[0001] L'invention a pour objet une installation de planage sous traction d'une bande métallique
et, plus précisément, des perfectionnements facilitant l'entretien d'une telle installation.
[0002] L'invention se rapporte spécialement aux machines à planer utilisées dans les différents
secteurs de la métallurgie en vue d'améliorer les caractéristiques mécaniques et la
planéité des bandes de métal produites dans une installation de laminage.
[0003] D'une façon générale, une machine de planage comprend un certain nombre de rouleaux
définissant un trajet ondulé et lesquels la bande défile et subit sous traction des
déformations permettant le planage. A cet effet, la machine comporte, à l'intérieur
d'un bâti, au moins deux unités de flexion décalées longitudinalement, respectivement
une unité supérieure et une unité inférieure, placées respectivement au-dessus et
en dessous de la bande
[0004] Chaque unité de flexion peut coulisser, verticalement, le long de moyens de guidage
ménagés sur le bâti et est associée à des moyens de commande séparée de ses déplacements
verticaux, transversalement au plan de défilement de la bande, entre une position
réglable de planage et une position de repos écartée de la bande. Généralement, une
telle machine comprend un certain nombre d'unités de flexion successives telles que
:
- un ou plusieurs ensembles de planage proprement dit, constitués chacun d'une unité
de flexion supérieure et d'une unité de flexion inférieure, réglables verticalement
par des systèmes mécaniques ou hydrauliques ;
- une unité de flexion portant un rouleau "correcteur de tuile" réglable verticalement
par un système mécanique ;
- une unité de flexion portant un rouleau "correcteur de cintre" ou de "décambrage"
réglable verticalement par un système mécanique.
[0005] Différentes configurations de machines peuvent être utilisées selon le domaine d'application.
[0006] Chaque unité de flexion comprend un châssis s'étendant entre deux extrémités placées
de part et d'autre de la bande et portant un cylindre de travail monté rotatif autour
d'un axe transversal à la direction de défilement. Généralement le cylindre de travail
est de faible diamètre, en particulier dans les unités de planage, et prend appui
sur deux rangées écartées de galets d'appui ou bien sur deux cylindres intermédiaires
qui sont eux-mêmes en appui sur trois rangées de galets, l'ensemble formant un "équipage
de planage". Mais si les proportions le permettent, par exemple pour la correction
de cintre, le cylindre peut n'être supporté et/ou maintenu qu'à ses extrémités.
[0007] En cours de fonctionnement, la production peut nécessiter le remplacement des cylindres
de travail et/ou des cylindres intermédiaires ou même de l'ensemble d'une unité de
flexion complète, pour nettoyage, entretien, ou mise en place de cylindres de diamètre
différent.
[0008] A cet effet, chaque unité de flexion peut s'engager de façon amovible sur ses moyens
de guidage et de commande de déplacements verticaux et peut être prise en charge par
un dispositif de démontage intégré à la machine et comportant un support monté coulissant
transversalement dans le bâti de la machine, actionné manuellement ou à l'aide d'un
actionneur tel qu'un vérin, et qui permet d'enlever l'unité de flexion nécessitant
un entretien pour l'écarter latéralement sur un côté de la machine, la bande métallique
pouvant rester dans la machine, soit à l'arrêt, soit en cours de défilement. Généralement,
dans une telle installation, les différents moyens de commande sont placés sur un
même côté de la bande, l'opérateur étant placé, avec son pupitre de commande, sur
l'autre côté et c'est du côté opérateur que peuvent être écartées les unités de flexion
en position de démontage.
[0009] On peut être amené à effectuer le démontage d'une seule unité de flexion ou de plusieurs
unités en même temps.
[0010] Par exemple, le Document US-A-4.745.788, sur lequel le préambule de la revendication
1 se fonde, décrit un dispositif de démontage de ce genre applicable à une machine
de planage comportant plusieurs unités de flexion, respectivement supérieures ou inférieures.
[0011] Chaque unité de flexion inférieure est montée coulissante verticalement dans un châssis
inférieur qui est lui-même monté coulissant, verticalement à l'intérieur du bâti de
la machine et est soutenu par des vérins permettant de le faire reposer sur des galets
roulant sur des rails perpendiculaires à la direction de défilement. De la sorte,
l'ensemble du châssis inférieur peut être écarté latéralement à l'extérieur du bâti
de la machine.
[0012] D'autre part, le châssis inférieur est muni, du côté du démontage, d'organes de support
individuels de l'extrémité correspondante de chaque unité de flexion supérieure, l'extrémité
opposée reposant, par l'intermédiaire de galets, sur des rails qui s'étendent transversalement
à la direction de défilement, sur toute la largeur du bâti.
[0013] De la sorte, le châssis inférieur déplaçable, qui porte les unités de flexion inférieures,
peut également servir au démontage des unités de flexion supérieures qui roulent sur
les rails correspondants du bâti. En outre, chaque support individuel est muni d'un
moyen de fixation amovible de l'unité de flexion correspondante pour en permettre
le démontage sélectif.
[0014] Lorsque l'on veut remplacer une unité de flexion complète ou bien plusieurs unités,
on les retire du côté opérateur grâce au dispositif de démontage puis on effectue
leur remplace- ment à l'aide d'un moyen de manutention extérieur tel qu'un pont roulant.
La ou les nouvelles unités de flexion sont alors remises en place par le dispositif
de démontage à l'intérieur de la machine, en position de travail.
[0015] Lorsque l'on veut remplacer seulement un ou plusieurs cylindres, la ou les unités
de flexion correspondantes sont retirées du côté opérateur à l'aide du dispositif
de démontage et l'on remplace le ou les cylindres à la main ou à l'aide d'un moyen
de manutention, l'unité de flexion étant remise en place ensuite à l'intérieur de
la machine par le dispositif de démontage.
[0016] L'invention a pour objet des perfectionnents aux dispositions utilisées habituellement
permettant de faciliter l'entretien et, en particulier, le démontage du ou des cylindres
d'une unité de flexion supérieure.
[0017] Conformément à l'invention, le châssis d'au moins une unité de flexion supérieure
d'une installation selon le préambule de la revendication 1 est monté rotatif sur
deux tourillons alignés, tournant respectivement dans deux organes de support placés
respectivement aux deux extrémités du châssis et définissant un axe horizontal de
rotation autour duquel l'ensemble de l'unité de flexion supérieure peut tourner entre
une position de travail où le cylindre de travail est tourné vers le bas et une position
renversée d'entretien et de démontage où le cylindre de travail est tourné vers le
haut.
[0018] De préférence, le châssis de chaque unité de flexion supérieure prend appui, au moins
à son extrémité opposée au côté de démontage, sur au moins un rail de roulement monté
dans le bâti et s'étendant transversalement au moins sur toute la largeur de celui-ci,
par l'intermédiaire d'au moins un galet de roulement relié à l'organe de support de
l'extrémité correspondante du châssis, par une pièce de liaison mobile entre une position
relevée et une position abaissée à un niveau réglable, pour lesquelles l'unité de
flexion supérieure se trouve, respectivement, en position de repos et en position
de travail.
[0019] Les moyens de commande du déplacement transversal des unités de flexion comprennent
avantageusement un chariot de transfert mobile transversalement entre une position
de prise en charge d'au moins une unité de flexion et la position de démontage. De
façon particulièrement avantageuse, le chariot de transfert comprend au moins une
pièce d'appui du châssis d'au moins une unité de flexion, comprenant un moyen de fixation
amovible de l'organe de support de l'extrémité du châssis tourné vers le côté de démontage,
et le bâti de la machine est muni de rails et de roulements s'étendant transversalement
sur toute sa largeur et sur lesquels prend appui l'organe de support de l'extrémité
opposée du châssis de l'unité de flexion, par l'intermédiaire de galets de roulement.
[0020] Dans un mode de réalisation préférentiel, l'organe de support du châssis de chaque
unité de flexion supérieure placé du côté du démontage comprend un tourillon centré
sur l'axe de rotation horizontal et tournant dans un palier monté dans une pièce annulaire
formant corps de palier et le moyen de fixation amovible dudit organe de support comprend
un vérin monté sur la pièce d'appui correspondante du chariot de transfert et dont
la tige est munie d'un téton susceptible de s'engager dans un logement correspondant
du corps de palier, ce dernier pouvant reposer sur une plaque d'appui associée audit
téton.
[0021] Par ailleurs, l'organe de support du châssis de l'unité de flexion, placé du côté
opposé au côté de démontage, comprend un tourillon centré sur l'axe de rotation horizontal
de l'ensemble et tournant dans un palier monté dans un flasque de support prenant
appui sur deux rails de roulement correspondants par lintermédiaire de deux galets.
Pour permettre les déplacements de l'unité de flexion supérieure entre sa position
de repos et la position de travail, les deux galets d'appui du flasque de support
sont montés chacun à une extrémité libre d'un bras dont l'extrémité opposée est montée
pivotante autour d'un axe horizontal sur le flasque de support dont la longueur est
supérieure à la différence de hauteur entre la position de repos et la position extrême
de travail de l'unité de flexion, les deux bras étant associés à un moyen élastique
de rappel dans la position de repos.
[0022] Mais l'invention sera mieux comprise par la description suivante d'un mode de réalisation
préférentiel, donné à titre d'exemple et représenté sur les dessins annexés.
[0023] La Figure 1 montre l'ensemble de la machine de planage, vu du côté opérateur.
[0024] La Figure 2 est une vue en coupe transversale selon la ligne II-II de la figure 1.
[0025] La Figure 3 est une vue de détail d'une unité de flexion.
[0026] La Figure 4 est une vue de bout selon la flêche IV de la Figure 3.
[0027] La Figure 5 est une vue de détail, en coupe transversale à l'axe de rotation, de
l'organe de support du côté de démontage.
[0028] La Figure 1 montre, en vue de côté, une machine de planage assez complète équipée
de quatre unités de flexion pour planage, deux unités supérieures A1, A2 et deux unités
inférieures B1, B2, une unité de flexion C pour la correction de tuile et une unité
de flexion D pour la correction de cintre. La bande métallique M, entraînée par des
moyens non représentés de commande de défilement et de mise sous traction passe entre
les différentes unités de flexion suivant un plan moyen de défilement P, défini par
des rouleaux déflecteurs E, placés aux deux extrémités de la machine. D'autres rouleaux
déflecteurs F peuvent être associés aux différentes unités de flexion entre lesquelles
la bande suit un trajet ondulé dont l'amplitude dépend des positions respectives des
différentes unités de flexion.
[0029] L'ensemble de la machine est placé à l'intérieur d'un bâti rigide 1 comportant notamment
deux côtés 10 et une base 11, et auquel est associé un chariot 2 de démontage des
différentes unités de flexion.
[0030] Pour fixer les idées, la description qui va suivre se réfère aux unités de flexion
pour planage telles que A₁, A₂, B₁, B₂ mais les dispositions décrites seraient directement
applicables aux autres unités de flexion C et D.
[0031] Sur la Figure 2, on a représenté à titre d'exemple, et en position de démontage,
deux unités de flexion, respectivement une unité supérieure 3 et une unité inférieure
3'. Comme on le voit plus en détail sur les Figures 3 4, chaque unité de flexion telle
que l'unité supérieure 3 comprend un châssis allongé constitué d'une poutre 30 s'étendant
entre deux pièces d'extrémité 31, 31' et portant un cylindre de travail 4 qui prend
appui sur deux cylindres intermédiaires 41. Le cylindre de travail 4 ainsi que les
cylindres intermédiaires 41 sont montés rotatifs autour d'axes parallèles 40 entre
des butées 32 portées par les pièces d'extrémité 31,31'. Par ailleurs, les deux cylindres
intermédiaires 41 prennent appui sur trois rangées de galets 42 montés rotatifs sur
la poutre 30 autour d'axes de rotation 43 parallèles aux axes 40 des cylindres.
[0032] Chaque unité de flexion 3, 3' est montée coulissant verticalement dans le bâti le
long de faces de guidage parallèles 39 coopérant avec des faces correspondantes 16
ménagées sur les montants 10 du bâti, et est associée à des moyens 12, 12' de commande
des déplacements verticaux permettant de faire passer chaque unité de flexion 3, 3'
d'une position de repos écartée de la bande M à une position de travail dont le niveau
est fixé par des butées.
[0033] De façon connue, les moyens 12 de déplacement de l'unité supérieure 3 sont généralement
des vérins hydrauliques à double effet auxquels le châssis 30 est accroché. En revanche,
les moyens 12' de déplacement de l'unité inférieure 3' peuvent être de simples vérins
mécaniques sur lesquels est posée l'unité 3' et qui permettent aussi de régler la
position de celle-ci, le retour en position de repos s'effectuant par gravité.
[0034] Selon la caractéristique essentielle de l'invention, le châssis 3 de l'unité de flexion
supérieure est monté rotatif sur deux organes de support 5 et 6, par l'intermédiaire
de deux tourillons 33, 34 placés respectivement à ses deux extrémités et centrés sur
un axe horizontal 35 parallèle à l'axe 40 du cylindre de travail 4.
[0035] L'organe de support 5 placé du côté du démontage, c'est-à-dire du côté opérateur,
comprend une pièce annulaire 51 constituant un corps de palier dans lequel est monté
rotatif le tourillon 33.
[0036] L'organe de support 6 placé du côté opposé, c'est-à-dire du côté de la commande,
comporte lui-même un flasque 61 portant un corps de palier 62 dans lequel est monté
rotatif le tourillon 34.
[0037] Par ailleurs, la poutre 3 est munie d'organes de suspension 36 qui peuvent s'engager
de façon amovible sur des vérins 12 fixés sur les côtés 10 du bâti et constituant
les moyens de commande du déplacement vertical de l'unité de flexion 3. Comme on le
voit notamment sur les Figures 2, 3 et 4, la tige de chaque vérin 12 peut être munie
d'une tête élargie 13 qui peut s'engager par coulissement dans une mortaise 37 ménagée
sur la pièce de suspension 36 correspondante du châssis 30.
[0038] Dans la position de travail représentée sur la Figure 1, le châssis 30 de l'unité
de flexion supérieure 3 est donc fixé par les pièces 36 aux tiges 13 des deux vérins
d'appui 12 qui permettent de placer l'unité de flexion 3, soit dans une position de
repos relevée pour laquelle le cylindre de travail 4 est écarté du plan de passage
P de la bande, soit dans une position abaissée, pour laquelle le cylindre de travail
4 se trouve à un niveau de travail réglé par des butées et permettant d'appliquer
une flexion déterminée à la bande M.
[0039] On voit que l'unité de flexion 3 peut être décrochée des vérins 12 par simple déplacement
horizontal parallèle aux axes 40 des cylindres.
[0040] A cet effet, on utilise le chariot de démontage 2 représenté sur les Figures 1 et
2.
[0041] Comme on le voit notamment sur la Figure 2, le chariot 2 comprend un châssis horizontal
21 prenant appui sur le plancher 15 par l'intermédiaire de galets de roulement 22
et pouvant se déplacer horizontalement et suivant une direction transversale à la
direction longitudinale de défilement sous l'action d'un vérin 23 dont le corps est
articulé sur le bâti 10 de la machine et dont la tige est articulée sur le châssis
21 du chariot 2. Ce dernier peut ainsi prendre deux positions, respectivement une
position de prise en charge pour laquelle le châssis 21 est enfilé dans la base 11
du bâti 10 de la machine et une position de démontage, représentée sur la Figure 2,
pour laquelle le châssis 21 est écarté latéralement du côté opérateur.
[0042] Le chariot de transfert 2 comprend d'autre part des pièces d'appui 24, 25 en forme
de chevalet, solidaires du châssis horizontal 21 et s'étendant verticalement sur différents
niveaux correspondant respectivement aux différentes unités de flexion. En particulier,
comme on le voit sur les Figures 2 et 3, le chevalet 24 de support de l'unité de flexion
supérieure 3 s'étend jusqu'à un niveau un peu inférieur à celui de l'axe de rotation
35 et est muni d'un organe de fixation amovible de l'organe de support 5, placé du
côté opérateur, et qui peut être constitué par un vérin 7. Comme on l'a représenté
en détail sur la figure 5, le vérin 7 comprend un corps 71 monté sur le chevalet 24
éventuellement par l'intermédiaire de cales d'épaisseurs réglables et une tige 72
qui est munie d'une plaque d'appui 73 et d'un téton 74.
[0043] Lorsque le chariot de transfert 2 est placé en position de prise en charge, le chevalet
24 se trouve aligné avec l'organe de support 5 et, en actionnant le vérin 7, la plaque
73 vient s'appuyer sur le corps de palier 51 qui est muni d'un logement 52 dans lequel
s'engage le téton 74.
[0044] L'organe de support 6 placé à l'extrémité opposée du châssis 30 de l'unité de flexion
3 prend appui lui-même, par l'intermédiaire de galets de roulement 63, sur des rails
horizontaux 14 s'étendant transversalement entre les deux côtés 10 du bâti. Pour permettre
les déplacement verticaux du châssis 30, chaque galet de roulement 63 est monté à
l'extrémité libre d'un bras 64 dont l'autre extrémité est articulée, autour d'un axe
horizontal 65, sur le flasque 61 de l'organe de support 6. Des ressorts 66 tendus
entre chaque bras 64 et une pièce d'attache 67 solidaire du flasque 61 permettent
de maintenir le châssis 30 dans la position relevée représentée sur la Figure 2 et
pour laquelle les pièces de suspension 36 se trouvent au niveau des têtes 13 des vérins
de commande 12. Des vis 68 permettent de régler la position supérieure dans laquelle
est rappelé le châssis 30 sous l'action des ressorts 66 de façon que, dans cette position,
les mortaises 37 se trouvent exactement au niveau souhaité.
[0045] On voit donc que, lorsque le chariot de transfert 2 est enfilé dans le bâti 10 en
position de prise en charge et que l'on a actionné le vérin 7, l'unité de flexion
3 est portée, du côté opérateur, par le chevalet 24 et le vérin 7, et du côté opposé
par les galets 63. Si l'on écarte alors latéralement le chariot de transfert 2 au
moyen du vérin 23, l'organe de support 5, lié au chevalet 24 par le téton 74, entraîne
en déplacement l'unité de flexion 3 dont l'autre extrémité roule sur les rails 14
par l'intermédiaire des galets 63.
[0046] Inversement, si l'on ramène le chariot 2 portant l'unité de flexion 3 à l'intérieur
du bâti 1, les pièces de suspension 36 s'engagent sur les têtes 13 des vérins 12 qui
prennent en charge l'unité de flexion 3. Le châssis de transfert 2 est alors écarté
et l'unité de flexion 3 peut être abaissée. Les bras 64, qui peuvent tourner autour
de leurs axes 65 avec simple mise en tension des ressorts 66, ne s'opposent pas au
déplacement vertical de l'unité 3.
[0047] Lorsque l'unité supérieure 3 se trouve dans la position de démontage représentée
sur la Figure 2, il est possible de la faire tourner, par exemple manuellement, autour
de l'axe horizontal 35 défini par les tourillons 33 et 34, l'ensemble pouvant être
équilibré de façon à faciliter le retournement. De préférence, l'unité 3 est bloquée
en position retournée par des moyens adéquats qui seront décrits plus loin.
[0048] Dans cette position renversée, le cylindre de travail 4 est tourné vers le haut en
reposant sur les cylindres intermédiaires 41 et l'on peut donc intervenir facilement
sur les cylindres, par exemple pour les nettoyer, les réparer ou les remplacer.
[0049] Une telle intervention peut être faite, soit sur place, soit en atelier. L'unité
3 peut en effet être transportée dans sa position renversée au moyen de crochets 48
placés au niveau des cylindres, ou bien de barres passant dans des trous 49 ménagés
dans le châssis 30. De la sorte, on évite d'avoir à retourner l'unité 3 en atelier,
cette opération étant faite plus facilement sur place grâce aux dispositions selon
l'invention.
[0050] Bien entendu, on peut aussi transporter l'unité supérieure 3 dans sa position normale,
au moyen de crochets 38 fixés sur le châssis 30 du côté opposé aux cylindres.
[0051] Un moyen de blocage du châssis 30 dans la position renversée est représenté en détail,
à titre d'exemple, sur la figure 5.
[0052] Comme on le voit, l'organe de support 5 est muni d'un dispositif de fixation 53 comprenant
un doigt 54 qui peut s'engager dans un alésage 55 traversant diamétralement le tourillon
33. L'organe de support 6, placé du côté opposé, est muni d'un dispositif de fixation
analogue. Le châssis 30 est ainsi fixé dans la position inversée présentée sur la
Figure 3. Dans cette position, chaque cylindre de travail 4 est tourné vers le haut
et repose simplement sur les cylindres intermédiaires 41, ces derniers reposant eux-mêmes
sur les trois rangées de galets 42.
[0053] Les mêmes dispositions peuvent être appliquées à l'unité de décambrage D. Dans ce
cas, le cylindre du décambreur doit avoir un plus gros diamètre et peut éventuellement
résister seul à la flexion en prenant appui sur ses paliers 32, les galets d'appui
42 étant alors supprimés.
[0054] L'invention permet donc d'intervenir très facilement sur l'unité de flexion 3 pour
entretenir ou remplacer l'un ou l'autre des cylindres 4 et 41 ainsi que les galets
d'appui 42, le cas échéant. Ensuite, il suffit de retirer les deux tétons 54 et de
faire tourner le châssis 30 pour le ramener dans la position de travail pour laquelle
les cylindres de travail sont tournés vers le bas.
[0055] On notera que, si l'ensemble de l'unité de flexion 3 est bien équilibré autour de
l'axe 35, les tétons 54 n'ont pas à subir un effort important pour le maintien de
l'unité de flexion dans l'une ou l'autre des deux positions. En service, les organes
de support 5 et 6 et, par conséquent, les tétons 54, n'ont à subir aucun effort, le
châssis 30 étant guidé par des faces planes 39 coulissant le long de faces correspondantes
15 ménagées sur les montants 10 du bâti de la machine.
[0056] Les dispositions qui viennent d'être décrites pourront être appliquées à toutes les
unités de flexion supérieures, c'est-à-dire, dans le cas de la Figure 1, les unités
A1 et A2 ainsi que l'unité D de correction de cintre ou de décambrage. En revanche,
les unités inférieures telles que B1 et B2 ainsi que l'unité de correction de tuile
C n'ont pas besoin d'être montées pivotantes puisque les cylindres de travail sont
dirigés vers le haut. En outre, le rappel de l'unité de flexion intérieure en position
de repos peut se faire sous l'action de son propre poids. C'est pourquoi, comme on
le voit sur la Figure 2, chaque unité de flexion inférieure 3' sera montée de façon
plus simple, les organes de support étant supprimés.
[0057] De ce fait, la plaque d'extrémité 311 tournée du côté opérateur est munie d'une simple
partie en console 350 qui peut reposer sur un vérin 75 monté sur le chevalet 25 et
dont la tige est munie, comme précédemment, d'un téton venant s'engager dans un logement
correspondant de la console 350 pour que le châssis 30' soit entraîné par le chariot
de transfert 2 pour le démontage.
[0058] A l'autre extrémité du châssis 30', la plaque 312 opposée prend appui directement
sur des rails 14' par l'intermédiaire de galets 63'.
[0059] Dans sa partie inférieure, le châssis 30' peut être muni d'organes d'accrochage 37'
qui viennent s'engager sur les tiges de vérin 12' de commande du déplacement qui,
dans l'exemple représenté, sont des vérins mécaniques.
[0060] Bien entendu, l'invention ne se limite pas aux détails du mode de réalisation qui
vient d'être décrit à titre d'exemple, les dispositions prévues pour le démontage
ou le retournement des unités de flexion pouvant être modifiées sans s'écarter du
cadre de protection défini par les revendications, notamment pour s'adapter à d'autres
modes de réalisation des unités de flexion ou bien à d'autres types de machines de
planage.
[0061] En particulier, les dispositions décrites en se référant à une unité de planage supérieure
telle que A₁ ou A₂, s'appliquent également à toute autre unité de flexion comme par
exemple, sur la Figure 1, l'unité de décambrage D.
[0062] Par ailleurs, on a décrit une installation classique dans laquelle l'équipage anti-tuile
C est au-dessous du produit et l'équipage de décambrage D, au-dessus. Par commodité
de construction ou par nécessité de process, cette disposition pourrait, cependant,
être inversée, l'équipage anti-tuile étant placé dans la partie supérieure. Les dispositions
décrites pour les unités de planage supérieures pourraient alors avantageusement être
appliquées à une unité de flexion anti-tuile ainsi placée.
1. Installation de planage sous traction d'une bande métallique comprenant des moyens
de commande du déplacement de la bande suivant une direction longitudinale avec maintien
sous traction et une machine de planage (1) comprenant, à l'intérieur d'un bâti (10),
au moins deux unités de flexion (3, 3') décalées dans le sens du déplacement de la
bande, respectivement une unité supérieure (3) et une unité inférieure (3') placées
respectivement au-dessus et au-dessous de la bande, chaque unité de flexion (3, 3')
étant montée coulissante verticalement, à l'intérieur du bâti (10), le long de moyens
de guidage (16, 39), et associés à des moyens (12, 12') de commande séparée ses déplacements
verticaux transversalement au plan de défilement de la bande, entre une position de
travail et une position de repos écartée de la bande, chaque unité de flexion (3,
3') comprenant un châssis (30) s'étendant transversalement entre deux extrémités (31,
31', 311, 312) placées de part et d'autre de la bande et portant au moins un cylindre
de travail (4) monté rotatif autour d'un axe transversal (40), ledit châssis (30)
pouvant s'engager de façon amovible sur lesdits moyens de guidage (16) et de commande
(12, 12') des déplacements verticaux de l'unité de flexion correspondante,
caractérisée par le fait que le châssis (30) d'au moins une unité de flexion supérieure
(3) est monté rotatif sur deux tourillons (33, 34) alignés, tournant respectivement
dans deux organes de support (5, 6) placés respectivement aux deux extrémités du
châssis (30) et définissant un axe horizontal de rotation (35) autour duquel l'ensemble
de l'unité de flexion supérieure (3) peut tourner entre une position de travail où
le cylindre de travail (4) est tourné vers le bas et une position renversée d'entretien
et de démontage où le cylindre de travail (4) est tourné vers le haut.
2. Installation de planage selon la revendication 1, dans laquelle les unités de flexion
(3, 3') sont montées sur un chariot (2) déplaçable transversalement à la direction
de défilement, entre une position de travail à l'intérieur du bâti (10) de la machine
(1) et une position de démontage et d'entretien écartée à l'extérieur du bâti (10),
sur un côté de celui-ci, chaque unité de flexion supérieure (3) reposant, à son extrémité
opposée (31), par l'intermédiaire d'au moins un galet (63) sur au moins un rail de
roulement (14) monté dans le bâti (10) et s'étendant transversalement au moins sur
toute la largeur de celui-ci, caractérisée par le fait que chaque galet de roulement
(63) est relié à l'organe de support (6) de l'extrémité correspondante (31) du châssis
(30) de l'unité de flexion (3), par une pièce de liaison (64) mobile entre une position
relevée et une position abaissée à un niveau réglable, pour lesquelles l'unité de
flexion supérieure (3) se trouve, respectivement, en position de repos et en position
de travail.
3. Installation de planage selon la revendication 2, caractérisée par le fait que l'organe
de support (5) de l'extrémité (31') du châssis (30) de chaque unité de flexion supérieure
(3) tournée vers le côté de démontage comprend une pièce annulaire (51) formant un
corps de palier dans lequel est monté rotatif le tourillon correspondant (33) du châssis
(30) et reposant sur une pièce d'appui (24) déplaçable transversalement à l'axe de
défilement, et munie d'un moyen (7) de fixation amovible de l'organe de support (5)
pour la commande sélective de l'unité de flexion (3) entre la position de travail
et la position de démontage.
4. Installation de planage selon la revendication 3, caractérisée par le fait que le
moyen (7) de fixation amovible de l'organe de support (5) comprend un vérin (71) monté
sur la pièce d'appui (24) correspondante du chariot de transfert (2) et dont la tige
(72) est munie d'un téton (74) susceptible de s'engager dans un logement correspondant
(52) du corps de palier (51), ce dernier pouvant reposer sur une plaque d'appui (73)
associée audit téton (74).
5. Installation de planage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par
le fait que l'organe de support (6) du châssis (30) de l'unité de flexion supérieure
(3) placé du côté opposé au côté de démontage, comprend un flasque (61) portant un
corps de palier (67) dans lequel est monté rotatif un tourillon (34) solidaire de
l'extrémité (31) du châssis (30) et centré sur l'axe horizontal de rotation (35),
ledit flasque (61) prenant appui sur deux rails de roulement (14) correspondants par
l'intermédiaire de deux galets (63).
6. Installation de planage selon la revendication 5, caractérisé par le fait que les
deux galets (63) d'appui du flasque de support (61) sont montés chacun à une extrémité
libre d'un bras (64) dont l'extrémité opposée est montée pivotante autour d'un axe
horizontal (65) sur le flasque de support (61) et dont la longueur est supérieure
à la différence de hauteur entre la position de repos et la position extrême de travail
de l'unité de flexion (3), les deux bras (64) étant associés à un moyen élastique
(66) de rappel du châssis (30) dans sa position de repos.
7. Installation de planage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par
le fait que au moins l'un des deux organes de support (5, 6) est muni d'un organe
(54) de verrouillage du châssis (30) de l'unité de flexion (3) au moins dans la position
renversée.
8. Installation de planage selon la revendication 7, caractérisée par le fait que l'organe
de verrouillage du châssis (30) comprend un téton (54) monté coulissant sur l'organe
de support (5, 6) transversalement au tourillon (33, 34) et s'engageant de façon amovible
dans un alésage (55) ménagé dans ledit tourillon (33, 34).
9. Installation de planage selon la revendication 8, caractérisée par le fait que l'alésage
(55) dans lequel s'engage le téton de verrouillage (54) traverse diamètralement le
tourillon (33, 34) de façon à ménager deux positions de verrouillage du châssis (30),
respectivement en position de travail et en position renversée d'entretien.
10. Installation de planage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par
le fait que le châssis (30) de l'unité de flexion supérieure (3) est muni de moyens
d'accrochage (48, 49) pour le transport de l'unité (3) en position renversée.
11. Installation de planage selon l'une des revendications précédentes, caractérisée par
le fait que le bâti (10) est muni, au niveau de chaque unité de flexion, respectivement
supérieure (3) ou inférieure (3') d'au moins un rail (14, 14') s'étendant transversalement
au moins sur toute la largeur du bâti et sur lequel prend appui le châssis correspondant
(30, 30') au moins à son extrémité (31, 312) opposée au côté de démontage, par l'intermédiaire
d'au moins un galet (63, 63').
12. Installation de planage selon la revendication 11, caractérisée par le fait que chaque
unité de flexion, respectivement supérieure (3) ou inférieure (3'), repose, à son
extrémité (31', 311) tournée vers le côté de démontage, sur une pièce d'appui (24,
25) déplaçable transversalement à l'axe de défilement et munie d'un moyen de fixation
amovible de l'extrémité correspondante (31, 311) du châssis (30) pour la commande
sélective de l'unité de flexion correspondante (3, 3') entre la position de travail
et la position de démontage, l'extrémité opposée (31, 312) du châssis (30) roulant
sur les rails (14).
13. Installation de planage selon la revendication 12, caractérisée par le fait qu'elle
comporte un chariot de transfert (2) mobile transversalement entre une première position
de prise en charge d'au moins une unité de flexion (3, 3') et une seconde position
de démontage, ledit chariot (2) comprenant un châssis (21) susceptible de s'enfiler,
en position de prise en charge, dans la base (11) du bâti (10) de la machine et portant,
à son extrémité tournée vers le côté de démontage, une pluralité de pièces d'appui
(24, 25) s'étendant verticalement, sur différents niveaux correspondant aux différentes
unités de flexion (3, 3').
1. Anlage zum Richten unter Zug eines Metallbandes, bestehend aus Steuermitteln zur Banddurchlaufbewegung
bei gleichzeitiger Zugspannung gemäss einer Längsrichtung und aus einer Richtmaschine
(1) mit innen im Maschinenständer (10) mindestens zwei in der Bandbewegungsrichtung
versetzte Biegevorrichtungen (3, 3'), und zwar je eine obere (3) bzw. eine untere
(3') über bzw. unter dem Metallband angeordnete Vorrichtung, wobei jede Biegevorrichtung
(3, 3') innen im Maschinenständer (10) Führungsmittel (16, 39) entlang in der Senkrechte
gleitbar montiert ist, und der mit Mittel (12, 12') zur getrennten Steuerung deren
quer zur Banddurchlaufebene senkrechten Bewegungen zwischen einer Arbeitsstellung
und einer von dem Metallband im Abstand befindlichen Ruhestellung verbunden ist, und
wobei jede Biegevorrichtung (3, 3') ein Châssis (30) umfasst, das sich quer zwischen
zwei beiderseits des Bandes befindlichen Enden (31, 31', 311, 312) erstreckt und mindestens
eine um eine Querachse (40) drehbar montierte Arbeitswalze (4) trägt, und dieses Châssis
(30) mit diesen Führungs- (16) und Steuermittel (12, 12') der senkrechten Bewegungen
der entsprechenden Biegevorrichtung in Eingriff gebracht werden kann, dadurch gekennzeichnet,
dass das Châssis (30) mindestens einer oberen Biegevorrichtung (3) drehbar auf zwei
fluchtenden Drehzapfen (33, 34) angeordnet ist, die jeweils in zwei an den beiden
Enden des Châssis (30) angeordneten Abstützelemente (5, 6) drehen und eine horizontale
Drehachse (35) bestimmen, um die sich die gesamte obere Biegevorrichtung (3) zwischen
einer Arbeitsstellung mit der nach unten ausgerichteten Arbeitswalze (4) und einer
gekippten Wartungs- und Ausbaustellung mit der nach oben gerichteten Arbeitswalze
(4) drehen kann.
2. Richtanlage nach Anspruch 1, bei welcher die Biege- vorrichtungen (3, 3') auf einem
quer zur Durchlaufrichtung verfahrbaren Wagen (2) zwischen einer Arbeitsstellung innen
im Ständer (10) der Maschine (1) und einer Ausbau- und Wartungsstellung aussen auf
einer Seite des Ständers (10) im Abstand des selben montiert sind, wobei jede obere
Biegevorrichtung an seinem entgegengesetzten Ende (31) mittels mindestens einer Rolle
(63) auf mindestens einer im Ständer (10) angeordneten, sich quer über mindestens
dessen gesamten Breite erstreckenden Schiene montiert ist, dadurch gekennzeichnet,
dass jede Laufrolle (63) mit dem Abstützelement (6) von dem entsprechenden Ende (31)
des Châssis (30) der Biegevorrichtung (3) über ein Verbindungsteil (64) verbunden
ist, das zwischen einer hochgefahrenen Stellung und einer auf einem einstellbaren
Niveau abgesenkten Stellung beweglich ist, in denen die obere Biege- vorrichtung (3)
in der Ruhestellung bzw. in der Arbeitsstellung ist.
3. Richtanlage nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Abstützelement (5) von
dem zur Ausbauseite hin gerichteten Ende (31') des Châssis (30) von jeder oberen
Biegevorrichtung (3) ein kreisförmiges als Lagerkörper ausgebildetes Teil (51) aufweist,
in welchem der entsprechende Drehzapfen (33) des Châssis (30) drehbar montiert ist,
und das auf einem quer zur Durchlaufachse verfahrbaren Abstützelement (24) aufliegt
und dem ein lösbares Befestigungsmittel (7) des Stützelementes (5) zur selektiven
Betätigung der Biegevorrichtung (3) zwischen der Arbeitsstellung und der Ausbaustellung
zugeordnet ist.
4. Richtanlage nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass das lösbare Befestigungsmittel
(7) des Abstützelementes (5) ein auf dem entsprechenden Abstützelement (24) des Transferwagens
(2) montierten Zylinder (71) umfasst, dessen Stange (72) ein Zapfen (74) aufweist,
der in eine entsprechende Vertiefung (52) in dem Lagerkörper (51) zum Eingriff kommen
kann, wobei der letztere auf einer diesem Zapfen (74) zugeordneten Auflage- platte
(73) abgestützt ist.
5. Richtanlage nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass
das auf der zur Ausbauseite entgegen- gesetzten Seite angeordnete Absützelement (6)
von dem Châssis (30) der oberen Biegevorrichtung einen Flansch (61) mit einem Lagerkörper
(67) aufweist, in welchem ein mit dem Ende (31) von dem Châssis (30) fest verbundenen
Drehzapfen (34) drehbar montiert und auf die horizontale Drehachse (35) zentriert
ist, wobei der Flansch (61) auf zwei entsprechenden Laufschienen (14) über zwei Laufrollen
(63) abgestützt ist.
6. Richtanlage nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden Abstützrollen
(63) von dem Stützflansch (61) jeweils an einem freien Ende eines Armes (64) montiert
sind, dessen entgegengestztes Ende um eine horizontale Achse (65) auf dem Stützflansch
(61) schwenkbar montiert ist und dessen Länge grösser als der Höhenunterschied zwischen
der Ruhestellung und der äussersten Arbeitsstellung der Biegevorrichtung (3) ist,
wobei den Armen (64) ein elastisches Mittel (66) zur Rückstellung des Châssis (30)
in seine Ruhelage zugeordnet ist.
7. Richtanlage nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass
mindestens eines der beiden Abstütz- elemente (5, 6) ein Teil (54) zur Verriegelung
des Châssis (30) der Biegevorrichtung (3) mindestens in der gekippten Lage aufweist.
8. Richtanlage nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass das Verriegelungsteil des
Châssis (30) einen auf dem Abstütz- element (5, 6) quer zum Drehzapfen (33, 34) gleitbar
montierten Zapfen (54) aufweist, der lösbar in einer in diesem Drehzapfen (33, 34)
angeordnete Bohrung (55) zum Eingriff kommt.
9. Richtanlage nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass die Bohrung (55) zur Aufnahme
des Verriegelungszapfens (54) den Drehzapfen (33, 34) diametral durchquert damit zwei
Verriegelungslagen des Châssis (30) jeweils in der Arbeitsstellung bzw. in der gekippten
Wartungsstellung gegeben sind.
10. Richtanlage nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass
das Châssis (30) der oberen Biegevorrichtung (3) Einhängemittel (48, 49) für den Transport
der Vorrichtung (3) in die gekippte Lage aufweist.
11. Richtanlage nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass
der Maschinenständer (10) im Bereich der jeweiligen oberen (3) bzw. unteren (3') Biege-
vorrichtung mindestens eine sich quer über mindestens die gesamte Breite des Maschinenständers
erstreckende Schiene (14, 14') aufweist, auf der das entsprechende Châssis (30, 30')
an mindestens seinem der Ausbauseite entgegengesetzten Ende (31, 312) über mindestens
eine Rolle (63, 63') zur Auflage kommt.
12. Richtanlage nach Anspruch 11, dadurch gekennzeichnet, dass jede obere (3) bzw. untere
(3') Biegevorrichtung an seinem zur Ausbauseite gerichteten Ende (31', 311) auf einer
quer zur Durchlaufachse verschiebbaren Abstützung (24, 25) aufliegt, die ein lösbares
Befestigungsmittel des entsprechenden Endes (31', 311) des Châssis (30) zur selektiven
Betätigung der entsprechenden Biegevorrichtung (3, 3') zwischen der Arbeitsstellung
und der Ausbaustellung aufweist, wobei das entgegengesetzte Ende (31, 312) des Châssis
(30) auf den Schienen (14) verfährt.
13. Richtanlage nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass sie einen quer verfahrbaren
Transferwagen (2) zwischen einer ersten Übernahmestellung mindestens einer Biegevorrichtung
(3, 3') und einer zweiten Ausbaustellung umfasst, wobei dieser Wagen (2) ein Châssis
(21) aufweist, das sich in das Unter- gestell (11) des Maschinenständers (10) in der
übernahme- stellung einschleusen kann und an seinem zur Ausbauseite hin gerichteten
Ende mehrere Abstützungen (24, 25) trägt, die sich senkrecht über unterschiedene den
verschiedenen Biege- vorrichtungen (3, 3') entsprechenden Höhen erstrecken.
1. An installation for the stretch-levelling, of strip metal, comprising means for controlling
the displacement of the strip in a longitudinal direction with retention under tension,
and a temper rolling machine (1) comprising, inside a stand (10), at least two bending
units (3, 3') offset in the travelling direction of the strip, respectively an upper
unit (3) and a lower unit (3') which are placed respectively above and below the strip,
each bending unit (3, 3') being mounted vertically sliding inside the stand (10) along
guiding means (16,39) and associated with means (12, 12') for the separate control
of vertical displacements, transversely to the plane in which the strip runs, between
a working position and a rest position spaced apart from the strip, each bending unit
(3, 3') comprising a frame (30) extending transversely between two ends (31,31',311,312)
placed on either side of the strip and carrying at least one work cylinder (4) mounted
rotatably about a transverse axle (40) said frame (30) being able to engage removably
on said guiding means (16) and control means (12,12') for the vertical displacements
of the corresponding bending unit, characterized in that the frame (30) of at least
one upper bending unit (3) is mounted rotatably on two aligned journals (33, 34) rotating
respectively in two support members (5, 6) placed respectively at the two ends of
the frame (30) and defining a horizontal axis of rotation (35) about which the whole
of the upper bending unit (3) can rotate between a working position in which the work
cylinder (4) points downwards and an inverted maintenance and disassembly position
in which the work cylinder (4) points upwards.
2. The levelling installation according to claim 1, in which the bending units (3,3')
are mounted on a carriage (2) displaceable transversely to the running direction between
a working position inside the stand (10) of the machine (1) and a disassembly and
maintenance position spaced apart of the outside of the stand (10) on a side thereof,
each upper bending unit (3) bearing at its opposed end (31) by means of at least one
roller (63) on at least one rolling track (14) mounted in the stand (10) and extending
transversely at least on the whole width thereof, characterized in that each roller
(63) is linked to the support member (6) of the corresponding end (31) of the frame
(30) of the bending unit (3) by a connecting element (64) moveable between an upper
position and a lower position at an adjusting level for which the upper bending unit
(3) is respectively in the rest position and in the working position.
3. The levelling installation according to claim 2, characterized in that the support
member (5) of the end (31') of the frame (30) of each upper bending unit (3) provided
towards the disassembly side comprises an annular piece (51) forming a bearing body
in which is rotatably mounted the corresponding journal (33) of the frame (30) and
resting on a bearing piece (24) transversely movable with respect to the direction
of displacement and provided with a removable fastening means (7) of the support member
(5) for the selectively control of the bending unit (3) between the work position
and the disassembly position.
4. The levelling installation according to claim 3, characterized in that the removable
fastening means (7) of the support member (5) comprises a jack (71) mounted on the
corresponding bearing piece (24) of the transfer carriage (2) and the rod (72) of
which is equipped with a stud (74) capable of engaging in a corresponding receptacle
(52) of the bearing body (51), it being possible for the latter to rest on a support
plate (73) associated with said stud (74).
5. The levelling installation according to one of the preceding claims characterized
in that the support member (6) of the frame (30) of the upper bending unit (3) placed
on the side opposite the disassembly side comprises an end block (61) carrying a bearing
body (67) in which is rotatably mounted a journal (34) integral with the end (31)
of the frame (30) and centered on the horizontal axis of rotation (35), said end block
(61) bearing on the two corresponding running rails (14) via two rollers (63).
6. The levelling installation according to claim 5, characterized in that the two bearing
rollers (63) of the support end block (61) are each mounted at one free end of an
arm (64), the opposite end of which is mounted pivotably about a horizontal axle (65)
on the support end block (61) and the length of which is greater than the difference
in height between the rest position and the extreme working position of the bending
unit (3), the two arms (64) being associated with an elastic means (66) for returning
the frame (30) into its rest position.
7. The levelling installation according to one of the preceding claims, characterized
in that at least one of the two support members (5, 6) is equipped with a member (54)
for locking the frame (30) of the bending unit (3) at least in the inverted position.
8. The levelling installation according to claim 7 characterized in that the member for
locking the frame (30) comprises a stud (54) mounted so as to slide on the support
member (5,6) transversely to the journal (33,34) and engaging detachably in a bore
(55) formed in said journal (33,34).
9. The levelling installation according to claim 8, characterized in that the bore (55)
in which the locking stud (54) engages passes diametrally through the journal (33,34)
so as to create two locking positions of the frame (30), in the working position and
in the inverted maintenance position respectively.
10. The levelling installation according to one of the preceding claims, characterized
in that the frame (30) of the upper bending unit (3) is equipped with hooking means
(48,49) for transporting the unit (3) in the inverted position.
11. The levelling installation according to one of the preceding claims, characterized
in that the stand (10) is provided at the level of each bending unit respectively
upper (3) or lower (3') with at least one rail (14,14') extending transversely at
least on the whole width of the stand and on which bears the corresponding frame (30,30')
at least at its end (31 ,312) opposite the disassembly side by means of at least one
roller (63,63').
12. The levelling installation according to claim 11, characterized in that each bending
unit respectively upper (3) or lower (3') rests at its end (31',311) provided towards
the disassembly side on a bearing piece (24,25) movable transversely with respect
to the direction of displacement and equipped with a removable fastening means of
the corresponding end (31',311) of the frame (30) for the selective control of the
corresponding bending unit (3,3') between the working position and the disassembly
position, the opposite end (31,312) of the frame (30) rolling on the rails (14).
13. The levelling installation according to claim 12, characterized in that it is provided
with transfer carriage (2) movable transversely between a first take up position of
at least one bending unit (3,3') and a second disassembly position, said carriage
(2) comprising a frame (21) liable in the take up position to engage the base (11)
of the stand (10) and bearing at its end provided towards the disassembly side, a
plurality of bearing pieces (24,25) extending vertically on different levels corresponding
to the different bending units (3,3').