi 1 (voir également figures 12 à 14) et permettant
le passage vertical, de part et d'autre, des deux bras 6a de la potence fixe 6. Un
tendeur radial provisoire 21 est alors fixé à la broche B₁ du montant M₃ pour retenir
la console 2, et donc reprendre l'effort horizontal dans le sens radial de la potence
fixe 6, qui est alors rendue libre d'effort dans cette direction. On peut alors faire
descendre la console 2 jusqu'à la position pour laquelle sa potence fixe 6 peut venir
prendre appui sur la broche, référencée B
O, du chariot 14′, la potence mobile restant bien entendu en appui sur la broche B₃
du montant M₃ (figure 11c). Le tendeur 21 étant alors détendu, les galets d'appui
7 de la potence fixe 6 reprennent les efforts horizontaux.
[0042] En vue de pouvoir désolidariser ensuite le montant M₃ de la paroi 1, on retire sa
liaison inférieure 22 à celle-ci, et on fait descendre la potence mobile 8 sur sa
broche B₄. Une barre provisoire horizontale 23 permet de relier ce montant m₃ à la
potence mobile 8 (figure 11d). On retire ensuite la liaison supérieure 24 du montant
m₃ à la paroi 1, ce qui permet de l'écarter de la paroi (figure 11e) mais en le laissant
relié à la console 2 par l'intermédiaire de la potence mobile 8, grâce à la barre
provisoire 23.
[0043] On raccorde alors les rails 15 de déplacement latéral aux sabots spéciaux 30, pour
assurer, en haut et en bas, la continuité du chemin de roulement latéral du chariot
de transfert 14′. Enfin, grâce au système de règlage 10 on écarte de la paroi 1 le
galet 9 d'appui inférieur de la console 2, afin de transférer les efforts d'appui
sur la paroi au galet de roulement horizontal 11, comme déjà indiqué plus haut, suite
à quoi le déplacement latéral des consoles 2 de l'ensemble considéré, portées par
les chariots 14′, peut être effectué sur les rails 15.
[0044] Les figures 12 à 14 montrent le détail de réalisation des chariots 14 ou 14′. Ils
comprennent un corps formé d'un caisson en tôle emboutie 29 présentant deux ailes
sur lesquelles prennent appui les galets 7 des potences fixes 6. Ces chariots comportent
à leur partie inférieure des galets d'appui horizontal 25, 26, et des galets d'appui
vertical 27 ; à leur partie supérieure, des galets d'appui horizontal 28. Ceux-ci
sont guidés par un fer 31 en U du sabot 30 supérieur, tandis qu'en bas, le guidage
horizontal est assuré par le galet 25 qui peut se mettre en appui sur la paroi 1,
et par le galet 26, qui peut prendre appui sur une aile verticale 32 du sabot 30 inférieur,
la continuité de ces guidages étant ensuite assurée par les rails 15.
1. Procédé de montage de planchers dans une coque dont la paroi (1) de béton est érigée
par une installation de coffrage autogrimpant continu, cette paroi (1) étant élaborée
par levées successives effectuées suivant la périphérie de l'ouvrage jusqu'à l'obtention
de la hauteur voulue, cette installation comportant à cet effet essentiellement, sur
chaque face de la paroi, des moyens de fixation momentanée de passerelles de travail
(P) sur une partie sous-jacente déjà coulée et durcie de la paroi, des moyens de coffrage
de la levée suivante sur ladite partie sous-jacente et des moyens de grimpage propres
à produire une auto-élévation de l'ensemble des passerelles, installation dans laquelle
lesdits moyens de fixation comprennent des séries de montants (M₁ à M₅) s'étendant
substantiellement dans des plans en principe verticaux et dont les montants inférieurs
sont ancrés dans le béton durci de la paroi, ces séries étant régulièrement espacées
selon la périphérie de la paroi (1), lesdits montants servant d'une part d'éléments
de maintien des banches de coffrage et d'autre part de moyens de guidage et d'accrochage
de consoles mobiles auto-élévatrices (2, 2′) supportant lesdites passerelles, procédé
caractérisé en ce que pour permettre le montage, dans la coque, d'un plancher (13)
comportant à sa périphérie une série de dégagements (20) équirépartis, et considérant
les premiers ensembles (I₁-I₂) et les troisièmes ensembles (I₃-I₄) comprenant chacun
les consoles (2) qui sont accrochées sur deux séries voisines de montants intérieurs
et les passerelles (P₁, P₂, P₃) supportées par ces consoles, on opère de la façon
suivante :
- on interrompt les opérations de coffrage et de bétonnage du côté intérieur de la
paroi (1) ;
- on dépose les passerelles (P₁, P₂, P₃) de chacun des ensembles intermédiaires, ou
seconds ensembles, (I₂-I₃) sur les passerelles de l'un ou l'autre des ensembles voisins
;
- on fait descendre lesdits troisièmes ensembles (I₃-I₄) à un niveau inférieur à celui
desdits premiers ensembles (I₁-I₂) ;
- on transfère latéralement lesdits troisièmes ensembles (I₃-I₄) sous les premiers
(I₁-I₂) ;
- on met en place le plancher (13) à monter dans la coque, lesdits premiers (I₁-I₂)
et troisièmes (I₃-I₄) ensembles superposés laissant alors passage aux dégagements
correspondants (20) du plancher qui peut ainsi être mis en place ;
- on transfère latéralement lesdits premiers ensembles (I₁-I₂) aux emplacements respectifs
qu'occupaient auparavant les troisièmes ensembles (I₃-I₄) ;
- on fait monter lesdits troisièmes ensembles (I₃-I₄) aux emplacements respectifs
qu'occupaient auparavant les premiers ensembles (I₁-I₂) ; et
- on remet en place les passerelles (P₁, P₂, P₃) des ensembles intermédiaires (I₄-I₁),
ensuite de quoi les opérations de coffrage et de bétonnage peuvent se poursuivre,
jusqu'à la pose du prochain plancher.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fait descendre puis
monter lesdits troisièmes ensembles (I₃-I₄) en fixant sur la paroi (1) un nombre approprié
de montants intermédiaires provisoires, et en y faisant descendre ou grimper les consoles
(2) grâce à leurs moyens d'autogrimpage (6, 8), comme lors d'un grimpage normal.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que les transferts latéraux
des ensembles (I₃-I₄) ou (I₁-I₂) de consoles (2) sont effectués grâce à des chariots
de transfert latéral (14, 14′) qui sont disposés à l'emplacement des montants inférieurs
des séries de montants correspondantes, ces chariots supportant le poids desdites
consoles (2) et de leurs passerelles, et étant propres à se déplacer sur des rails
(15) fixés provisoirement à la paroi (1).
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits chariots de transfert
(14, 14′) sont mis en place, avant leurs déplacements latéraux, entre deux sabots
spéciaux (30) fixés provisoirement à ladite paroi (1) et propres à assurer la continuité
du cheminement avec lesdits rails (15).
5. Procédé selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les consoles (2) étant
supportées par les derniers montants (M₄) des séries de montants correspondantes,
on les fait remonter provisoirement pour les accrocher, par leurs potences fixes (6)
et mobiles (8), aux montants immédiatement supérieurs (M₃), ce qui permet de démonter
les montants inférieurs (M₄) et de les remplacer par des chariots de transfert latéral
(14′) ensuite de quoi on laisse lesdites consoles (2) redescendre pour que leurs potences
fixes (6) prennent appui sur une broche (BO) des chariots (14′) correspondants.
6. Installation de coffrage autogrimpant continu, pour la mise en oeuvre du procédé
conforme à l'une quelconque des revendications précédentes, pour l'érection d'une
paroi (1) de coque de béton destinée à recevoir intérieurement des planchers, du type
comportant essentiellement, sur chaque face de la paroi, des moyens de fixation momentanée
de passerelles de travail (P) sur une partie sous-jacente déjà coulée et durcie de
la paroi, des moyens de coffrage de la levée suivante sur ladite partie sous-jacente
et des moyens de grimpage propres à produire une auto-élévation de l'ensemble des
passerelles, installation dans laquelle lesdits moyens de fixation comprennent des
séries de montants (M₁ à M₅) s'étendant substantiellement dans des plans en principe
verticaux et dont les montants inférieurs sont ancrés dans le béton durci de la paroi,
ces séries étant régulièrement espacées selon la périphérie de la paroi (1), lesdits
montants servant d'une part d'éléments de maintien des banches de coffrage et d'autre
part de moyens de guidage et d'accrochage de consoles mobiles auto-élévatrices (2,
2′) supportant lesdites passerelles, caractérisée en ce qu'elle comporte d'une part
des moyens de transfert latéral (14) de troisièmes ensembles (I₃-I₄) comprenant chacun
deux consoles voisines (2) et leurs passerelles (P₁, P₂, P₃), ce qui permet de transférer
sous un premier ensemble voisin (I₁-I₂) chaque troisième ensemble (I₃-I₄) après que
ce dernier a été ramené, par lesdits moyens de grimpage (6, 8), à un niveau inférieur
à celui dudit premier ensemble, ce qui permet de mettre en place le plancher (13),
et d'autre part des moyens de transfert latéral (14′) des premiers ensembles (I₁-I₂),
permettant de les transférer aux emplacements respectifs occupés précédemment par
lesdits troisièmes ensembles (I₃-I₄), ensuite de quoi lesdits moyens de grimpage (6,
8) permettent auxdits troisièmes ensembles (I₃-I₄) d'être remontés aux emplacements
respectifs occupés précédemment par lesdits premiers ensembles (I₁-I₂).
7. Installation selon la revendication 6, caractérisée en ce que lesdits moyens de
transfert latéral sont constitués par des chariots (14, 14′) pourvus de moyens de
guidage horizontal et de moyens d'appui vertical et de roulement (27) sur des rails
(15) fixés à ladite paroi (1).
8. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que lesdits moyens de
guidage horizontal comprennent des galets d'axes verticaux, à savoir un galet (25)
propre à prendre appui sur ladite paroi (1), un galet (26) propre à prendre appui
sur l'aile verticale (32) d'un sabot spécial inférieur (30) fixé à la paroi (1), et
des galets (28) propres à être guidés de part et d'autre dans un fer en U (31) d'un
sabot spécial supérieur (30) également fixé à ladite paroi.
9. Installation selon la revendication 7 ou 8, caractérisée en ce que lesdits chariots
(14, 14′) comportent au moins un trou transversal de brochage (BO) pour procurer un appui aux bras (6a) de la potence fixe (6).
1. Verfahren zum Einbau von Decken in ein umfangsgeschlossenes Bauwerk, dessen Betonwandung
(1) mit Hilfe einer kontinuierlichen Kletterschalung errichtet wird, wobei die Wandung
durch aufeinanderfolgende Hübe längs des Umfangs des Bauwerkes bis zum Erreichen der
gewünschten Höhe erstellt wird und die Schalung zu diesem Zweck im wesentlichen aus
Einrichtungen für die vorübergehende Halterung von Arbeitsstegen (P) an einem unterhalb
liegenden schon gegossenen und ausgehärteten Abschnitt der Wandung, Schalungsmitteln
für den folgenden Hub auf diesem unterhalb liegenden Abschnitt und Klettereinrichtungen
besteht, mit denen die Steganordnungen selbsttätig gehoben werden können, wobei die
Mittel für die Halterung aus Reihen von Stützen (M ₁ - M₅) bestehen, die sich im wesentlichen
in senkrechten Ebenen erstrecken und die unteren Stützen in dem ausgehärteten Beton
der Wandung verankert sind, die Reihen längs des Umfangs der Wandung (1) in regelmäßigen
Abständen angeordnet sind und die Stützen einerseits als Elemente zum Halten der Schalwände
und andererseits als Führungs- und Verankerungseinrichtungen für bewegliche selbsthebende
Konsolen (2, 2′) dienen, die die Arbeitsstege abstützen, dadurch gekennzeichnet, daß
man, um die Montage einer Decke (13), die an Ihrem Umfang mit einer Reihe von gleichmäßig
verteilt angeordneten Ausnehmungen (20) versehen ist, in einem Bauwerk zu ermöglichen,
folgende Arbeitsgänge ausführt, wobei zu berücksichtigen ist, daß die erste Anordnung
(I₁ - I₂) der Stege und die dritte Anordnung (I₃ - I₄) der Stege jeweils die Konsolen
(2), die an zwei benachbarten Reihen von Stützen verriegelt sind und die Arbeitsstege
(P₁, P₂, P₃) umfassen, die durch die Konsolen abgestützt werden:
- man unterbricht ,das Verschalen und Betonieren auf der inneren Seite der Wandung
(1);
- man legt die Arbeitsstege (P₁, P₂, P₃) der Zwischenanordnungen oder zweiten Anordnungen
(I₂ - I₃) auf die Arbeitsstege der einen oder anderen benachbarten Anordnung;
- man senkt die jeweils dritte Anordnung (I₃ - I₄) auf ein Niveau ab, das unterhalb
des Niveaus der ersten Anordnung (I₁ - I₂) liegt;
- man verschiebt die dritte Anordnung (I₃ - I₄) seitlich unter die erste Anordnung
(I₁ - I₂);
- man setzt die in dem Bauwerk anzubringende Decke (13) ein, wobei die jeweils erste
Anordnung (I₁ - I₂) und die jeweils dritte Anordnung (I₃ - I₄) die übereinander angeordnet
sind, die entsprechenden Ausnehmungen (20) der Decke passieren lassen, die auf diese
Weise eingesetzt werden kann;
- man verschiebt die ersten Anordnungen (I₁ - I₂) seitlich an die Stellen, die vorher
die dritten Anordnungen (I₃ - I₄) eingenommen hatten;
- man befestigt die dritten Anordnungen (I₃ - I₄) an den Stellen, die vorher die erste
Gruppe (I₁, I₂) eingenommen hatten und
- man legt die Arbeitsstege (P₁, P₂, P₃) der Zwischenanordnungen (I₄ - I₁) wieder
auf ihren Platz, worauf das Verschalen und das Betonieren fortgesetzt werden können
bis die nächste Decke einzusetzen ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß man die dritte Anordnung
(I₃ - I₄) absenkt und dann anhebt, indem man an der Wandung (1) eine geeignete Anzahl
von provisorischen Zwischenstützen befestigt und daran die Konsolen (2) mit Hilfe
ihrer selbstgreifenden Einrichtungen (6, 8) wie während eines normalen Klettervorgangs
absenken oder klettern läßt.
3. Verfahren nach den Ansprüchen 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, daß die Verschiebung
der Anordnungen (I₃ - I₄) oder (I₁ - I₂) der Konsolen (2) zur Seite mittels Schlitten
(14, 14′) für die seitliche Verschiebung erfolgt, die an der Stelle der unteren Stützen
der entsprechender Stützreihen vorgesehen sind, wobei die Schlitten das Gewicht der
Konsolen (2) und ihrer Arbeitsbühnen aufnehmen und sich auf Schienen (15), die provisorisch
an der Wandung (1) angebracht sind, verschieben können.
4. Verfahren nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß die Schlitten (14, 14′)
vor ihrer seitlichen Verschiebung zwischen zwei speziellen Stützböcken (30) angebracht
werden, die provisorisch an der Wandung (1) befestigt sind und die Kontinuität des
Schienenweges (15) sicherstellen.
5. Verfahren nach den Ansprüchen 3 oder 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Konsolen
(2), die durch die letzten Stützen (M₄) der entsprechenden Stützreiben abgestützt
werden, provisorisch hochgezogen werden, um sie mit ihren festen und beweglichen Armen
(6, 8) an unmittelbar darüber angeordneten Stützen (M₃) einzuhängen, so daß die unteren
Stützen (M₄) demontiert und durch die Schlitten (14′) für die Querverschiebung ersetzt
werden können, worauf man die Konsolen (2) wieder absenkt, damit sich ihre festen
Arme (6) auf einem Stützbolzen (BO) des Schlittens (14′) abstützen können.
6. Kontinuierliche Kletterschalung zur Durchführung des Verfahrens nach einem der
vorhergehenden Ansprüche zum Errichten der Wandung (1) eines Bauwerkes aus Beton mit
in dessen Innenraum eingesetzten Decken, wobei die Schalung auf beiden Seiten im wesentlichen
aus Einrichtungen für die vorübergehende Halterung von Arbeitsstegen (P) an einem
unterhalb liegenden schon gegossenen und ausgehärteten Abschnitt der Wandung, Schalungsmitteln
für den folgenden Hub auf diesem unterhalb liegenden Abschnitt und Klettereinrichtungen
besteht, mit denen die Steganordnungen selbsttätig gehoben werden können, wobei die
Mittel für die Halterung aus Reihen von Stützen (M₁ - M₅) bestehen, die sich im wesentlichen
in senkrechten Ebenen erstrecken und die unteren Stützen in dem ausgehärteten Beton
der Wandung verankert sind, die Reihen längs des Umfangs der Wandung (1) in regelmäßigen
Abständen angeordnet sind und die Stützen einerseits als Elemente zum Halten der Schalwände
und andererseits als Führungs- und Verankerungseinrichtungen für bewegliche selbsthebende
Konsolen (2, 2′) dienen, die die Arbeitsstege abstützen, dadurch gekennzeichnet, daß
die Kletterschalung einerseits Einrichtungen (14) für die seitliche Verschiebung der
dritten Steganordnungen (I₃ - I₄), die aus zwei benachbarten Konsolen (2) und den
dazugehörenden Arbeitsstegen (P₁, P₂, P₃) besteht, wodurch ermöglicht wird, jede dritte
Steganordnung (I₃ - I₄) unter eine jeweils erste benachbarte Anordnung (I₁ - I₂) zu
verfahren, nachdem die dritte Anordnung mittels der Greifeinrichtungen (6, 8) wieder
auf ein Niveau abgesenkt wurde, das tiefer liegt als das der ersten Anordnung, wodurch
ermöglicht wird, die Decke (13) einzusetzen und andererseits Einrichtungen (14′) für
die seitliche Verschiebung der ersten Anordnungen (I₁ - I₂) enthält, die es ermöglichen,
diese an Stellen zu verschieben, die vorher durch die dritten Anordnungen (I₃ - I₄)
eingenommen wurden, worauf dann die dritten Anordnungen (I₃ - I₄) mittels der Greifeinrichtungen
(6, 8) wieder an den Stellen anbringbar sind, die vorher durch die ersten Anordnungen
(I₁ - I₂) eingenommen wurden.
7. Kletterschalung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß die Einrichtungen
für die seitliche Verschiebung aus Schlitten (14, 14′) bestehen, die mit horizontalen
Führungseinrichtungen und senkrechten Stütz- und Rolleinrichtungen (27) auf Schienen
(15) versehen sind, die an der Wand (1) befestigt sind.
8. Kletterschalung nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß die Mittel für die
horizontale Führung aus Rollen mit senkrechten Achsen bestehen, nämlich einer Rolle
(25), die sich auf der Wandung (1) abstützt und einer Rolle (26), die sich auf dem
senkrechten Flansch (32) des unteren Stützbockes (30) abstützt, der an der Wandung
befestigt ist und Rollen (28), die auf beiden Seiten in einem U-Eisen (31) des oberen
Stützbockes (30), der auch an der Wandung befestigt ist, geführt werden.
9. Kletterschalung nach Anspruch 7 oder 8, dadurch gekennzeichnet, daß die Schlitten
(14, 14′) wenigstens ein Querloch zur Aufnahme eines Stützbolzens (BO) enthalten, um eine Abstützung an den Ansätzen (6a) der festen Arme (6) vorzusehen.
1. Method of mounting floors in a shell whose concrete wall is erected by a continuous
self-climbing shuttering installation, this wall being formed by successive lifts
made along the periphery of the work until the desired height is reached, this installation
comprising essentially, on each face of the wall, means for momentarily fixing working
walkways on an underlying portion of the wall already cast and hardened, means for
shuttering the next lift on said underlying portion and climbing means for self-raising
of the assembly of walkways, in which installation said fixing means comprise series
of uprights (M₁ to M₅) extending substantially in mainly vertical planes and the lower
uprights of which are anchored in the hardened concrete of the wall, these series
being evenly spaced apart along the periphery of the wall (1), said uprights serving
both as elements for holding the shuttering in position and as means for guiding and
engaging self-lifting mobile brackets (2, 2′) supporting said walkways, which method
is characterized in that, for the mounting, in the column of shell, of a floor (13)
having at its periphery a series of evenly spaced apart clearances (20) , and considering
the first assemblies (I₁-I₂) and the third assemblies (I₃-I₄) each comprising brackets
(2) which are engaged on two adjacent series of internal uprights and walkways (P₁,
P₂, P₃) supported by these brackets, the following is the procedure :
- the shuttering and concreting operations on the internal side of the wall (1) are
interrupted;
- the walkways (P₁, P₂, P₃) of each of the intermediate or second assemblies (I₂-I₃)
are laid on the walkways of one or other of the adjacent assemblies;
- said third assemblies (I₃-I₄) are lowered to a lower level than that of said first
assemblies (I₁-I₂);
- said third assemblies (I₃-I₄) are transferred laterally under the first ones (I₁-I₂);
- the floor (13) to be fitted in the shell is positioned, said superimposed first
assemblies (I₁-I₂) and third assemblies (I₃-I₄) then letting the corresponding clearances
(20) of the floor pass, and the floor may then be laid;
- said first assemblies (I₁-I₂) are transferred laterally to the respective positions
which the third assemblies (I₃-I₄) occupied previously;
- said third assemblies (I₃-I₄) are mounted to the respective positions which the
first assemblies (I₁-I₂) occupied previously; and
- the walkways (P₁, P₂, P₃) of the intermediate assemblies (I₄-I₁) are then repositioned,
following which the shuttering and concreting operations may be continued until the
next floor is laid.
2. Method according to claim 1, characterized in that said third assemblies (I₃-I₄)
are lowered then raised by fixing on the wall (1) an appropriate number of intermediate
provisional uprights and by lowering or climbing the brackets (2) by means of their
self-climbing means (6, 8), as during normal climbing.
3. Method according to claim 1 or 2, characterized in that the lateral transfers of
the assemblies (I₂-I₄) or (I₁-I₂) of brackets (2) are made by means of lateral transfer
carriages ( 14, 14′) which are disposed at the position of the lower uprights of the
series of corresponding uprights, these carriages, supporting the weight of said brackets
(2) and of their walkways and being adapted for moving over rails (15) fixed provisionally
to the wall (1).
4. Method according to claim 3, characterized in that said transfer carriages (14,
14′) are positioned, before lateral displacement thereof, between two special shoes
(30) fixed provisionally to said wall (1) and adapted for providing continuity of
running with said rails (15).
5. Method according to claim 3 or 4, characterized in that, with the brackets (2)
supported by the last uprights (M₄) of the corresponding series of uprights, they
are provisionally raised for engaging them, by their fixed (6) and mobile (8) rests,
on the immediately upper uprights (M₃) which allows the lower uprights (M₄) to be
removed and replaced by lateral transfer carriages (14′), following which said brackets
(2) are lowered so that their fixed rests (6) bear on a pin (B₀) of the corresponding
carriages (14′).
6. Continuous self-climbing shuttering installation for implementing the method according
to any one of the preceding claims, for erecting a concrete shell wall intended to
receive floors on the inside, of the type comprising essentially, on each face of
the wall, means for momentarily fixing working walkways on an underlying portion already
cast and hardened of the wall, means for shuttering the next lift on said underlying
portion and climbing means adapted to cause self-lifting of the assembly of walkways,
in which installation said fixing means comprise series of uprights (M₁ to M₅) extending
substantially in mainly vertical planes and whose lower uprights are anchored in the
hardened concrete of the wall, these series being evenly spaced apart along the periphery
of the wall (1), said uprights serving both as elements for holding the shuttering
in position and as means for guiding and engaging mobile self-lifting brackets (2,
2′) supporting said walkways, characterized in that it comprises, on the one hand,
means (14) for laterally transferring the third assemblies (I₃-I₄) each comprising
two adjacent brackets (2) and their walkways (P₁, P₂, P₃) , which makes it possible
to transfer, under an adjacent first assembly (I₁-I₂), each third assembly (I₃-I₄)
after the latter has been brought back, by said climbing means (6, 8), to a lower
level than that of said first assembly, which makes it possible to position the floor
(13) and, on the other hand, means (14′) for laterally transferring the first assemblies
(I₁-I₂) , for transferring them to the respective positions occupied previously by
said third assemblies (I₃-I₄), following which said climbing means (6,8) permit said
third assemblies to be raised again to the respective positions occupied previously
by said first assemblies (I₁-I₂).
7. Installation according to claim 6, characterized in that said lateral transfer
means are formed by carriages (14, 14′) having horizontal guide means and means for
vertically bearing and running (27) on rails (15) fixed to said wall (1).
8. Installation according to claim 7, characterized in that said horizontal guide
means comprise rollers with vertical axes, namely a roller (25) bearing on said wall
(1), a roller (26) bearing on the vertical flange (32) of a special lower shoe (30)
fixed to the wall (1) and rollers (28) guided on each side in a channel iron (31)
of a special upper shoe (30) also fixed to said wall.
9. Installation according to claim 7 or 8, characterized in that said carriages (14,
14′) comprise at least one transverse pinning hole (P₀) providing a support for the
arms (6a) of the fixed rest (6).