[0001] La présente invention concerne un perfectionnement apporté aux dispositifs pour le
traitement de fils en mouvement selon le préambule de la revendication 1, afin de
conférer à ces derniers certaines propriétés de retrait et/ou voluminosité et/ou élasticité.
[0002] Un tel dispositif est connu du document EP-A-0 332 227.
[0003] Dans la suite de la description, on utilisera l'expression classique de "four" pour
désigner un tel dispositif qui, bien entendu, peut être utilisé aussi bien pour traiter
des fils continus, mono ou multifilamentaires, que des filés de fibres.
[0004] Dans tous les procédés de traitement de fils en mouvement exigeant le passage dans
un four, le principal problème qui se pose est celui de la transmission calorifique
rapide, la chaleur devant pénétrer régulièrement à coeur et de la même manière sur
toute la longueur de fil. En effet, comme on le sait, la température du traitement
et sa régularité ont une très grande influence sur les qualités du fil produit.
[0005] Il est bien connu que le traitement thermique varie en fonction de la matière traitée,
du titre du fil et de sa vitesse de passage à l'intérieur du four. Ainsi, on conçoit
aisément que l'on atteindra plus rapidement le coeur d'un fil fin que celui d'un titre
important. De même, on sait que l'on ne peut pas traiter un fil au dessus d'une certaine
température plafond, sous peine de le dégrader. Par suite, cette question d'échange
thermique étant très importante dans le domaine textile, de très nombreuses solutions
ont été envisagées pour la résoudre, ces solutions faisant appel aux trois grands
principes d'échange thermique, à savoir la convexion, la radiation, la conduction.
[0006] Outre ce problème d'une bonne transmission calorifique, se pose également celui de
maintenir le fil sous une tension déterminée, fonction du traitement qui est effectué.
Ainsi, par exemple, dans le cas d'une opération d'étirage, éventuellement combinée
à une opération de texturation, il est nécessaire que le fil soit maintenu sous une
tension maximale alors qu'en revanche, lorsque l'on souhaite réaliser une rétraction
du fil, la tension doit être réduite.
[0007] Enfin, se pose également le problème de l'augmentation des vitesses de production
sur une machine textile, qui est passée de quelques dizaines de mètres par minute
il y a une trentaine d'années à mille mètres, voire même plus actuellement, ces vitesses
élevées étant génératrices de phénomènes, tels que vibrations, difficiles à maîtriser.
[0008] Parmi les solutions proposées pour obtenir une très bonne régularité dans la transmission
calorifique et également faciliter les problèmes de régulation de température de position
en position sur une machine afin que l'ensemble de la production soit homogène, il
a été envisagé depuis fort longtemps de réaliser des traitements thermiques que l'on
pourrait qualifier de "séquentiel" en réalisant des fours sur la longueur desquels
se succèdent plusieurs zones distinctes de traitement thermique. Parmi ces solutions,
on peut citer celles faisant l'objet du brevet français 1 204 634, dans lequel on
réalise, à l'intérieur d'un même four, deux traitements successifs, l'un pendant lequel
le fil est soumis à une température considérablement supérieure à celle de la température
normale à laquelle doit être porté le fil, et ce pendant une durée telle que ce dernier
ne soit pas endommagé, cette première phase étant suivie d'un traitement d'équilibre
à une température conventionnelle. Une telle solution séduisante par le fait qu'elle
permet de diminuer considérablement la longueur des fours pour une vitesse de défilement
donnée, nécessite cependant des appareillages de conception complexe, difficiles à
mettre en oeuvre.
[0009] Une solution similaire est décrite dans le brevet français 1 216 847 et son certificat
d'addition 76861.
[0010] Pour d'autres types de traitement, il peut être souhaitable d'avoir une séquence
d'échange thermique différente, par exemple d'avoir une élévation lente et régulière
de la mise en température du fil suivie d'un choc thermique plus important, ou de
combiner de telles phases de manière différente.
[0011] Or on a trouvé, et c'est ce qui fait l'objet de la présente invention, un nouveau
type de four de conception particulièrement simple, qui non seulement permet de réaliser
de telles combinaisons de traitement, mais également autorise des vitesses de passage
du fil à l'intérieur du four très élevées, l'échange thermique étant réalisé de manière
très régulière, les risques de vibration (donc d'irrégularité dans le traitement thermique)
étant pratiquement totalement éliminés, la mise en place du fil à l'intérieur d'un
tel four étant par ailleurs facilitée avec élimination pratiquement totale des risques
de détérioration du fil lors de cette phase opératoire très délicate à réaliser à
grande vitesse de production.
[0012] Par ailleurs, le nouveau type de four conforme à l'invention permet également de
résoudre un problème important qui se pose lorsque des fils synthétiques sont soumis
à des traitements thermiques à haute température, à savoir celui de l'élimination
du dépôt solide qui se produit en général au sommet de l'élément chauffant et qui
résulte du dégagement de vapeur qui se condense à ce niveau ou en dessus de lui dans
une zone où la température commence à décroître.
[0013] Pour résoudre ce problème mis en évidence depuis des décennies, notamment lors des
opérations de texturation par fausse torsion qui se sont développées à la suite de
l'apparition des fibres chimiques, de très nombreuses solutions ont été proposées.
[0014] Parmi ces solutions, on peut citer celle faisant l'objet du brevet français no. 1
194 278 (correspondant à l'USP 2 994 319) et qui consite à prévoir à la sortie du
four un embout amovible pouvant être facilement remplacé lorsqu'il est encrassé afin
de pouvoir être nettoyé en dehors de la machine pour une nouvelle utilisation.
[0015] Une autre solution, proposée à la même époque (voir notamment brevet US 3 066 471),
consiste à réaliser une aspiration à la sortie du four, permettant ainsi d'éliminer
les fumées produites lors du traitement.
[0016] Enfin, il a également été proposé, comme cela ressort notamment du brevet français
1 363 920 (qui correspond au brevet US 3 283 414), de réaliser non seulement une aspiration
des fumées à l'extrémité de sortie du four, mais également un soufflage de l'air à
l'intérieur dudit four dans la direction du déplacement du four. Cette dernière solution,
désignée couramment par l'expression "aspiration/soufflage" utilisée dans les machines
telles que décrites dans les brevets US 3 942 312 et 4 051 650, est celle qui finalement
s'est imposée et est encore utilisée à ce jour.
[0017] Une telle solution n'est cependant pas adaptée pour des fours permettant de traiter
des fils à très grande vitesse (plus de mille mètres par minute), et pour lesquels
la température à l'intérieur du four peut être portée à plusieurs centaines de degrés,
voire même atteindre plus de 1000°C, ce qui implique donc des conditions de traitement
particulièrement draconiennes.
[0018] Or le nouveau type de four conforme à l'invention permet, comme cela sera vu dans
la suite de la description, selon l'une de ses formes préférentielles de réalisation,
de réaliser des ensembles permettant d'éliminer efficacement les fumées produites
lors du traitement évitant tout encrassement du four lors de la production.
[0019] L'invention a pour objet un dispositif selon la revendication 1.
[0020] Dispositions avantageuses sont décrites dans les revendications 2-11.
[0021] D'une manière générale, le nouveau type de four conforme à l'invention pour le traitement
thermique d'un fil, par exemple lors d'une opération d'étirage/texturation, est du
type constitué par une enceinte isolante qui entoure un bloc chauffant, avec lequel
elle définit un "canal" pouvant être ouvert sur l'extérieur, à l'intérieur duquel
passe le fil à traiter, des moyens de guidage dudit fil étant prévus pour assurer
son positionnement à l'intérieur dudit canal, et il se caractérise en ce que le bloc
chauffant est constitué par un ensemble comprenant au moins deux sections cylindriques
ayant des diamètres différents, disposées dans le prolongement l'une de l'autre, des
moyens de guidage du fil étant prévus sur la longueur desdits blocs cylindriques pour
que le fil soit maintenu à une distance constante de la surface du (ou des) cylindre(s)
de faible diamètre, de telle sorte que son élévation de température soit obtenue dans
cette ou ces zones par radiation, et qu'il vienne en contact avec la (ou les) surface(s)
de grand diamètre, la transmission de chaleur étant alors réalisée par contact (ou
conduction).
[0022] Grâce à une telle conception, il est donc possible de réaliser des zones de chauffage
distinctes par radiation et conduction, zones qui peuvent être combinées de toute
manière sur la longueur du four.
[0023] Avantageusement, en pratique, conformément à l'invention :
- des moyens d'aspiration des fumées produites lors du traitement, sont avantageusement
prévus à la sortie du four; dans un tel cas, lesdits moyens d'aspiration sont, selon
une forme préférentielle conforme à l'invention, constitués par un boitier qui entoure
la sortie du four et qui est disposé à l'extérieur de l'enceinte, ledit boitier étant
relié à une source d'aspiration et présentant une fente permettant un appel d'air
depuis l'extérieur ;
- l'élément chauffant est avantageusement constitué d'un ensemble monobloc, réalisé
en céramique ou acier inoxydable, la (ou les) zone(s) cylindrique(s) de faible diamètre
supportant sur leur longueur des bagues munies d'éléments de guidage permettant de
maintenir le fil à une distance constante de la surface chauffante, et la zone (ou
les zones) de grand diamètre comportant également des bagues de guidage permettant
de faire venir tangenter le fil avec la surface de cette partie cylindrique, le trajet
du fil dans cette zone pouvant être soit rectiligne, soit de préférence légèrement
en forme d'hélice (angle compris entre zéro et 180°) ;
- il peut être envisagé d'avoir une bague de sortie orientable permettant, lors du lancement,
d'avoir l'ensemble des éléments de guidage alignés les uns par rapport aux autres,
puis de faire pivoter le dernier élément de guidage pour obtenir l'embarrage souhaité
dans la zone de contact ; une telle forme de réalisation permet éventuellement d'associer
à l'élément de guidage mobile un volet qui peut prendre deux positions, l'une, lorsque
ladite bague orientable ou mobile est alignée avec les autres bagues de guidage lors
du lancement du fil, tel que le canal longitudinal soit bien ouvert sur l'extérieur
puis, lorque ladite bague de sortie est déplacée, pour que le fil forme une hélice
dans la zone de contact, que ledit volet vienne alors recouvrir le canal longitudinal
ouvert sur l'extérieur, de telle sorte qu'en fonctionnement normal, on obtienne un
conduit de traitement fermé permettant une meilleure homogénéité dans la zone de radiation,
ainsi qu'une réduction des pertes calorifiques (puissance consommée) ;
- selon une variante selon laquelle le four conforme à l'invention est conçu pour pouvoir
traiter simultanément deux fils, les bagues de guidage peuvent être fixes et présentent
des gorges d'appui pour les fils positionnés de telle sorte à obtenir un positionnement
immédiat et parfait du fil sur toute la longueur du four ;
- la mise en température des éléments chauffants proprement dits, est avantageusement
obtenue par une résistance électrique noyée à l'intérieur du bloc, résistance comportant
un thermocouple incorporé permettant une régulation parfaite de température ; l'élément
chauffant peut être soit noyé et faire corps de manière permanente avec le bloc qui
l'entoure, soit éventuellement être monté de manière amovible à l'intérieur de celui-ci
;
- les dimensions d'un tel four et les gammes de températures qu'il permet d'obtenir
seront adaptées en fonction des traitements à réaliser ; à titre indicatif, pour une
machine de texturation par fausse torsion, la longueur totale peut être comprise entre
0,3 et 2,5 mètres, les zones cylindriques de diamètre différent pouvant être soit
de longueur égale soit de longueur différente.
[0024] L'invention et les avantages qu'elle apporte seront cependant mieux compris grâce
aux exemples de réalisation donnés ci-après à titre indicatif mais non limitatif,
et qui sont illustrés par les schémas annexés dans lesquels :
- les figures 1 et 2 illustrent schématiquement, respectivement en perspective et en
élévation, la structure d'un élément chauffant d'un four réalisé conformément à l'invention
;
- les figures 3 et 4 illustrent, de manière schématique et en perspective, un four réalisé
conformément à l'invention et qui comporte une bague de sortie mobile, permettant
de faire former au fil une hélice dans la zone de contact et également d'obturer le
canal longitudinal ouvert de passage du fil en fonctionnement normal ;
- les figures 5 et 6 illustrent, de manière schématique, une variante préférentielle
d'un four conforme à l'invention, comportant un ensemble d'aspiration permettant d'éliminer
les fumées produites lors du traitement du fil, la figure 5 étant une vue en coupe
longitudinale et la figure 6 une vue partielle, en perspective, montrant la structure
de l'ensemble d'aspiration d'un tel four permettant de traiter simultanément deux
fils en parallèles ;
- la figure 7 est une vue en perspective éclatée d'un mode préférentiel de four conforme
à l'invention équipé d'un ensemble d'aspiration des fumées et ;
- la figure 8 est une vue en élévation d'une position de travail d'une machine de texturation
par fausse torsion équipée d'un four conforme à l'invention.
[0025] Les figures 1 et 2 illustrent l'élément chauffant d'un four réalisé conformément
à l'invention, les moyens permettant de guider le fil à l'intérieur dudit four, la
structure de l'enceinte isolante, les moyens de mise en température de l'élément chauffant
et de régulation n'étant pas représentés par mesure de simplification.
[0026] Si l'on se reporte à ces figures 1 et 2, l'élément chauffant du four conforme à l'invention
est constitué essentiellement par un bloc de forme générale cylindrique comportant
deux zones A et B de diamètres différents. Dans l'exemple illustré, les zones A et
B ont des longueurs identiques, mais éventuellement peuvent avoir des longueurs différentes.
Par ailleurs, la différence des diamètres des deux zones sera en général de l'ordre
de quelques millimètres. A titre indicatif, pour un four de machine de texturation,
une différence de diamètre D - d de l'ordre de huit à dix millimètres, convient pour
la plupart des matières textiles. Un tel bloc est de préférence réalisé en une seule
pièce, par exemple par moulage et/ou usinage d'une céramique ou d'un acier inoxydable.
Dans le cas d'un élément chauffant à base d'acier inoxydable, la zone de grand diamètre
sera de préférence traitée superficiellement de manière à augmenter sa dureté, par
exemple traitement au plasma, chrome ... . A l'intérieur du bloc ainsi réalisé, est
noyée une résistance chauffante comportant de préférence un élément thermocouple incorporé,
pemettant de réaliser une régulation précise de la température. Seuls les éléments
de connexion de ces éléments chauffants ont été représentés à la figure 1.
[0027] Conformément à l'invention, sur le bloc ainsi réalisé, sont montés des éléments de
guidage (1,2,3,4) permettant d'une part, de maintenir le fil (5) éloigné de la surface
chauffante de la zone A, ce qui permet d'obtenir dans cette zone un chauffage par
radiation, et d'autre part, de maintenir ledit fil (5) en contact avec la surface
du cylindre dans la zone B, permettant d'obtenir ainsi un chauffage par contact ou
conduction.
[0028] De tels éléments de guidage sont constitués, dans la forme de réalisation illustrée
aux figures 1 à 4, par des bagues en acier inoxydable (1,2,3,4), au nombre de quatre
dans le cas présent, et qui comportent des éléments de guidage (7,8,9,10) définissant
une fente ouverte vers l'extérieur; les éléments de guidage (7,8,9,10) sont constitués
par exemple par des oeillets en céramique ou tital, en forme de V ou de U, rapportés
à l'intérieur des bagues (7,8,9,10). Ces oeillets de guidage définissent avec l'enceinte
isolante non représentée un "canal" longitudinal, ouvert sur l'extérieur, à l'intérieur
duquel passe le fil à traiter.
[0029] Les trois premières bagues de guidage (1,2,3) sont disposées de telle sorte que le
fil (5) suive un trajet rectiligne dans la zone A, alors que la bague (4) dite "bague
de sortie" est, soit alignée avec les bagues précitées soit au contraire légèrement
décalée pour réaliser, comme cela ressort des figures 1 et 2, un embarrage du fil
(5) autour de la surface de la zone B.
[0030] Pour faciliter la mise en oeuvre et améliorer les conditions de traitement, la bague
(4) de sortie peut être montée de manière réglable et mobile pour notamment faciliter
l'opération de lancement, la bague (4) étant alors alignée avec les bagues (1,2,3)
puis, légèrement décalée pour faire embarrer le fil (5) autour de la surface de la
zone B. Une telle forme de réalisation est illustrée par les figures 3 et 4. Dans
cette forme de réalisation, l'élément chauffant proprement dit est entouré par un
bloc isolant (15) en matériau réfractaire, et qui comporte une fente (16) ouverte
vers l'extérieur. La carcasse entourant ce bloc n'a pas été représentée par mesure
de simplification. Lors du lancement, les quatre bagues de guidage (1,2,3,4) sont
alignées de la manière représentée à la figure 3. La bague (4) de sortie est associée
à un volet obturateur (13) en forme de fourreau, par exemple réalisé dans un feuillard
en acier inoxydable qui est disposé entre le bloc isolant (15) et l'élément chauffant
proprement dit. Ce volet obturateur (13) comporte une fente longitudinale (14). Grâce
à une telle conception, lors du lancement (figure 3), la fente (14) est en concordance
avec la fente (16) du bloc isolant, ce qui permet de mettre en place le fil puis,
cela étant fait, pour la production normale (figure 4), il suffit de manoeuvrer la
bague de sortie de manière à la faire tourner pour l'amener dans la position représentée
à cette figure 4. Lors de la rotation de la bague de sortie (4), le fourreau (13)
(ou volet) vient alors recouvrir les ouvertures des oeillets de guidage, ce qui permet
de former, en fonctionnement normal, un conduit fermé à l'intérieur duquel passe le
fil (5) à traiter.
[0031] Les figures 5 et 6 illustrent un four conforme à l'invention équipé d'un système
d'aspiration des fumées, disposé en sortie du four.
[0032] Si l'on se reporte à ces figures et en reprenant les mêmes références que celles
utilisées pour les figures 2 à 4, un tel four se compose comme précédemment d'une
enceinte isolante (15) qui entoure un bloc chauffant de forme générale cylindrique,
et qui comporte deux zones A,B de diamètres différents, permettant ainsi d'avoir dans
la zone A un chauffage par radiation et dans la zone B un chauffage par contact. Comme
précédemment, des bagues (1,2,3,4) comportant des éléments de guidage (7,8,9,10) sont
associées à l'élément chauffant pour assurer le positionnement du fil (5) à l'intérieur
du four.
[0033] A la sortie dudit four, est disposé un ensemble désigné par la référence générale
(20), en forme de boitier et qui est relié par l'intermédiaire d'un conduit (21) à
une source d'aspiration non représentée. Ce boitier présente, sur une partie de sa
hauteur, une fente (22) disposée dans l'alignement avec la fente (16) que comporte
le bloc isolant (15), et qui permet de mettre en place le fil lors de l'opération
de lancement. La partie supérieure de cette fente (22) est, quant à elle, positionnée
de telle sorte qu'elle soit en concordance avec l'oeillet de guidage (10) de sortie
du fil. Il est ainsi possible, comme cela ressort de la figure 6, de positionner parfaitement
deux fils (5) en parallèles à l'intérieur du four. Un tel ensemble de conception particulièrment
simple permet d'éliminer en totalité les fumées et condensats à la sortie du four,
et ce sans altérer les conditions de traitement proprement dits.
[0034] La figure 7 illustre en perspective, éclatée, un four comparable à celui illustré
par les figures 5 et 6, et qui se différende de ce dernier par le fait qu'il comporte
un volet obturateur (23) pivotant et que les bagues de guidage sont simplement au
nombre de trois (bagues 1,3,4), la bague (2) intermédiaire prévue sur la zone A de
faible diamètre étant supprimée. Les gorges permettant d'assurer le positionnement
des fils (5) prévues sur les bagues de guidage, sont décalées les unes par rapport
aux autres, de telle sorte que les deux fils (5) soient bien maintenus à une distance
constante dans la zone A de la surface chauffante, et en contact avec la surface de
l'élément chauffant dans la zone B.
[0035] Une telle conception de four est particulièrement adaptée pour réaliser des machines
de texturation, notamment par fausse torsion, compactes, tel qu'illustré à la figure
5. Dans une telle machine, le four conforme à l'invention désigné par la référence
générale F, est disposé entre un délivreur (10) pour le fil (5) et une zone de refroidissement
(11) suivie d'une broche de fausse torsion (12). Le four F est, dans un tel cas, conçu
pour que dans la zone d'entrée A, le fil soit chauffé par radiation, alors que dans
la zone de sortie B, il est chauffé par conduction. Par rapport aux solutions antérieures,
il est possible de réduire la longueur du four pour une vitesse de traitement déterminée,
étant donné que dans la zone A, le fil n'est pas en contact avec la surface de l'élément
chauffant, il peut être élevé très rapidement en température, la zone B permettant
de favoriser l'échange thermique, assurant également le guidage et le positionnement
du fil dans la zone de chauffage par conduction. Une telle conception évite également,
surtout lorque l'on travaille à très grande vitesse (1000 ou 2000 m/min), les phénomènes
nuisibles de vibration du fil (5).
[0036] D'autres formes de réalisation peuvent être également envisagées, tel que par exemple
de réaliser le four à partir d'un seul bloc comportant deux zones différentes constituées
par exemple de deux canaux cylindriques ayant des diamètres différents, disposés dans
le prolongement l'un de l'autre, le fil étant en contact avec la surface du canal
de petit diamètre, et étant maintenu écarté de la surface de l'autre canal de plus
grand diamètre, ce qui permet ainsi de réaliser les deux types de chauffage, radiation
et contact (ou conduction) conformément à l'invention. Il pourra également être envisagé
de juxtaposer à la suite les uns des autres des modules élémentaires, chaque module
permettant de réaliser un type de chauffage.
[0037] A titre indicatif, un tel four peut avoir une longueur comprise entre 0,3 et 2,5
mètres, une température comprise entre 100°C et 1500°C, température bien sûr fonction
de la vitesse de passage du fil et du traitement.
1. Dispositif pour le traitement de fils en mouvement, par exemple lors d'une opération
d'étirage/texturation, du type constitué par une enceinte isolante qui entoure un
bloc chauffant avec lequel elle définit un canal longitudinal ouvert sur l'extérieur,
à l'intérieur duquel passe le fil (5) à traiter, des moyens de guidage dudit fil (5)
étant prévus pour assurer son positionnement à l'intérieur dudit canal, caractérisé en ce que le bloc chauffant est constitué par un ensemble comportant au moins deux
sections cylindriques (A,B) ayant des diamètres différents, disposées dans le prolongement
l'une de l'autre, des moyens (7,8,9,10) de guidage du fil (5) étant prévus sur la
longueur desdits blocs cylindriques, pour que ledit fil (5) soit maintenu à une distance
constante de la surface du cylindre (A) de faible diamètre, de telle sorte que son
élévation de température soit obtenue dans cette zone par radiation, et qu'il vienne
en contact avec la surface de la zone (B) de grand diamètre, la transmission de chaleur
étant alors réalisée par contact ou conduction.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trajet du fil dans la
zone (B) de contact est rectiligne.
3. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que le trajet du fil dans la
zone de contact est en forme d'hélice (angle compris entre zéro et 180°).
4. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisé en ce qu'il comporte
des moyens d'aspiration des fumées produites lors du traitement, disposés en sortie
du four.
5. Dispositif selon la revendication 4, caractérisée en ce que les moyens d'aspiration
sont constitués par un boitier (20) entourant la sortie du four, disposés à l'extérieur
de l'enceinte (15), ledit boitier étant relié à une source d'aspiration présentant
une fente (22) permettant un appel d'air depuis l'extérieur.
6. Dispositif selon la revendication 5, caractérisé en ce que ladite fente (22) permet
une introduction du fil (5) à l'intérieur du four lors de l'opération de lancement
par déplacement latéral, et sert également d'élément de guidage pour le fil à la sortie
du four.
7. Dispositif selon la revendication 6, caractérisé en ce que le parcours est conçu pour
pouvoir traiter simultanément deux fils (5), la fente (22) ayant, vu de face, une
forme en T, les deux fils étant positionnés en fonctionnement normal à l'extrémité
des branches dudit T.
8. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisé en ce que l'élément chauffant
est constitué à partir d'un ensemble monobloc, en céramique ou acier inoxydable, la
zone cylindrique de faible diamètre (A) supportant sur sa longueur des bagues (1,2,3)
munies d'éléments de guidage permettant de maintenir le fil (5) à une distance constante
de la surface chauffante, la zone de grand diamètre (B) comportant à son entrée et
à sa sortie également deux bagues de guidage (3,4) pemettant de faire venir tangenter
le fil avec la surface de cette partie cylindrique.
9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisée en ce que la bague (4) de sortie
est orientable et permet, lors du lancement, d'avoir l'ensemble des éléments de guidage
(1,2,3,4) alignés les uns par rapport aux autres, puis de faire pivoter le dernier
élément de guidage (4) pour obtenir l'embarrage souhaité dans la zone de contact (B).
10. Dispositif selon la revendication 9, caractérisé en ce que la bague (4) de sortie
est associée à un volet ou fourreau (13) permettant d'obturer le canal longitudinal
ouvert sur l'extérieur, de manière à former un conduit fermé à l'intérieur duquel
passe le fil (5) en fonctionnement normal.
11. Dispositif selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que la mise en
température des éléments chauffants proprement dits est obtenue par une résistance
électrique noyée à l'intérieur du bloc, résistance comportant un thermocouple incorporé
permettant une régulation parfaite de la température, cet élément chauffant étant
soit noyé et faisant corps avec le bloc qui l'entoure, soit éventuellement monté de
manière amovible à l'intérieur de celui-ci.
1. Apparatus for thermically treating moving yarns, for example during a drawing/texturing
operation, of the type consisting of an insulating enclosure which surrounds a heating
block with which it defines a lengthwise channel which is open to the outside, and
inside which runs the yarn (5) to be treated, means for guiding the said yarn (5)
being provided to ensure its positioning inside the said channel, characterized in that the heating block consists of a unit comprising at least two cylindrical
sections (A,B) having different diameters and arranged in the extension of one another,
means (7,8,9,10) for guiding the yarn (5) being provided over the length of the said
cylindrical blocks in order that the said yarn (5) may be kept at a constant distance
from the surface of the cylinder (A) of small diameter, with the result that its rise
in temperature is obtained in this zone by radiation and that it may come into contact
with the surface of the zone (B) of large diameter, the heat transmission being then
produced by contact or conduction.
2. Apparatus according to claim 1, characterized in that the trajectory of the yarn in
the zone (B) of contact is rectilinear.
3. Apparatus according to claim 1, characterized in that the trajectory of the yarn in
the zone of contact is helical (angle of between zero and 180°).
4. Apparatus according to one of claims 1 to 3, characterized in that it comprises means
for suction of the fumes produced during the treatment, arranged at the outlet of
the heater.
5. Apparatus according to claim 4, characterized in that the means of suction consist
of a casing (20) surrounding the outlet of the heater, arranged outside the enclosure
(15), the said casing being connected to a source of suction having a slit (22) permitting
an intake of air form the outside.
6. Apparatus according to claim 5, characterized in that the said slit (22) allows the
yarn (5) to be introduced inside the heater during the start-up operation by sideways
movement and is also used as a guiding member for the yarn at the outlet of the heater.
7. Apparatus according to claim 6, characterized in that the path is designed to make
it possible to treat two yarns (5) simultaneously, the slit (22) being T-shaped when
viewed face on, the two yarns being positioned, in normal operation, at the end of
the arms of the said T.
8. Apparatus according to one of claims 1 to 7, characterized in that the heating member
consists of a single-block unit made of ceramic or stainless steel, the cylindrical
zone of small diameter (A) supporting over its length rings (1,2,3) provided with
guiding members enabling the yarn (5) to be kept at a constant distance from the heating
surface, the zone of large diameter (B) comprising at its entry and at its outlet
also two guiding rings (3,4) enabling the yarn to come into tangential contact with
the surface of this cylindrical part.
9. Apparatus according to claim 8, characterized in that the outlet ring (4) is orientable
and makes it possible, during the start-up, to have all the guiding members (1,2,3,4)
aligned in relation to one another and then to make the last guiding member (4) pivot
in order to obtain the desired tensioning in the contact zone (B).
10. Apparatus according to claim 9, characterized in that the outlet ring (4) is associated
with a shutter or sleeve (13) making it possible to shut off the lengthwise channel
which is open to the outside so as to form a dosed conduit inside which the yarn (5)
runs in normal operation.
11. Apparatus according to one of claims 1 to 10, characterized in that bringing the actual
heating members up to temperature is obtained by an electrical resistor embedded inside
the block, a resistor comprising a built-in thermocouple permitting a perfect temperature
control, this heating member being either embedded and integrated into the block which
surrounds it or optionally mounted removably inside the latter.
1. Vorrichtung zum Behandeln von laufenden Garnen, beispielsweise bei einem Verzug-/Texturiervorgang,
die einen isolierenden Mantel aufweist, der einen Heizkörper umgibt, mit welchem dieser
einen nach außen offenen, längsverlaufenden Kanal umgrenzt, in dessen Inneren das
zu behandelnde Garn (5) läuft, wobei Führungsmittel für das Garn (5) vorgesehen sind,
um für dessen Positionierung im Innern des Kanals zu sorgen, dadurch gekennzeichnet, daß der Heizkörper aus einem Aufbau besteht, der zumindest zwei zylindrische Abschnitte
(A, B) unterschiedlichen Durchmesser aufweist, die in der Verlängerung untereinander
stehen, daß Führungsmittel (7, 8, 9, 10) für das Garn (5) längs der zylindrischen
Körper vorgesehen sind, um das Garn derart in einem konstanten Abstand zur Außenseite
des Zylinders (A) kleineren Durchmessers zu halten, daß dessen Temperaturanhebung
in diesem Abschnitt durch Strahlung erzielt wird, und um das Garn mit der Außenseite
des Abschnitts (B) größeren Durchmessers in Berührung treten zu lassen, so daß die
Wärmeübertragung dann durch Kontakt bzw. Leitung erfolgt.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Laufweg des Garns in
dem Berührungsabschnitt (B) geradlinig ist.
3. Vorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, daß der Laufweg des Garns im
Berührungsabschnitt schraubenlinienförmig ist (Winkel zwischen 0 und 190°).
4. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, daß am Auslaß
des Ofens angeordhete Absaugmittel für während der Behandlung erzeugte Rauchgase vorgesehen
sind.
5. Vorrichtung nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, daß die Absaugmittel ein um die
Außenseite des Mantels (15) angeordnetes, den Auslaß des Ofens umrundendes Gehäuse
(20) gebildet sind, wobei das Gehäuse, das mit einer Saugquelle verbunden ist, einen
Schlitz (22) aufweist, der ein Ansaugen von Luft von der Außenseite her ermöglicht.
6. Vorrichtung nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß der Schlitz (22) beim Eintragvorgang
ein Einführen des Garnes (5) in das Innere des Ofens durch seitliches Einschieben
ermöglicht, und daß er außerdem als Führungselement für das Garn am Auslaß des Ofens
dient.
7. Vorrichtung nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, daß der Lauf derart angelegt
ist, daß gleichzeitig zwei Garne (5) behandelt werden können, wobei der Schlitz (22),
in Draufsicht, die Form eines T aufweist, wobei sich die beiden Garne bei Normalbetrieb
an den äußeren Enden der Seitenzweige des T befinden.
8. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, daß das Heizelement
aus einem einstückigen Aufbau aus Keramik oder Edelstahl gebildet ist, wobei der zylindrische
Abschnitt geringeren Durchmessers (A) über seine Länge mit Aussparungen versehene
Führungsringe (1, 2, 3) aufweist, durch die es möglich ist, das Garn (5) in einem
konstanten Abstand zur heizenden Außenseite zu halten, wobei der Abschnitt größeren
Durchmessers (B) an seinem Einlaß und an seinem Auslaß gleichermaßen zwei Führungsringe
(3, 4) aufweist, über die es möglich ist, das Garn tangential über die Außenseite
dieses zylindrischen Abschnitts laufen zu lassen.
9. Vorrichtung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, daß der Ring (4) am Auslaß verstellbar
ist, und es dadurch möglich ist, daß zum Eintragen sämtliche Führungselemente (1,
2, 3, 4) untereinander ausgerichtet sind, und daß das letzte Führungselement (4) drehbar
ist, um in dem Berührungsabschnitt (B) die gewünschte Drehspannstellung zu erzielen.
10. Vorrichtung nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, daß der am Auslaß angeordnete
Ring (4) mit einer Klappe oder einer Hülse (13) zum Verschließen des zur Außenseite
offenen, längsverlaufenden Kanals verbunden ist, und zwar derart, daß ein geschlossener
Kanal gebildet wird, in dessen Inneren das Garn (5) bei Normalbetrieb läuft.
11. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, daß die Temperatureinstellung
der Heizelemente durch einen im Innern des Körpers eingebetteten elektrischen Widerstand
erhalten wird, wobei der Widerstand ein Thermoelement inkorporiert aufweist, das eine
einwandfreie Steuerung der Temperatur ermöglicht, wobei dieses Heizelement entweder
eingebettet sein kann und mit dem dieses umrundenden Körper einen Block bildet, oder
entnehmbar im Inneren desselben angeordnet ist.