[0001] La présente invention a pour objet une chaussure de ski en matière synthétique, dont
la partie inférieure est constituée d'une coque entourant le pied et le talon, et
dont la partie supérieure comprend de manière connue un collier articulé sur la coque,
ouvert sur le devant et entourant le bas de la jambe.
[0002] Le pied dans une chaussure de ski, et en particulier sa face interne, sert d'organe
de pilotage des skis par l'intermédiaire de la coque. Il est donc très important que
la coque épouse au maximum la morphologie du pied, notamment sa face interne, car
cela conditionne la précision de la conduite des skis.
[0003] Compte tenu des différences morphologiques du pied, soit d'ordre individuel (taille
de l'individu, pointure, sexe..), soit d'ordre ethnique (différences entre les pieds
des japonais, des américains, des européens), il est impératif que la coque comporte
un système d'ajustement de son volume interne, pour s'adapter à ces différences anatomiques.
[0004] Pour résoudre ces problèmes, plusieurs familles de chaussures ont, à ce jour, été
imaginées.
[0005] La première famille est celle des chaussures dites à rabats souvent appelées "chaussures
portefeuille" ou "à entrée traditionnelle". Ces chaussures utilisent une coque semi-rigide,
possédant une fente sur le dessus, définissant deux lèvres superposéés ou rabats,
permettant l'introduction du pied. Par définition, et dans toute la suite du texte,
on appelle rabat interne, le rabat correspondant à la face intérieure ou interne du
pied et rabat externe, le rabat correspondant à la face extérieure ou externe du pied.
Dans cette famille, lors de la fermeture de la chaussure, à l'aide de boucles ou de
tout autre moyen, le rabat interne de la coque vient recouvrir le rabat externe. De
manière connue, la coque à rabats est associée à un collier articulé comportant lui
aussi des rabats croisés. Ainsi, dans ces chaussures illustrées par exemple dans les
documents FR-A-1 511 824 ou DE-A-2 024 046, les rabats de la coque et les rabats du
collier se recouvrent et sont disposés tous du même côté, c'est-à-dire rabat interne
au dessus du rabat externe, donc rabat interne disposé au dessus et dirigé vers l'extérieur.
[0006] L'avantage de ce système réside dans l'aptitude à la déformation de la coque, sous
l'action des boucles, ce qui l'autorise à s'adapter à la morphologie et au volume
du pied, tout en assurant une bonne répartition de la pression de serrage sur le pied.
Toutefois, dans cette conception, le rabat interne de la coque, en venant recouvrir
le rabat externe, perd progressivement contact avec la face interne du' pied en se
rapprochant du dessus. Par ailleurs, dans ce cas, l'extrémité du levier de la boucle
est positionnée sur l'extérieur du pied, au voisinage de la semelle, ce qui risque
donc, en venant en contact avec la neige lors des prises de carres, de provoquer la
chute du skieur.
[0007] Dans le document DE-A-1915 442, on a proposé une chaussure de ski formée d'une coquille
rigide en matière plastique sur laquelle est rapportée une tige en cuir. Dans cette
tige souple et non articulée, chaque rabat du dessus du pied est relié par une membrane
souple au rabat correspondant du bas de la jambe. Si dans une forme d'exécution illustrée,
le rabat externe peut recouvrir le rabat interne sur le dessus du pied, il s'ensuit
nécessairement que les rabats correspondants du bas de la jambe se recouvrent également
dans le même sens. Cette disposition présenterait l'inconvénient d'imposer la présence
de boucles sur la face interne de la chaussure, ce qui gênerait, pour ne pas dire
plus, la pratique du ski. C'est sans doute la raison pour laquelle de telles chaussures
n'ont jamais été commercialisées.
[0008] La deuxième famille est celle des chaussures dites à capot. Elles font appel à une
coque largement ouverte sur le dessus du pied, pour faciliter le chaussage. Cette
échancrure est recouverte d'un capot articulé vers l'avant, assurant à la fois l'étanchéité
de la chaussure et le rapprochement des flancs latéraux sous l'aciton des boucles,
par effet de coins. Un tel procédé est décrit notamment dans le document FR-A-2 371
896 du Demandeur. Cette technique présente l'avantage d'offrir à l'utilisateur un
chaussage et un déchaussage faciles, par pivotement du capot. En revanche, les flancs
latéraux étant courts, le pied est insuffisamment enveloppé, ce qui nuit à la qualité
du contact entre la face interne de la coque et la face interne du pied. De plus,
dans ces chaussures, le positionnement des organes de serrage du pied est relativement
bas.
[0009] Plus récemment est apparue, sur le marché, une troisième famille de chaussures, dite
: "à entrée arrière", dont la particularité est de posséder une coque rigide et indéformable,
en forme de sabot. Le serrage du pied s'effectue par une tuile supérieure actionnée
par des câbles. Il s'ensuit que le pied est maintenu éloigné de la coque. Ce type
de chaussure est donc peu technique et ne résoud pas les problèmes posés.
[0010] L'invention pallie ces inconvénients en offrant une coque de chaussure de ski permettant
d'optimiser la continuité du contact pied-coque sur la face interne, et de positionner
la bouclerie le plus haut sur la coque, afin d'éviter qu'elle n'entre en contact avec
la neige, lors de prises de cames importantes des skis.
[0011] Cette chaussure de ski en matière plastique, qui comprend :
. une coque déformable présentant deux lèvres se recouvrant pour former rabats, disposées
sur le dessus du pied,
. un collier, articulé sur cette coque, présentant sur le devant deux pattes formant
rabats disposées sur l'avant du bas de la jambe,
. des organes de fermeture destinés à faire coulisser les rabats l'un sur l'autre
et par là, à assurer le serrage du pied dans la coque et du bas de jambe au niveau
du collier,
se caractérise en ce que le rabat de la coque correspondant à la face externe du pied, recouvre
le rabat de la face interne du pied, alors que le rabat correspondant à la face interne
du collier recouvre le rabat de la face externe de ce collier.
[0012] En d'autres termes, l'invention consiste dans une chaussure à entrée traditionnelle,
c'est-à-dire dans laquelle le collier articulé sur la coque est formée de deux rabats
disposés sur l'avant et qui se recouvrent respectivement, la face interne sur la face
externe, à faire appel à une coque qui présente également deux rabats disposés l'un
en dessus de l'autre le long du dessus du pied, se recouvre respectivement, mais à
savoir le rabat externe sur le rabat interne. De la sorte, on augmente le contact
du pied sur la face interne de la coque, notamment lors des prises de cames extrêmes
et on peut placer la bouclerie plus vers le dessus de la coque.
[0013] Dans la description et dans les revendications, par "face externe", "externe" ou
"extérieur", on désigne le côté extérieur de la chaussure, alors que par "face interne",
"interne" ou intérieure", on désigne la face de la chaussure destinée à être disposée
en regard de l'autre chaussure.
[0014] La chaussure selon l'invention se distingue des chaussures à entrée traditionnelle
par le fait que les rabats de la coque sont inversés par rapport à ceux du collier.
Elle se différencie de la chaussure décrite dans le document DE-A-1 915 442 rappelé
dans le préambule par le fait que les rabats du collier sont également inversés par
rapport à ceux de la coque. On ne pouvait pas penser que la simplicité de la solution
de l'invention qui consiste à inverser le sens de recouvrement des rabats de la coque
tout en gardant ceux du collier, c'est-à-dire qui entraîne une rupture par rapport
à l'état de la technique, permette de résoudre avec succès un problème qui se posait
depuis fort longtemps. Ainsi, cette différence d'architecture se traduit par des fonctions
différentes et des résultats nettement améliorés.
[0015] Avantageusement, le rabat côté interne de la chaussure présente une fente transversale
située entre la zone de serrage de l'avant pied et la zone de serrage du cou de pied,
afin de désolidariser l'action des deux organes de serrage, ce qui facilite le chaussage.
En outre, cette disposition permet d'assurer un serrage différent au niveau de la
veine pédeuse et par là d'améliorer le confort.
[0016] La manière dont l'invention peut être réalisée et les avantages qui en découlent,
ressortiront mieux des exemples de réalisation qui suivent, en référence aux figures
annexées.
[0017] La figure 1 est une vue en perspective d'une coque de pied droit de chaussure de
ski conforme à l'invention.
[0018] La figure 2 est une coupe, vue par l'avant, d'une coque de pied droit de chaussure
conforme à l'invention, située perpendiculairement à l'axe du pied, au niveau du début
des métatarses.
[0019] La figure 3 est une vue en perspective d'une coque de pied droit, suivant une variante
de l'invention, présentant un dispositif facilitant le chaussage.
[0020] La figure 4 est une vue en perspective sommaire d'une chaussure conforme à l'invention,
montrée en détail en coupe aux figures 5 et 6, respectivement une section en coupe
suivant un plan vertical coupant le pied (figure 5), et section de coupe suivant un
plan horizontal coupant le collier (figure 6).
[0021] La figure 1 représente une coque (1) (pied droit) d'une chaussure de ski, conforme
à l'invention. Cette coque en matière plastique semi-rigide comporte une semelle externe
(2), un talon (3), un rabat côté externe (4) et un rabat côté interne (5). Pour faciliter
la compréhension, sans surcharger le dessin, seules les zones des organes de serrage
ont été représentées - serrage avant pied (6) et serrage cou de pied (7). Conformément
à une première caractéristique de l'invention, le rabat interne (5) passe dessous
le rabat externe (4), de manière à être constamment en contact avec la face interne
du pied, ou plus exactement en contact avec le chausson enveloppant le pied.
[0022] La figure 2 est une coupe dans un plan perpendiculaire à l'axe longitudinal du pied,
réalisé entre les zones (6) et (7), la chaussure étant vue de l'avant. Cette figure
illustre une coque conforme à l'invention, présentant deux rabats, à savoir un rabat
côté intérieur du pied (5) et un rabat côté extérieur du pied (4). La forme (8) schématise
le pied entouré de l'élément isolant et confortable qui constitue le chausson.
[0023] Sous l'action de l'organe de serrage (9), composé de manière connue, dans l'ordre,
d'un levier (10), fixé en (14) sur le rabat externe (4) supérieur, d'un crochet (11)
et d'une boucle (12) fixée en (13) sur le rabat interne (5) inférieur, l'avant de
la coque (1) se déforme pour venir au contact de la forme (8). Pour cela, le rabat
interne (5) glisse entre le rabat externe (4) supérieur et le chausson (8), de telle
sorte qu'en fin de serrage, le rabat interne (5) est totalement en contact avec la
forme (8), notamment avec la face interne du pied. Ainsi, lors de la prise de carres,
tous les mouvements du pied vers l'intérieur sont intégralement transmis à la chaussure,
donc au ski.
[0024] Un autre avantage d'une coque conforme à l'invention réside dans le positionnement
de l'organe de serrage (9) et plus précisément du levier (10). En effet, comme la
longueur du rabat externe (4) est plus importante que sur les chaussures "à entrée
traditionnelle", l'organe de serrage (9) est remonté sur le dessus de la chaussure.
Il en résulte que l'extrémité du levier (10) est située à une distance H du sol, plus
haute que sur les chaussures traditionnelles, ce qui évite les accrochages.
[0025] La figure 3 représente une coque d'une chaussure de ski conforme à l'invention, sur
laquelle on a avantageusement coupé transversalement le rabat externe (4) supérieur,
pour former deux parties, à savoir une partie basse (41) et une partie haute (42),
la partie haute (42) recouvrant partiellement la partie basse (41). Chaque partie
(41) et (42) comporte un organe de serrage (9), permettant de régler indépendamment
le serrage des zones d'avant pied et de cou de pied, en limitant l'influence d'un
serrage d'une zone sur l'autre. Cette solution présente l'avantage, lors du chaussage
de la chaussure, d'autoriser une large ouverture du rabat (42), ce qui facilite ainsi
l'introduction du pied dans la chaussure.
[0026] Selon la seconde caractéristique de l'invention, illustrée aux figures 4 à 6, la
chaussure pied droit comporte un collier traditionnel (20), articulé sur la coque
(1) en (21) au niveau des malléoles. Ce collier (20) semi-rigide en matière plastique,
présente sur le devant deux pattes respectivement extérieure (22) et intérieure (23)
formant rabats, disposées sur l'avant du bas de la jambe. Le rabat interne (23) est
formé lui-même de deux pattes (24,25) où viennent s'accrocher les crémaillères (26)
de l'organe de fermeture formé d'une boucle (27), actionnée par un levier (28) disposé
de manière connue sur le rabat externe (22). Ces rabats (22,23) sont disposés de manière
classique, c'est-à-dire que le rabat interne (23,24,25) recouvre le rabat externe
(22).
[0027] Dans la forme d'exécution montrée aux figures 4 et 5, le levier (10) disposé sur
la face externe (4) est directement associé à la boucle (12) qui coopère avec une
crémaillère (15) prévue à cet effet sur le haut de la face interne (5).
[0028] Ainsi, selon la caractéristique fondamentale de l'invention, de manière traditionnelle,
le rabat interne (23) du collier (20) recouvre le rabat (22), alors qu'en revanche,
le rabat externe (4) de la coque recouvre le rabat interne (5). Il s'ensuit que tous
les leviers (10,28) des organes de fermeture-serrage se trouvent disposés du même
côté, à savoir le côté extérieur de la chaussure. De la sorte, comme sur les chaussures
à entrée traditionnelle, la pratique du ski n'est pas perturbée.
[0029] La chaussure de ski selon l'invention se caractérise par rapport aux chaussures de
ski à entrée traditionnelle, par le fait qu'elle autorise un bon contact de la coque
avec la face interne du pied, et par là une excellente précision dans les prises de
carres, notamment dans les positions extrêmes en appui interne, tout en assurant un
bon confort et un serrage homogène du pied dans la coque.
1. Chaussure de ski en matière plastique comprenant:
. une coque (1) déformable, présentant deux lèvres (4,5) se recouvrant pour former
rabats, disposées sur le dessin du pied,
. un collier (20), articulé (21) sur la coque (1), présentant sur le devant deux pattes
(22,23) formant rabats disposées sur l'avant du bas de la jambe,
. des organes de fermeture (10-15 ; 26-28), destinés à faire coulisser les rabats
(4,5 ; 22,23) l'un sur l'autre et par là, à assurer le serrage du pied dans la coque
(1) et du bas de jambe par le collier (20),
caractérisé en ce que le rabat (4) de la coque (1) correspondant à la face externe du pied, recouvre
le rabat (5) de la face interne du pied, alors que le rabat (23) correspondant à la
face interne du collier (20) recouvre le rabat (22) de la face externe de ce collier
(20).
2. Chaussure selon la revendication 1, caractérisée en ce que le rabat externe (4) de
la coque présente une fente transversale, le divisant en deux parties indépendantes
(41) et (42).
3. Chaussure selon la revendicaton 1, caractérisée en ce que le rabat interne (5) de
la coque présente une fente transversale le divisant en deux parties indépendantes.
4. Chaussure selon les revendications 2 et 3, caractérisée en ce que l'un des sous rabats
(41) ou (42) recouvre partiellement le second (respectivement (41 ou 42).
1. Skischuh aus Kunststoff:
. mit einer verformbaren Schale (1) mit zwei Lippen (4,5), die sich zur Bildung von
Laschen überdecken und die oberhalb des Fußes angeordnet sind,
. mit einem an der Schale (1) angelenkten (21) Ring, der vorn über zwei Überwürfe
(22, 23) verfügt, die auf der Vorderseite des Unterschenkels des Beines angeordnete
Laschen bilden, und
. mit Schließelementen (10 bis 15; 26 bis 28), die dazu vorgesehen sind, die Laschen
(4,5; 22,23) übereinander gleiten zu lassen und um damit den Halt des Fußes in der
Schale (1) und des Unterschenkels in dem Ring (20) zu gewährleisten,
dadurch gekennzeichnet, daß die Lasche (4) der Schale (1), die der Außenseite des Fußes entspricht, die Lasche
(5) auf der Innenseite des Fußes überdeckt, wohingegen die Lasche (23), die auf der
Innenseite des Ringes (20) angeordnet ist, die Lasche (22) der Außenseite dieses Ringes
(20) überdeckt.
2. Skischuh nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die äußere Lasche (4) der Schale
einen transversalen Schlitz aufweist, der sie in zwei unabhängige Teile (41 und 42)
teilt.
3. Skischuh nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die innere Lasche (5) der Schale
einen transversalen Schlitz aufweist, der sie in zwei unabhängige Teile teilt.
4. Skischuh nach Anspruch 2 oder Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß eine der Laschen
(41 oder 42) zum Teil die zweite (jeweils 41 oder 42) teilweise bedeckt.