[0001] La présente invention a pour objet un cordage de tennis à nervures.
[0002] Les raquettes de tennis comprennent un tamis dans le cadre duquel est tendu un cordage
qui, seul vient au contact de la balle.
[0003] On sait que les techniques de frappe de balle sont variées.
[0004] Les joueurs peuvent ainsi donner de l'effet à la balle suivant la façon dont ils
tiennent la raquette, c'est-à-dire selon l'angle que fait le tamis par rapport à la
balle et selon le déplacement de ce tamis.
[0005] Ainsi, on obtient des effets de "lift" ou de "slice".
[0006] Pour le "lift", par exemple, le tamis est déplacé suivant une trajectoire qui combine
une courbe qui est sensiblement tangentielle à la balle avec une translation de l'arrière
vers l'avant.
[0007] Afin de donner tout son effet à la balle, il est nécessaire d'éviter le glissement
de cette balle par rapport au cordage du tamis durant le temps très court où la balle
est en contact avec ce tamis.
[0008] Des perfectionnements ont été mis au point et notamment des cordages avec des nervures.
[0009] On connaît ainsi le brevet N° FR-A-2 987 058. Il se trouve que les cordages existants
ne donnent pas entière satisfaction car il faut non seulement qu'il existe une rainure
mais également que cette rainure soit positionnée correctement par rapport à la balle.
[0010] A cet effet, la nervure doit être en saillie par rapport au tamis et ceci au droit
de chaque croisement de deux cordages de ce tamis.
[0011] Dans les exemples de l'art antérieur, le positionnement de la nervure est aléatoire
si bien que les effets obtenus ne sont pas aussi bien rendus dans la pratique. Il
est donc impératif que la nervure soit positionnée préalablement à la frappe et qu'elle
soit maintenue dans cette position durant la frappe.
[0012] A cet effet, le cordage de tennis selon l'invention, du type comprenant une âme centrale,
des premiers filaments extérieurs enroulés de façon hélicoïdale autour de cette âme
centrale, d'un diamètre
d et des seconds filaments extérieurs intercalés entre les premiers filaments, d'un
diamètre
D supérieur à
d, l'ensemble de l'enroulement étant noyé dans une résine d'enduction, se caractérise
en ce que le nombre de seconds filaments est impair et au moins égal à trois de façon
qu'ils soient positionner aux sommets d'un triangle isocèle.
[0013] Selon un mode de réalisation préférentiel de l'invention, ce cordage de tennis comprend
cinq filaments de diamètre
D, disposés de façon régulière sur la périphérie, les diamètre
D,
d étant tels qu'il existe une droite tangente aux deux filaments de diamètre
D, cette droite formant une base d'appui.
[0014] Selon un mode de réalisation particulier de l'invention, les cinq filaments sont
réalisés en un matériau résistant à l'abrasion, plus particulièrement du graphite.
[0015] Ainsi, selon un mode de réalisation spécifique de l'invention, le cordage comprend
une âme de diamètre 0,80 mm, les premiers et seconds filaments ayant des diamètres
respectifs de 0,18 et 0,30 mm, la résine d'enduction conduisant à un diamètre extérieur
autour du premier filament de 1,30 mm et extérieur au second filament de 1,50 mm.
[0016] La présente invention est décrite ci-après en regard de la figure unique qui représente
une vue en perspective d'une portion de cordage de tennis selon l'invention qui comprend
une âme centrale 10, réalisée en un matériau synthétique qui est obtenu par tréfilage,
tandis qu'à la périphérie de cette âme centrale 10 les premiers filaments 12 d'un
diamètre
d sont enroulés de façon hélicoïdale ainsi que des seconds filaments 14 interposés
entre les premiers filaments 12.
[0017] Dans le mode de réalisation présenté, le cordage comprend huit premiers filaments
12 de diamètre
d, répartis par paires avec interposition de cinq seconds filaments 14 de diamètre
D supérieur au diamètre
d des premiers filaments.
[0018] Ceci est bien visible sur la coupe de l'extrémité du cordage.
[0019] L'ensemble des diamètres est étudié pour que trois des seconds filaments sur les
cinq constituent un triangle
T représenté en trait mixte sur la figure, ce triangle
T étant isocèle, avec un second filament 16 à son sommet et deux seconds filaments
18 aux deux extrémités de sa base.
[0020] Ainsi que cela est représenté sur la figure, entre les deux seconds filaments 18,
constituant la base du triangle
T, sont intercalés deux premiers filaments 12 et les diamètres des filaments sont tels
que cette paire de premiers filaments et les deux filaments 18 constituant les extrémités
de la base du triangle
T sont tangents à une même droite
D.
[0021] Une résine d'enduction 20 assure le blocage des différents filaments et la liaison
avec l'âme centrale 10.
[0022] Elle crée une surépaisseur constante sur toute la périphérie du cordage et ne modifie
pas le positionnement des filaments.
[0023] Dans le mode de réalisation représenté, on constate que quelle que soit la rotation
du cordage, celui-ci se placera toujours en position stable en appui sur le cordage
avec lequel il est croisé.
[0024] Or la position stable conduit à une orientation telle qu'un filament de gros diamètre
se trouve impérativement du côté opposé et fait donc saillie au droit du croisement.
[0025] On remarque que ce cordage autorise le glissement base contre base, ce qui permet
un repositionnement des cordages entre eux, notamment au droit des croisements, grâce
à l'élasticité de ces cordages et à leur tension préalable.
[0026] Un tel Positionnement conduit à une sollicitation très importante du filament mis
en saillie et de façon à accroître la longévité du cordage selon l'invention, il est
judicieux de réaliser les filaments de gros diamètre en un matériau résistant à l'abrasion,
notamment en graphite.
[0027] Afin de fixer des ordres de grandeur, le cordage qui vient d'être décrit comprend
une âme 10 d'un diamètre de 0,80 mm, les premiers et seconds filaments ont des diamètres
effectifs de 0,18 mm et 0,30 mm de façon à conduire à des diamètres extérieurs après
enrobage de résine de 1,30 mm au droit des filaments de petit diamètre et 1,50 mm
au droit des filaments de gros diamètre.
1. Cordage de tennis comprenant une âme centrale (10), des premiers filaments (12) extérieurs
enroulés de façon hélicoïdale autour de cette âme centrale, d'un diamètre d, et des seconds filaments (14) extérieurs intercalés entre les premiers filaments,
d'un diamètre D supérieur à d, l'ensemble de l'enroulement étant noyé dans une résine d'enduction caractérisé en
ce que le nombre de seconds filaments est impair, au moins égal à trois, ces trois
seconds filaments étant disposés aux sommets d'un triangle isocèle.
2. Cordage de tennis selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins
cinq seconds filaments de diamètre D, répartis annulairement de façon régulière à la périphérie de l'âme centrale, les
diamètres D et d étant tels qu'il existe une droite tangente aux deux seconds filaments successifs
de façon à constituer une base d'appui.
3. Cordage de tennis selon la revendication 2, caractérisé en ce que les cinq seconds
filaments sont réalisés en un matériau résistant à l'abrasion.
4. Cordage de tennis selon la revendication 3, caractérisé en ce que le matériau retenu
est du graphite.
5. Cordage de tennis selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé
en ce que l'âme (10) a un diamètre de 0,80 mm, les premiers (12) et seconds (14) filaments
ont des diamètres respectifs de 0,18 et 0,30 mm, l'enduction de résine conduisant
à un diamètre extérieur au droit des premiers filaments de 1,30 mm et au droit du
second filament de 1,50 mm.