[0001] La présente invention concerne un plafond suspendu utilisable pour équiper des locaux
de toute géométrie et notamment en combinaison avec des cloisons amovibles destinées
à configurer à la demande des espaces de travail ou d'habitation.
Ce plafond suspendu est essentiellement basé sur des poutrelles-supports longitudinales,
parallèles et équidistantes, ponctuellement fixées à l'immeuble que l'on souhaite
équiper, reliés par des traverses assurant l'écartement et la rigidité globale, et
supportant des panneaux constituant la surface principale du plafond, lesdits panneaux
étant déplaçables en translation et basculables par pivotement autour d'un axe perpendiculaire
aux poutrelles-supports. De la sorte, il est possible d'accéder au volume ou plénum
délimité entre le plafond et le faux plafond de toute pièce ainsi équipée.
Il s'avère qu'actuellement, notamment pour des raisons de commodité d'intervention,
il est de plus en plus courant d'équiper les locaux neufs ou en cours de rénovation
de faux plafonds dans lesquels sont placées toutes les gaines techniques, en particulier
des réseaux électriques de distribution d'énergie et de transport des signaux téléphoniques,
informatiques etc.. Pour certains locaux, tous les conduits de circulation et dispositifs
de traitement de l'air sont également placés entre les étages au niveau des plafonds.
D'où la nécessité d'un accès facile et rapide aux plénums impliquant un démontage
et un remontage facile et rapide des faux plafonds, sans porter atteinte à leurs caractéristiques
essentielles d'isolation phonique et/ou thermique, selon le cahier des charges d'équipement
prévu au départ, parce qu'ils n'entraînent aucune détérioration.
[0002] On s'est déjà penché sur ce problème à de multiples reprises, et la déposante a notamment
déjà déposé un brevet, en date du 23 Novembre 1988 et portant le numéro de publication
2 639 387, sur une disposition de plafond suspendu appliquée à des couloirs.
[0003] Dans son principe, cette disposition se caractérise essentiellement en ce qu'elle
comprend des profils filants longitudinaux alignés entre eux par des manchons intérieurs
et maintenus de chaque côté du couloir par des traverses de liaison coopérant à leurs
extrémités avec lesdits profils par le biais de boîtier interfaces montés à intervalles
réguliers sur les profils les profils sont accrochés à l'immeuble par l'intermédiaire
de suspentes, placées à intervalles réguliers ; enfin, le faux plafond proprement
dit est constitué de panneaux montés sur les boîtiers interfaces des profils de façon
basculante invariablement vers chaque côté du couloir, et démontables.
[0004] Selon une autre configuration connue dans l'état de la technique, les panneaux formant
le faux plafond sont basculables suivant un axe perpendiculaire aux profils filant
longitudinaux constituant l'ossature. Puis, lorsqu'un panneau est basculé, on peut
en principe le déplacer longitudinalement en faisant glisser sa charnière le long
des poutrelles-supports.
[0005] En réalité, la charnière n'est qu'une simple tige métallique dont l'extrémité recourbée
est engagée dans un profilé faisant office de glissière. Compte tenu du poids du panneau
à déplacer, les frottements apparaissant dans la zone de contact entre ladite charnière
et la surface horizontale de la glissière sur laquelle elle repose sont relativement
élevés, surtout dans la perspective du glissement qui doit avoir lieu. Le déplacement
des panneaux s'avère par conséquent malaisé.
[0006] Enfin, un brevet néerlandais référencé sous le numéro NL-A-7312774 divulgue un plafond
comportant au moins une rangée de panneaux au contact les uns des autres par deux
de leurs faces verticales opposées et qui sont supportés par des organes support longitudinaux
par le biais de leurs deux autres faces verticales opposées. Chaque panneau est articulé
à proximité d'au moins une extrémité de contact sur des organes d'appui qui peuvent
être déplacés le long des organes support et peuvent en être décrochés, à proximité
de la seconde extrémité de contact, à l'opposé, de sorte que le panneau pivote autour
de l'axe formé par les deux organes d'appui de la première extrémité.
[0007] Une telle structure est préférentiellement décrite pour des panneaux à lamelle.
[0008] Ces deux systèmes de l'art antérieur sont surtout conçus pour équiper des couloirs
dans lesquels on doit pouvoir accéder au plénum suivant un axe unique.
[0009] Pour ce qui concerne le premier, si l'on veut dégager une longueur suffisante de
faux plafond, par exemple pour la pose d'un conduit électrique, il faut faire basculer
les panneaux sur la longueur correspondante. Or ces panneaux sont grands et lourds,
ce qui ne facilite pas les manipulations.
[0010] Le second, comme on l'a évoqué, dispose d'une conception ne facilitant pas les déplacements
des panneaux. Or, pour dégager une longueur de couloir, la méthode consiste en principe
à faire basculer tous les panneaux équipant ledit couloir et à les pousser à l'une
des extrémités.
[0011] Le troisième permet de pousser relativement facilement les panneaux basculés vers
une extrémité de la pièce de travail, mais l'accumulation des panneaux à l'état vertical
provoque un encombrement du volume inférieur. Au surplus, ce type de dispositif nécessite,
pour que le basculement puisse avoir lieu, que l'on ait accès aux organes d'appui,
ce qui n'est possible que pour des plafonds à lattes. Une telle conception est difficilement
réalisable avec des panneaux pleins, parce que pratiquement impossible à manipuler
; même avec des plafonds à lattes, plusieurs monteurs / démonteurs sont nécessaires
pour opérer le pivotement.
[0012] Dans les trois cas, il apparaît que les systèmes proposés ne sont pas satisfaisant
au niveau de la facilité d'emploi, qui reste cependant le critère principal eu égard
au rôle que l'on veut voir jouer aux faux plafonds dans l'équipement des bâtiments.
En effet, la généralisation de l'implantation des gaines techniques électriques et
des conduits et dispositifs de traitement d'air dans les plafonds impose évidemment
la recherche d'une solution offrant aux utilisateurs une commodité d'intervention
maximale.
[0013] La conception de ces plafonds doit toutefois aller encore plus loin, et combiner
facilité d'emploi avec simplicité de montage et de démontage. Les critères économiques
prenant en compte le nombre de pièces nécessaires à l'élaboration du dispositif complet,
autant que la main d'oeuvre exigée ou la simplicité de fabrication des composants,
sont également importants.
[0014] Les systèmes de l'art antérieur sont moins avantageux de ces points de vue.
[0015] Ainsi, le second dispositif est particulièrement complexe, notamment le rail le long
duquel les panneaux en position basculée sont en principe destinés à glisser. Ce rail
est composé de plusieurs profilés soudés - d'où un prix de revient nettement supérieur
à celui d'une configuration n'utilisant qu'un seul profilé - incluant une glissière,
et il faut le boulonner à intervalles réguliers à un élément placé au dessus de lui.
Cette opération ne peut se faire qu'avec au moins deux intervenants.
[0016] Le dispositif divulgué dans le brevet néerlandais, compte tenu de la difficulté de
manipuler les deux organes d'appui simultanément à un premier pivotement vers le haut,
avant le basculement vers le bas, n'est pas adapté à des interventions de maintenance
rapides et sûres.
[0017] Le plafond selon l'invention remédie à ces défauts et inconvénients.
[0018] Egalement constitué de panneaux disposés entre les poutrelles-supports longitudinaux
parallèles et équidistants, sa souplesse et sa facilité d'utilisation permettent un
usage dans tout type de pièce, une installation aisée même par un seul monteur et
un montage-démontage modulable autorisant des interventions rapides en cas de problèmes
dans le plénum.
[0019] Lesdites poutrelles-supports comportent deux glissières latérales de même axe que
les poutrelles, dans lesquelles les liaisons avec les panneaux sont assurées par l'intermédiaire
d'organes destinés à faciliter le coulissement des panneaux à plat ou basculés.
[0020] La solution se caractérise en ce que les organes de coulissement sont des galets
roulants libres en translation dans les glissières et dont l'alésage central axial
peut recevoir la partie externe de pênes dont sont munis des verrous placés aux quatre
coins des panneaux, côté poutrelle-support.
[0021] Au repos, ces pênes sont maintenus en position externe, c'est-à-dire avec une portion
dépassant du flanc des panneaux, par un moyen de rappel situé dans le verrou.
[0022] L'utilisation de tels galets permet de rendre les déplacements des panneaux extrêmement
faciles, quelle que soit leur position, sans que leur poids ne constitue de problème.
Au cours d'une intervention, on peut jouer sur la position relative des panneaux pour
faciliter l'accès à une zone précise en cas de besoin.
[0023] En second lieu, d'après une solution préférentielle les panneaux peuvent être translatés
verticalement. Les glissières sont en effet surmontées de pièces planes parallèles
à la glissière et placées au niveau des verrous des panneaux lorsque le plafond est
formé. Ces pièces sont munies d'au moins une lumière longitudinale également parallèles
à la glissière. La distance entre deux axes consécutifs, des lumières et/ou de la
glissière, est au moins égale à la hauteur des panneaux.
[0024] Ces lumières sont dimensionnées de telle sorte que les pênes des verrous peuvent
s'y enficher.
[0025] L'intérêt d'une telle configuration est d'offrir un degré de liberté supplémentaire
dans les déplacements des panneaux, afin d'augmenter la souplesse d'utilisation.
[0026] On peut aller jusqu'à empiler des panneaux verticalement, afin de libérer, si le
besoin s'en fait sentir, l'espace de la travée dans laquelle on effectue l'intervention.
Dans certains cas, en effet, les panneaux basculés verticalement peuvent gêner la
circulation dans les bureaux, surtout l'entrée et la sortie.
[0027] Lorsqu'on a seulement besoin de dégager une unique "fenêtre" dans le faux plafond,
il suffit de monter d'un cran un panneau et de faire coulisser son voisin à plat pour
le positionner immédiatement en dessous.
[0028] Dans tous les cas, le processus de dégagement du panneau est le même, pour un basculement
comme pour un rehaussement : on peut rentrer la portion externe du pêne grâce à un
doigt de manoeuvre extérieur accessible du dessous du plafond.
[0029] L'avantage procuré par la possibilité de monter les panneaux d'un ou plusieurs crans
n'est cependant effectif que parce que les galet permettent la translation aisée des
panneaux à plat dans leurs glissières. Les possibilités offertes par les combinaisons
multiples de translations verticales et horizontales, à plat ou basculé, des panneaux,
sont garantes de la souplesse du système de l'invention.
[0030] Sa conception est au surplus extrêmement simple et autorise une installation rapide
par un seul homme.
[0031] Outre les classiques points d'attache ponctuels arrimant l'ensemble au plafond de
l'immeuble, par exemple des tiges filetées, le plafond de l'invention se compose exclusivement
des panneaux, d'un modèle unique de profilés, de suspentes, de brides, des galets
et des pièces planes à fenêtres. Sans oublier évidemment les écrous et boulons de
fixation des pièces entres elles.
[0032] Le montage est extrêmement simple : on accroche successivement aux suspentes en places
deux façades latérales profilées, obtenues à l'aide de deux exemplaires de l'unique
modèle de profilé, accrochés symétriquement sur des protubérances faisant office de
crochets situés de part et d'autre de l'axe central vertical de ladite suspente ,
et que l'on fixe par en dessous au moyen de brides solidarisées ensuite aux suspentes,
par exemple par boulonnage.
[0033] Les profils des brides épousent la ligne du profilé dont la glissière est localisée
au niveau de la jonction avec les suspentes.
[0034] Une fois les suspentes montées, par exemple sur les tiges filées issues du plafond
de l'immeuble, le monteur peut accrocher un premier profilé, puis le second de l'autre
côté, solidariser l'ensemble à l'aide des brides, et la poutrelle-support est ainsi
constituée.
[0035] Lorsque les poutrelles-supports constituant l'ossature sont montées, avec leurs galets,
le monteur place un à un les panneaux du plafond en agissant sur les doigts de manoeuvre
extérieurs de manière à insérer les portions externes des pênes des verrous dans les
galets.
[0036] Enfin, on place la semelle plane ou couvre-joint qui, outre son rôle de fermeture
pour des raisons d'isolation, est là pour recevoir la fixation éventuelle d'une cloison
verticale amovible.
[0037] Le plafond est rapidement monté, le nombre réduit et la standardisation des pièces
éliminant pratiquement les risques d'erreur.
[0038] La semelle plane ou couvre-joint vient s'encliquer dans des reliefs prévus à cet
effet aux extrémités inférieures des profilés latéraux. Cette pièce confère à l'ensemble
du plafond une planéité qui améliore l'esthétique, et elle peut également se révéler
importante techniquement, par exemple en présentant une gorge interface destinée à
recevoir la lisse haute d'une cloison verticale amovible.
[0039] L'amovibilité de ce couvre-joint en même temps que le déplacement de la cloison offre
une interchangeabilité de pièce permettant de laisser une surface sans dommage là
où se trouvait préalablement une cloison.
[0040] Ou encore, en recevant un rail d'alimentation électrique pour une distribution supplémentaire
d'éclairage ou de courant. Dans le cas de l'éclairagisme, ces semelles peuvent recevoir
des lampes, à intervalles réguliers, sans gêner les déplacements des panneaux, même
en phase de basculement.
[0041] Les poutrelles-supports sont par ailleurs concevables en une seule pièce dotée des
deux glissières latérales, mais elles ne présentent alors pas la facilité de montage
exposée auparavant.
[0042] L'invention va maintenant être décrite plus en détail, en référence aux figures annexées,
pour lesquelles :
- la figure 1 représente une vue générale du plafond de l'invention, avec un panneau
rehaussé surmontant un autre panneau coulissant à plat,
- la ligne 1bis est un grossissement de la glissière et des deux panneaux de la figure
1,
- la figure 2 montre une vue similaire avec un panneau en phase de basculement,
- la figure 3 montre plus précisément le coulissement à plat après rehaussement du panneau
voisin,
- la figure 4 fait apparaître le montage précis d'une poutrelle-support,
- la figure 5 représente une coupe transversale d'une poutrelle-support au niveau d'une
suspente et d'une bride,
- la figure 6 montre une coupe transversale plus globale d'un ensemble comprenant deux
poutrelles-supports et un panneau,
- la figure 7 montre en détail la liaison entre un panneau et le profilé latéral, et
- la figure 8 fait de même pour ce qui concerne la liaison en position rehaussée.
[0043] En référence à la figure 1, le plafond suspendu de l'invention comporte classiquement
des poutrelles-supports 1 longitudinales, parallèles et équidistantes, encadrant des
panneaux 2.
[0044] Ce plafond est bien entendu adaptable à tout type de géométrie, il est acoustique
(en isolation ou en absorption), simple ou double peau, afin de s'adapter à tous les
cahiers des charges possibles.
[0045] Le système est étudié pour intégrer les éléments traditionnels que l'on rencontre
dans le plafond d'un bâtiment, à savoir luminaires, bouches de ventilation, systèmes
de climatisation tubulaires, détection incendie, etc... Il peut également y avoir
une version coupe-feu.
[0046] Dans la configuration représentée en figure 1, le panneau 2a est en mouvement de
translation horizontale par dessous le panneau 2b préalablement rehaussé, en laissant
à découvert une surface faisant apparaître le plénum 3, c'est-à-dire le volume délimité
entre le plafond du bâtiment et le faux plafond.
[0047] Le rehaussement du panneau 2b découvre une partie de l'une des deux glissières 6b
dans laquelle coulisse le panneau 2a, comme cela apparaît plus précisément en figure
1bis.
[0048] Le coulissement s'effectue par le biais de galets 5 dans lesquels viennent s'enficher
les parties extérieures de pênes 12 de verrous 11 situés aux quatre coins des panneaux
2. Le fonctionnement précis de cette liaison sera explicité plus en détail par la
suite.
[0049] Brièvement, on peut toutefois dire que le panneau 2 étant supporté par ces quatre
galets 5, deux dans chacune des glissières latérales 6b, il y a déplacement dès qu'on
exerce une force axiale sur ledit panneau 2.
[0050] Les galets 5 sont à demeure dans les glissières 6b, il suffit de les mettre en regard
des pênes pour établir la liaison.
[0051] En figure 2, le panneau 2a est représenté basculé selon un axe perpendiculaire aux
poutrelles-supports 1. Contrairement au cas précédent, on voit apparaître ici un galet
5, puisqu'à l'inverse du mouvement à plat, on est obligé de déverrouiller les pênes
12 des deux verrous 11 opposés, les deux restants faisant office de charnière. Il
est bien entendu tout à fait loisible de déposer le panneau en faisant de même avec
les deux verrous charnières.
[0052] La combinaison et/ou l'extension des phases montrées en figures 1 et 2 est souvent
souhaitable et elle est bien entendu possible.
[0053] La figure 3 est une vue plus précise de la phase de translation à plat du panneau
2a. Le panneau 2b est monté d'un cran, laissant dans les glissières 6b correspondantes
ses galets de liaison 5. Les pênes 12 des verrous 11 du panneau 2a sont à l'inverse
enfichés dans leurs galets 5 respectifs, afin de permettre le déplacement.
[0054] On distingue sur cette vue des doigts de manoeuvre extérieurs 13 permettant de ramener
dans le volume du panneau 2 la portion externe du pêne 12, afin de le déverrouiller,
comme on le verra par la suite.
[0055] La figure 4 montre à quel point le montage des poutrelles-supports est simple, notamment
grâce au petit nombre d'éléments de base :
- 2 profilés 6 identiques placés symétriquement par rapport au plan vertical passant
par l'axe central du poutrelle-support,
- des suspentes 7 comportant deux crochets 7a, 7b latéraux destinés à supporter lesdits
profilés 6,
- des brides 8 permettant de solidariser et de rigidifier l'ensemble à l'aide des vis
10, et
- une semelle 9 s'encliquant dans les nervures 6c à la partie inférieure des profilés
6 pour fermer le support 1, de façon notamment à préserver ses caractéristiques dans
le domaine de l'isolation et à permettre la fixation d'accessoires tels que des luminaires,
comme cela apparaît par exemple à la figure 3.
[0056] Le monteur commence par accrocher un profilé 6 aux crochets 7b. Ensuite, il répète
l'opération pour le second profilé, à l'opposé. Puis vient la fixation des brides
à l'aide de boulons 10, solidarisant les trois types de pièce en un support rigide
1. Enfin, il place la semelle 9 plane assurant la planéité du plafond suspendu.
[0057] La figure 5 permet de se rendre compte de la complémentarité des profilés 6, des
suspentes 7 et des brides 8.
[0058] Les profilés 6 comportent en partie supérieure un rebord 6a rentrant qui s'adapte
aux crochets 7a, 7b, lesquels sont prévus courbes pour faciliter l'opération d'accrochage.
[0059] Une glissière 6b en queue d'aronde s'ajuste au niveau de la jonction entre la suspente
7 et la bride 8, alors que ladite bride comporte deux pointes latérales 8a, 8b qui
facilitent leur positionnement au montage en s'insérant dans le creux du goulot de
la queue d'aronde, et augmentent la rigidité transversale.
[0060] Les deux surfaces horizontales, inférieure pour la suspente 7 et supérieure pour
la bride 8, viennent au contact l'une de l'autre et sont fixées par les vis 10. Une
autre surface horizontale, supérieure cette fois, de la suspente 7, sert au vissage
de la tige filetée 14 fixée au bâtiment (représentée en figure 4), au moyen de son
trou taraudé 14'.
[0061] La semelle 9 comporte des profils latéraux avec un léger décrochement rentrant 9a,
9b, destinés à s'encliquer dans des reliefs correspondants 6c de l'extrémité inférieure
des profilés 6.
[0062] Les galets 5 ont une forme s'adaptant à la queue d'aronde de la glissière 6b, assurant
un parallélisme correct des panneaux 2 par rapport à l'ossature et prévenant un déboîtement
intempestif du pêne du verrou du panneau 2.
[0063] Les poutrelles-supports 1 sont par exemple réalisées en tôle pliée ou profilée, alors
que les galets 5 peuvent être en acier, en aluminium, ou encore en matière plastique
ou matériau composite, et être extrudés ou pliés selon la matière choisie. L'unique
contrainte à assurer concerne le glissement et les propriétés y relatives dudit matériau
sont à prendre en compte.
[0064] La figure 6 permet de mieux comprendre l'accrochage des panneaux 2 dans les galets
5 et la place occupée par le verrou 11 dans le mécanisme. On retrouve, en coupe transversale,
les poutrelles-supports 1 avec les galets 5 dans leurs glissières en queue d'aronde
6b. La forme précise du verrou 11, classique, n'a pas été représentée, seules les
parties fonctionnelles 12 et 13 étant montrées pour expliciter leur rôle dans la liaison.
[0065] Les verrous 11 comportent des pênes 12 actionnés par des mécanismes de rappel, par
exemple à ressorts 15, comme cela est représenté. On peut également manoeuvrer le
pêne à l'aide d'un doigt externe 13 débouchant sur la face perpendiculaire du panneau
2, et qui permet de le rentrer dans le volume du panneau 2, alors qu'il est en position
externe au repos.
[0066] Comme il a déjà été dit, on dégage deux axes de verrouilage, c'est-à-dire qu'on ramène
à l'intérieur deux pênes 12 opposés, pour basculer un panneau 2 Les onglets 13 dépassent
dans l'interstice existant entre deux panneaux contigus. Il suffit d'exercer sur eux
une pression vers le centre du panneau, à l'aide d'un outil quelconque, long et de
faible épaisseur pour accéder à l'onglet 13, pour déverrouiller un côté. Il en va
exactement de même pour rehausser un panneau d'un cran ou plus, ou pour en déposer
un.
[0067] L'isolation entre les panneaux, malgré l'interstice dû notamment à l'émergence des
onglets 13, est réalisée par des joints à lèvres 16 entourant chaque panneau. Le problème
se pose et se résoud de la même façon entre les panneaux 2 et les poutrelles-supports
1, puisque les systèmes galets/pênes créent également un interstice à combler.
[0068] La figure 7 représente ce joint à lèvre 16, ainsi qu'un grossissement du système
galet 5/pêne 12. La représentation est faite en position de repos, et l'onglet 13
de manoeuvre est donc tout-à-fait normalement positionné vers l'extérieur latéral
du panneau 2.
[0069] On distingue également en partie supérieure du profilé 6, la pièce plane 17 dans
laquelle est pratiquée la lumière longitudinale 18.
[0070] Il s'agit d'une simple pièce en tôle découpée et pliée, dont la fonction apparaît
en figure 8. Lorsque l'on retire le pêne 12 de son logement dans le galet 5, et que
l'on remonte le panneau 2, I'extrémité extérieure dudit pêne 12 bute contre la surface
verticale lisse du profilé 6, puis de ladite pièce plane 17, jusqu'au niveau de la
lumière 18.
[0071] A ce point, le mécanisme de rappel se déclenche et le ressort repousse le pêne 12
dans la lumière 18. La liaison avec le "niveau supérieur" est par conséquent réalisée
pour l'un des coins. II faut répéter l'opération avec les trois autres coins.
[0072] Pour assurer une finition correcte au niveau des rives, c'est-à-dire aux liaisons
avec les murs, il est prévu que la cornière fixée sur le mur rentrera dans la glissière
en queue d'aronde 6b et sera plaquée sur l'arête de celle-ci au moyen d'un joint souple.
[0073] Selon une possibilité, ces rives sont réalisées en tôles d'aluminium à structure
en nid d'abeille, la tenue à la flexion étant alors particulièrement bonne.
1. Abgehängte Zimmerdecke, aufgebaut aus langgestreckten, zueinander parallelen und äquidistant
angeordneten Profilträgern (1), die verschiebbare und jeweils um eine zu den genannten
Trägern (1) senkrechte Achse schwenkbare Schiebeelemente (2) abstützen, wobei die
Schiebeelemente (2) durch rechteckige Tafeln (2) gebildet sind, die an jeder Ecke
eine Verriegelung (11) aufweisen, deren Riegelelement (12) durch einen Rückstellmechanismus
(15) in einer aus derjenigen Fläche herausragenden Stellung gehalten ist, die zu dem
Träger (1) parallel verläuft, und wobei die genannten Profilträger (1) zwei seitliche
Gleitbahnen (6b) mit gleicher Achse wie das Profil (1) aufweisen, in welchen die Verbindung
mit den Tafeln (2) durch Organe gewährleistet ist, welche für ein leichtes Rutschen
der Tafeln (2) in deren Ebene oder in deren Schwenklage bestimmt sind,
dadurch gekennzeichnet,
daß die Rutschorgane in den Gleitbahnen (6b) frei verschiebbare, drehbare Rollen (5)
sind, deren zentrale Axialbohrung lösbar den äußeren Teil des Riegelelements (12)
der beweglichen Tafeln (2) aufnimmt.
2. Abgehängte Zimmerdecke nach Anspruch 1,
dadurch gekennzeichnet,
daß in Höhe der Verriegelungen über den Gleitbahnen (6b) Flachstücke (17) montiert
sind, die mindestens ein Langloch (18) mit einer zu der Achse der darunter befindlichen
Gleitbahn (6b) parallelen Achse aufweisen, in das sich beim Anheben des Schiebeelements
(2) das zugeordnete Riegelelement (12) der Verriegelung (11) einfügt, wobei der Abstand
zwischen aufeinander folgenden Achsen zumindest gleich der Höhe der Schiebeelemente
(2) ist.
3. Abgehängte Zimmerdecke nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet,
daß jeder Profilträger (1) punktweise an der Decke des Gebäudes fixierte Aufhängungen
(7) aufweist, in welche beidseitig symmetrisch über als Haken dienende Vorsprünge
(7a, 7b) identische Profile (6) eingehängt werden, bevor sie mittels Klammern (8),
die an dem unteren Ende der Aufhängungen (7) fixierbar sind, befestigt werden, wobei
die Klammern (8) ein seitliches Außenprofil haben, das sich insbesondere in Höhe der
Gleitbahnen (6b) in Verbindung mit dem unteren Teil der Aufhängungen (7) der Form
der Profile anpasst.
4. Abgehängte Zimmerdecke nach Anspruch 3,
dadurch gekennzeichnet,
daß jeder Profilträger (1) mit einer ebenen Sohle (9) überzogen ist, die in für diesen
Zweck an den unteren Enden der seitlichen Profile (6) vorgesehenen Formschlußelementen
(6c) einschnappbar ist und die Sichtseite der Zimmerdecke bildet.