[0001] L'invention concerne les équipements respiratoires comportant un masque respiratoire,
un harnais autorisant une mise en place rapide, et parfois des lunettes de protection
contre les fumées.
[0002] On connaît déjà des harnais pour masque respiratoire à mise en place rapide ayant
une sangle extensible dont les extrémités sont reliées au masque et qui comportent
un élément gonflable par un gaz sous pression pour allonger la sangle jusqu'à une
dimension suffisante pour permettre à l'utilisateur d'engager la sangle sur la tête
et ayant des moyens à commande manuelle permettant d'admettre du gaz sous pression
dans l'élément pour l'allonger et de vidanger cet élément pour permettre à la sangle
de l'appliquer contre la tête et de maintenir le masque. Le gaz respiratoire est souvent
de l'oxygène sous pression qui alimente un régulateur à la demande et à dilution porté
par le masque. élément pour permettre à la sangle, du fait de son élasticité propre,
de s'appliquer contre la tête et de maintenir le masque. Le gaz sous pression est
souvent de l'oxygène qui alimente également un régulateur à la demande et à dilution
porté par le masque.
[0003] Les avions de ligne et les avions d'affaires à cabine pressurisée volent à des altitudes
de plus en plus élevées. Au-delà de 40 000 pieds (12 200 mètres environ) le porteur
du masque doit être immédiatement alimenté en gaz respiratoire sous pression en cas
de dépressurisation. Pour éviter les fuites de gaz respiratoire entre le couvre-face
du masque et la peau, le harnais doit alors exercer une tension importante. Lorsque
l'avion vole dans des conditions telles que les règlements exigent que le pilote ou
l'un des pilotes ait en permanence le masque sur le visage, ce port permanent est
source de fatigue et d'inconfort. D'autre part, le masque pouvant être utilisé par
l'ensemble de la population des pilotes, le harnais est conçu pour garantir l'étanchéité
du masque sur les têtes de petite taille et conduit alors à des efforts de serrage
encore plus importants sur les têtes de grande taille.
[0004] Pour résoudre ce problème, on a déjà proposé des harnais comportant des moyens permettant
de maintenir, dans l'élément gonflable, une pression intermédiaire, dite de confort.
En particulier le document EP-A-0 288 391 décrit un harnais qui, dans un mode particulier
de réalisation, comprend également un clapet altimétrique provoquant automatiquement
une vidange complète de l'élément gonflable et en conséquence une ferme application
du masque sur le visage, sans intervention du porteur, en cas de dépressurisation.
Le document US-A-5 036 846 décrit également un harnais ayant un élément gonflable
dans lequel on peut maintenir une pression résiduelle intermédiaire de confort.
[0005] Les harnais suivant ces deux documents présentent une limitation. Ils nécessitent
un réglage manuel de la pression résiduelle dans le harnais, pression par ailleurs
variable avec la taille de la tête de l'utilisateur pour obtenir un serrage donné.
[0006] Au surplus les fuites, provoquées par exemple par la porosité de l'élément gonflable
et/ou par un défaut d'étanchéité des clapets, provoquent fréquemment une diminution
progressive de la pression dans l'élément gonflable, donc un accroissement progressif
de la force d'application sur le visage, ce qui oblige le porteur du harnais à regonfler
périodiquement ce dernier pour avoir un confort suffisant.
[0007] La présente invention vise notamment à fournir un équipement à harnais à mise en
place rapide exigeant pour son utilisation un nombre de manipulations moindre que
ceux antérieurement connus et au surplus évitant les interventions destinées à régler
l'effort de serrage sur le visage à une valeur sensiblement constante, ajustable éventuellement,
de façon à assurer un bon compromis entre le confort et la sécurité.
[0008] L'invention propose dans ce but un équipement respiratoire de tête comportant un:masque
respiratoire muni d'un régulateur à la demande et à dilution connectable à une source
de gaz respiratoire; un harnais extensible dont les extrémités sont reliées au masque
et qui comporte un élément gonflable par le gaz respiratoire pour l'allonger Jusqu'à
une dimension suffisante pour permettre à l'utilisateur de l'engager sur la tête;
et des moyens à commande manuelle permettant d'admettre le gaz respiratoire sous pression
dans l'élément gonflable pour l'allonger et de réduire la pression dans cet élément
pour permettre au harnais de s'appliquer contre la tête et d'appliquer le masque contre
le visage, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens automatiques d'admission de
gaz sous pression dans un composant du harnais, à partir de la source de gaz, et d'échappement
de gaz sous pression vers l'atmosphère à partir dudit composant du harnais, commandés
par un capteur d'effort d'application du masque sur le visage, de façon à maintenir
une force d'application sensiblement constante, au moins aussi longtemps que la pression
ambiante reste supérieure à un seuil, et éventuellement ajustable.
[0009] Le terme "harnais" doit être interprété dans un sens large et comme couvrant non
seulement les produits dont l'élément gonflable est constitué par une sangle tubulaire,
mais aussi les produits équivalents, tels que ceux utilisant des vérins pneumatiques
reliés à une calotte d'appui sur la tête.
[0010] En général, le composant sera constitué par l'élément gonflable lui-même. Toutefois,
il peut s'agir d'un élément additionnel, tel qu'un bourrelet gonflable de bord de
masque ou un coussin occipital interposé entre l'élément gonflable (prévu alors pour
ne pouvoir prendre que l'état pleinement gonflé et l'état vidangé) et la tête. Cette
dernière solution est cependant moins avantageuse du point de vue de la complexité
et de l'efficacité.
[0011] Lorsque l'équipement est destiné à un avion pouvant atteindre une altitude supérieure
à 40 000 pieds (12 200 m), il est associé à un régulateur capable de fournir, au-delà
de 40 000 pieds, de l'oxygène sous pression. La différence de pression entre l'intérieur
et l'extérieur du masque tend alors à décoller ce dernier et doit être combattu par
une force accrue d'application sur le visage pour éviter ou du moins limiter les fuites.
Dans ce cas, la solution simple qui consiste à commander le composant gonflable du
harnais de façon à exercer un effort constant conduit à choisir, pour ce dernier,
une valeur suffisamment élevée pour être suffisante en cas de dépressurisation à très
haute altitude. Le confort en est notablement réduit à plus basse altitude.
[0012] Il est dans ce cas avantageux de constituer les moyens d'admission et d'échappement
de façon qu'ils règlent la pression dans le composant gonflable de harnais à une valeur
telle que la force d'application du masque sur le visage soit accrue au fur et à mesure
de l'augmentation d'altitude, au moins au-delà d'une valeur déterminée, ou de façon
à provoquer automatiquement l'application d'une force maximale en cas de dépressurisation.
Ce résultat peut être atteint par utilisation d'une capsule altimétrique s'ajoutant
à des moyens élastiques ou se substituant à eux.
[0013] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de modes
particuliers de réalisation, donnés à titre d'exemples non limitatifs. La description
se réfère aux dessins qui l'accompagnent dans lesquels :
- La figure 1 est une vue en élévation montrant l'aspect extérieur d'un équipement de
protection conforme à un mode de réalisation de l'invention ;
- Les figures 2 et 3 sont des schémas de principe montrant deux modes particuliers de
réalisation d'un ensemble capteur-moyens d'admission utilisable dans un équipement
du genre montré en figure 1 ;
- La figure 4 est un schéma de principe montrant une variante de réalisation ;
- La figure 5, similaire à la figure 3, montre une autre constitution possible de l'ensemble
capteur-moyens d'admission ;
- Les figures 6 et 7, similaires aux figures 3 et 5, montrent d'autres variantes encore
provoquant un serrage complet du masque en cas de dépressurisation à haute altitude
;
- La figure 8 montre la constitution de principe d'un équipement de tête dans lequel
l'ensemble capteur-moyens d'admission est placé au débouché d'au moins une sangle
constituant un harnais ;
- La figure 9 est un schéma montrant un dispositif dont le masque peut être complété
par des lunettes, avec modification de la répartition des efforts lors de la mise
en place des lunettes ;
- La figure 10 montre une disposition à capteur sur le débouché de la sangle.
[0014] La figure 1 montre un équipement respiratoire, ayant une constitution générale connue,
dans l'état où il se trouve lorsqu'il est utilisé. L'équipement respiratoire comporte
un couvre-face oro-nasal 10 (qui peut être prévu pour recevoir des lunettes de protection
contre la fumée), fixé à un régulateur à la demande 11, et un harnais de maintien
sur la tête relié à un bloc de connexion rigide 12.
[0015] Le bloc de connexion est muni d'un raccord de liaison avec une conduite flexible
14 destinée à se raccorder à une source de gaz respiratoire sous pression (oxygène
sous pression en général). Le harnais représenté à titre d'exemple comporte deux sangles
16 constituées chacune d'un tube interne en matériau élastique contenu dans une gaine
inextensible limitant l'allongement du tube. La longueur au repos des tubes internes
est telle qu'ils tendent à appliquer le couvre-face sur le visage avec une force dépassant
celle qui est nécessaire pour assurer l'étanchéité requise, même lorsque le masque
est soumis à la surpression respiratoire maximum.
[0016] La disposition décrite jusqu'ici est bien connue. On pourra par exemple en trouver
une description dans le document EP-A-0 288 391. D'autres constitutions de harnais
sont cependant possibles, utilisant par exemple des vérins pneumatiques et/ou n'ayant
qu'une seule sangle.
[0017] Dans le mode de réalisation montré en figures 1 et 2, le harnais n'est pas accroché
directement sur le couvre face, mais sur le boîtier 20 d'un ensemble groupant un capteur
de la force exercée par le harnais et des moyens d'admission de gaz sous pression
dans les sangles et d'échappement hors des sangles.
[0018] Au boitier 20 sont reliés les deux extrémités de la sangle 16 ou de chaque sangle
du harnais. La sangle ou chaque sangle est généralement guidée sur le couvre-face
10 par des cavaliers 22 qui fixent la direction d'application de la force de traction
exercée par le harnais. Un tiroir 24 est monté dans un alésage borgne 26 du boîtier
et se prolonge par une tige 28 de poussée fixée au couvre face 10. La plage de débattement
du boîtier 20 est limitée, dans un sens, par l'appui d'une butée 30 fixée au tiroir
24 et dans l'autre sens par l'appui d'un épaulement du tiroir sur une rondelle de
retenue 32 fixée au boîtier.
[0019] Une chambre 34, délimitée par le fond de l'alésage et le tiroir 24, est reliée à
l'atmosphère ambiante. Dans la partie de l'alésage qui reçoit le tiroir 24 est aménagée
une sortie 36 de liaison avec la sangle ou les sangles. Des passages 38 percés dans
le tiroir 24 mettent la sortie 36 en liaison avec une conduite 40 d'alimentation en
gaz sous pression et avec l'atmosphère, respectivement lorsque le boîtier 20 dépasse
une position prédéterminée vers la droite et une position prédéterminée vers la gauche.
Lorsque le tiroir occupe une position intermédiaire, comme celle dans laquelle il
est représenté en figure 2, la sortie 36 est isolée.
[0020] Des moyens élastiques, constitués dans le cas représenté sur la figure 2 par un ressort
42, tendent à repousser le boîtier 20 vers une position de butée (vers la gauche sur
la figure 2) où il relie la sortie 36 à l'atmosphère et donc provoque une vidange
complète des sangles et l'application du couvre face 10 avec une force maximale. Les
sangles exercent de leur côté sur le boîtier 20 une force qui tend à le déplacer par
rapport au tiroir vers la position où du gaz est admis de la conduite 40 aux sangles
par la sortie 36. En déplaçant manuellement (vers la droite sur la figure 2) le boîtier
20, par exemple en pinçant la manette 44 et la butée 30 du tiroir, l'utilisateur du
masque peut provoquer un gonflage complet des sangles et donner au harnais une forme
permettant de l'enfiler aisément.
[0021] Le mode de fonctionnement de l'équipement ressort immédiatement de la description
qui précède. Une fois le harnais placé sur la tête et la manette 44 relâchée, le ressort
42 amène le boîtier dans la position de dégonflage du harnais. Au fur et à mesure
que le harnais se dégonfle, il exerce sur le boîtier une force, dirigée vers le couvre
face, de valeur croissante. Le boîtier revient dans la position d'isolement où il
est montré en figure 2 lorsque les deux forces s'équilibrent.
[0022] En cas de fuite, due par exemple à la porosité de l'élément gonflable des sangles,
le boîtier se déplace progressivement jusqu'au moment où il arrive dans une position
où une quantité supplémentaire de gaz est admise dans les sangles et diminue la force
exercée par le harnais.
[0023] L'effort régulé peut être rendu ajustable manuellement, par exemple en montant une
vis moletée (en tirets sur la figure 2) à travers le fond du boîtier.
[0024] Dans la variante de réalisation montrée en figure 3 (où les éléments correspondant
à ceux de la figure 2 sont désignés par le même numéro de référence) le ressort 42
prend appui sur une capsule altimétrique 46. Cette capsule se dilate lorsque la pression
ambiante diminue. En particulier, elle se dilate de façon importante en cas de dépressurisation
à haute altitude, provoquant ainsi une augmentation du serrage du harnais et de la
pression du masque sur le visage, nécessaire au maintien de la surpression altimétrique
dans le masque.
[0025] De plus, cette capsule altimétrique permet de réduire à une valeur très faible la
force exercée par le harnais à basse altitude cabine de façon à obtenir un confort
maximum pendant le port prolongé du masque imposé par la réglementation lorsque l'altitude
de vol dépasse une valeur donnée.
[0026] Dans la variante de réalisation montrée en figure 4, les sangles 16 sont reliées
à un robinet 47 qui, lorsqu'il n'est pas actionné, vidange complètement les sangles
et qui, lorsqu'il est actionné, les met en liaison avec l'alimentation en gaz sous
pression. L'élément gonflable peut donc être du type couramment utilisé à l'heure
actuelle et décrit dans le brevet US 3 599 636 par exemple. Mais le couvre face comporte
de plus, à la base de la lèvre d'étanchéité 48, un bourrelet gonflable 50 qui est
commandé par une unité 52 "capteur d'effort-moyens de gonflage" du genre montré en
figure 2, si ce n'est que son fonctionnement est inversé, une augmentation de pression
dans le bourrelet 50 provoquant en effet une augmentation de la force d'application,
et non pas une réduction.
[0027] Dans la variante de réalisation montrée en figure 5 où les organes correspondant
à ceux de la figure 2 portent encore le même numéro de référence, l'ensemble capteur
d'effort-moyen d'admission comporte une capsule altimétrique 46 sur laquelle s'appuie
le ressort 42 dont la force fixe le degré d'application du masque sur le visage. Mais
le tiroir distributeur de la figure 2 est remplacé par un jeu de deux clapets 54 et
56. Le clapet d'admission 54 est relié par un soufflet souple 58 à une membrane séparant
la chambre à pression ambiante 60 d'une chambre 62 d'admission du gaz respiratoire
sous pression. Le clapet d'echappement 56 est relié par un soufflet souple 64 à une
plaque terminale 65 d'un équipage de commande des clapets, fixé à la membrane 60 et
au couvre face 10.
[0028] Deux barrettes appartenant à l'équipage ouvrent alternativement les clapets ou les
laissent se refermer, suivant la position de l'équipage.
[0029] La figure 6 montre un autre mode de réalisation, provoquant automatiquement, en cas
de dépréssurisation, un serrage du harnais suffisant pour réduire les fuites bien
que la dépressurisation provoque une alimentation du masque en oxygène sous pression.
[0030] Le dispositif comprend alors, en plus des éléments déjà montrés en figure 2, un piston
66 d'appui du ressort 42. Ce piston 66 délimite dans le boîtier une chambre 68 qui
communique avec l'extérieur par un trajet étranglé. Un clapet 70, à bille dans le
cas illustré, sépare la chambre 68 de la source d'oxygène sous pression. Une capsule
altimétrique 72, qui peut être celle d'un régulateur à la demande équipant le masque,
ouvre le clapet 70 en cas de dépressurisation.
[0031] En position d'attente, ou de confort, lorsque la pression ambiante est supérieure
à un seuil prédéterminé, les composants du dispositif sont dans la disposition montrée
en traits pleins sur la figure 6. Le clapet 70 est fermé. En cas de dépressurisation
de la cabine, la capsule 72 se dilate et ouvre le clapet 70. Le piston 66 se déplace
jusqu'à la position de butée montrée en tirets sur la figure 6. La force exercée par
le ressort 42 augmente et provoque le déplacement du tiroir distributeur 24 qui vidange
le harnais.
[0032] La figure 7 montre encore un autre mode de réalisation qui permet, comme celui de
la figure 6, de provoquer automatiquement le vidange et le serrage du harnais en cas
d'alimentation du masque en oxygène sous pression, provoquée par une dépressurisation.
Le clapet 70a de mise en communication de la chambre 68 avec la source d'oxygène sous
pression est cette fois ouvert en réponse à l'apparition d'une surpression dans le
couvre face du masque 10. Sur la figure 7, les moyens d'ouverture forcée du clapet
comprennent une membrane déformable 74 (pouvant être remplacée par un piston) soumise
à la pression qui règne dans le masque, portant une aiguille 76 qui soulève la bille
du clapet 70a de son siège en cas de dépressurisation et d'alimentation du masque
sous une pression telle que la pression différentielle entre le masque et l'ambiance
dépasse un seuil fixé par la précontrainte d'un ressort 78 de fermeture du clapet.
[0033] Une capsule anéroïde de vidange du harnais en cas de dépressurisation peut également
être ajoutée à l'ensemble représenté sur la figure 5.
[0034] Dans les modes de réalisation montrés en figures 2,3,5 et 6 l'ensemble capteur-moyens
d'admission est interposé entre le couvre-face 10 et le harnais. Cet ensemble peut
aussi bien être placé entre le bloc de connexion 12 et une extrémité (ou chaque extrémité)
du harnais. La figure 8 montre un tel montage. L'extrémité de la sangle 16 est fixée
à un tiroir distributeur 24a qui peut coulisser dans un boitier 20a solidaire du bloc
de connexion d'un masque. Un ressort 42a tend à repousser le tiroir vers une position
où il relie la sangle 16 à l'atmosphère, alors que la traction de la sangle tend à
relier celle-ci à la source de gaz respiratoire.
[0035] En rapprochant des oreilles 80 portées par le boîtier et le tiroir, suivant les flèches
f, le porteur du masque peut gonfler le harnais complètement pour mettre ou enlever
le masque.
[0036] Le mode de réalisation de la figure 8, comme les précédents, est susceptible de nombreuses
variantes. Il peut en particulier comporter, comme celui de la figure 6 ou de la figure
7, une capsule anéroïde de vidange automatique en cas de dépressurisation de la cabine
et/ou d'alimentation du masque en surpression.
[0037] Lorsque le harnais comporte deux sangles elles peuvent être munies chacune d'un dispositif
distinct, afin de conserver une répartition appropriée des efforts de serrage des
sangles dans toutes les conditions d'emploi et d'assurer la stabilité du masque sur
le visage.
[0038] Le dispositif peut encore être complété par des moyens permettant de modifier à volonté
la valeur de la surpression dans le masque pour laquelle il y a vidange complète du
harnais. Par exemple la capsule 46 ou 72 (figures 5 et 6) peut s'appuyer sur l'extrémité
d'une vis de réglage au lieu de s'appuyer sur un élément fixe.
[0039] Les conditions dans lesquelles le port du masque est nécessaire rendent souvent souhaitables
l'emploi simultané de lunettes. Un même masque peut être prévu pour être utilisé seul,
ou avec des lunettes 82 (montrées en tirets sur la figure 9) fixées rigidement au
masque. Le bord de ces lunettes doit s'appliquer sur le visage, par exemple pour protéger
les yeux contre des fumées.
[0040] Pour garantir une application suffisante, on peut notamment munir chaque sangle d'un
dispositif distinct et munir la sangle supérieure de moyens de réglage permettant
d'augmenter le serrage par la sangle supérieure lorsque les lunettes sont en place.
Une autre solution consiste à munir le masque d'un crochet permettant de relever le
point d'application de l'effort de la sangle supérieure (ou de la sangle unique) lorsque
les lunettes sont en place, comme indiqué en tirets sur la figure 9.
[0041] Dans tous les modes de réalisation montrés jusque ici, le dispositif de réglage de
la tension est purement pneumatique. Il est également possible d'utiliser un dispositif
électropneumatique, comportant un capteur constitué par un transducteur à sortie électrique
et des moyens d'admission de gaz sous pression à commande électrique, permettant de
régler la pression dans le harnais de façon à maintenir la tension exercée par le
harnais à une valeur constante ou variant avec l'altitude cabine suivant une loi déterminée.
La figure 10 montre un tel dispositif. Un capteur 84, constitué par un transducteur
à sortie électrique, est placé au raccordement du harnais avec le masque. Il fournit
un signal d'entrée à un composant de commande 86, recevant une alimentation électrique
88, comportant une électrovanne de réglage de la pression dans le harnais. Le dispositif
peut encore comporter un capteur de pression ambiante et/ou un capteur de pression
dans le masque, permettant de vidanger complétement le harnais en cas de dépressurisation.
1. Equipement respiratoire de tête comprenant un masque respiratoire (10) muni d'un régulateur
à la demande et dilution connectable à une source de gaz respiratoire, un harnais
extensible dont les extrémités sont reliées au masque et qui comporte un élément (16)
gonflable par le gaz respiratoire pour l'allonger jusqu'à une dimension suffisante
pour permettre à l'utilisateur de l'engager sur la tête, et des moyens à commande
manuelle permettant d'admettre le gaz respiratoire sous pression dans l'élément gonflable
pour l'allonger et de réduire la pression dans cet élément pour permettre au harnais
de s'appliquer contre la tête et d'appliquer le masque contre le visage, caractérisé
en ce qu'il comporte des moyens automatiques d'admission de gaz sous pression dans
un composant du harnais, à partir de la source de gaz, et d'échappement de gaz sous
pression vers l'atmosphère à partir dudit composant du harnais, commandés par un capteur
d'effort d'application du masque sur le visage, de façon à maintenir une force d'application
qui est sensiblement constante, au moins aussi longtemps que la pression ambiante
reste supérieure à un seuil déterminé.
2. Equipement selon la revendication 1, caractérisant en ce que lesdits moyens automatiques
sont de plus prévus pour régler la pression dans ledit composant à une valeur augmentant
la force d'application du masque sur le visage avec l'altitude, au dessous d'une valeur
déterminée de la pression ambiante.
3. Equipement selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que lesdits moyens automatiques
sont prévus pour provoquer automatiquement la vidange complète du composant en cas
de dépressurisation ambiante.
4. Equipement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce
que ledit composant est constitué par un bourrelet gonflable (50) de bord de masque
ou par un coussin occipital interposé entre l'élément gonflable et la tête.
5. Equipement selon la revendication 1, 2 ou 3, caractérisé en ce que ledit composant
est constitué par ledit élément gonflable (16) lui-même ou par un élément additionnel.
6. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce que
lesdits moyens automatiques comprennent un boitier (20) solidaire du harnais et un
tiroir distributeur (24) solidaire du masque, sollicité par des moyens élastiques
(42) vers une première position où le tiroir relie le composant avec l'atmosphère
et sollicité par la traction du harnais vers une seconde position où il relie le composant
à la source de gaz respiratoire.
7. Equipement selon la revendication 6, caractérisé en ce que lesdits moyens automatiques
comprennent également une capsule anéroïde (72) provoquant l'application au tiroir
d'une force d'amenée dans la première position en cas de dépressurisation.
8. Equipement selon la revendication 6, ayant un régulateur d'alimentation du masque
en gaz respiratoire sous pression en cas de dépressurisation ambiante, caractérisé
en ce que lesdits moyens automatiques comportent de plus des moyens (74) sensibles
à la différence de pression entre le masque et l'atmosphère ambiante pour provoquer
l'application au tiroir d'une force d'amenée dans la première position en cas de dépressurisation.
9. Equipement selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé à ce que le
capteur est constitué par un transducteur d'effort (84) à sortie électrique et en
ce que lesdits moyens automatiques d'admission de gaz sous pression comprennent au
moins une électrovanne.
10. Equipement selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par
des moyens d'ajustement de l'effort d'application.