(19)
(11) EP 0 484 236 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
22.03.1995  Bulletin  1995/12

(21) Numéro de dépôt: 91402906.1

(22) Date de dépôt:  29.10.1991
(51) Int. Cl.6E01C 19/17, E01C 19/48, B05B 13/04

(54)

Procédé d'épandage de bitume à basse vitesse, dispositif pour la mise en oeuvre et machine comprenant un tel dispositif

Verfahren zum Aufbringen von Bitumen mit reduzierter Geschwindigkeit, Vorrichtung zum Durchführen desselben und Vorrichtung mit dieser Vorrichtung

Method of spreading bitumen at low velocity, device used in such a method and machine comprising such a device


(84) Etats contractants désignés:
AT BE CH DE DK ES FR GB IT LI NL SE

(30) Priorité: 30.10.1990 FR 9013634

(43) Date de publication de la demande:
06.05.1992  Bulletin  1992/19

(73) Titulaire: A C M A R Société à Responsabilité Limitée
53400 Craon (FR)

(72) Inventeurs:
  • Luzu, Bernard
    F-53350 Ballots (FR)
  • Richard, Pierre
    F-53400 Craon (FR)

(74) Mandataire: Phélip, Bruno et al
c/o Cabinet Harlé & Phélip 21, rue de La Rochefoucauld
75009 Paris
75009 Paris (FR)


(56) Documents cités: : 
EP-A- 0 108 716
DE-A- 2 204 206
GB-A- 1 041 511
EP-A- 0 292 337
DE-B- 1 274 863
   
       
    Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


    Description


    [0001] La présente invention concerne un procédé d'épandage de bitume et en particulier de liant ; elle concerne également le dispositif pour la mise en oeuvre du procédé ainsi que la machine, du genre finisseur par exemple, susceptible de comporter un tel dispositif.

    [0002] La réalisation ou la réfection de chaussées, par dépôt d'une couche d'enrobés bitumineux au moyen d'un finisseur, nécessite l'épandage préalable d'une couche d'accrochage. Cette couche d'accrochage est étalée sur la surface à traiter par épandage de liant bitumineux ou émulsion de bitume. Cet épandage est souvent réalisé avant le passage du finisseur, au moyen d'un véhicule classique d'épandage ; le finisseur est donc amené à se déplacer sur la couche de liant fraîchement étalé, comme les véhicules chargés de l'alimenter en enrobés bitumineux.

    [0003] Le document EP-A-458 667, publié après le dépôt de la présente demande propose d'adapter, directement sur le finisseur, un dispositif d'épandage d'émulsion.

    [0004] Ce dispositif d'épandage comporte une ou plusieurs buses de pulvérisation. Chaque buse est montée sur une rampe disposée à l'arrière du finisseur, entre les chenilles et la vis de répartition de l'enrobé. Elle se déplace transversalement et est animée d'un mouvement qui est asservi à la vitesse et/ou au déplacement du finisseur et qui est synchronisé avec son avancement.

    [0005] Un autre document, EP-A-292 337, propose l'adaptation de deux petites rampes derrière les chenilles du finisseur et des rampes classiques à l'avant mais portées par un engin qui constitue une sorte de prolongement à l'avant du finisseur.

    [0006] Sur le chantier les opérations de dépose d'enrobés et d'épandage de liant, s'effectuent à des vitesses totalement différentes. Le finisseur, qui comporte ses propres moyens de propulsion évolue sur la surface à traiter, à une vitesse qui est inférieure à 25m/mn, généralement de l'ordre de 12 à 13m/mn. L'épandage du liant bitumineux est une opération qui s'effectue à une vitesse nettement plus importante que celle du finisseur, compte-tenu de la nature du liant, généralement autour de 30m/mn. Le liant est un produit dont la viscosité impose l'utilisation de gicleurs munis d'un orifice d'écoulement approprié. Ces orifices ont une section optimisée de façon à éviter les risques de bouchage. Le débit des gicleurs est relativement important et, de ce fait, compte-tenu des dosages imposés, c'est-à-dire compte-tenu de la quantité de liant déposé par m², son épandage s'effectue à une vitesse relativement élevée nettement supérieure à celle que l'on rencontre pour la dépose de l'enrobé.

    [0007] Dans le document EP-A-292 337 précité, il est prévu de disposer la rampe principale sur un chariot motorisé et de déplacer cette rampe longitudinalement, c'est-à-dire selon le sens d'avancement ; cette disposition constructive permettant éventuellement un déplacement alternatif d'amplitude réduite et réglable de ladite rampe.

    [0008] Le document EP-A-458 667 précité, propose un épandage dynamique par un mouvement de va et vient du jet qui s'étend sur une distance relativement important.

    [0009] GB-A-1 041 511 décrit également un épandage dynamique du même type.

    [0010] Aussi dans les trois cas, une variation quelconque dans le mouvement du finisseur va se répercuter sur la régularité de l'épandage et/ou sur la géométrie de la plaque d'émulsion déposée par la buse.

    [0011] L'invention propose de réaliser un épandage qui ne dépend pas de la vitesse d'avancement de la machine mais seulement des paramètres des buses. Ces buses sont de préférence des buses classiques ; elles ont leurs propres paramètres de fonctionnement. Pour pouvoir fonctionner dans ces paramètres il faut que la durée de la séquence d'épandage soit inférieure au temps mis par la machine pour parcourir le pas d'épandage ; cette durée de la séquence d'épandage est déterminée par le nombre de buses disposées sur la rampe lequel nombre est choisi de manière à sauvegarder un temps d'arrêt des buses.

    [0012] L'invention propose des moyens qui permettent de réaliser un épandage précis du liant à partir d'une machine dont la vitesse d'avancement sur la surface à traiter est relativement faible laquelle vitesse correspond notamment à celle que l'on rencontre sur les machines de dépose d'enrobés.

    [0013] L'invention permet ainsi d'épandre du liant bitumineux, au moyen d'une rampe équipée de gicleurs, ou buses classiques, c'est-à-dire des gicleurs dont le débit est tel que les risques de bouchage sont inexistants ; cette rampe pouvant être installée directement sur le finisseur.

    [0014] L'invention propose principalement des moyens qui permettent de surmonter les contraintes de l'épandage d'un liant bitumineux et de réaliser cet épandage quelles que soient la vitesse ou les variations de vitesse d'avancement de la machine qui dépose l'enrobé ; ainsi l'invention permet de garantir un épandage optimal du liant, de l'arrêt complet de cette machine, jusqu'à sa vitesse maximale.

    [0015] Le dosage du liant, c'est-à-dire la quantité de liant déposée par m² de surface à traiter, favorise la qualité de l'accrochage de l'enrobé mais aussi la qualité de l'état de surface dudit enrobé.

    [0016] L'invention permet encore de favoriser la rupture avec la dépose de l'enrobé, c'est-à-dire de réaliser une dissociation naturelle du mélange eau-bitume, en laissant s'écouler un certain temps entre les deux opérations, à savoir l'opération d'épandage d'une part et l'opération de dépose de l'enrobé d'autre part. Cette particularité tend à améliorer la qualité de l'accrochage de la couche d'enrobé sur la surface à traiter.

    [0017] D'une manière générale, l'invention permet de travailler sur le chantier dans de bien meilleures conditions, du fait de la propreté du chantier, ce qui améliore notamment la sécurité du personnel et, ultérieurement, celle des usagers.

    [0018] Comme pour les documents précités, la couche d'accrochage est réalisée en étalant le liant sur la surface à traiter à une vitesse qui par rapport au sol est supérieure ou égale à la vitesse d'avancement de ladite machine de dépose d'enrobés.

    [0019] L'invention permet de déposer pas à pas, du liant, dans un périmètre précis, de façon à former des plaques qui se juxtaposent sensiblement bord à bord pour constituer une couche de liant, continue et sensiblement régulière en épaisseur, sur la surface à traiter quelles que soient les variations de vitesse d'avancement de la machine.

    [0020] Pour parvenir à ce résultat l'invention propose de décomposer chaque pas ou séquence d'épandage, en réalisant au moins un temps d'épandage dont la durée est fixe, qui s'effectue sur un mouvement aller et/ou retour de la rampe et au moins un temps d'arrêt, sans épandage, dont la durée est liée à la vitesse d'avancement de la machine de façon inverse.

    [0021] Cette séquence d'épandage de l'émulsion est déclenchée automatiquement à chaque fois que le finisseur a progressé d'une distance qui correspond au pas de l'épandage réalisé par les buses. Dans cette séquence, la rampe marque au moins un temps d'arrêt dont la durée est liée à la vitesse d'avancement de la machine ; ce temps d'arrêt est préservé par un choix du nombre de buses disposées sur la rampe.

    [0022] Le dispositif d'épandage est supporté par une machine mobile sur le sol et il comporte au moins une rampe d'épandage munie d'au moins une buse formant un jet de liant ; ce dispositif comporte des moyens permettant de déplacer le jet de liant par rapport à ladite machine, à une vitesse supérieure ou égale à la vitesse d'avancement de cette machine, au moins pendant la phase d'épandage du liant sur le sol.

    [0023] Ce dispositif d'épandage comporte au moins une glissière solidaire de la machine, permettant de déplacer de façon séquentielle, la rampe sur ladite glissière, ou des moyens permettant de faire osciller les buses pour balayer la surface à traiter avec les jets de liant.

    [0024] Selon l'invention, ce dispositif d'épandage comprend des moyens de détermination du chemin parcouru par la machine sur le sol, des moyens pour déclencher une séquence d'épandage qui comprend : - les mouvements aller et retour de balayage, et - le ou les temps d'arrêt.

    [0025] Selon une disposition préférentiellle de l'invention, le dispositif d'épandage comprend, pour manoeuvrer la rampe, deux vérins opposés, du type à simple effet, alimentés à travers un distributeur du type croisé, lesquels vérins comportent chacun un orifice permettant, en bout de course, un échappement libre du fluide de manoeuvre durant le temps d'arrêt de la rampe.

    [0026] L'invention concerne également la machine et en particulier le finisseur permettant la réalisation ou la réfection de chaussées, du type comportant, à l'avant, une trémie de réception des enrobés, et, à l'arrière, une table de répartition de ces enrobés sur le sol, et un dispositif d'épandage de liant qui permet d'étaler ce dernier sur la surface à traiter de façon intermittente, à une vitesse supérieure ou égale à la vitesse maximale d'avancement du finisseur, associé à des moyens qui permettent de déclencher une séquence d'épandage durant laquelle ladite rampe observe un temps d'arrêt.

    [0027] L'invention sera encore illustrée à l'aide de la description suivante et des dessins annexés donnés à titre indicatif, et dans lesquels :
    • la figure 1 représente, de façon schématique, une machine du type finisseur comportant un dispositif d'épandage de liant selon l'invention ;
    • les figures 2a et 2b illustrent plusieurs possibilités d'installation d'un dispositif d'épandage selon l'invention, sur une machine du type finisseur ;
    • la figure 3 représente, au moyen d'un schéma fonctionnel notamment, le dispositif d'épandage selon l'invention, vu de dessus ;
    • la figure 3a représente, en perspective deux buses qui étalent une couche de liant ;
    • la figure 4 est un diagramme illustrant les séquences d'épandage et en particulier la course de chaque buse en fonction du déplacement de la machine ;
    • la figure 5 représente, au moyen d'un schéma fonctionnel notamment, un autre dispositif d'épandage selon l'invention, vu de dessus ;
    • la figure 6 est un diagramme illustrant les séquences d'épandage et en particulier la course de chaque buse en fonction du déplacement de la machine, du dispositif représenté figure 5.


    [0028] On a représenté, figure 1, de façon schématique, une machine du genre finisseur permettant l'application sur la chaussée d'une couche de matériau du genre enrobé bitumineux. Ce finisseur comporte un train de roulement en forme de chenille 1 ou de roues, qui supporte notamment une trémie 2 à l'avant, et il comporte, à l'arrière des chenilles, une table 3 servant à la répartition du matériau sur la surface à traiter. Pour réaliser une bonne liaison entre la surface à traiter et le nouveau revêtement, on étale préalablement une couche d'accrochage au moyen d'une rampe 4 disposée transversalement sur la machine.

    [0029] La rampe d'épandage 4a se situe en arrière des chenilles 1 pour éviter à ces dernières de rouler sur la couche d'accrochage fraîchement déposée.

    [0030] On obtient ainsi un chantier parfaitement propre ; l'émulsion d'accrochage est située uniquement sous la couche d'enrobés.

    [0031] Cependant, dans certains cas, on peut disposer la rampe 4b à l'avant du finisseur. Cette disposition améliore l'accessibilité à la rampe pour les opérations d'entretien et elle présente l'avantage de laisser s'écouler un certain temps entre les deux opérations à savoir l'opération d'épandage d'une part, et l'opération de dépose de l'enrobé d'autre part.

    [0032] On a illustré, figures 2a et 2b, quelques possibilités de positionnement de la rampe 4 sur le finisseur.

    [0033] On peut en effet utiliser une rampe 4a qui s'étend à l'arrière des chenilles 1 sur toute la largeur du finisseur. On peut également utiliser selon la place disponible sur le finisseur, plusieurs portions de rampes comme représenté figure 2a. Ainsi, on peut disposer un tronçon 41 à l'avant du finisseur, qui couvre l'espace compris entre les chenilles 1. Cette rampe 41 peut être disposée en avant des chenilles 1, sous la trémie 2 par exemple. La zone de roulement des chenilles 1 est couverte soit par un tronçon court 42, soit par un tronçon 43 plus large, qui déborde en dehors de l'encombrement des chenilles. La partie située à l'extérieur des chenilles 1 peut également être couverte par un tronçon 44 qui complète l'action du tronçon 42.

    [0034] Ces différents tronçons 41 à 44 réalisent l'épandage d'une couche correspondant à la largeur de la table de répartition 3. Ces différents tronçons sont positionnés de façon à éviter le roulement des chenilles 1 sur la couche d'accrochage.

    [0035] La figure 2b présente une rampe 45, du type télescopique au moyen de deux portions latérales 46, qui se situe à l'avant du finisseur, sous la trémie 2. Selon le type de dosage, et en particulier pour les dosages faibles, seule cette rampe située à l'avant sera utilisée. Pour des dosages forts, c'est-à-dire supérieurs à 800g/m², les risques de patinage et d'encrassement des chenilles nécessitent l'utilisation de buses 47 disposées à l'arrière des chenilles du finisseur. Ces buses 47 se substitueront aux buses correspondantes de la rampe 45 située à l'avant.

    [0036] Les rampes 4a et 4b sont équipées avec des buses classiques comportant des gicleurs dont les sections permettent des débits de l'ordre de 3 à 9 litres par minute, ce qui évite les risques de bouchage.

    [0037] On remarque, figures 2a, 2b, que les rampes 41 à 47 constituant le dispositif d'épandage sont mobiles transversalement par rapport au sens d'avancement de la machine finisseur, tout comme les rampes 4a et 4b illustrées figure 1. Cette configuration permet de réduire au maximum l'encombrement du dispositif d'épandage sur le finisseur. Toutefois, ce dispositif d'épandage peut être mobile longitudinalement, c'est-à-dire se déplacer dans le même sens que le finisseur, avec une vitesse par rapport au sol qui est supérieure ou égale à celle de ce dernier.

    [0038] On a représenté, figure 3, par un simple schéma fonctionnel, un dispositif d'épandage disposé transversalement par rapport au sens d'avancement de la machine porteuse qui permet de réaliser des bandes longitudinales 6 de liant, disposées bord à bord pour former la couche d'accrochage. Chaque bande 6 a une largeur qui correspond à l'écart entre deux buses 7 de la rampe 4 et elle est constituée d'une pluralité de plaques 8 juxtaposées et disposées bord à bord sur la surface à recouvrir. Ces plaques 8 ont une forme qui dépend de la vitesse d'avancement. Leur forme est le plus souvent quasiment rectangulaire ; elle ressemble à un parallélogramme lorsque le rapport entre la vitesse de l'étalement du liant et celle de la dépose de l'enrobé diminue. Lorsque la vitesse de la machine varie entre deux balayages, il peut y avoir un léger chevauchement des plaques 8. La longueur des plaques correspond à la largeur des bandes 6 et leur largeur correspond à la largeur du jet 9 des buses 7. La rampe 4 est guidée par des moyens appropriés sur une glissière 10 qui est solidaire du bâti 11 de la machine finisseur. Cette glissière 10 est disposée transversalement par rapport au sens d'avancement de la machine. Elle peut être constituée de plusieurs tronçons qui sont alors disposés, comme pour les rampes montrées figures 2a et 2b, soit à l'avant de la machine, soit latéralement par rapport aux chenilles 1, soit à l'arrière des chenilles 1. La rampe 4 est mobile sur cette glissière 10 au moyen d'un vérin 12 solidaire du bâti 11 et qui est actionné par un distributeur 13 grâce à une alimentation hydraulique ou pneumatique par exemple. La course C du vérin 12 correspond à l'espacement entre deux buses 7 de la rampe 4. Elle correspond aussi à la largeur d'une bande 6 de liant.

    [0039] Ce vérin 12 est commandé, à travers le distributeur 13, au moyen d'un organe 14 du genre capteur, qui déclenche une séquence d'épandage en fonction d'informations données par exemple par une roue 15, en contact avec le sol. Cette roue 15 est une roue codée, par des moyens appropriés, du genre tétons ou orifices qui coopèrent avec l'organe détecteur 14 de façon à déclencher une séquence d'épandage lorsque la machine finisseur a avancé d'une distance qui correspond au pas P de l'épandage. Ce pas P de l'épandage correspond à la largeur du jet 9 ou faisceau de liant projeté par les buses 7, sur le sol.

    [0040] Chaque bande 6 de liant, est constituée d'une juxtaposition de plaques 8 dont les dimensions correspondent à la course C du vérin 12 et au pas P de l'épandage, c'est-à-dire à l'empreinte du faisceau de la buse 7, sur le sol.

    [0041] On a illustré figure 3a, l'étalement du liant pour constituer une couche d'accrochage continue sur la surface à traiter. Les buses 7 étalent le liant dans un périmètre bien précis au moyen d'un balayage de la surface à traiter. Dans le cas de la figure 3a, la couche de liant est obtenue par un mouvement de balayage transversal ; elle peut être obtenue par un mouvement de balayage longitudinal. Ce balayage est lui-même obtenu soit par un mouvement global de la rampe porteuse des buses 7, soit par un mouvement d'oscillation des buses autour d'axes transversaux ou longitudinaux. Les buses 7 sont orientées en conséquence pour positionner le jet 9 dans un sens perpendiculaire au sens de déplacement ou d'oscillation de la buse. Dans le cas d'un balayage longitudinal, c'est-à-dire d'un balayage dans le même sens que l'avancement de la machine, les variations de la vitesse d'avancement de ladite machine ne provoqueront pas de phénomènes de chevauchement de deux plaques 8 successives, comme on peut éventuellement l'observer dans le cas d'un balayage transversal.

    [0042] On remarque, figure 3, sur le dispositif d'épandage, des moyens amortisseurs 16 et 17 disposés, aux extrémités de la glissière 10 pour adoucir le mouvement transversal de la rampe 4.

    [0043] On remarque aussi une deuxième roue 18 disposée de l'autre côté du dispositif par rapport à la roue 15, servant éventuellement à le soutenir et le maintenir par rapport au sol.

    [0044] La figure 4 illustre une succession de séquences d'épandage de liant par le dispositif de la figure 3. On a fait figurer schématiquement, sur ce diagramme, le mouvement des buses 7, vu de dessus, sur le sol. Le diagramme fait apparaître la course transversale C d'une buse 7 et son déplacement longitudinal D. Au départ d'une séquence, la buse parcourt un trajet aller A qui correspond à la course C du vérin 12, puis elle effectue un retour R de même allongement qui la repositionne à son point de départ. Le trajet aller et retour de la buse s'effectue dans un temps qui est inférieur au temps nécessaire à la machine pour parcourir le pas P de l'épandage. La rampe 4 se maintient en position repos pendant que la machine continue à avancer, en attendant le démarrage d'une autre séquence d'épandage. Cette période de repos S permet d'absorber les variations de vitesse éventuelles de la machine finisseur. Si le temps nécessaire à une buse pour faire un aller et retour devient supérieur au temps mis par la machine pour parcourir le pas d'épandage, il suffit de multiplier le nombre de buses pour réduire d'autant le temps consacré, dans une séquence, à l'épandage, et maintenir une période de repos S suffisante entre deux séquences d'épandage.

    [0045] Cet épandage s'effectue généralement en une seule couche pendant le trajet aller A de la buse. On peut envisager un épandage par plusieurs couches ; le liant est alors étalé à l'aller et au retour de la buse.

    [0046] On a représenté, figure 5, au moyen d'un schéma fonctionnel, un dispositif d'épandage qui reprend les caractéristiques essentielles du dispositif représenté figure 3. La surface qui doit recevoir la couche d'enrobés, est recouverte de liant et en particulier de plaques 8 comme décrit en relation avec la figure 3.

    [0047] Pour diminuer les à-coups et en particulier les coups de bélier dans le circuit hydraulique, le dispositif d'épandage comporte deux vérins 21 et 22 disposés dos à dos, pour manoeuvrer la rampe 4. Ces vérins 21 et 22 sont du type simple effet : le vérin 21 tire la rampe pour la déplacer de la gauche vers la droite, comme représenté figure 5 ; le vérin 22 tire sur la rampe 4 pour la déplacer de la droite vers la gauche. Ces deux vérins ont une même course C qui correspond à l'écart entre deux buses 7.

    [0048] Ces vérins 21 et 22 comportent chacun une alimentation 211-221 qui se situe au niveau de la face de passage de la tige de chacun d'eux. A l'autre extrémité du corps de ces vérins, on trouve respectivement les orifices d'échappement 212 et 222, situés en amont du piston lorsque celui-ci arrive en fin de course. On obtient ainsi un amortissement en fin de course et une chute de pression dans le circuit hydraulique d'alimentation sans préjudice pour le fonctionnement. Cette particularité procure un échappement libre du fluide de manoeuvre pendant les temps d'arrêt de la rampe à chaque fin de course.

    [0049] Les vérins 21 et 22 sont solidaires du bâti 11 de la machine. Ils sont positionnés en opposition, comme représenté figure 5. Le volume de leur chambre peut être différent pour permettre une variation de la vitesse de déplacement de la rampe 4 à l'aller et au retour dans la mesure où le débit d'alimentation est constant. Cette possibilité de variation de la vitesse de la rampe à l'aller et au retour permet de réaliser des dosages différents selon que l'on utilise les buses à l'aller ou au retour. Ainsi, on peut avoir un aller à vitesse lente pour un dosage de 450g/m² et un retour à vitesse rapide qui permet de limiter le dosage à 300g/m². L'utilisation de l'aller et du retour pour l'épandage permet un dosage à 750g/m².

    [0050] Cette variation du dosage peut ainsi s'effectuer simplement par un choix de la période d'épandage au moyen d'un simple sélecteur, sans rien changer à l'installation.

    [0051] Les deux vérins 21 et 22 sont actionnés sous l'effet d'un distributeur 23 du type croisé comportant un électroaimant qui permet le déplacement du tiroir dans un sens, et un ressort de rappel du tiroir. Ce distributeur 23 reçoit un ordre pour faire fonctionner l'un des vérins ; la suppression de cet ordre fait automatiquement fonctionner l'autre vérin.

    [0052] Le distributeur 23 est soumis aux ordres d'un compteur électronique programmable 24 qui reçoit les impulsions provenant d'une génératrice 25 entraînée par tout moyen approprié dont le mouvement est proportionnel à la vitesse d'avancement de la machine. De préférence, cette génératrice 25 est montée en bout d'un arbre d'entraînement des chenilles 1 de la machine ; elle détermine son avance sur la surface à traiter, et le chemin parcouru.

    [0053] L'alimentation des vérins 21 et 22 s'effectue au moyen d'une pompe 26 puisant dans un réservoir 27. Les orifices de sortie 212 et 222 situés au fond des vérins 21 et 22 sont reliés au réservoir 27 contenant le fluide hydraulique, par un conduit 28.

    [0054] On a représenté schématiquement figure 6, le mouvement des buses 7 sur la surface à traiter, en fonction du déplacement de la machine. Ces buses 7 effectuent des séquences aller A et retour R entrecoupées de temps de pose SA, SR. Le compteur électronique 24 émet des impulsions destinées au distributeur 23, pour activer l'un des vérins 21 ou 22 ; la durée de ces impulsions correspond à la moitié du temps nécessaire pour parcourir une distance P qui correspond à la largeur au sol des jets 9, selon l'exemple des figures 5 et 3a. Ainsi, à la fin du mouvement aller A, on observe une pose SA pendant laquelle le vérin 21 par exemple, qui a procédé au déplacement de la rampe 4, continue à être alimenté. Cependant, la pression d'alimentation est pratiquement nulle, du fait de l'échappement libre du fluide hydraulique par l'orifice 212. Dès que le temps imparti par le compteur 24 est écoulé, c'est-à-dire un temps qui correspond à la moitié du temps nécessaire pour parcourir le pas P, l'impulsion normalement donnée à l'électro-aimant du distributeur 23, est supprimée, et c'est le ressort de ce dernier qui entre en action pour permettre l'alimentation de l'autre vérin 22, lequel provoque le mouvement retour de la rampe à l'issue duquel un temps de repos SR est observé jusqu'au moment où une nouvelle impulsion sur l'électro-aimant du distributeur 23 permet un autre mouvement aller de la rampe.

    [0055] On obtient ainsi un mouvement plus souple de la rampe 4, sans à-coup, ce qui améliore grandement la tenue mécanique des différents organes en mouvement.

    [0056] Les signes de référence insérés après les caractéristiques techniques mentionnées dans les revendications ont pour seul but de faciliter la compréhension de ces dernières et n'en limitent aucunement la portée.


    Revendications

    1. Procédé d'épandage de liant du genre émulsion bitumineuse, sous forme de couche, au moyen d'une rampe munie d'au moins une buse classique, portée par une machine qui se déplace sur la surface à traiter à une vitesse variable comprise entre l'arrêt total et une vitesse maximale, l'étalement du liant s'effectuant à une vitesse supérieure ou égale à la vitesse d'avancement de ladite machine, caractérisé en ce qu'il consiste à prévoir pour chaque pas ou séquence d'épandage, au moins un temps d'épandage dont la durée est fixe qui s'effectue sur un mouvement aller et/ou retour de la rampe, et au moins un temps d'arrêt, sans épandage, dont la durée est variable, liée à la vitesse d'avancement de la machine.
     
    2. Dispositif d'épandage pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication 1, du type supporté par une machine qui se déplace à vitesse variable sur le sol, comportant au moins une rampe d'épandage (4) munie d'au moins une buse (7) formant un jet de liant (9), comportant d'une part, des moyens permettant de déplacer ledit jet (9) par rapport à ladite machine, à une vitesse par rapport au sol qui est supérieure ou égale à la vitesse d'avancement de cette machine sur le sol, au moins pendant la phase d'épandage du liant, et, d'autre part au moins une glissière mobile (10) solidaire et disposée transversalement ou longitudinalement par rapport à la machine ou des moyens pour faire osciller la ou les buses (7) d'épandage autour d'axes sensiblement transversaux ou longitudinaux par rapport au sens d'avancement de la machine, pour réaliser un balayage de la surface à traiter par le ou les jets (9) de la ou des buses (7), et des moyens de détermination du chemin parcouru par la machine sur la surface à traiter, des moyens pour déclencher les mouvements de balayage aller et retour de la rampe, caractérisé en ce qu'il comprend des moyens pour établir le ou les temps d'arrêt, pendant une séquence d'épandage, en fonction dudit chemin parcouru.
     
    3. Dispositif d'épandage selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend, pour manoeuvrer la rampe (4), deux vérins opposés (21, 22), du type à simple effet, alimentés à travers un distributeur (23) du type croisé, lesquels vérins comportent chacun des orifices (212, 222) qui permettent, en bout de course, un échappement libre du fluide de manoeuvre pendant le temps d'arrêt de la rampe.
     
    4. Dispositif d'épandage selon la revendication 3, caractérisé en ce qu'il comporte deux vérins opposés (21 et 22) dont le volume des chambres est différent de façon à réaliser, pour un débit d'alimentation constant, une variation de vitesse de la rampe et de ce fait, une possibilité de variation du dosage de liant sur la surface à traiter.
     
    5. Machine de réalisation ou de réfection de chaussées, du genre finisseur, du type comportant à l'avant, une trémie (2) de réception des enrobés et, à l'arrière, une table (3) de répartition de cet enrobé sur la surface à traiter, ainsi qu'un dispositif d'épandage de liant selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce qu'elle comporte des moyens pour déclencher une séquence d'épandage dans laquelle la rampe d'épandage observe au moins un temps d'arrêt.
     
    6. Machine de réalisation ou de réfection de chaussées, selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comporte plusieurs tronçons de rampes d'épandage, disposés de façon à recouvrir toute la surface à traiter, sans toutefois de préférence, réaliser l'épandage du liant sur la zone de passage des chenilles (1) de la machine, avant le passage de ces dernières.
     
    7. Machine de réalisation ou de réfection de chaussées, selon la revendication 5, caractérisée en ce qu'elle comporte une rampe (45) disposée à l'avant du finisseur, et des buses (47) disposées derrière les chenilles (1) de la machine, devant la table (3), lesquelles buses (47) se substituent aux buses correspondantes de ladite rampe avant.
     


    Claims

    1. Method of spreading a bituminous emulsion-type binder, by coating, using a ramp fitting with at least one nozzle carried by a machine moving over the surface to be treated at variable speed comprised between full stop and a maximum speed, whereby the binder is spread at a speed equal to or greater than the progressing speed of the said machine, characterised in that it consists in designing for each spreading step or sequence, at least one spreading time whose duration is fixed, which is performed over a forward and/or backward motion of the ramp, and at least one stoppage time, without spreading, whose duration is variable, associated with the progressing speed of the machine.
     
    2. Spreading device for the implementation of the method according to claim 1, of the type supported by a machine moving at variable speed on the ground, containing at least one spreading ramp (4) fitted with at least one nozzle (7) forming a jet of binder (9), comprising on the one hand, means enabling to displace the said jet (9) with respect to the said machine, at a ground-related speed equal to or greater than the progressing speed of this machine on the ground, at least during the spreading phase of the binder and, on the other hand, a mobile rail (10) mounted rigidly and arranged crosswise or lengthwise with respect to the machine or the means in order to make the spreading nozzle(s) (7) pivot around axes which are arranged more or less crosswise or lengthwise with respect to the progressing direction of the machine, in order to sweep the surface to be treated by the jet(s) (9) of the nozzle(s) (7) as well as means to determine the distance covered by the machine over the surface to be treated, means to trigger the forward and backward sweeping movements of the ramp and characterised in that it contains means to set the stoppage time(s), during a spreading sequence, in relation to the said distance covered.
     
    3. Spreading device according to claim 2, characterised in that it contains, in order to manoeuvre the ramp (4), two single action cylinders (21, 22), arranged opposite to one another, fed by an alternate distributor (23), whereby each of the said cylinders contains nipples (212, 222) which enable, at the end of the travel, free release of the manoeuvre fluid during the stoppage time of the ramp.
     
    4. Spreading device according to claim 3, characterised in that it contains two cylinders (21 and 22) opposite to one another, whose chamber volume is different, in order to initiate, for a constant feeding rate, speed variations of the ramp and, henceforth, making possible to measure out the dose of the binder over the surface to be treated.
     
    5. Machine for the construction or renovation of roadways, of the finishing type, containing at the front a hopper (2) for collecting the coated materials and, at the rear, a table (3) for the distribution of this coated material over the surface to be treated, as well as a spreading device for the binder according to any one of claims 2 to 4, characterised in that it contains means to trigger a spreading sequence in which the spreading ramp marks at least one stoppage time.
     
    6. Machine for the construction or the renovation of roadways, according to claim 5, characterised in that it contains several spreading ramp sections, arranged in order to cover the whole surface to be treated, without preferably, spreading the binder over the passage area of the caterpillar tracks (1) of the machine, before the passage of the said caterpillar tracks.
     
    7. Machine for the construction or the renovation of roadways, according to claim 5, characterised in that it contains a ramp (45) arranged at the front of the finisher and nozzles (47) arranged behind the caterpillar tracks (1) of the machine, in front of the table (3), the said nozzles (47) replacing the corresponding nozzles of the said front ramp.
     


    Ansprüche

    1. Verfahren zum Aufbringen von Bindemittel von der Art einer bituminösen Emulsion in Form eines Belags mittels einer mit mindestens einer üblichen Düse versehenen Rampe, die von einer Maschine getragen wird, die sich auf der zu bearbeitenden Oberfläche mit einer variablen, zwischen dem totalen Sillstand und einer maximalen Geschwindigkeit enthaltenen Geschwindigkeit verschiebt, wobei das Auftragen des Bindemittels sich mit einer Geschwindigkeit größer oder gleich der Geschwindigkeit des Vorrrückens der Maschine vollzieht, dadurch gekennzeichnet, daß es darin besteht, für jeden Schritt oder Ablauf des Aufbringens mindestens eine Aufbringzeit, deren Dauer unveränderlich ist und die sich über eine Hin- und Rückbewegung der Rampe vollzieht, und mindestens eine Stillstandszeit ohne Aufbringen, deren Dauer in Abhängigkeit von der Geschwindigkeit des Vorrückens der Maschine variabel ist, vorzusehen.
     
    2. Vorrichtung zum Aufbringen für die Durchführung des Verfahrens nach Anspruch 1 vom durch eine sich mit einer variablen Geschwindigkeit auf dem Boden verschiebenden Maschine getragenen Typ, die mindestens eine mit mindestens einer einen Bindemittelstrahl (9) bildenden Düse (7) versehene Aufbringrampe (4) enthält, und die einerseits Mittel, die mindestens während der Phase des Aufbringens des Bindemittels das Verschieben des Strahls (9) gegenüber der Maschine mit einer Geschwindigkeit gegenüber dem Boden, die größer oder gleich der Geschwindigkeit des Vorrückens dieser Maschine auf dem Boden ist, gestatten, und andererseits mindestens eine bewegliche, einstückige und quer zur oder längs der Maschine angeordnete Führung (10) oder Mittel, um die Aufbringdüse oder -düsen (7) entlang von Achsen im wesentlichen quer zur oder längs der Richtung des Vorrückens der Maschine oszillieren zu lassen, um ein Überstreichen der zu bearbeitenden Oberfläche durch den Strahl oder die Strahlen (9) der Düse oder Düsen (7) durchzuführen sowie Mittel zur Bestimmung des von der Maschine auf der zu bearbeitenden Oberfläche zurückgelegten Weges und Mittel zum Auslösen der Hin- und Rück-Überstreichbewegungen der Rampe enthält, dadurch gekennzeichnet, daß sie Mittel zum Festsetzen der Stillstandszeit oder - zeiten während eines Ablaufs des Aufbringens in Abhängigkeit von dem zurückgelegten Weg umfaßt.
     
    3. Vorrichtung zum Aufbringen nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, daß sie zur Betätigung der Rampe (4) zwei entgegengesetzt gerichtete, durch einen Verteiler (23) vom gekreuzten Typ gespeiste Zylinder (21,22) vom Typ mit einfacher Wirkung umfaßt, wobei jeder Zylinder Öffnungen (212,222) aufweist, die am Ende des Hubs einen freien Auslaß des Betätigungsfluids während der Stillstandszeit der Rampe gestatten.
     
    4. Vorrichtung zum Aufbringen nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, daß sie zwei entgegengesetzt gerichtete Zylinder (21 und 22) aufweist, deren Kammervolumen verschieden ist, so daß für eine konstante Durchflußleistung der Materialzufuhr eine Variation der Geschwindigkeit der Rampe und dadurch eine Möglichkeit zur Variation der Dosierung des Bindemittels auf der zu bearbeitenden Oberfläche erreicht wird.
     
    5. Maschine zur Erstellung oder Instandsetzung von Straßen von der Art eines Fertigers von dem Typ, der am Vorderteil einen Trichter (2) zur Aufnahme von Mischgut und am Heck einen Tisch (3) zur Verteilung dieses Mischguts auf der zu bearbeitenden Oberfläche sowie eine Vorrichtung zum Aufbringen von Bindemittel nach einem der Ansprüche 2 bis 4 aufweist, dadurch gekennzeichnet, daß sie Mittel zum Auslösen eines Ablaufs des Aufbringens, innerhalb dessen die Aufbringrampe mindestens eine Stillstandszeit einhält, aufweist.
     
    6. Maschine zur Erstellung oder Instandsetzung von Straßen nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß sie mehrere Abschnitte von Aufbringrampen aufweist, die so angeordnet sind, daß sie die ganze zu bearbeitende Oberfläche abdecken, vorzugsweise ohne jedoch das Aufbringen des Bindemittels auf dem Bereich der Durchfahrt der Maschinenketten (1) vor der Durchfahrt der letzteren durchzuführen.
     
    7. Maschine zur Erstellung oder Instandsetzung von Straßen nach Anspruch 5, dadurch gekennzeichnet, daß sie vor dem Tisch (3) eine am Vorderteil des Fertigers angeordnete Rampe (45) und hinter den Maschinenketten (1) angebrachte Düsen (47) aufweist, wobei die Düsen (47) an die Stelle der entsprechenden Düsen der Vorderrampe treten.
     




    Dessins