[0001] La présente invention est relative d'un gaz sous pression à débit variable, du type
l'air dans une installation de distillation d'air comprenant un appareil de distillation
et une ligne d'échange thermique pour refroidir l'air par échange de chaleur avec
des produits provenant de l'appareil de distillation ; on soutire un liquide de cet
appareil, on l'amène à une pression de vaporisation, on le vaporise et on le réchauffe
sous cette pression dans la ligne d'échange thermique pour former le gaz sous pression,
cette vaporisation et ce réchauffement s'accompagnant d'une liquéfaction d'air dans
ses passages de liquéfaction d'air de la ligne d'échange thermique ; et dans lequel
:
- lors d'une réduction de la demande du gaz sous pression par rapport au débit nominal,
on soutire de l'appareil de distillation, sous forme liquide, l'excédent produit par
cet appareil, on envoie ce liquide dans un récipient de stockage de liquide, et on
introduit dans l'appareil de distillation une quantité additionnelle correspondante
d'air liquide préalablement stocké ; et
- lors d'une augmentation de la demande d'oxygène gazeux sous pression par rapport au
débit nominal, on soutire l'excès demandé, sous forme liquide, du récipient de stockage
de liquide, on l'amène à la pression de vaporisation, et on le vaporise sous cette
pression dans la ligne d'échange thermique, et on stocke une quantité correspondante
d'air liquéfié par ladite liquéfaction dans le récipient de stockage d'air liquide.
[0002] Dans le présent mémoire, les pressions indiquées sont des pressions absolues. De
plus, on entend par "condensation" et "vaporisation" soit une condensation ou une
vaporisation proprement dite, soit une pseudo-condensation ou une pseudo-vaporisation,
selon que les pressions sont sub-critiques ou super-critiques.
[0003] Les procédés de ce type (voir par exemple le brevet français FR-A-1.158.639) sont
parfois appelés "procédés à pompe et à bascule air-oxygène ou air-azote". L'invention
s'applique particulièrement aux procédés dits "à paliers décalés", dont les exemples
sont décrits dans les demandes de brevet français FR-A-2.674.011 ; FR-A-2.688.052
et FR-A-2.692.664 et 93.04274. Ces procédés, dans lesquels la liquéfaction de l'air
s'effectue à une température inférieure à la température de vaporisation de l'oxygène
sous sa pression de vaporisation, présentent des avantages intéressants tant du point
de vue de la consommation en énergie spécifique, c'est-à-dire de l'énergie nécessaire
pour produire une quantité donnée d'oxygène gazeux sous pression.
[0004] L'invention a pour but de fournir des moyens permettant de satisfaire à une demande
variable en oxygène sous pression de façon particulièrement simple et sans dégradation
sensible des performances, ni sur le plan thermique, c'est-à-dire de l'équilibre de
la ligne d'échange thermique, ni sur celui de la distillation de l'air.
[0005] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé du type précité, caractérisé en
ce que l'on stocke le liquide soutiré sous une pression voisine de la pression atmosphérique
tandis que l'on stocke l'air liquide sous une pression de stockage au moins égale,
et de préférence nettement supérieure, à la plus forte pression de fonctionnement
de l'appareil de distillation.
[0006] Ce procédé peut comporter une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- le palier de stockage d'air liquide est à une pression voisine de la pression à laquelle
s'effectue ladite liquéfaction d'air ;
- le récipient de stockage d'air liquide est à une pression comprise entre 30 x 10⁵
Pa et 35 x 10⁵ Pa environ ;
- la totalité du liquide vaporisé est soutirée du récipient de stockage de liquide ;
- on effectue ladite liquéfaction d'air à une température inférieure à la température
de vaporisation du liquide sous ladite pression de vaporisation, et on évacue au moins
un produit liquide de l'installation ; et
- on comprime l'air destiné au récipient de stockage d'air liquide à ladite pression
de stockage et le reste de l'air à une haute pression supérieure à cette pression
de stockage.
[0007] L'invention a également pour objet une installation de production d'un gaz sous pression
à débit variable, destinée à la mise en oeuvre du procédé défini ci-dessus. Cette
installation du type comprenant un appareil de distillation d'air, une ligne d'échange
thermique pour refroidir l'air par échange de chaleur avec des produits provenant
de l'appareil de distillation, des moyens de compression adaptés pour amener au moins
une fraction de l'air à distiller à une haute pression, et l'envoyer dans des passages
de liquéfaction d'air de la ligne d'échange thermique, un récipient de stockage de
liquide relié à l'appareil de distillation et muni de moyens pour soutirer du liquide
à débit réglable, l'amener à la pression de vaporisation et l'envoyer dans des passages
de vaporisation de la ligne d'échange thermique, et un récipient de stockage d'air
liquide relié en amont aux passages de liquéfaction d'air de la ligne d'échange thermique
et, en aval, et via des moyens de détente à débit réglable, à l'appareil de distillation,
est caractérisée en ce que le récipient du liquide soutiré se trouve sous une pression
voisine de la pression atmosphérique, tandis que le récipient de stockage d'air liquide
se trouve sous une pression nettement supérieure à la plus forte pression de fonctionnement
de l'appareil de distillation.
[0008] Suivant d'autres caractéristiques de l'installation :
- le récipient de stockage d'air liquide est relié auxdits passages de liquéfaction
d'air par l'intermédiaire d'une vanne de détente ;
- les moyens de compression comprennent un compresseur d'air principal suivi d'une soufflante
adaptée pour surpresser une fraction de l'air non destinée au récipient de stockage
d'air liquide.
[0009] Des exemples de mise en oeuvre de l'invention vont maintenant être décrits en regard
des dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 représente schématiquement une installation de production d'oxygène gazeux
sous pression à débit variable conforme à l'invention ; et
- la figure 2 est une vue analogue d'une variante.
[0010] L'installation de distillation d'air représentée à la figure 1 comprend essentiellement
: un compresseur d'air 1, un appareil 2 d'épuration de l'air comprimé en eau et en
CO₂ par adsorption, cet appareil comprenant deux bouteilles d'adsorption 2A, 2B dont
l'une fonctionne en adsorption pendant que l'autre est en cours de régénération, un
ensemble turbine soufflante 3 comprenant une turbine de détente 4 et une soufflante
ou surpresseur 5 dont les arbres sont couplés, la soufflante étant éventuellement
équipée d'un réfrigérant (non représenté), un échangeur de chaleur 6 constituant la
ligne d'échange thermique de l'installation, une double colonne de distillation 7
comprenant une colonne moyenne pression 8 surmontée d'une colonne basse pression 9,
avec un vaporiseur-condenseur 10 mettant la vapeur de tête (azote) de la colonne 8
en relation d'échange thermique avec le liquide de cuve (oxygène) de la colonne 9,
et un réservoir d'oxygène liquide 11 dont le fond est relié à une pompe d'oxygène
liquide 12 et un réservoir d'air liquide 13.
[0011] Cette installation est principalement destinée à fournir, via une conduite 15, de
l'oxygène gazeux sous une haute pression prédéterminée, qui peut être comprise entre
environ 13 x 10⁵ Pa et quelques mégaPascal.
[0012] Pour cela, de l'oxygène liquide, soutiré de la cuve de la colonne 9 via une conduite
16 équipée d'une vanne 17 de régulation du niveau de liquide dans la cuve de la colonne
9, est stocké dans le réservoir 11. De l'oxygène liquide soutiré de ce réservoir est
amené à la haute pression de vaporisation par la pompe 12 à l'état liquide, puis vaporisé
et réchauffé sous cette haute pression dans des passages 18 de la ligne d'échange
6.
[0013] La chaleur nécessaire à cette vaporisation et à ce réchauffage, ainsi qu'au réchauffage
et éventuellement à la vaporisation d'autres fluides soutirés de la double colonne,
est fournie par l'air à distiller, dans les conditions suivantes :
[0014] La totalité de l'air à distiller est comprimée par le compresseur 1 à une pression
supérieure à la moyenne pression de la colonne 8 mais inférieure à la haute pression.
Puis l'air, prérefroidi au voisinage de la température ambiante en 19 et refroidi
à une température comprise entre +5°C et +25°C en 20, est épuré dans l'une, 2A par
exemple, des bouteilles d'adsorption, et surpressé en totalité à la haute pression
par le surpresseur 5, lequel est entraîné par la turbine 4.
[0015] L'air est alors introduit au bout chaud de l'échangeur 6 et refroidi en totalité
jusqu'à une température intermédiaire. A cette température, une fraction de l'air
poursuit son refroidissement et est liquéfiée dans des passages 21 de l'échangeur,
puis est sortie de la ligne d'échange et envoyée dans le réservoir 13 via une conduite
22.
[0016] De l'air liquide soutiré de ce réservoir 13 via une conduite 24 est sous-refroidi
dans la partie froide de la ligne d'échange 6, puis est détendu à la basse pression
dans une vanne de détente 25 à ouverture réglable et introduit à un niveau intermédiaire
dans la colonne 9. En variante, une partie de l'air liquide peut être détendue à la
moyenne pression et introduite dans la colonne 8.
[0017] Le reste de l'air surpressé en 5 est détendu à la moyenne pression dans la turbine
4 puis envoyé directement, via une conduite 26, à la base de la colonne 8.
[0018] On reconnaît par ailleurs sur la figure 1 les conduites habituelles des installations
à double colonne, celle représentée étant du type dit "à minaret", c'est-à-dire avec
production d'azote sous la basse pression : les conduites 27 à 29 d'injection dans
la colonne 9, à des niveaux croissants de "liquide riche" (air enrichi en oxygène)
détendu, de "liquide pauvre inférieur" (azote impur) détendu et de "liquide pauvre
supérieur" (azote pratiquement pur) détendu, respectivement, ces trois fluides étant
respectivement soutirés à la base, en un point intermédiaire et au sommet de la colonne
8, et les conduites 30 de soutirage d'azote gazeux partant du sommet de la colonne
9 et 31 d'évacuation du gaz résiduaire (azote impur) partant du niveau d'injection
du liquide pauvre inférieur. L'azote basse pression est réchauffé dans des passages
32 de l'échangeur 6 puis évacué via une conduite 33, tandis que le gaz résiduaire
W, après réchauffement dans des passages 34 de l'échangeur, est utilisé pour régénérer
une bouteille d'adsorption, la bouteille 2B dans l'exemple considéré, avant d'être
évacué via une conduite 35.
[0019] On a encore représenté sur la figure 1 une conduite 36 d'évacuation d'oxygène liquide
de l'installation piquée sur la conduite de refoulement de la pompe 12.
[0020] La haute pression d'air, au refoulement de la soufflante, est comprise entre 25 x
10⁵ Pa environ et la pression de condensation de l'air par vaporisation de l'oxygène
sous la haute pression d'oxygène. Comme expliqué dans d'autres demandes de brevet
qui décrivent des procédés "à pompe" et "à paliers décalés", c'est-à-dire dans lesquels,
comme dans la présente invention, l'air qui apporte la chaleur de vaporisation de
l'oxygène se condense au-dessous de la température de vaporisation de cet oxygène,
le bilan frigorifique de l'installation est équilibré, avec un écart de température
au bout chaud de la ligne d'échange thermique de l'ordre de 3°C, en soutirant de l'installation
au moins un produit, ici de l'oxygène, sous forme liquide, via la conduite 36.
[0021] En fonctionnement nominal, le niveau de liquide dans le réservoir 13 est constant,
ainsi que celui du réservoir 11.
[0022] Lorsque la demande en oxygène gazeux sous pression, sur la conduite de production
15, varie, on maintient constant le débit d'air comprimé par le compresseur 1, ainsi
que la pression de refoulement de ce compresseur, et on procède de la manière suivante.
[0023] Lorsque la demande en oxygène diminue, on augmente l'ouverture de la vanne 25 afin
d'accroître la quantité de liquide dans la colonne 9. Pour maintenir le niveau de
liquide en cuve de cette colonne, la vanne 17 s'ouvre, de sorte qu'un débit accru
d'oxygène liquide est envoyé dans le réservoir 11.
[0024] L'air liquide contenu dans le réservoir 13 étant à la haute pression, sa chaleur
latente de liquéfaction est faible, de sorte que le débit supplémentaire d'air liquide
envoyé dans la colonne 9 est sensiblement plus grand que le débit supplémentaire d'oxygène
que l'on soutire de celle-ci. Il est d'autant plus grand que la pression de l'air
liquide est plus élevée. Par suite, la quantité de gaz froids produite par la double
colonne et envoyée dans la ligne d'échange thermique augmente, compensant d'autant
la réduction de la quantité de froid envoyée dans cette dernière du fait de la baisse
de la demande en oxygène gazeux et, par conséquent, du débit d'oxygène vaporisé dans
les passages 18, cette baisse étant obtenue en réduisant la vitesse de la pompe 12.
[0025] Par conséquent, le niveau de liquide monte dans le réservoir 11 et il baisse dans
ce réservoir 13.
[0026] Il est à noter que l'ajout d'air liquide supplémentaire nécessite une augmentation
de la puissance de distillation dans la double colonne 7, ce qui est obtenu grâce
au fait que la diminution du débit d'oxygène liquide vaporisé en 6 provoque une augmentation
du débit gazeux introduit dans la colonne 8.
[0027] Inversement, lors d'une augmentation de la demande en oxygène gazeux, on réduit l'ouverture
de la vanne 25, ce qui réduit le débit d'air liquide envoyé dans la colonne 9, la
vanne 17 se ferme, et on augmente la vitesse de la pompe 12. Ainsi, le niveau de liquide
baisse dans le réservoir11 et augmente dans le réservoir 13.
[0028] Pour des raisons analogues à ce qui a été expliqué plus haut, ceci a pour conséquence
une baisse de la quantité de gaz froids envoyée dans la ligne d'échange thermique,
cette baisse compensant dans une large mesure l'augmentation de la quantité de froid
introduite dans cette dernière du fait du débit supplémentaire d'oxygène liquide à
vaporiser.
[0029] On comprend qu'il est avantageux de stocker l'air liquide en 13 à la pression la
plus élevée possible, pour amplifier les phénomènes expliqués ci-dessus. Toutefois,
pour des raisons technologiques ou parce que la haute pression d'air est super-critique,
on peut, en variante, détendre l'air liquide dans une vanne de détente 37 prévue dans
la conduite 22, avant de l'introduire dans le réservoir 13, jusqu'à une pression intermédiaire
entre la haute pression d'air et la moyenne pression de la colonne 8.
[0030] Dans le cas où l'air liquide est stocké à une pression intermédiaire, il est intéressant,
du point de vue énergétique, de ne pas comprimer à la haute pression l'air destiné
au récipient de stockage 13. Ainsi, dans la variante de la figure 2, cet air est prélevé
à la sortie de l'appareil 2 via une conduite 38, refroidi et liquéfié dans des passages
supplémentaires 21A de la ligne d'échange, et envoyé comme précédemment au récipient
13 via la conduite 22.
[0031] Les passages de liquéfaction 21 de l'air sous la haute pression sont équipés, au
bout froid de la ligne d'échange, d'une vanne de détente 25A, et les passages de sous-refroidissement
de l'air liquide soutiré du récipient 13 sont équipés, au même bout froid, de la vanne
de détente 25.
[0032] Dans cette variante, c'est la commande des vannes 25 et 25A qui assure le fonctionnement
de la bascule air/oxygène, analogue par ailleurs à ce qui a été décrit plus haut en
regard de la figure 1.
[0033] La gamme de pressions optimales, du point de vue de l'équilibre thermique de la ligne
d'échange 6 et de celui des conditions de distillation, est comprise entre 30 x 10⁵
Pa et 35 x 10⁵ Pa environ.
[0034] L'invention s'applique également au cas où le liquide soutiré est de l'azote, de
l'argon ou un autre liquide.
1. Procédé de production d'un gaz sous pression à débit variable, du type dans lequel
on distille de l'air dans une installation de distillation d'air comprenant un appareil
de distillation (7) et une ligne d'échange thermique (6) pour refroidir l'air par
échange de chaleur avec des produits provenant de l'appareil de distillation ; on
soutire du liquide de cet appareil, on l'amène à une pression de vaporisation, on
le vaporise et on le réchauffe sous cette pression dans la ligne d'échange thermique
pour former le gaz sous pression, cette vaporisation et ce réchauffement s'accompagnant
d'une liquéfaction d'air dans ses passages de liquéfaction d'air de la ligne d'échange
thermique; et dans lequel :
- lors d'une réduction de la demande du gaz sous pression par rapport au débit nominal,
on soutire de l'appareil de distillation, sous forme liquide, I'excédent produit par
cet appareil, on envoie ce liquide dans un récipient (11) de stockage de liquide,
et on introduit dans l'appareil de distillation (7) une quantité additionnelle correspondante
d'air liquide préalablement stocké (13) ; et
- lors d'une augmentation de la demande d'oxygène gazeux sous pression par rapport
au débit nominal, on soutire l'excès demandé, sous forme liquide, du récipient de
stockage du liquide soutiré (11), on l'amène (en 12) à la pression de vaporisation,
et on le vaporise sous cette pression (en 18) dans la ligne d'échange thermique (6),
et on stocke une quantité correspondante d'air liquéfié par ladite liquéfaction dans
le récipient de stockage d'air liquide (13),
caractérisé en ce que l'on stocke le liquide soutiré sous une pression voisine
de la pression atmosphérique tandis que l'on stocke l'air liquide sous une pression
de stockage au moins égale, et de préférence nettement supérieure, à la plus forte
pression de fonctionnement de l'appareil de distillation.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que le récipient de stockage d'air
liquide (13) est à une pression voisine de la pression à laquelle s'effectue ladite
liquéfaction d'air.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que le récipient de stockage
d'air liquide (13) est à une pression comprise entre 30 x 10⁵ Pa et 35 x 10⁵ Pa environ.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la
totalité du liquide vaporisé est soutirée du récipient de stockage de liquide (11).
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que l'on
effectue ladite liquéfaction d'air à une température inférieure à la température de
vaporisation du liquide soutiré sous ladite pression de vaporisation, et on évacue
au moins un produit liquide de l'installation.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, caractérisé en ce qu'on comprime
(en 1) l'air destiné au récipient (13) de stockage d'air liquide à ladite pression
de stockage et le reste de l'air à une haute pression supérieure à cette pression
de stockage.
7. Installation de production d'un gaz sous pression à débit variable, du type comprenant
un appareil de distillation d'air (7), une ligne d'échange thermique (6) pour refroidir
l'air par échange de chaleur avec des produits provenant de l'appareil de distillation,
des moyens (16, 17) pour soutirer du liquide de cet appareil ; des moyens (12) pour
amener au moins une fraction de l'air à distiller à une haute pression, et l'envoyer
dans des passages (21 ; 21, 21A) de liquéfaction d'air de la ligne d'échange thermique,
un récipient (11) de stockage de liquide relié à l'appareil de distillation (7) et
muni de moyens (12) pour soutirer du liquide à débit réglable, l'amener à la pression
de vaporisation et l'envoyer dans des passages (18) de vaporisation de la ligne d'échange
thermique, et un récipient (13) de stockage d'air liquide relié en amont aux passages
(21 ; 21, 21A) de liquéfaction d'air de la ligne d'échange thermique et, en aval,
et via des moyens de détente (25) à débit réglable, à l'appareil de distillation,
caractérisée en ce que le récipient (11) du liquide soutiré se trouve sous une
pression voisine de la pression atmosphérique, tandis que le récipient (13) de stockage
d'air liquide se trouve sous une pression nettement supérieure à la plus forte pression
de fonctionnement de l'appareil de distillation (7).
8. Installation selon la revendication 7, caractérisée en ce que le récipient de stockage
d'air liquide (13) est à une pression voisine de la pression à laquelle s'effectue
ladite liquéfaction d'air.
9. Installation selon la revendication 7 ou 8, caractérisée en ce que le récipient de
stockage d'air liquide (13) est à une pression comprise entre 30 x 10⁵ Pa et 35 x
10⁵ Pa environ.
10. Installation selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisée en ce que
le récipient (11) de stockage du liquide est interposé entre l'appareil de distillation
d'air (7) et des moyens (12) pour amener à la pression de vaporisation la totalité
du liquide à vaporiser.
11. Installation selon l'une quelconque des revendications 7 à 10, caractérisée en ce
que le récipient de stockage d'air liquide (13) est relié auxdits passages de liquéfaction
d'air (21 ; 21A) par l'intermédiaire d'une vanne de détente (37).
12. Installation selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, caractérisée en ce
que les moyens de compression (1, 5) comprennent un compresseur d'air principal (1)
suivi d'une soufflante (5) adaptée pour surpresser une fraction de l'air non destinée
au récipient (13) de stockage d'air liquide.