[0001] L'invention concerne un nouveau support en feuille avec couche apte à être rendue
transparente. L'invention concerne aussi une composition de couchage pigmentée apte
à coucher un support en feuille et telle que la couche déposée qui est opaque puisse
être rendue transparente par application d'un liquide. L'invention concerne aussi
le procédé d'obtention d'un tel support couché.
[0002] On connaît des supports en feuille qui comportent une couche microporeuse opaque
qui peut être rendue transparente de façon permanente ou temporaire, par application
locale d'une pression, de chaleur ou d'un liquide.
[0003] Une telle couche peut être une laque ou un vernis comme décrit par exemple dans les
brevets US-A-3 031 328 et US-A-3 508 344.
[0004] Cette couche peut également être constituée de pigments dispersés dans un liant.
Les pigments peuvent être minéraux comme décrit dans les brevets US-A-2 854 350, US-A-3
247 006 ou organiques comme décrit dans le brevet FR-A-2 373 120.
[0005] Lorsqu'on applique localement une pression ou de la chaleur sur la couche microporeuse,
on bouche les micropores, ce qui rend la couche transparente. Lorsqu'on applique un
liquide sur la couche microporeuse, les micropores se remplissent et on obtient une
transparence mais à condition que l'indice de réfraction du liquide utilisé et celui
de la laque ou des pigments et du liant de la couche soient peu différents et que
la tension interfaciale entre la couche microporeuse et le liquide soit plus faible
que celle entre la couche microporeuse et son environnement gazeux immédiat (EP-A-0
040 242)
[0006] Il peut être avantageux que la couche microporeuse devienne transparente par la pression
mais résiste à la chaleur (US-A-3 247 006), ou qu'elle devienne transparente par la
chaleur et/ou la pression mais résiste à l'eau (US-A-3 031 328), ou encore qu'elle
devienne transparente par application d'un liquide mais résiste à la chaleur et à
la pression (EP-A-0 040 242). L'un des avantages, dans ce dernier cas, est la possibilité
de réutiliser le support couché, la transparence étant temporaire et le support ne
s'abîmant pas lors de sa manipulation.
[0007] Pour avoir une couche résistante à la pression et à la chaleur, le brevet EP-A-0
040 242 décrit l'utilisation d'une composition en milieu solvant (non aqueux) de particules
thermodurcies comme pigment et d'un liant thermodurcissable ; les particules sont
maintenues en une juxtaposition pseudofrittée et le liant est thermodurci lors d'un
traitement thermique (après couchage du support) à 130°C pendant une heure et demie.
Les particules sont de préférence des silices et elles sont essentiellement dépourvues
de pores internes. De telles silices sont des silices pyrogénées, elles présentent
donc l'inconvénient d'être fabriquées d'une façon particulière et coûteuse. Le fait
de thermodurcir le liant présente l'inconvénient d'introduire une étape supplémentaire
et coûteuse, lors de la réalisation du support couché.
[0008] L'utilisation d'un solvant non aqueux entraîne un surcoût pour la fabrication et
des risques liés à la sécurité pendant cette fabrication.
[0009] L'invention vise à résoudre ces problèmes en fournissant de façon simple et peu coûteuse,
notamment par voie papetière, un support couché dont la couche est microporeuse, pouvant
devenir transparente par un liquide mais résistante à la pression et à la chaleur.
[0010] Les applications de tels supports sont variées (impression écriture, révélation d'indices
cachés, etc). L'invention vise aussi à fournir une nouvelle application de ces supports
couchés pouvant devenir transparents dans le domaine des documents de sécurité.
[0011] Les documents de sécurité, tels que les pièces de paiement et les documents officiels,
notamment chèques, papier monnaie, cartes de crédit, bons de caisse d'épargne, livrets
de compte, livres d'écritures comptables, titres, papiers timbrés, actes notariés,
titres de transport, billets d'entrée à des manifestations culturelles ou sportives,
comportent certains réactifs chimiques apportant une sensibilisation aux agents chimiques
qui peuvent être utilisés pour falsifier ces documents. On a déjà proposé des papiers
contenant des réactifs aux acides, alcalis, agents décolorants chlorés (FR-A-2 365
656, FR- A-2 399 505, FR-A-2 402 739, FR-A- 2 406 027) et aux agents oxydants réducteurs
utilisés dans les effaceurs du type CORECTOR
R (EP-A- 174 885)
[0012] En outre, les documents de sécurité comportent aussi des éléments physiques de reconnaissance
(fils, fibres, planchettes, filigranes) qui permettent d'authentifier les documents.
[0013] L'incorporation de substances thermochromes sont d'autres moyens d'authentification
de ces documents (voir brevets DE-C-1228 972, AT-C-362 658, FR-A 2 597 897 et la demande
de brevet français FR-A-2 620 146 déposée par la demanderesse.
[0014] L'utilisation de tels moyens d'authentification nécessite parfois des techniques
élaborées et/ou n'est pas toujours cumulable avec une protection contre les falsifications.
[0015] Un autre but de l'invention est donc l'obtention d'un support en feuille couché,
notamment destiné à l'impression et/ou l'écriture utilisable comme document de sécurité,
authentifiable à l'eau de façon réversible grâce à une couche pigmentée microporeuse
pouvant devenir transparente, permettant l'incorporation de réactifs aux agents de
falsification et éventuellement d'autres moyens d'authentification. Les réactifs aux
agents de falsification peuvent être dans le support ou dans la couche microporeuse.
[0016] La demanderesse a découvert, contrairement à ce que pourrait laisser penser l'art
antérieur, que les buts de l'invention peuvent. être atteints en réalisant une couche
microporeuse, résistante à la chaleur et à la pression, à partir d'une composition
aqueuse de couchage caractérisée par le fait qu'elle contient des particules non thermodurcies
et pourvues de pores internes et au moins un liant hydrophile et au moins un liant
hydrophobe et éventuellement d'autres additifs. La résistance de la couche à la chaleur
et la pression est obtenue sans faire subir de traitement thermique intensif et prolongé
au produit obtenu après la dépose de la couche sur le support.
[0017] L'invention concerne donc un support en feuille comportant une couche apte à devenir,
de façon réversible, transparente par l'eau, résistante à un marquage par application
localisée de pression et/ou de chaleur, caractérisé par le fait qu'il comporte :
- au moins une feuille flexible colorée cellulosique, synthétique ou mixte,
- au moins une couche déposée sous forme aqueuse sur la feuille flexible puis séchée,
ladite couche étant microporeuse, opaque, et contenant au moins des particules minérales
non thermodurcies pourvues de pores internes, ayant une granulométrie moyenne comprise
entre 0,1 et 100 micromètres et ayant un indice de réfraction comprise entre 1,2 et
2,2, et au moins un liant hydrophobe et au moins un liant hydrophile.
[0018] L'invention concerne en outre un document de sécurité, caractérisé par le fait qu'il
comporte en surface une couche microporeuse et opaque et qui ne gêne pas les réactions
aux agents de falsification et les agents d'authentification habituellement utilisés
pour ce type de document. Ce document de sécurité est remarquable du fait qu'il est
authentifiable à l'eau de façon réversible.
[0019] Le liant hydrophile est utilisé pour bien lier la couche et retenir la charge afin
d'éviter tout poudrage à l'impression. Il facilite également la pénétration du liquide
de marquage dans la couche et donc améliore la transparence et le contraste.
[0020] Le liant hydrophobe permet une écriture à l'encre et évite également la formation
d'auréoles qui peuvent apparaître après disparition de la transparence. Il contribue
aussi à la bonne liaison de la couche sur le support.
[0021] Le liant hydrophile peut être par exemple de l'alcool polyvinylique (PVA), de l'amidon,
un dérivé de la cellulose comme la carboxyméthylcellulose, etc .. On utilise de préférence
le PVA.
[0022] Le liant hydrophobe peut être choisi parmi les agents de collage utilisés habituellement
en papeterie. On utilise de préférence un liant polymère acrylique-styrène en émulsion
aqueuse.
[0023] Le mélange de ces deux types de liants est donc un compromis entre hydrophilie et
hydrophobie que l'homme du métier saura régler selon les applications de l'invention
envisagée. On utilisera ces deux types de liant dans un rapport, en poids sec, de
préférence proche de 1.
[0024] Les particules utilisées dans la composition aqueuse ont un indice de réfraction
compris entre 1,2 et 2,2 et préférentiellement entre 1,3 et 1,6.
[0025] Les particules utilisées sont minérales. On utilise de préférence une silice pourvue
de pores internes.
[0026] La taille des particules est comprise entre 0,1 et 100 micromètres, de préférence
entre 1 et 10 micromètres. Une blancheur élevée peut être souhaitable pour améliorer
le contraste ceci est obtenu en modifiant les quantités relatives des particules et
des liants. Le support peut être cellulosique, synthétique ou mixte (papier, feuille
mono ou biétirée (ou une plaque) de polyéthylène, de polypropylène, de PVC, de polyester
par exemple).
[0027] Le support peut par exemple porter des marques distinctives, contenir des composés
spécifiques comme indiqué précédemment dans le cas particulier des documents de sécurité.
Les additifs que l'on peut éventuellement ajouter dans la composition, sont par exemple
les réactifs aux agents de falsification et certains agents d'authentification d'un
document.
[0028] La composition aqueuse est réalisée de la façon générale suivante : on disperse les
particules dans l'eau , à l'aide éventuellement d'un dispersant. On ajoute le liant
hydrophile , éventuellement préalablement cuit, et le liant hydrophobe, déjà sous
forme d'une émulsion aqueuse. Les quantités sont réglées par l'homme du métier selon
la technique du couchage utilisée et l'application du produit envisagée.
[0029] On applique ensuite la composition sur le support selon une technique de couchage
classique utilisée en papeterie, comme par exemple le couchage par lame d'air, "champion",
à l'aide d'une "billblade", d'une lame traînante, de "revers-roll" ou par "size-press".
[0030] Après avoir déposé la couche sur le support, on fait passer le support dans le poste
de sécherie d'une coucheuse sans lui faire subir d'autre traitement thermique intensif
et prolongé.
[0031] Le liquide de marquage utilisé doit avoir un indice de réfraction assez proche de
celui des particules. Si on souhaite une transparence rapidement réversible on utilise
un liquide dont le point d'ébullition est bas. L'eau convient parfaitement à l'invention
mais d'autres liquides peuvent être employés.
[0032] Les exemples suivants permettront de mieux comprendre l'intérêt de l'invention et
sa mise en oeuvre, sans en limiter sa portée.
EXEMPLE 1
[0033]

[0034] On disperse la silice dans l'eau. On y ajoute le PVA qui a été préalablement cuit,
et le liant hydrophobe. La viscosité de la composition aqueuse obtenue est de 570
mPa.s. La mesure de viscosité est effectuée avec un viscosimètre BOOKFIELD. Le mobile
tourne à 100 tours/minute. Le numéro du mobile dépend de l'ordre de grandeur de la
viscosité :
- n° 1 pour une viscosité maximale de 100 mPa.s
- n° 2 pour une viscosité maximale de 400 mPa.s
- n° 3 pour une viscosité maximale de 1000 mPa.s
[0035] L'extrait sec est de 24,1%. En laboratoire, on dépose la composition à l'aide d'une
barre MEYER sur un support qui est une feuille de papier de grammage 120 g/m² et de
couleur bleue. On sèche cette feuille dans une étuve à 110 °C pendant 5 minutes.
[0036] Le poids de la couche déposée est en poids sec de 17,8 g/m². La couche est blanche
et opaque.
[0037] La blancheur, mesurée par un réflectromètre PHOTOVOLT sur une échelle de 0 à 100
est de 85. La couche résiste à l'encre n° 3808 dans le test classique d'arrachage
IGT donc la tenue est bonne. Ce test est réalisé selon la méthode d'essai n° 1 des
"Méthodes d'Essais pour l'Etude et le Contrôle de l'Imprimabilité des papiers et cartons"
préconisées par le Centre Technique de l' Industrie des Papiers, Cartons et Cellulose
(France - Grenoble).
RESISTANCE A L'ARRACHAGE (OU AU PELUCHAGE) IGT
[0038] Test destiné à mesurer la résistance superficielle des papiers dans le but de prévoir
leur comportement lors de l'impression.
1 - DECOUPE
[0039] Les éprouvettes sont découpées dans le sens travers des papiers (ou dans le sens
marche, selon le procédé d'impression) en bandes de 280x25 mm.
2 - MATERIEL
[0040]
- appareil IGT AIC 2-5
- encre à tirant gradué de LORILLEUX.
3 - CONDITIONS OPERATOIRES
[0041]
- en salle conditionnée 20°C + 1 et 65% HR + 2
- volume d'encre 0,6 cm3
- temps d'encrage des rouleaux 30 min (on retourne les rouleaux toutes les 2 min pour
permettre une meilleure répartition de l'encre).
- temps d'encrage de la molette aluminium 2cm
. 1ère molette 20 s
. 2ème molette 25 s
. 3ème molette 30 s
. 4ème molette 35 s
- tension du ressort 35 kgf/2 cm
- habillage du secteur blanchet caoutchouc
- mouvement pendule (ou éventuellement accélération)
- nombre de prise d'encre par encrage 4
- nombre de détermination par papier 4
4 - EXPLOITATION DES RESULTATS
[0042] La résistance superficielle des papiers est déterminée par le numéro de l'encre qui
provoque l'arrachage et par la vitesse en cm/s à partir de laquelle l'arrachage se
manifeste.
[0043] Le test est effectué à vitesse croissante de 0 à 700 cm/s. Le numéro de l'encre donné
par le résultat du test est le numéro maximal pour lequel on n'observe aucun arrachage.
[0044] Les encres à tirant gradué de LORILLEUX (France) sont les suivantes :
- bleu violacé 3802
- bleu 3803
- vert 3804
- jaune 3805
- orange 3806
- rouge 3807
- brun 3808
[0045] L'agressivité de l'encre croît avec le numéro.
[0046] On mouille, avec de l'eau, une partie du papier couché ; la couche devient transparente
et laisse apparaître le support. La transparence disparaît rapidement par séchage
à l'air et à la température ambiante.
[0047] Pour une goutte d'eau déposée, le temps de séchage est de 13 secondes.
[0048] L'indice de réfraction de l'eau est de 1,3.
[0049] Si on chauffe localement le papier couché à 100 °C, il ne devient pas transparent.
Si on simule une écriture sur le papier (écrire avec un stylo bille sans encre), la
couche ne devient pas transparente. Elle résiste donc à une pression correspondante
à celle exercée lors d'une écriture. De même, si on plie le papier, la couche ne devient
pas transparente.
EXEMPLES 2 A 5 (voir tableau 1)
[0050] On réalise l'invention selon l'exemple 1 mais les quantités relatives de silice et
de liants varient.
[0051] Dans l'exemple 3, on utilise un autre liant hydrophobe, une émulsion de polymère
acrylique-styrène à 45% d'extrait sec JONCRYL 8051 commercialisé par SPECHEM (HOLLANDE).
[0052] Dans l'exemple 4, on couche la composition aqueuse à l'aide d'une coucheuse pilote,
le papier couché est alors séché dans le poste de sècherie de la coucheuse.
[0053] Dans l'exemple 5, on utilise deux sortes de PVA, le KL 318 et le MOWIOL 4/98 commercialisé
par HOECHST dans le rapport

EXEMPLES 6 ET 7 COMPARATIFS
[0054] On réalise l'invention selon l'exemple 1, mais la silice utilisée est dépourvue de
pores internes. Cette silice est commercialisée par DEGUSSA (FRANCE) sous la marque
AEROSIL 200.
[0055] Sur les produits finis, on observe que la couche masque mal le support et qu'elle
ne devient pas transparente.
[0056] Ces exemples montrent l'importance d'utiliser des particules possédant des pores
internes.
EXEMPLE 8 COMPARATIF
[0057] On réalise l'invention selon l'exemple 1 mais la taille moyenne des particules de
silice est de 100 micromètres. Cette silice est commercialisée par RHONE POULENC sous
la marque TIXOSIL 48A.
[0058] Les particules sont mal liées dans la couche qui est alors abrasive. La couche masque
mal le support.
[0059] Donc pratiquement, il n'est pas intéressant d'utiliser des particules dont la granulométrie
moyenne est supérieure à 100 micromètres.

EXEMPLE 9 A 14 : APPLICATION AUX PAPIERS FIDUCIAIRES
[0060] EXEMPLE 9 : On couche un papier filigrané et comportant des fibres fluorescentes
selon le procédé et avec la composition décrits dans l'exemple 1. La couche opaque
ne nuit pas à la visibilité du filigrane du support en transparence. Les fibres fluorescentes
restent parfaitement visibles sous rayons ultra-violets.
[0061] La couche devient transparente lorsqu'on la mouille avec de l'eau, ce qui est un
moyen également d'authentifier le document.
[0062] EXEMPLE 10 : Selon le procédé et avec une composition décrite dans l'exemple 1, on
couche un support papier contenant des additifs réactifs aux tentatives de falsification
par les acides, bases fortes et faibles, l'hypochlorite de sodium, le CORECTOR
R, le SLOAN'S
R.
[0063] Les réactions aux agents d'effaçage et aux solvants sont toujours visibles. Les réactifs
"migrent" en surface. La couche devient transparente aussi lorsqu'on la mouille avec
de l'eau, ce qui est un moyen supplémentaire pour authentifier le document.
[0064] EXEMPLE 11 : A la composition aqueuse décrite dans l'exemple 1, on ajoute un réactif
empêchant la falsification (colorant pour chèque vendu par BAYER) à un taux de 0,01%
en sec par rapport au bain. On couche cette composition sur un papier, et on le sèche
comme dans l'exemple 1.
[0065] On teste le papier obtenu avec des acides et des bases. On obtient les mêmes réactivités
que sur un papier fiduciaire classique.
[0066] On mouille la surface du papier obtenu avec de l'eau, la couche devient transparente
.
[0067] EXEMPLE 12 : On reprend l'exemple 10 mais le réactif est incorporé à un taux de 0,1%.
On obtient le même effet qu'à l'exemple 10.
[0068] EXEMPLE 13 : On ajoute 0,2% de sulfate de manganèse à la composition aqueuse de l'exemple
1. On couche et sèche un papier comme dans l'exemple 1. On teste le papier obtenu
avec des agents chimiques d'effaçage. On obtient les mêmes résultats qu'avec un papier
fiduciaire classique.
[0069] EXEMPLE 14 : A la composition aqueuse décrite dans l'exemple 1, on ajoute 0,2% de
sel de cobalt. On mouille le papier obtenu avec de l'eau, la couche devient transparente
et rosit légèrement. On chauffe localement le document, il devient bleu.
[0070] Cette composition est un moyen d'authentifier le document à la fois à l'eau et à
la chaleur (authentification à la chaleur décrite dans la demande française FR-A -2
620 146 au nom de la demanderesse)
1. Support en feuille comportant une couche apte à devenir, de façon réversible, transparente
par l'eau, résistante à un marquage par application localisée de pression et/ou de
chaleur, caractérisé par le fait qu'il comporte :
- au moins une feuille flexible colorée cellulosique, synthétique ou mixte,
- au moins une couche déposée sous forme aqueuse sur la feuille flexible puis séchée,
ladite couche étant microporeuse, opaque, et contenant au moins des particules minérales
non thermodurcies pourvues de pores internes, ayant une granulométrie moyenne comprise
entre 0,1 et 100 micromètres et ayant un indice de réfraction compris entre 1,2 et
2,2, et au moins un liant hydrophobe et au moins un liant hydrophile.
2. Support selon la revendication 1, caractérisé par le fait que les particules minérales
non thermodurcies pourvues de pores internes sont des particules de silice.
3. Support selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé par le fait que le liant
hydrophile est choisi parmi l'alcool polyvinylique, l'amidon, un dérivé de la cellulose.
4. Support selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé par le fait que le liant
hydrophobe est choisi parmi les agents de collage.
5. Support selon les revendications 1 à 4, caractérisé par le fait que l'agent hydrophobe
est une émulsion aqueuse de polymère acrylique/styrène.
6. Support selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisé par le fait que la couche
contient des additifs qui sont des agents empêchant la falsification.
7. Composition apte à former une couche microporeuse et opaque pouvant devenir transparente
par un liquide et résistante à un marquage par application localisée de pression et
de chaleur, caractérisé par le fait qu'elle contient de l'eau, au moins des particules
minérales non thermodurcies pourvues de pores internes ayant une granulométrie moyenne
comprise entre 0,1 et 100 micromètres et ayant un indice de réfraction compris entre
1,2 et 2,2, et au moins un liant hydrophile et au moins un liant hydrophobe.
8. Application du support selon l'une des revendications 1 à 6, comme document de sécurité.
1. Blattförmiges Trägermaterial, das eine Schicht aufweist, die auf reversible Weise
durch Wasser transparent, werden kann und beständig ist gegen eine Kennzeichnung (Beschriftung)
durch lokale Anwendung von Druck und/oder Wärme, dadurch gekennzeichnet, daß es umfaßt:
- mindestens ein flexibles, gefärbtes Blatt (Folie) aus Cellulose, Kunststoff oder
einer Mischung davon,
- mindestens eine Schicht, die in wäßriger Form auf dem flexiblen Blatt (Folie) abgeschieden
und dann getrocknet worden ist, wobei diese Schicht mikroporös und opak ist und mindestens
nicht-wärmegehärtete Mineralteilchen, die innere Poren, eine mittlere Korngröße zwischen
0,1 und 100 µm und einen Brechungsindex zwischen 1,2 und 2,2 aufweisen, und mindestens
ein hydrophobes Bindemittel und mindestens ein hydrophiles Bindemittel enthält.
2. Trägermaterial nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß die nicht-wärmegehärteten,
innere Poren aufweisenden Mineralteilchen Teilchen aus Siliciumdioxid sind.
3. Trägermaterial nach einem der Ansprüche 1 und 2, dadurch gekennzeichnet, daß das hydrophile
Bindemittel ausgewählt wird aus einem Polyvinylalkohol, Stärke und einem Cellulosederivat.
4. Trägermaterial nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß das hydrophobe
Bindemittel aus Klebemitteln ausgewahlt wird.
5. Trägermaterial nach den Ansprüchen 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, daß das hydrophobe
Agens eine wäßrige Emulsion eines Acryl/Styrol-Polymers ist.
6. Trägermaterial nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, daß die Schicht
Zusätze enthält, bei denen es sich um Agentien handelt, welche die Verfälschung verhindern.
7. Zusammensetzung für die Bildung einer mikroporösen und opaken Schicht, die durch eine
Flüssigkeit transparent werden kann und beständig ist gegen eine Markierung (Beschriftung)
durch lokale Anwendung von Druck und Wärme, dadurch gekennzeichnet, daß sie Wasser,
mindestens nichtwärmegehärtete, innere Poren aufweisende Mineralteilchen mit einer
mittleren Korngröße zwischen 0,1 und 100 µm und einem Brechungsindex zwischen 1,2
und 2,2 und mindestens ein hydrophiles Bindemittel sowie mindestens ein hydrophobes
Bindemittel enthält.
8. Verwendung des Trägermaterials nach einem der Ansprüche 1 bis 6 als Sicherheitsdokument.
1. Base sheet comprising a layer capable of becoming, in reversible manner, transparent
by contact with water, resistant to a marking by localized application of pressure
and/or heat, characterized by the fact that it comprises:
- at least one colored flexible sheet in synthetic or cellulosic material or a mixture
thereof,
- at least one layer applied in aqueous form on the flexible sheet and then dried,
said sheet being microporous, opaque, and containing at least non-thermoset mineral
particles provided with internal pores, of mean granulometry ranging between 0.1 and
100 µm, and having a refraction index ranging between 1.2 and 2.2, and at least one
hydrophobic binder and at least one hydrophilic binder.
2. Base sheet according to claim 1, characterized by the fact that the mineral non-thermoset
particles provided with internal pores are particles of silica.
3. Base sheet according to one of claims 1 and 2, characterized by the fact that the
hydrophilic binder is selected among polyvinyl alcohol, starch, a cellulose derivative.
4. Base sheet according to one of claims 1 to 3, characterized by the fact that the hydrophobic
binder is selected among the sizing agents.
5. Base sheet according to claims 1 to 4, characterized by the fact that the hydrophobic
agent is an aqueous emulsion of acrylic/styrene polymer.
6. Base sheet according to one of claims 1 to 5, characterized by the fact that the layer
contains additives which are agents preventing falsification.
7. Composition capable of forming a microporous and opaque layer which can become transparent
by contact with a liquid and resistant to a marking by localized application of pressure
and heat, characterized by the fact that it contains water, at least non-thermoset
mineral particles provided with internal pores, of mean granulometry ranging between
0.1 and 100 µm and having a refraction index ranging between 1.2 and 2.2, and at least
one hydrophilic binder and at least one hydrophobic binder.
8. Application of the base sheet according to one of claims 1 to 6, as security document
.