[0001] La présente invention a pour objet la composition de bains pour le polissage chimique
de surfaces en acier inoxydable.
[0002] Le polissage chimique des surfaces métalliques constitue une technique bien connue
(Polissage électrolytique et chimique des métaux - W.J. Mc G. TEGART - Dunod - 1960
- p. 122 et suivantes); elle consiste à traiter les surfaces métalliques à polir avec
des bains oxydants. Pour le polissage chimique des aciers inoxydables austénitiques,
on utilise généralement des bains comprenant un mélange, en solution aqueuse, d'acides
chlorhydrique, phosphorique et nitrique (brevet US-A-2662814). Pour améliorer la qualité
du polissage, il est habituel d'incorporer à ces bains des additifs adéquats tels
que des agents tensio-actifs, des régulateurs de viscosité et des agents de brillantage.
Ainsi, dans le brevet US-A-3709824, on fournit une composition d'un bain pour le polissage
chimique de surfaces en acier inoxydable, comprenant, en solution aqueuse, un mélange
d'acide phosphorique, d'acide nitrique et d'acide chlorhydrique, un régulateur de
viscosité choisi parmi les polymères hydrosolubles, un surfactant et de l'acide sulfosalicylique
à titre d'agent de brillantage.
[0003] Ces bains de polissage connus présentent la particularité d'attaquer le métal à très
grande vitesse. Un traitement de polissage d'une surface en acier inoxydable avec
de tels bains ne peut généralement pas excéder quelques minutes, sous peine d'engendrer
des corrosions locales. Cette grande vitesse d'action des bains de polissage connus
est un inconvénient, car elle les rend inutilisables pour certaines applications,
notamment pour le polissage de la face interne des parois de cuves de grandes dimensions,
telles que des chaudières, des autoclaves ou des cristalliseurs. Le temps nécessité
pour le remplissage et la vidange de telles cuves étant en général largement supérieur
à la durée du traitement de polissage chimique optimum, il devient en effet impossible
d'obtenir un poli uniforme de la paroi, certaines zones de celle-ci étant insuffisamment
polies, d'autres étant profondément corrodées. La grande vitesse d'action des bains
de polissage chimique connus rend par ailleurs le contrôle du polissage difficile.
Ces bains connus sont en outre inopérants pour le polissage de surfaces au contact
desquelles le renouvellement du bain est difficile, car il en résulte des modifications
brutales des compositions locales du bain. Ils ne sont pas adaptés au polissage d'installations,
dans lesquelles l'aire de la surface à polir est très élevée par rapport à l'espace
disponible pour le bain, par exemple des échangeurs de chaleur à très grande surface
d'échange.
[0004] Dans le brevet EP-B 19964 (SOLVAY & Cie), on propose des bains de polissage chimique
à action très lente, qui évitent dès lors les inconvénients précités. Ces bains consistent
en un mélange, en proportions adéquates, d'acides chlorhydrique, phosphorique et nitrique,
d'acide sulfosalicylique, de chlorure d'alkylpyridinium et de méthylcellulose. Ils
se sont révélés spécialement adaptés au polissage lent de surfaces homogènes en acier
inoxydable austénitique, notamment de nuance ASTM-304L ou ASTM-316L qui sont des aciers
alliés au chrome et au nickel.
[0005] On a maintenant trouvé d'autres compositions de bains pour le polissage chimique
lent de surfaces en acier inoxydable, notamment de nuance austénitique, qui permettent
non seulement d'obtenir un poli supérieur, mais aussi de polir simultanément des surfaces
en aciers de nuances différentes, comme cela peut par exemple se présenter dans des
assemblages rivetés, soudés ou boulonnés, sans risquer une corrosion galvanique.
[0006] L'invention concerne dès lors des bains pour le polissage chimique de surfaces en
acier inoxydable, comprenant, en solution aqueuse, un mélange d'acide chlorhydrique,
d'acide phosphorique et d'acide nitrique, et de l'acide sulfosalicylique; selon l'invention,
les bains comprennent au moins une abiétamine de formule générale :

dans laquelle :
- R₁ désigne un radical abiétyle de formule générale :

ou un radical hydroabiétyle ou déhydroabiétyle,
- X₁ désigne un radical comprenant au moins un groupe carbonyle, et
- X₂ désigne un atome d'hydrogène ou un radical comprenant au moins un groupe carbonyle,
ladite abiétamine étant soluble dans la solution aqueuse.
[0007] Des exemples de telles abiétamines, qui conviennent bien dans les bains selon l'invention,
sont celles dans lesquelles l'un au moins des radicaux X₁ et X₂ est un radical de
formule générale :
-CH₂-R₂
dans laquelle R₂ désigne un reste alkyle linéaire ou cyclique, substitué ou non substitué,
saturé ou insaturé, comprenant au moins un groupe carbonyle. Parmi ces composés, on
préfère ceux dans lesquels le groupe -CH₂- est relié à un groupe carbonyle du reste
R₂ par un atome de carbone portant au moins un atome d'hydrogène. De telles abiétamines
substituées et le moyen de les obtenir sont décrits dans le brevet GB-A-734665. Des
exemples d'abiétamines de ce type, utilisables dans les bains selon l'invention, sont
celles dans lesquelles le reste alkyle R₂ est sélectionné parmi les restes acétonyle,
2-céto butyle, 4-méthyl 2-céto pentényle-3, 4-hydroxy 4-méthyl 2-céto pentyle, 2-céto
cyclopentyle, 4-hydroxy 2-céto pentényle-3, 2-céto cyclohexyle, 2,5-dicéto hexyle
et 2-phényl 2-céto éthyle.
[0008] Dans les bains de polissage chimique selon l'invention, les teneurs respectives en
acides chlorhydrique, phosphorique et nitrique, en acide sulfosalicylique et en composé
abiétique sont choisies en fonction de la nature du métal traité, de la température
de travail et de la durée souhaitée pour le traitement de polissage. Des bains conformes
à l'invention qui conviennent bien pour assurer le polissage chimique de surfaces
en acier inoxydable allié au chrome et/ou au nickel, en un temps compris entre 2 et
24 heures sont ceux dans lesquels la solution aqueuse comprend, par litre, entre 1
et 6 moles d'acide chlorhydrique, entre 0,01 et 1 mole d'acide phosphorique, entre
0,005 et 0,5 mole d'acide nitrique, entre 0,05 et 20 g d'acide sulfosalicylique et
entre 0,001 et 3 g du composé abiétique. Des bains spécialement avantageux sont ceux
dans lesquels la molarité globale du mélange d'acides chlorhydrique, phosphorique
et nitrique est comprise entre 1 et 7, de préférence 1,8 et 6, la teneur en acide
sulfosalicylique, exprimée en g/l de la solution aqueuse, étant comprise entre 0,05
et 1,5 fois la normalité globale du mélange d'acides chlorhydrique, phosphorique et
nitrique.
[0009] Dans une forme de réalisation particulière des bains selon l'invention, ceux-ci comprennent
en outre un alcool, un éther ou un éther-alcool dissous dans la solution aqueuse.
La quantité optimum de ce composé additionnel dans la solution aqueuse du bain dépend
de divers paramètres, notamment dudit composé additionnel, du composé abiétique sélectionné
et des teneurs des constituants du bain. En pratique, des teneurs en ce composé additionnel
comprises entre 0,001 et 10 g par litre de solution aqueuse conviennent bien.
[0010] Toutes autres choses restant égales, les bains selon cette forme de réalisation de
l'invention permettent de réaliser des polis de surface de meilleure qualité, caractérisés
notamment par une brillance plus élevée.
[0011] Les bains de polissage selon l'invention peuvent éventuellement contenir des additifs
habituellement présents dans les bains connus pour le polissage chimique des métaux,
par exemple des agents tensio-actifs et des régulateurs de viscosité.
[0012] Des bains conformes à l'invention qui sont spécialement adaptés ou polissage lent
de surfaces en aciers inoxydables austénitiques comprennent, par litre de solution
aqueuse du bain :
- entre 2 et 5 moles d'acide chlorhydrique,
- entre 0,02 et 0,5 mole d'acide phosphorique,
- entre 0,01 et 0,2 mole d'acide nitrique,
- entre 0,1 et 10 g d'acide sulfosalicylique,
- entre 0,010 et 2,5 g du composé abiétique,
- entre 0,002 et 5 g d'alcool, d'éther ou d'éther-alcool,
- entre 0,005 et 6 g d'agent tensio-actif.
[0013] Un grand avantage des bains de polissage selon l'invention réside dans leur aptitude,
après adaptation des concentrations respectives en leurs constituants, à réaliser
des polissages à vitesse d'action modérée, pouvant être répartis sur plusieurs heures,
de façon à permettre le polissage uniforme de surfaces de grandes dimensions ou de
surfaces difficilement accessibles. Ils sont spécialement bien adaptés au polissage
de surfaces métalliques dont l'aire est très grande, comparée à l'espace disponible
pour le bain. A titre d'exemple, ils trouvent une application intéressante pour le
polissage de surfaces métalliques dont l'aire (exprimée en m²) est comprise entre
1 et 10 fois le volume (exprimé en m³) du bain de polissage qui est à son contact.
[0014] Les bains selon l'invention conviennent pour le polissage de toutes surfaces en acier
inoxydable austénitique. Ils trouvent une application spécialement avantageuse dans
le polissage des aciers inoxydables austénitiques alliés au chrome et au nickel, notamment
ceux contenant entre 12 et 26 % de chrome, entre 6 et 30 % de nickel et entre 0 et
6 % de molybdène, tels que les aciers 18/8 et 18/10/2,5, par exemple.
[0015] Les bains selon l'invention trouvent par ailleurs une application intéressante dans
le polissage d'assemblages en aciers de nuances différentes, notamment des assemblages
soudés, sans provoquer de corrosions galvaniques locales de l'assemblage. A titre
d'exemple, ils permettent le polissage d'assemblages soudés combinant des éléments
en aciers alliés au chrome et au nickel de nuance 18/8 (ASTM-304 et 304L) avec des
éléments en aciers alliés au chrome, au nickel et au molybdène de nuance 18/10/2,5
(ASTM-316 et 316L).
[0016] L'invention concerne aussi un procédé pour le polissage d'une surface en acier inoxydable,
selon lequel on met la surface en contact avec un bain de polissage chimique conforme
à l'invention.
[0017] Dans le procédé selon l'invention, le bain de polissage peut être mis en oeuvre à
toutes températures et pressions pour lesquelles on ne risque pas de dégrader ses
constituants. Il s'est toutefois révélé avantageux d'utiliser le bain à la pression
atmosphérique, à une température supérieure à 25°C et inférieure à 100°C, les températures
comprises entre 40 (avantageusement 50) et 80°C étant préférées.
[0018] La mise en contact de la surface métallique avec le bain peut être réalisée de toute
manière adéquate, par exemple par immersion.
[0019] Dans le procédé selon l'invention, le temps de contact de la surface à polir avec
le bain doit être suffisant pour réaliser un polissage efficace de la surface; il
ne peut toutefois pas excéder une valeur critique au-delà de laquelle des corrosions
locales risquent d'apparaître sur la surface. Le temps de contact optimum dépend de
nombreux paramètres tels que le métal ou l'alliage constitutif de la surface à polir,
la configuration et la rugosité initiale de celle-ci, la composition du bain, la température
de travail, la turbulence éventuelle du bain au contact de la surface, le rapport
entre l'aire de la surface métallique à polir et le volume du bain mis en oeuvre;
il doit être déterminé dans chaque cas particulier par un travail de routine au laboratoire.
[0020] Dans une forme d'exécution particulière du procédé selon l'invention, après avoir
mis la surface métallique en contact avec le bain, on ajoute un complément d'acide
nitrique au bain pour le régénérer. L'addition du complément d'acide nitrique peut
être opérée de manière continue ou à intervalles. Elle est réglée pour maintenir la
teneur en acide nitrique dans le bain en permanence dans une gamme de valeurs compatibles
avec un polissage optimum de la surface métallique.
[0021] L'intérêt de l'invention va être mis en évidence à la lecture des exemples d'application
donnés ci-après.
Exemple 1
[0022] Une plaque de 21,50 cm² d'aire, en acier inoxydable de nuance ASTM-304L (acier allié
au chrome (18,0 à 20,0 %) et au nickel (8,0 à 12,0 %)) a été immergée dans 500 cm³
d'un bain à 55°C, contenant, par litre :
- 3 moles d'acide chlorhydrique,
- 0,15 mole d'acide phosphorique,
- 0,01 mole d'acide nitrique,
- 0,5 g d'acide sulfosalicylique,
- 1 g du produit "RODINE 213" (Amchem Products Inc.) (mélange d'abiétamines substituées,
d'isopropanol et d'agents tensio-actifs).
[0023] La plaque présentait initialement une rugosité moyenne arithmétique R
a = 0,27 micron.
[0024] A l'issue de 13 heures de traitement (le bain étant maintenu en permanence sous agitation),
on a mesuré une profondeur moyenne d'attaque du métal par le bain égale à 20 microns.
A ce moment, la plaque a été extraite du bain, lavée à l'eau et séchée. Elle présentait
un aspect lisse et brillant. On a mesuré sa brillance (Norme ASTM E430) et sa rugosité
moyenne arithmétique (R
a) :
- brillance : 22 %
- Ra : 0,13 micron.
Exemple 2
[0025] On a répété l'essai décrit à l'exemple 1, dans les conditions suivantes :
[0026] Plaque en acier inoxydable de nuance ASTM-316L (acier allié au chrome (16,0 à 18,0
%), au nickel (10,0 à 14,0 %) et au molybdène (2,0 à 3,0 %)).
[0027] Superficie de la plaque : 50 cm².
[0028] Composition du bain de polissage (quantités ramenées à 1 l du bain) :
- 2,7 moles d'acide chlorhydrique,
- 0,2 mole d'acide phosphorique,
- 0,02 mole d'acide nitrique,
- 1 g d'acide sulfosalicylique,
- 1 g du produit "RODINE 213",
- 2 g du produit "TRITON N101" (Rohm & Haas Co.) (mélange de surfactants à base d'alkylaryl
polyéther alcools).
[0029] Température du bain : 65°C.
[0030] Volume du bain : 1250 cm³.
[0031] Durée du traitement : 6 heures.
[0032] La plaque présentait une rugosité initiale R
a = 0,28 micron.
[0033] A l'issue du traitement, on a mesuré :
- une profondeur d'attaque : 22 microns,
- une brillance de 35 %,
- une rugosité Ra = 0,09 micron.
Exemple 3
[0034] On a répété l'essai décrit à l'exemple 1, dans les conditions suivantes :
Plaque en acier inoxydable martensitique de nuance ASTM-430 (acier allié au chrome
(16,0 à 18,0 %), dont les teneurs en nickel et en carbone n'excèdent pas 0,75 % et
0,12 % respectivement).
[0035] Superficie de la plaque : 22,50 cm².
[0036] Composition du bain de polissage (quantités ramenées à 1 l de bain) :
- 2,7 moles d'acide chlorhydrique,
- 0,2 mole d'acide phosphorique,
- 0,02 mole d'acide nitrique,
- 3 g d'acide sulfosalicylique,
- 1 g du produit "RODINE 213" (défini à l'exemple 1),
- 2 g du produit "TRITON N101" (défini à l'exemple 2).
[0037] Température du bain : 65°C.
[0038] Volume du bain : 500 cm³.
[0039] Durée du traitement : 10 heures.
[0040] La plaque présentait une rugosité initiale R
a = 0,70 micron.
[0041] A l'issue du traitement, on a mesuré :
- une profondeur d'attaque : 25 microns,
- une brillance de 12 %
- une rugosité Ra = 0,22 micron.
Exemple 4
[0042] On a répété l'essai décrit à l'exemple 1, dans les conditions suivantes :
[0043] Assemblage de deux plaques rectangulaires en acier inoxydable, soudées le long d'une
arête commune :
- une plaque de 30 cm² d'aire, en acier de nuance ASTM-304L,
- une plaque de 30 cm² d'aire, en acier de nuance ASTM-316L.
[0044] Composition du bain de polissage (quantités ramenées à 1 l de bain) :
- 4 moles d'acide chlorhydrique,
- 0,1 mole d'acide phosphorique,
- 0,02 mole d'acide nitrique,
- 1 g d'acide sulfosalicylique,
- 1 g du produit "RODINE 213",
- 1,3 cm³ d'un mélange d'isopropanol et de n-propanol.
[0045] Température du bain : 65°C.
[0046] Volume du bain : 1000 cm³.
[0047] Durée du traitement : 10 heures.
[0048] Les plaques de l'assemblage présentaient les rugosités initiales suivantes :
- plaque ASTM-304L : Ra = 0,29 micron,
- plaque ASTM-316L : Ra = 0,28 micron.
[0049] L'assemblage, recueilli à l'issue du traitement, présentait un aspect lisse et brillant,
sans trace de corrosion. On a mesuré, pour chaque plaque, la profondeur d'attaque,
la brillance et la rugosité :
- plaque ASTM-304L : . profondeur d'attaque : 27 microns,
. brillance : 21 %,
. rugosité Ra = 0,13 micron,
- plaque ASTM-316L : . profondeur d'attaque : 22 microns,
. brillance : 22 %,
. rugosité Ra = 0,11 micron.
1. Bains pour le polissage chimique de surfaces en acier inoxydable, comprenant, en solution
aqueuse, un mélange d'acide chlorhydrique, d'acide phosphorique et d'acide nitrique,
et de l'acide sulfosalicylique, caractérisés en ce qu'ils comprennent au moins une
abiétamine substituée de formule générale :

dans laquelle :
- R₁ désigne un radical abiétyle, hydroabiétyle ou déhydroabiétyle,
- X₁ désigne un radical comprenant au moins un groupe carbonyle, et
- X₂ désigne un atome d'hydrogène ou un radical comprenant au moins un groupe carbonyle,
ladite abiétamine substitueé étant soluble dans la solution aqueuse.
2. Bains selon la revendication 1, caractérisés en ce que l'un au moins des radicaux
X₁ et X₂ est un radical de formule générale :
-CH₂-R₂
où R₂ désigne un reste alkyle linéaire ou cyclique, substitué ou non substitué, saturé
ou insaturé, comprenant au moins un groupe carbonyle.
3. Bains selon la revendication 2, caractérisés en ce que, dans le radical de formule
générale :
-CH₂-R₂
le groupe -CH₂- est relié à un groupe carbonyle du reste R₂ par un atome de carbone
portant au moins un atome d'hydrogène.
4. Bains selon la revendication 3, caractérisés en ce que le reste alkyle R₂ est sélectionné
parmi les restes acétonyle, 2-céto butyle, 4-méthyl 2-céto pentényle-3, 4-hydroxy
4-méthyl 2-céto pentyle, 2-céto cyclopentyle, 4-hydroxy 2-céto pentényle-3, 2-céto
cyclohexyle, 2,5-dicéto hexyle et 2-phényl 2-céto éthyle.
5. Bains selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisés en ce qu'ils comprennent
en outre un alcool, un éther ou un éther-alcool dissous dans la solution aqueuse.
6. Bains selon la revendication 5, caractérisés en ce qu'ils contiennent, par litre de
solution aqueuse,
- entre 2 et 5 moles d'acide chlorhydrique,
- entre 0,02 et 0,5 mole d'acide phosphorique,
- entre 0,01 et 0,5 mole d'acide nitrique,
- entre 0,1 et 10 g d'acide sulfosalicylique,
- entre 0,01 et 2,5 g du composé abiétique,
- entre 0,002 et 5 g d'alcool, d'éther ou d'éther-alcool, et
- entre 0,005 et 6 g d'un agent tensio-actif.
7. Procédé pour le polissage d'une surface en acier inoxydable, selon lequel on met la
surface en contact avec un bain de polissage chimique, caractérisé en ce qu'on met
en oeuvre un bain conforme à l'une quelconque des revendications 1 à 6.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce qu'on met le bain en oeuvre à
une température comprise entre 40 et 80°C.
9. Procédé selon la revendication 7 ou 8, caractérisé en ce qu'après avoir mis la surface
en acier en contact avec le bain, on ajoute à celui-ci un complément d'acide nitrique.
1. Baths for the chemical polishing of stainless steel surfaces, comprising, in aqueous
solution, a mixture of hydrochloric acid, phosphoric acid and nitric acid, and of
sulphosalicylic acid, characterized in that they comprise at least one substituted
abietamine of general formula:

in which:
- R₁ denotes an abietyl, hydroabietyl or dehydroabietyl radical,
- X₁ denotes a radical containing at least one carbonyl group, and
- X₂ denotes a hydrogen atom or a radical containing at least one carbonyl group,
the said substituted abietamine being soluble in the aqueous solution.
2. Baths according to Claim 1, characterized in that at least one of the radicals X₁
and X₂ is a radical of general formula:
-CH₂-R₂
where R₂ denotes a saturated or unsaturated, substituted or unsubstituted, straight-chain
or cyclic alkyl moiety containing at least one carbonyl group.
3. Baths according to Claim 2, characterized in that, in the radical of general formula:
-CH₂-R₂
the group -CH₂- is linked to a carbonyl group of the R₂ moiety via a carbon atom carrying
at least one hydrogen atom.
4. Baths according to Claim 3, characterized in that the alkyl moiety R₂ is chosen from
acetonyl, 2-ketobutyl, 4-methyl-2-keto-3-pentenyl, 4-hydroxy-4-methyl-2-ketopentyl,
2-ketocyclopentyl, 4-hydroxy-2-keto-3-pentenyl, 2-ketocyclohexyl, 2,5-diketohexyl
and 2-phenyl-2-ketoethyl moieties.
5. Baths according to any one of Claims 1 to 4, characterized in that they additionally
comprise an alcohol, an ether or an ether-alcohol dissolved in the aqueous solution.
6. Baths according to Claim 5, characterized in that they contain, per litre of aqueous
solution,
- between 2 and 5 moles of hydrochloric acid,
- between 0.02 and 0.5 mole of phosphoric acid,
- between 0.01 and 0.5 mole of nitric acid,
- between 0.1 and 10 g of sulphosalicylic acid,
- between 0.01 and 2.5 g of the abietic compound,
- between 0.002 and 5 g of alcohol, ether or etheralcohol, and
- between 0.005 and 6 g of a surface-active agent.
7. Process for polishing a stainless steel surface, according to which the surface is
placed in contact with a chemical polishing bath, characterized in that a bath according
to any one of Claims 1 to 6 is employed.
8. Process according to Claim 7, characterized in that the bath is employed at a temperature
of between 40 and 80°C.
9. Process according to Claim 7 or 8, characterized in that after the steel surface has
been placed in contact with the bath, a complementary quantity of nitric acid is added
to the latter.
1. Bäder zum chemischen Polieren von Oberflächen aus rostfreiem Stahl umfassend in wässriger
Lösung eine Mischung von Salzsäure, Phosphorsäure und Salpetersäure und von Sulfosalicylsäure,
dadurch gekennzeichnet, daß sie umfassen wenigstens ein substituiertes Abietamin der
allgemeinen Formel:

in der:
- R₁ einen Abietyl-, Hydroabietyl- oder Dehydroabietyl-Rest bedeutet,
- X₁ einen Rest bedeutet, der wenigstens eine Karbonylgruppe umfaßt und
- X₂ ein Wasserstoffatom oder einen Rest bedeutet, der wenigstens eine Karbonylgruppe
umfaßt,
wobei das genannte substituierte Abietamin in der wässrigen Lösung löslich ist.
2. Bäder nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß wenigstens einer der Reste X₁ und
X₂ ein Rest der allgemeinen Formel:
-CH₂-R₂
ist, worin R₂ einen linearen oder cyclischen, substituierten oder nicht substituierten,
gesättigten oder ungesättigten Alkylrest bedeutet, der wenigstens eine Karbonylgruppe
umfaßt.
3. Bäder nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß in dem Rest der allgemeinen Formel:
-CH₂-R₂
die Gruppe -CH₂- an eine Karbonylgruppe des Restes R₂ durch ein Kohlenstoffatom gebunden
ist, das wenigstens ein Wasserstoffatom trägt.
4. Bäder nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß der Alkylrest R₂ ausgewählt ist
unter Acetonyl-, 2-Keto-butyl-, 4-Methyl-2-keto-pentenyl-3-, 4-Hydroxy-4-methyl-2-ketopentyl-,
2-Keto-cyclopentyl-, 4-Hydroxy-2-keto-pentenyl-3-, 2-Keto-cyclohexyl-, 2,5-Diketo-hexyl-
und 2-Phenyl-2-ketoethyl-Resten.
5. Bäder nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß sie außerdem einen
Alkohol, einen Ether oder einen Ether-Alkohol, gelöst in der wässrigen Lösung umfassen.
6. Bäder nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß sie enthalten pro Liter wässriger
Lösung,
- zwischen 2 und 5 Mol Salzsäure,
- zwischen 0,02 und 0,5 Mol Phosphorsäure,
- zwischen 0,01 und 0,5 Mol Salpetersäure,
- zwischen 0,1 und 10 g Sulfosalicylsäure,
- zwischen 0,01 und 2,5 g der Abietinverbindung,
- zwischen 0,002 und 5 g Alkohol, Ether oder Ether-Alkohol und
- zwischen 0,005 und 6 g eines oberflächenaktiven Mittels.
7. Verfahren zum Polieren einer Oberfläche aus rostfreiem Stahl, bei dem man die Oberfläche
in Kontakt mit einem chemischen Polierbad bringt, dadurch gekennzeichnet, daß man
ein Bad gemäß einem der Ansprüche 1 bis 6 einsetzt.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, daß man das Bad bei einer Temperatur
zwischen 40° und 80°C einsetzt.
9. Verfahren nach den Ansprüchen 7 oder 8, dadurch gekennzeichnet, daß man, nachdem man
die Stahloberfläche in Kontakt mit dem Bad gebracht hat, diesem zusätzlich Salpetersäure
zugibt.