[0001] La présente invention concerne un procédé de réalisation d'une paroi ou d'un revêtement
de paroi en béton et, plus particulièrement mais non exclusivement, un procédé de
réalisation d'un revêtement en béton dans un ouvrage souterrain, ainsi qu'un appareillage
conçu pour la mise-en-oeuvre de ce procédé.
[0002] Si l'on exclut les revêtements de voussoirs préfabriqués, les revêtements en béton
des ouvrages souterrains du type des tunnels sont généralement réalisés en béton vibré
coulé à l'intérieur de coffrages en bois ou métalliques.
[0003] Une telle opération de revêtement est assez simple à réaliser, mais elle s'avère
laborieuse du fait de la lenteur des opérations de bourrage des masques et du temps
nécessaire au durcissement du béton qui, pour certains types de béton, est au minimum
de 24 heures. En raison de cet inconvénient, il est courant dans les tunnels de forte
section d'utiliser des coffrages élaborés de grande longueur. Toutefois de tels coffrages
sont alors onéreux sans pouvoir être rapidement amortis.
[0004] On a aussi proposé, plus récemment, de réaliser des revêtements définitifs de tunnels
au moyen de béton projeté de haute performance, y compris à long terme. On ne rencontre
plus dans ce cas les inconvénients liés aux coffrages, mais on n'échappe pas toutefois
à ceux liés à l'opération de projection, c'est-à-dire la nécessité de faire appel
à des opérateurs teneurs de lance adroits, ou à des bras de projection télécommandés,
ou à des robots ou similaires. Dans tous les cas, la présence d'un ou de plusieurs
opérateurs à proximité des lances de projection est indispensable, et ceux-ci sont
alors soumis à une atmosphère souvent insalubre en raison de son taux élevé de poussières
et/ou de la présence de produits chimiques plus ou moins toxiques utilisés pour accélérer
la prise du béton et qui se trouvent vaporisés lors de la projection.
[0005] Un autre inconvénient de ce procédé de revêtement par projection de béton réside
dans l'effet de rebond qui impose l'élaboration de formulations complexes et onéreuses
sans que les risques de perte par rebond soient totalement éliminés.
[0006] La présente invention a pour objet de remédier aux inconvénients mentionnés ci-avant
des procédés connus, et elle propose à cet effet un procédé de réalisation d'une paroi
ou d'un revêtement de paroi en béton, et notamment d'un revêtement en béton d'un ouvrage
souterrain, ainsi qu'un appareillage conçu pour la mise-en-oeuvre de ce procédé, qui
tout en étant d'une grande simplicité et d'une grande efficacité, s'avèrent peu onéreux,
et sans danger pour le personnel.
[0007] A cet effet l'inventeur a eu l'idée originale de combiner les procédés connus mentionnés
ci-avant, de façon à en éliminer les inconvénients.
[0008] Selon l'invention, le procédé de réalisation d'une paroi ou d'un revêtement de paroi
en béton consiste à placer un coffrage mobile en regard d'une partie d'appui pour
la paroi ou le revêtement de paroi, à introduire du béton à l'intérieur de l'espace
ménagé entre ladite partie d'appui et le coffrage, puis à déplacer le dit coffrage
dans le sens de la longueur de la dite partie d'appui d'une distance sensiblement
égale à la longueur de la zone précédemment bétonnée, à effectuer une nouvelle introduction
de béton, et à recommencer cette succession d'opérations jusqu'à réalisation de la
paroi complète ou du revêtement de paroi complet, et il se caractérise en ce qu'on
réalise, à l'intérieur de l'espace entre la partie d'appui et le coffrage, une projection
de béton à prise rapide, et en ce que le dit déplacement du coffrage s'effectue dès
la prise du béton projeté.
[0009] On comprend que selon ce procédé par déplacements successifs d'un coffrage de faible
longueur, on réalise en continu, rapidement et à moindre frais, la paroi ou le revêtement
de paroi. Par béton à prise rapide on entend un béton dont le temps de prise est de
quelques minutes ou fractions de minute.
[0010] L'application du procédé selon l'invention à la réalisation d'une paroi en béton
ou d'un revêtement de paroi en béton dans un ouvrage souterrain se caractérise en
ce que le coffrage mobile est placé en regard d'une portion transversale de la longueur
de la paroi de l'ouvrage à revêtir et présente un profil correspondant à celui de
cette portion transversale, en ce que la projection de béton à prise rapide s'effectue
dans l'espace annulaire ménagé entre le coffrage et la dite portion transversale de
la longueur de la paroi ou entre le coffrage et le terrain, et en ce que le déplacement
du coffrage après prise du béton projeté s'effectue sur une distance égale à la longueur
de la dite zone transversale.
[0011] L'appareillage pour la mise-en-oeuvre du procédé selon l'invention de revêtement
d'un ouvrage souterrain comprend un coffrage de faible longueur, monté sur un chariot
mobile dans la direction de l'axe longitudinal de la paroi, le profil du dit coffrage
correspondant au profil transversal de la paroi à revêtir, des moyens de commande
du déplacement du chariot, un moyen mobile robotisé de projection de béton à prise
rapide associé à des moyens d'alimentation en béton et en adjuvants chimiques, et
des organes de commande et de guidage assurant sélectivement le déplacement du dit
moyen mobile de projection à l'intérieur de la chambre annulaire en suivant le profil
de celle-ci, et une cabine de pilotage à distance de l'appareillage.
[0012] Ledit moyen de projection du béton, avantageusement constitué par une lance, est
robotisé. Des dispositifs de contrôle appropriés sont prévus pour permettre de contrôler
la bonne continuité et la compacité du remplissage. Ainsi une caméra vidéo permet
de contrôler la bonne adéquation de la vitesse de déplacement de la lance au débit
de béton projeté, en vue de commander une éventuelle correction. Un poste de pilotage
peut ainsi être maintenu à distance, dont l'occupant se trouve préservé des poussières
et des odeurs toxiques régnant au voisinage immédiat du coffrage.
[0013] La structure du coffrage selon l'invention est articulée et commandée par vérins
à vis de façon à permettre un réglage de la géométrie de son parement afin, par rétraction,
de pouvoir écarter légèrement celui-ci du béton frais avant de procéder au déplacement
du coffrage. Une fois le coffrage en place pour une nouvelle opération de projection,
sa structure revient en position initiale par commande automatique des vérins.
[0014] Egalement avant le déplacement du coffrage on peut, par commande inverse des vérins,
exercer une pression radiale sur le béton frais dans le but d'augmenter légèrement
sa compacité.
[0015] Selon une variante du procédé selon l'invention, dans le cas de revêtements de forte
épaisseur, on peut procéder en deux phases successives avec, dans une première phase
la réalisation d'une coque mince en béton projeté fibré puis, dans une seconde phase,
la mise en place dans l'espace annulaire du béton projeté constituant un revêtement
monolithique de grande longueur.
[0016] Pour bien faire comprendre l'invention on en décrira ci-après, à titre d'exemple
sans caractère limitatif, des formes préférées de mise-en-oeuvre du procédé en référence
au dessin schématique annexé dans lequel :
la figure 1 est une vue schématique en coupe verticale transversale d'un système de
coffrage mobile équipé d'un dispositif de projection de béton, réalisant selon l'invention
le parement intérieur d'un tunnel ;
la figure 2 est une vue de côté, partiellement en coupe, montrant le système de coffrage
mobile de la figure 1 ; et
les figures 3 et 4 sont des vues schématiques de face et de côté de l'application
du procédé selon l'invention à la réalisation d'un mur de soutènement dans une fouille.
[0017] En référence au dessin on a représenté en 1 la paroi d'un tunnel dont on désire effectuer
le revêtement intérieur, et en 2 le radier qui a été réalisé. Sur des rails 3 fixés
au radier 2 et orientés selon l'axe longitudinal du tunnel, peut se déplacer, par
l'intermédiaire de bogies 4, un chariot désigné de façon générale en 5.
[0018] Le chariot 5, constitué d'une structure métallique réticulée, a une forme de portique
et est conçu de façon à ménager axialement un passage aussi grand que possible pour
des hommes et/ou du matériel. Ce chariot 5 porte un coffrage 6 de forme incurvée à
surface extérieure lisse, présentant au moins deux articulations 7 qui permettent
un réglage de sa forme. Des vérins hydrauliques 8,9 agissant entre le châssis du chariot
5 et le coffrage 6 permettent de réaliser un réglage fin, en direction latérale et
en hauteur, de la position du coffrage.
[0019] Une buse 10 de projection de béton, avec ses accessoires (non représentés au dessin)
d'alimentation en air comprimé, béton et adjuvants divers, est solidaire d'un ensemble
comprenant un moteur hydraulique Il et une roue dentée 12 entraînée en rotation par
ce moteur. La roue dentée 12 est assujettie à une crémaillère 13 fixée à la face intérieure
du coffrage 6 de façon que, lors du fonctionnement du moteur 11, la roue 12 décrive
la crémaillère 13 en déplaçant la buse 10 de projection de béton en suivant le contour
de l'espace annulaire 14 ménagé entre la paroi 1 et le coffrage 6. La direction principale
du remplissage de l'espace annulaire est parallèle à l'axe de l'ouvrage, et la buse
10 s'introduit plus ou moins profondément dans l'espace annulaire 14.
[0020] La mise-en-oeuvre du procédé selon l'invention se comprend immédiatement à partir
de la description qui précède. Pour la réalisation du revêtement intérieur de la paroi
1, on procède donc par passes de projection de béton à prise rapide sur des zones
transversales successives de la paroi 1. A cet effet, le chariot 5 ayant été déplacé
le long des rails 3 pour venir en regard de la zone transversale de paroi 1 à revêtir,
on règle par les vérins 8,9 la position latérale et en hauteur du coffrage 6 pour
ménager entre la paroi 1 du tunnel et le coffrage un espace annulaire 14 dont la hauteur
correspond à l'épaisseur de revêtement désiré.
[0021] On commande alors le fonctionnement du moteur 11 et l'alimentation de la buse 10
de façon que celle-ci décrive de façon continue le profil de l'espace 14 en projetant
dans celui-ci du béton à prise rapide. Lorsque, au moyen de capteurs (non représentés)
l'opérateur est averti du remplissage de l'espace 14 par le béton projeté, il commande
l'arrêt de l'alimentation et du déplacement de la buse 10 puis dès que le béton est
pris, c'est-à-dire après quelques minutes, il commande le déplacement du chariot 5
le long des rails 3 d'une longueur L égale à celle de la passe réalisée, puis procéde
à une nouvelle opération de projection de béton.
[0022] De préférence, après projection du béton et avant déplacement du chariot 5 pour effectuer
la passe de projection suivante, on rétracte légèrement le coffrage 6 au moyen des
vérins 8,9 de façon à l'écarter du béton frais, pour ne pas dégrader le lissage ou
la compacité du revêtement mis en place. Après déplacement du chariot, le recalage
hydraulique du coffrage 6 s'effectue automatiquement.
[0023] On peut aussi, avant déplacement du chariot 5, commander l'extension des vérins 8,9
afin d'exercer, par le coffrage 6, une pression radiale sur le béton frais dans le
but d'augmenter légèrement sa compacité. Une énergie vibratoire éventuelle transmise
au coffrage 6 n'aurait comme unique but que de lubrifier la peau du béton pour améliorer
son aspect uni après décoffrage. Une trop forte énergie vibratoire risquerait de fluidifier
le béton de manière excessive au voisinage de la surface libre du béton.
[0024] Des dispositifs de contrôle appropriés portés par l'appareil permettent de contrôler
la bonne continuité et la compacité du remplissage. Une caméra vidéo (non représentée)
permet de contrôler à distance l'adéquation entre la vitesse de déplacement de la
buse 10 et le débit de béton projeté, en vue d'une correction éventuelle. Le poste
de pilotage est avantageusement maintenu à distance et un contrôle supplémentaire
direct peut être réalisé par l'opérateur avant déplacement du chariot. Le déplacement
du chariot 5 est télécommandé depuis la cabine de pilotage, qui est fermée, automotrice
et à grande visibilité.
[0025] Pour un ouvrage neuf et pour de fortes épaisseurs de béton qui pourraient poser des
problèmes de stabilité avant durcissement, on peut selon le procédé de l'invention
réaliser deux phases de bétonnage successives. Dans la première phase on réalise une
coque mince en béton projeté fibré puis, dans une seconde phase, on met en oeuvre
dans l'espace annulaire du béton projeté destiné à constituer des revêtements monolithiques
de grande longueur. Dans ce cas, pour réaliser la première phase, il est nécessaire
de disposer à l'endroit de la buse de projection du béton un coude qui permet une
projection radiale et un balayage longitudinal.
[0026] Le première phase du procédé mentionné ci-dessus, réalisant une coque mince continue
en béton projeté coffré, peut aussi être mise-en-oeuvre pour obtenir, dans des tunnels
non revêtus, des coques minces en béton pour protéger les véhicules de chutes de blocs
de pierre ou d'arrivées d'eau.
[0027] En référence aux figures 3 et 4, on a décrit une autre application du procédé selon
l'invention, pour la réalisation provisoire ou définitive de murs de soutènement dans
des fouilles à parements verticaux, réalisées notamment en site urbain.
[0028] Un coffrage plan 15 est maintenu vertical, et en appui sur les bords du mur à construire,
par les bras hydrauliques 16 d'un engin (non représenté) tel qu'une pelle hydraulique
montée sur chenilles. L'extrémité latérale avant du coffrage 15 est équipée d'une
chaîne sans fin 17 sur laquelle est fixée l'extrémité d'une lance 18 de projection
de béton. La buse 19 équipant l'extrémité de la lance 18 est coudée pour entrer à
l'intérieur de l'espace 20 ménagé entre le coffrage 15 et la paroi de fouille.
[0029] On projette du béton à prise rapide dans l'espace 20, au moyen de la lance 18 entraînée
en va-et-vient par la circulation de la chaîne 17 puis, une fois l'espace 20 rempli
et le béton pris, on déplace le coffrage 15 d'une distance égale à la longueur qui
vient d'être bétonnée, pour procéder en continu à une nouvelle opération de projection
de béton.
[0030] Comme représenté à la figure 4, pour faciliter le déplacement du coffrage 15, une
glissière 21 est fixée à la paroi de fouille, au-dessus de la zone de réalisation
du mur, et le coffrage 15 est suspendu à cette glissière 21 par une console articulée
22. La longueur de la glissière 21 est de quelques mètres et correspond à la longueur
de débattement des bras 16 pour une position fixe de la pelle hydraulique.
[0031] On comprendra que la description ci-dessus a été donnée à simple titre d'exemple,
sans caractère limitatif, et des adjonctions ou des modifications constructives pourraient
lui être apportées sans sortir du cadre de la présente invention.
[0032] On comprendra en particulier qu'on à décrit le système de déplacement et de guidage
de la buse de projection comme étant constitué par une roue dentée engrenant avec
une crémaillère solidaire du coffrage, mais que ce système de déplacement et de guidage
pourrait avoir toute structure équivalente. Il pourrait par exemple comprendre un
chariot portant la buse de projection et se déplaçant le long du profil du coffrage
au moyen d'une double cablette avec treuil enrouleur d'extrémité. On comprendra aussi
qu'on a décrit le chariot 5 comme se déplaçant sur des rails par l'intermédiaire de
bogies, mais qu'on pourrait utiliser tout moyen équivalent. Ainsi, si le radier n'a
pas été préalablement réalisé, on peut prévoir de déplacer le chariot 5 à partir d'un
pont roulant sur un câble ou un rail suspendu.
1. Procédé de réalisation d'une paroi ou d'un revêtement de paroi en béton, consistant
à placer un coffrage mobile (6) en regard d'une partie d'appui (1) pour la paroi ou
le revêtement de paroi, à introduire du béton à l'intérieur de l'espace (14) ménagé
entre la dite partie d'appui et le coffrage (6), puis à déplacer ledit coffrage (6)
dans le sens de la longueur de la dite partie d'appui (1) d'une distance sensiblement
égale à la longueur de la zone précédemment bétonnée, à effectuer une nouvelle introduction
de béton , et à recommencer cette succession d'opérations jusqu'à réalisation de la
paroi complète ou du revêtement de paroi complet, caractérisé en ce qu'on réalise,
à l'intérieur de l'espace (14) entre la partie d'appui (1) et le coffrage (6), une
projection de béton à prise rapide, et en ce que le dit déplacement du coffrage (6)
s'effectue dès la prise du béton projeté.
2. Procédé selon la revendication 1 pour la réalisation d'une paroi ou d'un revêtement
de paroi en béton dans un ouvrage souterrain, caractérisé en ce que le coffrage mobile
(6) est placé en regard d'une portion transversale de la longueur de la paroi (1)
de l'ouvrage à revêtir et présente un profil correspondant à celui de cette portion
transversale, la projection de béton à prise rapide s'effectuant dans l'espace annulaire
(14) ménagé entre le coffrage (6) et la dite portion transversale de la longueur de
la paroi (1) ou entre le coffrage (6) et le terrain, et le déplacement du coffrage
(6) après prise du béton projeté s'effectuant sur une distance égale à la longueur
de la dite zone transversale.
3. Procédé selon la revendication 2 caractérisé en ce que, après projection du béton
dans le dit espace annulaire (14) et avant déplacement du coffrage pour l'opération
de projection suivante, on procède à une légère rétraction du dit coffrage (6) pour
ne pas dégrader le lissage ou la compacité du béton.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que le
béton projeté est mis en place dans une direction principale parallèle à l'axe de
l'ouvrage, le moyen (10) de projection du béton étant introduit plus ou moins profondément
dans l'espace annulaire à remplir et étant animé d'un mouvement de balayage longitudinal
associé à un mouvement alternatif de déplacement le long du profil du coffrage (6).
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes pour la réalisation
d'un revêtement de forte épaisseur, caractérisé en ce qu'on réalise dans une première
phase une coque mince en béton projeté fibré puis, dans une seconde phase, le revêtement
en béton projeté.
6. Appareillage pour la mise-en-oeuvre du procédé selon l'une quelconque des revendications
2 à 5 caractérisé en ce qu'il comprend un coffrage (6) de faible longueur monté sur
un chariot (5) mobile dans la direction de l'axe longitudinal de la paroi (1), le
profil du dit coffrage ( 6) correspondant au profil transversal de la paroi (1) à
revêtir, des moyens de commande du déplacement du chariot (5), un moyen mobile robotisé
de projection de béton à prise rapide(10) associé à des moyens d'alimentation en béton
et en adjuvants chimiques, et des organes de commande (11) et de guidage (12,13) assurant
sélectivement le déplacement du dit moyen mobile de projection (10) à l'intérieur
de la chambre annulaire (14) en suivant le profil de celle-ci, et une cabine de pilotage
à distance de l'appareillage.
7. Appareillage selon la revendication 6, caractérisé en ce qu'il comprend des vérins
hydrauliques (8,9) disposés entre le châssis du chariot (5) et le coffrage (6) pour
permettre une rétraction du dit coffrage (6).
8. Appareillage selon la revendication 6 ou la revendication 7, caractérisé en ce que
les moyens de commande et de guidage de l'organe de projection de béton (10) comprennent
un moteur (11) entraînant en rotation une roue dentée (12) engrenant avec une crémaillère
(13) solidaire du profil intérieur du coffrage (6).
9. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 7 à 9, caractérisé en ce qu'il
comprend dans une cabine fermée, automotrice à grande visibilité, des moyens de commande
automatique à distance du déplacement du chariot (6) et du fonctionnement de l'organe
de projection de béton (10).
10. Appareillage selon l'une quelconque des revendications 6 à 9, caractérisé en ce qu'il
comprend, en bout du moyen de projection (10), un système de dosage d'accélérateur
de prise synchronisé avec le pompage du béton.